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  • il y a 33 minutes
Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, était l'invité de BFM Politique ce dimanche 12 juillet sur BFMTV et RMC.

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00:05Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Politique, la France suffoque de nombreux départements, 37 en alerte rouge canicule,
00:13une canicule qui aggrave les risques de départ d'incendie qui ravage une bonne partie du sud de la France.
00:18Pour faire le point sur cette situation, notre invité exceptionnel ce matin, le ministre de l'Intérieur.
00:23Bonjour Laurent Nouniez, merci d'être avec nous dans un instant.
00:25Vous allez nous dire où cela en est, on va faire le point sur la situation depuis le début de
00:29la saison sur cette question des feux de forêt,
00:31les questions très concrètes que se posent les Français qui nous écoutent.
00:34Est-ce qu'il faut annuler par exemple tous les feux d'artifice du 14 juillet ?
00:37Quel comportement faut-il avoir face à ces incendies ?
00:41Comment les différentes communes de France peuvent-elles prendre des décisions qui nous concernent tous ?
00:47On va bien sûr évoquer cela avec Bruno Jody, bonjour directeur délégué de la République de l'Ange,
00:51et Anne Saurat-Dubois qui est à mes côtés également.
00:54Mais avant cela, monsieur le ministre, cette information qui concerne la sécurité des Français,
00:59information qui nous est parvenue il y a quelques heures,
01:02300 personnes ont été évacuées samedi soir d'un quartier de Sarcelles, au nord de Paris,
01:07à la suite du signalement d'un véhicule suspect dont les services de renseignement craignaient
01:12qu'il puisse être utilisé contre la communauté juive.
01:15Est-ce que vous nous confirmez cette information et de quoi s'agit-il ?
01:18Je vous confirme l'information, oui.
01:20D'abord, c'est une affaire que je suis depuis hier soir, évidemment, avec l'ensemble des hauts responsables du
01:25ministère de l'Intérieur,
01:27effectivement sur la base d'une information, d'un renseignement qui montre que nos services travaillent bien.
01:32Un véhicule suspect a effectivement été identifié, retrouvé à proximité de la synagogue de Sarcelles,
01:39non pas à proximité immédiate, mais à proximité, et donc il y a un certain nombre de mesures qui ont
01:43été prises,
01:44et donc les parquets compétents investiguent, et voilà, une enquête judiciaire est ouverte.
01:48Ce que je veux vous confirmer, c'est que nous avons retrouvé un véhicule dans lequel il y avait une
01:51arme,
01:52nous ne connaissons pas encore les motifs, les personnes ne sont pas encore identifiées,
01:56il y a une enquête en cours qui fera toute la lumière sur cette affaire.
01:59Ce que je veux dire, et aussi pour rassurer évidemment vos téléspectateurs,
02:02c'est qu'une nouvelle fois, les services de renseignement travail sont à l'action,
02:04et ont pu identifier un véhicule suspect, on ne sait pas ce qu'allait faire ce véhicule,
02:10on n'en sait rien, l'enquête...
02:10Quel type d'armes il y avait dans ce véhicule ?
02:12C'est une arme longue, une arme longue, une arme de guerre.
02:14Une arme de guerre ?
02:15Et vous comprenez, je ne peux pas vous en dire plus, il y a une enquête judiciaire en cours,
02:17sachez simplement qu'au ministère de l'Intérieur, nous sommes sur cette affaire depuis hier soir,
02:21et évidemment les services de police, notamment du département du Val-d'Oise,
02:25et les services de renseignement spécialisés, voilà.
02:27C'est une menace imminente comme on dit ?
02:28On n'en sait rien, ce qui est sûr c'est que les services ont fait leur travail,
02:32ont identifié un véhicule suspect, dans lequel il y avait une arme,
02:34ont pu procéder à des évacuations, et les investigations se poursuivent.
02:37Est-ce que la communauté juive, le sentiment était directement visé ?
02:40Je n'en sais rien à ce stade, je ne peux pas vous le confirmer.
02:43À partir d'aujourd'hui, on commémore les 10 ans de l'attentat de Nice,
02:46quel est l'état de la menace terroriste, justement aujourd'hui, sur notre territoire ?
02:50L'état de la menace terroriste, il reste le même, on a l'impression de se répéter à chaque fois,
02:54mais ça veut dire qu'on répète surtout notre vigilance, en réalité,
02:57et on l'a bien vu encore hier soir avec ce qui s'est passé,
03:00même si rien ne permet de qualifier cette affaire de terroriste,
03:03on verra bien ce que donnent les investigations judiciaires,
03:05on est toujours à l'affût du moindre information, du moindre renseignement,
03:08parce qu'il y a toujours cet état de la menace,
03:11qui est toujours celle d'individus qui seraient présents sur le territoire,
03:14et qui voudraient s'en prendre aux forces de l'ordre.
03:16Vous la qualifieriez comment ? Très élevée ?
03:18Elle est toujours très élevée.
03:18Extrême ?
03:19Elle est toujours très élevée.
03:20Voilà, la situation n'a pas évolué défavorablement, mais ni favorablement.
03:24Elle reste toujours très élevée, et les services de renseignement sont en mobilisation totale face à cette menace.
03:30Combien d'attentats ont été déjoués depuis le début de l'année, M. le ministre ?
03:32Depuis le début de l'année, je crois que nous sommes à trois attaques déjouées,
03:35et nous avons un attentat autour de l'Arc de Triomphe.
03:39Vous vous souvenez, cet individu qui a été abattu,
03:40et qui voulait s'en prendre à des gendarmes de la garde républicaine
03:43au moment de la cérémonie quotidienne à l'Arc de Triomphe.
