- il y a 20 heures
Retrouvez le replay du débat de l'Équipe du Soir du 12/07/2026.
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00:01France 88, France 2026, petite comparaison, une phrase sortie par le président de la Fédération Française aujourd'hui, Philippe Diallo,
00:08interviewé par Vincent Duluc dans l'équipe.
00:10Philippe Diallo déclare actuellement, c'est un âge d'or du foot français. Est-ce qu'on assiste actuellement à
00:16l'âge d'or du foot français ? L'âge d'or, lui dit un âge d'or.
00:19Nous, l'âge d'or du foot français, cette question, attention, attention, c'est un duel. On y va. Tic
00:25-tac, tic-tac, tic-tac, tic-tac.
00:28Oui, Dave. Non, Nicolas. On va faire ça en français, s'il vous plaît. Oui, Dave. Pourquoi ? Pourquoi vous
00:34dites oui ? Quelles sont vos raisons ?
00:36Parce que la France est en lice pour jouer une troisième finale de Coupe du Monde de suite, ce qui
00:43a été fait que par deux nations, l'Allemagne et le Brésil.
00:47Donc voilà, ça te placerait l'équipe de France dans ce range-là, ce qui n'avait jamais été fait
00:51auparavant. Et dans le football français, j'inclus aussi les clubs.
00:54Et il se trouve que dans cette même période, tu as un club, le PSG, qui vient de gagner deux
01:00Ligues des Champions de suite.
01:02Donc oui, étant donné l'indice de performance de l'équipe de France, la réussite dans les clubs et l
01:07'âge de cette équipe, c'est-à-dire que tu ne sens pas qu'on est en boutique,
01:09mais peut-être même au début de quelque chose. Moi, je trouve que là, oui, c'est une époque bénie.
01:13C'est non. Pourquoi, Nicolas ?
01:15Parce que moi, je paraphrase ce que dit le président Diallo. C'est-à-dire que lui-même, il ne
01:18dit pas que c'est l'âge du foot français. Il dit que c'est un âge du football français.
01:21Moi, j'ai toujours du mal avec les comparaisons, notamment historiques et temporelles.
01:25Et par exemple, et tout ça est très personnel, on parle d'émotion.
01:28Et moi, je trouve que la génération qui fait 98-2000, mais en termes de jeu, en termes d'émotion,
01:32en termes de ce que tu veux, elle est aussi incroyable.
01:34Et moi, par exemple, je situe l'âge du foot français là, l'un des âges du foot français.
01:38Et moi, juste pour dire, aujourd'hui, on est peut-être face à l'un des âges du foot français,
01:42mais ce n'est pas l'âge avec un grand L majuscule.
01:44Ok, d'accord. Ce n'est pas terminé, président. Vous avez à trancher.
01:50J'ai trouvé habile, on va dire, le fait de mélanger l'équipe de France et le Paris Saint-Germain.
01:53Je n'avais pas senti cet argument, mais il est plutôt bien placé. Mais c'est Nico ou c'est
01:57Dave ? Voilà.
01:58Non, mais après, moi, je suis d'accord que c'est un des âges d'or.
02:01Mais pas l'âge.
02:03Ah ben non, il y a quand même eu des générations incroyables, quoi.
02:05Tu cites 98-2000.
02:06Mais il y a les années 87.
02:06Il y a aussi 82, 84, 86. C'est incroyable. Alors moi, je n'ai pas connu 58.
02:11Mais ces périodes-là, ça fait partie de l'histoire du football français.
02:15Et eux, en revanche, c'est de, au moins, s'aligner à ce niveau-là. Je pense qu'on y
02:19est, quoi.
02:20Donc ça ne veut pas dire... Toi, tu as transformé avec le L apostrophe.
02:23Oui, non, non. Mais moi, j'ai dit...
02:24Non, non, j'ai dit... À partir de la proposition de celui de Gallo, on le classe.
02:28Nicolas Duvillage.
02:29Nicolas Duvillage.
