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Chaque dimanche, Pierre de Vilno reçoit un invité politique dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.

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00:00Bonjour à tous et bienvenue dans ce dernier grand rendez-vous Europe 1 CNews, les échos de la saison.
00:05Bonjour Jean-Philippe Tanguy, merci d'être avec nous, vous êtes député RN de la Somme
00:09et vous êtes également président délégué du groupe RN à l'Assemblée Nationale.
00:13Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, Marine Le Pen, gagnante dans les sondages du second tour
00:19dans les trois configurations les plus probables, mais Marine Le Pen, toujours sous le coup d'une incertitude
00:24de la Cour de cassation qui a dit qu'elle rendrait son arrêt au plus tard, début avril 2027,
00:30donc avant l'élection présidentielle. Comment allez-vous gérer cette campagne ?
00:35Le plan Bardella qui semblait retirer, reste-t-il toujours là au cas où ?
00:40Qu'allez-vous proposer pour la France, pour l'insécurité, pour la justice, pour le pouvoir d'achat, pour l
00:45'école ?
00:46Parviendrez-vous à convaincre avec un programme économique évolutif ces dernières semaines
00:50et parviendrez-vous à dédiaboliser le RN dans l'esprit d'une grande majorité
00:55qui, par principe, refuse votre rassemblement ?
00:58Pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont, Deséchos, bonjour Stéphane.
01:02Et Mathieu Bocoté, bonjour Mathieu.
01:03Bonjour.
01:04Nous sommes le 12 juillet et mardi, le 7, était une journée capitale pour vous au Rassemblement National.
01:11La Cour d'appel rendait son éligibilité à Marine Le Pen à travers un jugement où elle la condamne,
01:15au même titre que d'autres dans l'affaire des euro-parlementaires assistants.
01:21Résultat, Marine Le Pen se déclarait candidate aux 20 heures de TF1 tout en annonçant qu'elle formait un pourvoi.
01:29Avant de parler de ce pourvoi, avant de parler de cette condamnation, du risque que ça comporte,
01:35vous vouliez aussi nous dire, Jean-Philippe Tanguy, que le 7 juillet, Sébastien Lecornu,
01:39lui, n'avait pas les yeux braqués sur la condamnation et l'éligibilité de Marine Le Pen.
01:44Oui, tout à fait. Je vous remercie d'ouvrir cette émission avec cela parce que ça traduit le cynisme de
01:50la Macronie.
01:50Il y avait un comité d'alerte des finances publiques sur la dégradation très inquiétante,
01:54encore plus inquiétante qu'elle ne l'est déjà, des finances publiques.
01:57Et M. Lecornu a choisi de passer cette journée du 1er juillet, où tout le monde aurait pu en parler
02:02et les médias auraient été dessus, au 7 juillet, écrasé évidemment par l'actualité.
02:06Et vous pensez qu'il l'a fait sciemment ?
02:08Oui, c'est sûr qu'il l'a fait sciemment. D'ailleurs, ça a même été reproché aux membres du
02:11gouvernement
02:11qui n'ont même pas dénié ce cynisme.
02:15Et j'ai trouvé que c'était vraiment, si vous voulez, symbolique du macronisme.
02:18C'est-à-dire qu'on a accusé, suite à la décision de Marine Le Pen, le Rassemblement National,
02:22de faire, je ne sais pas quoi, d'utiliser la justice ou de salir la vie politique,
02:27juste en utilisant l'État de droit et en faisant valoir notre droit à reconnaître notre innocence,
02:32alors que le vrai cynisme, il était dans ce déplacement.
02:34Après 10 ans de Macronie, l'État des finances publiques est plus proche de celle de la Grèce que de
02:40l'Allemagne
02:40et ils choisissent d'utiliser le procès de Marine Le Pen pour qu'on n'en parle pas, pour cacher...
02:46On a quand même beaucoup parlé avant de la dégradation des finances publiques et on va encore en parler.
02:50Et on en parlera dans cette émission.
02:51Sincèrement, il n'y a aucune difficulté à en parler, bien au contraire,
02:55puisque c'est régler son compte au macronisme, ce faisant.
02:59Non, je suis désolé, les échos en ont parlé, mais 99,9% des Français n'ont pas vu ce
03:05comité d'alerte des finances publiques
03:06parce qu'ils ont utilisé le procès.
03:08En tout cas, vous vouliez signaler cette date du 7 juillet ?
03:11Oui, et je vous remercie de le dire parce que c'est symbolique.
03:13M. Lecornu a l'air très sympathique, il ne l'est pas, il est très cynique.
03:17Et j'ai trouvé que c'était grave parce que ça dit tout de la dégradation de la qualité du
03:22débat public dans notre pays.
03:23Et je trouve ça triste.
03:24Je trouve ça triste dans l'arrivée là, c'est-à-dire d'utiliser le procès de Marine Le Pen
03:27pour ne pas parler du bilan financier de Marine Le Pen.
03:30Et ça va quand même nous coûter beaucoup d'argent parce que, malheureusement, il y a 3 milliards à trouver
03:34encore.
03:35À ce procès, on va en parler évidemment des questions économiques tout à l'heure dans l'émission.
03:38Revenons au pouvoir en cassation.
03:39L'accord de cassation par l'intermédiaire de Rémi Etz a dit qu'elle se prononcerait au plus tard début
03:43avril.
03:44Le premier tour, c'est le 18 avril.
03:45Donc si son rôle est d'infirmer ou de confirmer l'arrêt en appel, il n'en demeure pas moins
03:50que si son pourvoi est rejeté, sa condamnation sera définitive.
03:54Et elle devra alors porter un bracelet électronique dans les derniers jours de sa campagne.
04:00Elle a toujours dit qu'elle ne ferait pas campagne avec un bracelet.
04:03Mais la campagne sera finie.
04:05Déjà, nous ne pensons pas que Marine Le Pen sera condamnée.
04:07Voilà, ça a été peu compris par un certain nombre d'observateurs et surtout d'adversaires politiques.
04:11Mais c'est un coup de poker que vous faites.
04:12Vous dites, on ne pense pas, mais vous ne savez pas.
04:14Non, mais c'est-à-dire que Marine Le Pen, par définition, ça aussi, ça a été moqué alors que
04:18c'est une évidence, c'est qu'elle est innocente.
04:20Donc elle pense qu'elle va pouvoir prouver son innocence.
04:22La justice décidera.
04:23Mais la cour de cassation ne se prononce pas sur le fond, M. Tanguay.
04:25Elle se prononce sur le droit, sur du juridique.
04:27Oui, mais ça, c'est un peu abscond.
04:28Parce que si vous voulez, en fait, ce qui va être attaqué...
04:30C'est la réalité.
04:30Non, oui, ce qui va être attaqué, c'est le centre de l'accusation.
04:34C'est le cœur de l'accusation, à savoir l'utilisation d'un article qui, pour nous, n'est pas
04:38adapté au cas de Marine Le Pen pour qualifier les faits qui lui ont été reprochés.
04:43Donc si cet article, l'utilisation de cet article tombe, l'accusation tombe.
04:46Et au-delà du fait qu'on rejoue, on refait un procès d'appel...
04:50Oui, pour résumer, l'article dont vous parlez, c'est l'article qui dit que c'est de l'argent
04:54qui est pour des fonds publics pour de l'argent français.
04:57Alors qu'en réalité, ça a été utilisé au niveau de l'Europe.
04:59Mais ça reste une mission de service public.
05:02C'est ce que la Cour de cassation devra décider.
05:06Et de toute façon, Marine Le Pen, elle ira au bout.
05:08Et comme elle l'a dit, les Français jugeront.
05:10Non pas pour remettre en cause la décision de justice, mais pour aller.
05:14Donc même si la Cour de cassation la condamne définitivement, ça veut dire qu'elle fera d'autres recours pour
05:22éviter d'avoir apporté ce...
05:24En tout cas, il n'y aura pas un changement de candidat dans les derniers jours.
05:28Évidemment non, Marine Le Pen.
05:29Évidemment non, ça va mieux en le disant.
05:31Oui, il n'y a pas de difficulté à le dire, d'autant plus qu'on est tous évidemment ravis,
05:35heureux.
05:35Non mais elle dit en substance, on fait ce pourvoi en cassation, mais bon, même s'il ne m'est
05:39pas favorable, je continue quand même.
05:41C'est ça, c'est ça ce qu'elle dit.
05:42Mais on prendra acte de la décision de justice.
05:46Vous savez, de toute façon, les Françaises et les Français, cette décision de justice, ils l'ont bien comprise.
05:50Parce que ça fait 12 ans, je crois, que ça dure.
05:53On allait aux élections avec l'enquête, le soupçon, la première instance, maintenant l'appel.
05:59Les Françaises et les Français sont au courant, ont bien compris les enjeux et ils jugeront, si je puis dire,
06:05Marine Le Pen sur le fond, en votant pour elle de manière très large.
06:08Mathieu Bocoté.
06:09Mais pour ce qui est du procès, au fil du temps, votre discours à propos du procès a un peu
06:13changé.
06:14À un certain temps, vous disiez que c'est un procès qui a une dimension politique, c'est un procès
06:17politique.
06:18Diriez-vous encore aujourd'hui que c'était un procès politique de bout en bout ?
06:21De bout en bout, non.
06:22On est revenu, que ce soit dans la tenue de l'appel ou dans le délibéré, à des considérations juridiques.
06:31Je suis désolé, lors de la première instance, il y a eu des incidents de séance.
06:34Par exemple, le procureur ou la substitue, je ne sais plus qui, a un prévenu envers lequel elle demandait la
06:40relaxe.
06:40Elle disait, ça me fait de la peine ou ça me fait trop de mal de demander la relaxe alors
06:43qu'il n'y a rien.
06:44C'était quand même un incident de séance.
06:45Vous avez un certain nombre d'attendus dans le délibéré de première instance sur l'invention du trouble à l
06:51'ordre démocratique,
06:52faisant de la candidature et de l'élection probable possible de Marine Le Pen un trouble à l'ordre démocratique
06:56qui n'existe pas dans le droit.
06:59Une considération sur l'enrichissement partisan qui n'existait pas dans le droit.
07:02Il y avait un certain nombre de problèmes.
07:03Et, ce faisant, l'exécution, la condamnation avec exécution provisoire, qui a posé un problème, pour le coup, un trouble
07:10à l'ordre démocratique,
07:11tant et si bien que la Cour d'appel est venue quand même corriger ce trouble réel pris contre l
07:16'ordre.
07:16Que la justice puisse dire une chose et à peu près son contraire d'un tribunal à l'autre,
07:21est-ce qu'il n'y a pas une part de subjectivité telle qu'aujourd'hui, on a moins besoin
07:24de juristes finalement que de cartomanciens théologiens ?