03:46Donc trois attentats déjoués par les services de renseignement depuis le 1er janvier 2026.
03:50Depuis le 1er janvier 2026.
03:51Mais vous savez, surtout, ce qu'il faut regarder, c'est ce travail remarquable
03:53que font les services de renseignement, qui suivent des équipes, qui interviennent en amont.
03:56Donc il y a un travail remarquable qui est fait, et je veux à nouveau le souligner,
04:00et les en féliciter, et notamment la DGSI sur le territoire.
04:03Alors, M. le ministre, il y a la question effectivement du front des incendies,
04:06que l'on voit aujourd'hui se développer quotidiennement sur notre territoire.
04:10On le disait, la France suffoque, 37 départements qui sont en vigilance rouge,
04:14et évidemment, ça accentue le risque d'incendie.
04:17Aujourd'hui, l'heure où on se parle, quelle est la situation en France ?
04:22Quels sont les départs d'incendies qui sont inquiétants ?
04:24Combien depuis le début de cette saison ?
04:25D'abord, peut-être, le contexte plus général, c'est une saison des feux
04:28qui a démarré avec un mois d'avance, en fait.
04:31Enfin, un mois d'avance. Un mois plus tôt que les années précédentes,
04:33parce que on est dans un contexte où la végétation est abondante,
04:36avec les pluies de l'année 2025,
04:39avec la chaleur, donc un phénomène de cesseresse,
04:42donc beaucoup de végétation, tout est sec,
04:44et puis souvent, on a le vent aussi qui s'invite dans la partie.
04:47Et donc, ça crée un espèce, sans mauvais jeu de mots,
04:49un espèce de cocktail explosif,
04:50qui fait qu'on a beaucoup de départs de feux.
04:53Rien que sur la journée d'hier, c'était 250, un départ de feux,
04:56qui ont donné lieu à une trentaine de feux critiques qu'il a fallu combattre.
04:59Donc voilà. Et au moment où on se parle,
05:01donc la saison a commencé très tôt,
05:03on en est déjà à 17 000 hectares brûlés,
05:06et quand on aura consolidé les feux en cours,
05:08on pense qu'on sera à 25 000,
05:10ce qui représente 25 000 hectares brûlés,
05:11au moment où on se parle.
05:13Encore une fois, quand on aura consolidé nos différents bilans,
05:15ça veut dire qu'on est à fois deux,
05:16fois deux, par rapport à la même période,
05:18l'année en 2025.
05:21Et c'est même supérieur à ce qu'on avait connu en 2022,
05:24sur la même période, qui est une année assez exceptionnelle.
05:26C'est un risque d'assemblée beaucoup plus élevé que les années précédentes.
05:27Vous les qualifiez comment ? Élevé ? Très élevé ?
05:29Le risque est très, très, très élevé.
05:32Vous aviez la directrice de Météo France,
05:34qui veut dire que tous les jours, on a évidemment la cartographie rouge canicule,
05:38et puis on a aussi la cartographie des feux de forêt,
05:40qui nous permet d'identifier les départements
05:41où le risque est le plus élevé, compte tenu des conditions climatiques,
05:44et surtout de prépositionner nos moyens de lutte contre les incendies,
05:48pour être plus efficaces.
05:49Car en réalité, la plupart des feux, ce sont des départs de feu,
05:52et la plupart des feux sont rapidement combattus et éteints.
05:55Donc, grâce au prépositionnement des moyens,
05:58auxquels procède tous les jours la Direction Générale
06:00de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises.
06:01Vous avez indiqué que 32 personnes ont été interpellées,
06:05soupçonnées d'être à l'origine de ces départs de feu.
06:07Est-ce que vous avez des éléments sur leur profil ?
06:09Est-ce que ce sont des hommes, des femmes ?
06:10Quelles sont leurs motivations ?
06:11Les profils sont très variables.
06:12Ça peut être des jeunes ados qui s'amusent stupidement à mettre le feu
06:16avec les conséquences criminelles que ça peut avoir.
06:18Volontairement.
06:18Ou ça peut être des individus dont on sait qu'ils sont sériels, sur le coup.
06:24Récidivistes.
06:24Qui sont des récidivistes, absolument.
06:26Et voilà.
06:27Sur les 32 interpellés, vous en avez quand même deux tiers,
06:29où les mises à feu sont volontaires et un tiers accidentelles.
06:32Donc ça vous donne une idée du panorama des choses.
06:35Donc on a quand même un certain nombre de personnes
06:36qui ne sont pas que dans l'imprudence.
06:38Ils sont vraiment dans la volonté de mettre à feu, de provoquer des incendies.
06:42On est étonné par ce chiffre.
06:43Il est historiquement élevé ?
06:44Ou ça s'est déjà produit dans les années précédentes ?
06:46Non, malheureusement, souvent, l'origine des incendies est parfois criminelle.
06:52Vous savez, dans 9 cas sur 10, c'est un comportement humain.
06:54La grande majorité des cas, ce sont des comportements d'imprudence, évidemment.
06:58Mais il y a aussi un facteur volontaire dans la mise à feu, dans le départ des incendies.
07:03Il y a combien de sapeurs-pompiers qui sont actuellement déployés sur le terrain ?
07:05Sur le terrain, actuellement, vous en avez dans tous les SDIS.
07:09Vous savez, les sapeurs-pompiers, c'est 250 000 personnes,
07:11dont 200 000 sapeurs-pompiers volontaires.
07:13Et puis, vous en avez dans tous les départements de France.
07:15Ils sont tous mobilisés sur le front des incendies.
07:18Et puis, vous avez des renforts.
07:19Aujourd'hui, ils sont quasi tous mobilisés.
