00:00Bonjour Jules, toi qui passes depuis des années maintenant du Barça à la sélection française,
00:05qu'est-ce qui reste plus fort dans le foot espagnol aujourd'hui et qu'est-ce qui est plus
00:09fort dans le foot français ?
00:11C'est une question difficile, je pense que la force de l'Espagne a toujours été très collective avec un
00:20jeu de possession,
00:21je pense que ça reste toujours aussi une grosse partie de leur ADN, toujours ce jeu de possession, d'essayer
00:29vraiment d'acculer l'adversaire
00:31et de le faire commettre des heures à force de créer de la fatigue aussi en courant derrière le ballon,
00:36en se nourrissant des espaces créés par ce mouvement de droite à gauche du terrain.
00:44Mais la France, je pense qu'on a un jeu qui est un peu différent, peut-être un peu plus
00:49basé sur, notamment en ce moment,
00:51basé sur la transition, même si on a toujours aimé avoir le ballon et qu'on aime l'avoir et
00:57on a envie de l'avoir aussi demain
00:58pour les faire déjouer. C'est peut-être quelque chose qui est moins marqué dans notre histoire, d'avoir vraiment
01:06un jeu de possession comme l'Espagne.
01:09Bonjour Jules, ici.
01:12Vous allez jouer demain à la demi-finale, le 14 juillet, est-ce que ça donne une dimension particulière à
01:17l'événement ?
01:18Et plus globalement, vous êtes une génération qui mettait plus en avant que les précédentes, l'attachement au pays, au
01:23fait de le représenter.
01:24Comment tu le ressens et l'expliques ?
01:26Bien sûr, c'est le 14 juillet, c'est la fête nationale. C'est aussi malheureusement, depuis quelques années, une
01:35date de deuil, notamment les attentats à Nice.
01:41On a aussi une pensée en ce jour, on aura aussi une pensée pour les familles des victimes.
01:48Mais c'est avant tout, bien évidemment, la fête nationale. On a envie vraiment de rendre les Français fiers, de
01:54toute façon, depuis le début de l'aventure.
01:57On est conscients aussi de tout le soutien. On voit vraiment beaucoup d'engouement et ça nous fait chaud au
02:02cœur.
02:02Après, au-delà de ça, ça reste une demi-finale avec énormément d'enjeux de Coupe du Monde.
02:08C'est quelque chose d'exceptionnel et c'est déjà une source de motivation assez forte.
02:14Donc, on espère que la fête sera belle.
02:44Pour moi, c'est une montre de confiance. On le fait toujours avec le Barça. On confie beaucoup en ses
02:52virtudes, en les virtudes de l'équipe où il joue.
02:56Donc, je le vois aussi comme une motivation extra pour lui. Et voilà, rien de plus.
03:05Bonjour, Jules. Sur ta droite, ici. Là, je te lève la main.
03:10Franck Rabiot, hier soir, a tenu un discours pour son anniversaire. Il y a eu des mots très forts. Je
03:15voulais savoir si ce discours-là vous a ému.
03:16Et d'une manière générale, si depuis le début de la phase finale, avec les événements et la striste aussi
03:21qui se sont passés,
03:22tu avais déjà senti lors d'une phase finale une force collective, une cohésion, une espèce de profondeur de relation,
03:28déjà en équipe de France depuis que tu y es. Merci beaucoup.
03:31Oui, le discours de Franck nous a touchés. C'était un très beau discours. Il a été aussi longtemps applaudi
03:37après ce discours parce qu'il était, comme il l'a dit, sincère.
03:41Ça venait du cœur et c'était un très beau discours. Il y a vraiment une très grosse cohésion qui
03:47se dégage de ce groupe déjà depuis le tout début.
03:50Mais même, je pense, au rassemblement qu'ils ont lu tout au long de la saison ou même, je pense,
03:55à 2022, on est aussi dans la continuité de ça, même 2024,
04:00où on a vraiment un groupe qui s'est construit ou qui vit très bien. Tout le monde a l
04:07'esprit de tourner vers le même objectif.