07:26Ce qui est certain, c'est que l'erreur judiciaire est toujours possible.
07:29C'est pour ça que nos adversaires politiques, moi je ne remets pas en cause la justice,
07:33mais que nos adversaires politiques, par opportunisme, est totalement manqué, comment dire, d'à propos, de modestie, de réserve,
07:40quant à l'interprétation du premier jugement.
07:43Ça montre bien que l'état de droit, parce que c'est quand même, au-delà du cas de Marine
07:47Le Pen,
07:47je sais qu'elle-même, la première, ne veut pas de faire son cas une généralité, ça n'a pas
07:51d'intérêt.
07:51Mais par contre, politiquement, l'invocation de l'état de droit par nos adversaires en permanence,
07:56on voit bien que c'est de l'opportunisme, ce n'est pas de la sincérité.
07:59Parce que quand M. Attal dit que c'est de la guérilla judiciaire que Marine Le Pen aille devant la
08:04cour de cassation,
08:04alors que c'est l'état de droit dans sa pure interprétation,
08:08on voit bien que ces gens, en fait, tout est politique pour eux.
08:10Enfin, tout n'est pas politique, tout est politicien.
08:14Nous, on parle de fond, eux, ils traînent, ils se pavanent dans les bas-fonds.
08:18– Oui, mais Mathieu le disait, Marine Le Pen, elle a quand même changé de ligne de défense
08:21lors du procès en appel, puisque le procès, elle dit que c'est un procès politique,
08:25dans le deuxième procès, ce n'était plus du tout ça.
08:27Il y a aussi une évolution de son côté.
08:29– Parce que l'audience ne s'est pas du tout tenue de la même façon.
08:33Tous les journalistes qui étaient présents, tous les spécialistes,
08:35les journalistes spécialistes des affaires judiciaires qui étaient présents,
08:39le ton n'était pas le même, sincèrement, et tant mieux d'ailleurs.
08:41On s'en félicite.
08:42– C'était peut-être une meilleure ligne de défense, quand on voit le résultat.
08:45– Ce que les prévenus avaient dit à l'ouverture de l'appel,
08:49c'est que tenir compte de la première instance, c'est respecter l'autorité judiciaire.
08:54Donc, nous, on respecte l'autorité judiciaire.
08:55Je rappelle que Marine Le Pen est avocate.
08:58Alors, beaucoup prennent ça comme une anecdote,
08:59mais moi, pour, je ne vais pas prétendre bien la connaître,
09:01pour en tout cas travailler avec elle, ce n'est pas du tout anecdotique.
09:04Marine Le Pen a une analyse juridique très poussée, très fine,
09:09et elle tient à son innocence.
09:11Et je crois d'ailleurs que beaucoup ont sous-estimé cette soif de justice de Marine Le Pen
09:15dans les grands choix politiques qu'elle a faits à l'occasion de se délibérer.
09:20– En tout cas, la campagne avance, c'est un sondage IFOP pour le Figaro
09:23et la CI donne la gagnante dans tous les cas de figure au second tour.
09:29Édouard Philippe, Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon, 70-30.
09:33Pour les deux autres, c'est 54 ou 55 %, selon Édouard Philippe ou Gabriel Attal.
09:40Est-ce que vous prenez ces chiffres comme vous avez de temps en temps l'habitude de les prendre ?
09:45C'est-à-dire, ce sont des sondages, on verra bien.
09:47Ou est-ce que ça vous donne une dynamique à l'intérieur du parti ?
09:50– À l'intérieur du parti, ce n'était pas nécessaire,
09:52mais à l'intérieur de la population française, je l'espère, j'espère.
09:55C'est une entrée en campagne réussie, objectivement, de Marine Le Pen.
09:59Tant l'audience de sa candidature sur TF1, qui était un record de saison,
10:04dans l'atterrissage de cette candidature, c'est important.
10:07– Parce qu'on dit souvent que Marine Le Pen n'a pas un problème de premier tour,
10:10mais un problème de second tour.
10:11Alors, est-ce qu'effectivement, au second tour,
10:13ou là, 54 qui peut devenir 50 ou 50,5,
10:17est-ce que vous regardez attentivement ce que font les autres candidats de droite ?
10:20Est-ce que vous regardez Rotaillot, Lysnard, Dupont-Aignan, Zemmour ?
10:23Ou est-ce que vous vous en fichez complètement ?
10:25– Ah non, mais nous sommes à temps.
10:26Déjà, on respecte toutes les candidatures.
10:27Moi, je viens de Nicolas Dupont-Aignan,
10:29donc par définition, je respecte son travail.
10:31Je sais que Marine Le Pen l'a toujours respecté.
10:33Nicolas Dupont-Aignan a soutenu deux fois, au deuxième tour, Marine Le Pen,
10:36dont la première qui était courageuse, c'était Nicolas Dupont-Aignan,
10:38qui avait quand même mis interesse.
10:39– Vous êtes prêts à lui faire une place dans la prochaine coalition ?
10:41– Mais moi, ce n'est pas à moi de faire une place.
10:43– Mais ça serait vous, vous lui feriez une place.
10:44– La famille politique que Nicolas Dupont-Aignan défend
10:46est aujourd'hui largement représentée autour de Marine Le Pen
10:50et respectée que Nicolas Dupont-Aignan a toujours été respectée.
10:52Je vous rappelle qu'en 2017, il devait être Premier ministre.
10:55Donc, c'est ce qu'on appelle respecter l'héritage et l'idéologie gaullienne
10:59que défend Nicolas Dupont-Aignan.
11:00Et d'une manière générale, nous, nous sommes des gens modestes.
11:03L'ordre de campagne qui a été donné par Jordan Bardella à nos troupes,
11:07ça a été de faire campagne comme si on était à 10%.
11:09Il ne faut pas croire que le premier tour est gagné.
11:11Il ne faut pas croire que le second tour est gagné.
11:13Croire que c'est gagné, c'est déjà perdre.
11:15Déjà parce que les Français ont raison, détestent les gens arrogants
11:17et je crois qu'ils en ont soupé avec M. Macron et toute sa bande.
11:21Et surtout, ça ne correspond pas à une réalité.
11:23C'est-à-dire que les défis sont immenses.
11:25– Vous pensez que les scores qu'on vous donne aujourd'hui,
11:27vous serez forcément en dessous lors de l'élection présidentielle ?
11:31– Non, la réalité, c'est les défis immenses.
11:33C'est la soif de politique, c'est la soif de débat.
11:35Il y a les sondages d'intention de vote.
11:36On voit aussi les sondages sur l'intérêt pour la campagne qui sont très hauts,
11:40la demande de solutions politiques qui est très haute.
11:42Et c'est une bonne nouvelle parce qu'on aurait pu sortir collectivement
11:45comme pays, comme peuple, comme corps citoyen,
11:48épuisé par le macronisme, complètement déprimé, asséché démocratiquement,
11:52comme pour le niveau de mensonge, de cynisme de ce gouvernement,
11:56présenté comme le Mozart de la finance, comme une révolutionnaire.
11:59Je rappelle le livre de M. Macron, Révolution,
12:02alors que ça n'a été qu'une caricature de bureaucratie,
12:05de tout ce qui peut malheureusement faire du mal à la France dans la caricature.
12:09Et non, on sort, et moi c'est l'espoir,
12:11parce qu'en ce moment-là, il y a deux très bons films sur De Gaulle.
12:13– Oui, on va en parler dans un instant.
12:14– Eh bien voilà, que j'invite tout le monde à aller voir.
12:16On sort au contraire de cette période d'épuisement démocratique
12:19par un espoir, une espérance et une possible renaissance de la France.
12:24– Eh bien, on va voir si cet espoir vous arrivez à le porter.
12:26Au Rassemblement National, à tout de suite dans le Grand Rendez-vous.
12:29Suite du Grand Rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos
12:31avec Jean-Philippe Tanguy et député RN de la Somme,
12:34avant de parler de De Gaulle, si vous le vouliez bien,
12:36parlons de Bardella.
12:38On sait qu'au sein du RN, vous êtes dans la team marine,
12:42pas dans la team Jordan.
12:42Est-ce que vous comprenez le visage qu'il a affiché
12:48lors du déplacement à la flèche dans la Sarthe ?
12:52Est-ce que vous comprenez que ce visage qu'il a affiché
12:56n'était pas parfaitement en phase avec la joie,
13:00ou en tout cas l'entrain que le RN devrait afficher
13:06dans son ensemble à l'annonce de l'éligibilité de Marine Le Pen
13:10et de surcroît en plus les sondages qui sont tombés ?
13:14Mais pas du tout.
13:14Déjà, je crois qu'on calque sur le RN des schémas
13:17d'autres partis politiques que je comprends,
13:18mais qui ne sont pas les deux.
13:19C'est-à-dire ?
13:19C'est-à-dire que tout le monde est team marine,
13:22équipe marine, parce qu'on va parler de De Gaulle,
13:23il faut que ça commence.
13:24Tout le monde est pour l'équipe Marine Le Pen.
13:27Mais non, mais Jordan Bardella...
13:28On a des pises nounours, là, quand même.
13:29Mais pas du tout.
13:30Mais sinon, ça ne fonctionnerait pas autant.
13:31Non, mais je suis désolé.
13:32On peut être en désaccord avec le programme
13:33du Rassemblement National.
13:34On peut avoir tous les débats.
13:35Il n'y a aucune difficulté.
13:36Il se trouve qu'on a un binôme
13:38qui fonctionne très bien.
13:39Je veux dire, si Jordan Bardella
13:41avait fait sa promotion
13:44sans aucun égard pour Marine Le Pen
13:46pendant 15 mois,
13:47entre la condamnation et l'éligibilité
13:49de Marine Le Pen,
13:50ce qui n'était absolument pas le cas,
13:51ce que d'autres partis politiques
13:52auraient fait, posé les boursures,
13:54ce ne serait pas perçu comme ça.
13:56C'est juste que Jordan Bardella
13:58s'est engagé pour Marine Le Pen.
13:59Elle lui a confié des missions
14:00extrêmement importantes.
14:01Il se prépare à être Premier ministre.
14:03Vu, on en a parlé,
14:04l'État des finances publiques,
14:05l'État de la France en général.
14:06Alors, il se préparait,
14:07Jean-Philippe Tanguy,
14:08à être président de la République.
14:08Et on avait bien de la chance.
14:09Ce n'est pas exactement la même chose.
14:11Il va être Premier ministre.
14:12Est-ce qu'il va être un collaborateur ?
14:13Non, pas du tout.
14:14Ce n'est pas du tout la vision
14:15des choses de Marine Le Pen.
14:16Elle l'avait déjà exprimé.
14:17Elle a une vision gaullienne
14:19des institutions.