02:30Non, mais la différence, c'est que cette période dure.
02:34Les autres étaient plus courtes.
02:35Je vais dire que celle-là, elle s'étale et elle peut encore s'étaler.
02:39Il y a trois Coupes du Monde sur trois finales de Coupes du Monde.
02:44Il y a eu le Lerond-de-Bouillage, mais tu n'en gagnes qu'une.
02:47Oui, non, mais tu es présent au plus haut niveau.
02:49Tu es présent au plus haut niveau et quelque part, quand tu vois l'image de l'équipe de France,
02:56elle fait peur à tout le monde.
02:57Ce qui n'a pas toujours été le cas, même quand tu gagnais à une époque.
03:01Là, tu vois l'équipe de France, ça joue bien.
03:04Elle fait peur à tous les concurrents.
03:07On les met au niveau du Brésil, des grandes années du Brésil.
03:10Quand tu les rencontres, tu te dis comment on va faire pour s'en sortir.
03:14Ça, je dirais que c'est un âge qui n'est pas arrivé encore.
03:18C'est une idée.
03:35C'est pour ça que je te dis, Dave, que moi, je ne dis pas que ce n'est pas
03:41un âge d'or qu'on vit là.
03:42Mais je ne dis pas que c'est l'âge d'or, c'est l'un d'eux.
03:44Mais d'ailleurs, tu as raison, les années 80, c'est fou aussi.
03:46Mais tu te rends compte la décennie, la décennie de 2007.
03:48C'est encore plus fou, 80, parce que tu n'arrives de nulle part.
03:50C'est vrai, tu n'as rien à voir.
03:51Rien n'est construit en France.
03:52Et là, ils arrivent et ils mettent la France sur la planète de football.
03:56Donc, moi, je trouve que c'est encore plus fort.
03:58Ça a duré quand même quelques années.
04:00C'est les premières fois, c'est 80 ans jusqu'à 80 ans.
04:02Vous, vous avez parti ?
04:03J'avais une question un peu personnelle.
04:05Pour finir sur cette taille d'or-là, OK, les Coupes du Monde.
04:08Mais après, il y a quand même le point noir, c'est les euros.
04:10Il y a eu des euros entre.
04:12Il y a eu de Gaden.
04:142021, 2024.
04:15Surtout 2021.
04:16Donc, 2024, tu fais demi.
04:17Mais en demi, tu n'existes pas comme l'Espagne.
04:20Tu n'existes pas tellement dans le tournoi, déjà, en 2024.
04:23Mais ce qui est d'ailleurs assez drôle, parce qu'en fait, on était là,
04:26on débriefait des matchs, on s'était ennuyés avec cette équipe de France.
04:30Il y avait Mbappé qui avait le nez cassé.
04:31Et Griezmann qui est hors de forme.
04:33Quand est-ce qu'une période dorée de l'équipe de France a duré 10 ans ?
04:34Mais ça faisait quand même demi-final.
04:36C'est-à-dire 2016, 2026.
04:37Quand est-ce que ça a duré aussi longtemps ?
04:38Oui, mais après, il y a aussi l'émotion que tu as à travers le jeu, etc.
04:41Tu vois, autant là, on kiffe de ouf.
04:44Oui, oui, je suis d'accord.
04:44Mais franchement, pendant des années, OK, tu es arrivé en demi ou en finale,
04:47mais tu t'emmerdais aussi un peu en la regardant.
04:48Moi, par exemple, là où j'ai beaucoup d'admiration,
04:51par exemple, sur ce que fait Deschamps là,
04:53c'est ce changement de logiciel.
04:55On va en reparler après.
04:56Mais quand tu compares, par exemple, l'équipe qui joue là
04:58par rapport à celle qui fait demi-finale face à l'Espaing,
05:00l'équipe, elle n'a pas tant changé que ça.
05:01Ce n'est pas le Brésil 70 qu'on voit quand même.
05:02Comment ?
