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  • il y a 2 heures
Raphaël Glucksmann, député européen et co-fondateur de Place Publique, était l'invité de BFMTV ce dimanche 12 juillet 2026. Il a notamment été interrogé sur l'élection présidentielle en 2027 mais aussi sur la situation climatique en France ou encore sur le conflit en Ukraine.

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Transcription
00:00Bonsoir Raphaël Glucksmann. On va en parler évidemment de cette canicule qui bouleverse la vie des Français, de millions de
00:05Français.
00:06Il y a ceux qui souffrent, la journée, la nuit. C'est un moment difficile collectif que traversent les Français.
00:12Troisième canicule de l'année, peut-être une quatrième en vue dans quelques jours, nous disait Gaël Musquet.
00:18Le gouvernement a lancé un plan hors sec inédit, un plan chaleurs extrêmes qui prévoit notamment l'ouverture de salles
00:25fraîches
00:26dans tous les départements qui sont classés en rouge par Météo France.
00:29Est-ce que c'est la bonne réponse en termes d'adaptation tout d'abord ?
00:31C'est la réponse de l'urgence, mais l'impréparation est totale.
00:36Votre reporter disait que c'est un peu le bazar, mais en fait c'est complètement le bazar.
00:40Et pourquoi c'est le bazar ? Parce que nous avons des gouvernants qui vivent dans le déni.
00:45Pour eux, le réchauffement climatique c'est un mot, en fait c'est des discours.
00:49Mais là on a la matérialisation du réchauffement climatique en permanence.
00:52Et ce que nous vivons aujourd'hui, malheureusement, ça va devenir la norme.
00:57Et donc il faut que notre société s'adapte.
00:59Vous dites comme certains météorologues, on vit l'année la plus fraîche du reste de notre vie.
01:04Je ne sais pas si ce sera l'année la plus fraîche, mais ce qui est sûr c'est que
01:06la tendance est absolument claire.
01:09Et que donc on doit nous s'adapter.
01:10Et le rôle d'un gouvernement, c'est de préparer cette adaptation pour que ce ne soit pas justement le
01:15bazar.
01:15C'est d'organiser, c'est de planifier.
01:18Et ça n'a pas été fait.
01:19Ça n'a pas été fait.
01:20Sinon, un pays comme la France serait aujourd'hui prêt.
01:24Ça n'a pas été fait sur la végétalisation.
01:26Ça n'a pas été fait sur la rénovation thermique des écoles.
01:28Ça n'a pas été fait sur les climatiseurs qui sont nécessaires dans les EHPAD ou dans les hôpitaux
01:32et qui doivent être des commandes groupées pour pas que ce soit le chaos.
01:35Qui a été fait récemment.
01:37Oui, mais ça a été fait face à l'urgence.
01:39Pourquoi ça a été fait face à l'urgence ?
01:40Et c'est ça qui est intéressant.
01:41Parce qu'on n'est pas gouverné par des climato-sceptiques.
01:44Emmanuel Macron, il pense que le réchauffement climatique est réel.
01:47Mais ce sont des gens qui pensent en séquence de communication.
01:49Et donc là, ils vont faire des mesures d'urgence pour répondre à l'urgence,
01:53pour répondre à la mobilisation de l'opinion autour de la thématique de l'écologie et de la canicule.
01:58Mais dans trois mois, quand les températures auront baissé, on passera à une autre séquence.
02:03Or, si on veut adapter la France au réchauffement climatique,
02:06ça mérite un effort constant, une planification.
02:10Et c'est pour ça qu'on propose un bouclier climat.
02:12Mais qui ne va pas se décider.
02:14C'est quoi un bouclier climat ?
02:14Un bouclier climat, c'est de mobiliser tous les acteurs de l'État et de la société
02:18pour l'adaptation au réchauffement climatique.
02:20Rénover thermiquement 4000 écoles par an.
02:23Parce que nos écoles sont des bouilloires thermiques.
02:25J'étais dans un collège dans les Deux-Sèvres.
02:27Les élèves vont dans les classes d'école en doudounes l'hiver.
02:32Et deux mois plus tard, ils ne peuvent plus aller en cours
02:34parce que c'est devenu trop chaud dans les classes.
02:36Donc il faut rénover thermiquement les écoles.
02:39Il faut mettre en place un droit à la fraîcheur.
02:41C'est quoi, c'est un droit à la fraîcheur ?
02:44Il y a des pays comme l'Australie qui l'ont mis en place.
02:46C'est-à-dire que tous les habitants doivent avoir accès à un lieu de fraîcheur.
02:50Quand les températures deviennent extrêmes, on ouvre des lieux communs
02:53où on a accès à la fraîcheur.
02:56Il faut mettre en place un droit à l'électricité minimale.
02:58Parce que vous savez, on ne coupe pas l'électricité en hiver,
03:00mais on la coupe en été.
03:01En 2025, c'est 143 000 Français qui ont vu leur électricité coupée.
03:06Ça veut dire plus de frigidaire.
03:07Ça veut dire plus de ventilateur.
03:09Et donc il faut mettre en place un droit à l'électricité minimale.
03:12Il faut mettre en place les solidarités qui vont aider justement les personnes isolées.
03:16Parce que le problème, c'est que notre société est devenue une société de solitude.
03:20Et qu'aujourd'hui, les Françaises et les Français, en particulier les personnes âgées, isolées,
03:25meurent seules dans leur bouilloire thermique.
03:26Est-ce qu'il y a, Raphaël Glucksmann, dans ce que vous préconisez également,
03:31une climatisation générale de la France ?
03:33Que préconisent aujourd'hui certains partis ?