14:20Le Premier ministre,
14:21contrairement à ce qu'avait dit
14:22M. Sarkozy,
14:22n'est pas le collaborateur
14:24du Président de la République.
14:25Il gouverne.
14:26Il est le chef
14:26d'une majorité parlementaire.
14:28Il est le chef d'un gouvernement.
14:29Il est à la tête
14:30d'une administration.
14:31C'est quand même le Président
14:31qui décide sous la Ve République.
14:33Encore heureux.
14:34Encore heureux.
14:34Mais décider,
14:35ce n'est pas semer les touts.
14:36Ce n'est pas faire le garde-fume.
14:37Et ce n'est pas mépriser
14:39les hommes et les femmes politiques
14:40qui font du gouvernement.
14:40Mais il en a les pouvoir,
14:41le Président.
14:41M. Macron,
14:42c'est vrai qu'on sort.
14:42Oui, mais vous pouvez toujours
14:43abuser de votre pouvoir.
14:45C'est sûr que le général de Gaulle...
14:45Vous pensez que M. Macron
14:46abuse de son pouvoir ?
14:47Complètement.
14:49M. Macron,
14:50c'est l'homme
14:50qui croyait pouvoir tout faire,
14:52tout contrôler,
14:53tout régenter
14:53et qui, se faisant,
14:54a tout échoué.
14:55Il pense être un surdoué
14:57alors que, visiblement,
14:59le niveau de son intelligence
15:00était moindre
15:01que celle de sa vanité.
15:02Donc, le problème,
15:03c'est qu'il a emporté la France
15:04avec nous là-dedans.
15:05M. Macron a voulu tout régenter,
15:06a voulu être l'ordinateur central
15:09de la France
15:10et tout a craché.
15:11Il a fait erreur 404
15:12sous Emmanuel Macron.
15:14C'est dommage
15:15parce que la France le pêcheère.
15:16Mais la question,
15:16aujourd'hui,
15:16c'est la question de l'ampleur
15:17de la coalition
15:18que vous devez construire.
15:18C'est-à-dire une coalition
15:19qui, je connais la phrase
15:20habituelle des politiques,
15:21on ne veut pas de coalition
15:22des appareils,
15:23mais seulement des électeurs.
15:24Dans les faits,
15:25il y a plusieurs candidats
15:25qui partagent
15:26des points fondamentaux
15:27avec vous
15:27sur la question
15:28de l'immigration,
15:28de sécurité.
15:29Je dirais,
15:30Lysnard, Retailleau,
15:32Zemmour, et tout de suite.
15:33Est-ce que tous ces gens
15:34ont pour vocation,
15:35Dupont-Aignan,
15:36est-ce que tous ces gens
15:36ont vocation
15:37à trouver une place
15:38dans la coalition
15:39que vous proposerez
15:40la prochaine fois
15:40ou est-ce qu'il y a
15:41des exclus de principe ?
15:42C'est Marine Le Pen
15:43qui dit ça,
15:43mais je pense qu'elle
15:44l'espère.
15:45Parce qu'on s'appelle
15:46rassemblement national.
15:46Mais ça implique
15:46de tendre la main
15:47à ces gens.
15:47Oui, mais nous le faisons.
15:49Regardez ce qui s'est passé
15:49avec Eric Ciotti,
15:50ça se passerait très bien.
15:51Monsieur Ciotti a été accusé
15:53de faire un parti croupion,
15:54de ne pas avoir son espace
15:55et puis maintenant,
15:55on dit l'inverse.
15:56C'est-à-dire,
15:57un certain nombre d'adversaires
15:58disent que Monsieur Ciotti
15:58est trop indépendante.
15:59Vous voyez comme quoi,
16:01non, non, Marine Le Pen,
16:01elle respecte les identités,
16:03elle respecte les parcours,
16:04mais il ne faut pas
16:04que ce soit
16:04des points de fixation
16:05artificiels.
16:06Et c'est ça la vraie réponse
16:07à votre question.
16:08Il y a un certain nombre
16:09de personnes
16:09qui partent en campagne
16:10cette bonne guerre
16:11en inventant,
16:12je prends Monsieur Lysnard,
16:14quand j'écoute Monsieur Lysnard,
16:15sur sa critique de la bureaucratie,
16:16sur sa volonté de simplifier,
16:17de dénormaliser,
16:18de redonner du souffle
16:19à la société française,
16:20de baisser largement
16:21les dépens.
16:22Je rappelle que le plan d'économie
16:23de Marine Le Pen
16:24et Jordan Bardella,
16:25c'est 100 à 120 milliards
16:26d'économies nettes,
16:27c'est considérable.
16:27On n'a pas vu ça
16:28depuis le plan PINER-EF
16:29de 1958.
16:31Je ne comprends pas
16:31pourquoi Monsieur Lysnard
16:33insulte et salie
16:34le Rassemblement National
16:35pour faire sa campagne.
16:36Il peut faire sa campagne
16:37sans dire du mal
16:38et diffamer le Rassemblement National.
16:40Nous avons un plan massif
16:41d'économies,
16:41de simplification,
16:42des régulations.
16:43On n'est pas d'accord sur tout.
16:44Il y a des mesures techniques
16:46opérationnelles
16:46sur lesquelles il y a
16:47des différences, évidemment.
16:48Il y a un rapport à l'Europe
16:49qui n'est pas la même,
16:50mais je ne vois pas du tout.
16:50Il y a des passerelles
16:51sur lesquelles vous pourriez
16:52vous entendre.
16:53La passerelle,
16:53c'est faire le ménage
16:54dans la gabrie
16:55et la bureaucratie.
16:56C'est déjà un point commun
16:57pas mal
16:58parce que ça fait
16:5899% du personnel politique
17:00en dehors du Rassemblement National
17:01qui n'est pas sur la ligne Lysnard,
17:02à savoir,
17:03on continue à faire
17:04de la dépense publique
17:05et à augmenter la dépense publique.
17:05Les gens de LR
17:06ont vocation
17:07à vous rejoindre
17:08ou une partie d'entre eux ?
17:09S'ils rompent avec,
17:10comme l'a fait Lysnard d'ailleurs,
17:11s'ils rompent avec
17:13leur passé de bureaucratie
17:14C'est ce que vous dites aujourd'hui
17:15aux électeurs de LR.
17:16Venez chez nous,
17:17ça ne sert à rien
17:18de voter pour Rotaillou.
17:18Les électeurs,
17:19ils sont libres,
17:19ils verront,
17:26qu'est-ce qu'ils ont fait ?
17:27Ils ont augmenté
17:27la dépense publique.
17:30Donc, LR est drogué
17:31comme le reste du système
17:33à la dépense publique
17:34et ce faisant
17:34aux déficits et aux taxes.
17:35Vous arrivez avec un programme,
17:37or ce qu'on entend
17:37beaucoup ces derniers temps,
17:38c'est que la Macronie
17:39aurait,
17:40je le dis au conditionnel,
17:41cherché à verrouiller
17:42les différentes institutions
17:43pour que s'ils perdent
17:44le gouvernement,
17:45ils ne perdent pas le pouvoir.
17:47Est-ce que vous craignez
17:47d'arriver dans une situation
17:49où tout serait bloqué
17:50de telle manière
17:51donc votre programme
17:51serait inapplicable
17:52d'une manière ou de l'autre ?
17:53La peur n'empêche pas le danger.
17:54Ce que vous définissez,
17:55ce que vous décrivez,
17:56malheureusement,
17:57c'est la réalité.
17:57J'ai violemment dénoncé
17:58notamment pour M. Moulin
17:59qui est à la tête
18:00de la Banque de France.
18:01M. Moulin qui est responsable
18:02à peu près de toute
18:03la politique économique
18:04catastrophique
18:04qui a été menée
18:05par Emmanuel Macron
18:05et les premiers ministres.
18:06Il a été nommé
18:07à la Banque de France
18:08avec un accord avec LR,
18:09d'ailleurs,
18:09avec M. Rotaillot
18:10et M. Larcher.
18:11Je le regrette.
18:12Je le regrette
18:13parce que ça va
18:14maintenir une difficulté
18:15et surtout c'est quelqu'un
18:16qui n'est pas compétent
18:17à un poste de compétence
18:18comme Mme Monchalin.
18:21Vous avez raison,
18:23mais c'est un poste
18:23qu'on va dire de confiance.
18:24C'est-à-dire que les gens
18:25regardent quand même
18:26la Banque de France
18:27comme un tir de confiance.
18:28Il y a des moyens,
18:29il y a des analyses.
18:29Et puis elle nous représente,
18:31elle nous représente quand même.
18:32Et puis la pire,
18:33c'est Mme de Monchalin.
18:34Excusez-moi, je finis
18:35parce que Monchalin,
18:36dans le terme d'incompétence
18:37et de clownerie
18:38nommée à la tête
18:39d'une institution,
18:40c'est très grave.
18:40Mais vous pouvez gouverner
18:41avec ces gens ?
18:42On sera avec,
18:42c'est les institutions.
18:43Bon, s'ils restent
18:44dans leur rôle,
18:48mais dans la logique du RN,
18:49il n'y a pas la possibilité
18:50de se dire qu'on a
18:51une forme de blocage
18:52institutionnel.
18:52Non.
18:53Non, non, non.
18:54Et de toute façon,
18:54il y a le grand
18:55des blocages institutionnels.
18:56Ça s'appelle,
18:56sous la Ve République,
18:58le référendum.
18:59Donc nous n'avons
18:59aucune difficulté.
19:00Que certains veulent empêcher.
19:01Ah ben ça, c'est sûr.
19:02Donc le Conseil constitutionnel
19:03dit que vous n'avez pas
19:03le droit de le faire.
19:04Ils ne peuvent pas l'empêcher
19:05parce que le Conseil constitutionnel
19:06est là pour appliquer
19:06la Constitution.
19:08Vous aurez convenu
19:09ces derniers jours
19:09que le droit est libre
19:10d'interprétation.
19:11Vous avez raison,
19:12mais qu'il fasse la grosse voie.
19:13Bon, c'était surtout
19:14M. Fabius, ceci dit,
19:15qui faisait la grosse voie
19:15et qui sortait de son rôle.
19:16Ceci dit,
19:17un ancien Premier ministre
19:17qui devient président
19:18du Conseil constitutionnel,
19:19ça ne manquait pas de sel.
19:21Et Mme de Montchalin,
19:22pour finir, c'est son cas.
19:23Juste un exemple.
19:23C'est l'inventeur,
19:25parce qu'elle tient à ça,
19:26de la taxe petit colis.
19:28À l'époque,
19:29Marine Le Pen a décrit
19:29par le menu
19:30ce que deviendrait
19:31la taxe petit colis.