07:20Vous avez aussi des renforts.
07:21Vous avez des sapeurs-sauveteurs de la sécurité civile.
07:24Vous avez des militaires de la sécurité civile,
07:26sous l'autorité du directeur général, qui viennent en renfort.
07:28Et puis, vous avez surtout, chaque SDIS constitue des colonnes de renfort.
07:32Chaque département, chaque pompier départemental,
07:34constitue des colonnes de renfort pour venir en aide à d'autres départements.
07:38Et au total, ce sont 3 500 sapeurs-pompiers des différents départements
07:42qui peuvent aller renforcer d'autres territoires.
07:44Et dans tous les feux que nous combattons actuellement,
07:46il y a des effectifs locaux et systématiquement des renforts.
07:48Vous évoquiez tout à l'heure la proportion importante de feux volontaires.
07:53Est-ce qu'il faut durcir les peines contre les pyromanes ?
07:56Non, je crois qu'il faut continuer à les interpeller.
07:59C'est un acte criminel.
08:00Vous savez, la peine encourue, je ne l'ai plus en tête,
08:03mais elle est très importante.
08:04Quand vous avez une mise à feu,
08:06c'est évidemment de la mise en danger de la vie d'autrui,
08:08c'est de la dégradation.
08:08Mais quand vous avez des personnes qui décèdent à la suite de cet incendie,
08:11vous êtes sur des peines criminelles.
08:13Donc c'est extrêmement sévère.
08:16Je veux d'ailleurs remercier essentiellement,
08:19pour l'essentiel, les militaires de la gendarmerie,
08:21mais pas qu'eux.
08:22Il y a aussi des interpellations qui ont été effectuées
08:23par des fonctionnaires de police.
08:24Pour la journée de...
08:25Vous parliez de la journée d'hier,
08:27des dizaines de départs de feu.
08:29Pour la journée d'aujourd'hui,
08:31sur quel département vous êtes particulièrement vigilant ?
08:34Est-ce que toute la France est sous la menace des incendies ?
08:36Actuellement, toute la France est sous la menace des incendies.
08:38C'est beaucoup plus prégnant dans le sud.
08:40Vous l'avez vu sur la carte au...
08:41Je ne sais pas si madame la directrice de Météo France
08:43a montré cette carte au...
08:44Mais le directeur général de la Sécurité civile l'a fait
08:46dans un point presse vendredi dernier.
08:49C'est plutôt évidemment la frange sud.
08:51Mais vous voyez que ça remonte aussi...
08:53Une région comme la région Centre-Val-de-Loire
08:55a été, depuis le début de la saison,
08:57très impactée également.
08:58Donc on voit qu'il y a une extension du phénomène
09:00à l'ensemble du territoire national.
09:02On voit que la Sécurité civile a annoncé,
09:04justement, vous l'évoquiez,
09:05que désormais, pour la première fois...
09:07C'est là où on voit l'aspect inédit
09:09de cette vague d'incendies.
09:10Pour la première fois,
09:11l'avion militaire, l'A400M,
09:13pourrait être utilisé pour lutter contre les incendies.
09:16Ça permettrait de larguer 20 000 litres d'eau.
09:18Est-ce que vous nous le confirmez ?
09:20Et à partir de quand il sera opérationnel
09:21pour lutter contre les incendies ?
09:22Alors, ce que je vous confirme,
09:23d'abord, c'est qu'on a des moyens aériens
09:25qui sont tout à fait conséquents.
09:26Ça n'a rien à voir avec 2022.
09:28On a augmenté le nombre par rapport à 2022.
09:31Nous avons 12 Canadair,
09:33nous avons 8 avions d'âge
09:34qui sont des avions
09:35qui projettent du produit retardant.
09:37On a 3 avions d'observation,
09:38et puis on loue des hélicoptères bombardiers d'eau.
09:40Une dizaine d'hélicoptères bombardiers d'eau,
09:43et 6 avions tractors
09:44qui sont aussi des avions supplémentaires
09:46qui larguent de l'eau.
09:48Regardez ces images,
09:49le voici, l'A400M.
09:50Vous confirmez qu'il va être utilisé ?
09:51Je vais y venir, je vais y venir.
09:52Donc, on a déjà une flotte qui est conséquente.
09:54Et puis, il y avait un travail
09:55qui était déjà en cours,
09:56effectivement, d'équiper le RA400M
09:58de kit de largage d'eau
09:59dans les proportions que vous dites.
10:01C'est ça, c'est 20 000 litres d'eau,
10:02c'est à peu près l'équivalent de 3 Canadair.
10:04Un Canadair, c'est 6 000 litres d'eau.
10:05Et donc, le Premier ministre a souhaité
10:07qu'on accélère cette expérimentation,
10:08et nous avons bon espoir,
10:10peut-être d'ici 15 jours,
10:11de pouvoir commencer à expérimenter
10:13des largages de produits d'eau,
10:15mêlés parfois avec du retardant,
10:17d'ici 15 jours.
10:18Vous dites sur les Canadair,
10:19on a une flotte conséquente,
10:20elle est aussi vieillissante.
10:22En tout cas, il y a une polémique
10:23autour de l'âge aussi,
10:25une trentaine d'années, je crois.
10:26C'est 27 ans.
10:2727 ans de ces Canadair.
10:29Donc, on en a 12,
10:30il y en a 4 qui ont été commandés,
10:312 livrables en 2028,
10:332 en 2030.
10:34Absolument.
10:35On ne peut pas accélérer ?
10:36Non, les Canadair, vous savez,
10:38il faut les fabriquer.
10:39Donc, on en a acheté 2
10:42qui arriveront en 2028
10:43en partie avec des financements européens,
10:45une grande partie de financements européens.