05:02Ce n'est pas le Brésil 70 qu'on entraîne.
05:04Non, moi, je n'ai pas dit ça.
05:05Moi, je trouve qu'elle a quand même pas mal évolué
05:07dans les intentions de jeu, dans ce qu'elle propose, etc.
05:09On s'éclat plus, on les voit maintenant.
05:11On surfe sur un truc qui, en fait,
05:12parce qu'il y a quatre attaquants,
05:13on a l'impression qu'ils jouent vachement plus à l'offensive.
05:15Moi, je ne trouve pas qu'offensivement,
05:17tu sois meilleur que les années précédentes.
05:19Tu fais des coups individuellement
05:20et ils sont très forts là-dessus.
05:22C'est-à-dire qu'Olizé sort d'un truc
05:23qui va faire une passe-dé à Mbappé
05:25qui part en profondeur.
05:26Mais après, est-ce que tu vois des combinaisons
05:27entre les quatre ?
05:28Moi, je n'en vois pas, en fait.
05:29Je vois des coups sur des dribbles,
05:31ce qu'ils ont toujours fait, en fait.
05:33Et là, parce qu'on a mis quatre joueurs offensifs,
05:35on dit « Waouh, ça joue vachement l'attaque ».
05:36Je ne suis pas forcément super d'accord avec ça.
05:38Est-ce que le match contre la Suède
05:40avec ce déferlement d'attaques,
05:42ces actions de classe, etc.
05:43Est-ce que c'est un...
05:44Non, mais c'est une vraie question.
05:45Est-ce que c'est un...
05:46Un trompe-l'œil.
05:46Oui, un trompe-l'œil ou quelque chose
05:48que, du coup, on érige en norme sur cette équipe
05:50alors qu'en fait, ils ne jouent pas tant que ça
05:54avec autant de maestria.
05:55Je ne trouve pas.
05:56Non, non, mais c'est...
05:56En fait, c'est un avis, oui.
05:57Mais parce qu'effectivement,
05:58le match contre le Paraguay a été plombé.
06:00Enfin, ce n'était pas un vrai match de foot,
06:01c'était autre chose.
06:02Le Paraguay voulait disputer un autre match
06:04jusqu'à un match de foot.
06:05Non, mais le Maroc,
06:05tu avais une vraie équipe en face
06:06et tu ne les as pas laissées exister.
06:08Non, non, moi, je suis d'accord.
06:09Contre le Maroc, ils font un vrai bon match.
06:13Oui, oui.
06:13Non, mais on ne parle pas
06:14qu'ils font des mauvais matchs.
06:15On ne parle qu'offensivement.
06:17Contre le Maroc,
06:17je vois des coups pareils individuels.
06:18Franchement, je trouve qu'en termes de jeu,
06:19ça n'a quand même pas grand-chose à voir
06:20avec ce qu'on voyait encore
06:21même six mois, un an, quoi.
06:22Un an, même.
06:24Je ne sais pas,
06:24mais en termes des intentions,
06:25dans le rythme,
06:26dans le...
06:27Nicolas, est-ce que c'est lié
06:29au niveau individuel de chaque joueur
06:30qui individuellement sont très forts ?
06:32Mais est-ce qu'hier,
06:33on parlait justement des petits progrès
06:35parce que Dembélé était content
06:36d'être qualifié,
06:37mais il me dit,
06:37on doit...
06:38Enfin, il nous dit,
06:39il nous dit,
06:40et il vous dit,
06:41qu'on doit s'améliorer beaucoup
06:43autant offensivement
06:46que défensivement.
06:47En fait, c'est un peu...
06:48Et Régis nous disait,
06:49je trouve qu'il y a quand même
06:50des connexions encore
06:51pour les quatre
06:52et même avec les latéraux,
06:53le rapport,
06:54qui ne se font pas
06:54de manière extrêmement...
06:55Mais tu ne peux pas
06:56déresponsabiliser les joueurs
06:56quand ça se passe bien
06:57et le responsabiliser
06:58quand on s'emmerde des champs.