03:35Le Rassemblement national est sans doute celui qui va le plus loin,
03:37en disant qu'il faut mettre 40 milliards d'euros sur la table en 10 ans,
03:40à la fois pour les bâtiments publics.
03:43Là-dessus, il y a quasiment un consensus dans la classe politique.
03:45Mais aussi pour aider les Français à installer une clim à la maison,
03:49sous forme de prêt à taux zéro.
03:50Est-ce que vous, Président, vous aidez les Français à payer moins cher leur clim ou pas ?
03:55Très simplement.
03:55Le plan du Rassemblement national, qui était un bon coup de com',
03:58en fait, c'est complètement dégonflé, puisqu'on ne comprend plus à la fin
04:00qui a le droit à la clim ou pas.
04:02Mais ce qui est sûr, c'est qu'on ne peut pas rejeter la climatisation.
04:05Elle fait partie d'un plan plus général, mais elle ne suffira pas.
04:08Elle est une des solutions, mais elle n'est pas un problème.
04:10Dans les EHPAD, dans les hôpitaux, et même dans les écoles,
04:15il faut des espaces climatisés.
04:17Mais chez les particuliers, est-ce qu'il faut aider les Français ?
04:20Par exemple, aujourd'hui, on va avoir, pendant tout l'été,
04:24des immeubles à Paris, des immeubles de bureaux qui sont climatisés.
04:27Et ils seront vides.
04:29Eh bien, il faut aussi avoir le droit de les réquisitionner
04:31pour les puissances publiques, afin de permettre aux habitantes et aux habitants
04:35d'avoir accès à de la fraîcheur.
04:36Donc, vous réquisitionnez les bureaux vides qui ont la clim, pour y mettre qui ?
04:40Pour y mettre les habitants les plus vulnérables.
04:42C'est ce que me demandent les mairies.
04:43C'est ce que demande la mairie de Paris.
04:44C'est ce que demandent d'autres mairies partout à travers la France.
04:47C'est d'avoir accès à ces lieux de fraîcheur potentiels.
04:49Mais c'est une adaptation qui va prendre énormément de temps.
04:52Et moi, je me souviens de l'ironie qui accueillait le verdissement des villes,
04:58les cours oasis dans les écoles.
05:00Je me souviens quand des éditorialistes qualifiaient ça de politiques bobos.
05:04Mais en réalité, aujourd'hui, on voit tous que la présence d'un arbre,
05:06ça permet de faire chuter la température,
05:08que la présence de la verdure, ça permet de rendre la ville habitable.
05:11Et donc, en fait, on doit prendre au sérieux ces affaires.
05:13On doit mettre en place un véritable plan d'adaptation de la France
05:17au changement climatique.
05:18Et je note votre proposition, donc réquisition des bureaux climatisés vides
05:22pour éloger les personnes les plus fragiles.
05:25Et vous savez, les mairies sont déjà en train de le faire,
05:27mais il n'y a pas d'aide de l'État.
05:28Et de la même manière, les services de la sécurité civile,
05:32aujourd'hui, ils ont besoin de l'aide de la population.
05:35Nous, nous voulons mettre en place un service civique, universel et obligatoire,
05:38pour que tous les jeunes Français puissent aider la collectivité.
05:42Et notamment, aller voir les personnes âgées isolées,
05:45qui sont aujourd'hui complètement abandonnées.
05:47Et les Français souffrent de la solitude.
05:49Pour sortir de cette solitude, on a besoin d'un grand plan d'organisation commune.
05:54Raphaël Glucksmann, la semaine a été marquée par l'entrée en campagne de Marine Le Pen,
05:59condamnée en appel.
06:00Elle s'est pourvue en cassation.
06:02Elle est donc à nouveau, aujourd'hui, présumée innocente.
06:04Et elle a décidé de confirmer, de maintenir sa candidature à l'Élysée.
06:08Est-ce que vous la comprenez ?
06:10Moi, je constate que Marine Le Pen, elle ne pourrait plus, aujourd'hui, être policière.
06:15Elle est présumée innocente.
06:17Non, elle est condamnée par la justice.
06:19Elle se pourvoie en cassation.
06:20Elle a été condamnée deux fois pour détournement de fonds publics.
06:22Mais le procureur, Rémi Hedz, vous l'avez entendu sans doute comme moi,
06:25a dit, à partir du moment où elle va en cassation, elle est à nouveau...
06:29Le pouvoir en cassation, ce n'est pas jugé sur le fond, c'est jugé sur le fond.
06:32Non, mais elle est techniquement présumée innocente.
06:33D'accord.
06:34Donc, le risque, c'est qu'une personne qui ne peut pas être policière
06:38puisse devenir présidente de la République.
06:41Alors, les Français ne sont pas des juges, évidemment.
06:43C'est la justice qui doit se prononcer.
06:45Mais par contre, tous les citoyens français doivent se poser cette question simple.
06:49Est-ce qu'il faut envoyer à l'Élysée, à la tête de notre État,
06:55une personne condamnée pour détournement de fonds publics ?
06:59Parce que moi, je vois le petit commentaire médiatique qui s'installe,
07:02où tout le monde commente à Jordan Bardella, est-il triste ?
07:06Regardez son visage.
07:08Marine Le Pen, quelle revanche, quelle ténacité.
07:10On personnalise le discours.
07:12Mais enfin, il s'agit de nos institutions.
07:14Et on est passé en 20 ans de la règle Jospin,
07:18où chaque ministre qui a été mis en examen devait démissionner,
07:22à la règle Le Pen, où dans la même journée,
07:24vous êtes condamné en appel pour détournement de fonds publics,
07:28et vous voyez dans cette condamnation une bonne raison de vous présenter
07:32à la tête de la France.