10:46Et puis, j'ai signé début juin
10:47l'achat de 2 nouveaux Canadair
10:49qui sont financés d'ailleurs
10:50au projet de loi de finances
10:51dans le cadre de la loi de finances
10:52de 2026
10:54et qui arriveront en 2032.
10:55Mais pour le reste,
10:56nous louons des avions
10:57et pour répondre aux critiques
10:58sur la flotte de Canadair,
10:59elle n'est pas tellement différente
11:00de celle des autres pays européens,
11:02y compris sur la moyenne d'âge.
11:03C'est 27 ans.
11:04Il faut regarder aussi
11:05les heures de vol
11:05en matière d'éviation.
11:06C'est 6500 heures.
11:07Il faut savoir aussi
11:08que la Direction Générale
11:09de la Sécurité civile
11:10achète des moteurs.
11:11C'est-à-dire que nous avons
11:11le double de moteurs
11:12que ce que nous avons de Canadair.
11:14Donc, on peut procéder
11:15à des remplacements de moteurs.
11:16Voilà.
11:17Donc, c'est une flotte
11:17qui est plutôt en bon état
11:19et évidemment qu'elle va augmenter.
11:20C'est un engagement
11:21du président de la République.
11:22Mais en attendant,
11:22nous louons des avions
11:23et nous avions une flotte aérienne
11:25qui est parfaitement conséquente
11:26et que nous pouvons positionner
11:28ici ou là
11:29en fonction de la menace.
11:31Monsieur le ministre,
11:32la canicule,
11:33on le disait,
11:34qui vient s'ajouter
11:35avec ses départs d'incendie
11:37et autre point de vigilance,
11:38évidemment.
11:38Beaucoup de Français
11:39qui cherchent à se rafraîchir
11:40parfois en se baignant
11:41dans des endroits dangereux.
11:43131 victimes
11:44par Nahuayad
11:45depuis le 19 juin
11:46a dit la ministre des Sports.
11:47Est-ce que ce chiffre
11:48a évolué ces derniers jours ?
11:49Il a évolué.
11:50Je pense qu'elle le donnera.
11:51Je ne veux pas lui griller
11:52la politesse
11:52mais on est à 139 là.
11:54On est à 139 aujourd'hui
11:55avec la journée d'hier.
11:58Oui, donc d'où le plan
11:59qu'a mis en place
12:00madame Marina Ferrari,
12:01la ministre des Sports,
12:02un plan de prévention
12:03extrêmement important.
12:03depuis le 19 juillet.
12:05Nédith, vous pouvez nous le redire ?
12:06Je vous dis 139, oui.
12:07Depuis ?
12:08Depuis le 19 juin.
12:09Depuis le début
12:10de l'épisode
12:11que nous connaissons.
12:12Attention,
12:13sur la même période
12:14l'année passée,
12:15on était à plus de 110.
12:16L'augmentation
12:17est de plus de 18%.
12:18C'est un phénomène
12:19qui existe chaque année
12:21et qui,
12:21avec le phénomène
12:22de canicule,
12:23augmente effectivement
12:24cette année.
12:25Alors, tout ça,
12:25ça pose aussi
12:26la question de l'organisation
12:26la canicule,
12:27les incendies,
12:28des événements,
12:28des grands événements
12:29festifs et publics
12:31et notamment la question
12:31du 14,
12:32du 13 et 14 juillet
12:33qui arrive, Bruno.
12:34Oui, il y a de nombreux maires,
12:35de plus en plus de maires
12:36qui sont en train d'annuler,
12:38de prendre des décrets
12:38pour annuler les festivités
12:40du 14 juillet,
12:41feux d'artifice notamment.
12:42Est-ce que vous voulez
12:43s'encourager à le faire
12:45compte tenu du risque
12:46qui pèse
12:47dans de nombreux endroits
12:48du territoire
12:48au vu de ce qu'on vient de dire ?
12:49En fait,
12:50il y a deux risques,
12:51si vous voulez,
12:51monsieur Jeudy.
12:52Il y a deux risques.
12:52C'est tout l'objet
12:54du plan hors sec
12:56chaleur extrême
12:57qu'a demandé
12:58que nous bâtissions
12:59le Premier ministre
12:59qui a été fait
13:00en un temps record,
13:01en quelques jours,
13:02qui prévoit des mesures
13:03supplémentaires
13:04à ce qui existait déjà
13:05puisqu'on avait déjà
13:05un plan hors sec
13:07canicule.
13:07On a énormément de mesures.
13:09Ce qu'on vise à prévenir,
13:10c'est d'une part
13:11les feux,
13:11on en a parlé évidemment,
13:13et puis d'autre part
13:14c'est la saturation
13:14des services d'urgence.
13:15On ne veut pas
13:16qu'il y ait de phénomène festif
13:17où il y aurait
13:17de la consommation d'alcool
13:18et qu'il fasse
13:19que des gens se retrouvent
13:20aux urgences
13:20parce qu'ils ont trop
13:21consommé d'alcool,
13:22parce qu'il y a eu
13:23des moments festifs
13:23et qu'ils viennent
13:25gréver un peu plus
13:26les services d'urgence
13:27qu'ils sont déjà
13:27avec les personnes vulnérables
13:28et victimes de la canicule.
13:30C'est ça le but
13:30qu'il y a recherché.
13:31Effectivement,
13:31il a été demandé
13:32aux préfets,
13:33pour toutes les manifestations
13:35par exemple sportives
13:36de plein air
13:36dans les départements rouges,
13:37d'être plutôt
13:38sur des annulations
13:39d'événements.
