- il y a 3 semaines
Avec Antoine Léaument, député LFI de l'Essonne
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Benjamin Glaze.
00:07Il est 8h12, vous êtes bien sûr Sud Radio, mon invité politique ce matin, c'est Antoine Léaumant, député LFI
00:11de la 10e circonscription de l'Essonne.
00:14Antoine Léaumant, bonjour.
00:15Bonjour.
00:15Et merci d'être avec nous au menu ce matin, la présidentielle bien évidemment, mais aussi le combat que vous
00:19menez contre cette présomption d'usage légitime de l'arme pour les forces de l'ordre.
00:24On parlera également du droit à l'aide à mourir, puisque c'est aujourd'hui qu'a lieu le vote
00:28définitif à l'Assemblée.
00:29Vous vous prononcerez à ce sujet tout à l'heure.
00:31Mais d'abord un mot sur les incendies, 32 000 hectares brûlés depuis le début de l'année, c'est
00:35plus qu'en 2025.
00:37Est-ce que la France s'est véritablement donné les moyens de lutter efficacement contre ces feux de forêt, Antoine
00:43Léaumant ?
00:43Non, et je le regrette.
00:45D'abord je voudrais dire un mot de soutien aux pompiers qui sont en ce moment en train de lutter
00:49contre ces incendies,
00:50et qui malheureusement luttent sans les moyens qu'Emmanuel Macron avait promis.
00:54Je me souviens, après les incendies en Gironde en 2022, Emmanuel Macron avait dit qu'on allait planter un milliard
01:01d'arbres,
01:01il avait dit qu'on allait donner 150 millions d'euros pour les pompiers justement,
01:06et puis qu'on allait renouveler la flotte de Canadair.
01:08Rien de tout ça n'a été fait malheureusement.
01:10Aujourd'hui pour information on en est à 80 millions d'arbres plantés sur les un milliard qu'avait prévus
01:15Emmanuel Macron.
01:15Et puis il y a un système qui est responsable de ce dérèglement climatique,
01:19qui est un système économique, le capitalisme,
01:22qui est prédateur sur la nature,
01:24qui ne reconstitue pas ce dont la nature a besoin pour pouvoir se régénérer.
01:28C'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon,
01:30les incendies sont une conséquence de la stupidité du capitalisme.
01:34Le lien n'est pas forcément évident à première vue,
01:36entre les incendies qu'on a, par exemple dans les Pyrénées-Orientales,
01:40à Fontainebleau, le feu est fixé désormais,
01:42et puis le capitalisme à côté.
01:43Et parce que c'est un système économique qui existe depuis maintenant plus d'un siècle,
01:47et qui a des effets qui se prolongent dans la durée.
01:50Le changement climatique, nous l'avons toujours dit,
01:52n'est pas un changement qui intervient d'un coup.
01:54Là aujourd'hui nous avons les conséquences de dizaines d'années d'inactions climatiques,
01:59et d'ailleurs pour lesquelles le gouvernement d'Emmanuel Macron a été condamné.
02:02Et ce système économique, il exerce une prédation sur la nature,
02:05dans un système qui utilise une énergie carbonée, des énergies carbonées.
02:10Et aujourd'hui on le voit,
02:10quand nous, nous parlons par exemple de diminuer notre consommation d'énergie
02:15avec la rénovation thermique du bâti,
02:16et bien on a en face de nous des macronistes
02:18qui divisent par 3 en 3 ans le fond vert
02:20qui servait justement à la rénovation thermique du bâti.
02:22Vous vous tenez pour responsable Emmanuel Macron ?
02:23Bien sûr.
02:24De ces instances.
02:25Évidemment.
02:25Mais je tiens non seulement responsable Emmanuel Macron,
02:27mais en plus de ça, les ultra-riches de notre pays,
02:30qui ont vu leur fortune être multipliées par 2
02:32sous le mandat d'Emmanuel Macron quand même.
02:34On est passé pour les milliardaires de 600...
02:35Vous voulez d'ailleurs créer un ISF climatique, c'est ça ?
02:38Oui, bien sûr. On ne met pas seulement un ISF climatique.
02:40On veut en plus de ça taxer beaucoup plus fortement le patrimoine des ultra-riches
02:45parce que, si vous voulez, dans la période du pouvoir d'Emmanuel Macron,
02:49leur fortune est passée de 600 milliards d'euros à 1200 milliards d'euros.