07:34Est-ce que vous allez jusqu'à dire, Raphaël Luceman,
07:36qui a dans son combat une forme de guérilla juridique,
07:39c'est ce qu'a dit Gabriel Attal,
07:41qui dit qu'il y a même une rhétorique trumpiste,
07:44dans le fait, finalement, de vouloir jouer la montre
07:47et mettre la pression sur la Cour de cassation
07:49pour qu'elle rende sa décision le plus tard possible ?
07:51Oui, il y a une fuite en avant de Marine Le Pen.
07:55Et en réalité, elle place l'ensemble du pays
07:58dans une situation complètement intenable.
08:00C'est-à-dire que vous allez vous prononcer à l'élection présidentielle
08:02et avec cette possibilité que vous élisiez
08:07une personne qui est coupable de détournement de fonds publics.
08:10Moi, je ne sais pas, en fait, ce qu'est en train de devenir
08:13la démocratie dans notre monde.
08:15Il y a une exigence.
08:17Bien sûr qu'elle a le droit de se présenter techniquement.
08:19Mais enfin, il y a une exigence éthique.
08:21Il y a une assaise républicaine.
08:23Et quand je les vois, les dirigeants du Rassemblement national
08:26se revendiquer du gaullisme en ce moment-là.
08:29Mais est-ce qu'on imagine une seconde
08:30le général de Gaulle, condamné par la justice,
08:33entrer à l'Élysée avec un bracelet électronique ?
08:36À sa place, vous auriez fait quoi ?
08:38Vous auriez dit, j'accepte la décision en appel
08:41et je renonce à ma candidature, j'envoie Jean-Dade Mardella ?
08:43Je n'ai pas organisé de détournement de fonds publics.
08:46Je parlais de l'aspect politique de la chose.
08:47Je n'ai pas utilisé l'argent du Parlement européen
08:50pour payer ma secrétaire personnelle,
08:53le garde du corps de mon père ou un chauffeur.
08:55Parce que c'est ça qui s'est passé quand même.
08:58Et derrière, mais si vous êtes condamné par la justice,
09:02la décence, sinon le droit,
09:05vous demande de ne pas prétendre diriger
09:07une grande puissance comme la France.
09:09Mais ce n'est pas étonnant en fait.
09:10Parce que ces modèles, quand on dit
09:13on n'a jamais essayé le Rassemblement national,
09:16donc pourquoi pas essayer ?
09:17Mais enfin, les Hongrois, ils ont essayé le Rassemblement national.
09:20Le modèle de Marine Le Pen, Victor Orban,
09:22c'est quoi ? Qu'est-ce qui se passe ?
09:24Quand on s'attaque à l'État de droit,
09:25quand on s'attaque à l'indépendance de la justice,
09:27quand on s'attaque à l'indépendance des médias
09:29pour plus que les journalistes fassent des enquêtes,
09:31qu'est-ce qui se passe ?
09:31Un système de corruption s'installe.
09:34Et son meilleur ami d'enfance, Plombier,
09:36devient milliardaire en détournant les fonds publics européens.
09:38Et d'ailleurs, cet ami d'enfance dit
09:40« Je suis devenu milliardaire grâce à Dieu,
09:42la chance et Victor Orban ».
09:44Je pense qu'on peut laisser Dieu de côté.
09:45C'est surtout grâce à Victor Orban.
09:47On entend ce que vous dites, Raphaël Gluspan,
09:48sur le fait qu'elle n'aurait pas dû.
09:51Mais quand on interroge les Français aujourd'hui,
09:53c'est ce que fait l'Institut Elab
09:54dans la tribune dimanche pour BFM TV,
09:57Marine Le Pen fait la course en tête,
09:59l'expression est même un peu faible,
10:0134 à 35,5% des voix au premier tour.
10:04C'est-à-dire qu'il n'y a absolument,
10:06sans doute, aucun effet de sa condamnation.
10:08Est-ce que quand vous regardez ces chiffres,
10:1034 à 35,5% en premier tour,
10:12est-ce que vous ne vous dites pas que c'est plié ?
10:14Elle va y aller à l'église ?
10:14Je ne me dis absolument pas que c'est plié.
10:17Absolument pas.
10:18Moi, je pense que la France ne se donnera pas
10:19aux poutinistes et aux trumpistes.
10:21Je pense qu'il y a un autre destin pour notre pays.
10:23Mais oui, il y a un mouvement de fond
10:25pour le Rassemblement National.
10:27Partout où je vais...
10:27Un mouvement de fond.
10:28Mais oui.
10:29Partout où je vais, moi,
10:30je rencontre des électrices et des électeurs
10:32du Rassemblement National.
10:33Et qu'est-ce qu'ils me disent ?
10:34D'ailleurs, pour eux,
10:35Jordan Bardella ou Marine Le Pen,
10:37ce n'est pas important.
10:37Ce qui compte, c'est le parti,
10:38le mouvement,
10:39l'expression de leurs idées politiques.
10:41Et qu'est-ce qu'ils me disent ?
10:43Ils vont mettre fin au déclin de la France.
10:45Et donc, notre responsabilité,
10:47c'est de proposer un chemin
10:49qui mette fin au déclin de la France.
10:51C'est de répondre aux angoisses
10:53des électrices et des électeurs français.
10:55C'est de répondre aux attentes
10:56des citoyennes et des citoyens.
10:58Mais il n'empêche,
11:00moi, je les appelle aussi,
11:01ces citoyennes et citoyens,
11:03à se poser la question simple
11:05de qu'est-ce que serait la France
11:07avec à sa tête une personne condamnée
11:10pour détournement de fonds publics.