06:59C'est ça que je veux dire.
06:59En fait, là,
07:00ce qui se passe,
07:00c'est lui qui choisit les joueurs,
07:01qui choisit qui fait jouer.
07:03Il y a des connexions
07:03qui se mettent en place.
07:04Et d'ailleurs,
07:04je trouve que c'est même fort
07:05dans le sens où...
07:06Bah, souviens-toi,
07:07la trêve du mois de mars.
07:08On était là à se demander
07:08si Bappé devait être titulaire.
07:10Les mecs, ça fait...
07:10En gros, ça fait trois semaines
07:11qu'ils jouent ensemble,
07:12ils arrivent à se connecter.
07:13On disait de le mettre
07:14sur un côté.
07:14Non, mais bref.
07:15Et tu vois ce que je veux dire.
07:16Il n'y avait pas cette histoire
07:17de connexion
07:17qu'on commence à trouver là.
07:20Raymond Domenech,
07:20vous pouvez arbitrer
07:21le petit débat
07:22parce que par rapport
07:23à la qualité de jeu,
07:24c'est vrai qu'elle est escortée
07:26d'une belle réputation.
07:28Puis quand on regarde
07:28parfois les matchs,
07:29c'est la vie de Joanne.
07:30On dit,
07:31non, mais il y a des coups
07:32extraordinaires de jouer.
07:33Mais en jeu collectif
07:34et en combinaison,
07:34en association
07:35de nos quatre fantastiques,
07:37ça peut mieux faire.
07:38Et finalement,
07:39ce n'est pas tellement,
07:39on va dire,
07:41opposé à 2018
07:42où il y avait des coups
07:43qui étaient joués
07:44qui étaient formidables,
07:44mais des coups.
07:45Moi, je me souviens
07:46des équipes du Brésil 2006,
07:50nous-mêmes,
07:50notamment sur cette période-là.
07:53On les regardait jouer,
07:54on a l'impression
07:55qu'il ne se passait rien
07:56et tout d'un coup,
07:57il y avait une accélération
07:58d'un ou d'autre,
07:59un changement de rythme
07:59et on disait,
08:00c'est une équipe fabuleuse,
08:02extraordinaire,
08:02elle a la maîtrise
08:03et elle est capable
08:04de transformer un match
08:05parce qu'elle a
08:06des joueurs exceptionnels.
08:07On a exactement
08:08la même chose.
08:09On a le même profil
08:11d'équipe
08:12qui tient,
08:14et qui par quelques accélérations,
08:16par quelques liens
08:17entre deux, trois passes
08:19avec les uns et les autres,
08:21on ne va quand même
08:21pas trouver que c'est mal
08:22qu'Olizier soit capable
08:23de faire une passe décisive
08:24à Mbappé
08:25dans la profondeur
08:26parce qu'on a créé l'espace.
08:28Il n'y a pas de connexion avant.
08:29Il n'y a pas de jeu en triangle,
08:31on cherche des remises,
08:32des jeux en 1-2.
08:33C'est une passe à Olizier
08:34qui va faire un dribble
08:36et ensuite il va chercher.
08:37Mais très bien,
08:37je ne me reproche pas,
08:38je dis que c'est très bien.
08:39C'est l'esprit en fait.
08:40On a des caractéristiques
08:41de joueurs
08:41qui sont faites pour ça.
08:43On n'est pas nous
08:43dans un jeu
08:44où on le pose,
08:45on le construit.
08:46On est dans l'accélération,
08:49la version d'heure.
08:49parce que Mbappé fait du Mbappé.
08:51C'est parfait.
08:52Utilisons-les
08:53comme on peut les utiliser.
08:55Vraiment,
08:55alors parfois peut-être
08:56dans nos débats
08:57et dans nos ambitions,
08:59dans nos envies,
09:00dans nos souhaits,
09:00c'est de se dire
09:01putain,
09:02si Ségala jouait comme l'Espagne.