02:52Moi j'aimerais bien savoir si les Français,
02:54ils ont vu comme les milliardaires de notre pays leur fortune doubler.
02:57Je n'en suis pas sûr, voyez-vous.
02:58Et je pense que ceux qui nous écoutent sont assez choqués.
03:00Mais c'est plus que ça.
03:02C'est que les ultra-riches, les 10% les plus riches sur la planète,
03:05sont responsables de 35% des émissions de gaz à effet de serre.
03:09Donc il y a une responsabilité climatique des ultra-riches.
03:12Et il y a deux possibilités face à ça.
03:14Soit dire, ah ben c'est pas grave, ils se sont enrichis parce qu'ils sont forts, etc.
03:17Soit dire, maintenant vous allez payer la note de ce que vous avez fait.
03:20Parce que c'est vous qui détruisez la planète
03:21par des investissements, notamment dans les énergies carbonées
03:24et dans les énergies pétrolières.
03:26Maintenant c'est aux riches de payer la facture de la planète qu'ils ont détruit.
03:30On n'a pas tous une responsabilité face au réchauffement climatique ?
03:33Les petits actes individuels peuvent faire des choses.
03:35Mais pardon, c'est pas moi qui décide qu'on va mettre par exemple
03:39des emballages plastiques partout dans les supermarchés,
03:42dans ce qu'on achète dans les supermarchés.
03:44C'est pas moi qui décide de faire des investissements dans l'industrie pétrolière
03:48plutôt que de faire des investissements dans les énergies renouvelables.
03:50C'est pas moi qui ai décidé de supprimer des postes à l'ONF
03:53alors qu'il aurait fallu, l'ONF qui s'occupe des forêts,
03:56alors qu'il aurait fallu en recréer.
03:58Donc il y a des responsabilités économiques d'abord, des ultra-riches,
04:01et ensuite politiques, de ceux qui font la politique au service des ultra-riches
04:04plutôt qu'au service du peuple et de la nature.
04:06Antoine Léaumont, député de l'Essonne, je le rappelle.
04:08Venons-en à la présidentielle, c'est important aussi.
04:11On arrive dans la dernière ligne droite, c'est dans un an,
04:12c'est à la fois loin et très proche.
04:15Un sondage vient de donner, il y a quelques jours,
04:17Jean-Luc Mélenchon en passe d'accéder au second tour dans certains scénarios.
04:20Je crois que c'est la première fois que ça arrive.
04:22Est-ce que vous en réjouissez ?
04:23Oui et non, c'est-à-dire, moi, déjà, j'ai fait un rapport assez détaillé sur les sondages
04:28et j'ai révélé des données qui n'avaient jamais été révélées.
04:30D'ailleurs, j'aimerais bien que la presse s'y intéresse davantage.
04:33Et dedans, j'ai réussi à comprendre pourquoi nous étions systématiquement sous-estimés dans les sondages.
04:38En fait, il y a une partie de la population qu'ils n'ont jamais, les instituts du sondage,
04:41c'est les jeunes et les milieux populaires.
04:43Ils ont des difficultés à percevoir une partie de la population.
04:46Donc, ils donnent une image faussée de la société.
04:48C'est comme si je venais dans les studios de Sud Radio et que comme il y a un certain
04:52nombre de personnes
04:53qui ne veulent pas répondre à mes questions, du coup, je faisais mon analyse sur cette base-là.
04:58Donc, c'est aussi là-dessus qu'ils basent leurs modèles, les jeunes qui votent moins.
05:01Bien sûr. Attendez, ce que je suis en train de vous dire, c'est qu'il y a une sous
05:04-estimation de nous dans les sondages.
05:05Qu'un sondage nous mette au deuxième tour...
05:07C'était le cas à une époque pour le FN devenu ARN.
05:09Tout à fait. Mais ce n'était pas pour les mêmes raisons.
05:12Mais peut-être que, justement, les modèles des instituts de sondage s'affinent et donneront de meilleurs...
05:19C'est triste, mais c'est l'inverse. Parce qu'ils ne veulent pas corriger, ou en tout cas, ils
05:22ne font pas l'effort pour corriger les problèmes que j'ai notamment posés et rendus publics.
05:27Mais par contre, je me satisfais d'une chose. C'est qu'effectivement, ils nous mettent au deuxième tour, alors
05:31que je considère qu'à l'heure actuelle, ils nous sous-estiment encore.