11:12Parce que, même si je suis seul,
11:13à la fin,
11:14à essayer de me battre
11:16pour l'intégrité,
11:17pour l'honnêteté,
11:18pour la sincérité dans le débat public,
11:20je pense que c'est consubstantiel
11:22à la démocratie.
11:23Oui.
11:23La conséquence de la candidature
11:25de Marine Le Pen,
11:25c'est que le plan A,
11:27Jordan Bardella,
11:27est redevenu un plan B.
11:29B, comme Matignon,
11:31puisque Marine Le Pen
11:32a promis qu'elle lui confierait
11:33le rôle de Premier ministre
11:34si elle arrive à l'Élysée.
11:35Jordan Bardella donne
11:36sa première interview
11:37d'après candidature
11:39de Marine Le Pen
11:40aujourd'hui dans le Figaro
11:41cet après-midi.
11:41Il annonce que,
11:42s'il arrive à Matignon,
11:43il formera un gouvernement
11:44d'union nationale,
11:46y compris avec des personnalités
11:48qui ne viennent pas
11:49des rangs du Rassemblement national.
11:51Et comme en écho,
11:52aujourd'hui,
11:52Eric Ciotti,
11:53l'allié de Marine Le Pen,
11:54disait tout à l'heure
11:55sur BFM,
11:55TV,
11:56je tends la main
11:56à Bruno Retailleau
11:58pour qu'il nous rejoigne.
11:59Est-ce que vous y croyez
12:01à, finalement,
12:02une forme ou une autre
12:03d'union des droites
12:04derrière Marine Le Pen ?
12:07Je ne sais pas,
12:08parce que je ne suis pas
12:08un ostradamus.
12:09Mais ce que je constate,
12:10c'est qu'oui,
12:11il y a des dérives idéologiques
12:13et que le Rassemblement national,
12:16l'extrême droite,
12:17est en train d'imposer
12:17une forme d'hégémonie idéologique
12:19sur le reste de la droite.
12:21Mais par exemple,
12:22vous imaginez qu'un jour,
12:23un Bruno Retailleau
12:24qui dit depuis des années
12:25« je ne rejoindrai pas »
12:26puis cet ministre de Jordan Bardella ?
12:29Je n'en sais rien.
12:30C'est à lui qu'il faut poser la question,
12:31mais je ne l'espère évidemment pas.
12:33Je pense qu'il doit y avoir
12:35une droite dans ce pays
12:36qui n'est pas soumise
12:37à l'extrême droite.
12:39Mais je pense surtout
12:40qu'en fait,
12:41on est dans un mouvement
12:42qui est plus large
12:43que simplement la France.
12:44On a une bascule progressive
12:46vers l'extrême droite.
12:48On a une trumpisation
12:49de la vie politique.
12:50On a une remise en question
12:52de l'État de droit
12:53et des démocraties libérales.
12:54Moi, je me battrais
12:56pour que notre pays,
12:57la France,
12:58à contre-temps de l'histoire,
12:59sans doute,
13:00contre le vent de l'époque,
13:04soit capable
13:06de diriger
13:07le camp des démocraties libres
13:09attachées à leur liberté.
13:10Je me battrais,
13:11j'entends ce que vous dites,
13:12Raphaël Glucksmann,
13:13d'où la question qui vient
13:13puisque les militants socialistes
13:15ont choisi cette semaine
13:15le principe d'une primaire.
13:17Alors, on appelle ça
13:18une primaire fermée
13:19parce qu'elle sera réservée
13:20aux adhérents socialistes
13:21et aussi à ceux
13:22de votre parti Place Publique.
13:24Je me battrais.
13:25Est-ce que ça veut dire
13:26que vous en serez ?
13:27Est-ce que vous serez candidat
13:28dans le cadre de cette primaire ?
13:29Moi, je fais ce que je dis.
13:31C'est ma marque de fabrique.
13:32Donc, j'ai annoncé
13:32qu'avant la fin de l'été,
13:34je me prononcerais.
13:35Et donc, je me prononcerais.
13:36C'est-à-dire que je dirais
13:37si oui ou non,
13:39je suis candidat.
13:40Mais au-delà de ma personne...
13:41Mais ça veut dire quoi ?
13:41Ça veut dire qu'aujourd'hui ?
13:42Au-delà de ma personne...
13:43Vous entendez les critiques.
13:44Je veux rassembler.
13:46Il est en train de se dégonfler.
13:47La présidentielle,
13:48il faut avoir ça dans le sang.
13:49Et il nous annonce
13:50qu'il va y aller plus tard.
13:52Ce combat, j'ai ça dans le sang.
13:53Mais de quoi vous avez peur ?
13:54Pourquoi ne pas l'annoncer aujourd'hui
13:55mais dans un mois et demi ?
13:56Parce que je ne veux pas être un candidat plus.
13:57J'ai dit que je travaillerais
13:57au rassemblement.
13:58Et là, étape par étape,
13:59ce rassemblement se constitue.
14:01Vous avez vu, comme moi,
14:03le vote des militants socialistes.
14:05Ça, c'est une bonne nouvelle pour vous ou pas ?
14:06C'est une excellente nouvelle.
14:08C'est une excellente nouvelle.
14:08Donc vous y allez.
14:09Ça ouvre...
14:10Mais écoutez...
14:11Si c'était pas...
14:12Sinon, vous ne me diriez pas ça comme ça.
14:14C'est une excellente nouvelle.
14:15Ça nous permettra de travailler
14:17à la refondation d'une gauche démocratique.
14:20Dans une perspective claire.
14:21Oui, nous.