13:40Mais ce n'est pas
13:40parce que vous lancez
13:41un appel au maire,
13:42ce que vous dites au maire,
13:42il faut annuler
13:44vos feux d'artifice.
13:45Je termine.
13:46Les événements sportifs,
13:47les maires le savent,
13:48les préfets le leur ont dit,
13:48les événements sportifs
13:49de plein air,
13:50ils sont annulés.
13:50Aujourd'hui,
13:51vous avez une étape
13:51du Tour de France,
13:52de Malmore-Ruxelles
13:53qui a été raccourci
13:53de 30 kilomètres.
13:55En amont de cette étape,
13:56il y avait des manifestations
13:58sportives,
13:58des jeunes qui parcouraient
13:59une partie de l'étape.
14:00Tout ça a été annulé
14:01par le préfet de Corrèze
14:02à juste titre.
14:03Donc tout ce qui est sportif
14:04en plein air,
14:04on préfère annuler.
14:05Et pour les événements
14:07festifs, culturels,
14:09ça peut être
14:10des feux d'artifice,
14:15d'eux-mêmes,
14:15une partie d'entre eux
14:16y renoncent.
14:17Soit qu'il y ait un risque
14:18avec la consommation
14:19d'alcool et autres,
14:20un risque que les urgences
14:21se retrouvent saturées,
14:22soit qu'il y ait
14:22des risques d'incendie,
14:23soit les deux d'ailleurs
14:24en même temps.
14:24Et sur les feux d'artifice,
14:25on a demandé évidemment
14:26au préfet d'avoir
14:27une lecture au cas par cas.
14:28Mais il est évident
14:29que dans une zone à risque,
14:30lorsque ce feu d'artifice
14:31est tiré en plein air
14:32et que les conditions
14:33de garantie ne sont pas assurées,
14:35oui, il vaut mieux
14:36évidemment renoncer
14:37aux feux d'artifice.
14:37Alors ça va être
14:38un 14 juillet particulier,
14:39Anne,
14:39parce qu'évidemment,
14:40il y a les festivités,
14:42il y a cette canicule.
14:45Et la demi-finale
14:45de la Coupe du Monde en plus,
14:46quel dispositif
14:47vous avez prévu ?
14:48Alors en France globalement,
14:50mais en particulier à Paris
14:51pour faire en sorte
14:52que ça se passe
14:52le mieux possible.
14:53Alors en France,
14:54d'une manière générale,
14:54pour les célébrations
14:55de la demi-finale en fait,
14:58puisque la France joue
14:59son demi-finale
15:00contre l'Espagne
15:01le 14 juillet,
15:02donc évidemment,
15:03il y aura en cas de victoire
15:04ce que tout le monde souhaite,
15:05c'est ce à quoi
15:05tout le monde croit,
15:06moi le premier,
15:06on aura évidemment
15:07une célébration sportive
15:08à l'issue,
15:10il peut y avoir
15:11des débordements.
15:12Et donc partout,
15:13il y aura des dispositifs policiers
15:14avec des instructions
15:14que j'ai passées au préfet
15:15qui sont très fermes,
15:17c'est des interventions systématiques.
15:18On intervient
15:19dès qu'il y a des dégradations,
15:20des attaques...
15:21Mais pas de chiffres en particulier.
15:22Combien de personnes
15:22déployées ?
15:24Le 14 juillet,
15:25on aura 70 000 gendarmes
15:27et policiers déployés
15:27partout sur le territoire national.
15:2970 000 ?
15:2970 000 partout.
15:30Tant pour la journée
15:30que pour la soirée ?
15:31Tant pour la journée
15:32que pour la soirée,
15:33pour tout cela.
15:34Et évidemment,
15:36c'est ce qui s'est passé
15:36pour le quart de finale.
15:37Le quart de finale,
15:38ça s'est globalement
15:39plutôt très très bien passé.
15:40Mais on a eu,
15:41ici ou là,
15:42quelques incidents.
15:43Il y a eu des interventions
15:44systématiques
15:45des forces de sécurité
15:46pour y mettre en place.
15:46On a quand même eu
15:4889 interpellations
15:49le soir du quart de finale
15:51et malheureusement
15:52le décès d'une jeune fille
15:53de 17 ans
15:53dans le département du Nord
15:56pendant ses célébrations festives
15:57suite à un accident terrible.
15:59Mais donc on restera
16:00très attentifs
16:01à tout débordement.
16:02Il n'y aura pas
16:02de tolérance au débordement.
16:04Il n'y aura pas de tolérance.
16:05Évidemment,
16:05quand il y a des prises
16:06à partir des forces de l'ordre,
16:07vous avez des interventions
16:08des forces de l'ordre.
16:09Quand il y a des tentatives
16:09de dégradation,
16:10vous avez des interventions
16:11qui sont des interventions
16:12de vive force.
16:13Combien de personnes
16:14à Paris en particulier ?
16:15À Paris,
16:17on est sur 5000,
16:18je crois.
16:19À vérifier.
16:20Je pense que le PP
16:21communiquera et donnera
16:22une communication exacte.
16:23Vous dites
16:24qu'on a fait ce qu'il fallait
16:24et vraiment ça va dans ce passé.
16:26À Paris, attention,
16:26donner un chiffre global
16:27n'a pas trop de sens.
16:28Vous avez la sécurisation
16:29du matin du 14 juillet
16:30qui commence à 10 heures
16:31où il y a un gros dispositif
16:32de protection
16:33autour du périmètre
16:35du 14 juillet.
16:36Et puis,
16:36vous avez le soir,
16:37vous avez les rassemblements
16:38festifs du 14 juillet,
16:39habituels.