05:34Donc, vous pouvez les féliciter d'une certaine manière.
05:35Mais non, mais moi, ce que je constate, c'est qu'ils donnent des dynamiques. Ça, pour le coup, on
05:39ne peut pas l'enlever.
05:39Ça, on peut être d'accord là-dessus.
05:40Ça, on ne peut pas l'enlever. Et la personne, en ce moment, qui est en dynamique, c'est clair,
05:43c'est Jean-Luc Mélenchon. C'est le seul qui est dans une forme de progression continue depuis son entrée
05:48en campagne.
05:49Il a quand même pris 4 points depuis avril.
05:52Marine Le Pen reste tout de même. Il semble intouchable. Qu'est-ce qui pourrait l'empêcher, d'ailleurs, ne
05:57serait-ce que d'accéder au second tour ?
05:58Jean-Luc Mélenchon. Non, mais vraiment, c'est Jean-Luc Mélenchon, la seule personne qui le raccette.
06:03Vous pensez que Marine Le Pen ne peut pas être au second tour ?
06:05Oui, parce que les électeurs de Marine Le Pen ne voteront jamais pour une poursuite du système actuel.
06:10Et en revanche, si les électeurs de Marine Le Pen veulent, un, obtenir un pouvoir qui soit moins concentré dans
06:16les mains du président de la République,
06:18ce n'est pas avec Marine Le Pen que ça va arriver.
06:20Si les électeurs de Marine Le Pen veulent qu'on lutte contre le changement climatique...
06:23Donc, vous lancez un appel aux électeurs de Marine Le Pen, votez Jean-Luc Mélenchon.
06:26Mais je lance un appel à l'intégralité des gens pour voter Mélenchon.
06:29Là, vous parlez en tout cas des électeurs du RL.
06:31Moi, vous savez d'où je viens ?
06:32Moi, si j'avais pu voter en 2007, heureusement, je n'avais pas le droit de vote.
06:36Moi, j'aurais voté pour François Bayrou, qui était du Modem.
06:39D'accord ?
06:40Et j'ai été convaincu par quoi ?
06:41Par un programme politique qui me disait, il y a une crise financière qui a été créée par les banques,
06:46et personne ne demande aux banques de rendre des comptes de la crise financière qu'elles ont créée.
06:51C'était la crise des subprimes.
06:52Et M. Mélenchon, à l'époque, dans un bouquin qui s'appelait « Qu'ils s'en aillent tous »,
06:55m'expliquait, écoutez, dans nos textes, on dit que la souveraineté appartient au peuple,
06:59et au final, ce sont les banques qui décident de la politique économique
07:02et des politiques corrompues qui finissent par faire la politique au service des banques et des grandes sociétés capitalistes.
07:10Il n'y aura pas Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen à l'Élysée ?
07:13Vous savez qui a dit ça ? Raphaël Glucksmann ?
07:15Oui, bon courage à lui, parce qu'il faudrait déjà qu'il y arrive.
07:17Moi, écoutez, je n'ai pas envie de polémiquer spécifiquement avec Raphaël Glucksmann.
07:21Mais moi, ce que je dis aux personnes...
07:22Vous ne voulez pas fermer la porte à un éventuel rassemblement ?
07:25En tout cas, au second tour, si vous y arrivez...
07:27Moi, ce que je dis aux personnes qui veulent du changement dans ce pays,
07:30qui veulent qu'on mette au-devant les politiques de partage de la richesse,
07:33qu'on augmente les salaires, qu'on lutte contre l'augmentation sans fin des prix,
07:37qu'on redonne le pouvoir au peuple par une sixième république,
07:39qui mettrait en place le référendum d'initiative citoyenne,
07:42et qu'on lutte contre le changement climatique,
07:44et qu'on s'adapte au changement climatique,
07:45alors il y a un seul bulletin de vote.
07:46Marine Le Pen veut aussi donner davantage la parole aux citoyens.
07:49Ça, c'est ce qu'elle dit, mais elle est pour sortir de la cinquième république, Madame Le Pen.
07:51Elle n'est pas pour sortir de la cinquième république.
07:53Et tout ce qu'a voté le rassemblement national à l'Assemblée,
07:55c'est la même chose que la politique des macronistes.
07:57En fait, c'est une question de degré.
08:00Les macronistes mettent déjà en partie la politique de Marine Le Pen en place,
08:03et même celle de Jean-Marie Le Pen,
08:05puisqu'on a eu cette semaine un texte à l'Assemblée sur ce sujet.