19:32C'est-à-dire qu'elle serait
19:32d'abord détournée,
19:33effondrant l'activité
19:35de transit et de logistique
19:36de Roissy
19:37et des aéroports français
19:39au profit
19:39d'autres pays européens.
19:40Puis,
19:41vient notamment la Pologne,
19:42le détournement massif
19:43de cette taxe petit colis
19:44par ce qu'on appelle
19:45des gros colis.
19:45Il ne fallait pas être
19:46polytechnicien pour deviner ça.
19:48Et le fait que cette taxe
19:48soit complètement inopérante.
19:50Donc, les génies,
19:51comme Mme de Montchalin,
19:52qui soit disant,
19:52l'avez tout compris,
19:53se sont effondrés intellectuellement
19:54sur cette taxe.
19:55Il paraît anecdotique,
19:56mais c'est un raisonnement.
19:57On ne referme pas
19:57l'histoire de la taxe petit colis.
19:59La question qui est en plus
20:03est une moins compétente
20:03et une menteuse.
20:04Vous voulez faire un référendum.
20:06Pour l'instant,
20:07il y a deux doctrines référendaires.
20:08Soit le président lance
20:09le référendum,
20:10soit il faut passer
20:10par les chambres.
20:11Absolument.
20:12Globalement,
20:13ce qu'on comprend,
20:13c'est que tout le travail
20:14des dernières années
20:15a consisté à rétrécir
20:16le périmètre référendaire.
20:17Si vous voulez faire un référendum,
20:18est-ce qu'il y aura un moment
20:19de vous allez devoir
20:20défier le Conseil constitutionnel ?
20:21Est-ce que vous envisagez
20:22ce moment ?
20:22Je ne pense pas.
20:23Je pense que nous appliquerons
20:24juste la constitution,
20:25la lettre et l'esprit.
20:26Oui, mais votre analyse
20:27est très intéressante,
20:28M. Bocoté.
20:29Pourquoi ?
20:29Parce qu'en fait,
20:31ils ont tous voulu
20:34rendre étroit
20:34l'utilisation du référendum,
20:35tant si bien
20:36qu'on ne l'utilise plus
20:37depuis quand même 22 ans.
20:38Il y a un certain nombre
20:39de Français qui vont voter.
20:39Vous n'êtes pas les premiers
20:40à nous dire,
20:41même Macron a dit
20:42à plusieurs reprises
20:42qu'il allait avoir recours
20:43au référendum,
20:44puis en fin,
20:44il ne se passe jamais rien.
20:45Mais nous, on le fera
20:46parce qu'on en a besoin.
20:46C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron,
20:47le référendum, pour lui,
20:48c'est un problème
20:48parce que c'est le pouvoir du peuple
20:56les mandats de Marine Le Pen
20:58sans une utilisation
20:59des référendums
21:00puisque nous avons besoin
21:01de la force populaire,
21:02d'un soutien qui transcende
21:03les appareils partisans
21:05pour faire un certain nombre
21:06de grandes réformes
21:07sur l'immigration.
21:08Vous n'auriez pas de majorité
21:09à l'Assemblée nationale
21:10pour faire passer vos réformes ?
21:11Pourquoi besoin du référendum ?
21:12Parce que malheureusement,
21:14l'Assemblée nationale
21:14a des pouvoirs aujourd'hui
21:15qui ont été largement réduits
21:17sur l'immigration,
21:18un grand nombre de transferts,
21:19non pas forcément
21:20à l'Union européenne
21:21comme telle par les traités,
21:22mais via un certain nombre
21:23de cours,
21:24de jurisprudences
21:24qui n'ont rien à voir
21:25avec les décisions
21:26souverainement acceptées
21:27ou refusées par référendum
21:29à les Français.
21:29A 92 accepté,
21:302005 refusé.
21:32Et puis, vous savez,
21:34en politique,
21:34vous avez la potestas
21:36et vous avez l'autoritas.
21:38L'autorité et le pouvoir.
21:40L'autorité est toujours
21:41supérieure au pouvoir.
21:43Ça fait au moins
21:44un bon millénaire
21:45que c'est un sujet en Europe
21:46et ça a défini la démocratie.
21:47Donc, l'autorité du peuple
21:49par le référendum
21:50doit se réaffirmer
21:52sur les corps
21:53qui ne veulent pas
21:54respecter le peuple.
21:55On nous dit souvent
21:56vous êtes populiste.
21:56Ça veut dire quoi le populiste ?
21:57Ce n'est pas la démagogie.
21:58La démagogie, c'est
21:59on fait plaisir aux gens
22:00et on fait n'importe quoi.
22:02On supprime la taxe d'habitation
22:03sans solution.
22:04On fait du déficit
22:05de 3-5% par an
22:06pour acheter les élections.
22:07Ça, c'est de la démagogie.
22:08C'est le macronisme.
22:10Le populisme, c'est
22:11on doit obéir au peuple
22:12et le peuple doit se faire obéir.
22:14Et en démocratie,
22:15les institutions sont au service
22:17du peuple,
22:17pour le peuple,
22:18par le peuple.
22:19C'est ça la définition stricte
22:20du populiste.
22:21Ce n'est pas la démagogie.
22:22Donc le référendum,
22:22c'est un outil indispensable.
22:24Et c'est d'ailleurs
22:24le général de Gaulle
22:25qui très vite avait établi cela.
22:27Effectivement,
22:27non pas en allant en tension
22:28à la conséquence considérale,
22:29mais en lui rappelant...
22:30Ah, mais il y a une tension.
22:31Il y a eu une tension.
22:31Il n'y a pas réglé l'histoire.
22:33La Ve République a les origines
22:34qui ne sont pas exactement virginales.
22:35De l'opération résurrection
22:36en 1962,
22:37c'est complexe quand même.
22:38Vous avez absolument raison.
22:40Et celui de Gaulle
22:41ça s'est mal terminé.
22:42Mais si, ça s'est bien terminé.
22:43Il n'est pas terminé.
22:44Mais oui,
22:52M. Pompidou a pris la suite
22:54et ça s'est très bien passé.
22:55Le respect du peuple,
22:57ça ne se négocie pas.
22:58Donc c'est vrai
22:58que c'est une différence
22:59avec les autres.
22:59Mais je vais vous dire,
23:00de toute façon,
23:00si ce que vous disiez
23:01votre alerte, M. Dubre,
23:02à savoir que si nous n'appliquons
23:04pas le référendum,
23:05il n'y aura pas de mandat
23:06au Rassemblement National.
23:07Ça n'existera pas.
23:08L'utilisation du référendum
23:10est structurelle au marinisme
23:12et structurelle au redressement national.
23:14À la renaissance de la France,
23:16il n'y a aucune période
23:16de l'histoire,
23:17aucune,
23:17où la France n'a pas été grande
23:19sans se fonder sur la voie du peuple.
23:21Ça n'a pas existé
23:22dans notre seuiliste ailleurs.
23:23Il y a des civilisations
23:23qui ne sont pas
23:24des civilisations françaises.
23:25En France,
23:26la renaissance du pays
23:27est toujours liée
23:28à la réaffirmation
23:29de la voie populaire
23:30et de la souveraineté populaire.
23:31Et moi,
23:31à titre personnel,
23:32ça me fait très plaisir.
23:33Jean-Philippe Tanguy,
23:34invité du Grand Rendez-vous
23:35Europe 1 CNews,
23:36les échos.
23:36On revient dans un instant.
23:37À tout de suite.
23:39Suite du Grand Rendez-vous
23:41avec Jean-Philippe Tanguy,
23:42député RN de La Somme,
23:44chaque année,
23:44un indicateur intéressant
23:45mêle différents facteurs
23:46pour classer les pays
23:47en fonction de leur bien-vivre.
23:49L'index PIS Global,
23:50l'année dernière,
23:51nous étions 74e sur 163.
23:54Cette année,
23:54nous sommes 99e.
23:57D'ailleurs,
23:57à ce propos,
23:58une information européenne
23:59ce matin,
23:59les deux meurtriers
24:01présumés de Chemsedine,
24:0215 ans à Véry-Châtillon,
24:04c'était en 2024,
24:05ont été remis en liberté
24:07à cause d'un vide juridique.
24:08Est-ce que c'est ça,
24:09aujourd'hui,
24:09l'État de la France ?
24:10Et qu'est-ce que vous proposez ?
24:12Malheureusement,
24:13oui,
24:13ce n'est pas une caricature.
24:14Le pays est dissiguré
24:15par ce genre
24:17de comportements
24:18d'institutions
24:19qui ne défendent plus
24:20notre image collective
24:22de la France,
24:22l'image que les Françaises
24:23et les Français
24:23s'en font légitimement
24:25et des voyous,
24:27des criminels,
24:28des barbares
24:28qui sont relâchés
24:29peuvent commettre
24:30leurs méfaits.
24:31Donc,
24:31la solution,
24:32en l'occurrence,
24:33elle est très simple,
24:34c'est qu'il faut suffisamment
24:35de places de prison,
24:36de places de prison différentes
24:37avec des peines
24:38de tout cacabie,
24:39soit détention provisoire,
24:41soit courte perne,
24:42soit longue peine,
24:42soit ultimement...
24:44C'est que ça,
24:44le problème, Jean-Philippe ?
24:45C'est le problème fondamental,
24:46c'est-à-dire que quand les juges...
24:47Parce qu'on peut critiquer les juges,
24:48il y a beaucoup de choses
24:48à dire sur l'état
24:50de la magistrature,
24:51mais quand vous avez
24:51une justice clocharde,
24:52moi je vois Amiens,
24:53il y a une prison à Amiens,
24:55elle est occupée
24:55à 260 %.
24:57260 %.
24:58260 % en moyenne.
24:59Donc le procureur,
25:00chaque matin,
25:01il regarde combien
25:02il peut en mettre en prison
25:03et il doit faire un choix.
25:05Et construire des places de prison,
25:07ça demande du temps.
25:08Il y a eu plusieurs plans
25:09qui se sont succédés,
25:10mais ça augmente
25:11très très lentement.
25:12C'est exactement la même réponse
25:14que sur le référendum.
25:15Il n'y a pas de place de prison
25:15parce qu'il ne voulait pas
25:16de place de prison.
25:17Aujourd'hui,
25:18une part considérable
25:19de l'administration
25:19de la place de l'administration...
25:24Non, non, mais je vais
25:24vous y répondre.
25:25Je vais y répondre,
25:26il n'y a pas de difficulté.
25:27Moi, j'ai fait mes études
25:28avec une partie de ces gens.
25:29C'était des gens
25:30qui étaient au Génépi,
25:31par exemple,
25:31des gens qui détestent la prison.
25:33Donc il y a vraiment
25:33un sabotage de l'intérieur
25:34de la volonté de construire
25:36des places de prison.