16:40Et puis,
16:40vous avez l'éventuelle
16:42célébration de la victoire
16:43de l'équipe de France.
16:44Donc,
16:45ça fait beaucoup d'événements
16:45à gérer.
16:46Monsieur le ministre,
16:48un mot lié à la sécurité
16:50et aux sports
16:50et aux déclarations
16:51qui font scandale.
16:51Je ne sais pas si vous avez vu
16:52les propos de l'ancien
16:52Premier ministre espagnol,
16:54Mariano Raroy,
16:55qui dans une tribune
16:55pour un média,
16:56elle,
16:56débatteuée,
16:57estime, je cite,
16:58que la France joue très bien,
16:58que ce sera un adversaire
17:00évidemment difficile.
17:01Puis,
17:01viennent ces mots
17:02au Roland Ralsis,
17:03il dit au sujet
17:03de l'équipe de France,
17:05elle dispose en outre
17:06d'un effectif de très haut niveau,
17:08certes,
17:08sans aucun français,
17:10mais elle joue très bien.
17:11Ce sera un adversaire redoutable.
17:12Qu'est-ce que vous pensez
17:13de cette déclaration ?
17:14Je n'ai pas vu cette déclaration.
17:15En tout cas,
17:16si elle est exacte,
17:17c'est absolument inacceptable.
17:18Ce n'est pas du tout
17:19ce qu'est la France.
17:20Ce n'est pas du tout
17:20ce qu'est la France.
17:21La France,
17:22c'est un pays de diversité
17:22où tout le monde
17:23peut s'épanouir,
17:24tout le monde trouve sa place.
17:26Et voilà,
17:27écoutez,
17:27je suis embêté de commenter ça
17:28parce que je ne l'avais pas vu.
17:29Vous pensez à la même chose
17:30de déclaration
17:30de la sénatrice parguayenne ?
17:32Bien sûr.
17:34Et globalement,
17:34toutes ces attaques racistes
17:35contre les joueurs
17:36de l'équipe de France,
17:37leur capitaine en particulier,
17:38Mbappé,
17:40qu'est-ce que vous dites ?
17:42Je me dis qu'on a encore
17:43beaucoup de chemin à faire
17:44pour qu'on soit vraiment
17:45tous ensemble,
17:46qu'on vive tous ensemble
17:46dans le même pays
17:47avec beaucoup de cohésion.
17:48On a encore beaucoup
17:48de chemin à faire.
17:49Entre ceux qui vous parlent
17:50de la France historique,
17:52de la France chrétienne,
17:54évidemment,
17:55il y a des racines chrétiennes,
17:56évidemment.
17:57Et ceux qui vous parlent
17:57de la nouvelle France,
17:59je crois qu'il y a une France,
18:01tout simplement,
18:01qui est une république
18:02où tout le monde
18:03doit pouvoir trouver sa place.
18:05Et voilà,
18:06je crois qu'on s'en éloigne
18:07quand on tient des propos
18:08comme ceux-là.
18:09On ne donne pas
18:09une image d'espérance
18:11à de nombreux jeunes
18:12qui vivent dans les quartiers
18:13et qui sont des citoyens
18:14à part entière de la République.
18:15Alors, monsieur le ministre...
18:16Ça me désespère,
18:17ça me désole tout le temps.
18:19Et voilà,
18:19je crois que la France,
18:21c'est une république
18:22où tout le monde a sa place,
18:23quelles que soient ses origines,
18:24ses convictions,
18:26ses orientations philosophiques,
18:28encore une fois,
18:28religieuses,
18:29ses croyances,
18:30pourvu qu'on respecte,
18:31pourvu qu'on respecte
18:31le socle commun.
18:32Le socle commun s'appelle
18:33les règles de la République française.
18:34Vous avez passé une bonne partie
18:35de la semaine
18:35à l'Assemblée nationale
18:36pour faire achever l'examen
18:37en première lecture
18:39du projet de loi Riposte
18:40sur la sécurité,
18:41notamment du quotidien.
18:43Il y a un certain nombre
18:43de points sur lesquels
18:44on va revenir.
18:45Il y a notamment
18:45le durcissement
18:46des sanctions
18:47contre les organisateurs
18:49et les participants
18:50au Rêve-Party.
18:51Cas très concret,
18:52il y a actuellement
18:521500 personnes
18:53qui sont rassemblées
18:54dans le Morbihan
18:55pour une Rêve-Party
18:55qui est illégale,
18:56malgré vigilance rouge,
18:57canicule,
18:58un risque élevé d'incendie.
18:59Est-ce que vous allez demander
19:00aux forces de l'ordre
19:00d'évacuer cette Rêve-Party ?
19:01Non, non, non.
19:02D'abord,
19:04cet événement montre bien
19:05que le texte
19:05est absolument indispensable.
19:07Il vise à durcir
19:08les sanctions,
19:09pas que contre le Rêve-Party,
19:10contre les rodéos,
19:11les mortiers
19:13et beaucoup de phénomènes.
19:15Au cas d'espèce,
19:16non,
19:17on n'interviendra pas.
19:18D'abord,
19:19il y a des renforts
19:20qui convergent
19:20vers le site.
19:22Il n'y a plus d'entrée
19:22sur le site
19:23et il n'y aura pas de sortie
19:25sans contrôle
19:25et sans saisie du matériel.
19:26Voilà,
19:27c'est ce que j'ai demandé
19:27au préfet du Morbihan.
19:29Il n'y aura pas d'intervention.
19:30Pourquoi ?
19:30Parce que ce sont des gens...
19:31Oui, pourquoi ?
19:31Parce que finalement,
19:31c'est la prime à l'illégalité.
19:33Non, ce n'est pas la prime
19:34à l'illégalité.