14:22Ça nous permettra.
14:23Moi, je...
14:23Ça nous permettra.
14:24Ça me permettra.
14:25Ça nous permettra.
14:26Permettez-moi de travailler en équipe.
14:28Moi, je ne pense pas que le césarisme
14:31des dernières années
14:32où on a un président
14:33qui décide d'absolument tout
14:35soit une bonne manière
14:36de gouverner une démocratie.
14:37Et donc, moi, ce que je veux,
14:38c'est qu'on constitue une équipe
14:39pour la France,
14:40qu'on soit capable de montrer...
14:41Dont vous serez le capitaine ou pas ?
14:43Mais je vous le dirai.
14:45Vous me réinviterez.
14:46Et je vous le dirai.
14:47J'essaie de comprendre pourquoi
14:48vous nous dites...
14:48Donc, je le dirai d'ici la fin
14:50de l'été.
14:5220, 21 septembre.
14:53C'est ça, si mon calendrier est exact ?
14:54Vous verrez bien.
14:56En temps et en heure.
14:57Ce que je sais,
14:58c'est que je me battrai
14:59jusqu'à mon dernier souffle
14:59pour que cette gauche démocratique existe.
15:01Qu'elle cesse le flou
15:03qui a entouré
15:04les stratégies des uns et des autres
15:06depuis trop longtemps.
15:07Qu'elle soit capable
15:08à nouveau de gouverner le pays,
15:10de mener à bien
15:10la transformation écologique
15:11dont on parlait juste avant.
15:13Qu'elle soit capable
15:13de restaurer le sentiment de justice
15:15dans notre société.
15:15Qu'elle soit capable
15:16de gouverner à nouveau la France,
15:18de préserver la démocratie,
15:19de construire une puissance européenne,
15:21de faire face aux trométistes,
15:22de faire face à l'extrême droite.
15:23Je vous écoute et je me dis
15:24pourquoi il ne va pas ?
15:25Est-ce que...
15:26Je ne sais pas,
15:26vous avez fait un pari avec quelqu'un
15:28pour dire je ne l'annoncerai pas là,
15:29ce sera dans un mois et demi.
15:32Mais écoutez,
15:32ce n'est pas une affaire de Paris.
15:33Tout le monde s'est déjà lancé aujourd'hui.
15:34On parle de quelque chose
15:35des...
15:35Tout le monde s'est déjà lancé
15:36sauf la gauche sociale démocrate.
15:38Mais est-ce que vous ne pensez pas
15:38qu'il y a trop de candidats
15:39en ce moment sur l'espace
15:40de la gauche sociale démocrate ?
15:42Peut-être à vous.
15:43C'est moi qui vais répondre.
15:44Je ne veux pas être
15:45une candidature de plus.
15:46C'est ce que j'ai annoncé.
15:47Je vais œuvrer au rassemblement.
15:49Et ce rassemblement...
15:49Vous irez si les autres
15:50ont choisi la bonne option,
15:58celle que moi je portais.
15:59Et donc on est là
16:01en train de créer
16:02un rassemblement
16:03qui va pouvoir
16:03gagner l'élection.
16:05J'entends le « on »,
16:07j'entends le « nous »
16:07et je n'entends pas encore le « je »
16:08mais vous nous dites
16:09« il viendra dans un autre temps ».
16:11Habituez-vous à une chose,
16:13Marc Vevel.
16:13Habituez-vous à une chose.
16:15Je dirais très souvent
16:16« nous ».
16:17Je dirais très souvent
16:18« on » quand je suis un politique.
16:20Je dirais très souvent « nous »
16:21parce que je pense
16:22que la politique
16:23est aussi une affaire collective.
16:25Et moi je sais
16:25ce que je dois
16:26aux militantes
16:27et aux militants socialistes.
16:28Je sais ce que je dois.
16:29Dans le « nous »,
16:30Raphaël Guzman,
16:31il y a deux autres candidats
16:32aujourd'hui
16:32qui sont déclarés
16:32à cette primaire.
16:34Philippe Brun,
16:34député socialiste
16:35et une petite surprise,
16:36Ségolène Royal
16:37qui a annoncé
16:37qu'elle en passerait
16:39également par là.
16:41L'un de vos proches,
16:41Raphaël Guzman,
16:42cité ce week-end
16:44dans Libération,
16:45dit, je le cite,
16:45« on ne va pas aller
16:47se rouler dans la boue
16:48avec Ségolène Royal
16:49et Philippe Brun ».
16:50Ça veut dire quoi ?
16:51Se rouler dans la boue ?
16:52Ça veut dire quoi ?
16:53Je balaie d'un revers
16:54de la main.
16:55Mais très clairement,
16:56de toute façon,
16:56les « off »
16:57dans le journalisme,
16:58je balaie d'un revers
16:59de la main
16:59ces propos.
17:00Je les trouve.
17:01C'est-à-dire,
17:01la personne qui a dit ça
17:02autour de vous
17:02s'est plantée ?
17:03Complètement plantée.
17:04Je ne sais même pas
17:05qui c'est.
17:06Je ne sais même pas
17:07ce que veulent dire
17:08ces « off ».
17:08Moi, je trouve
17:09que c'est un procédé
17:10que je condamne.
17:11De toute façon,
17:11je ne fais pas de « off »
17:12parce que je dis
17:12la même chose en « off »,
17:13en « on »
17:14ou en « in ».
17:15Je ne sais pas
17:15comment on dit.
17:16Mais en tout cas,
17:17ce qui est sûr,
17:17c'est que j'ai un immense respect
17:18pour l'ensemble des gens
17:19qui veulent…
17:20Donc vous accepterez
17:21de vous rouler dans la boue
17:22avec Philippe Brun
17:23et Ségolène Royal ?
