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  • il y a 22 heures
Violences en Afrique du Sud : le Nigeria demande des réparations [Africanews Today]

Le Nigeria ne décolère pas après les manifestations anti-immigrés en Afrique du Sud. Abuja veut demander au gouvernement sud-africain des réparations pour ses ressortissants expulsés du pays d’Afrique australe.  

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00:08Le Nigeria ne décolère pas après les manifestations anti-immigrées en Afrique du Sud.
00:13Abu Javeh demandait au gouvernement sud-africain des réparations pour ses ressortissants expulsés du pays d'Afrique australe.
00:25La récrudescence du phénomène des hommes de main au Kenya, des bandits armés utilisés dans un contexte de rivalité politique
00:32à l'approche des élections.
00:38Et puis au Soudan, Mohamed Hamdam Daglo condamné à mort par Conkhumas, le chef des rebelles des forces de soutien
00:45rapide était poursuivi par un tribunal pour des crimes de guerre.
00:52Bonjour et bienvenue. Vous regardez Africa News Today.
00:55De nombreux Nigérians sont rentrés au Berkai, fuyant les violences zénophobes en Afrique du Sud.
01:00Un départ au forcef qui oblige les infortunés à abandonner derrière eux le fruit de plusieurs années de travail.
01:06Aussi, le gouvernement nigérien demande le titre des compensations à Pretoria pour ses ressortissants.
01:13Le Nigeria a indiqué collecter les renseignements relatifs à ses ressortissants récemment revenus d'Afrique du Sud afin d'obtenir
01:21des indemnisations de la part du gouvernement sud-africain.
01:26Je travaillais dans le monde des affaires, mais nous ne nous sentions jamais à l'aise.
01:30On passe son temps à guetter la police ou les services d'immigration, à se demander s'ils vont débarquer
01:35ou non.
01:36On n'a pas l'esprit tranquille quand on travaille.
01:40De nombreuses manifestations anti-immigration ont secoué l'Afrique du Sud ces dernières semaines, poussant des milliers de ressortissants africains
01:47à quitter le pays.
01:50L'ambassadeur du Nigeria en Afrique du Sud, Alexandre Rajai, précise que les données recueillies auprès des rapatriés comprennent des
01:57informations telles que les entreprises, les véhicules et les biens immobiliers abandonnés.
02:02Si le Nigeria espère bien voir ses ressortissants indemnisés pour les biens qu'ils ont dû laisser derrière eux, le
02:09gouvernement sud-africain affirme ne pas être tenu de les dédommager.
02:14Selon certains experts, un dialogue plus approfondi entre les deux pays pourrait contribuer à protéger les intérêts des Nigérians concernés.
02:26Il peut y avoir une solution qui permettra de préserver les biens de la plupart des Nigérians qui s'y
02:32trouvaient.
02:33Deuxièmement, liquider et leur verser la valeur de leurs biens, propriétés et entreprises, voilà la solution politique que j'envisage.
02:40La deuxième solution serait d'ordre juridique et s'appuierait sur le fait que la constitution sud-africaine prévoit la
02:50protection des biens et des vies sur le territoire sud-africain.
02:56En cas de violation de cette disposition, il existe une loi municipale permettant aux Nigérians et aux Nigérians d'intenter
03:03une action en justice au sein du pays.
03:12A l'heure actuelle, aucun accord d'indemnisation n'a été conclu et le montant total des pertes subies par
03:18les ressortissants nigérians rapatriés n'a pas été confirmé.
03:27Au Kenya, le recours aux hommes armés dans un contexte de rivalité politique gagne du terrain.
03:32Le phénomène, souvent qualifié de répression informelle, inquiète les acteurs de la société civile à l'approche des élections.
03:41Au Kenya, la recrudescence du phénomène des goûnes ou hommes de main inquiète fortement les défenseurs des droits de l
03:47'homme.
03:48Il s'agit de personnes armées recrutées par des responsables politiques pour à peine 4 dollars
03:53afin d'intimider ou d'attaquer leurs adversaires.
03:59Chaque fois que la controverse politique s'intensifie au Kenya,
04:05on assiste à des atteintes aux droits de l'homme et aux libertés démocratiques que nous trouvons vraiment odieuses
04:10et qui sont systémiques.
04:13Cependant, nous constatons déjà la prolifération du goûnisme,
04:16c'est-à-dire des personnes payées par des acteurs politiques
04:19pour porter atteinte aux droits d'autrui, à des fins politiques.
04:26Dans un contexte de pauvreté et de rivalité politique exacerbée,
04:30les organisations de défense des droits de l'homme craignent que ces groupes déclenchent des violences incontrôlables
04:35à l'approche des élections prévues l'année prochaine.
04:41Ce que vous appelez le recours à des voyous est ce que les spécialistes appellent la répression informelle.
04:46La répression informelle consiste pour l'État à externaliser la violence des groupes informels.
04:52Elle sert deux objectifs.