19:35Un ministre de l'Intérieur,
19:36comme tous les préfets
19:37de la République,
19:37il est aussi garant
19:38de l'ordre public.
19:39Ces personnes,
19:40s'il y a une intervention,
19:42ce sera des tirs de mortiers
19:42contre les forces de l'ordre.
19:43C'est toujours comme ça
19:44dans les rêves partis
19:45quand nous intervenons.
19:46Il y a les tirs de mortiers.
19:47Dans le Morbihan,
19:47d'ailleurs,
19:48je vous fais remarquer
19:48qu'au mois de mai,
19:49au mois de juin,
19:49il y a eu des rêves partis
19:50qui ont systématiquement
19:51été évacués.
19:52Aucun espèce,
19:53on créerait un trouble
19:54plus grand que celui
19:55qu'on veut contenir
19:56puisque les tirs de mortiers
19:57pourraient déclencher
19:58les incendies.
19:59Je tiens à dire
20:00que dans le cadre
20:00d'une manifestation
20:01du dessoulèvement de la terre
20:02qui s'est tenue hier
20:03dans le département du Nord,
20:05on a eu un cortège
20:07qui s'est constitué.
20:08Une partie de Black Bloc
20:09a pris à partie
20:09les forces de sécurité intérieure
20:10utilisées des mortiers.
20:11Un incendie s'est déclaré
20:12et ce sont près de 5 hectares
20:14qui sont partis en fumée.
20:15Donc, il y a un risque
20:15qui est trop important.
20:17Cela étant,
20:18cela étant,
20:18il y aura verbalisation systématique,
20:20c'est du contraventionnel,
20:22et il y aura saisie du matériel.
20:24Et grâce au texte riposte,
20:26ce sera délituel,
20:27ce sera un délit
20:28de faire ce qui vient d'être fait.
20:29Il y a cette question des rêves partis.
20:30Il y a aussi quelque chose
20:31qui nous concerne,
20:32qui concerne tous ceux
20:33qui nous regardent
20:33parce qu'ils ont vu notamment
20:35ces bonbonnes de protoxyde d'azote
20:37parfois par terre dans la rue.
20:38Il y a un élément sur ce point-là.
20:39C'est un élément
20:40de la loi Riposte,
20:41un renforcement des sanctions
20:43contre l'usage du protoxyde d'azote.
20:47Certains voudraient aller plus loin.
20:49Est-ce que vous seriez favorables
20:50pour ce qui est de la conduite au volant
20:52que le protoxyde d'azote
20:53soit classé comme stupéfiant
20:55et entraîne des peines du même type ?
20:59Oui, bien sûr.
21:00Mais il faut pouvoir le faire
21:01en modifiant un certain nombre
21:03de règles européennes,
21:03de règles du Code de la Santé.
21:05Ce qu'on fait dans le texte Riposte
21:07que je présente,
21:08sans aller jusqu'au classement
21:09du protoxyde d'azote
21:10comme produit stupéfiant,
21:11on pourra verbaliser
21:12les individus qui conduisent
21:13sous l'emprise du protoxyde d'azote.
21:15Donc voilà,
21:16on pourra le faire
21:17sans forcément
21:18que ce soit classé
21:18comme produit stupéfiant.
21:20Sauf à l'heure de ma part,
21:20d'ailleurs,
21:20je crois qu'on a beaucoup parlé
21:22du Danemark,
21:23je crois que c'est notamment
21:24le cas au Danemark.
21:25On peut verbaliser...
21:26On se dirait comme cocaïne,
21:26LSD,
21:27en tout cas au volant.
21:29Il faut pouvoir avoir un test.
21:30Vous avez la conduite
21:31sous l'emprise
21:33de stupéfiants
21:34qui peut se mesurer
21:35et puis vous avez
21:35sous l'emprise manifeste
21:36quand il est évident
21:37que vous aviez consommé
21:38des produits stupéfiants
21:40ou de l'alcool d'ailleurs.
21:41Et donc pour le protoxyde d'azote,
21:42grâce au texte
21:43qui a été voté à l'Assemblée
21:45et qui, je l'espère,
21:46donnera lieu à accord
21:47et au Sénat d'ailleurs.
21:48Il a été voté au Sénat à l'Assemblée
21:49et maintenant il faut trouver
21:50un accord avec la commission
21:51mixte paritaire.
21:52On pourra sanctionner
21:53les personnes qui conduisent
21:54sous l'emprise du protoxyde d'azote.
21:55Des sanctions qui sont financières
21:58et qui peuvent aller...
21:59C'est du délictuel.
22:01C'est du délictuel, absolument.
22:02Donc avec une peine d'emprisonnement,
22:04une forte amende.
22:05Vous affrontez politiquement
22:06cette semaine,
22:07notamment la France Insoumise.
22:08Alors il n'y a pas qu'eux
22:09mais ils ont été notamment signataires
22:10de cette pétition
22:12contre la présomption
22:13de légitime défense
22:13pour les forces de l'ordre
22:14qui a recueilli déjà
22:15près de 700 000 signatures
22:16à l'heure où on se parle.
22:17Pétition sur le site
22:18de l'Assemblée nationale
22:18qui s'oppose à ce texte
22:20qui a été adopté
22:21le 7 juillet dernier
22:23en première lecture.
22:24Il y en a un qui a bondi
22:25notamment, c'est Jean-Luc Mélenchon.
22:26Oui, en disant que c'est un permis
22:28de tuer XXL pour les policiers.
22:30Qu'est-ce que vous lui répondez ?
22:31Je réponds que c'est complètement faux.
22:33C'est complètement faux.