25:37Deuxièmement,
25:37c'est lié à la simplification,
25:39à la dénormalisation
25:39que l'on veut faire
25:40parce que construire des prisons
25:42aujourd'hui,
25:42c'est un enfer normatif en soi.
25:43Et quatrièmement,
25:44c'est pour ça que j'ai insisté
25:45sur les différents types de places.
25:46C'est-à-dire qu'on peut
25:47très bien aménager
25:48très rapidement
25:50des établissements
25:51qui peuvent déjà exister,
25:52des anciennes casernes,
25:53des anciens monastères.
25:54Je vous rappelle
25:55qu'il y avait une prison
25:56qui était un ancien...
25:56Vous voulez faire des prisons
25:57dans des anciens monastères ?
25:58Pour des toutes petites peines.
25:59C'est-à-dire pour des gens
26:00qui...
26:00Pour des petites peines.
26:01C'est-à-dire que vous pouvez...
26:02C'est vraiment la vocation
26:03de l'ancien monastère ?
26:04Non, mais c'était une boutade
26:05parce que vous savez
26:06qu'il y avait Clairvaux.
26:08Vous vous souvenez pas de Clairvaux ?
26:09Oui, oui.
26:09Bon, voilà.
26:09Bon, c'est pas grave.
26:10Tout va bien.
26:11Vous savez, il y a des...
26:12C'est juste que vous avez
26:13des établissements
26:13où vous pouvez faire des cellules.
26:14Ça s'appelle pareil, d'ailleurs.
26:16C'est pas grave.
26:16Ce que je veux dire,
26:16c'est qu'on a accès très rapidement
26:18à des lieux qui peuvent être
26:19des lieux privatifs de liberté
26:20pour des gens
26:20qui ne sont pas dangereux,
26:21qui doivent faire une semaine,
26:23un mois de prison.
26:24Ce qui permet de libérer
26:25des places qui sont aujourd'hui
26:27occupées par des gens dangereux.
26:29Est-ce que ça change
26:29le logiciel de la violence ?
26:31Est-ce que le fait
26:31de faire des peines courtes,
26:33ça fait une sorte de...
26:35Bien sûr.
26:36Bien sûr.
26:39En tout cas, pour les jeunes
26:43qui disent, tiens, finalement,
26:44j'ai peut-être fait une connerie,
26:45je ne recommencerai plus.
26:46Eh bien, je regrette
26:46de ne pas avoir eu l'idée
26:47de cette formule, M. De Vido.
26:49La formule du taser.
26:50Oui, voilà.
26:50C'est exactement ça.
26:51C'est-à-dire qu'un coup d'arrêt
26:52à tout jeune ou tout délinquant,
26:54tout criminel,
26:55qui fait une première faute,
26:56un premier délit,
26:57un premier crime.
26:58Il est immédiatement arrêté.
26:59Il est immédiatement stoppé
27:00dans sa dérive.
27:01Et il a une forme d'autorité
27:03qui l'arrête
27:04et qui le remet sur le droit chemin
27:05s'il doit l'être.
27:06Parce qu'évidemment,
27:06pour les jeunes
27:07qui font une première faute,
27:08le but, c'est la réinsertion.
27:10Contrairement à un autre criminel,
27:11il n'y a plus rien à attendre.
27:13Des pédophiles, des meurtriers.
27:14On dit souvent,
27:15aux Pays-Bas,
27:15ça fonctionne.
27:16Mais les Pays-Bas,
27:16c'est une autre culture.
27:17Ce n'est pas exactement
27:18la même...
27:19Ce n'est pas non plus
27:20le bout du monde.
27:21Ce n'est pas le Japon
27:21ou la Corée.
27:22J'entends bien.
27:23Moi, je suis né
27:24à Boulogne-sur-Mer.
27:25Bon, c'est les voisins,
27:25les Pays-Bas.
27:26On a nos amis belges
27:35Généralement,
27:36les criminels
27:36sont des marginaux
27:37au sein de leur propre culture,
27:38y compris sur la discipline.
27:39Vous pouvez être Suisse,
27:40vous pouvez être des Pays-Bas,
27:41vous pouvez avoir
27:42la rigueur germanique
27:43ou je ne sais quoi.
27:43Quand vous êtes un meurtrier,
27:45vous êtes un meurtrier.
27:46Des prisons dans des endroits
27:48qui ne servent pas à grand-chose.
27:49Très rapidement.
27:50Et ensuite,
27:51déployer des places de prison
27:53suffisantes.
27:54Mais c'est un objet.
27:55Excusez-moi,
27:55si la France n'est pas capable
27:56de construire des prisons,
27:57on arrête.
27:58On ferme la boutique.
27:59On va arrêter
28:00de dire n'importe quoi aux gens.
28:01Jean-Philippe Tanguil,
28:07pour peaufiner
28:07ou ajuster votre projet.
28:09J'invite de vous poser la question
28:10sur quoi il a besoin
28:11d'être ajusté votre projet
28:12puisqu'il a été défini
28:13en 2024
28:14pour les législatives anticipées.
28:16Qu'est-ce que vous allez changer ?
28:18Qu'est-ce qu'il faut bouger ?
28:18Malheureusement,
28:19il s'est passé beaucoup de choses
28:20depuis deux ans et demi,
28:21notamment la situation
28:22des finances publiques.
28:23Je ne vais pas perdre
28:24plus de temps là-dessus,
28:25mais il y a des économies
28:27supplémentaires à faire,
28:28à arbitrer.
28:29Et la difficulté qu'on a,
28:30et ça c'est important,
28:31c'est qu'à partir du moment
28:32où on fait des plans
28:32d'économie massifs,
28:34il faut aussi des mesures
28:34de libération des énergies,
28:36de relance de l'activité économique
28:38qui ne soit pas droguée
28:39à la puissance publique,
28:40qui équilibrent
28:40l'effet récessif
28:41du plan d'économie.
28:43Parce qu'évidemment,
28:44même si ce n'est pas aussi grave
28:45que ce que dit la gauche,
28:46quand vous faites des économies massives,
28:47vous avez un risque récessif
28:49sur l'activité
28:50et la consommation.
28:51Et donc vous devez
28:52parallèlement améliorer
28:53vos plans de réinvestissement,
28:55de relance de l'activité,
28:57par exemple peut-être
28:57un suramortissement
28:59de tous les investissements
29:00productifs des entreprises.
29:01Bref,
29:02il y a beaucoup d'arbitrages
29:03à faire sur cet aspect
29:04ici et puis nous devons
29:06déployer,
29:07améliorer les programmes,
29:09les adapter par rapport
29:10aux mesures.
29:10Est-ce que ça comprendra
29:11notamment un ajustement
29:12sur la réforme des retraites
29:14puisque ces dernières semaines,
29:15il y a eu manifestement
29:16des divergences
29:16entre Marine Le Pen
29:17et Jordan Bardella
29:18sur ce sujet.
29:20Marine Le Pen
29:20campe sur sa position
29:21où on va revenir
29:22à 62 ans
29:23et un peu plus tôt
29:24pour ceux qui ont commencé
29:25à travailler tôt.
29:26Jordan Bardella a expliqué
29:27qu'il faudrait peut-être
29:28de la capitalisation,
29:29qu'il faudrait peut-être
29:30supprimer l'âge légal.
29:31Où est-ce que vous en êtes
29:33sur cette histoire
29:34des retraites ?
29:35Sainte-moi,
29:36ces différences
29:36ont beaucoup été
29:37exacerbées par la presse.
29:39C'était surtout,
29:39comment dire,
29:40plutôt une réponse.
29:41Jordan Bardella répondit
29:42surtout aux propositions
29:43d'Edouard Philippe
29:44qui, dans des réformes
29:45paramétriques,
29:45ne sauveront pas
29:46le système des retraites.
29:49C'est-à-dire qu'à partir
29:50du moment où vous girez
29:50la pénurie,
29:51c'est-à-dire que si vous
29:52ne relancez pas
29:53les vrais fondamentaux,
29:54à savoir la productivité,
29:55la natalité,
29:56la croissance économique,
29:57aucune réforme paramétrique
29:58ne peut sauver
29:59le système des retraites.
30:01D'où la capitalisation.
30:03D'où, finalement,
30:04la capitalisation.
30:05Mais Marine Le Pen
30:05a toujours été favorable
30:06à la capitalisation.
30:07Parfois, vous savez,
30:07il y a des espèces
30:08de fausses coupes comme ça.
30:09C'est juste que ce que dit
30:10Marine Le Pen
30:10et ce que dit Jordan Bardella,
30:12c'est que à partir du moment
30:12où vous avez historiquement
30:13un système par répartition.
30:15Je voyais que c'était
30:16M. Blanchard,
30:17ancien économiste du FMI,
30:18qui n'est pas un crypto-communiste,
30:19qui disait
30:20le problème,
30:21ce n'est pas de choisir
30:21la capitalisation
30:23ou la répartition,
30:24c'est que vous héritez
30:25d'un système.
30:26Et donc, vous pouvez mettre
30:27une dose de capitalisation,
30:28mais elle doit se faire
30:29parallèlement au rétablissement
30:30des comptes de la répartition.
30:31Il n'y a pas de formule magique.
30:32Ceux qui, aujourd'hui,
30:32utilisent la capitalisation
30:33comme une baguette magique,
30:34c'est aussi stupide
30:35que ceux qui promettent
30:36la réforme à 60 ans pour tous,
30:38sans des cotes,
30:38et puis la portion pleine
30:40avec 36 années d'annuité.
30:42Vu la situation
30:42des finances publiques
30:43dont vous parliez tout à l'heure,
30:45revenir à la retraite
30:46à 62 ans,
30:47comme c'est aujourd'hui
30:48dans votre programme,
30:49ça va coûter
30:50plus de 10 milliards d'euros.
30:51Où est-ce qu'on trouve
30:52cet argent ?
30:54C'est évident
30:55que la réforme des retraites
30:56n'est durable
30:56qu'avec la relance
30:57de l'activité économique.
30:59C'est évident.
31:00Ça a toujours été dit
31:01par Marine Le Pen.
31:02Ce n'est pas une baguette magique.
31:03Mais la réforme des retraites
31:04se déploie dans le temps.
31:05Vous avez vu
31:06qu'il y a eu une suspension
31:07de la réforme de retraite
31:09par M. Le Cornu.
31:10Le coût,
31:10la première année,
31:11c'est 400 millions d'euros.
31:12Donc,
31:12quand vous dites 10 milliards d'euros,
31:13ce n'est pas en année.
31:15Mais oui,
31:15ça, c'est rarement dit
31:16par nos adversaires.
31:17Donc, évidemment,
31:18il faut relancer
31:19la machine économique.
