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  • il y a 2 jours
Ce mercredi 15 juillet, Stéphane Boujnah, président du directoire d'Euronext, Philippe Chambon, PDG cofondateur de Cyllene Therapeutics, et Eric Fregona, directeur adjoint de l'Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), étaient les invités dans l'émission Good Morning Business présentée par Sandra Gandoin. Good Morning Business est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:00:00BFM Business et RMC Live présentent la matinale de l'économie.
00:00:05Good morning business, Sandra Gandouin.
00:00:07Il est presque 7h, bonjour à tous, bienvenue dans la matinale de l'économie.
00:00:12Nous sommes ensemble en direct jusqu'à 9h sur BFM Business.
00:00:15La croissance chinoise s'essouffle, plus 4,3% sur un an pour le deuxième trimestre,
00:00:20malgré des exportations solides et une accélération de la production industrielle.
00:00:25On va détailler cela dans un instant avec Nicolas Pagnès
00:00:27et on parlera avec lui aussi des nombreuses publications du jour à SML, Richemont et les banques américaines tout à
00:00:33l'heure.
00:00:33Et puis Bercy s'apprête à dévoiler le taux de rémunération du livret A qui s'appliquera à partir du
00:00:371er août.
00:00:38Il va être revu à la hausse, une première depuis début 2023.
00:00:42Bonne nouvelle pour les épargnants, un surcoût pour les banques et les bailleurs sociaux.
00:00:45On verra ça avec Caroline Bourisson tout à l'heure.
00:00:48Les autres titres ce matin, Léo Dumas.
00:00:503,5% d'inflation en juin aux Etats-Unis, ça ralentit mais il n'y aura pas de tolérance,
00:00:55dit le président de la Fed qu'on entendra dans ce journal.
00:00:5950% des droits de douane illégalement perçus ont été remboursés.
00:01:02On verra ce que font les entreprises de cet argent.
00:01:05Et puis la sortie de l'Odyssée par Christopher Nolan.
00:01:09Ce matin, le premier film tourné intégralement en IMAX.
00:01:12Dans la prochaine heure, cette question, la défaite des Bleus a-t-elle des conséquences
00:01:15sur la santé économique de notre pays ?
00:01:17Ils se sont inclinés hier soir en demi-finale du Mondial face à l'Espagne.
00:01:20Cela divise déjà Emmanuel Lechypre et Raphaël Legendre qu'on retrouvera à 7h10.
00:01:27Et puis Euronext a mis sur les petites et moyennes entreprises.
00:01:31Simplification, rôle croissant des investisseurs particuliers, c'est ce que propose IPO Go.
00:01:36On parlera de cela et de bien d'autres choses avec Stéphane Bougenat, président du directoire d'Euronext.
00:01:40Il sera avec nous à 7h45 dans le grand entretien.
00:01:44La matinale de l'économie, c'est parti, soyez les bienvenus.
00:01:48Votre rendez-vous avec la Banque Postale, la banque pour avoir un temps d'avance sur la performance de votre
00:01:53entreprise.
00:01:54La Banque Postale, citoyenne.
00:01:57Good Morning Business, le journal.
00:01:59Et on commence donc par cette déception à Pékin, Léo.
00:02:02La croissance chinoise s'essouffle et c'est assez net.
00:02:06Au deuxième trimestre, le PIB n'a progressé que de 4,3% sur un an, Nicolas Pagnès.
00:02:11Oui, cette croissance chinoise a ralenti plus que prévu sur le deuxième trimestre au point d'afficher son rythme le
00:02:16plus faible depuis trois ans.
00:02:18Alors qu'elle était de 5% sur le premier trimestre de l'année, celle-ci est descendue à 4
00:02:22,3% donc pour le second trimestre.
00:02:24Sortant même de la fourchette officielle fixée par le gouvernement chinois pour 2026, à savoir entre 4,5 et 5%.
00:02:31La Chine, dont la croissance dépend fortement des exportations, qui fait face aux difficultés de passage via le détroit d
00:02:36'Ormouz, mais aussi à une faible consommation intérieure.
00:02:39Notons tout de même que l'envolée des prix des composants IA a tout de même permis aux exportations chinoises
00:02:44de bondir de 27% en valeur sur la période.
00:02:48Au-delà des exportations, d'autres indicateurs économiques en provenance de Chine montent tout de même un certain dynamisme de
00:02:53l'activité chinoise sur la période.
00:02:54La production industrielle a progressé de 5,3% sur un an en juin.
00:02:59Au-delà des attentes des analystes, les ventes de détails ont rebondi sur un mois après un recul en mai,
00:03:04laissant entendre que la demande des ménages pourrait monter.
00:03:07On voit que cette annonce sur la croissance chinoise n'a pas fait réagir les marchés à ce stade qui
00:03:14évolue en Chine, proche de l'équilibre à l'heure actuelle.
00:03:17Merci Nicolas Pagnéz et l'autre donnée importante qui est tombée ces dernières heures, c'est l'inflation américaine.
00:03:22Elle s'est un peu calmée le mois dernier selon l'indice CPI, 3,5% sur un an après
00:03:274,2% en mai, mais avec le regain de tension au Moyen-Orient et donc sur le marché pétrolier.
00:03:34Rien n'est acquis, d'où la détermination hier de Kevin Walsh, le président de la Fed devant la Chambre
00:03:40des représentants.
00:03:47Aujourd'hui à la Fed, notre objectif numéro un est de bien calibrer la politique monétaire.
00:03:52C'est notre but clair et constant, l'étoile qui nous guide.
00:03:55Et si nous menons la politique adéquate, et nous le ferons, la flambée d'inflation des cinq dernières années appartiendra
00:04:01au passé.
00:04:02La Fed n'a pas de tolérance à l'égard de l'inflation durablement élevée.
00:04:06Nous sommes résolument déterminés à rétablir la stabilité des prix.
00:04:14Dans le même temps, c'est le déficit américain qui se creuse à nouveau sur fonds de hausse des dépenses
00:04:19militaires
00:04:20et avec le remboursement des droits de douane illégaux qui s'accélère le gouvernement fédéral des caisses des milliards et
00:04:26des milliards, Astré-Olivier.
00:04:2880 milliards de dollars de droits de douane illégaux ont déjà été remboursés à date.
00:04:33C'est la moitié de ce qu'avait perçu le trésor américain.
00:04:35Il y a près de 330 000 importateurs éligibles à ce remboursement selon l'administration américaine.
00:04:42Ce sont les demandes dont le paiement était encore en cours au moment de la décision de la Cour suprême
00:04:46qui ont été remboursés en premier tout simplement parce que les dossiers étaient encore ouverts sur les logiciels des services
00:04:52douaniers.
00:04:53Parmi les premiers à avoir été remboursés, il y a par exemple le Walmart qui devrait obtenir 2,5 milliards
00:04:58de dollars de dédommagement.
00:04:59Avec cette somme, le géant de la grande distribution promet une baisse globale de ses prix.
00:05:04D'autres comme les transporteurs, FedEx, UPS et DHL vont rembourser directement les consommateurs
00:05:10qui avaient payé la surtaxe sur les commandes.
00:05:13D'autres encore envisagent de provisionner la somme au cas où Donald Trump déciderait d'infliger de nouveaux droits de
00:05:18douane
00:05:18autour de 10% après le 24 juillet.
00:05:21Car à l'issue d'une enquête, la Maison-Blanche a jugé une soixantaine de pays trop laxistes dans la
00:05:27lutte contre le travail forcé.
00:05:28Et sous cette menace douanière américaine, ce sont les négociations entre le Canada et le Mercosur
00:05:33qui s'intensifient Ottawa et le bloc sud-américain d'isoloir conclure un nouveau traité commercial.
00:05:39Avant la fin de cette année, le Canada qui accélère de toutes parts avec l'objectif de doubler ses accords
00:05:44commerciaux
00:05:44au cours des prochaines décennies, c'est ce qu'a dit sa chef de la diplomatie cette nuit.
00:05:49En France, décision éminente sur le livre et à Léo.
00:05:52Oui, Bercy dévoilera ce matin le taux de rémunération qui s'appliquera dès le 1er août
00:05:56et ce sera la première révision à la hausse depuis 2023.
00:06:00Bonne nouvelle donc pour les épargnants, mais un surcoût pour les banques et pour les bailleurs sociaux, Caroline Morisseau.
00:06:08Pour les banques, le pire des scénarios est écarté.
00:06:11Face au fort regain d'inflation en pleine crise en Iran, le patron d'une grande banque française
00:06:15craignait que Bercy fasse un geste politique pour redonner du pouvoir d'achat aux Français
00:06:20et fixe le taux du livret A à 2% au-delà de la formule de calcul.
00:06:24L'inflation étant finalement en train de refluer, le gouvernement a décidé de s'en tenir à la formule.
00:06:30Les experts tablent donc désormais sur un taux autour d'1,8% pour le livret A
00:06:35et 2,8% maximum pour le livret d'épargne populaire.
00:06:39Pour les banques qui assument une partie de la rémunération de ces livrets,
00:06:42la facture va tout de même s'alourdir d'un peu plus de 800 millions d'euros sur un an.
00:06:46Quant aux bailleurs sociaux, si cette hausse de 0,3 point se confirme,
00:06:51ce sont un peu plus de 400 millions d'euros d'intérêts supplémentaires
00:06:55qu'ils vont devoir payer à la Caisse des dépôts en année pleine.
00:06:58Les taux pourraient toutefois repartir à la baisse dès février prochain.
00:07:01Dans le secteur bancaire, c'est BPCE qui a été sélectionné pour tester les fonctionnalités de l'euro numérique.
00:07:08Pour le compte de la Banque Centrale Européenne, c'est la seule française qui va participer à cette expérimentation
00:07:14dès la mi-2027 avec 35 autres établissements financiers de la zone euro.
00:07:18Un euro numérique qui devrait pouvoir sortir, si tout va bien, en 2029.
00:07:23La France et l'Italie font front commun pour défendre leur industrie de la mode.
00:07:27Les ministres de l'industrie de ces deux pays se réunissent tout à l'heure à Rome
00:07:31avec les professionnels du secteur pour lancer un pacte inédit contre la fast fashion
00:07:37et pour le savoir-faire européen, Valentina Deby.
00:07:41Une sainte alliance avec la France.
00:07:43C'est ainsi que Lucas Burlati, président de la Cofindustria Moda,
00:07:47qui représente l'ensemble de la filière textile italienne, résume l'enjeu de ce rapprochement.
00:07:52Les deux pays dominent la mode européenne.
00:07:54Les grandes maisons françaises s'appuient depuis longtemps sur les ateliers italiens,
00:07:58des tissus à la maroquinerie.
00:07:59Les deux pays forment déjà une même chaîne de valeur.
00:08:02Mais toute la filière est aujourd'hui sous pression, ralentissement du luxe,
00:08:06concurrence des plateformes d'ultra fast fashion
00:08:08et difficultés croissantes des PME qui fabriquent cuir et tissu.
00:08:11D'où l'urgence de ce pacte franco-italien.
00:08:14Objectif, mieux protéger les savoir-faire, soutenir la production locale,
00:08:18renforcer la lutte contre la contrefaçon
00:08:20et défendre ensemble les intérêts de la filière auprès de Bruxelles
00:08:24afin de préserver sa souveraineté industrielle.
00:08:27La mode sert aujourd'hui de laboratoire.
00:08:28Si cette alliance fonctionne, Paris et Rome espèrent l'étendre à d'autres secteurs industriels stratégiques
00:08:34comme l'automobile, l'acier ou les semi-conducteurs.
00:08:37Dans l'automobile, justement, ça fait ce matin un an tout pile que Luca Demeo a quitté Renault
00:08:42et douze mois plus tard, son successeur François Provo a clairement fait le ménage.
00:08:47C'est le constructeur et il a même soldé définitivement l'ère de Méo, Justine Vassoni.
00:08:53Quand Luca Demeo est parti, on a cru que Renault était mort, raconte un cadre du groupe.
00:08:57Mais un an plus tard, tout roule, personne n'est y remplaçable.
00:09:00Si François Provo était le choix apparent de la continuité, il s'est très vite démarqué dans les faits.
00:09:05En paire, la filiale 100% électrique, le bébé de Luca Demeo, aux oubliettes.
00:09:10Les petites voitures sans permis, fini.
00:09:12La participation au championnat d'endurance, terminé.
00:09:15Je préfère un véhicule de plus, j'assume, explique François Provo dans une interview.
00:09:19La continuité, ce n'est pas possible, estime son entourage.
00:09:23Le secteur automobile évolue trop vite.
00:09:25Il faut se transformer en permanence.
00:09:27Mais quelle est alors la patte de François Provo, qui surfe aujourd'hui sur le succès de la R5 ?
00:09:32Pensée par son prédécesseur, on ne peut pas encore dire quel véhicule incarnera l'ère Provo, nous dit-on.
00:09:38Mais il a déjà redéfini l'ADN de Renault.
00:09:40Un groupe qui va plus vite, avec des voitures développées en deux ans.
00:09:44Pour cela, le constructeur a dû faire un big bang de son ingénierie, en réduisant les effectifs de 15 à
00:09:4920% dans le monde.
00:09:51Et puis, cette sortie événement, ce matin, Léo ?
00:09:53Celle de l'Odyssée, le dernier film en date de Christopher Nolan, adaptation de la mythique épopée grecque d'Homère.
00:10:01Et alors, ça a été fait avec les moyens qui s'imposaient.
00:10:04250 millions d'euros de budget, notamment pour tourner intégralement en format IMAX.
00:10:09C'est là une première dans l'histoire du cinéma, Nathan Coquampo.
00:10:15600 kilomètres de pellicules.
00:10:17Il en fallait pas moins pour adapter l'Odyssée d'Homère, une oeuvre fondatrice créée il y a près de
00:10:213000 ans.
00:10:22Un niveau record dans l'industrie du cinéma, expliqué par un format révolutionnaire.
00:10:26Christopher Nolan, à qui l'on doit les Batman ou Oppenheimer,
00:10:29est le premier réalisateur à avoir tourné un film intégralement, avec des caméras IMAX argentiques.
00:10:35Un format qui permet une bien meilleure résolution, avec une surface d'image trois fois supérieure à la normale.
00:10:40Un défi technologique, le tournage de 91 jours a nécessité le développement de nouvelles caméras,
00:10:46avec un système pour réduire le bruit du fonctionnement.
00:10:49Initialement, le tournage en IMAX permettait difficilement d'enregistrer des dialogues en direct.
00:10:54Une révolution qui risque de rester assez niche pour le moment.
00:10:57Outre la complexité du tournage, une seule salle en France, à Montpellier,
00:11:01dispose d'un équipement pour le diffuser dans cette version 70mm IMAX.
00:11:05Prix de la place, 30 euros, près de deux fois le tarif classique.
00:11:09Il est 7h10, les marchés tout de suite.
00:11:16Nicolas Pagnès, l'inflation rassure les marchés.
00:11:18Oui, c'était l'un des grands rendez-vous d'hier, la publication de l'indice de l'inflation aux
00:11:22Etats-Unis,
00:11:23l'indice CPI pour les prix à la consommation.
00:11:25Celui-ci montre que l'inflation ralentit à 3,5% sur un an au mois de juin,
00:11:30contre les 4,2% du mois précédent, grâce notamment au recul du prix de l'essence.
00:11:35Une publication qui a rassuré les marchés qui veulent croire que la Fed ne relèvera pas ces taux
00:11:39lors de sa prochaine réunion de politique monétaire,
00:11:41alors que Kevin Warsh s'est engagé hier devant le Congrès
00:11:45à bientôt faire appartenir la récente flambée de l'inflation au passé.
00:11:50Suite à cette publication, les taux à moyen terme se sont légèrement détendus.
00:11:53On voit que le 10 ans américain, qui était à 4,63 en début de journée hier, est passé à
00:11:574,60.
00:11:58Le 30 ans américain est lui resté sur les mêmes niveaux, il est aux alentours de 5,11,
00:12:03qui montre quand même que sur l'incertitude, l'incertitude à long terme reste présente aux Etats-Unis.
00:12:08On voit que l'OAT, 10 ans, qui était monté jusqu'à 3,92% hier en début de séance,
00:12:14est redescendu à 3,88, donc on parle bien d'une légère détente, mais tout de même.
00:12:19Du côté du pétrole, le baril de Brent est ce matin toujours aux alentours des 85 dollars,
00:12:23le WTI est lui toujours aux alentours des 80 dollars, alors que Donald Trump a finalement fait machine arrière
00:12:29sur cette annonce de taxes de 20% demandée pour acheminer les cargos dans le détroit d'Hormuz,
00:12:33les marchés américains qui ont clôturé dans le vert hier, et les marchés asiatiques qui évoluent également globalement dans le
00:12:39vert.
00:12:40On voit que le Shanghai Composite, lui, évolue très légèrement dans le rouge, à moins 0,08%,
00:12:45mais pour le reste des indices asiatiques, c'est plutôt orienté dans le vert à l'heure actuelle,
00:12:50avec toujours de la volatilité sur le Cospi, en lien avec la progression de SKNX, qui gagne 12% à
00:12:57l'heure actuelle.
00:12:57Et hier s'ouvrait officiellement la saison des résultats, avec notamment les résultats des valeurs bancaires, Nicolas.
00:13:02Oui, pas moins de 5 grandes banques américaines publiaient leurs résultats hier,
00:13:04Wells Fargo, JP Morgan, Goldman Sachs, Bank of America et Citigroup.
00:13:09Celles-ci ont dévoilé des performances financières en forte hausse au deuxième trimestre,
00:13:12portées notamment par leurs activités de trading dans des marchés volatiles.
00:13:15On a notamment vu Goldman Sachs s'envoler de plus de 9% en bourse hier,
00:13:20portées par une branche marché dont le chiffre d'affaires a bondi de plus de 50%,
00:13:24tandis que son bénéfice net s'envole, lui, de 80% sur un an.
00:13:28Des performances tirées par les variations de cours de pétrole,
00:13:30mais aussi par les commissions liées à l'IPO de SpaceX.
00:13:33Même tendance chez JP Morgan ou encore chez Bank of America, qui réalisent des trimestres records.
00:13:38Au total, JP Morgan, Goldman Sachs, Citigroup et Bank of America
00:13:41ont annoncé hier des revenus liés au trading actions qui avoisinent les 20 milliards de dollars,
00:13:47en hausse de plus de 70% sur un an.
00:13:49A noter que ces résultats en hausse n'ont pas convaincu les investisseurs pour toutes les banques,
00:13:52puisque Citigroup et Wells Fargo ont vu leur cours de bourse clôturer dans le rouge.
00:13:56Merci beaucoup Nicolas Pagné.
00:13:59C'est l'heure du débat tout de suite.
00:14:04Et vous auriez tort de croire qu'on ne parle pas de football dans cette matinale de l'économie.
00:14:09Je suis désolée de vous dire si vous n'avez pas suivi ce match que nous avons perdu face à
00:14:13l'Espagne
00:14:13hier soir en demi-finale du Mondial de foot.
00:14:16Est-ce que ça a un impact, ces matchs-là et ces compétitions-là sur notre économie ?
00:14:23Vous nous dites oui, Raphaël Legendre.
00:14:24Oui, oui, alors la question peut paraître un peu saugrenue de prime abord,
00:14:27mais bien évidemment que ça a un impact sur l'économie.
00:14:32D'abord, le foot et le sport de manière générale, c'est de la politique
00:14:35et c'est ce qui régente un peu l'ensemble du pays en ce moment.