22:34Il faut que vos téléspectateurs
22:35comprennent bien
22:36que ce que l'on fait...
22:37D'abord, en 2017,
22:38il y a une loi
22:38qui a autorisé quelque part
22:40les policiers
22:41dans un certain nombre de cas
22:42extrêmement limités
22:44à faire usage de la force
22:46et faire usage de leurs armes
22:47et notamment leurs armes
22:48administratifs
22:48parce que c'est ça
22:49dont on parle.
22:50Dans ces cas limités,
22:51je vous invite à les lire.
22:53C'est quand il y a un refus
22:53d'obtempéré
22:54avec une personne
22:55qui risque de commettre
22:56d'autres refus d'obtempéré
22:57attentés à la vie des personnes.
22:58C'est quand on a un périple meurtrier
23:00d'un individu
23:01qui tue des personnes dans la rue
23:02et qui va poursuivre son périple.
23:04C'est très encadré,
23:05très encadré.
23:06Simplement,
23:07ce qu'on rajoute,
23:08c'est une présomption,
23:09une présomption d'usage légitime.
23:11C'est-à-dire qu'on sera supposé
23:13être dans l'un de ces cas.
23:16Est-ce à dire que vous présumez
23:18que la police aura raison
23:21quoi qu'il arrive ?
23:22On présume que l'usage
23:24s'est fait dans un cadre légitime,
23:26légal.
23:26Après, c'est une présomption simple.
23:28Elle peut être facilement démontée.
23:30Vous êtes sûre que ce sera si facile ?
23:31Parce que vous dites,
23:32j'ai bien regardé le texte,
23:33il suffit effectivement
23:34d'apporter la preuve du contraire.
23:35Mais comment on apporte
23:36la preuve du contraire ?
23:36Mais c'est pas forcément...
23:38Quand c'est votre parole
23:38face à celle d'un policier...
23:39La France insoumise
23:40essaie de faire croire.
23:41Vous savez, dans l'hémicycle,
23:42ils ont fait venir
23:43un certain nombre de familles,
23:45de personnes
23:45qui ont été tuées
23:46par l'action de la police
23:47dans des situations
23:49où la justice
23:51a blanchi les policiers,
23:52leur a donné raison.
23:53Donc, il y avait
23:54un mélange de genres
23:55qui était absolument inacceptable.
23:57Ce qu'on traite ici,
23:58c'est les cas d'usage
23:59légitimes des armes
24:00qui sont déjà prévus
24:01par la loi
24:02et on prévoit simplement
24:03une présomption.
24:04C'est-à-dire qu'on part
24:05du principe, a priori,
24:06qu'il n'y a pas de raison
24:07de penser que le policier
24:08est coupable
24:09quand il fait usage de son arme.
24:11Et qu'il n'y a pas de raison
24:11de penser qu'un policier
24:12gendarme trouve
24:13un certain plaisir
24:14à utiliser son arme.
24:15Il ne le fait
24:15que par nécessité proportionnelle.
24:17Vous allez le retirer, ce texte ?
24:18Certainement pas.
24:19Certainement pas.
24:20Voilà, moi,
24:21c'est une proposition de loi.
24:22Et si à un moment,
24:23le sommet de l'État reculait ?
24:23Je ne suis pas à l'origine
24:24de ce texte,
24:24mais nous l'avons amendé,
24:25le gouvernement l'a amendé,
24:27il n'y aura pas
24:27de retrait de ce texte.
24:28Ça n'est pas possible.
24:29Si à un moment,
24:29le sommet de l'État reculait,
24:30vous mettez votre poste
24:32dans la balance ?
24:32Non, on n'en est pas là.
24:33Mais tout le monde
24:34est aligné sur cette position
24:42d'allumer leur caméra piéton.
24:43Comment on fait
24:44pour prouver, effectivement,
24:45c'est votre parole
24:46contre celle des policiers ?
24:47Mais ce n'est pas comme ça
24:48que ça se passe dans la vraie vie
24:49quand vous avez,
24:50dans la vie qu'on connaît,
24:51celle que j'ai connue
24:51quand j'étais haut fonctionnaire,
24:52notamment dans les services de police.
24:54Quand il y a usage d'armes,
24:55les premiers qui regardent
24:57et qui font des enquêtes,
24:58ce sont la hiérarchie policière.
25:00On ne va pas attendre
25:00que la victime démontre
25:01qu'il y a eu un usage illégitime.
25:03Même moi, comme ministre,
25:05je regarderai.
25:05Et chaque responsable hiérarchique
25:07va regarder si l'usage
25:08a été illégitime ou pas.
25:09Mais bien sûr, ce qui change,
25:13c'est qu'on arrête
25:14de partir de ce postulat
25:15qu'un usage d'armes
25:17est forcément illégitime.
25:18Et pour la France insoumise,
25:19l'usage de la violence
25:21par la police n'est pas légitime.
25:23Eux, leur rêve,
25:23c'est d'avoir des policiers
25:25et des gendarmes
25:26qui ont des pistolets à eau.
25:27En fait, c'est ça,
25:27leur vrai problème.
25:28Et ça, nous,
25:29nous devons le combattre.
25:30Et je suis très fier
25:31d'avoir défendu ce texte,
25:33d'avoir porté la position
25:34du gouvernement pour ce texte.
25:35Merci beaucoup,
25:36monsieur le ministre,
25:37pour ces précisions
25:38et notamment ces chiffres
25:39que vous avez communiqués
25:40au sujet des incendies
25:41et des canicules.
25:41Et donc, c'est mort par noyade.
25:42Malheureusement,
25:43c'est 139 morts par noyade
25:45depuis le 19 juin.
25:46Donc, c'est un petit déjeuner.
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