31:20Il faut sortir,
31:21c'est aussi l'idée
31:21de cette idée
31:23de renaissance de la France.
31:24Si on ne raisonne
31:25qu'en pénurie,
31:26qu'en étroitesse,
31:27qu'en malthusianisme,
31:28c'est fini.
31:29Ça n'existe pas.
31:30Mais aucune...
31:32Là, c'est inciter les gens
31:34à partir plutôt en retraite
31:35et pas travailler.
31:36Au contraire,
31:37Marine Le Pen a toujours dit
31:39qu'il fallait inciter
31:40les gens à travailler,
31:41mais ceux qui le peuvent.
31:42Parce que si vous forcez
31:43des gens qui sont abîmés
31:44par la vie
31:44à continuer à travailler
31:45ou à être au chômage,
31:47les coûts,
31:47ils passent sur la sécurité sociale.
31:49Ça passe dans l'aide au handicap
31:51pour les personnes
31:52vraiment qui ont été
31:53très abîmées par la vie,
31:54malheureusement.
31:55Soit l'invalidité,
31:56soit les retraites
31:58pour nos aînés.
31:58Bref,
31:58en fait,
31:59ce sont des fausses économies.
32:00Parce que si vous ne rétablissez
32:01pas l'économie,
32:02si vous ne rétablissez pas
32:03la croissance
32:03et la productivité,
32:06punir les salariés,
32:07ça fait plaisir
32:08peut-être à une certaine droite
32:10étriquée et classiste.
32:11Ça ne rétablit aucune finance publique.
32:13D'ailleurs,
32:13on est toujours en lunée.
32:14Jean-Philippe Tanguy.
32:14C'est ça.
32:15On a fait toutes les réformes
32:16des retraites possibles
32:17et imaginables depuis 20 ans.
32:19Et il y a toujours
32:19un déficit monumentaux
32:21parce qu'en fait,
32:21la vraie cause,
32:22la productivité,
32:23l'industrie,
32:23la croissance
32:24n'a pas été très...
32:24Alors, vous noterez
32:25que dans l'actualité,
32:26il n'y a heureusement
32:27pas que l'économie.
32:28Il y a une proposition,
32:29un projet de loi de Zij
32:29qui circule en ce moment
32:31portée par Mme Berger.
32:32J'aimerais vous entendre là-dessus
32:33parce qu'on entend
32:33assez peu l'opposition.
32:35Mme Berger propose
32:35un nouveau projet de loi
32:36pour lutter contre
32:36les propos racistes,
32:38antisémites,
32:38ainsi de suite.
32:39Mais quand on voit
32:40la définition du projet de loi,
32:41une des conséquences,
32:42si vous êtes condamné,
32:43vous pouvez être condamné
32:43à une peine d'inéligibilité,
32:45ce qui ne devrait pas...
32:46Vous êtes étranger en ce moment
32:47avec ce qu'a traversé
32:48Marine Le Pen,
32:50sachant par ailleurs
32:50que l'accusation de racisme
32:51n'a cessé de s'étendre
32:52ces dernières années.
32:53Est-ce que vous ne craignez pas
32:54qu'avec ce projet de loi
32:55dont on parle,
32:56est-ce que vous ne craignez pas
32:57à terme une forme
32:57de judiciarisation
32:58du débat politique ?
32:59Comment elle est une volonté
33:00franchement de bannir
33:01juridiquement l'opposition
33:02en lui collant le mot
33:03de racisme tout le temps ?
33:04Est-ce que vous allez
33:04vous opposer à cette loi ?
33:06On va voir comment elle atterrit,
33:07mais c'est vrai que le dévoiement
33:08de justes causes,
33:09comme Mme Berger,
33:10de l'antiracisme,
33:12de la lutte contre l'antisémitisme,
33:14de la lutte contre l'homophobie
33:15et la misogynie,
33:16les lois existent.
33:17Moi, je suis régulièrement,
33:18ce n'est pas pour parler de moi,
33:19mais victime d'un jour homophobe,
33:21par exemple.
33:22Bon, ben, j'ai la loi
33:23qui me défend.
33:24Mais la loi,
33:25elle veut frapper
33:25d'inéligibilité.
33:26Je vous me permets
33:27de faire le lien
33:27avec ce qu'a connu
33:28Mme Berger.
33:28Vous avez raison.
33:29Vous êtes tout le temps
33:29traité de raciste,
33:30vous le savez.
33:31Mais oui, mais le problème,
33:33si vous voulez,
33:33c'est que les lois existent.
33:34Il faut les appliquer
33:35et il faut arrêter
33:36de s'agiter.
33:37Mais elle veut radicaliser
33:38la loi.
33:38Mais ce n'est pas ça
33:39ce que veut faire Mme Berger.
33:40Ce que veut faire Mme Berger,
33:41c'est s'agiter,
33:42bavarder,
33:43peut-être en prenant un risque
33:44effectivement sur la démocratie
33:45parce qu'ils n'arrivent pas
33:46à lutter contre les causes
33:47dont ils ont prétendu
33:48être le barrage.
33:49Non, mais prenez
33:50l'antisémitique.
33:52Donc, sur ce moment-là,
33:53est-ce que vous allez voter
33:53contre cette proposition ?
33:55On ne l'a pas encore
33:56la version finale.
33:57Vous avez été associé
33:58sur tous les groupes politiques
34:00dont le vote.
34:00On est associé,
34:01c'est la Macronie.
34:02La Macronie,
34:02c'est le bavardage permanent,
34:03c'est les fausses réunionnites.
34:05Je vais être très simple.
34:05Mais monsieur,
34:06est-ce que vous êtes contre
34:09les propos racistes
34:10au sens large ?
34:11Mais moi,
34:12je suis contre les pénérabilités
34:13presque en général.
34:14Presque ou en général ?
34:15Parce qu'il peut y avoir
34:16des exceptions.
34:16Par exemple,
34:17l'indignité nationale,
34:18je ne vais pas être contre
34:18l'indignité nationale
34:19pour les ordures
34:20qui sont responsables
34:21de l'indignité nationale.
34:23Mais ce que je veux dire
34:24par là, monsieur Bocoté,
34:24c'est que c'est plus grave
34:25que ça, ce que je vous dis.
34:26J'essaie de vous faire
34:26passer le comme message.
34:27C'est que les gens
34:28qui ont prétendu lutter
34:29et être les champions
34:30de la lutte
34:31pour les valeurs républicaines
34:32ont échoué.
34:34Depuis 20 ans,
34:35vous avez des enfants juifs
34:36qui sont déscolarisés
34:37dans le service public.
34:39Qui le dit
34:39à part l'Assemblée nationale ?
34:40Personne,
34:41à part quelques fonctionnaires
34:42et quelques lanceurs
34:42d'alerte courageux
34:43et au passage,
34:44la rédaction de CNews
34:46qui aujourd'hui
34:48dénonce le retour
34:49d'une homophobie violente.
34:51C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
34:51vous tenez la main
34:52de votre compagnon
34:53ou de votre femme
34:54ou d'une épouse
34:54dans la rue,
34:55vous pouvez prendre
34:55un coup de couteau.
34:57Et quand vous allez voir
34:58la police en disant
34:59je crois que la personne
35:00qui m'a insulté
35:01et qui m'a menacé
35:02d'un coup de couteau
35:02est homophobe,
35:03on vous dit
35:03non, non, pas de vague,
35:04pas de vague.
35:05Donc, qui est responsable
35:06du pas de vague,
35:07du déferlement
35:08d'antisémitisme,
35:09de misogynie,
35:10d'homophobie,
35:10de racisme dans le pays ?
35:11C'est ceux qui prétendaient
35:12lutter contre.
35:13Et c'est quand même
35:14très grave ça,
35:14M. Beaucoté,
35:15parce que ça fait
35:16au moins 20 ans
35:17que de bonne foi,
35:18les Françaises
35:18et les Français
35:19ont cru donner le pouvoir
35:20à des gens
35:20qui défendaient la République
35:21et plus largement que ça,
35:22les valeurs françaises.
35:23Ce n'est pas le cas.
35:24Et donc,
35:24Mme Berger,
35:25elle s'inscrit
35:25dans ce triste héritage
35:27d'une surenchère judiciaire
35:30ou d'une surenchère législative
35:32pour cacher un échec total
35:34dans la lutte
35:35contre ces phénomènes toxiques
35:38de la société française
35:39et ces violences
35:39que des innocents subissent
35:41quand même,
35:41tous les jours.
35:42Aurore Berger appréciera,
35:43elle sera mon invitée
35:44demain à 8h10
35:45dans la grande interview
35:46européen C News.
35:48Dans un instant,
35:49suite et fin
35:49du Grand Rendez-vous
35:51avec Jean-Philippe Tanguy.
35:53Suite et fin
35:54du Grand Rendez-vous
35:55avec Jean-Philippe Tanguy,
35:56député RN de la SEM.
35:58Mardi,
35:58c'est le 14 juillet.
35:59Les unités
36:00des quatre armées françaises
36:01vont défiler dans la fierté
36:02avec bien sûr
36:03des invités étrangers.
36:04L'armée française
36:05reste l'armée numéro 1
36:06en Europe.
36:07Elle est au cinquième rang mondial.
36:08Sa dissuasion
36:09est toujours très enviée.
36:11Emmanuel Macron,
36:11il y a quelques mois,
36:12a fait un pas
36:12vers le partage
36:13de cette dissuasion.
36:14Est-ce qu'il a raison ?
36:16Non, pas du tout.
36:17Mais j'ai effectivement
36:17profitant du 14 juillet
36:18pour rendre hommage
36:19à nos soldats
36:21qui nous représentent,
36:22nous défendent
36:23à travers le monde,
36:24une pensée pour leurs familles
36:24qui souvent attendent
36:26leur retour
36:28avec impatience.
36:29Mais non,
36:29la dissuasion
36:30doit être exclusivement nationale
36:32et on se rend bien compte
36:33que c'est toujours présenté.
36:34D'ailleurs,
36:34c'est très étrange
36:35parce que dans un même mouvement,
36:36on nous présente
36:37ce partage de la dissuasion
36:38comme anecdotique,
36:40comme inoffensive
36:41et en même temps
36:41comme un grand mouvement.
36:42Le député Nelkut
36:42appartiendra au président
36:43de la République.
36:44C'était déjà un peu
36:45la doctrine du général de Gaulle.
36:46Oui,
36:46il y a eu vraiment
36:47un tirage de cheveux
36:48sur la doctrine du général de Gaulle.
36:50Le général de Gaulle
36:50disait à juste titre
36:52en opposition
36:53à la doctrine soviétique
36:54et à la doctrine américaine,
36:55s'il commence à y avoir
36:56du grabuge,
36:57on va tirer,
36:58effectivement,
36:58on se protégera en Europe,
36:59on ne va pas attendre
37:00que l'armée soviétique
37:01soit en Alsace
37:02pour lancer une bombe.