00:14:39Alors, grosse déception hier avec cette perte en demi-finale,
00:14:42mais j'ai retrouvé une étude d'A.B.N. Amreau qui a observé que depuis,
00:14:48ils ont fait une moyenne depuis les années 70, je trouve ça absolument incroyable,
00:14:52sur l'ensemble des Coupes du Monde depuis 60 ans, quasiment 60 ans, un peu plus de 50 ans.
00:15:00Les pays vainqueurs, en finale, ont bénéficié d'un bonus de croissance de 0,7 points de PIB l'année
00:15:07suivante
00:15:08quand ceux qui perdaient avaient une croissance diminuée de 0,3 points de PIB.
00:15:14Alors, on n'est même pas arrivé jusqu'à la finale,
00:15:16donc autant vous dire que ça ne va pas être glorieux pour l'année prochaine.
00:15:19Mais, plus sérieusement, évidemment, ça ne va pas avoir un impact économique majeur sur le PIB,
00:15:25ce n'est pas ça qui va nous faire monter ou descendre d'un point.
00:15:27Mais, à un niveau plus sectoriel, on aurait eu une finale des Bleus.
00:15:33Je peux vous dire que l'ensemble des bars, des bistrots de ce pays auraient été archi plein.
00:15:37C'est déjà le cas jusqu'à hier.
00:15:39C'était le cas jusqu'à hier.
00:15:40On aurait pu avoir une magnifique finale qui aurait rempli les bars, les restaurants et toutes les fanzones.
00:15:46Au UK, il y a eu des chiffres dans les pubs.
00:15:48Quand l'équipe d'Angleterre jouait, c'était jusqu'à plus de 144% de recettes de vente dans les
00:15:58pubs.
00:15:59Pour les médias, c'est évidemment des recettes publicitaires en moins et puis assez majeures.
00:16:06Parce qu'une finale, c'est des recettes de pubs multipliées quasiment par deux pour les chaînes TV.
00:16:13Et puis, vous avez tout cet effet d'entraînement.
00:16:15En réalité, le feel good, le feel good facteur.
00:16:17On montre bien qu'à un succès de l'équipe nationale, ça peut entraîner de la consommation, des dépenses.
00:16:24C'est plus sympa.
00:16:26En plus, là, on est battu par les Espagnols qui sont déjà les champions de la croissance en Europe.
00:16:313% de croissance quand nous, on est derrière avec moins de 1%.
00:16:34Je ne sais pas si c'est la croissance qui fait la Coupe du Monde ou la Coupe du Monde
00:16:37qui fait la croissance.
00:16:39Mais en tout cas, on s'est fait deux fois avoir par nos amis espagnols.
00:16:41Emmanuel Le Chypre.
00:16:42Non, mais c'est un peu du fantasme, tout ça.
00:16:45On ne consomme pas plus ?
00:16:46Non, la réalité.
00:16:47Alors, effectivement, on peut dire qu'il y a eu un petit effet, mais il y a eu quelques secteurs
00:16:53gagnants.
00:16:54Oui, c'est sûr que déjà, le secteur des paris sportifs, par exemple, a été gagnant.
00:17:00Le secteur de la pub a été gagnant.
00:17:02Les ventes de téléviseurs ont été gagnantes.
00:17:03On a vendu des maillots.
00:17:05Certes, c'est formidable.
00:17:07Et puis, oui, les repas à domicile, les bars, etc.
00:17:12Mais la réalité, c'est qu'il y a quand même un principe qui demeure en économie et qui est
00:17:17tout à fait immuable, qui est quasiment une loi de la gravité.
00:17:21C'est que vous ne pouvez pas dépenser, de toute façon, plus que ce que vous gagnez.
00:17:25Et vous ne pouvez pas dépenser plus que ce que vous gagnez.
00:17:26Mais c'est ce qu'on fait depuis plus de 50 ans en France.
00:17:29Oui, mais vous ne pouvez pas faire ça.
00:17:30Vous, il y a crédit.
00:17:31Quand on est de bonne humeur, on vit à crédit.
00:17:34Et en fait, en réalité, ce qui se passe, c'est qu'on ne dépense pas plus.
00:17:37C'est qu'on arbitre des dépenses aux dépens de certaines autres.
00:17:42Donc, qu'est-ce qui se passe ?
00:17:44Raphaël nous dit, on fréquente les bars.
00:17:46Ben oui, mais on ne va pas dans les restos.
00:17:49Je veux dire, quand vous êtes chez vous à regarder la télé avec une pizza,
00:17:52c'est très bien pour Pizza Hut ou Domino's.
00:17:55Mais ça ne fait pas l'affaire des cinémas ni des restos.
00:17:57Si vous achetez une nouvelle télé pour la Coupe du Monde,
00:18:00tant pis, vous changerez le canapé plus tard.
00:18:03Vous voyez, donc, ça n'a aucune espèce d'importance.
00:18:07Et puis alors, on va quand même revenir sur ce fantasme
00:18:10de l'effet Coupe du Monde 98.
00:18:12Parce que si vous regardez les effets sur la croissance
00:18:16de la Coupe du Monde 98,
00:18:18vous voyez qu'elle est plus faible, la croissance,
00:18:22pendant l'été qu'au printemps,
00:18:23et qu'ensuite, elle est encore plus faible à l'automne
00:18:25que pendant l'été.
00:18:27Dieu merci, on a perdu hier.
00:18:29Et ce qu'il faut rappeler,
00:18:32c'est qu'en plus, en 98,
00:18:34et c'est ça qui fait aussi qu'il y a un effet dopant
00:18:36pour la Coupe du Monde,
00:18:37c'est quand vous en êtes l'organisateur.
00:18:39Donc en 98, on avait quand même rénové des stades,
00:18:42on avait des dizaines de milliers de touristes étrangers
00:18:44qui étaient venus.
00:18:46Donc ça, on ne l'avait pas cette fois-ci.
00:18:48Donc franchement, effet à peu près nul.
00:18:50On n'avait même pas,
00:18:52contrairement à ce que dit Raphaël
00:18:53avec sa fréquentation mirabolante des bars,
00:18:55on n'avait pas l'effet oisiveté qu'on a dans ces cas-là.
00:18:59L'effet oisiveté,
00:19:00c'est quand les matchs se jouent sur les horaires de bureau
00:19:04et que du coup, vous n'allez pas bosser,
00:19:05c'est mauvais pour la productivité.
00:19:07Mais là, vous avez vu les horaires des matchs.
00:19:08Donc en fait, sur l'économie,
00:19:10franchement, ça ne change strictement rien.
00:19:12Il y a un perdant quand même
00:19:13qui est le secteur du foot lui-même,
00:19:16puisqu'il faut rappeler
00:19:17que si on avait gagné la Coupe du Monde,
00:19:19la Fédération Française de Foot
00:19:21aurait touché de la FIFA
00:19:22à peu près 44 millions d'euros.
00:19:24Là, ce sera seulement 24.
00:19:26Et puis c'est vrai qu'il y aura aussi sans doute
00:19:28peut-être un moindre engouement
00:19:30pour la fréquentation des stades.
00:19:32Ça, il faut rappeler qu'en 98,
00:19:33la fréquentation des stades
00:19:35après la Coupe du Monde
00:19:36avait augmenté de 60%.
00:19:37Et on avait vu ça en Allemagne aussi en 2006,
00:19:40après la Coupe du Monde organisée en Allemagne.
00:19:42Là, on n'aura pas ça.
00:19:43Donc le secteur du foot lui-même est perdant,
00:19:45mais l'économie française
00:19:47se moque bien de cette défaite.
00:19:48Raphaël, vous êtes douché
00:19:49comme les Français hier soir.
00:19:50Moi, j'ai couché.
00:19:52Allez, tout de suite,
00:19:53Le Monde qui bouge.
00:19:55Good morning business.
00:19:57Le Monde qui bouge.
00:19:59Avec Annalisa Capellini,
00:20:01qui va me donner ses feuilles tout de suite ?
00:20:02Nous allons parler...
00:20:05Nous allons parler de la Bulgarie.
00:20:08Les Européens travaillent
00:20:10pour imposer un nouveau train de sanctions
00:20:12à la Russie,
00:20:13mais il y a un pays qui fait de la résistance.
00:20:15Annalisa, c'est la Bulgarie.
00:20:17Oui, pourquoi ?
00:20:17Parce que dans ce nouveau paquet de sanctions
00:20:19contre Moscou,
00:20:20qui vise des dizaines de personnes physiques,
00:20:21des dizaines d'entités,
00:20:22des banques d'entreprises,
00:20:23il y a aussi deux personnalités notables.
00:20:27C'est le patriarche Kirill,
00:20:28qui est le chef de l'Église orthodoxe russe.
00:20:30C'est lui qui a qualifié l'invasion de l'Ukraine
00:20:32de guerre sainte.
00:20:33Et il y a l'homme fort de Lukoil,
00:20:35qui est Vagit Alekpeov.
00:20:37Évidemment,
00:20:38ces deux noms sont inacceptables pour Sofia.
00:20:41Pourquoi ?
00:20:41Pour le premier,
00:20:42il y a des raisons très symboliques
00:20:44et très évidentes.
00:20:45C'est que les Bulgares,
00:20:45pays orthodoxes,
00:20:46ne peuvent pas accepter
00:20:48que le chef de l'Église orthodoxe russe
00:20:50soit sanctionné.
00:20:51Et pour Lukoil,
00:20:52là, les inquiétudes sont purement économiques,
00:20:54parce que c'était cette entreprise russe
00:20:57qui exploitait la seule raffinerie du pays,
00:21:00à Bourgaz,
00:21:00sur la mer Noire,
00:21:01jusqu'à la fin de l'année dernière,
00:21:03quand l'administration américaine
00:21:04a imposé des sanctions
00:21:05tellement lourdes,
00:21:06tellement bloquantes,
00:21:07que la Bulgarie a décidé
00:21:09de récupérer, en fait,
00:21:10les activités de la raffinerie.
00:21:13Ce pourquoi Lukoil menace
00:21:14de demander à la Bulgarie
00:21:153 milliards d'euros d'indemnisation.
00:21:18Donc, on comprend mieux
00:21:19quand le premier ministre bulgare
00:21:21parle de se tirer une balle dans le pied
00:21:23si jamais ces sanctions étaient approuvées.
00:21:26Et on comprend pourquoi
00:21:27il refuse d'autoriser des sanctions
00:21:29qui pourraient nuire,
00:21:29je le cite,
00:21:30à la Bulgarie et à son économie.
00:21:32Bon, résultat,
00:21:34selon Euronews,
00:21:35ces deux noms auraient été retirés
00:21:36de la liste des sanctions
00:21:37et la Bulgarie serait désormais
00:21:39en train de se battre
00:21:40sur un troisième ressortissant russe.
00:21:42Selon le premier ministre bulgare,
00:21:44encore une fois,
00:21:44les Européens ont déjà accepté
00:21:46de le retirer.
00:21:47On n'a pas la confirmation
00:21:48de l'identité de cette troisième personne
00:21:50retirée, supposément,
00:21:51de la liste des personnes sanctionnées.
00:21:54Mais on sait que ça serait
00:21:55un homme d'affaires
00:21:56lié au bon fonctionnement
00:21:57du métro de la capitale bulgare.
00:21:59Donc, essentiel, là encore,
00:22:00à l'économie bulgare.
00:22:01La Bulgarie qui fait traîner les choses
00:22:03et ça peut avoir des conséquences.
00:22:04Oui, des conséquences très concrètes
00:22:06parce que ce paquet de sanctions
00:22:07qui a été proposé
00:22:08il y a plus d'un mois,
00:22:09le 9 juin par la Commission,
00:22:11est vraiment déterminant.
00:22:12Pour la première fois,
00:22:13on cible la pêche russe.
00:22:15Pour la première fois,
00:22:16on cible le secteur crypto
00:22:17pour empêcher les Russes
00:22:18de contourner les sanctions.
00:22:20On cible les services financiers.
00:22:21Bref, à Bruxelles,
00:22:22on explique que c'est vraiment déterminant
00:22:24pour rétouffer l'économie russe
00:22:25qui souffre déjà beaucoup.
00:22:28Et surtout, ce qui compte,
00:22:29c'est qu'il y a la révision
00:22:30du plafond du prix du pétrole russe
00:22:33fixé par l'Union européenne.
00:22:34Ce plafond,
00:22:35il doit être ajusté
00:22:36tous les six mois
00:22:37pour rester en dessous
00:22:39du prix de marché du pétrole russe
00:22:40pour que Moscou s'enrichisse
00:22:42le moins possible
00:22:43avec son pétrole.
00:22:44Eh bien, si en Europe,
00:22:45on n'arrive pas à s'entendre aujourd'hui,
00:22:47ce prix passerait
00:22:48de 44 euros
00:22:49à 58 euros le baril.
00:22:51C'est très très proche
00:22:52du cours actuel
00:22:53donc ça rendrait en fait
00:22:54la mesure complètement inutile.
00:22:56C'est pour ça
00:22:56qu'aujourd'hui en Europe,
00:22:58on cède aux demandes des bulgares.
00:22:59C'est parce qu'il faut absolument
00:23:01approuver ces nouvelles sanctions
00:23:02aujourd'hui.
00:23:02De façon générale
00:23:03et très vite,
00:23:04la Bulgarie qui fait obstruction
00:23:05à toute mesure
00:23:06finalement contre Moscou.
00:23:07Oui, disons que c'est
00:23:08le seul gouvernement
00:23:09qui soit aussi frileux
00:23:10sur l'Ukraine
00:23:11et c'est aussi le seul gouvernement
00:23:12qui prend des positions
00:23:12de plus en plus proches
00:23:13de celles du Kremlin.
00:23:15Il y a seulement quelques jours,
00:23:16Romain Radev,
00:23:16le Premier ministre bulgare,
00:23:17a refusé l'invitation
00:23:18d'Emmanuel Macron
00:23:19à participer à la réunion
00:23:20de la coalition des volontaires
00:23:22pour l'Ukraine.
00:23:22Quelques jours auparavant,
00:23:24il avait annoncé
00:23:24que la Bulgarie
00:23:25ne fournirait plus
00:23:26d'armes d'État
00:23:27à Kiev.
00:23:28Bref, il y a un glissement
00:23:29petit à petit
00:23:29vers des positions
00:23:30plus proches
00:23:31de celles de la Russie.
00:23:32C'est un sentiment
00:23:33pro-russe
00:23:33qui trouve un écho
00:23:34au sein de la population bulgare.
00:23:3645% des Bulgares
00:23:37s'opposent aux sanctions
00:23:38contre la Russie.
00:23:39C'est le double
00:23:39de la moyenne de lieu.
00:23:40Ces chiffres nous viennent
00:23:41de l'eurobaromètre.
00:23:42Donc le rôle de Bruxelles
00:23:43désormais,
00:23:44c'est de savoir
00:23:45à quel compromis
00:23:46on peut arriver,
00:23:47qu'est-ce qu'on est prêt
00:23:47à lâcher
00:23:48pour arriver à faire approuver
00:23:49ce paquet de sanctions
00:23:50aussi important.
00:23:51Merci Annalisa Capellini.
00:23:5630, on va revenir
00:23:57sur les tensions
00:23:57qui ne retombent pas
00:23:58au Moyen-Orient.
00:24:00Le pétrole,
00:24:00non plus 85 dollars.
00:24:02Ce matin,
00:24:03on va faire un point
00:24:04de situation
00:24:04dans un instant.
00:24:05A tout de suite.
00:24:08Good morning business,
00:24:10le journal.
00:24:11Il y a un peu plus
00:24:11de 7h30,
00:24:127h32, les titres,
00:24:13les hauts.
00:24:14Il n'y aura finalement
00:24:15pas de taxes américaines
00:24:16dans le détroit d'Hormuz.
00:24:17Donald Trump explique
00:24:19pourquoi on l'entendra
00:24:20dès le début de ce journal.
00:24:21Sébastien Lecornu
00:24:22arrive au Maroc
00:24:23pour parler investissement
00:24:24et puis les députés
00:24:25publier leur rapport
00:24:26sur les hauts patrimoines.
00:24:29La tension ne retombe
00:24:31donc pas au Moyen-Orient.
00:24:32Le pétrole,
00:24:33non plus 85 dollars.
00:24:35Ce matin,
00:24:36le baril de Brent
00:24:36alors que les frappes
00:24:37se poursuivent
00:24:38entre les Etats-Unis
00:24:39et l'Iran.
00:24:40Et ça va continuer
00:24:41comme ça,
00:24:42prévient Donald Trump
00:24:43qui a bien remis en place
00:24:45son blocus à Hormuz
00:24:46cette nuit
00:24:47mais qui toutefois
00:24:48est déjà revenu en arrière
00:24:49sur son projet de taxes
00:24:51sur les transits
00:24:52dans le détroit.
00:24:52Il nous dit pourquoi.
00:24:57Donc je l'ai annoncé hier,
00:24:59je pensais que c'était bien.
00:25:00J'ai reçu des appels
00:25:01de différentes personnes,
00:25:02de différents pays,
00:25:03des rois,
00:25:04des émirs.
00:25:04Ils ont dit
00:25:05nous aimerions le faire autrement.
00:25:07Nous aimerions investir
00:25:08aux Etats-Unis
00:25:09des milliards
00:25:09et des milliards de dollars
00:25:11et continuer
00:25:11d'établir des records.
00:25:13Il n'y a jamais eu
00:25:14une période comme celle-ci
00:25:15pour les Etats-Unis
00:25:16avec les usines,
00:25:17avec les sites de production,
00:25:18avec tout le reste.
00:25:19et nous aimerions investir
00:25:20énormément aux Etats-Unis
00:25:22plutôt que de payer
00:25:23un droit de passage.
00:25:24Et j'aime bien cette idée
00:25:25en fait parce que
00:25:26je ne pense pas
00:25:26que qui que ce soit
00:25:27devrait pouvoir faire payer
00:25:29un droit de passage
00:25:29pour les détroits d'Hormuz
00:25:30ou pour n'importe quel autre détroit.
00:25:33Je ne pense pas
00:25:34que qui que ce soit
00:25:34devrait vraiment être
00:25:35dans cette position.
00:25:39Voilà, Donald Trump
00:25:40sur sa taxe abandonnée
00:25:42à Hormuz,
00:25:44le détroit
00:25:44qui restera fermé
00:25:45jusqu'à la fin
00:25:46des actes d'agression,
00:25:48dit-on ce matin
00:25:48du côté des Iraniens.
00:25:50Le flou est donc
00:25:50persistant dans le secteur,
00:25:52ce qui pousse
00:25:52les Etats-Unis
00:25:53à renforcer
00:25:54leurs solutions
00:25:55de contournement
00:25:56et notamment
00:25:56la sortie de Fujaira
00:25:57dans le golfe d'Omane
00:25:59où là,
00:25:59les Etats-Unis
00:26:00veulent construire
00:26:00un nouveau port,
00:26:01Margot Fodéré.
00:26:02Oui, c'est un projet
00:26:02à plusieurs millions de dollars
00:26:04qui est porté
00:26:04par DP World.
00:26:05C'est le géant émirati
00:26:07du secteur portuaire
00:26:09et donc concrètement,
00:26:10il s'agit à la fois
00:26:11d'agrandir la plateforme
00:26:12qui existe déjà
00:26:13à Fujaira
00:26:14au sud du détroit
00:26:15donc en ajoutant
00:26:17notamment un nouveau
00:26:17terminal de conteneurs
00:26:19mais aussi de développer
00:26:20un tout nouveau port
00:26:22sur la côte
00:26:23de l'émirat de Fujaira.