09:04Vous voyez ce que je veux dire ?
09:05Non, mais pardon.
09:06Non, je ne vais pas
09:07te poser cette question.
09:08Jouait un peu,
09:09on va dire,
09:10dans le sillon de l'Espagne.
09:11quand ils n'ont pas Yamal
09:12et Nico Williams,
09:13ils sont dans la merde.
09:15C'est une équipe
09:16qui tourne en rond.
09:17Il ne se passe rien
09:18et ils jouent,
09:18ils la font tourner.
09:19C'est bien.
09:20Ils se font des passes.
09:21Mais on l'a vu.
09:22Vraiment,
09:22vous n'avez pas répondu.
09:24Vous n'avez pas répondu
09:24parce que peut-être
09:25qu'on demande peut-être
09:27au Bleu
09:28d'avoir un jeu collectif
09:29on va dire plus léché,
09:30plus aguerré et tout ça.
09:32Finalement,
09:32lorsqu'on commence à parler,
09:33on se dit
09:33mais finalement,
09:34ce n'est peut-être pas
09:35totalement nos caractéristiques.
09:36Alors ça peut nous frustrer,
09:37ça peut nous décevoir.
09:38Non, mais parce que
09:39dans le jeu,
09:40il n'y a pas beaucoup d'équipes
09:42qui jouent comme l'Espagne.
09:43Il y en a beaucoup
09:44qui essayent
09:44mais qui n'ont pas
09:45les moyens de le faire.
09:47Ce qui est fausse,
09:49c'est les quatre attaquants.
09:50Moi, je pense que
09:50s'il n'y avait que trois attaquants,
09:52on ne serait pas là
09:52à dire
09:53ça joue super offensivement.
09:57Oui, mais justement,
09:57ce n'est plus le cas.
09:58Oui, mais là,
09:58on est à quatre
09:59mais ça ne joue pas
09:59comme ce que j'ai eu.
10:01En fait,
10:02sans parler même de...
10:03Ça joue mieux
10:03qu'à l'Euro 2024.
10:04Sans même parler de l'Espagne.
10:05Oui, mais c'est ça.
10:06C'est le point de progression.
10:08que tu avais vraiment offensivement,
10:09c'était en 2021.
10:10C'est le seul moment
10:11où les mecs,
10:12ça combinaient tous ensemble.
10:13Moi, je trouve.
10:14Mais par rapport
10:15à ce que vous disiez
10:15quand vous faisiez
10:16les comparaisons
10:17ou la classe, etc.
10:19De toute façon,
10:19évidemment,
10:20notre style de jeu,
10:21ce n'est pas l'Espagne,
10:22ce n'est même pas les Pays-Bas.
10:23Ce n'est pas ça.
10:24Mais est-ce que
10:25le mix parfait,
10:26on ne l'a pas atteint
10:27lors de l'Euro 2000 ?
10:28C'est-à-dire avec
10:29ces joueurs XXL
10:31mais une vraie chimie de jeu
10:36avec Jo ?
10:37C'est clair, c'est clair.
10:38Je trouve que c'est
10:39une puissance physique
10:40la récupération
10:41et puis après,
10:42même les mecs
10:42qui étaient très forts
10:44à la récup,
10:44ils étaient aussi capables
10:45avec les pieds
10:45de pouvoir créer des choses
10:46et ça combinait
10:48vraiment pas mal.
10:49Vous aviez le sentiment
10:50lorsque vous étiez là-bas
10:51de les premiers entraînements
10:53quand vous avez débarqué
10:54à l'équipe de France
10:55où vous vous dites
10:56putain, dis donc,
10:57le niveau...
10:58J'ai débarqué
11:00pendant cette période
11:00donc je n'avais pas
11:01de référence avant.
11:03Non, mais non,
11:03j'ai dit
11:04bon, mais ce n'est pas si mal.
11:05Oui, ce n'est pas si mal.