37:03C'était une évidence.
37:04Donc,
37:05ce n'est pas du tout,
37:05si vous voulez,
37:06les gens confondent
37:07des phénomènes historiques
37:08et bon,
37:08ça c'est de bonne guerre
37:09mais ce n'est absolument pas
37:10la doctrine du général de Gaulle.
37:11Ça ne se partage pas.
37:12Et de toute façon,
37:13la vraie doctrine du général de Gaulle
37:14c'est qu'il voulait
37:15la bombe,
37:16les adversaires du général
37:17d'ailleurs disait
37:17la bombinette déjà
37:18pour se moquer de lui
37:19parce qu'il faut être souverain,
37:21autonome,
37:22parfaitement indépendant,
37:23ne demander l'avis de personne
37:24et ne protéger personne d'autre
37:25que l'intérêt de la France.
37:26L'intérêt de la France
37:27peut passer par la protection
37:28de nos alliés
37:29et de nos amis
37:30mais c'est toujours
37:31l'intérêt de la France.
37:32Or,
37:32si vous mettez
37:33des observateurs,
37:34des gens qui commencent
37:35à se mêler
37:35de vos exercices militaires,
37:37de l'organisation de la bombe
37:38ou du programme,
37:39vous n'êtes plus indépendant
37:40et ça,
37:40c'est une logique
37:41qui ne peut que mal finir
37:42ou finir à rien du tout.
37:43C'est-à-dire,
37:44l'autre option,
37:45M. Devineau,
37:45c'est en fait décevoir
37:46nos alliés,
37:47c'est-à-dire des gens
37:48qui ont cru
37:48qu'ils allaient avoir
37:49un gain dans cette histoire
37:50et puis à la fin
37:51qu'ils se rendront compte
37:51qu'on les a bananés.
37:53Donc en fait,
37:53ça n'a aucun intérêt.
37:54Au pire,
37:55on ment aux Français,
37:55ce qui est le plus grave
37:56et on ment en danger la France.
37:57Au pire,
37:58entre guillemets,
37:59au mieux,
38:00on ment à nos alliés
38:01et on déçoit nos alliés
38:02et cette déception fera
38:03qu'ils se retourneront
38:05évidemment au pire
38:06vers la Russie ou la Chine,
38:07au mieux,
38:08vers les États-Unis.
38:08Parlons de la complexité
38:09du rapport avec les alliés
38:10quelquefois.
38:11Vous avez vu,
38:11je devine,
38:12ce film De Gaulle 1,
38:14De Gaulle 2
38:14qui est sorti tout récemment.
38:15Tout le monde y aille.
38:16Alors,
38:16au cœur de ce film,
38:17vous noterez,
38:17il y a la présence
38:18de Roosevelt et des Américains
38:19donc avant Trump,
38:20bien avant Trump,
38:21les Américains quelquefois
38:22ont tendance à traiter
38:22leurs alliés
38:23comme des vassaux.
38:24Est-ce que vous avez eu
38:25l'impression,
38:25voyant ce film,
38:26de voir une partie du présent ?
38:28Oui,
38:28c'est très différent
38:30mais j'étais ravi
38:31parce que si vous voulez,
38:32c'est très dur
38:32d'avoir la vérité aujourd'hui
38:33dans la couverture de l'histoire
38:34sur cette période.
38:35C'est-à-dire que c'est
38:36le premier grand-œuvre artistique
38:38qui dit la vérité
38:39sur cette période
38:39aux Français et aux Français.
38:40A savoir que les États-Unis
38:41sont intervenus essentiellement,
38:43je parle du gouvernement,
38:44pas des soldats courageux
38:46qui sont morts
38:46pour notre liberté,
38:48avec une arrière-pensée
38:49de vassalisation de la France,
38:50de destruction
38:51de l'intégrité territoriale
38:52de la France,
38:53de la souveraineté française,
38:54de remplacer
38:55les préfets gaulliens
38:57de la France libre
38:58par des préfets américains.
39:00Bref, la liste est longue
39:02et heureusement
39:02que le général de Gaulle
39:03et les résistants étaient là.
39:05Une pensée pour mon arrière-grand-père
39:07qui en faisait partie,
39:08à savoir que grâce
39:09aux forces nationales
39:11et aux forces libres,
39:12des Français libres,
39:13la France a pu rester
39:15la France et les Américains.
39:16Mais est-ce que ça fait quoi
39:17à notre présent aujourd'hui ?
39:18Est-ce que les Américains
39:19sont encore seulement des alliés
39:21ou peut-être
39:21les rivaux aussi de la France ?
39:22De toute façon,
39:23ce n'est même pas la faute
39:23des Américains,
39:24je vais vous dire.
39:24C'est la mentalité
39:25d'un certain nombre
39:26de pays européens
39:26et parfois de partis politiques
39:28en France.
39:29Quand vous revenez
39:29dans le commandement
39:30intégré de l'OTAN,
39:31alors que le général de Gaulle
39:32avait été très clair
39:32sur la volonté
39:33de ne pas être
39:34dans le commandement
39:34intégré de l'OTAN,
39:35de ne pas avoir
39:35de base américaine
39:36sur le sol français
39:36et d'être libre.
39:37Quand les Européens
39:39achètent leur matériel
39:41militaire américain,
39:42quand ils se mettent
39:42sous la coupe des Etats-Unis,
39:44on peut dire
39:44que les Etats-Unis
39:45sont méchants,
39:45on peut dire
39:46que les Européens
39:47sont lâches.
39:48La réalité,
39:48c'est que ce sont
39:49les Européens
39:50qui ont accepté
39:50ce qu'ils l'ont fait
39:51de se mettre sous la coupe
39:52et depuis M. Sarkozy,
39:53M. Sarkozy,
39:54M. Hollande,
39:55M. Macron
39:55se sont mis,
39:56comment dire,
39:57complètement réintégrés,
39:58une logique atlantiste
39:59qui n'était pas
40:00à l'honneur de la France
40:01et aujourd'hui,
40:01la France n'a plus de voix
40:02et j'ai fini indépendante
40:03parce que tous les pays
40:05du monde voient bien
40:06que ce n'est plus la France
40:07du général de Gaulle.
40:08Je les rassure,
40:09ce sera la France
40:09de Marine Le Pen.
40:10Vous avez accueilli
40:11plutôt favorablement,
40:12s'il me semble,
40:13la réélection
40:14de Donald Trump
40:15à la présidence
40:16des Etats-Unis.
40:16Est-ce que vous le regrettez
40:17aujourd'hui
40:18vu ce qu'il fait
40:19depuis qu'il est revenu
40:21à la Maison-Blanche ?
40:22Non, pas du tout.
40:22On m'avait interrogé.
40:23Moi, j'avais dit,
40:24M. Trump ou Mme Harris,
40:26j'avais dit,
40:26je suis français.
40:27Je n'ai pas d'avis
40:28sur qui doit diriger
40:29les Etats-Unis.
40:31Ce n'est pas dire
40:31que je m'en moque,
40:32mais c'est aussi
40:33sur-estimé.
40:33Je crois que la question,
40:34Stéphane,
40:34c'est l'ERN en général.
40:35Ce n'est pas forcément
40:36vous, Jean-Philippe Tanguy.
40:37Non, mais je ne crois pas.
40:37C'est un mauvais procès
40:38qui a été fait.
40:39On se souvient Marine Le Pen
40:40au pied de la Trump Tower.
40:41Ça, c'était le premier mandat.
40:43Mais au-delà de ça,
40:44si vous voulez,
40:45le simple fait
40:45de ne pas insulter
40:47Donald Trump
40:48comme toute la classe politique
40:49française,
40:49à part l'ERN
40:50ou M. Zemmour
40:51ou certains LR,
40:53dit que vous êtes un soutien.
40:54Non, on ne l'a pas insulté
40:55M. Trump.
40:56On ne l'a pas dépeint
40:57comme un nazi.
40:58On ne l'a pas dépeint
40:59comme un fou.
40:59On ne l'a pas dit
41:00qu'il était illégitime.
41:01On a pris acte
41:01de son élection.
41:02On a essayé de le respecter
41:03comme tel.
41:03Les autres racontent
41:04en n'importe quoi
41:05et l'insultent
41:06matin, midi et soir.
41:12avec cet accord
41:14Iran-États-Unis
41:14qui vole pratiquement
41:16en éclats
41:16et le détroit d'Hormuz
41:18qui, ce matin,
41:19est à nouveau fermé.
41:20Ce qui fait que
41:21c'est des conséquences
41:22directes pour les Français
41:22qui partent en vacances.
41:24Comme l'a dit Marine Le Pen,
41:26l'action de Donald Trump
41:27sur le détroit d'Hormuz
41:28a été très difficile
41:28à lire et à comprendre
41:29pour les alliés
41:30des États-Unis.
41:32Elle l'est encore.
41:32Et vous voyez,
41:32c'est là,
41:33moi je pense à l'héritage
41:35de Jachirac
41:36sur ce dossier particulier
41:37de l'international.
41:38Oui, la voix de Jachirac
41:39à l'époque,
41:40c'était
41:40la France a une expertise.
41:43Les pays européens,
41:44les civilisations européennes
41:45ont une expertise
41:45sur le Moyen-Orient,
41:46le Golfe Persique
41:49qui n'est pas
41:50celle des Américains.
41:51Et le fait
41:51de se comporter
41:53avec les Européens,
41:53de ne pas les écouter,
41:54de ne pas les considérer
41:55et que les Européens
41:56même ne fassent pas
41:56entendre leur voix
41:57et ne fassent pas
41:58respecter leurs intérêts
41:59amène les États-Unis
42:00sans doute
42:00à faire des erreurs
42:01d'appréciation
42:01parce qu'ils n'ont pas
42:02la même tradition
42:04et les mêmes héritages.
42:05Donc là,
42:05vous êtes en train
42:05de critiquer quand même
42:06Donald Trump
42:06parce que vous êtes en train
42:07de dire que s'il y avait eu
42:08un autre président américain
42:09qui écoute les Européens,
42:11peut-être qu'on n'en serait pas là.
42:12Malheureusement,
42:12aucun président américain
42:13n'a jamais écouté
42:14les Européens.
42:14Erreur d'appréciation,
42:15le mot est un peu faible.
42:16Un peu Kennedy et Nixon
42:18qui a mauvaise réputation
42:19et un peu Eisenhower.
42:20À part ces trois-là,
42:21c'est vrai que la tendance
42:21des États-Unis,
42:22c'est au-delà
42:24des présidents
42:24qui se succèdent,
42:25c'est de toujours considérer
42:28que leurs alliés européens
42:29n'ont pas grand-chose
42:30à dire.