00:26:25Alors si le chantier
00:26:25est validé,
00:26:26il faudra encore
00:26:27attendre au moins
00:26:2718 mois
00:26:28pour que les infrastructures
00:26:30sortent de terre
00:26:30mais en tout cas,
00:26:31tout ça illustre bien
00:26:33comment les émirats
00:26:33souhaitent développer
00:26:34leur activité
00:26:35sur la côte est
00:26:36des émirats arabes unis
00:26:37et cette stratégie
00:26:39de diversification
00:26:40a fait ses preuves
00:26:41puisqu'au mois de juin,
00:26:42les émirats ont réussi
00:26:43à exporter
00:26:443,8 millions de barils
00:26:45par jour
00:26:46selon Kepler.
00:26:47C'est 20% de plus
00:26:48qu'avant le conflit.
00:26:48Et pour tirer profit
00:26:49de ces nouvelles routes,
00:26:50Margot,
00:26:50les émirats ont aussi
00:26:51mis en place
00:26:52d'autres stratégies.
00:26:53C'est vrai,
00:26:54d'abord,
00:26:54les émirats ont fortement
00:26:55augmenté leur production
00:26:56de pétrole
00:26:57ces dernières semaines.
00:26:58Elle a bondi de 80%
00:27:00au mois de juin.
00:27:01Alors,
00:27:01cette hausse
00:27:02a été rendue possible
00:27:03par la sortie
00:27:04de l'OPEP
00:27:05qui a permis aux émirats
00:27:06de s'affranchir
00:27:07des quotas de production.
00:27:08Et puis ensuite,
00:27:09sur le plan commercial,
00:27:10Adnok,
00:27:10c'est la principale
00:27:11compagnie pétrolière
00:27:12des émirats,
00:27:13souhaite facturer
00:27:14un supplément
00:27:15aux acheteurs
00:27:16qui veulent s'approvisionner
00:27:17en pétrole
00:27:17directement à Fujira.
00:27:19La prime sera
00:27:20de 0,80 dollars
00:27:21par baril
00:27:22pour le pétrole
00:27:23qui est issu
00:27:24des gisements
00:27:24de Peurs-Akoum
00:27:25et de Das.
00:27:26Et la prime montrera
00:27:27même à 1 dollar
00:27:28pour du pétrole
00:27:29issu d'un autre gisement.
00:27:30Merci Margot Faudéré.
00:27:32A noter que du côté
00:27:33du Qatar,
00:27:33il y a le premier
00:27:34ministre français
00:27:35qui est arrivé sur place
00:27:37hier soir dépêché
00:27:38par Emmanuel Macron
00:27:39pour présenter
00:27:40les condoléances
00:27:40de la France
00:27:41après la mort
00:27:42de l'ancien émir
00:27:42Sheikh Ahmad Ben Khalifa
00:27:44al-Tani ce week-end.
00:27:45Sébastien Lecornu
00:27:46qui est attendu ensuite
00:27:47à Rabat au Maroc
00:27:48aujourd'hui, Léo.
00:27:48Pour parler avec son homologue
00:27:50économie, investissement
00:27:51et infrastructures.
00:27:53Et alors sur ce terrain,
00:27:53le symbole du réchauffement
00:27:55entre la France
00:27:55et le Maroc,
00:27:56c'est bien le ferroviaire
00:27:57notamment à l'approche
00:27:59de la Coupe du Monde 2030
00:28:00co-organisée là-bas
00:28:02Jean-Baptiste Huet.
00:28:03En avril dernier,
00:28:05Mohamed VI
00:28:05a lui-même lancé
00:28:06les travaux d'extension
00:28:07de la ligne à grande vitesse
00:28:08jusqu'à Marrakech.
00:28:09Un chantier de 430 km
00:28:10de lignes nouvelles
00:28:11pour relier à terme
00:28:12Tangier-Marrakech
00:28:13à 320 km heure
00:28:14plus de 5 milliards d'euros.
00:28:16Sur ce projet,
00:28:17les groupes français
00:28:17ont déjà engrangé
00:28:18plus d'un milliard d'euros
00:28:19de commandes.
00:28:19Alstom fournira 18 TGV
00:28:21à Vélia Horizon
00:28:22pour 781 millions d'euros.
00:28:24Colas a décroché
00:28:25près de 430 millions
00:28:27pour les voies,
00:28:28les caténaires
00:28:28et les sous-stations.
00:28:29Mais le Maroc
00:28:30ne met pas tous ses oeufs
00:28:31dans le même panier.
00:28:32Des trains conventionnels
00:28:33ont aussi été commandés
00:28:34à l'Espagnol CAF
00:28:35et au Sud-Coréen
00:28:36Hyundai Rotem.
00:28:37Deux contrats
00:28:38assortis d'engagement
00:28:39d'intégration industrielle locale
00:28:40avec l'objectif
00:28:41de faire émerger
00:28:42une filière ferroviaire marocaine
00:28:44capable à terme
00:28:45d'exporter vers l'Afrique.
00:28:46Alors oui,
00:28:47la France garde
00:28:48le marché le plus prestigieux,
00:28:49celui de la grande vitesse,
00:28:50mais elle a dû
00:28:51le disputer sur le reste.
00:28:53C'est bien tout l'enjeu
00:28:53de la visite de Sébastien Lecornu,
00:28:55entretenir ce partenariat
00:28:56d'exception,
00:28:57car s'il ouvre à Paris
00:28:58des portes économiques
00:28:59depuis la reconnaissance française
00:29:01du plan d'autonomie
00:29:01sur le Sahara,
00:29:03il ne les verrouille pas
00:29:04pour autant.
00:29:04On revient en France
00:29:05après le Sénat.
00:29:06Les députés publient à leur tour
00:29:07le rapport sur l'imposition
00:29:08des gros patrimoines.
00:29:09Suite à la commission d'enquête
00:29:11qui avait été créée
00:29:12après les déclarations
00:29:13explosives
00:29:14de l'ex-ministre
00:29:15Éric Lombard,
00:29:1613 000 contribuables
00:29:17parmi les plus aisés
00:29:19échappaient à l'impôt,
00:29:20avait-il assuré
00:29:21après 6 mois d'enquête.
00:29:22Donc, les députés
00:29:23s'apprêtent à rendre
00:29:24leurs conclusions
00:29:25a priori partielles,
00:29:26Caroline Morisseau.
00:29:28Comme les sénateurs,
00:29:30les députés vont insister
00:29:31sur le manque de données,
00:29:32un problème que l'ex-ministre
00:29:34des Comptes publics,
00:29:35Amélie de Montchalin,
00:29:36a d'ailleurs pointé du doigt
00:29:37lors de son audition.
00:29:38La Direction générale
00:29:39des finances publiques,
00:29:40la DGFIP,
00:29:41la Direction générale
00:29:41du Trésor,
00:29:42l'INSEE,
00:29:43l'Institut des politiques publiques
00:29:44vous ont tous dit,
00:29:45je crois,
00:29:46devant cette commission
00:29:46qu'ils travaillent tous
00:29:49et avec beaucoup d'énergie
00:29:50et beaucoup de sens,
00:29:52je crois,
00:29:52et de rigueur.
00:29:53Mais néanmoins,
00:29:54ils travaillent tous
00:29:54avec des données partielles
00:29:56et donc une forme
00:29:56d'approximation.
00:29:57Autre constat,
00:29:58comme le souligne
00:29:59l'un des membres
00:30:00de la commission,
00:30:00il faut en finir
00:30:01avec l'idée
00:30:02qu'il y a plus de fraude
00:30:03chez les plus aisés.
00:30:04Il dispose d'outils
00:30:05d'optimisation
00:30:06parfaitement légaux
00:30:07et comme le souligne
00:30:08l'ex-ministre de l'économie,
00:30:10Éric Lombard,
00:30:10aujourd'hui,
00:30:11il n'hésite plus
00:30:12à les utiliser.
00:30:12Je pense qu'il y a
00:30:14sans doute
00:30:14de nombreuses années,
00:30:15je dirais,
00:30:16entre guillemets,
00:30:16ça ne se faisait pas
00:30:17ou les ménages fortunés
00:30:19n'avaient pas ce réflexe
00:30:20ou ne pensaient pas
00:30:21qu'on pouvait faire cela
00:30:23alors qu'il y a
00:30:24une adhésion à l'impôt
00:30:25qui est moindre aujourd'hui
00:30:26et qui fait que
00:30:27beaucoup de personnes
00:30:28se disent,
00:30:29j'ai la possibilité
00:30:31de réduire mon impôt,
00:30:32faisons-le.
00:30:33Pas de big bang fiscal
00:30:35irréaliste
00:30:35à attendre du rapport,
00:30:37préviennent les députés,
00:30:38mais une vingtaine
00:30:39de mesures concrètes
00:30:40afin d'alimenter
00:30:41le futur débat budgétaire,
00:30:42selon nos informations,
00:30:44l'idée proposée
00:30:44par Philippe Aguillon,
00:30:46flécher une partie
00:30:47des gros héritages
00:30:48vers des fonds d'investissement
00:30:49ne devrait pas
00:30:50figurer dans les recommandations.
00:30:527h38,
00:30:52les marchés.
00:30:57Et IBM
00:30:58qui chute lourdement
00:30:59en bourse,
00:31:00Nicolas ?
00:31:00Oui,
00:31:01tous les grands acteurs
00:31:02de la tech
00:31:02ne sont pas forcément
00:31:03les grands gagnants
00:31:04de la course
00:31:04à l'intelligence artificielle.
00:31:06Hier,
00:31:06IBM en a fait
00:31:07les frais en bourse.
00:31:08Le groupe a fait
00:31:10un avertissement
00:31:10sur résultat
00:31:11annonçant des résultats
00:31:12en deçà des attentes
00:31:14pour le deuxième trimestre
00:31:15en cause
00:31:16d'une demande
00:31:17qui ralentit
00:31:17et se redirige
00:31:18essentiellement
00:31:19vers les infrastructures
00:31:20IA comme les serveurs,
00:31:22les solutions de stockage
00:31:23ou de mémoire
00:31:23délaissant les produits
00:31:25d'IBM
00:31:25comme les logiciels
00:31:26ou les machines.
00:31:27Le patron d'IBM
00:31:28n'a d'ailleurs pas
00:31:28à mâcher ces mots.
00:31:29Il estime
00:31:30que la direction
00:31:30a failli
00:31:31à sa tâche
00:31:32en ne s'adaptant
00:31:32pas à la nouvelle
00:31:33donne du marché.
00:31:34Le titre
00:31:35a dans la foulée
00:31:35perdu 25%
00:31:37de sa valeur
00:31:37ce qui a fait
00:31:38perdre à la société
00:31:38plus de 68 milliards
00:31:40de dollars
00:31:40de valorisation
00:31:41en une seule séance.
00:31:42Les publications
00:31:43et on vient
00:31:44d'avoir celle
00:31:45de ASML.
00:31:46Oui,
00:31:47ASML annonce
00:31:48un bénéfice net
00:31:48en hausse de 5,8%
00:31:50pour le deuxième trimestre
00:31:51et relève
00:31:51ses perspectives
00:31:52de chiffre d'affaires
00:31:53pour 2026.
00:31:54Le géant européen
00:31:55dans le domaine
00:31:56des semi-conducteurs
00:31:56affiche un chiffre d'affaires
00:31:57à 9,33 milliards d'euros
00:31:59contre 8,8 milliards
00:32:01attendus.
00:32:01Son bénéfice net
00:32:02ressort à 2,9 milliards
00:32:04d'euros
00:32:05au-dessus des attentes
00:32:06des analystes
00:32:07là où il s'est levé
00:32:07à 2,3 milliards d'euros
00:32:09au premier trimestre.
00:32:10Une progression
00:32:11des résultats
00:32:12apportés bien sûr
00:32:13par la forte demande
00:32:14des fabricants
00:32:14de puces
00:32:15dédiées à l'intelligence
00:32:16artificielle.
00:32:18Le groupe relève
00:32:19également ses prévisions
00:32:20de chiffre d'affaires
00:32:21annuel pour 2026
00:32:22à une fourchette
00:32:23comprise entre
00:32:2343 et 45
00:32:25milliards d'euros
00:32:26au-dessus du consensus
00:32:27avec une marge brute
00:32:28annuelle désormais
00:32:29attendue entre 54
00:32:30et 56%.
00:32:31On suivra bien sûr
00:32:32l'évolution du cours
00:32:34d'ASML
00:32:34à l'ouverture
00:32:35des marchés européens.
00:32:35Et on aura richement
00:32:36tout à l'heure.
00:32:37On verra ça
00:32:37avec vous Nicolas.
00:32:39Évidemment,
00:32:39l'édito de Raphaël Le Gendre.
00:32:42Good morning business
00:32:44l'édito de Le Gendre.
00:32:46Raphaël,
00:32:47l'Europe devrait perdre
00:32:47près de 50 millions
00:32:49d'habitants
00:32:49d'ici 2100.
00:32:50C'est un rapport
00:32:51de la Commission européenne
00:32:52publié hier
00:32:53qui le dit.
00:32:53Une perspective
00:32:54qui appelle à un débat
00:32:55sur l'immigration choisie.
00:32:57Oui,
00:32:57alors il nous dit
00:32:58une chose importante
00:32:58ce rapport de la Commission,
00:32:59c'est qu'on est
00:33:00au pic
00:33:01de notre population
00:33:03en Europe.
00:33:04451 millions
00:33:05aujourd'hui,
00:33:05on va monter
00:33:06d'ici 3 ans
00:33:08à 453 millions.
00:33:10On n'aura jamais été
00:33:11autant d'Européens
00:33:13sur le vieux continent,
00:33:14mais après,
00:33:15c'est le toboggan.
00:33:17Effectivement,
00:33:17445 millions
00:33:18en 2050
00:33:19et moins de 400 millions
00:33:21à la fin du siècle.
00:33:23Alors évidemment,
00:33:24ce n'est pas la Chine
00:33:25qui, je le rappelle,
00:33:26va perdre la moitié
00:33:27de sa population
00:33:29d'ici 2100,
00:33:31mais quand même.
00:33:32Et le sujet
00:33:34n'est pas que
00:33:35sur le nombre
00:33:37d'habitants
00:33:38en Europe,
00:33:39c'est aussi
00:33:39sur leur âge.
00:33:40En 2050,
00:33:42près du tiers
00:33:42des Européens
00:33:44auront plus
00:33:44de 65 ans.
00:33:46C'est un cinquième
00:33:47seulement
00:33:48aujourd'hui.
00:33:50Autrement dit,
00:33:51l'Europe aura
00:33:52davantage
00:33:53de retraités
00:33:53à financer,
00:33:54de patients
00:33:55à soigner,
00:33:56de personnes
00:33:57dépendantes
00:33:58à accompagner
00:33:59et de moins
00:34:00en moins
00:34:01d'actifs
00:34:02pour le faire.
00:34:03Donc tout l'enjeu
00:34:04des prochaines
00:34:05décennies
00:34:06pour nous,
00:34:06Européens,
00:34:07c'est de trouver
00:34:08de la force de travail
00:34:10d'une manière
00:34:10ou d'une autre.
00:34:11Mais l'Europe
00:34:11dispose encore
00:34:12de réserves
00:34:13de main-d'oeuvre.
00:34:13Oui,
00:34:14alors effectivement,
00:34:14ça c'est plutôt
00:34:15une bonne nouvelle.
00:34:16Près de 20%
00:34:17des Européens
00:34:18en âge
00:34:19de travailler
00:34:20sont aujourd'hui
00:34:21en dehors
00:34:22du marché
00:34:23du travail.
00:34:24Ça fait 8 millions
00:34:25de jeunes
00:34:25par exemple
00:34:26qui ne sont
00:34:27ni en emploi
00:34:28ni en formation
00:34:30ni en études.
00:34:32Les fameux
00:34:32needs,
00:34:33vous savez.
00:34:34Donc il y a
00:34:35de la réserve
00:34:36de ce côté-là.
00:34:38Évidemment,
00:34:38il faut aussi
00:34:39augmenter le taux
00:34:40d'emploi
00:34:40des femmes
00:34:41et des seniors.
00:34:42Il va falloir
00:34:43travailler globalement
00:34:44davantage.
00:34:45Il faut investir
00:34:46dans la formation,
00:34:47la robotisation
00:34:48également
00:34:49qui va pouvoir
00:34:49pallier certains métiers
00:34:51et la productivité
00:34:52et puis évidemment
00:34:53mener une politique
00:34:55familiale.
00:34:56Mais tous ces leviers
00:34:58ne suffiront pas.
00:35:00Il faudra
00:35:01une immigration
00:35:02économique
00:35:04à un moment
00:35:05ou à un autre.
00:35:06Ce sera absolument
00:35:07indispensable.
00:35:08Ce débat
00:35:09doit être posé
00:35:10au niveau européen
00:35:11sauf que c'est
00:35:12un débat
00:35:12explosif
00:35:13et c'est pourquoi
00:35:14il ne faut pas
00:35:15une immigration
00:35:16subie,
00:35:17désorganisée
00:35:18ou clandestine
00:35:19comme on peut
00:35:20la connaître
00:35:21aujourd'hui.
00:35:22Nous avons besoin
00:35:22d'une immigration
00:35:23encadrée,
00:35:25légale,
00:35:26choisie,
00:35:27qualifiée,
00:35:29pilotée
00:35:29selon nos besoins.
00:35:31À quoi elle ressemblerait
00:35:32cette immigration choisie,
00:35:33Raphaël ?
00:35:33Une politique migratoire
00:35:34enfin assumée.
00:35:35D'abord,
00:35:36on pourrait commencer
00:35:36par un guichet numérique
00:35:38unique pour permettre
00:35:39aux entreprises
00:35:40de recruter
00:35:41rapidement
00:35:42dans les métiers
00:35:43en tension
00:35:44avec des critères
00:35:45de transparence
00:35:46et de prévisibilité.
00:35:48Ensuite,
00:35:49un véritable système
00:35:50à points
00:35:51comme l'a fait
00:35:51le Canada
00:35:52avec des critères
00:35:54en fonction
00:35:55de l'âge du diplôme,
00:35:56de l'expérience,
00:35:57de la maîtrise
00:35:57de la langue,
00:35:58de la capacité
00:36:00d'intégration
00:36:00et des besoins
00:36:01du marché du travail.
00:36:03Et puis,
00:36:03il faut aussi
00:36:04renforcer
00:36:05le passeport talent,
00:36:07mieux reconnaître
00:36:08les diplômes étrangers
00:36:09et cibler
00:36:10les pays disposant
00:36:11d'un vivier
00:36:12de jeunes diplômés.
00:36:13Et puis enfin,
00:36:14il faut que l'Europe
00:36:15cesse cette absurdité
00:36:17qui est de former
00:36:18à grands frais
00:36:18des étudiants étrangers
00:36:19puis de les pousser
00:36:20vers la sortie
00:36:22dès leur diplôme obtenu.
00:36:23Il faut faciliter
00:36:24leur passage
00:36:25des études
00:36:26vers l'emploi.
00:36:27Le Conseil
00:36:28d'analyse économique
00:36:29avait rappelé
00:36:30dans un rapport
00:36:30il y a quelques années
00:36:31que 70%
00:36:33de l'immigration
00:36:34venait...
00:36:3570% de l'augmentation
00:36:36de la force
00:36:36de travail européenne
00:36:37venaient de l'immigration
00:36:38ces dernières décennies.