17:24Mais il n'y a pas
17:25ce « rouler dans la boue ».
17:26Vous voyez le côté méprisant
17:28qu'on s'est proposé ?
17:28Mais bien sûr.
17:29Mais c'est pour ça
17:29que je le rejette complètement.
17:30C'est totalement étranger
17:32à ma personnalité.
17:33Vous avez appris
17:33Ségolène Royal
17:34et Philippe Brun
17:34pour leur dire
17:35que ce n'est pas moi
17:42l'autisme stupide
17:43qui est devenu la politique
17:45abîme la démocratie.
17:47Et donc moi,
17:47je suis respectueux,
17:48y compris de mes adversaires politiques.
17:50En l'occurrence,
17:50c'est des sociétés,
17:51donc ce n'est pas
17:51des adversaires politiques,
17:52mais y compris
17:53mes adversaires politiques.
17:54Et je pense qu'on peut débattre
17:55et même être en désaccord,
17:57en dissensus
17:58dans cette République
17:59qu'est la France
18:00sans s'insulter
18:01et sans employer
18:02ce genre de termes.
18:03Donc ce n'est pas mon histoire,
18:04ce n'est pas mon langage,
18:05ce n'est pas ma manière de faire.
18:07Aujourd'hui,
18:08c'est Jean-Luc Mélenchon,
18:09l'homme qui fait la course
18:10en tête à gauche
18:10et on le voit
18:11dans le sondage du jour
18:12de notre partenaire Elab.
18:14Il est crédité
18:15selon les scénarios,
18:16parce qu'il y a beaucoup
18:16de scénarios en ce moment
18:17en fonction de qui sera candidat.
18:19Il est entre 14,5 et 16%
18:21des intentions de vote
18:22au premier tour.
18:23Jamais les sondages
18:24ne l'avaient donné
18:24aussi haut à 9 mois
18:25d'une élection présidentielle.
18:26Vous êtes vous,
18:27Raphaël Glucksmann,
18:28encore une fois,
18:29selon les différents scénarios,
18:30entre 8,5 et 11%
18:32d'intentions de vote.
18:33Est-ce que le leader
18:34de la gauche,
18:35aujourd'hui,
18:36c'est Jean-Luc Mélenchon ?
18:37Écoutez,
18:38évidemment,
18:38Jean-Luc Mélenchon
18:39est en campagne.
18:41C'est d'ailleurs...
18:41Pas tout à fait ma question.
18:42C'est d'ailleurs sa quatrième
18:44campagne.
18:45Marine Le Pen aussi,
18:46je crois.
18:46D'ailleurs,
18:46il forme le plus vieux couple
18:47de la politique française.
18:49Ils sont à la quatrième
18:50campagne présidentielle.
18:50Donc,
18:51ils sont rodés,
18:52puisque vous me posiez
18:53la même question sur elle,
18:53justement.
18:54Mais non,
18:55Jean-Luc Mélenchon n'est pas
18:56et ne sera pas
18:57le leader de la gauche française.
18:58Qu'est-ce qui vous permet
18:59de dire ça ?
18:59Parce que l'avenir
19:00de la gauche française,
19:01ce n'est pas l'autoritarisme,
19:03ce n'est pas la brutalité
19:04du débat.
19:04Ce n'est pas
19:06cette soumission
19:06aux tyrans étrangers,
19:08ce n'est pas
19:08la critique permanente
19:10de la construction européenne,
19:11ce n'est pas
19:12les attaques
19:12contre les journalistes,
19:13ce n'est pas cela.
19:15Et nous allons montrer,
19:16comme nous l'avons fait
19:16aux européennes,
19:18que l'écrasante majorité
19:19des citoyennes
19:20et des citoyens
19:21qui aspirent
19:22à un gouvernement de gauche
19:22ne sont pas sur cette ligne-là,
19:24mais sont sur la nôtre.
19:25D'autant plus...
19:27Est-ce à dire que pour vous,
19:28pardon,
19:29mais la question,
19:29elle va revenir,
19:30elle revient déjà,
19:30elle va revenir
19:31quasiment jusqu'à l'élection.
19:33Est-ce que pour vous,
19:33Jean-Luc Mélenchon à l'Élysée,
19:35c'est pire que Marine Le Pen ?
19:36Mais non,
19:38écoutez,
19:39là,
19:39ce qu'on est en train de voir,
19:41je vous dis,
19:41et vous avez une responsabilité
19:43dedans, les médias,
19:43on est en train de voir
19:44une petite musique
19:45qui est en train de s'imposer
19:46en expliquant que de toute façon,
19:47le deuxième tour,
19:48ce sera Jean-Luc Mélenchon,
19:49Marine Le Pen.
19:50Ça,
19:51ce scénario-là,
19:52n'existera pas.
19:53Ce scénario-là
19:54n'existe que pour faire peur.
19:56Parce qu'en réalité,
19:57il y a entre
19:58Jean-Luc Mélenchon
19:59et Marine Le Pen
20:00un espace immense,
20:02des millions de Françaises
20:03et de Français
20:04qui ne se résolvent pas
20:05à ce type d'affrontement.
20:07Et donc,
20:07il n'y aura pas
20:08ce second tour.
20:09Il n'y aura pas
20:10Jean-Luc Mélenchon à l'Élysée
20:11et je crois,
20:12sincèrement,
20:13qu'il n'y aura pas
20:14Marine Le Pen à l'Élysée.
20:15Ni l'un ni l'autre.
20:16Je pense sincèrement
20:17que la France...
20:17Donc il y aura vous
20:18face à qui ?
