Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour
Ce lundi 13 juillet, Margot Prévost, repreneuse de Flowrette et cofondatrice d'Elnis, était l'invitée dans l'émission Good Morning Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Morning Business, Parole de Patron.
00:02Parole de Patron ce matin, c'est avec Margot Prévost, repreneuse de Florette et cofondatrice d'Elnis.
00:06C'est le groupe qui chapote Florette et d'autres entreprises.
00:09Vous avez donc repris Florette, cette marque de fleurs durables, il y a un petit peu plus d'un an.
00:14Comment s'est passé cette année de reprise, Margot ?
00:17Oui, alors Florette, c'est une marque de fleurs durables.
00:19Donc on fait de la fleur séchée, mais aussi des fleurs en papier, des fleurs artificielles, des accessoires fleuris.
00:24Et on a repris la marque il y a un peu plus d'un an.
00:26Et en fait, depuis un an, on continue le projet dans la lignée de ce qui avait été commencé il
00:31y a des années,
00:32en apportant nous-mêmes notre touche au fur et à mesure.
00:35Et un des projets qui nous tient à cœur et sur lesquels on travaille beaucoup en ce moment,
00:37c'est la relocalisation d'une partie de notre production.
00:40Et donc l'installation d'un atelier de production en France, en Loire-Atlantique, à une trentaine de kilomètres de
00:45Nantes,
00:45pour pouvoir produire chez nous, dans notre bâtiment, une partie des bouquets et des bougies fleuries aussi,
00:51qui sont un produit qui plaît beaucoup.
00:52Avant de revenir là-dessus, c'est qui vos clients, par exemple ?
00:55Alors nos clients, c'est un peu tout le monde.
00:57On a à la fois des gens qui ont envie d'avoir un bouquet chez eux,
01:00et aussi des hôtels, des restaurants, des lieux qui ont envie d'avoir une décoration florale
01:05qui change un peu de ce qu'on peut voir.
01:07La particularité de Florette, c'est qu'on dépoussière un peu les codes de la fleur durable.
01:10Ce n'est pas des fleurs séchées un peu passées en couleur,
01:12ou des fleurs artificielles comme on pouvait retrouver chez nos grands-mères.
01:15On essaie vraiment de donner une image vivante,
01:17et un côté vivant et coloré à ces fleurs durables.
01:20Alors, cette relocalisation en Loire-Atlantique, pourquoi avoir choisi de relocaliser ?
01:25Et quelles difficultés vous avez rencontrées dans le process ?
01:27Oui, alors nous, on trouve que c'est très important.
01:29On est un peu à rebours de ce qui se passe aujourd'hui.
01:31Il y a beaucoup d'entreprises qui délocalisent, qui vont produire ailleurs.
01:34Nous, on pense que c'est vraiment important de garder des savoir-faire chez nous,
01:37et de continuer à préserver les gestes, à apprendre les métiers.
01:40Donc, c'est pour ça qu'on a envie de créer nous-mêmes.
01:43Et aujourd'hui, les difficultés qu'on peut avoir, elles sont nombreuses.
01:47Et c'est toujours des projets qui prennent du temps.
01:49On a aussi beaucoup de travaux à faire dans le bâtiment pour pouvoir internaliser la production.
01:54Et ça, c'est un gros enjeu.
01:55Ça prend toujours plus de temps et plus de budget que ce qu'on avait prévu.
01:58Aujourd'hui, on a commencé le projet.
01:59On a déjà réinternalisé toute la logistique.
02:02Aujourd'hui, c'est des fleuristes qui préparent et qui expédient les commandes de tous les jours.
02:05Et on a déjà commencé la partie production aussi.
02:07Elles font des bouquets au quotidien.
02:08Et on a déjà une petite chaîne de production de bougies fleuries.
02:11Mais on est vraiment à capacité maximale.
02:13Les bougies partent aussi vite qu'on les produit aujourd'hui.
02:14Et c'est pour ça qu'on a besoin d'espace, d'agrandir pour pouvoir augmenter la capacité
02:18et avoir un vrai espace de production made in France.
02:20Vous avez aussi choisi de reprendre cette entreprise et non pas d'en créer une et de partir de zéro.
02:26Pourquoi vous avez fait ce choix spécifiquement il y a un peu plus d'un an ?
02:29Je pense que c'est assez d'actualité.
02:31Aujourd'hui, il y a énormément d'entreprises qui sont à reprendre ou qui vont être à reprendre dans les
02:34prochaines années.
02:35Beaucoup de dirigeants aussi qui vont partir à la retraite et dont on pourra reprendre les entreprises.