00:36:40Il soulignait aussi
00:36:41que l'immigration qualifiée
00:36:42favorise
00:36:43l'innovation,
00:36:44l'entrepreneuriat,
00:36:45les exportations
00:36:46et la productivité.
00:36:48Et donc,
00:36:48si on ne veut pas mourir
00:36:49économiquement
00:36:50de vieillesse
00:36:51sur le vieux continent
00:36:53qui est déjà vieux,
00:36:55elle n'aura pas le choix.
00:36:56Merci beaucoup Raphaël Legendre.
00:36:57Dans un instant,
00:36:58le grand entretien.
00:36:59Je serai avec Nicolas Pagnès
00:37:00et nous recevons
00:37:01Stéphane Bougna,
00:37:02le président du directoire
00:37:03d'Euronext.
00:37:04A tout de suite.
00:37:06Good morning business,
00:37:07le grand entretien.
00:37:08Le grand entretien,
00:37:09ce matin,
00:37:10je suis avec Nicolas Pagnès
00:37:11et nous recevons
00:37:12Stéphane Bougna,
00:37:13le président du directoire
00:37:13d'Euronext.
00:37:14Bonjour.
00:37:15Bonjour.
00:37:15Merci d'être avec nous
00:37:16en cette semaine.
00:37:17On va parler tout de suite
00:37:18de l'IPO du slip français.
00:37:20C'était hier,
00:37:21jour de fête nationale,
00:37:22une entreprise française.
00:37:24Voilà,
00:37:24c'est symbolique justement
00:37:26par rapport à cette action
00:37:27que vous lancez
00:37:28sur les PME.
00:37:29C'était une belle journée.
00:37:31Oui,
00:37:31c'était une belle journée.
00:37:32C'est toujours satisfaisant
00:37:35pour nous tous
00:37:36qu'à l'occasion
00:37:37de la fête nationale,
00:37:38une entreprise
00:37:38qui essaye de se battre
00:37:40sur le terrain
00:37:42des marques,
00:37:43de la chaîne de valeur
00:37:45du textile
00:37:46et de la mode en Europe
00:37:48et qui essaye
00:37:48de proposer
00:37:50quelque chose
00:37:50d'alternatif
00:37:51à la fast fashion
00:37:52réussissent
00:37:53à rencontrer
00:37:54l'adhésion
00:37:55des investisseurs,
00:37:56des petits porteurs
00:37:57en particulier.
00:37:57Donc c'était
00:37:58une très belle opération.
00:37:59Ils ont fait
00:38:00une opération
00:38:01extrêmement équilibrée
00:38:02entre lever du nouveau capital
00:38:03pour la croissance
00:38:04et permettre aux investisseurs
00:38:06de sortir un peu
00:38:06une partie de leur investissement.
00:38:08Donc c'est vraiment
00:38:09une très belle opération,
00:38:10une très belle journée
00:38:11pour une entreprise
00:38:12très très iconique
00:38:13comme disent les Anglais.
00:38:14On avait notamment
00:38:15le fondateur
00:38:16et la directrice exécutive
00:38:17du Cile français
00:38:18sur le plateau
00:38:18de BFM Business
00:38:19il y a deux jours
00:38:20qui nous disaient
00:38:20qu'ils avaient réussi
00:38:22à boucler cet IPO
00:38:23en trois à quatre mois.
00:38:25Ça fait le lien
00:38:25avec ce que vous lancez
00:38:26chez Euronext,
00:38:27IPO Go,
00:38:29si je le prononce bien,
00:38:30qui vise à faciliter
00:38:32les processus
00:38:32d'introduction en bourse
00:38:34sur Euronext Gros,
00:38:35notamment pour tout ce qui est
00:38:37PME et ETI,
00:38:39avec notamment cette idée
00:38:40de réduire les délais
00:38:41mais aussi de faciliter
00:38:42les processus.
00:38:42Absolument,
00:38:43l'idée est assez simple,
00:38:44si on veut que les entreprises
00:38:46puissent lever des fonds propres
00:38:47pour financer du risque,
00:38:48pour faire de la croissance,
00:38:50pour se lancer dans des projets
00:38:51sur lesquels la génération
00:38:52de cash flow
00:38:53n'est pas nécessairement
00:38:53très visible immédiatement,
00:38:55eh bien il faut
00:38:55des délais très courts,
00:38:57il faut une procédure
00:38:58très allégée
00:38:59et il faut des coûts
00:39:01très réduits
00:39:01et c'est ce que nous avons fait
00:39:03avec ce nouveau chemin
00:39:05plus rapide,
00:39:06à des coûts plus faibles
00:39:08et avec une procédure
00:39:09très allégée,
00:39:10c'est le sens
00:39:10de cette IPO Go.
00:39:11Et ça leur simplifiera
00:39:13la vie aussi
00:39:13pour passer ensuite
00:39:14sur Euronex,
00:39:15c'est ça,
00:39:15le chemin sera plus facile
00:39:17derrière.
00:39:17Absolument,
00:39:18c'est un parcours
00:39:20fast track
00:39:20pour entrer en bourse,
00:39:22pour lever du capital,
00:39:23pour accélérer la croissance,
00:39:24je crois que c'est ce que
00:39:26tout le monde souhaite faire
00:39:27pour que les entreprises
00:39:29en Europe
00:39:30et en particulier en France
00:39:31puissent lever des fonds propres
00:39:32beaucoup plus rapidement.
00:39:33Et pourquoi ?
00:39:34Parce qu'il y avait
00:39:34une complexité
00:39:35qui pouvait freiner
00:39:36les petites entreprises
00:39:37à aller chercher des capitaux
00:39:38sur les marchés financiers ?
00:39:39Il y a toujours
00:39:41un équilibre,
00:39:42vous savez,
00:39:42quand vous levez du capital
00:39:44entre la réglementation
00:39:45et les attentes
00:39:46des investisseurs,
00:39:47il y a toujours
00:39:48un équilibre entre
00:39:49je te donne du capital,
00:39:50donne-moi de l'information.
00:39:52Donc,
00:39:52tu me donnes beaucoup
00:39:53d'informations,
00:39:53je te donne beaucoup
00:39:54de capital,
00:39:54tu ne me donnes pas
00:39:55beaucoup d'informations,
00:39:56je ne te donne pas
00:39:56beaucoup de capital.
00:39:57Et donc,
00:39:58il faut trouver
00:39:58la juste mesure
00:39:59en réduisant
00:40:01les demandes
00:40:02de formalisation
00:40:03de l'information
00:40:04pour continuer
00:40:05à lever du capital.
00:40:05C'est cet équilibre
00:40:07qu'on a essayé de faire
00:40:08en réduisant les délais,
00:40:09en réduisant la complexité,
00:40:11en réduisant les coûts
00:40:12pour pouvoir lever
00:40:12du capital plus rapidement.
00:40:13En bourse aussi,
00:40:15on a entendu parler,
00:40:16et là je vais parler
00:40:16du secteur de la défense,
00:40:17de KNDS,
00:40:18le fabricant franco-allemand
00:40:20de Charles Léopard
00:40:21et du Canon César
00:40:22qui avait annoncé
00:40:22le 24 juin
00:40:23son introduction en bourse
00:40:24finalement
00:40:24et freine des cas de fer.
00:40:25On sent que la défense
00:40:27tous un peu en bourse,
00:40:29est-ce que c'est votre avis aussi ?
00:40:30Non, écoutez,
00:40:31KNDS est une magnifique
00:40:32entreprise franco-allemande
00:40:33avec extrêmement bien positionnée
00:40:35avec des produits
00:40:36aussi bien du côté français
00:40:38que du côté allemand
00:40:39qui sont absolument leaders
00:40:40sur leur marché.
00:40:41Vous avez cité
00:40:42le char Léopard
00:40:43et le Canon César
00:40:44mais on pourrait citer
00:40:45beaucoup d'autres produits
00:40:46extraordinaires
00:40:47dans les munitions et autres.
00:40:48Non, c'est une entreprise
00:40:50qui devait se coter
00:40:51une semaine particulière
00:40:53sauf que le gouvernement allemand
00:40:54a annoncé
00:40:55qu'il mettait fin
00:40:56à un projet
00:40:56de quatre grosses frégates.
00:40:58Ça a eu un impact
00:40:59sur un des comparables
00:41:00de KNDS en Allemagne
00:41:01immédiatement
00:41:02sur son cours de bourse.
00:41:04On parle de Raymétal.
00:41:05Voilà, exactement.
00:41:06Et donc les investisseurs
00:41:08de KNDS,
00:41:09notamment les investisseurs
00:41:09familiaux du côté allemand
00:41:10ont dit attention
00:41:11la valorisation du comparable
00:41:12c'est pas la bonne semaine
00:41:14pour faire cette opération
00:41:15mais il était évident
00:41:17que c'est une très belle histoire
00:41:19du secteur de la défense
00:41:20c'est une très belle histoire
00:41:21franco-allemande
00:41:22et il y a des projets
00:41:23franco-allemands
00:41:23qui réussissent
00:41:24comme le Fu Airbus
00:41:25et comme le Sora KNDES
00:41:26et donc cette entreprise
00:41:28c'est en tout cas
00:41:29la volonté de ses dirigeants
00:41:30va entrer en bourse
00:41:31dès que les conditions
00:41:32de marché
00:41:34seront stabilisées
00:41:35dans ce secteur
00:41:35et il n'y a pas de raison
00:41:36qu'elle se détériore.
00:41:39Donc ça n'est qu'un report
00:41:40et ça n'est pas
00:41:41j'ai envie de dire
00:41:42ça n'est pas un symbole
00:41:43de la défense en bourse
00:41:44aujourd'hui.
00:41:44c'est une histoire particulière
00:41:46KNDES.
00:41:46C'est une histoire absolument
00:41:47particulière
00:41:48et c'est un concours
00:41:49de circonstances
00:41:50le gouvernement allemand
00:41:51pour des raisons
00:41:51qui tient à l'équilibre
00:41:52de sa coalition
00:41:53et à un agenda plus vaste
00:41:55lié à des annonces
00:41:55qu'il voulait faire
00:41:56en matière de programme
00:41:57de réforme la même semaine
00:41:59a décidé cette semaine-là
00:42:00d'annoncer
00:42:01qu'il mettait fin
00:42:03à un programme
00:42:04de frégate lourde
00:42:05ça a eu un impact
00:42:06sur le cours
00:42:07de Rheinmetall
00:42:09Rheinmetall étant le comparable
00:42:11de KNDES
00:42:12ça a eu un impact
00:42:12sur les préférences
00:42:13la famille des actionnaires allemands
00:42:15et donc tout ça
00:42:16ce sont des évolutions
00:42:18absolument normales
00:42:19ça ne change rien
00:42:20au caractère exceptionnel
00:42:22de cette entreprise
00:42:23à la fois
00:42:23dans le secteur de la défense
00:42:25dans le secteur terrestre
00:42:26et dans un segment
00:42:28franco-allemand
00:42:29qui fait apparaître
00:42:32des magnifiques succès
00:42:33des deux côtés
00:42:34du Rhein.
00:42:35On est dans une période
00:42:36d'incertitude économique
00:42:37diplomatique
00:42:38moi j'aimerais savoir
00:42:38comment vous voyez
00:42:39cet été
00:42:40sur les marchés
00:42:40on parlait juste avant
00:42:41de partir
00:42:43partir en vacances
00:42:44le mois d'août
00:42:44peut être un petit peu
00:42:45sensible sur ce sujet
00:42:46qu'est-ce que vous redoutez
00:42:48Stéphane Bougenard ?
00:42:48Non il y a un thème
00:42:50récurrent
00:42:51enfin annuel
00:42:52qui est l'incertitude
00:42:53du mois d'août
00:42:54un certain nombre
00:42:54de corrections importantes
00:42:55se produisent au mois d'août
00:42:57tout simplement
00:42:58parce qu'il y a un peu
00:42:58plus de volatilité
00:42:59il y a un peu moins
00:43:00d'opérateurs
00:43:03derrière les écrans
00:43:04au honnêtement
00:43:04je ne suis pas
00:43:05particulièrement inquiet
00:43:07le paradoxe
00:43:08c'est qu'avec
00:43:09la multiplication
00:43:10du trading algorithmique
00:43:12la multiplication
00:43:13de l'utilisation
00:43:15des outils
00:43:15d'intelligence artificielle
00:43:17en réalité
00:43:18les émotions
00:43:18des humains
00:43:19sont un peu
00:43:19diluées
00:43:19par la lucidité
00:43:23froide
00:43:23des algorithmes
00:43:25et donc
00:43:26ça stabilise les marchés ?
00:43:27ça stabilise les marchés
00:43:28absolument
00:43:29ça stabilise les marchés
00:43:30vous avez pu voir
00:43:31d'ailleurs
00:43:32depuis quelques mois
00:43:33qu'il y a certes
00:43:34beaucoup de volatilité
00:43:35mais quand vous regardez
00:43:37les indices
00:43:38le CAC 40
00:43:39est à
00:43:408300
00:43:418400
00:43:42je rappelle
00:43:43qu'en
00:43:44janvier 2020
00:43:45il y a 5 ans
00:43:466 ans
00:43:46il était à
00:43:486000 points
00:43:49donc on était à 6000 points
00:43:50avant le Covid
00:43:51avant la guerre en Ukraine
00:43:52avant la crise
00:43:53de l'inflation
00:43:54avant la crise
00:43:56de l'énergie
00:43:56avant l'Iran
00:43:57donc les marchés
00:43:58considèrent
00:43:59que les événements géopolitiques
00:44:00sont importants
00:44:01mais que leur impact
00:44:02sur la performance
00:44:03des entreprises
00:44:04en moyenne
00:44:05pour celles
00:44:06qui sont représentées
00:44:06dans les indices
00:44:07c'est très important
00:44:08de garder à l'esprit
00:44:09que l'indice
00:44:10CAC 40
00:44:11est du 1000-2003
00:44:121004
00:44:13pas tout simplement
00:44:14parce que
00:44:15les petites entreprises
00:44:16qui sont très sensibles
00:44:17auprès des hydrocarbures
00:44:18qui sont très sensibles
00:44:19à la réduction
00:44:19de la consommation
00:44:21elles ne sont pas
00:44:22dans le CAC 40
00:44:23donc l'économie
00:44:25de l'Europe
00:44:26l'économie de la France
00:44:27ça n'est pas
00:44:28uniquement les grands indices
00:44:29mais s'agissant
00:44:30des grands indices
00:44:30c'est-à-dire essentiellement
00:44:31les entreprises
00:44:31les plus globalisées
00:44:33elles ont des perspectives
00:44:34de croissance
00:44:35et une perspective
00:44:36de performance
00:44:37qui est extrêmement forte
00:44:38donc je ne suis pas
00:44:39particulièrement inquiet
00:44:40pour le mois d'août
00:44:41Dernière question Nicolas
00:44:42Moi je voulais revenir
00:44:43très rapidement sur IPO Go
00:44:44dans les volontés
00:44:46il y a également l'idée
00:44:46d'ouvrir aux investisseurs
00:44:48particuliers
00:44:49pourquoi ?
00:44:49Alors ça ça change un petit peu
00:44:50par rapport aux IPO classiques
00:44:51parce que d'habitude
00:44:52on va avoir les familles
00:44:52et aux offices
00:44:53les institutionnels d'abord
00:44:54et les particuliers ensuite
00:44:54pourquoi ouvrir aux particuliers
00:44:56pour les PME
00:44:57qui voudraient aller en bourse
00:44:59sur Euronext Gross ?