11:07Vu 98,
11:07ça manquait offensivement
11:08et j'ai dit
11:08je vais régler 2, 3 trucs.
11:09Voilà !
11:11Non, mais à l'entraînement,
11:13c'est extraordinaire.
11:14Tu t'entraînais tous les jours.
11:16Tu étais à la fois
11:16un peu spectateur
11:17et puis en même temps
11:18tu t'entraînais
11:18mais il y avait
11:19tellement de qualités
11:21et de joueurs extraordinaires
11:22et qui étaient aussi
11:23des joueurs collectifs d'équipe.
11:24Donc c'était magnifique.
11:26Ok.
11:27Dis souvenirs,
11:28on n'en saura pas plus
11:28avec Johan
11:29lorsqu'on va dans sa carrière.
11:31Non, non, non.
11:31Non, je ne sais pas.
11:32Non, je ne sais pas.
11:33Bon.
11:34Mes amis,
11:35le quiz avant le quiz
11:36parce que dans...
11:37Ah !
11:38Dave Apadou.
11:39Oui, c'est l'âge d'or.
11:40Ah !
11:40Je ne vous ai pas demandé
11:41parce qu'il y avait
11:41un argument de Dave
11:42que je trouvais assez malin.
11:43Le PSG.
11:45Il a associé, on va dire,
11:46cette période-là
11:47de l'équipe de France
11:47à la période
11:48d'un club français
11:50le Parcours-Germain.
11:50C'est un peu vice-là.
11:51Non, non, mais c'est...
11:52Après, il y a des mecs qui...
11:53Et en fait,
11:54pour reprendre aussi
11:55l'argument de Raymond,
11:57c'est inédit.
11:57Parce qu'il y a eu
11:58des grandes équipes
11:59mais parfois
12:00les grandes équipes
12:00Saint-Étienne,
12:01quand c'était Saint-Étienne
12:02dans les années 70,
12:03l'équipe de France
12:04était, on va dire,
12:05en reconstruction.
12:06Oui, mais 93,
12:07c'est là que tu rates
12:07la Coupe du Monde.
12:08Voilà.
12:08C'est vrai ?
12:09Vous avez raison.
12:10Non, donc l'âge d'or,
12:12non.
12:12C'est un âge d'or, voilà.
12:13Moi, je trouve que
12:14d'associer l'un club
12:17et l'équipe nationale
12:18pour le foot français,
12:19je trouve que c'est
12:19un vrai argument.
12:20Oui.
12:21Aujourd'hui,
12:21parce qu'en termes de résultats
12:23et en termes de ce que
12:23vous pouvez proposer,
12:25dire,
12:25PSG,
12:26de Ligue des Champions,
12:27ce qu'ils nous ont proposé
12:28des nouveautés dans le jeu,
12:30ils ont fait des choses
12:31incroyables.
12:32Et aujourd'hui,
12:32vous avez l'équipe nationale.
12:34Après, je ne partage pas
12:35tout l'avis
12:35de la façon dont on voit
12:37le foot
12:38ou les combinaisons,
12:39les associations
12:40entre les uns
12:41et les autres.
12:43Joe parle de connexion
12:44offensive entre les quatre joueurs.
12:46Quand vous regardez le...
12:48Il dit qu'il en manque un peu.
12:49Non, mais il en manque.
12:50Oui, il en manque un petit peu.
12:52Mais c'est une vérité.
12:53Quand vous regardez
12:53le profil de chacun
12:55des quatre,
12:56très axé sur l'individualisme,
12:58à faire des différences
12:59dans les un contre un.
13:02On fait des comparaisons
13:03un peu avec l'Espagne.
13:04On en a discuté hier.
13:06À un moment,
13:06quand un joueur veut faire
13:07une différence,
13:07moi, j'ai toujours la sensation
13:08que c'est le passeur
13:10qui attend
13:11qu'il y ait une demande
13:11de faire quelque chose.