08:07Antoine Léaumont, député à la FI de l'Essonne.
08:10Actuellement, vous menez un combat à l'Assemblée
08:12contre la présomption d'usage légitime de l'arme pour les forces de l'ordre.
08:15La loi, le texte qui a été adopté en tout cas en première lecture la semaine dernière.
08:18Pour vous, c'est accorder un permis de tuer aux policiers ou aux gendarmes.
08:22Ces mots, ils sont très forts.
08:23C'est ce que vous pensez ?
08:24Bien sûr.
08:25C'est ce que je pense,
08:26parce qu'il faut bien voir comment est pensé notre droit normalement.
08:29L'uniforme, porter l'uniforme, ça donne des droits supplémentaires.
08:32On est davantage protégé par le code pénal.
08:34C'est-à-dire, si vous êtes policier, que je vous insulte ou que je vous agresse,
08:37vous êtes davantage protégé par le code pénal.
08:39Mais le retour de ça,
08:41c'est que si jamais vous, policier,
08:43vous m'agressez ou vous m'insultez,
08:45je suis aussi davantage protégé par le code pénal.
08:47Or, pour l'instant, ce qui se passe, ce n'est pas ça.
08:49Pour l'instant, l'IGPN ne traite que très peu d'affaires.
08:53Et quand les affaires sont portées devant l'IGPN,
08:55la plupart du temps, elles aboutissent à des non-lieux.
08:58Elles ne sont même pas envoyées devant la justice.
09:00L'IGPN est quand même assez régulièrement saisie.
09:01Elle est beaucoup saisie.
09:03Vous considérez quand même que c'est un problème, j'espère.
09:05Parce que normalement, l'IGPN ne devrait jamais être saisie.
09:07Il ne devrait jamais y avoir de problème avec la police.
09:10Précisément parce qu'on confie à ceux qui ont l'uniforme
09:12le fait de faire respecter la loi.
09:14Et aujourd'hui, ce qui se passe avec cette loi permituée,
09:17et je l'appelle comme ça à dessein pour que tout le monde comprenne bien,
09:20c'est qu'on va considérer qu'un policier qui fait usage de son arme
09:23fait usage de son arme de manière légitime.
09:26Autrement dit...
09:26Dans quel cas ?
09:27Dans quel cas, Antoine Léoman ?
09:29Eh bien justement, il sera considéré comme avoir agi...
09:31Dans des situations quand même qui sont très peu nombreuses et très strictes.
09:34Écoutez bien, justement, c'est pour ça que cette loi est grave.
09:37Précisément ce que dit la loi, c'est qu'à l'heure actuelle,
09:39il y a des circonstances qui sont censées être très graves et très strictes.
09:42Déjà, on pourrait revenir dessus, parce que depuis que cette loi a été mise en place,
09:44il y a eu une augmentation des tirs policiers...
09:46En cas d'atteinte ou de menaces armées à leur vie, aux forces de l'ordre,
09:48en cas de périple meurtrier pour empêcher plusieurs meurtres ou tentatives de meurtre.
09:53C'est pas rien.
09:54Ou en cas de danger pour la vie des autres.
09:55Sauf que précisément, cette formule, en cas de danger pour la vie des autres,
09:59eh bien, elle est tellement floue que l'augmentation de l'usage des armes de la police
10:02depuis que ça a été mis en oeuvre, elle est considérable.
10:05C'est considérable. Ça a été mis en oeuvre en 2016,
10:06et c'était d'ailleurs un gouvernement socialiste,
10:08je mets des gros guillemets même si on ne les voit pas à la radio,
10:10un gouvernement socialiste de M. Cazeneuve à l'époque,
10:14qui avait mis ça en place.
10:15Et depuis qu'il y a eu ça, il y a eu à la fois une augmentation des tirs policiers
10:18et une augmentation du nombre de morts de la police.
10:22Et c'est bien ça qu'il faut comprendre.
10:24Moi, je n'ai pas de sujet avec le fait qu'un policier en état de légitime défense utilise son
10:27arme.
10:28Mais ce qui existait avant 2016, c'était la même chose pour tout le monde.
10:31C'est-à-dire que si un policier faisait usage de son arme,
10:33il devait faire la démonstration qu'il avait été en état de légitime défense,
10:37comme n'importe quel citoyen de la République française.
10:39Vous n'aimez pas la police ? Vous n'aimez pas les policiers ?