00:45:00Parce qu'il y a une très forte demande
00:45:03des particuliers
00:45:04aussi bien
00:45:05le segment traditionnel
00:45:07qui sont les gens plus âgés
00:45:08mais de plus en plus
00:45:09des gens très jeunes
00:45:09qui ont commencé à acheter
00:45:12des actifs crypto
00:45:13et qui progressivement
00:45:15souhaitent diversifier
00:45:16leur portefeuille
00:45:17vers des actions
00:45:18enfin ils se rendent compte
00:45:19que les crypto actifs
00:45:20c'est bien
00:45:21mais enfin le dividende
00:45:22c'est mieux
00:45:23et que donc
00:45:25dès qu'ils sont en attente
00:45:26de rendement
00:45:27ils entrent sur cette classe
00:45:28d'actifs
00:45:28sur les actions
00:45:29il y a un intérêt particulier
00:45:32pour les IPO en direct
00:45:33on observe que plus
00:45:35les investisseurs
00:45:37peuvent investir en direct
00:45:38plus ils choisissent
00:45:39les PME
00:45:40plus ils choisissent
00:45:41la tech
00:45:41plus ils choisissent
00:45:42les IPO
00:45:42et plus ils sont
00:45:44dans des relations
00:45:45intermédiaires
00:45:45avec les marchés
00:45:46plus ça se dilue
00:45:47dans les indices
00:45:48et les ETF
00:45:48les investisseurs
00:45:50particuliers
00:45:51sont le principal gisement
00:45:52de croissance
00:45:53de la gestion active
00:45:54dans un monde
00:45:55où il y a beaucoup plus
00:45:56de gestion
00:45:57qui devient passif
00:45:58sur des fonds
00:45:59donc je crois
00:46:00que c'est très important
00:46:01et pour les entreprises
00:46:02qui cherchent
00:46:03à lever des fonds propres
00:46:03et pour les particuliers
00:46:05qui cherchent
00:46:05à diversifier leur épargne
00:46:06de pouvoir faciliter
00:46:07cette connexion
00:46:08avec les introductions
00:46:10en bourse
00:46:10en particulier des PME
00:46:12et en particulier
00:46:12des PME technologiques
00:46:13Merci beaucoup Stéphane Bougenat
00:46:15président du directoire
00:46:16d'Euronext
00:46:16d'être venu ce matin
00:46:17dans la matinale
00:46:18de l'économie
00:46:19Dans un instant
00:46:20vous restez avec moi Nicolas
00:46:21on va parler de la croissance
00:46:22chinoise
00:46:23moins importante
00:46:24qu'espérée
00:46:25C'est le journal
00:46:25de 8h
00:46:26Restez avec nous
00:46:27BFM Business
00:46:28BFM Business
00:46:28et RMC Live
00:46:29présente
00:46:29la matinale
00:46:30de l'économie
00:46:32Good morning business
00:46:33Sandra Gandouin
00:46:35Presque 8h
00:46:35bienvenue dans la matinale
00:46:36de l'économie
00:46:37nous sommes ensemble
00:46:38en direct jusqu'à 9h
00:46:39sur BFM Business
00:46:41la croissance chinoise
00:46:43s'essouffle
00:46:44consommation faible
00:46:45conflit
00:46:46au Moyen-Orient
00:46:47plus 4,3%
00:46:48sur un an
00:46:48pour le deuxième trimestre
00:46:50malgré
00:46:51des exportations solides
00:46:52et une accélération
00:46:53de la production industrielle
00:46:54on va voir ça
00:46:54dans le détail
00:46:55dans un instant
00:46:56avec Nicolas Pagnès
00:46:57on reviendra aussi
00:46:58sur les publications
00:46:59du jour
00:47:00à SML
00:47:01et Richemont
00:47:02et puis Versys
00:47:03s'apprête à dévoiler
00:47:04le taux de rémunération
00:47:05du Livret A
00:47:06qui s'appliquera
00:47:07à partir du 1er août
00:47:08il est revu
00:47:08à la hausse
00:47:09normalement
00:47:10une première
00:47:11depuis début 2023
00:47:12tous les détails
00:47:13dans un instant
00:47:14avec Caroline Morisseau
00:47:15les autres titres
00:47:16Léo Dumas
00:47:173,5% d'inflation
00:47:18en juin
00:47:19aux Etats-Unis
00:47:20ça se calme
00:47:21mais il n'y aura
00:47:22pas de tolérance
00:47:23à la Fed
00:47:23dit son président
00:47:24qu'on entendra
00:47:25dans le journal
00:47:2550% de droits de douane
00:47:28illégalement perçus
00:47:29ont été remboursés
00:47:31on verra
00:47:31ce que font
00:47:31les entreprises
00:47:32avec cet argent
00:47:33et puis la sortie
00:47:34de l'Odyssée
00:47:34par Christopher Nolan
00:47:36ce matin
00:47:36c'est le premier film
00:47:38de l'histoire
00:47:39intégralement tourné
00:47:40en IMAX
00:47:40dans la prochaine heure
00:47:41on remontera le temps
00:47:42avec Anthony Morel
00:47:43comment découvrir
00:47:44les joyaux
00:47:44de notre patrimoine
00:47:45grâce à l'IA
00:47:46c'est ce que promet
00:47:47Times Code
00:47:47rendez-vous
00:47:48dans 10 minutes
00:47:49avec Culture IA
00:47:51et puis 23 ans
00:47:52après la prise de conscience
00:47:53de 2003
00:47:54les canicules font toujours
00:47:55autant de dégâts
00:47:56et les personnes âgées
00:47:57ne sont pas si protégées
00:47:59Eric Frégona
00:48:00directeur adjoint
00:48:00de l'association
00:48:01des directeurs
00:48:02au service
00:48:03des personnes âgées
00:48:04viendra nous en parler
00:48:05à 8h20
00:48:06la matinale
00:48:07de l'économie
00:48:08ça continue
00:48:08soyez les bienvenus
00:48:14et on commence par cette déception
00:48:16à Pékin
00:48:16avec une croissance
00:48:18qui s'essouffle
00:48:19et c'est assez net
00:48:20au deuxième trimestre
00:48:21le PIB chinois
00:48:22n'a progressé
00:48:22que de 4,3%
00:48:24sur un an
00:48:24Nicolas Pagnéz
00:48:25oui cette croissance
00:48:26chinoise a ralenti
00:48:27plus que prévu
00:48:27sur le dernier trimestre
00:48:29au point d'afficher
00:48:29son rythme le plus faible
00:48:31depuis 3 ans
00:48:31alors qu'elle était
00:48:32de 5% au premier trimestre
00:48:34de l'année
00:48:34elle est descendue
00:48:35à 4,3%
00:48:36pour le deuxième trimestre
00:48:37sortant même
00:48:38de la fourchette officielle
00:48:40fixée par le gouvernement
00:48:40chinois
00:48:41pour 2026
00:48:42qui est entre 4,5%
00:48:43et 5%
00:48:44la Chine
00:48:45dont la croissance
00:48:45dépend fortement
00:48:46des exportations
00:48:47fait face aux difficultés
00:48:48de passage
00:48:48vers le détroit d'Hormuz
00:48:49mais aussi
00:48:50à une faible consommation
00:48:51intérieure
00:48:52notons tout de même
00:48:53que l'envolée
00:48:54des prix des composants
00:48:54IA
00:48:55a permis
00:48:55aux exportations chinoises
00:48:57de bondir
00:48:57de 27% en valeur
00:48:59sur le deuxième trimestre
00:49:02au-delà des exportations
00:49:03d'autres indicateurs
00:49:04économiques
00:49:04en provenance de Chine
00:49:05montrent tout de même
00:49:06un certain dynamisme
00:49:07de l'activité
00:49:07sur la période
00:49:08la production industrielle
00:49:09chinoise a progressé
00:49:10de 5,3%
00:49:11sur un an
00:49:12en juin
00:49:12au-delà des attentes
00:49:14des analystes
00:49:14les ventes de détails
00:49:15ont rebondi sur le mois
00:49:16après un recul en mai
00:49:18laissant entendre
00:49:18que la demande
00:49:19des ménages
00:49:19pourrait commencer
00:49:21à progresser
00:49:22à nouveau
00:49:22les marchés chinois
00:49:23qui pour l'instant
00:49:24n'ont pas montré
00:49:25de signes de réaction
00:49:27particuliers
00:49:28à ce chiffre
00:49:29évoluant
00:49:29proche de l'équilibre
00:49:31Merci Nicolas Pagnès
00:49:32l'autre donnée importante
00:49:33tombée ces dernières heures
00:49:35c'est l'inflation américaine
00:49:36qui s'est un peu calmée
00:49:37le mois dernier
00:49:38selon l'indice CPI
00:49:393,5% sur un an
00:49:41après 4,2%
00:49:42au mois de mai
00:49:44sauf qu'avec
00:49:44le regain de tension
00:49:45au Moyen-Orient
00:49:46et donc sur les marchés
00:49:47pétroliers
00:49:47rien n'est acquis
00:49:49d'où la détermination
00:49:50de Kevin Walsh
00:49:51le président de la Fed
00:49:52hier devant la chambre
00:49:53des représentants
00:50:00Aujourd'hui à la Fed
00:50:01notre objectif numéro 1
00:50:02est de bien calibrer
00:50:04la politique monétaire
00:50:05c'est notre but clair
00:50:06et constant
00:50:06l'étoile qui nous guide
00:50:08et si nous menons
00:50:09la politique adéquate
00:50:10et nous le ferons
00:50:11la flambée d'inflation
00:50:13des 5 dernières années
00:50:14appartiendra au passé
00:50:15la Fed n'a pas de tolérance
00:50:17à l'égard de l'inflation
00:50:18durablement élevée
00:50:19nous sommes résolument déterminés
00:50:21à rétablir
00:50:22la stabilité des prix
00:50:27Et aux Etats-Unis
00:50:28il y a le déficit aussi
00:50:29qui se creuse à nouveau
00:50:30sur fond de hausse
00:50:32des dépenses militaires
00:50:33et aussi avec le remboursement
00:50:35des droits de douane
00:50:36illégalement perçus
00:50:37qui s'accélèrent
00:50:38le gouvernement fédéral
00:50:39des caisses
00:50:40des milliards
00:50:40et des milliards
00:50:41Astré-Olivier
00:50:4380 milliards de dollars
00:50:44de droits de douane
00:50:45illégaux ont déjà
00:50:46été remboursés
00:50:47à date
00:50:47c'est la moitié
00:50:48de ce qu'avait perçu
00:50:49le trésor américain
00:50:50il y a près de 330 000
00:50:52importateurs
00:50:53éligibles à ce remboursement
00:50:54selon l'administration
00:50:55américaine
00:50:56ce sont les demandes
00:50:57dont le paiement
00:50:58était encore en cours
00:50:59au moment de la décision
00:51:00de la cour suprême
00:51:01qui ont été remboursés
00:51:02en premier
00:51:03tout simplement
00:51:03parce que les dossiers
00:51:05étaient encore ouverts
00:51:05sur les logiciels
00:51:06des services douaniers
00:51:07parmi les premiers
00:51:08à avoir été remboursés
00:51:09il y a par exemple
00:51:10le Walmart
00:51:11qui devrait obtenir
00:51:122 milliards et demi
00:51:13de dollars
00:51:13de dédommagement
00:51:14avec cette somme
00:51:15le géant de la grande
00:51:16distribution promet
00:51:17une baisse globale
00:51:18de ses prix
00:51:18d'autres comme
00:51:20les transporteurs
00:51:20FedEx, UPS
00:51:21et DHL
00:51:22vont rembourser
00:51:23directement les consommateurs
00:51:24qui avaient payé
00:51:25la surtaxe
00:51:26sur les commandes
00:51:27d'autres encore
00:51:28envisagent de provisionner
00:51:29la somme
00:51:30au cas où Donald Trump
00:51:31déciderait d'infliger
00:51:32de nouveaux droits
00:51:32de douane
00:51:33autour de 10%
00:51:34après le 24 juillet
00:51:36car à l'issue
00:51:37d'une enquête
00:51:37la Maison-Blanche
00:51:38a jugé une soixantaine
00:51:39de pays trop laxistes
00:51:40dans la lutte
00:51:41contre le travail forcé
00:51:42et sous cette menace
00:51:44douanière américaine
00:51:45ce sont les négociations
00:51:46entre le Canada
00:51:47et le Mercosur
00:51:48qui s'intensifient
00:51:49Ottawa
00:51:49et le bloc sud-américain
00:51:50disent vouloir conclure
00:51:51un nouveau traité commercial
00:51:53avant la fin de cette année
00:51:55le Canada
00:51:56qui accélère de toutes parts
00:51:57avec l'objectif
00:51:58en fait de doubler
00:51:59ses accords commerciaux
00:52:00c'est ce que dit
00:52:01sa chef de la diplomatie
00:52:02cette nuit
00:52:02en France
00:52:03décision imminente
00:52:04sur le livre
00:52:04et à Léo
00:52:05oui Bercy dévoilera
00:52:06ce matin
00:52:07le taux de rémunération
00:52:07qui s'appliquera
00:52:08dès le 1er août
00:52:09et ce sera là
00:52:10la première révision
00:52:12à la hausse
00:52:13depuis 2023
00:52:14bonne nouvelle
00:52:14donc pour les épargnants
00:52:15mais c'est un surcoût
00:52:17pour les bailleurs sociaux
00:52:18et d'abord pour les banques
00:52:19Caroline Morisseau
00:52:22Pour les banques
00:52:23le pire des scénarios
00:52:23est écarté
00:52:24face au fort regain
00:52:25d'inflation
00:52:26en pleine crise en Iran
00:52:27le patron d'une grande
00:52:28banque française
00:52:29craignait que Bercy
00:52:30fasse un geste politique
00:52:31pour redonner du pouvoir
00:52:32d'achat aux français
00:52:33et fixe le taux du livret
00:52:34à 2%
00:52:35au-delà de la formule
00:52:37de calcul
00:52:37l'inflation étant finalement
00:52:39en train de refluer
00:52:40le gouvernement a décidé
00:52:41de s'en tenir
00:52:42à la formule
00:52:43les experts
00:52:44tablent donc désormais
00:52:45sur un taux autour
00:52:46d'1,8%
00:52:47pour le livret A
00:52:48et 2,8% maximum
00:52:50pour le livret
00:52:51d'épargne populaire
00:52:52pour les banques
00:52:53qui assument une partie
00:52:54de la rémunération
00:52:54de ces livrets
00:52:55la facture va tout de même
00:52:56s'alourdir
00:52:57d'un peu plus de 800 millions
00:52:58d'euros sur un an
00:53:00quant aux bailleurs sociaux
00:53:01si cette hausse
00:53:02de 0,3 points
00:53:04se confirme
00:53:04ce sont un peu plus
00:53:05de 400 millions
00:53:06d'euros d'intérêts
00:53:07supplémentaires
00:53:08qu'ils vont devoir payer
00:53:09à la caisse des dépôts
00:53:10en année pleine
00:53:11les taux pourraient toutefois
00:53:12repartir à la baisse
00:53:13dès février prochain
00:53:14dans le secteur bancaire
00:53:16c'est BPCE
00:53:17qui a été sélectionné
00:53:18pour tester les fonctionnalités
00:53:19de l'euro numérique
00:53:20pour le compte
00:53:20de la banque centrale européenne
00:53:22c'est la seule française
00:53:23qui participera
00:53:24à l'expérimentation
00:53:25dès la mi-2027
00:53:27avec 35 autres
00:53:28établissements financiers
00:53:30de la zone euro
00:53:30et puis
00:53:31une grosse OPA
00:53:32aux Etats-Unis
00:53:33ce matin
00:53:33la plateforme de paiement
00:53:35Stripe
00:53:36et la société d'investissement
00:53:37Advent
00:53:37mettent conjointement
00:53:3953 milliards de dollars
00:53:40pour acquérir
00:53:42Paypal
00:53:43selon une information
00:53:44de l'agence Reuters
00:53:44ce que les sociétés
00:53:46concernées
00:53:47ne commentent pas
00:53:48la France et l'Italie
00:53:49font front commun
00:53:50pour défendre
00:53:50leur industrie de la mode
00:53:52avec les ministres
00:53:53de l'industrie
00:53:53de ces deux pays
00:53:54qui se réunissent
00:53:54tout à l'heure à Rome
00:53:55avec les professionnels
00:53:57du secteur
00:53:58pour en fait
00:53:58lancer un pacte
00:53:59inédit
00:54:00contre la fast fashion
00:54:01et pour le savoir-faire
00:54:02européen
00:54:03Valentina Deby
00:54:04une sainte alliance
00:54:06avec la France
00:54:07c'est ainsi
00:54:07que Lucas Burlati
00:54:09président de la
00:54:10Cofi Industria Moda
00:54:11qui représente
00:54:12l'ensemble
00:54:12de la filière
00:54:13textile italienne
00:54:14résume l'enjeu
00:54:15de ce rapprochement
00:54:15les deux pays
00:54:16dominent la mode européenne
00:54:18les grandes maisons françaises
00:54:19s'appuient depuis longtemps
00:54:20sur les ateliers italiens
00:54:21des tissus
00:54:22à la maroquinerie
00:54:23les deux pays
00:54:24forment déjà
00:54:24une même chaîne de valeurs
00:54:26mais toute la filière
00:54:27est aujourd'hui
00:54:27sous pression
00:54:28ralentissement du luxe
00:54:29concurrence des plateformes
00:54:31d'ultra fast fashion
00:54:32et difficulté croissante
00:54:33des PME
00:54:34qui fabriquent
00:54:34cuir et tissu
00:54:35d'où l'urgence
00:54:36de ce pacte
00:54:37franco-italien
00:54:38objectif
00:54:39mieux protéger
00:54:39les savoir-faire
00:54:40soutenir la production locale
00:54:42renforcer la lutte
00:54:43contre la contrefaçon
00:54:44et défendre ensemble
00:54:45les intérêts de la filière
00:54:47auprès de Bruxelles
00:54:47afin de préserver
00:54:49sa souveraineté industrielle
00:54:50la mode sert aujourd'hui
00:54:51de laboratoire
00:54:52si cette alliance fonctionne
00:54:54Paris et Rome
00:54:55espère l'étendre
00:54:56à d'autres secteurs
00:54:56industriels stratégiques
00:54:58comme l'automobile
00:54:59l'acier
00:54:59ou les semi-conducteurs
00:55:00et puis une sortie
00:55:02événement ce matin
00:55:02Léo
00:55:03celle de l'Odyssée
00:55:04le dernier film en date
00:55:05de Christopher Nolan
00:55:06adaptation de la mythique
00:55:08épopée grecque
00:55:09d'Homère
00:55:10alors ça a été fait
00:55:10avec les moyens
00:55:11qui s'imposaient
00:55:12250 millions de dollars
00:55:13de budget
00:55:14notamment pour tourner
00:55:16intégralement
00:55:17en format IMAX
00:55:18ce qui est une première
00:55:19dans l'histoire du cinéma
00:55:20Nathan Coquampo
00:55:25600 kilomètres de pellicules
00:55:27il en fallait pas moins
00:55:28pour adapter
00:55:29l'Odyssée d'Homère
00:55:29une oeuvre fondatrice
00:55:31créée il y a près
00:55:31de 3000 ans
00:55:32un niveau record
00:55:33dans l'industrie du cinéma
00:55:34expliqué par un format
00:55:36révolutionnaire
00:55:36Christopher Nolan
00:55:38à qui l'on doit
00:55:38les Batman
00:55:39ou Oppenheimer
00:55:40est le premier réalisateur
00:55:41à avoir tourné
00:55:42un film intégralement
00:55:43avec des caméras
00:55:44IMAX argentiques
00:55:45un format qui permet
00:55:47une bien meilleure résolution
00:55:48avec une surface d'image
00:55:49trois fois supérieure
00:55:50à la normale
00:55:51un défi technologique
00:55:52le tournage de 91 jours
00:55:54a nécessité le développement
00:55:55de nouvelles caméras
00:55:56avec un système
00:55:57pour réduire le bruit
00:55:58du fonctionnement
00:55:59initialement
00:56:00le tournage en IMAX
00:56:01permettait difficilement
00:56:02d'enregistrer
00:56:03des dialogues en direct
00:56:04une révolution
00:56:05qui risque de rester
00:56:06assez niche pour le moment
00:56:07outre la complexité du tournage
00:56:09une seule salle en France
00:56:10à Montpellier
00:56:11dispose d'un équipement
00:56:12pour le diffuser
00:56:13dans cette version
00:56:1470 mm IMAX
00:56:15prix de la place
00:56:1630 euros
00:56:17près de deux fois
00:56:18le tarif classique
00:56:18allez 8h08 les marchés
00:56:24on a parlé d'ASML
00:56:25tout à l'heure
00:56:26il y a Richemont
00:56:26qui publie ce matin
00:56:27Nicolas Pagnaz
00:56:29Richemont vient de publier
00:56:30ses résultats
00:56:32donc des résultats
00:56:32supérieurs aux attentes
00:56:33pour le premier trimestre
00:56:34de son exercice décalé
00:56:36en progression