02:39Aujourd'hui, ça fait moins rêver.
02:40Il y a un peu un mythe autour de l'entrepreneur qui crée son entreprise de zéro dans son garage.
02:44Le repreneur, il n'y a pas vraiment de mythe et ça donne un peu moins envie.
02:48Et pourtant, c'est super important parce que derrière ces entreprises, il y a déjà de la valeur qui est
02:52créée.
02:52Il y a des emplois parfois.
02:53Il y a déjà des choses qui existent et qui pourraient perdurer.
02:56Et je pense qu'on est à une époque où on parle beaucoup de durabilité, d'engagement, d'écologie, etc.
03:01Et aujourd'hui, créer une nouvelle marque qui va ajouter peut-être du bruit au bruit,
03:05si on n'apporte pas quelque chose de vraiment différent, de vraiment nouveau,
03:08je ne suis pas sûre que ça ait toujours du sens.
03:10Alors que donner un deuxième souffle à une marque qui existe déjà, ça me paraît plein de sens.
03:14On parle aussi de bonnes pratiques.
03:16Florette a révélé en février dernier faire face à un impayé de plusieurs dizaines de milliers d'euros
03:20de la part du BRJV depuis plus d'un an.
03:22Vous en êtes où dans cette procédure-là ?
03:24Alors aujourd'hui, la procédure est toujours en cours.
03:26Sur le côté légal, c'est entre les mains des avocats et de la justice.
03:29Et voilà, on laisse la justice faire son travail.
03:31Nous, ce qui était important pour nous à ce moment-là, c'était de beaucoup communiquer,
03:34d'être très transparent vis-à-vis de notre communauté sur tout ce qui se passait.
03:37Parce qu'au-delà des enjeux d'un payé qui ont un impact sur la trésorerie,
03:41ça a un gros impact sur une PME de ne pas être payé.
03:44Et ça, c'est un impact sur la trésorerie à court terme,
03:47mais aussi sur les projets qu'on veut développer et qui, du coup, sont freinés.
03:49Et c'est un retard qu'on ne rattrape jamais complètement parce que le temps de rattraper ce qui s
03:53'est passé,
03:53le contexte a changé, il y a des nouvelles difficultés, il y a des nouvelles choses qu'il faut prendre
03:56en compte.
03:57Et donc, ça chamboule un peu tous les projets.
03:58Donc, on voit qu'il n'y a aucun dossier qui vous fait peur.
04:01En un an, vous vous êtes mis sur pas mal de dossiers.
04:03Quel message vous voulez passer ou quel message vous voulez entendre à moins d'un an de la présidentielle ?
04:08C'est justement faciliter la relocalisation ?
04:10C'est travailler sur les délais de paiement ?
04:12C'est favoriser la reprise d'entreprise ? C'est quoi ?
04:15Alors, moi, je ne suis pas une experte de la politique,
04:17mais aujourd'hui, ce que je vois, c'est que dans les débats,
04:19on entend beaucoup, souvent le même type de personnes et beaucoup des grandes entreprises
04:23qui échangent avec les personnalités politiques,
04:26qui prennent la parole et qui ont des problématiques qui sont les leurs,
04:29mais qui sont assez différentes au quotidien de celles des PME ou des TPE,
04:33qui sont quand même aujourd'hui le poumon économique de la France.
04:36Donc, j'aimerais bien que ces entreprises-là,
04:38les petites entreprises comme la nôtre, puissent peut-être être plus entendues,
04:41prendre plus la parole, être sur des plateaux.
04:43En tout cas, qu'on comprenne quelles sont leurs problématiques,
04:45quels sont leurs quotidiens, qui est très réaliste.
04:47Enfin, voilà, c'est très concret et que, du coup, on comprenne quels sont leurs besoins
04:52et que ça puisse être pris en compte ensuite dans des décisions politiques,
04:55mais surtout déjà avoir un siège à la table et faire entendre quelles sont notre réalité au quotidien.
04:59Vous avez combien de salariés aujourd'hui ?
05:00Aujourd'hui, on est une petite dizaine, on est 7 dans l'équipe
05:02et on espère bientôt plus dans les prochaines semaines, prochainement.
05:05D'après la CCI Paris-Île-de-France,
05:0797% des entreprises ont moins de 20 salariés, effectivement.
05:11Avoir une place pour en parler, ça paraît une bonne proposition.
05:15Merci beaucoup, Margot Prévost, d'être venue ce matin dans la matinale de l'économie.
05:19Reprenons de Florette Eco, fondatrice d'Elniz.
05:21Merci beaucoup, Margot Prévost.
Commentaires

Recommandations