20:19Que la France sera
20:21vraiment
20:22la bonne
20:23surprise démocratique
20:24de ce monde
20:26qui s'offre
20:26au trumpisme
20:27et au poutinisme.
20:28Je pense sincèrement
20:29que la France
20:30va renouer
20:30avec son destin
20:31qui est d'être
20:32un pays libre
20:33et d'être un pays démocratique
20:35et qu'elle ne se donnera pas
20:37au populisme
20:38et à la démagogie.
20:39Et je suis
20:40moi certain
20:41qu'il y a
20:42pour la gauche française
20:43un chemin
20:44qui est très éloigné
20:46de ce lieu emprunté
20:47par Jean-Luc Mélenchon
20:48qui est un chemin
20:49de
20:51de respect
20:52fondamental
20:53viscéral
20:54du débat
20:55démocratique.
20:56On porte
20:57une transformation
20:57écologique
20:58profonde
20:59une transformation
21:00sociale profonde
21:01mais on le fait
21:02dans le respect
21:03absolu
21:04du cadre
21:05démocratique
21:06du débat
21:07démocratique.
21:08Vous dites ce matin
21:09dans une interview
21:10à nos confrères
21:10de la tribune dimanche
21:11nous allons tourner
21:12une fois
21:13c'est ce que vous nous dites
21:13d'ailleurs un peu
21:14sur ce plateau
21:14nous allons tourner
21:15une fois pour toutes
21:15la page de la domination
21:17politique
21:18et psychologique
21:19de Jean-Luc Mélenchon
21:20sur la gauche française
21:22domination psychologique
21:24est-ce que ça vise aussi
21:26Olivier Faure
21:26qui a
21:27il n'y a pas si longtemps
21:28que ça
21:28fait alliance
21:29aux législatives
21:30avec Jean-Luc Mélenchon
21:31est-ce qu'il était
21:32sous domination
21:33de Jean-Luc Mélenchon ?
21:34Ce que ça veut dire
21:34c'est qu'en fait
21:35de Jean-Luc Mélenchon
21:36a fixé
21:37l'agenda
21:38et dominé
21:39l'ensemble
21:41de cet espace
21:41parce qu'en face
21:42il n'y avait pas
21:43d'affirmation idéologique
21:45suffisamment
21:48puissante
21:49que cette page-là
21:51est tournée
21:52et que nous offrirons
21:53la possibilité
21:54aux citoyennes
21:55et aux citoyens
21:55qui veulent plus
21:56de solidarité
21:57qui veulent plus
21:57d'écologie
21:58qui veulent plus
21:58de démocratie
21:59que ce qu'on a vu
21:59depuis dix ans
22:00une autre voie
22:02et que c'est
22:03notre espace politique
22:05qui portera
22:06la responsabilité
22:07de barrer la route
22:08à l'extrême droite
22:09et d'empêcher la France
22:10de basculer
22:13dans les extrêmes
22:14moi je suis convaincu
22:15je suis convaincu
22:17que c'est notre espace
22:18qui est l'avenir
22:20de la politique française
22:21pour que ça fonctionne
22:22il faut qu'on se rassemble
22:24et on va le faire
22:24dès septembre
22:25et je vous reverrai
22:28en septembre
22:28et vous me regardez
22:29et vous passerez
22:30du nous au jeu
22:31mais surtout
22:32ce nous sera matérialisé
22:34sera matérialisé
22:35nous serons en campagne
22:37aujourd'hui
22:37nous ne sommes pas
22:38en campagne
22:39donc c'est normal
22:40si vous voulez
22:40que Jean-Luc Mélenchon
22:41et Marine Le Pen
22:42donc les sondages
22:43ne nous inquiètent pas
22:44plus que ça
22:44ils sont en campagne
22:46c'est plus facile
22:47évidemment dans un espace
22:48où on s'autodésigne
22:49candidat
22:50ou alors on laisse
22:51à la justice
22:51le choix de choisir
22:52le candidat
22:52mais nous nous serons
22:53en campagne
22:54et je pense sincèrement
22:56que nous gagnerons
22:57l'élection de 2027
22:58bon avant l'élection
22:59de 2027
23:00pardon de cette transition
23:01un peu lourdingue
23:02et la coupe du monde
23:02de football
23:03où la France affronte
23:05l'Espagne
23:06mardi prochain
23:07je ne sais pas
23:07si vous avez vu
23:07les propos
23:08de l'ancien Premier ministre
23:09conservateur espagnol
23:11Mariano Raroy
23:12qui s'en prend
23:13à l'équipe de France
23:14de foot
23:14dans une tribune
23:15publiée dans un journal
23:16la France dit-il
23:18dispose d'un effectif
23:19de très haut niveau
23:20ça c'est pour la partie
23:21sympa de l'interview
23:22cela dit
23:22sans aucun français
23:24mais elle joue très bien
23:25aucun français
23:26dans l'équipe de France
23:27de football
23:27il y avait déjà eu
23:28les propos
23:28monsieur Raroy
23:29a gagné déjà
23:31la coupe du monde
23:31du racisme
23:32et ça vient après
23:34les propos
23:34de la sénatrice
23:35paraguayenne
23:35en fait c'est un festival
23:37d'attaques racistes
23:38contre notre équipe
23:39de français
23:40mais moi je peux vous dire
23:40nous sommes extrêmement fiers
23:43de notre équipe de France
23:44et nous sommes extrêmement fiers
23:46que la France
23:48soit un pays
23:50qui est républicain
23:51une nation civique
23:52et que être français
23:54c'est pas une couleur de peau
23:55une origine
23:56c'est pas une religion
23:58c'est bien plus que cela
24:00et si les Raroy
24:01de ce monde
24:01ne le comprennent pas
24:03et bien
24:04si vous voulez
24:05la meilleure des réponses
24:07ce sera que
24:07on battra l'Espagne
24:09on gagnera la coupe du monde
24:10et moi j'épouse
24:12totalement les propos
24:13du premier ministre espagnol
24:14Pedro Sanchez
24:15qui a dit
24:16que le meilleur gagne
24:17et que le racisme perde
24:19un mot sur l'Ukraine
24:21un peu plus
24:21même si vous voulez bien
24:22Volodymyr Zelensky arrive
24:23dans quelques heures à Paris
24:25puisqu'il va assister
24:25aux côtés d'Emmanuel Macron
24:27au défilé militaire
24:28du 14 juillet
24:29défilé qui sera très ukrainien
24:31cette année
24:32quelques militaires ukrainiens
24:33seront là
24:34et il y aura également
24:35en ouverture du défilé
24:38des soldats venus
24:39des pays membres
24:39de la coalition des volontaires
24:40ces pays qui se sont mis d'accord
24:41pour intervenir
24:43le jour où la paix
24:44sera signée
24:45entre l'Ukraine
24:46et la Russie
24:47d'abord est-ce que vous saluez
24:48ce geste d'Emmanuel Macron
24:50de faire venir à ses côtés
24:51le président ukrainien à Paris ?