00:56:37de près de 20%
00:56:38à 6,33 milliards d'euros
00:56:40c'est au-dessus
00:56:41des prévisions
00:56:42des analystes
00:56:42qui attendaient
00:56:435,9 milliards d'euros
00:56:45des résultats
00:56:46qui ont notamment été portés
00:56:47par la division
00:56:47joaillerie du groupe
00:56:49qui affiche une progression
00:56:50de l'ordre de 20%
00:56:51mais aussi par la division
00:56:52horlogerie
00:56:53qui affiche une progression
00:56:54de l'ordre
00:56:56un peu plus
00:56:57supérieure à 6%
00:56:58pardon
00:56:58ces résultats ont également
00:57:00été portés par deux régions
00:57:01en particulier
00:57:02la région Amérique
00:57:03où on est à une progression
00:57:04de plus de 27%
00:57:06mais aussi l'Asie
00:57:07où on est aux alentours
00:57:08de 20%
00:57:09de progression
00:57:10au-delà de Richemont
00:57:11on a évidemment découvert
00:57:13les résultats d'ASML
00:57:14qui ont été publiés ce matin
00:57:16vers 7h
00:57:17ASML qui annonce
00:57:18un bénéfice net
00:57:18en hausse de 5,8%
00:57:19pour le deuxième trimestre
00:57:21et qui relève
00:57:22ses perspectives
00:57:22de chiffre d'affaires
00:57:23pour 2026
00:57:23le géant des semi-conducteurs
00:57:25achive donc un chiffre d'affaires
00:57:26à 9,33 milliards d'euros
00:57:29son bénéfice net
00:57:30ressort à 2,9 milliards d'euros
00:57:32c'est au-dessus
00:57:33des attentes des analystes
00:57:34la progression des résultats
00:57:35est sans surprise
00:57:36portée par la forte demande
00:57:37des fabricants de puces
00:57:38dédiés à l'intelligence
00:57:39artificielle
00:57:40ASML qui anticipe
00:57:41un chiffre d'affaires annuel
00:57:42pour 2026
00:57:43compris entre 43
00:57:44et 45 milliards d'euros
00:57:47justement
00:57:48on suivra
00:57:49les cours
00:57:50donc d'ASML
00:57:51et de Richemont
00:57:51à l'ouverture
00:57:52pour l'instant
00:57:53on attend
00:57:54un CAC 40
00:57:55à l'équilibre
00:57:56on attend un DAX
00:57:57en léger recul
00:57:58c'est en tout cas
00:57:59ce que laissent
00:58:00entendre les contrats futurs
00:58:01le tout dans un contexte
00:58:02où les marchés
00:58:03réagiront
00:58:04à la publication
00:58:05de l'inflation
00:58:05hier aux Etats-Unis
00:58:06qui montrent que
00:58:06l'inflation ralentit
00:58:07à 3,5%
00:58:08sur un an
00:58:08contre 4,2%
00:58:10le mois précédent
00:58:10qui réagiront également
00:58:11aux prises de parole
00:58:12de Kevin Warch
00:58:13devant le congrès
00:58:13qui a annoncé
00:58:14hier vouloir faire
00:58:15appartenir
00:58:16la récente flambée
00:58:17de l'inflation
00:58:18au passé
00:58:18et qui réagiront
00:58:20bien sûr
00:58:20à un baril de Brent
00:58:21toujours aux alentours
00:58:22des 85 dollars
00:58:23tandis que le WTI
00:58:24oscille aux alentours
00:58:26des 80 dollars
00:58:27merci beaucoup
00:58:28Nicolas Pagnès
00:58:29Culturia
00:58:30tout de suite
00:58:35avec vous ce matin
00:58:36Anthony Morel
00:58:36on découvre
00:58:37les joyaux
00:58:37de notre patrimoine
00:58:38de manière
00:58:39beaucoup plus immersive
00:58:40grâce à la tech
00:58:41vous nous présentez
00:58:42une sorte de
00:58:43machine à remonter
00:58:45le temps virtuel
00:58:45oui c'est ça
00:58:46pas une vraie
00:58:47comme dans
00:58:47Retour vers le futur
00:58:48ça ce serait génial
00:58:49peut-être dans quelques années
00:58:50qui sait
00:58:51mais une machine
00:58:52à remonter le temps
00:58:53qui utilise
00:58:54la réalité virtuelle
00:58:55c'est plutôt ça le principe
00:58:56de cette innovation
00:58:57mise au point
00:58:58par une start-up
00:58:58qui s'appelle Timescope
00:58:59que je suis depuis
00:59:00quelques années
00:59:00et qui propose
00:59:02des choses absolument géniales
00:59:03ce qu'on pourrait appeler
00:59:04une visite historique
00:59:05augmentée
00:59:06ils ont notamment
00:59:07lancé il y a quelques mois
00:59:09une visite qui s'appelle
00:59:09les origines de Paris
00:59:10si vous habitez
00:59:11en région parisienne
00:59:12ou que vous y passez
00:59:12pour les vacances
00:59:13par exemple
00:59:14n'hésitez pas
00:59:15à faire cette visite
00:59:16c'est assez incroyable
00:59:16donc c'est une promenade
00:59:17avec un guide
00:59:18donc vous êtes
00:59:19je sais pas
00:59:19sur les quais de Seine
00:59:19d'accord
00:59:20et vous avez un casque
00:59:21de réalité virtuelle
00:59:22pas à chaque instant
00:59:22évidemment
00:59:23vous baladez normalement
00:59:24et à certains moments
00:59:24on va vous dire
00:59:25voilà
00:59:25mettez le casque sur la tête
00:59:26et là vous allez vous retrouver
00:59:28téléporté
00:59:29dans le passé
00:59:30c'est à dire que vous êtes
00:59:30à un endroit physiquement
00:59:32mais quand vous tournez la tête
00:59:33à 360 degrés
00:59:34vous vous retrouvez
00:59:35au Moyen-Âge
00:59:36c'est extraordinaire
00:59:37c'est vraiment génial
00:59:38parce que c'est une autre façon
00:59:39de découvrir l'histoire
00:59:39donc vous tournez la tête
00:59:41et vous allez avoir
00:59:41je sais pas
00:59:42ah bah tiens
00:59:42il y a Notre-Dame
00:59:43qui est en construction
00:59:43ah il y a des draquards vikings
00:59:45il y a les vikings
00:59:46qui envahissent la Seine
00:59:49ah bah là
00:59:49on est place de grève
00:59:50il y a la guillotine
00:59:51alors ça dépend des époques
00:59:52évidemment
00:59:52mais c'est une autre façon
00:59:53de consommer l'histoire
00:59:55je veux dire
00:59:55par rapport à des livres
00:59:57ou par rapport à une notice Wikipédia
00:59:58ou par rapport à un guide historique
01:00:00c'est
01:00:00vous êtes complètement immergé
01:00:02et vous avez eu un mélange
01:00:03finalement
01:00:04entre la présence physique
01:00:05à un endroit
01:00:06et puis le côté
01:00:08réalité virtuelle
01:00:08extrêmement bien fait
01:00:10parce qu'évidemment
01:00:10tout ça a été conçu
01:00:11avec des historiens
01:00:12pour que ce soit
01:00:13le plus réaliste
01:00:14et le plus proche
01:00:15de la réalité historique possible
01:00:16ça donne très envie
01:00:17venez voir les images
01:00:18sur votre tablette
01:00:19votre télé
01:00:20parce que c'est vrai
01:00:20que c'est impressionnant
01:00:22là c'est de la réalité virtuelle
01:00:23mais l'intelligence artificielle
01:00:24peut aller plus loin
01:00:25Anthony
01:00:25oui ça permet d'ajouter
01:00:26une brique supplémentaire
01:00:27et l'intelligence artificielle
01:00:29ça va permettre
01:00:29par exemple
01:00:30de discuter
01:00:31avec des personnages disparus
01:00:33alors ça c'est ce que fait
01:00:33une autre start-up française
01:00:34start-up alsacienne
01:00:35qui s'appelle Jumbomana
01:00:36ils ont installé des bornes
01:00:38qu'on peut trouver
01:00:38par exemple au musée d'Orsay
01:00:40mais il va y en avoir d'autres
01:00:40qui permettent en fait
01:00:42de discuter avec des personnages
01:00:44historiques
01:00:45en langage naturel
01:00:46donc vous vous retrouvez
01:00:47face à un avatar virtuel
01:00:48de Napoléon
01:00:49ou de Van Gogh
01:00:50et vous pouvez lui parler
01:00:51lui poser des questions
01:00:52alors là Van Gogh
01:00:53je sais pas pourquoi
01:00:54tu t'es coupé l'oreille
01:00:55Napoléon
01:00:56ah bah si Waterloo
01:00:57était à refaire
01:00:57qu'est-ce que vous feriez
01:00:59pour gagner la bataille
01:01:01je sais pas pourquoi
01:01:02je tutoie Van Gogh
01:01:02et je vous vois Napoléon
01:01:03je faisais la réflexion
01:01:05en le disant
01:01:05mais bon
01:01:05je respecte beaucoup Napoléon
01:01:06c'est sûrement pour ça
01:01:07mais aussi Van Gogh
01:01:08mais en fait là aussi
01:01:09c'est une autre manière
01:01:10de consommer l'histoire
01:01:12c'est-à-dire que
01:01:12évidemment ça ne remplace pas
01:01:13tous les livres
01:01:14qu'on peut avoir
01:01:15et c'est un bon complément
01:01:16à mon sens
01:01:17c'est-à-dire qu'on a maintenant
01:01:17des outils qui permettent
01:01:19en les entraînant
01:01:20parce que c'est des modèles
01:01:20d'intelligence artificielle
01:01:21qu'on a entraînés
01:01:22avec la vie
01:01:23de ces grands hommes
01:01:24évidemment
01:01:24là encore de manière
01:01:26extrêmement rigoureuse
01:01:27en utilisant
01:01:28en faisant appel
01:01:29à des historiens
01:01:30mais ça permet
01:01:31d'avoir une autre approche
01:01:32finalement de l'histoire
01:01:34grâce à ces bornes interactives
01:01:35qui font appel
01:01:36à l'intelligence artificielle
01:01:37alors il y a leur
01:01:38constitution virtuelle
01:01:39et tout ce que ça apporte
01:01:40en termes de visite
01:01:41mais il y a aussi
01:01:42un intérêt
01:01:42en termes de sauvegarde
01:01:44de l'histoire
01:01:45Oui, sauvegarde du patrimoine
01:01:46et on se rend compte
01:01:47à quel point
01:01:47notre patrimoine est fragile
01:01:49on s'en est notamment
01:01:49rendu compte
01:01:50au moment de l'incendie
01:01:51Notre-Dame
01:01:51c'est-à-dire qu'on a vraiment
01:01:52cette notion de
01:01:53tout n'est pas éternel
01:01:55et que l'usure du temps
01:01:56qu'un accident
01:01:57un incendie
01:01:57une guerre
01:01:58tout ça
01:01:59ça peut aussi avoir
01:01:59un impact
01:02:00et donc il faut avoir
01:02:01une préservation
01:02:02et cette préservation
01:02:03elle passe par la modélisation 3D
01:02:04par ce qu'on appelle
01:02:05les jumeaux numériques
01:02:06et on est capable
01:02:06aujourd'hui
01:02:07il y a des start-up
01:02:11d'un monument
01:02:12d'un lieu
01:02:13d'une ville
01:02:13et bien va pouvoir
01:02:14faire une reconstitution
01:02:15mais au millimètre près
01:02:16qui permet en fait
01:02:17à des gens
01:02:18sans avoir besoin
01:02:19d'aller sur place
01:02:19et bien de se balader
01:02:21dans un monument
01:02:22ou dans une ville
01:02:23je ne sais pas
01:02:23dans Pompéi par exemple
01:02:24dans la Rome antique
01:02:26comme si on y était
01:02:27comme si on était
01:02:28dans Google Street View
01:02:29d'une certaine manière
01:02:29et là encore
01:02:30ça va être un outil
01:02:31extrêmement précieux
01:02:31également pour les historiens
01:02:33qui n'ont pas toujours
01:02:34les moyens de se déplacer
01:02:35à un endroit
01:02:35pour avoir des informations
01:02:37extrêmement précises
01:02:38donc quand on cumule tout ça
01:02:39et bien voilà
01:02:40on a plein d'outils
01:02:41au service de la sauvegarde
01:02:42de notre patrimoine
01:02:43hyper intéressant
01:02:44merci Anthony Morel
01:02:45chronique à retrouver
01:02:45évidemment sur notre appli
01:02:47sur notre site
01:02:48en replay
01:02:49la French Tech
01:02:50tout de suite
01:02:54et avec Anthony
01:02:55nous recevons
01:02:56Philippe Chambon
01:02:57PDG
01:02:57cofondateur
01:02:58de Silen Thérapeutics
01:03:00bonjour
01:03:00merci d'être
01:03:02merci d'être
01:03:03avec nous
01:03:03vous êtes venu
01:03:04en février dernier
01:03:05l'an dernier
01:03:05et ça ne s'appelait pas
01:03:06Silen Thérapeutics
01:03:07cette entreprise
01:03:08on vient de changer
01:03:09de nom en fait
01:03:10pour avoir quelque chose
01:03:11de ce qui est plus
01:03:12compréhensible
01:03:13alors rappelez-nous
01:03:14ce que fait
01:03:14Silen Thérapeutics
01:03:15on parle ici
01:03:16d'un traitement
01:03:17contre l'incontinence
01:03:19urinaire persistante
01:03:20oui en fait
01:03:21on développe
01:03:23toute une plateforme
01:03:24de nouveaux produits
01:03:25pour résoudre
01:03:25un des gros problèmes
01:03:26des produits
01:03:27qui traitent
01:03:28des maladies
01:03:29du système nerveux
01:03:30qui est que
01:03:31ce sont des produits
01:03:32qui en général
01:03:32sont donnés
01:03:33de manière systémique
01:03:34donc qui vont
01:03:35dans tout le corps
01:03:35pour agir
01:03:36d'une manière
01:03:37très locale
01:03:38et ces produits-là
01:03:39en fait
01:03:40parce qu'ils vont
01:03:41dans tout le corps
01:03:42ont des effets secondaires
01:03:44qui sont souvent
01:03:44très limitants
01:03:45et qui fait que
01:03:45ça fait des produits
01:03:46qui ont une efficacité
01:03:48thérapeutique
01:03:48limitée
01:03:49nous on développe
01:03:50des produits
01:03:51qu'on peut y penser
01:03:52comme des apps
01:03:54vraiment
01:03:54qui vont simplement
01:03:56entrer dans des cellules
01:03:57spécifiques
01:03:58qu'on veut vraiment
01:03:59cibler
01:03:59et modifier
01:04:00le fonctionnement
01:04:01de ces cellules
01:04:02de manière
01:04:02très particulière
01:04:04et en particulier
01:04:05dans les incontinences
01:04:06vésicales
01:04:07qui est notre
01:04:07première application
01:04:09ça nous permet
01:04:10d'éteindre
01:04:13l'activité
01:04:14de certains types
01:04:14de neurones
01:04:15de la vessie
01:04:16qui fait que
01:04:17ces vessies
01:04:18hyperactives
01:04:19arrêtent
01:04:19de se contracter
01:04:21de manière
01:04:22hyperactive
01:04:23voilà ce qu'on fait
01:04:24et on a des très beaux
01:04:27résultats cliniques
01:04:27maintenant
01:04:28donc vous agissez
01:04:29sur le système nerveux
01:04:30en fait
01:04:31de la vessie
01:04:31c'est ça
01:04:31c'est pas sur la vessie
01:04:32elle-même
01:04:32non on agit
01:04:33on injecte notre produit
01:04:35dans la vessie
01:04:36mais va agir simplement
01:04:37sur des neurones
01:04:39très spécifiques
01:04:39qui sortent
01:04:41de cette vessie
01:04:42pour modifier
01:04:43leur fonction
01:04:44et c'est une injection
01:04:45une fois à vie
01:04:46ou c'est quelque chose
01:04:47qui se fait régulièrement
01:04:48c'est une injection
01:04:48on est en début
01:04:50d'études cliniques
01:04:51on a traité
01:04:5210 malades
01:04:53pour l'instant
01:04:54avec des résultats
01:04:55d'efficacité
01:04:56qui sont très beaux
01:04:57en fait
01:04:58on est très content
01:05:00de ça
01:05:01pour les malades
01:05:03mais ça a été
01:05:03une seule injection
01:05:05donc nos premiers malades
01:05:06maintenant
01:05:06ont été injectés
01:05:08il y a plus d'un an
01:05:09et on a maintenu
01:05:10une très belle
01:05:12efficacité
01:05:13on ne sait pas
01:05:14combien de temps
01:05:14ça va durer
01:05:16ça pourrait durer
01:05:16un an
01:05:17deux ans
01:05:17trois ans
01:05:18mais là
01:05:18on est déjà
01:05:19en déçà
01:05:21d'un an
01:05:22post-injection
01:05:23alors vous aviez levé
01:05:24quand vous étiez venu
01:05:25la dernière fois
01:05:2627 millions
01:05:27là vous levez à nouveau
01:05:2833 millions
01:05:29ça veut dire que ça a avancé
01:05:31ça va vous permettre
01:05:32d'avancer sur quoi
01:05:33cette somme-là
01:05:34ça nous permet en fait
01:05:35on va passer maintenant
01:05:39d'un stade taux
01:05:40au niveau études cliniques
01:05:41à un stade
01:05:42beaucoup plus tardif
01:05:43donc on va avoir
01:05:44des discussions
01:05:44avec la FDA
01:05:45et les autorités
01:05:48régulatrices
01:05:49européennes
01:05:50cet automne
01:05:50pour définir
01:05:51quel programme
01:05:52nous devons faire
01:05:54pour pouvoir mettre
01:05:55ce produit
01:05:56sur le marché
01:05:57dans quelques années
01:05:58Europe et Etats-Unis
01:05:59en même temps
01:05:59Europe
01:05:59Etats-Unis bien sûr
01:06:01et donc tout ça
01:06:03ça va se passer
01:06:03cet automne
01:06:04cet argent
01:06:05nous permet
01:06:06d'aller jusqu'à
01:06:08une bonne partie
01:06:09de 2027
01:06:10donc ça couvre ça
01:06:11et une fois qu'on sait
01:06:12quel programme
01:06:13on doit faire
01:06:14pour pouvoir mettre
01:06:15ce produit sur le marché
01:06:16on fera une nouvelle
01:06:16levée d'argent
01:06:17Alors il y a un élément
01:06:19qui m'a interpellé
01:06:20mais vous allez sûrement
01:06:21me rassurer
01:06:21c'est que votre technologie
01:06:22si j'ai bien compris
01:06:23je parle sous votre contrôle
01:06:24mais elle utilise
01:06:25c'est un virus
01:06:26de l'herpès modifié
01:06:27Oui c'est ça
01:06:28c'est pas dangereux
01:06:30ce que dit comme ça
01:06:31c'est un peu effrayant
01:06:32Oui non pas du tout
01:06:33c'est en fait
01:06:34d'abord
01:06:3560 à 80%
01:06:36de l'espèce humaine
01:06:37est infectée
01:06:38par le virus
01:06:38de l'herpès 1
01:06:40ou de l'herpès 2
01:06:40et souvent les deux
01:06:42et on vit
01:06:43jusqu'à notre mort
01:06:44avec ce virus
01:06:46dans nos cellules
01:06:47sans que rien ne se passe
01:06:48dans la plupart des gens
01:06:49c'est simplement
01:06:49quand les malades
01:06:50sont très immunodéprimés
01:06:53qu'il peut y avoir
01:06:54des problèmes
01:06:56mais autrement
01:06:56il n'y en a pas
01:06:58sauf des petits boutons
01:06:59de fièvre
01:06:59ou des choses comme ça
01:07:00alors nous en fait
01:07:01on ne travaille pas
01:07:03avec des virus herpétiques
01:07:05tels que c'est
01:07:06on travaille sur des vecteurs
01:07:08qui ne peuvent pas
01:07:09se répliquer
01:07:10donc ça va simplement
01:07:13dans les premières cellules
01:07:14qu'ils infectent
01:07:15et ça s'arrête là
01:07:16Le virus sert de messager
01:07:17en fait c'est ça ?
01:07:18Le virus sert vraiment
01:07:19d'une app
01:07:20qui contient
01:07:21un système d'expression
01:07:25particulier
01:07:25qui va simplement
01:07:26entrer dans un neurone
01:07:27et dans ce neurone là
01:07:28modifier la fonction
01:07:29juste de ce neurone
01:07:31et c'est tout
01:07:32Donc par exemple
01:07:33c'est très précis
01:07:34par exemple
01:07:34moi ce qui m'a fasciné
01:07:36c'est qu'au niveau
01:07:36de la vessie humaine
01:07:38notre cible
01:07:39c'est 7000 neurones
01:07:40c'est tout
01:07:41donc on est capable
01:07:43en modifiant la fonction
01:07:44de 7000 neurones
01:07:45d'avoir une efficacité
01:07:48dans nos premiers malades
01:07:49qui est de plus de 80%
01:07:50ce qui est vraiment
01:07:52très impressionnant
01:07:53Pour terminer
01:07:54une mise sur le marché
01:07:56vous l'espérez pour quand ?