04:10Et c'est ça aussi qui fait notre force. Je pense que ça se sent sur le terrain qu'on
04:15prend du plaisir à jouer ensemble,
04:16qu'on joue les uns pour les autres, qu'on fait les efforts les uns pour les autres. Et demain,
04:21plus que jamais, il va falloir continuer à faire ça
04:23et le faire encore mieux si on veut atteindre la finale.
04:28Bonjour, Gilles. Sur ta gauche.
04:30Bonjour.
04:30Ça fait plusieurs années que tu côtoies Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé. On sait qu'ils sont très proches, très
04:35amis depuis un bon bout de temps.
04:37Comment tu décrirais leur relation et qu'est-ce que ça apporte au quotidien des Bleus ? Merci.
04:42Leur relation, elle est presque fraternelle, je dirais. C'est vrai qu'ils ont fait toute leur classe ensemble.
04:51Ils se connaissent depuis très, très longtemps. Et c'est aussi deux personnes qui mettent beaucoup de joie dans le
04:58groupe,
04:58que ce soit Ousmane comme Kylian. Ce sont deux personnes qui sont très chambreuses,
05:04comme aussi une grande majorité du groupe. Donc ça amène évidemment dehors du terrain beaucoup de joie,
05:11beaucoup de bonne humeur, beaucoup de positivité. Et après, sur le terrain, je pense que vous pouvez le constater par
05:17vous-même.
05:18C'est deux joueurs qui sont clés et qui ne font que faire des différences depuis le début de la
05:23Coupe du Monde.
05:23Donc on espère que demain, ça sera encore le cas.
05:27Deux questions rapidement.
05:30Bonjour Jules. En début de compétition, il y avait quelques doutes sur la force de l'équipe de France sans
05:36ballon,
05:36notamment sur la défense. Là, sur les trois matchs d'élimination directe, vous êtes en clean sheet.
05:40Est-ce que tu peux nous parler de comment vous ressentez, vous, la défense sur le terrain ?
05:44Et de manière plus spécifique, qu'est-ce que tu penses de la charnière avec William et Dayo ? Merci.
05:50Je pense qu'on fait un bon travail. Comme je l'avais dit auparavant, c'est aussi au-delà de
05:56la défense.
05:56C'est vraiment un effort qui est collectif.
06:00Ça démarre aussi d'en haut avec notre manière d'aller presser, d'aller gêner les premières relances et les
06:06premières lignes de passe.
06:07Et je pense qu'on est monté en puissance dans ce tournoi à ce niveau-là.
06:12Et donc forcément, quand aussi le travail est très bien fait en haut et au milieu, ça simplifie et ça
06:18nous expose un peu moins.
06:21Et concernant la charnière Dayo et William, je pense que c'est une charnière qui est très complémentaire, qui a
06:29de l'expérience, du haut niveau.
06:31Ils se connaissent très bien, ils ont déjà joué des compétitions ensemble.
06:35Et je pense qu'ils ont tous les deux leur force.
06:40Dayo est quelqu'un qui a cette tendance à aimer encore plus relancer, plus que Willow.
06:48Et Willow, je le vois vraiment comme aussi une force tranquille.
06:52On sait aussi qu'il a l'effort qu'il fait par rapport aux douleurs qu'il peut avoir.
07:00Mais je le trouve vraiment très, très fort aussi.
07:03Donc c'est une charnière qui est très solide.
07:14Oui, comme je l'ai dit, c'est deux équipes qui sont très offensives.
07:36On sait qu'il y a l'équipe de l'équipe de l'équipe de l'équipe de l'équipe
07:53de l'équipe.
07:55et aussi nous pouvons jouer un peu plus bas et exploser en transition,
08:00parce que nous avons beaucoup de qualités pour jouer ainsi.
08:04Donc, nous devons en compte que demain nous devons aussi avoir la pelota,
08:12parce que contre l'Espagne, nous ne pouvons pas laisser la pelota en 90 minutes,
08:17parce qu'au final, nous avons besoin d'espace, nous nous cansons et nous ne peut pas.
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