13:13Donc, comme le joueur
13:14qui attend quelque chose,
13:15il ne va pas le jouer,
13:17donc il est toujours
13:17spectateur de se dire
13:19celui qui a le ballon,
13:20il va faire une différence.
13:22Donc, comment la connexion
13:23peut exister ?
13:24À partir du moment
13:24où vous êtes un peu,
13:25un peu,
13:27spectateur du joueur,
13:28celui qui a le ballon.
13:29Donc, la connexion,
13:31elle ne peut pas existir.
13:33Juste pour dire,
13:33pour rebondir sur la connexion
13:34club-sélection.
13:36Là, pour l'instant,
13:37c'est juste une constante
13:38de résultats.
13:39Il y a deux joueurs
13:39qui jouent en France.
13:41Trois, quatre, même.
13:42Non, mais c'est titulaire
13:42dans le 11.
13:43À chaque fois,
13:44deux joueurs.
13:44Dembélé-Doué,
13:45Dembélé-Barcola.
13:47T'as eu Téo à un moment,
13:48mais...
13:49Non, mais t'as deux joueurs
13:50sur un.
13:51Et puis, t'es Bélé,
13:51je ne joue pas au même poste.
13:53Mais quand même,
13:54moi, je suis assez d'accord
13:55avec toi avec ça.
13:56Non, mais ce soit terrible
13:56de dev comme d'hab.
13:57Non, mais il y a un truc...
13:59En vous remerciant.
14:00Mais c'est un suple
14:01une dynamique,
14:02tu vois ce que je veux dire.
14:02Et puis, Emine 2,
14:03ça inspire quand même.
14:04Alors cela dit,
14:04c'est marrant parce que
14:05quand je m'étais fait la conf
14:06du nouveau sélection
14:07du Portugal à Jésus,
14:08où on attendait beaucoup
14:09du milieu de terrain portugais,
14:10notamment des deux du PSG.
14:11Et lui, en gros,
14:12c'est ce qu'il dit.
14:12Il dit, mais vous me parlez
14:13de Bruno Fernandez
14:13de Vitina et Neves.
14:15Et on dit,
14:15c'est les meilleurs
14:15milieux de terrain du monde.
14:16Mais c'est les meilleurs
14:17milieux de terrain avec qui ?
14:18Avec le PSG United.
14:19Quand t'es en équipe nationale,
14:21t'es pas au PSG,
14:21t'es pas United.
14:22Et donc, t'es pas...
14:23C'est là où je te rejoins
14:23aussi un petit peu.
14:24La comparaison,
14:25elle a lieu d'être
14:26notamment pour le symbole
14:27et pour la dynamique.
14:28Mais c'est vrai
14:29que tu ne joues pas
14:29de la même façon finalement.
14:39Non, mais j'ai juste
14:40une question.
14:40Régis, tu disais
14:41que le profil
14:41de nos joueurs offensifs,
14:44c'est plus porté
14:45sur l'individualisme.
14:47En dehors de Holizé.
14:48Ok, en dehors de Holizé.
14:49En dehors de Holizé
14:50qui est capable
14:51de faire des choses différentes
14:53dans la passe
14:54et dans les angles de passe.
14:55Même Dembélé ?
14:56D'accord, mais j'allais dire
14:57moi, Dembélé,
14:58je trouve que c'est un joueur
14:58très connecté aux autres normands.
15:00Comment ?
15:00C'est un joueur très collectif,
15:02Dembélé.
15:02C'est un joueur qui se connecte.
15:04Le Dembélé qu'on voit...
15:05Moi, je ne suis pas
15:06toujours d'accord avec vous là-dessus.
15:08D'accord.
15:08Moi, je trouve qu'il va
15:10individuellement.
15:10Il va fixer.
15:11S'il n'y va pas,
15:12il ne combine pas forcément
15:12avec ça.
15:14Il combine derrière,
15:14ça ressort.
15:15Il fait les efforts
15:16et Jean-Aposte
15:16qui n'est pas forcément
15:17le sein en club et tout.
15:18Ah non, c'est un profil.