01:07:58Ça sera autour de 2030
01:07:592030
01:08:00Ça prend du temps
01:08:01ces choses-là
01:08:01Exactement
01:08:02c'est du temps
01:08:02on le sait
01:08:03mais en tout cas
01:08:03vous êtes le bienvenu
01:08:05à chaque levé
01:08:05sur ce plateau
01:08:07Philippe Chambon
01:08:08PDG
01:08:08cofondateur de
01:08:09Silène Thérapeutics
01:08:11Merci beaucoup
01:08:12d'être venu
01:08:12dans la matérialisation
01:08:13de l'économie
01:08:14Dans un instant
01:08:15on va parler
01:08:15des canicules
01:08:16et des besoins
01:08:17des personnes âgées
01:08:18parce que tout n'est pas réglé
01:08:19évidemment
01:08:20avec Eric Fregona
01:08:21qui est sur ce plateau
01:08:22dans une minute
01:08:23A tout de suite
01:08:24Good morning business
01:08:25Parole de Patrie
01:08:26Et je suis ce matin
01:08:27avec Eric Fregona
01:08:28directeur adjoint
01:08:29de l'association
01:08:30des directeurs
01:08:31au service
01:08:31des personnes âgées
01:08:32Merci beaucoup
01:08:33d'être sur ce plateau
01:08:34ce matin
01:08:34Vous réunissez
01:08:352000 adhérents
01:08:36des directeurs
01:08:37de coordination
01:08:38de services à domicile
01:08:39d'établissements
01:08:40pour personnes âgées
01:08:41publiques et privées
01:08:42sur le territoire
01:08:43On va faire un bilan
01:08:44de cet été
01:08:46très très chaud
01:08:46vos établissements
01:08:47sont en première ligne
01:08:49Qu'est-ce que vous constatez
01:08:51après ces trois épisodes
01:08:52de canicule ?
01:08:53Vous avez raison de le dire
01:08:54trois épisodes
01:08:55de canicule
01:08:56qui ont été très intenses
01:08:57très clairement
01:08:58Il y a eu un nombre
01:08:59de décès très important
01:09:00On verra pour les chiffres
01:09:01plus tard
01:09:02mais particulièrement
01:09:04à domicile
01:09:05Donc les services à domicile
01:09:06je tiens vraiment
01:09:07à leur rendre
01:09:07un grand coup de chapeau
01:09:08ici
01:09:08On était en première ligne
01:09:09Les établissements
01:09:10aussi ont été confrontés
01:09:11à cette canicule
01:09:13et dans les établissements
01:09:15on a un peu mieux vécu
01:09:16la canicule
01:09:17parce qu'il y avait
01:09:17les salles climatisées
01:09:19qui suite à 2003
01:09:20ont été imposées
01:09:20dans l'ensemble
01:09:21des établissements
01:09:21Pour autant on voit bien
01:09:22que le temps passait
01:09:24auprès des personnes âgées
01:09:25aussi bien dans les établissements
01:09:26que dans le domicile
01:09:28finalement met en danger
01:09:30les personnes âgées
01:09:30dans ces périodes critiques
01:09:31Vous demandez des fonds
01:09:33évidemment
01:09:34il y a des clims
01:09:35déjà qui ont été commandés
01:09:36pour finalement compléter
01:09:38ce qu'il y a déjà
01:09:39dans les EHPAD
01:09:40mais elles n'arrivent pas ?
01:09:41Les clims n'arrivent pas
01:09:42Aujourd'hui
01:09:42il y a 1200 climatisateurs
01:09:44seulement qui sont arrivés
01:09:45des clims mobiles
01:09:46qui sont arrivés
01:09:46dans les établissements
01:09:47Sur 7000 c'est ça ?
01:09:48Sur 7500 établissements
01:09:49donc c'est bien insuffisant
01:09:50On voit bien
01:09:51que les commandes sont passées
01:09:52ça ne pose pas trop de problèmes
01:09:53sauf que les centrales d'achat
01:09:54nous disent que
01:09:55les clims n'existent pas
01:09:56finalement
01:09:56Alors nous appelons l'État
01:09:58à une mesure très forte
01:09:59parce qu'il risque d'avoir
01:10:01d'autres épisodes caniculaires
01:10:02durant l'été
01:10:03et du coup
01:10:03est-ce qu'on pourrait affrêter
01:10:04très clairement
01:10:05des avions de l'État
01:10:07pour aller chercher
01:10:08ces clims
01:10:08là où elles sont ?
01:10:09Ça c'est le premier élément
01:10:10Le deuxième élément
01:10:11c'est les CDD canicules
01:10:13les saisonniers estivaux
01:10:15que l'on attendait
01:10:16Alors l'État nous a dit
01:10:18de recruter ces personnes
01:10:20est-ce qu'ils vont les financer ?
01:10:21Nous n'avons aucune garantie
01:10:23aujourd'hui
01:10:23que l'État va financer
01:10:24ces engagements
01:10:26et du coup
01:10:26on vérifiera ça
01:10:28à la départ
01:10:28Il faut plus de fonds
01:10:30il faut débloquer
01:10:31plus de fonds
01:10:32dans cette situation
01:10:34ce que vous nous dites
01:10:35et c'est aussi
01:10:35ce que vous représentez
01:10:36c'est-à-dire qu'il y a
01:10:37les EHPAD d'un côté
01:10:37ces salles climatisées
01:10:39ces climatiseurs commandés
01:10:40mais il y a aussi
01:10:40la situation
01:10:41des personnes âgées
01:10:42à domicile
01:10:43qui a fait
01:10:43vous l'avez dit
01:10:44beaucoup de victimes
01:10:44cette année
01:10:45même si on n'a pas
01:10:46un bilan exact
01:10:47et sur lequel
01:10:47le gouvernement
01:10:48d'ailleurs veut appuyer
01:10:49c'est-à-dire
01:10:49laisser ces personnes
01:10:50le plus possible
01:10:51à domicile
01:10:52qu'est-ce qu'on fait
01:10:52pour elles ?
01:10:53C'est un paradoxe
01:10:54l'État nous dit
01:10:55il faut que tous les Français
01:10:56vivent dans leur domicile
01:10:57individuel
01:10:58même si on a vu
01:10:59que pendant la canicule
01:11:00il y a eu une recrudescence
01:11:01des demandes
01:11:01pour entrer dans les établissements
01:11:03ce qui veut dire bien
01:11:03que les établissements
01:11:04ont un rôle dans ce pays
01:11:05mais le paradoxe
01:11:06c'est qu'on n'aide pas
01:11:07les services à domicile
01:11:08à travailler correctement
01:11:09il y a des salaires
01:11:10tout au long de l'année
01:11:11qui n'ont pas de revalorisation
01:11:13ou trop peu de revalorisation
01:11:15et puis on voit bien
01:11:17qu'au-delà
01:11:18des revalorisations salariales
01:11:19le manque de temps
01:11:20passé auprès
01:11:21de ces personnes âgées
01:11:22est criant
01:11:23et donc on appelle
01:11:24à la DEPA
01:11:24à ce qu'il y ait
01:11:26véritablement
01:11:27alors cette fameuse
01:11:28loi Grantage
01:11:28on l'attendait
01:11:29on voit bien
01:11:29qu'elle ne va pas arriver
01:11:30avant la fin du quinquennat
01:11:31mais à minima
01:11:32que les candidats
01:11:33à l'élection présidentielle
01:11:34se saisissent de la question
01:11:35pourquoi ?
01:11:37Pour la simple et bonne raison
01:11:38que là on voit bien
01:11:39pendant les périodes
01:11:40de canicule
01:11:40qu'il y a la transition
01:11:42démographique
01:11:42et la transition écologique
01:11:44qui se percute
01:11:45et que les principales victimes
01:11:47ce sont les plus fragiles
01:11:48ce sont les gens
01:11:48qui sont à la rue
01:11:49et ce sont les gens
01:11:50les plus fragiles
01:11:51c'est-à-dire les personnes
01:11:52en situation de handicap
01:11:53et les personnes âgées
01:11:55Souvent on se demande
01:11:56ce qui a résulté
01:11:57de bon de cette canicule
01:11:58de 2003
01:11:59qui faisait référence
01:12:00finalement dans ces situations-là
01:12:01bon on l'a dit
01:12:02il y a des salles climatisées
01:12:03dans les établissements
01:12:04au moins une salle
01:12:05dans chaque établissement
01:12:06mais là les mesures
01:12:07que vous demandez aujourd'hui
01:12:08c'est presque du court terme
01:12:09c'est des fonds débloqués
01:12:10c'est des climatiseurs
01:12:11qu'est-ce qu'on peut mettre
01:12:12en place à long terme
01:12:14les 10-15 ans à venir
01:12:15c'est quoi les mesures ?
01:12:17Deux mesures principales
01:12:18un plan d'aide
01:12:19à l'investissement
01:12:20notamment pour les établissements
01:12:22publics et associatifs
01:12:23on voit bien
01:12:24que nombre de ces établissements
01:12:26sont très vieillissants
01:12:28le bâti est très vieillissant
01:12:29il y a des établissements
01:12:30qui ont 30-40 années
01:12:32donc qui ne sont pas du tout
01:12:33aux normes
01:12:33pour pouvoir accueillir
01:12:35des personnes dignement
01:12:36en forte chaleur
01:12:37ça c'est évident
01:12:38est-ce qu'il faudra
01:12:39clim partout
01:12:39est-ce qu'il ne faudra pas
01:12:40clim partout
01:12:40c'est un autre sujet
01:12:42et ça je pense que le terrain
01:12:43pourra nous le dire
01:12:44il y a plein d'autres choses
01:12:44qui est faisable
01:12:46je vous rappelle juste
01:12:48qu'aujourd'hui
01:12:48il y a seulement 10%
01:12:50des établissements
01:12:50qui sont entièrement climatisés
01:12:52les établissements
01:12:52pour personnes âgées
01:12:53donc ça c'est le sujet
01:12:55de l'investissement
01:12:55et cette loi à grand âge
01:12:57que l'on attend
01:12:57devra mettre le paquet
01:12:59je dirais
01:12:59sur ce sujet
01:13:00d'investissement immobilier
01:13:01et puis il y a
01:13:03un autre sujet
01:13:03c'est le sujet crucial
01:13:05c'est celui
01:13:06du nombre de professionnels
01:13:07et notamment
01:13:08alors tout au long de l'année
01:13:09mais et notamment
01:13:10lors de ces épisodes de crise
01:13:13parce qu'on voit bien
01:13:14que notre secteur
01:13:15il est confronté
01:13:16tout le temps
01:13:17à des crises
01:13:18quand c'est la crise Covid
01:13:19on est en première ligne
01:13:20quand il y a
01:13:22les épidémies saisonnières
01:13:23on est en première ligne
01:13:24et quand il y a
01:13:25les fortes chaleurs
01:13:25on est en première ligne
01:13:26donc là il faut renforcer
01:13:27les effectifs
01:13:28et les formations
01:13:28et les diriger
01:13:30dans ces secteurs
01:13:31merci Eric Frégona
01:13:32d'être venu
01:13:33directeur adjoint
01:13:34de l'ADPA
01:13:35l'association des directeurs
01:13:37au service des personnes âgées
01:13:38dans un instant
01:13:39le journal
01:13:40de 8h30
01:13:40on va revenir sur la situation
01:13:41au Moyen-Orient
01:13:43avec Léo Dumas
01:13:44Margot Frédéré
01:13:45à tout de suite
01:13:50Il n'y aura finalement
01:13:52pas de taxes américaines
01:13:55dans le détroit d'Hormuz
01:13:56Donald Trump explique
01:13:57pourquoi on l'entendra
01:13:58dès le début de ce journal
01:14:00Sébastien Lecornu
01:14:01lui arrive au Maroc
01:14:02pour parler investissement
01:14:03et puis les députés
01:14:05publient leur rapport
01:14:06sur les hauts patrimoines
01:14:09L'attention ne retombe
01:14:11donc pas au Moyen-Orient
01:14:12le pétrole
01:14:13non plus
01:14:1385 dollars
01:14:15ce matin
01:14:15pour le baril de Brent
01:14:17alors que les frappes
01:14:18se poursuivent
01:14:18entre les Etats-Unis
01:14:19et l'Iran
01:14:20et ça va continuer
01:14:21comme ça
01:14:22prévient Donald Trump
01:14:23qui a bien remis en place
01:14:25son blocus
01:14:25à Hormuz
01:14:26cette nuit
01:14:27mais qui toutefois
01:14:27est déjà revenu en arrière
01:14:29sur son projet de taxes
01:14:30sur les transits
01:14:31dans le détroit
01:14:32et il nous dit pourquoi
01:14:37Donc je l'ai annoncé hier
01:14:38je pensais que c'était bien
01:14:40j'ai reçu des appels
01:14:41de différentes personnes
01:14:42de différents pays
01:14:43des rois
01:14:43des émirs
01:14:44ils ont dit
01:14:45nous aimerions le faire autrement
01:14:46nous aimerions investir
01:14:48aux Etats-Unis
01:14:48des milliards
01:14:49et des milliards de dollars
01:14:50et continuer d'établir des records
01:14:52il n'y a jamais eu
01:14:53une période comme celle-ci
01:14:54pour les Etats-Unis
01:14:55avec les usines
01:14:56avec les sites de production
01:14:58avec tout le reste
01:14:58nous aimerions investir
01:15:00énormément aux Etats-Unis
01:15:01plutôt que de payer
01:15:02un droit de passage
01:15:03et j'aime bien cette idée
01:15:05en fait parce que
01:15:05je ne pense pas
01:15:06que qui que ce soit
01:15:07devrait pouvoir faire payer
01:15:08un droit de passage
01:15:09pour les détroits d'Hormuz
01:15:10ou pour n'importe quel autre détroit
01:15:12je ne pense pas
01:15:13que qui que ce soit
01:15:14devrait vraiment être
01:15:15dans cette position
01:15:19Voilà Donald Trump
01:15:20sur sa taxe
01:15:21donc abandonnée
01:15:22à Hormuz
01:15:23le détroit
01:15:23qui restera fermé
01:15:25jusqu'à la fin
01:15:26des actes d'agression
01:15:27dit-on ce matin
01:15:28du côté des Iraniens
01:15:29le flou qui est persistant
01:15:31donc dans la région
01:15:32ce qui pousse
01:15:32les Émirats Arabes Unis
01:15:33à renforcer
01:15:34leurs solutions
01:15:35de contournement
01:15:36notamment la sortie
01:15:37à Fujaira
01:15:38dans le golfe d'Oman
01:15:39où là les Émirats
01:15:40veulent construire
01:15:40un nouveau port
01:15:41Margot Fodéré
01:15:42Oui c'est un projet
01:15:43à plusieurs millions de dollars
01:15:44qui est porté
01:15:44par DP World
01:15:46le géant portuaire
01:15:47émirati
01:15:48et donc concrètement
01:15:48il s'agirait d'abord
01:15:50d'agrandir
01:15:51la plateforme
01:15:52qui existe déjà
01:15:52à Fujaira
01:15:53donc au sud
01:15:54du détroit d'Hormuz
01:15:55en ajoutant
01:15:56un nouveau terminal
01:15:57de conteneurs
01:15:57mais aussi
01:15:58en parallèle
01:15:59de construire
01:15:59un nouveau port
01:16:00sur cette même côte
01:16:01de l'Émirat de Fujaira
01:16:03alors si le chantier
01:16:04est validé
01:16:04il faudra encore
01:16:05attendre au moins
01:16:0618 mois
01:16:06pour que les nouvelles
01:16:08infrastructures
01:16:08sortent de terre
01:16:09mais tout cela
01:16:10illustre clairement
01:16:11la volonté des Émirats
01:16:12de renforcer
01:16:13leur activité
01:16:14sur la côte Est
01:16:16d'ailleurs
01:16:16cette stratégie
01:16:17de diversification
01:16:18a porté ses fruits
01:16:19puisqu'au mois de juin
01:16:20les Émirats Arabes Unis
01:16:22ont réussi à exporter
01:16:233,8 millions de barils
01:16:24par jour
01:16:25selon Kepler
01:16:25c'est 20% de plus
01:16:27qu'avant la guerre
01:16:27et pour tirer profit
01:16:28de ces nouvelles routes
01:16:29Margot
01:16:30les Émirats
01:16:30ont aussi mis en place
01:16:31d'autres stratégies
01:16:32c'est vrai
01:16:33d'abord
01:16:33les Émirats
01:16:34ont fortement augmenté
01:16:35leur production de pétrole
01:16:37ces dernières semaines
01:16:38plus 80%
01:16:39au mois de juin
01:16:40alors cette hausse
01:16:41a été rendue possible
01:16:42par la sortie
01:16:43de l'OPEP
01:16:44qui a permis aux Émirats
01:16:45de s'affranchir
01:16:46des quotas de production
01:16:47et puis ensuite
01:16:48sur le volet commercial
01:16:49Adnock
01:16:49donc c'est la compagnie
01:16:50pétrolière
01:16:52Emirati
01:16:52compte facturer
01:16:53un supplément
01:16:54à tous les acheteurs
01:16:55qui veulent s'approvisionner
01:16:57à Fujaira
01:16:58justement
01:16:59pour éviter
01:17:00les aléas
01:17:00dans le détroit d'Hormuz
01:17:01la prime sera
01:17:02de 80 cents
01:17:03de dollars
01:17:03par baril
01:17:04pour le pétrole
01:17:05qui est issu
01:17:06des gisements
01:17:06de Huppers Akum
01:17:08et de Das
01:17:09et la prime
01:17:09montera même
01:17:10à 1 dollar
01:17:11par baril
01:17:11pour le pétrole
01:17:12qui vient d'un troisième gisement
01:17:13Merci Margot Fodéré
01:17:15à noter que du côté
01:17:15du Qatar
01:17:16il y a le Premier ministre
01:17:17français
01:17:18qui est arrivé sur place
01:17:19hier soir
01:17:20dépêché par Emmanuel Macron
01:17:21pour présenter
01:17:23les condoléances
01:17:24de la France
01:17:24après la mort
01:17:25de l'ancien émir
01:17:26Sheikh Ahmad
01:17:26Ben Khalifa
01:17:27Altani
01:17:28ce week-end
01:17:28Sébastien Lecornu
01:17:29qui est aussi attendu
01:17:30à Rabat
01:17:31aujourd'hui Léo
01:17:31pour parler
01:17:32avec son homologue
01:17:33marocain
01:17:34économie
01:17:34investissement
01:17:35et infrastructures
01:17:36et alors sur ce terrain
01:17:38le symbole
01:17:38du réchauffement
01:17:39des relations
01:17:40avec le Maroc
01:17:40c'est le ferroviaire
01:17:41notamment à l'approche
01:17:42de la coupe du monde 2030
01:17:44qu'a organisée là-bas
01:17:45Jean-Baptiste Huet
01:17:47en avril dernier
01:17:48Mohamed VI
01:17:48a lui-même lancé
01:17:49les travaux d'extension
01:17:50de la ligne à grande vitesse
01:17:51jusqu'à Marrakech
01:17:52un chantier de 430 km
01:17:53de lignes nouvelles
01:17:54pour relier à terme
01:17:55Tangier à Marrakech
01:17:56à 320 km heure
01:17:57plus de 5 milliards d'euros
01:17:59sur ce projet
01:18:00les groupes français
01:18:01ont déjà engrangé
01:18:01plus d'un milliard d'euros
01:18:02de commandes
01:18:03Alstom fournira
01:18:0418 TGV
01:18:05à Vélia Horizon
01:18:05pour 781 millions d'euros
01:18:07Colas a décroché
01:18:09près de 430 millions
01:18:10pour les voies
01:18:11les caténaires
01:18:12et les sous-stations
01:18:12mais le Maroc
01:18:13ne met pas tous ses oeufs