42:31Je vous rappelle
42:31que l'erreur de l'Irak,
42:32c'est la même erreur,
42:34c'est de ne pas écouter
42:34la France qui était
42:35dans une analyse amicale
42:37et bienveillante
42:39envers les États-Unis
42:40et la civilisation irakienne
42:43et qui a été balayée.
42:44C'est dommage,
42:44c'est dommage.
42:45Après,
42:46la situation peut encore
42:47être rétablie,
42:48je l'espère.
42:49Vous parlez de l'Europe
42:50comme civilisation
42:51avec une certaine tendresse,
42:52un peu moins de l'Union européenne,
42:54on s'en doute.
42:54Alors la question,
42:55sachant que l'Union européenne,
42:57on a parlé tantôt
42:57du Conseil constitutionnel,
42:59l'Union européenne
43:00n'accueillera probablement
43:02pas votre élection
43:02si vous êtes élu
43:03avec quelques sympathies.
43:05On vous verra probablement
43:06comme une forme
43:06de province rebelle amâtée.
43:08Est-ce qu'on vous prépare
43:08un bras de fer
43:09avec l'Union européenne
43:10si jamais vous prenez le pouvoir ?
43:11On se prépare
43:12à défendre le programme
43:13de Marine Le Pen
43:14et les intérêts de la France.
43:15Ce n'est pas forcément
43:16un bras de fer,
43:16ce n'est pas forcément...
43:17Bon, quand même !
43:18Si vous coupez
43:19le versement de la France
43:20de l'Union européenne
43:21de moitié,
43:22ça va mal se passer, quand même.
43:23C'est-à-dire qu'il faut
43:23que l'Union européenne
43:25fasse les mêmes économies
43:26que la France doit faire.
43:27Donc ça, c'est toujours
43:28dans le programme ?
43:28Bien sûr, mais les dépenses
43:29de l'Union européenne
43:30sont complètement en roue libre,
43:31notamment les dépenses
43:32de fonctionnement,
43:33d'administration.
43:34Les salaires sont indexés
43:35à la Commission européenne
43:37sur l'inflation
43:37à ce que les Français
43:38ne bénéficient pas.
43:39Surtout que c'est des très gros
43:40salaires à la Commission,
43:41on est loin du SMIC.
43:42Bref, c'est le délire total.
43:44Donc il y a des économies
43:44massives à faire
43:46dans l'Union européenne
43:46et c'est parce qu'on fait
43:47des économies massives
43:48dans l'Union européenne
43:49que la contribution
43:50de la France a baissé.
43:51Il y a le droit.
43:51Est-ce que le droit national
43:52doit primer sur le droit européen ?
43:54Ils ne l'accueilleront pas très bien.
43:56C'est quoi exactement
43:57la question de votre référendum d'ailleurs ?
43:58C'est que le droit
44:00de la nationalité
44:01redevient supérieur
44:02au traité et d'ordre constitutionnel.
44:04Mais le référendum
44:05dont vous parlez
44:05à plusieurs reprises...
44:06C'est la sortie
44:06de l'Union européenne.
44:09Le contenu de l'efférendum.
44:11C'est la sortie
44:12de l'Union européenne actuelle.
44:13Vous voudriez reformater
44:14l'Union européenne ?
44:15C'est un certain nombre de pays.
44:16C'est ce qu'on appelle
44:16les out-out.
44:17Moi, je suis désolé
44:18que ça n'existe pas en français.
44:19Donc, on va dire
44:19une clause exorbitante,
44:21une clause de différenciation,
44:24on va parler en bon français,
44:25qui permet de négocier
44:27avec la danoise.
44:29Il n'y a aucune difficulté.
44:30La danoise, l'Autriche...
44:31Mais d'accord.
44:32Mais le contenu du référendum
44:33dont vous avez encore parlé
44:34tout récemment...
44:34Le Royaume-Uni a eu...
44:35Alors là, c'était la liste
44:36à la tâteleur,
44:37pas la préveur d'ailleurs,
44:38de clauses de différenciation
44:41qui n'ont pas empêché
44:41le Royaume-Uni
44:42d'être un acteur européen.
44:43Donc, c'est la clause
44:44que ça serait
44:44de ne plus payer ce qu'on doit.
44:46On ne doit rien, monsieur.
44:47S'ils font des économies,
44:48on ne doit plus rien.
44:50L'Union européenne,
44:50je vous dis,
44:50fait des mauvaises dépenses.
44:51Vous voyez, c'est intéressant.
44:52C'est parce que vous dites,
44:53mais un certain nombre
44:53d'adversaires politiques
44:55disent que l'Union européenne,
44:56c'est une espèce de vache sacrée.
44:58Quelle que soit
44:58la dépense européenne,
44:59c'est bien.
45:00Mais est-ce qu'il faut aussi
45:00se soustraire
45:01à la Convention européenne
45:01des droits de l'homme ?
45:03Non, ce n'est pas nécessaire.
45:04Sur la Cour, non, d'accord.
45:05Mais votre référendum,
45:06je me permets de poser
45:07la question clairement.
45:07Vous voulez faire un référendum ?
45:08Quelle sera la question
45:09que vous posez aux Français ?
45:10Ce sera un projet de loi.
45:12OK.
45:13Avec l'état d'esprit
45:14qui est le suivant ?
45:14L'état d'esprit,
45:15c'est rétablir
45:15la souveraineté de la France
45:16sur le droit de la nationalité
45:18et s'en suit
45:19à des dispositions importantes
45:20sur la fin du droit du sol,
45:23sur un certain nombre
45:24de droits
45:25que les nationaux auront
45:26par rapport aux étrangers
45:28et de moyens de lutter
45:28contre la submersion migratoire.
45:31C'est un projet de loi
45:32qui est public,
45:32qui est extra communautaire
45:33ou communautaire ?
45:34Tous les étrangers
45:35ou simplement
45:36les étrangers extra communautaires ?
45:38Il y aura évidemment
45:38une différence
45:38entre les étrangers extra communautaires
45:40et les étrangers communautaires
45:41parce qu'on ne dénoncera pas
45:42le traité de Maastricht.
45:44Donc si on ne dénonce pas
45:45le traité de Maastricht,
45:46évidemment,
45:46il y a des différences de statut.
45:48Il y a aussi une question
45:50qui se pose,
45:51c'est la présence
45:51de Volodymyr Zelensky,
45:53de certains homologues allemands,
45:55italiens, espagnols
45:56à ce grand défilé
45:57du 14 juillet.
45:59500 soldats étrangers
46:00de la coalition des volontaires
46:01préouverts des garanties
46:02de sécurité à l'Ukraine.
46:04Une fois un cessez-le-faire,
46:05un cessez-le-feu conclu,
46:06est-ce que d'abord
46:06vous croyez à un cessez-le-feu
46:09un jour entre la Russie
46:10et l'Ukraine ?
46:11Quelle est votre position
46:12sur ce conflit
46:13qui dure depuis plusieurs années maintenant ?
46:15On espère évidemment
46:16un cessez-le-feu
46:17à l'avantage de l'Ukraine
46:19puisqu'aujourd'hui,
46:19visiblement,
46:20l'Ukraine a récupéré
46:21certains avantages militaires.
46:22On ne peut que s'en féliciter
46:23pour entrer en négociation
46:25en rapport de force
46:26avec le régime de M. Poutine.
46:28Plus la paix est rapide,
46:29mais ce sera...
46:30Quand vous dites
46:30le régime de M. Poutine,
46:31vous voulez dire quoi exactement ?
46:33Comment est-ce que vous le qualifiez ?
46:35C'est le régime de Vladimir Poutine,
46:37le régime russe
46:37dirigé par M. Poutine
46:39C'est une dictature ?
46:411999 de mémoire.
46:43Donc c'est une période très longue
46:47avec un certain nombre
46:48de comportements
46:49que tout le monde peut constater
46:50qui ne sont évidemment pas
46:51les critères loin de là
46:52de la démocratie occidentale.
46:54Vous soutenez
46:55que l'Union européenne
46:56soutienne l'Ukraine en armement ?
46:59L'Union européenne
46:59n'a pas à soutenir
47:00un État étranger.
47:01L'Union européenne
47:01n'est pas un État,
47:03n'a pas la puissance souveraine,
47:04n'a pas la légitimité pour...
47:05Donc elle devrait faire quoi ?
47:06Les États européens,
47:07les États européens...
47:08Non, mais la Commission européenne
47:09doit obéir aux États.
47:11Si on commence à donner...
47:12Et la France,
47:13est-ce qu'elle doit continuer
47:13à soutenir militairement
47:15et financièrement l'Ukraine ?
47:16Si vous arrivez au pouvoir,
47:17vous continuerez ?
47:18Vous saurez...
47:19Vous êtes milliard cette année.
47:19Absolument,
47:20mais dans des conditions
47:21clarifiées,
47:22notamment le fait
47:23que la France
47:23ne doit pas perdre ses moyens
47:25et sacrifier tous ses intérêts
47:27sans réfléchir.
47:28Les États-Unis
47:29ne le font pas,
47:30même avant M. Trump.
47:31Les États-Unis,
47:32ils prennent des engagements
47:32et ils s'assurent
47:34par un certain nombre d'actifs,
47:35comment dire,
47:36de contrepartie,
47:37que le contribuable américain
47:39ne sera pas le dindon de la farce.
47:40Donc soutenir...
47:41Enfin,
47:41ce n'est pas une bonne expression,
47:42je la retire immédiatement.
47:43Ne va pas être mis à contribution
47:44de manière exorbitante
47:45dans ce conflit.
47:48Donc,
47:49le fait de défendre
47:50le peuple ukrainien
47:51et le droit international,
47:52oui,
47:53mais dans des conditions
47:55satisfaisantes
47:55pour la France
47:56et surtout faire des promesses
47:59et des chèques en bois
47:59à un argent que la France n'a pas,
48:01ce n'est pas soutenir
48:01le peuple ukrainien
48:02parce que c'est lui mentir.
48:03Or, mentir à un peuple en guerre,
48:05ce n'est pas correct,
48:05ce n'est pas décent.
48:06Et je souhaite un bon été
48:07à tout le monde
48:08et notamment une pensée
48:08pour nos pompiers
48:10qui se battent
48:11avec ardeur.
48:12Et vous avez bien raison
48:12de leur apporter votre soutien.
48:14Merci beaucoup,
48:14bel été à tous.
48:16Prochain rendez-vous
48:16le 30 août
48:18et d'ici là,
48:18bien sûr,
48:19restez avec nous
48:20sur CNews
48:20et sur Europe 1.
48:21Merci.
48:22Merci.

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