10:42Précisément, je les aime beaucoup.
10:43Et justement, bien aimer la police et la gendarmerie,
10:46c'est vouloir qu'elle n'ait pas des droits supérieurs aux autres citoyens.
10:48Je vais vous dire ce que dit l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du
10:51citoyen.
10:52Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable,
10:55s'il est jugé indispensable de l'arrêter,
10:57toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne
10:59doit être sévèrement réprimée par la loi.
11:01Ça veut dire que ça ne crée pas une irresponsabilité pénale.
11:03Ça, ça veut dire, l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme,
11:07il veut dire une chose.
11:08On dit qu'on doit contrôler davantage le pouvoir exécutif
11:11que n'importe quel autre pouvoir,
11:13parce que précisément le pouvoir exécutif, il a la force armée.
11:17Contrôler la force armée, ça n'est pas une petite chose.
11:20Ça n'est pas une petite responsabilité.
11:22Et par ailleurs, d'ailleurs, par des manques de formation...
11:23Protéger la police et les policiers, ce n'est pas un petit sujet non plus, Antoine Léau.
11:26Vous savez ce qu'il faudrait faire pour protéger la police ?
11:29Il faudrait leur donner un logiciel qui fonctionne.
11:30On a filé 200 millions d'euros à Capgemini
11:32pour avoir un logiciel de la police de rédaction des procédures pénales.
11:35Il n'y a toujours pas de logiciel de rédaction des procédures pénales.
11:37La gendarmerie en a un.
11:38C'est un logiciel qui est sous le logiciel libre.
11:40Il n'est toujours pas donné à la police parce que la police ne veut pas l'utiliser.
11:43Ça veut dire que si la France insoumise arrive au pouvoir,
11:45si Jean-Luc Mélenchon au pouvoir,
11:46vous mettrez davantage d'argent pour la police et la gendarmerie.
11:49Mais attendez, on peut rentrer dans le détail.
11:52On mettra davantage d'argent pour la police judiciaire.
11:55Écoutez-moi bien, police judiciaire.
11:56Vous savez quelle est la première cause, à mon avis, d'insécurité pour les Françaises et les Français aujourd'hui
12:01?
12:01C'est qu'il y a une diminution du taux de résolution des enquêtes.
12:04Quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir,
12:06si vous vous faisiez tuer,
12:07il y avait 86% des cas où il y avait un taux de résolution.
12:10C'est-à-dire on trouvait qui c'est qui vous avait tué.
12:12Aujourd'hui, vous savez à combien on est tombé ?
12:13On est tombé à 66% de résolution des enquêtes.
12:17C'est une baisse considérable du taux de résolution des enquêtes.
12:20Pourquoi ?
12:21Précisément parce qu'il n'y a pas de logiciel,
12:22mais aussi parce qu'on a baissé les moyens de la police judiciaire
12:24au profit de la police dit de terrain,
12:27c'est-à-dire du bleu dans les rues, comme dit Mme Le Pen.
12:29Ils ont mis en place la politique de Mme Le Pen.
12:31Ça fait baisser la sécurité de mettre en place cette politique-là.
12:33Et les filles désarment les policiers.
12:36Ils veulent donner aux policiers, aux gendarmes, des pistolets à roux.
12:39C'est Laurent Nunez qui l'est dit.
12:42Laurent Nunez est une personne qui est irrespectueuse du débat public.
12:45Est-ce que vraiment vous pensez que qui que ce soit chez nous
12:47voudrait qu'un policier aille par exemple dans une cage
12:51où on estime qu'il y aurait des kalachnikovs avec des pistolets à eau ?
12:53Bien sûr que non.
12:55Ce que nous disons, c'est que dans la gestion du maintien de l'ordre,
12:59dans les manifestations,
13:00les policiers ne doivent pas être équipés d'armes
13:02qui peuvent mutiler comme des LBD par exemple.
13:04Pardon, mais le mouvement des Gilets jaunes...
13:06Donc quoi du coup ?
13:07Le mouvement des Gilets jaunes...
13:08Donc armée comment dans ces cas-là ?
13:09Vous faites des politiques de désescalade.
13:12Et ce n'est pas très difficile, c'est ce que mettent en place les autres pays.
13:14Par exemple en Angleterre,
13:15les policiers ne sont pas armés du même type d'armes.
13:17Je signale que les LBD c'est quand même considéré comme des armes de guerre.