04:53Premièrement, elle vise à délégitimer la cause des personnes ciliées.
04:57Deuxièmement, elle permet d'échapper à toute obligation de rendre des comptes.
05:05Dernier exemple en date, un rassemblement de l'opposition dans le sud-ouest du Kenya
05:09a été dispersé par des hommes armés, faisant un mort et plusieurs blessés.
05:15Des vidéos montrent des policiers observant la scène sans intervenir.
05:21Pour lutter contre ce goûnisme, nous avons besoin d'une police indépendante et forte,
05:25régie par la constitution, démocratique et agissant sur la base du renseignement
05:29et des besoins de la communauté.
05:33Les autorités affirment vouloir éradiquer le goûnisme,
05:36mais selon les analystes, le phénomène est profondément ancré de tous côtés
05:39et connaît une hausse remarquable depuis l'arrivée au pouvoir du président William Roto.
05:47Mohamed Daglo, condamné à mort dimanche par un tribunal soudanais,
05:51le chef des paramilitaires qui combattent l'armée depuis 2023,
05:54était accusé de crime de guerre dans la région du Darfour.
05:57Il a été condamné par Contumas.
06:01Au Soudan, Mohamed Hamdan Daglo, également appelé Emeti,
06:05le chef des forces de soutien rapide,
06:07a été condamné par Contumas par un tribunal de port soudan,
06:10ville contrôlée par l'armée soudanaise.
06:12Le chef de guerre et figure politique est accusé,
06:15avec 15 autres personnes, d'avoir assassiné un gouverneur régional.
06:18Ils ont aussi été reconnus coupables de crimes de guerre,
06:21crimes contre l'humanité, génocide et attaques contre des civils
06:25et des infrastructures publiques.
06:27Parmi les condamnés figurent le chef et adjoint de Daglo,
06:30Abdelraïm Hamdan Daglo,
06:32ainsi que plusieurs officiers des FSR
06:34et chefs tribaux issus des communautés arabes du Darfour occidental.
06:38L'affaire porte sur l'assassinat du gouverneur du Darfour occidental,
06:41Camisa Bakar, en juin 2023,
06:43peu après la prise d'El Jelina, la capitale de l'État, par les FSR.
06:47Le gouverneur a été tué quelques heures après avoir accusé le groupe armé
06:51et ses milices alliées d'avoir mené des attaques contre des civils.
07:02Suspecté du meurtre de sa famille, un fugitif britannique a comparé pour la première fois
07:06devant le tribunal de première instance de Johannesburg en Afrique du Sud.
07:10L'épouse et les deux enfants de Tsuma ont été retrouvés morts
07:14dans une maison du Bedfordshire la semaine dernière.
07:19En Afrique du Sud, un citoyen britannique d'origine zimbabouienne
07:23a comparu lundi devant le tribunal de première instance de Johannesburg
07:26pour répondre des accusations de détention illégale d'armes à feu.
07:31Dodana Kanisi Tsuma, 45 ans, a été arrêté vendredi
07:34lors d'une opération conjointe menée par les services de police sud-africains,
07:37le bureau central national d'Interpol, les services de renseignement criminel
07:43et l'unité d'enquête sur le crime organisé.
07:46Il est sur le point d'être extradé vers le Royaume-Uni.
07:50L'homme est recherché par les autorités britanniques
07:52dans le cadre de l'enquête sur la mort de son épouse,
07:55notamment Zandile Tsuma ainsi que de leurs deux filles.
07:58A la demande du procureur, le président de l'audience a accordé le report de l'affaire
08:02et ordonné que le suspect reste en détention provisoire,
08:05le temps de vérifier son statut juridique.
08:12Comme chaque semaine dans Africa News Today,
08:15place un autre agenda hebdomadaire avec les dates à retenir.
08:19Le Premier ministre français Sébastien Lecornu
08:22effectue une visite au Maroc du 15 au 16 juillet.
08:25Il participera notamment à la haute commission mixte franco-marocaine,
08:30une première depuis 2019.
08:36Début le 13 juillet en Ouganda du procès de l'opposant Kissa Besidje.
08:41Il est accusé de trahison.
08:43L'ancien médecin du président ougandais, Yoweri Museveni,
08:47avait été arrêté à Nairobi au Kenya en novembre 2024.
08:50Une interpellation qualifiée d'enlèvement par ses proches.
08:57Dernière ligne droite pour le Mondial 2026,
09:00c'est du 14 au 19 juillet avec les demi-finales et la finale.
09:04Aucune équipe africaine n'est en lice.
09:19Le Rwanda abrite du 13 au 19 juillet le festival des arts Umbuntu,
09:24un rendez-vous du théâtre, de la musique et de l'expression orale,
09:28qui se veut une plateforme pour promouvoir le dialogue,
09:32la réconciliation et le changement social.
09:43C'est la fin d'Africa News Today.
09:46A la semaine prochaine pour une nouvelle édition.
09:48Pour plus d'informations, restez sur africanews et africanews.com.
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