24:53Oui
24:53et cette présence
24:54est très symbolique
24:55ainsi que
24:56la présence
24:57des pays volontaires
24:58de la coalition des volontaires
25:00et c'est fondamental
25:01et c'est fondamental
25:01de comprendre
25:02qu'en fait
25:02en aidant les ukrainiens
25:04on s'aide soi-même
25:05que l'Ukraine
25:05est aujourd'hui
25:06la première ligne
25:07de résistance
25:08des Européens
25:09que la Russie
25:11de Vladimir Poutine
25:11ne cible pas simplement
25:12l'Ukraine
25:13qu'elle cible
25:13toutes les démocraties européennes
25:15et que chaque aide
25:16qu'on apporte
25:17à la résistance ukrainienne
25:18est un investissement
25:19dans notre propre sécurité
25:21et ce geste
25:23matérialise
25:23cette solidarité-là
25:25simplement
25:25il faut que derrière
25:26on fasse plus
25:27qu'on protège
25:28le ciel ukrainien
25:29on a aujourd'hui
25:30enfin on a
25:31dans les mois passés
25:32protégé le ciel
25:33des Émirats Arabes Unis
25:35pourquoi
25:36ne protège-t-on pas
25:37le ciel ukrainien ?
25:38Il y a une initiative
25:39portée par des Français
25:39qui s'appelle
25:40Sky Shield
25:40qui vise à justement
25:41protéger le ciel ukrainien
25:43on ne livre pas
25:44assez d'armes
25:45et d'équipements
25:45anti-missiles
25:46aujourd'hui
25:47aux Ukrainiens
25:48et donc ce qu'il faut
25:48c'est que derrière
25:49ces symboles
25:50qui sont extrêmement puissants
25:51et bien il y ait
25:52des actes
25:53beaucoup plus sérieux
25:55qui soient mis en place
25:55il y a encore
25:56200 milliards
25:57d'avoir public russe
25:58gelé en Europe
25:59il faut les saisir
26:00pour financer
26:01cette résistance ukrainienne
26:02c'est pas
26:02simplement une solidarité
26:04internationale
26:05c'est notre avenir
26:06c'est notre sécurité
26:07qui est en jeu
26:08et la première
26:09des responsabilités
26:10d'un dirigeant politique
26:11c'est d'assurer la sécurité
26:13des Françaises
26:14et des Français
26:14est-ce qu'il faut
26:15Raphaël Glussmann
26:16ou est-ce qu'il faudra
26:18parler à Vladimir Poutine
26:20à un moment
26:20l'inviter
26:22ou aller en terrain neutre
26:24et parler avec lui
26:25ou est-ce qu'il faut
26:26est-ce que vous considérez
26:27qu'on ne peut plus
26:27lui parler aujourd'hui
26:28et que ça vaut pour toujours
26:29il faut
26:30il faudra parler
26:31à Vladimir Poutine
26:33quand nous aurons
26:34envoyé le message
26:36clair
26:36qu'il perdra
26:38cette guerre
26:39il faudra parler
26:40à Vladimir Poutine
26:41défait
26:42pour
26:43si vous voulez
26:44négocier sa capitulation
26:46uniquement
26:46pas avant
26:47il ne peut pas y avoir
26:48de discussion
26:48sur la paix
26:49il ne faudra pas
26:50céder à Vladimir Poutine
26:52ce n'est pas parce que
26:53si vous voulez
26:54on aime l'Ukraine
26:55mais c'est parce que
26:56chaque concession
26:58à un tyran comme Poutine
27:00est une invitation
27:01à l'agression
27:02il faut écouter
27:03nos services de sécurité
27:04tous les services
27:05de sécurité européens
27:06alertent sur la possibilité
27:08d'une guerre russe
27:10sur le sol même
27:10de l'Union Européenne
27:11avant 2029
27:12il faut écouter
27:13notre chef d'état-major
27:14quand il nous dit
27:15qu'il faut nous préparer
27:16moralement et matériellement
27:18à cette confrontation
27:20directe
27:20et donc la seule manière
27:21d'avoir la paix
27:23c'est de dissuader
27:24le tyran qui déclenche les guerres
27:25merci beaucoup
27:26merci à vous
27:27merci à vous
27:27merci à vous
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