13:20C'est considéré comme tel.
13:21Et quand M. Nouniès à l'Assemblée Nationale nous a dit...
13:24Attendez, je vais aller jusqu'au bout de ça.
13:25M. Nouniès à l'Assemblée Nationale,
13:27il nous a dit
13:28les policiers et les gendarmes ne font jamais usage de leur arme par plaisir.
13:32Eh bien moi je vous invite à aller regarder la vidéo de Glupatate
13:34qui est sur les réseaux sociaux
13:35et vous verrez des extraits de la gendarmerie
13:38notamment faisant l'utilisage des armes
13:40où ils ont l'air plutôt contents de s'en servir.
13:41Je ne sais pas, c'est votre inquiétude.
13:42Parce que vous avez brandi la déclaration des droits de l'homme,
13:44elle vous a été retirée,
13:46c'est le règlement à l'Assemblée Nationale au perjoir.
13:47Mais si cette loi est contraire à la déclaration des droits de l'homme,
13:51le Conseil constitutionnel va l'invalider.
13:52Mais je l'espère bien.
13:53Mais en tout cas nous on va déposer un recours au Conseil constitutionnel.
13:57Mais je ne sais pas si vos auditeurs ont bien entendu ce que vous avez dit.
13:59Je suis monté à la tribune,
14:00j'ai montré la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
14:02Vous avez raison, c'est interdit de brandir des objets.
14:05Quel que soit l'objet.
14:06On parle de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
14:08C'est dans nos textes fondamentaux.
14:09Ça fait partie de nos textes constitutionnels.
14:12Et la présidente et reine de l'Assemblée Nationale,
14:14à ce moment-là,
14:15m'a fait donc enlever la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
14:17J'ai une pétition en tout cas à l'Assemblée Nationale
14:19sur le site de l'Assemblée qui a dépassé les 500 000.
14:21On verra s'il y a un débat.
14:23Et je vous invite à la signer.
14:24J'aimerais qu'on termine quand même,
14:26c'est l'une des actualités du jour,
14:27Antoine Léaumant,
14:27le vote définitif à l'Assemblée Nationale
14:29du texte sur l'aide à mourir.
14:32Sans surprise, celui-ci devrait être adopté.
14:34Est-ce que vous avez fait passer une consigne de vote
14:36à la France Insoumise ?
14:39Il n'y a pas de consigne de vote.
14:40C'est-à-dire, nous, on est favorable à ce texte
14:43dans la mesure où il était contenu dans notre programme.
14:45C'était le fait de pouvoir avoir une aide à mourir.
14:48C'est contenu dans notre programme.
14:49Et je veux dire,
14:50il y a beaucoup de gens qui ont vécu
14:52une souffrance de ce type-là
14:54et qui, parfois, voulaient choisir d'éteindre la lumière.
14:57Moi, j'ai partagé le résultat du vote
15:00lorsque nous avons eu, en dernière lecture,
15:02à l'Assemblée Nationale.
15:03Et je dois dire que les commentaires
15:04qu'on a eus sur les réseaux sociaux
15:06étaient des commentaires qui tranchaient beaucoup
15:08avec les mails qu'on recevait.
15:09On reçoit beaucoup de mails à l'Assemblée
15:11pour nous dire, ne votez pas cette loi, etc.
15:13Mais j'ai vu aussi beaucoup de commentaires
15:14de gens qui disaient, merci,
15:16parce que quand on a une souffrance,
15:18une maladie qui est incurable,
15:20qui fait souffrir,
15:20et notamment qui paralyse totalement,
15:22mais qui laisse le cerveau en activité,
15:24pour beaucoup de gens,
15:25c'est comme une prison intérieure.
15:27C'est comme être en prison
15:29à l'intérieur de son propre corps.
15:30Et donc, ce texte, pour moi,
15:32est un texte de liberté.
15:33Vous allez voter pour.
15:33Oui.
15:34Merci beaucoup, Antoine Léomand,
15:35d'avoir été avec nous ce matin
15:36sur Sud Radio, député LFI
15:38de la dixième circonscription de l'Essonne.
15:39Merci.
15:40Merci à vous.
15:40Et très bonne journée à vous.
15:41Il est 8h28.
15:43D'ailleurs, si vous voulez parler
15:44de ce droit à l'aide à mourir,
15:46vous nous appelez 0826 300 300.
15:48On revient d'ici là dans un instant
15:49avec les infos.
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