01:18:15dans le même panier
01:18:15des trains conventionnels
01:18:16ont aussi été commandés
01:18:17à l'Espagnol CAF
01:18:18et au Sud-Coréen
01:18:19Hyundai Rotem
01:18:20deux contrats
01:18:21assortis d'engagement
01:18:22d'intégration industrielle locale
01:18:24avec l'objectif
01:18:24de faire émerger
01:18:25une filière ferroviaire marocaine
01:18:27capable à terme
01:18:28d'exporter vers l'Afrique
01:18:30alors oui
01:18:30la France garde
01:18:31le marché le plus prestigieux
01:18:32celui de la grande vitesse
01:18:33mais elle a dû
01:18:34le disputer sur le reste
01:18:36c'est bien tout l'enjeu
01:18:37de la visite
01:18:37de Sébastien Lecornu
01:18:38entretenir ce partenariat
01:18:40d'exception
01:18:40car s'il ouvre à Paris
01:18:42des portes économiques
01:18:43depuis la reconnaissance française
01:18:44du plan d'autonomie
01:18:45sur le Sahara
01:18:46il ne les verrouille pas
01:18:47pour autant
01:18:48et juste au nord
01:18:49de Tangier
01:18:50il y a une frontière
01:18:51qui s'est effacée
01:18:52celle tenue
01:18:53celle entre l'Espagne
01:18:55et Gibraltar
01:18:55le territoire britannique
01:18:56qui intègre
01:18:58l'espace Schengen
01:18:59après l'accord signé hier
01:19:00entre l'UE
01:19:00et le Royaume-Uni
01:19:01à Bruxelles
01:19:01les barrières
01:19:02sur les personnes
01:19:03et sur les biens
01:19:04sont donc supprimées
01:19:05Alexandra Pagé
01:19:07Gibraltar
01:19:0840 000 habitants
01:19:09au sud de la péninsule ibérique
01:19:10l'enclave britannique
01:19:12accueille chaque jour
01:19:1215 000 travailleurs espagnols
01:19:14et dépend fortement
01:19:16de cette main d'oeuvre
01:19:16pour eux
01:19:17fini le parcours
01:19:18du combattant
01:19:19les contrôles systématiques
01:19:20les files d'attente
01:19:21aux postes frontières
01:19:22cet accord
01:19:23va aussi faciliter
01:19:24la vie des entreprises
01:19:25et favoriser
01:19:26le commerce
01:19:26le tourisme
01:19:27et les investissements
01:19:28des deux côtés
01:19:29de la frontière terrestre
01:19:30de la linéa
01:19:31les voyageurs
01:19:32en provenance
01:19:33du Royaume-Uni
01:19:33s'ils arrivent
01:19:34à l'aéroport
01:19:35ou au port
01:19:35devront désormais
01:19:36se soumettre
01:19:37aux règles en vigueur
01:19:38dans l'espace Schengen
01:19:39donc à l'enregistrement
01:19:40biométrique
01:19:41prise de photos
01:19:42et empreintes digitales
01:19:43avec une économie fondée
01:19:45sur les services financiers
01:19:46le tourisme
01:19:47les jeux d'argent
01:19:48en ligne
01:19:48Gibraltar accueille
01:19:4910 millions de visiteurs
01:19:51chaque année
01:19:51et affiche
01:19:52l'un des revenus
01:19:53par habitant
01:19:53les plus élevés au monde
01:19:54ce qui explique
01:19:55que Madrid
01:19:56n'est jamais vraiment
01:19:57renoncé à sa souveraineté
01:19:58cédé à la couronne britannique
01:20:00en 1713
01:20:01objet de puits
01:20:02de tensions diplomatiques
01:20:03récurrentes
01:20:04entre Londres
01:20:05Madrid
01:20:05et Bruxelles
01:20:06on revient en France
01:20:07après le Sénat
01:20:08les députés
01:20:08publient à leur tour
01:20:09leur rapport
01:20:09sur l'imposition
01:20:10des gros patrimoines
01:20:11suite à la commission
01:20:12d'enquête
01:20:13qui avait été créée
01:20:14après les déclarations
01:20:15explosives
01:20:16d'Eric Lombard
01:20:17l'ancien ministre
01:20:18de l'économie
01:20:1813 000 contribuables
01:20:20parmi les plus aisés
01:20:21échappent à l'impôt
01:20:23sur le revenu
01:20:23avait-il assuré
01:20:24alors après 6 mois
01:20:25d'enquête
01:20:26les députés
01:20:26vont rendre
01:20:27leurs conclusions
01:20:28elles seront
01:20:29a priori
01:20:30partielles
01:20:31Caroline Morisseau
01:20:33Comme les sénateurs
01:20:34les députés
01:20:35vont insister
01:20:35sur le manque
01:20:36de données
01:20:36un problème
01:20:37que l'ex-ministre
01:20:38des comptes publics
01:20:39Amélie de Montchalin
01:20:40a d'ailleurs
01:20:41pointé du doigt
01:20:41lors de son audition
01:20:42La direction générale
01:20:44des finances publiques
01:20:44la DGFIP
01:20:45la direction générale
01:20:46du Trésor
01:20:46l'INSEE
01:20:47l'Institut des politiques publiques
01:20:49vous ont tous dit
01:20:49je crois devant cette commission
01:20:50qu'ils travaillent
01:20:52tous
01:20:53et avec beaucoup
01:20:54d'énergie
01:20:55et beaucoup de sens
01:20:56je crois
01:20:56et de rigueur
01:20:57mais néanmoins
01:20:58ils travaillent tous
01:20:58avec des données
01:20:59partielles
01:21:00et donc une forme
01:21:01d'approximation
01:21:01Autre constat
01:21:02comme le souligne
01:21:03l'un des membres
01:21:04de la commission
01:21:05il faut en finir
01:21:06avec l'idée
01:21:06qu'il y a plus de fraude
01:21:08chez les plus aisés
01:21:09il dispose d'outils
01:21:09d'optimisation
01:21:10parfaitement légaux
01:21:11et comme le souligne
01:21:12l'ex-ministre de l'économie
01:21:14Éric Lombard
01:21:14aujourd'hui
01:21:15il n'hésite plus
01:21:16à les utiliser
01:21:17je pense qu'il y a
01:21:18sans doute
01:21:18de nombreuses années
01:21:19je dirais
01:21:20entre guillemets
01:21:20ça ne se faisait pas
01:21:21où les ménages fortunés
01:21:23n'avaient pas ce réflexe
01:21:24ou ne pensaient pas
01:21:25qu'on pouvait faire cela
01:21:27alors qu'il y a
01:21:28une adhésion à l'impôt
01:21:30qui est moindre
01:21:30aujourd'hui
01:21:31et qui fait que
01:21:32beaucoup de personnes
01:21:32se disent
01:21:33j'ai la possibilité
01:21:35de réduire mon impôt
01:21:37faisons-le
01:21:37pas de big bang fiscal
01:21:39irréaliste
01:21:40à attendre du rapport
01:21:41préviennent les députés
01:21:42mais une vingtaine
01:21:43de mesures concrètes
01:21:44afin d'alimenter
01:21:45le futur débat budgétaire
01:21:46selon nos informations
01:21:48l'idée proposée
01:21:49par Philippe Aguillon
01:21:50flécher une partie
01:21:51des gros héritages
01:21:52vers des fonds d'investissement
01:21:53ne devrait pas
01:21:54figurer dans les recommandations
01:21:568h39
01:21:57les marchés
01:21:58votre rendez-vous
01:22:00avec N2F
01:22:01simplifiez le pilotage
01:22:03de vos dépenses professionnelles
01:22:09On attend des marchés européens
01:22:12orientés dans le rouge
01:22:14mais un très très très
01:22:15léger recul
01:22:16pour le CAC 40
01:22:17puisqu'on est proche
01:22:17de l'équilibre
01:22:18selon les contrats futurs
01:22:19alors que le DAX
01:22:20lui devrait marquer
01:22:21un recul
01:22:22un peu plus conséquent
01:22:24toujours dans un contexte
01:22:25de marchés asiatiques
01:22:27qui sont en ordre dispersés
01:22:29à l'heure actuelle
01:22:29le Nikkei
01:22:30lui est plutôt orienté
01:22:31dans le vert
01:22:31plus 1,49%
01:22:32le Shanghai Composite
01:22:33lui recule
01:22:34moins 0,44%
01:22:35le Hang Seng
01:22:36lui progresse
01:22:37plus 1,41%
01:22:39les marchés actions
01:22:40qui ont clôturé dans le vert
01:22:41aux Etats-Unis
01:22:42hier
01:22:43alors que
01:22:43l'indice d'inflation
01:22:44CPI
01:22:45pour les prix
01:22:45à la consommation
01:22:46a été publié
01:22:47il montre que
01:22:48l'inflation ralentit
01:22:49à 3,5% sur un an
01:22:50au mois de juin
01:22:51contre 4,2%
01:22:52le mois précédent
01:22:53grâce au recul
01:22:54notamment du prix de l'essence
01:22:55c'est une publication
01:22:56qui a rassuré les marchés
01:22:57qui veulent croire
01:22:57que la Fed
01:22:58ne relèvera pas
01:22:59ces taux
01:22:59lors de sa prochaine réunion
01:23:01de politique monétaire
01:23:01alors que Kevin Warsh
01:23:02s'exprime hier
01:23:04devant le Congrès
01:23:05et qui s'est engagé
01:23:06à bientôt faire appartenir
01:23:08la flambée
01:23:09de l'inflation
01:23:10au passé
01:23:11à noter quand même
01:23:12que l'OAT 10 ans
01:23:13est toujours aux alentours
01:23:13des 3,90%
01:23:14elle est remontée
01:23:15sur ses niveaux
01:23:16elle était même
01:23:17jusqu'à 3,92% hier
01:23:19alors que
01:23:19le baril de Brent
01:23:21est lui toujours
01:23:21aux alentours
01:23:22des 85 dollars
01:23:22depuis hier
01:23:23le WTI est lui
01:23:24toujours aux alentours
01:23:25des 80 dollars
01:23:26un petit peu moins
01:23:27à l'heure actuelle
01:23:2779 dollars
01:23:28Donald Trump
01:23:29qui avait annoncé
01:23:30hier
01:23:30mettre en place
01:23:31une taxe
01:23:32sur les navires
01:23:33qui passaient
01:23:33par le détroit
01:23:34d'Hormuz
01:23:35une taxe de 20%
01:23:36pour accompagner
01:23:37et acheminer les navires
01:23:38il est revenu
01:23:39sur cette décision
01:23:40aujourd'hui
01:23:41mais les prix du pétrole
01:23:43sont restés
01:23:43au même niveau
01:23:44parmi les actions
01:23:45et les valeurs
01:23:46que l'on pourra suivre
01:23:47aujourd'hui
01:23:47on regardera bien sûr
01:23:48aux Etats-Unis
01:23:49l'évolution des banques
01:23:49alors que 5 grandes banques
01:23:51ont publié leurs résultats
01:23:52hier
01:23:52Wells Fargo
01:23:52JP Morgan
01:23:53Goldman Sachs
01:23:54Bank of America
01:23:54et Citigroup
01:23:56toutes portées
01:23:56par une activité de trading
01:23:57qui a très bien marché
01:23:59grâce à la volatilité
01:24:00sur les marchés
01:24:01mais aussi grâce à l'IPO
01:24:02de SpaceX
01:24:02qui a permis
01:24:03de générer
01:24:04de nombreuses commissions
01:24:05pour les banques
01:24:06qui ont accompagné l'IPO
01:24:07et puis en Europe
01:24:08on suivra
01:24:08l'évolution de ASML
01:24:10et Richemont
01:24:10un ASML
01:24:11qui a annoncé
01:24:12un bénéfice
01:24:13et un chiffre d'affaires
01:24:14au-delà des attentes
01:24:15pareil pour Richemont
01:24:16pour le premier trimestre
01:24:17de son exercice décalé
01:24:18Merci Nicolas
01:24:20on se retrouve
01:24:20de toute façon
01:24:21dans un instant
01:24:21pour le club de la bourse
01:24:23mais avant cela
01:24:23c'est le monde qui bouge
01:24:26Good Morning Business
01:24:28le monde qui bouge
01:24:29Annalisa Capellini
01:24:30les Européens
01:24:30travaillent pour imposer
01:24:31un nouveau train
01:24:32de sanctions
01:24:33à la Russie
01:24:34mais il y a un pays
01:24:35qui fait de la résistance
01:24:36c'est la Bulgarie
01:24:37Oui et il y a une raison
01:24:38c'est que dans ce nouveau
01:24:40paquet de sanctions
01:24:41contre la Russie
01:24:42il y a des dizaines
01:24:43de personnes physiques
01:24:44qui sont visées
01:24:44il y a des dizaines
01:24:45d'entités
01:24:45des banques
01:24:46des entreprises
01:24:46et il y a aussi
01:24:47deux personnalités notables
01:24:49il y a le patriarche Kirill
01:24:51c'est le chef
01:24:52de l'église orthodoxe russe
01:24:53c'est lui vous savez
01:24:54qui avait parlé
01:24:55d'une guerre sainte
01:24:56pour qualifier
01:24:57l'invasion de l'Ukraine
01:24:58et il y a
01:24:59Vagit Alek Pekhov
01:25:00qui est l'homme fort
01:25:02de Lukoil
01:25:03alors ces deux personnes
01:25:04sont inacceptables
01:25:05pour Sofia
01:25:06c'est inacceptable
01:25:06de les sanctionner
01:25:07pourquoi ?
01:25:08pour le premier
01:25:09il y a évidemment
01:25:09des raisons symboliques
01:25:11religieuses évidentes
01:25:11les bulgares
01:25:12qui sont orthodoxes
01:25:14ne peuvent pas accepter
01:25:15que le chef
01:25:15de l'église orthodoxe
01:25:16russe
01:25:17soit sanctionné
01:25:18et pour ce qui concerne
01:25:19Lukoil
01:25:19les inquiétudes sont
01:25:20purement économiques
01:25:22puisque c'était
01:25:23cette entreprise russe
01:25:24qui exploitait
01:25:25la seule raffinerie du pays
01:25:26à Bourgaz
01:25:27sur la mer Noire
01:25:28jusqu'à la fin
01:25:29de l'année dernière
01:25:29quand l'administration américaine
01:25:31a imposé des sanctions
01:25:32tellement lourdes
01:25:33tellement bloquantes
01:25:34que la Bulgarie
01:25:35a été obligée
01:25:36de récupérer
01:25:37les activités
01:25:38de la raffinerie
01:25:39ce pourquoi
01:25:40Lukoil menace aujourd'hui
01:25:41de demander à la Bulgarie
01:25:423 milliards d'euros
01:25:43d'indemnisation
01:25:44on comprend donc
01:25:45pourquoi
01:25:46Romain Radev
01:25:47le premier ministre bulgare
01:25:48considère que
01:25:49imposer des sanctions
01:25:50à Lukoil
01:25:51reviendrait à se tirer
01:25:52une balle dans le pied
01:25:53je le cite
01:25:54et donc pourquoi
01:25:55il refuse d'autoriser
01:25:56des sanctions
01:25:57qui pourraient nuire
01:25:58à la Bulgarie
01:25:58et à son économie
01:26:00alors selon les informations
01:26:01d'Euronews
01:26:01ces deux noms
01:26:02auraient déjà été retirés
01:26:04de la liste
01:26:05on verra
01:26:05ce qu'il en est
01:26:06la Bulgarie serait donc
01:26:07en train de se battre
01:26:08sur un troisième nom
01:26:09d'un troisième ressortissant russe
01:26:11selon le premier ministre bulgare
01:26:13les européens
01:26:14seraient en train
01:26:15d'accepter
01:26:15de retirer également
01:26:17ce troisième nom
01:26:18on ne sait pas exactement
01:26:19de qui il s'agit
01:26:19mais selon Romain Radev
01:26:22ça serait un homme d'affaires
01:26:23lié au bon fonctionnement
01:26:25du métro
01:26:25de la capitale bulgare
01:26:26la Bulgarie qui fait donc
01:26:27traîner les choses
01:26:28et ça peut avoir
01:26:28des conséquences
01:26:29Annalisa
01:26:29oui des conséquences
01:26:30très concrètes
01:26:31ce paquet de sanctions
01:26:32a été présenté
01:26:33au début du mois de juin
01:26:34par la commission
01:26:35on y est encore
01:26:36on n'arrive pas
01:26:36à se mettre d'accord
01:26:37et il est vraiment déterminant
01:26:38ce paquet
01:26:39parce que pour la première fois
01:26:40il cible la pêche
01:26:41il cible les secteurs crypto
01:26:43pour empêcher la Russie
01:26:44de contourner les sanctions
01:26:45il cible les services financiers
01:26:47bref à Bruxelles
01:26:47on explique que c'est vraiment
01:26:48nécessaire pour
01:26:49pour arriver à achever
01:26:51finalement l'économie russe
01:26:52qui souffre déjà beaucoup
01:26:53il y a aussi
01:26:54la révision du plafond
01:26:56du prix du pétrole russe
01:26:57fixé par l'Union Européenne
01:26:58qui doit être ajusté
01:26:59tous les six mois
01:27:00le but c'est évidemment
01:27:01qu'il reste en dessous
01:27:02du prix de marché
01:27:03pour que la Russie
01:27:04s'enrichisse le moins possible
01:27:05avec son pétrole
01:27:06donc si on n'arrive pas
01:27:07à s'entendre aujourd'hui
01:27:08en Europe
01:27:08et bien le prix passerait
01:27:10de 44 euros
01:27:11à 58 euros
01:27:12le baril
01:27:13c'est très proche
01:27:14du cours actuel
01:27:14et donc ça rendrait la mesure
01:27:16presque inutile
01:27:17c'est pour ça
01:27:18que les Européens
01:27:19accèdent aux demandes
01:27:20des Bulgares
01:27:20c'est parce qu'il faut
01:27:21absolument approuver
01:27:22ce nouvel sanction aujourd'hui
01:27:23très rapidement
01:27:24les Bulgares
01:27:25qui de façon générale
01:27:26font obstruction
01:27:26contre toute mesure
01:27:27contre Moscou
01:27:28oui absolument
01:27:29c'est le seul gouvernement
01:27:30en Europe
01:27:30qui soit aussi frileux
01:27:32sur l'Ukraine
01:27:32et en même temps
01:27:33qui prenne des positions
01:27:34de plus en plus proches
01:27:35de celles du Kremlin
01:27:36il y a quelques jours
01:27:37seulement le Premier ministre
01:27:38Bulgaard avait refusé
01:27:39l'invitation d'Emmanuel Macron
01:27:40à participer à la coalition
01:27:41des volontaires
01:27:42pour l'Ukraine
01:27:43quelques jours auparavant
01:27:44il avait annoncé
01:27:45que la Bulgarie
01:27:45ne fournirait plus
01:27:46d'armes d'Etat
01:27:47à l'Ukraine
01:27:48bref il y a vraiment
01:27:49un glissement
01:27:50vers des positions
01:27:50de plus en plus proches
01:27:51de celles de la Russie
01:27:52c'est un sentiment
01:27:53pro russe
01:27:54qui trouve un écho
01:27:55au sein de la population
01:27:56Bulgares
01:27:5645% des Bulgares
01:27:58s'opposent aux sanctions
01:27:58contre la Russie
01:27:59c'est le double
01:28:00de la moyenne
01:28:01de l'Union Européenne
01:28:01le rôle de Bruxelles
01:28:03donc aujourd'hui
01:28:03c'est d'arriver à comprendre
01:28:04quels compromis
01:28:05on peut faire
01:28:06qu'est-ce qu'on est prêt
01:28:07à lâcher
01:28:08pour arriver à faire approuver
01:28:09ce paquet de sanctions
01:28:10si important
01:28:11pour les Européens
01:28:12Merci beaucoup
01:28:12Annalisa Capellini
01:28:13chronique à retrouver
01:28:14évidemment Henri Plas
01:28:16sur notre appli
01:28:16et sur notre site
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