15:19Ce n'est pas la qualité
15:20des fautes de Bernard au ski.
15:21Et Doué, vous trouvez
15:23qu'il est...
15:24Moi, dans le jeu collectif,
15:26tu me parles de Dembélé.
15:26Est-ce que tu vas trouver
15:27à un moment une relation
15:28à deux ou à trois ?
15:29Il va s'y appuyer.
15:30Le seul moment où, pour moi,
15:32il est un peu collectif,
15:33c'est que quand il est enfermé,
15:34il va toujours donner
15:35une solution pour tourner le ballon
15:36et là, il se trouve disponible.
15:38Mais il se trouve disponible
15:39pour une phase de conservation.
15:41Il ne se trouve pas disponible
15:42pour une phase d'attaque,
15:44du jeu combiné.
15:45En fait, il est disponible
15:46pour garder le ballon
15:46dans une forme de possession,
15:48du jeu de position.
15:48Ça, c'est ce que tu constates
15:50en équipe de France.
15:51Oui.
15:51Mais par exemple, au PSG,
15:53tu ne te sens pas plus connecté
15:55avec les autres ?
15:55Oui, mais ce n'est pas le même rôle.
15:56Non, mais oui,
15:57mais je parlais sur les profils.
15:58Sur le profil pour moi,
16:00quand on est en 2024,
16:01là, tu n'as que des dragsters
16:02qui ne sont pas connectés.
16:04Que ce soit en club,
16:05en sélection,
16:05c'est leur profil,
16:06c'est leur...
16:06Mais quand tu regardes
16:07les buts de Dembélé,
16:09est-ce qu'il y a une connexion
16:11avec un autre joueur
16:12ou un troisième
16:12ou un deuxième joueur ?
16:13Un contrat.
16:15Il fait lui un contrat.
16:16Il va rentrer à l'intérieur.
16:17Il a cette faculté
16:19d'aller à droite ou à gauche
16:21parce qu'il a une fréquence
16:22d'appui incroyable.
16:23Oui, mais on lui a quand même
16:24amené le ballon,
16:25la combinaison,
16:26pour qu'il arrive
16:26dans les 18 mètres.
16:28Il a fallu...
16:28Oui, mais en phase de préparation,
16:29Raymond.
16:30Ce n'est pas juste des raids.
16:31Oui, mais la préparation,
16:32c'est pour amener le ballon
16:33à un attaquant
16:34dans une position
16:36où lui,
16:36il peut faire la différence.
16:39Pour moi,
16:39les combinaisons,
16:40elles sont là.
16:41Et puis, il y a les appels aussi.
16:41Tu dois arriver
16:42à amener le ballon
16:43dans les 20 derniers mecs
16:44pour que Dembélé,
16:46Mbappé,
16:47Douai,
16:48ils aident un contre un.
16:49C'est là où tu gagnes les matchs.
16:50C'est eux qui te font gagner les matchs.
16:51Et puis, il y a le taf
16:51sans le ballon aussi.
16:53Si tu arrives à amener
16:54le ballon là,
16:55avec ses joueurs,
16:58l'Espagne peut faire avec Amal
16:59dans le meilleur du monde.
17:00Raymond,
17:01mais sur l'élaboration du jeu,
17:03est-ce qu'on peut dire esthétiquement
17:04que c'est un peu binaire ?
17:05C'est terriblement efficace.
17:06Mais en fait,
17:06c'est vraiment le...
17:07Et c'est le foot d'aujourd'hui peut-être.
17:09C'est pas...
17:10C'est spectaculaire.
17:11C'est pas l'Espagne.
17:12C'est pas une répétition de passe,
17:13de remise,
17:16où on amène tout le bloc
17:17dans le camp de l'adversaire.
17:18C'est pas ça.
17:19C'est pas ça.
17:19C'est pas ça.
17:20C'est à un moment,
17:21il y a...
17:22mettre le plus vite possible
17:24en situation
17:28c'est Blue Lock.
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