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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche

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00:00Bonjour à tous et bienvenue dans l'heure des pros week-end. Nous sommes ensemble comme chaque dimanche pendant une
00:06heure.
00:06Les deux meurtriers présumés de Shem Sedin sont libres. C'est une honte pour la France.
00:11Ce jeune homme de 15 ans avait été tué en 2024 à Viry-Châtillon à la sortie de son collège.
00:17À coups de poing et de pied, ils sont libres grâce à un vide juridique qui complique la possibilité de
00:22maintenir en détention des mineurs accusés de crime jusqu'à leur procès.
00:26Un vide juridique donc qui libère de présumés meurtriers qui ont été accueillis comme des stars par leurs amis.
00:33Cette affaire aussi incroyable que dramatique révèle plusieurs mots français.
00:36D'abord, ces mineurs ne regrettent pas leurs gestes. Au contraire, ils sont célébrés par leur père.
00:41Ils ont fait un passage par la case prison. Ils n'en reviennent que plus forts, presque adulés.
00:46Et là-dessus, la justice les libère, ne leur imposant ni bracelet électronique, ni pointage, ni interdiction d'entrer en
00:51contact avec la famille de la victime.
00:53Comment ne pas considérer que cette jeunesse est perdue alors qu'elle ne regrette même pas d'avoir roué de
00:58coups et tué un jeune de 15 ans,
01:00alors qu'elle n'a de toute évidence plus aucune valeur ni aucune empathie.
01:04Autre fait, la France légifère beaucoup, parfois trop, souvent mal.
01:08À la moindre émotion, à la moindre polémique, il faut une loi.
01:11On les empile, tels des livres mal rangés et tout finit forcément par s'effondrer.
01:15Trop de lois tuent la loi.
01:16On rend le code pénal incompréhensible, mais on continue parce que finalement, promulguer une loi, c'est au moins donner
01:21l'impression de faire quelque chose.
01:24Autre enseignement, rien ne fonctionnera tant que nous ne saurons pas prioriser.
01:27Le texte de loi de Gérald Darmanin sur la justice criminelle, qui justement répond à ce vide juridique, était prêt.
01:34Mais le plus haut sommet de l'État a sans doute jugé qu'il y avait plus important.
01:37Il était sans doute beaucoup plus urgent de voter la loi fin de vie que de s'assurer que des
01:41criminels ne soient pas libérés.
01:43C'est tout le drame de notre pays, on préfère les symboles, les lois qui permettent de laisser une trace
01:47plutôt que d'être pragmatiques.
01:49L'urgence de ceux qui ont décidé de cet agenda n'ont sans doute pas les mêmes priorités que les
01:53familles de victimes.
01:55Comment un pays comme la France peut regarder en face cette famille, les proches de Shem Sedin, et leur dire
02:00pardonnez-nous, un vide juridique à libérer les assassins de votre fils.
02:04Tout de suite, on passe au journal avec Mickaël Dos Santos. Bonjour Mickaël.
02:08Bonjour Elodie, bonjour à tous.
02:09Une Française fait partie des disparus dans le violent incendie qui a ravagé le sud de l'Espagne.
02:14Un annonce faite hier par le ministère français des Affaires étrangères.
02:18Selon le témoignage de son mari, elle aurait été piégée par les flammes au volant de sa voiture.
02:22Le couple venait d'arriver dans leur maison de vacances.
02:25Le risque de feu de forêt reste très élevé dans une partie de la France.
02:29Une vigilance particulière sera portée sur le sud du pays, notamment le département de Haute-Garonne, placé en vigilance rouge.
02:358 feux sont en cours dans le Lot, en Seine-et-Marne ou encore dans les Bouches-du-Rhône.
02:39Au total, près de 1000 feux ont d'ores et déjà été identifiés ces 30 derniers jours.
02:45Enfin, la tension monte d'un cran au Moyen-Orient.
02:47L'Iran a annoncé une fermeture du détroit d'Ormouche jusqu'à nouvel ordre.
02:51Selon les gardiens de la Révolution, plusieurs navires auraient emprunté une route non autorisée.
02:55Deux d'entre eux auraient été touchés par des tirs iraniens.
02:57De leur côté, les Etats-Unis affirment avoir mené des frappes contre 140 cibles militaires iraniennes.
03:04Merci beaucoup, Mickaël.
03:05Les invités qui vont m'accompagner pendant cette heure, Naïma Mfadel, bonjour.
03:09Bonjour, Elodie.
03:09Essayiste et chargée de mission politique de la ville, Caroline Pilastre, bonjour.
03:13Bonjour, Elodie, bonjour à tous.
03:14Éditorialiste et consultante, à vos côtés, Arnaud Bédédetti, bonjour.
03:17Bonjour à vous.
03:17Politologue et Jonathan Cixou, bonjour.
03:19Bonjour, Elodie.
03:20Journaliste.
03:20On va parler de Marine Le Pen et de son interview exclusive au journal du dimanche dans un instant.
03:25Mais d'abord, ces images en direct de Nice, puisque nous entrons dans cette phase de commémoration de l'attentat
03:31de Nice.
03:31C'était il y a dix ans.
03:33Et vous voyez, cette marche, elle est organisée par les familles de victimes.
03:37On en parlera un peu plus tard dans l'émission.
03:39Et le maire de Nice, élu en mars dernier, Éric Ciotti, vient justement d'arriver pour cette marche voulue et
03:46souhaitée par les familles.
03:48On en parlera notamment dans la deuxième partie de l'émission.
03:51Mais d'abord, Marine Le Pen qui se confie à nos confrères du journal du dimanche.
03:55Elle est très claire.
03:56Elle est désormais candidate à l'élection présidentielle.
03:59Elle veut refermer cette séquence judiciaire.
04:01Et surtout, maintenant, elle veut parler du fond.
04:04On fait le point sur ces déclarations avec Nicolas Roger.
04:07Faites place à la campagne présidentielle.
04:10Pour Marine Le Pen, la décision de se présenter en 2027 est apparue comme une évidence au moment de sortir
04:16de la cour d'appel le 7 juillet dernier.
04:18Si la candidate continue de clamer son innocence, elle souhaite dorénavant se concentrer sur l'élection présidentielle.
04:25Désormais, je suis en campagne pour convaincre les Français, leur parler de leur vie, de leur sécurité, de leur pouvoir
04:31d'achat, de la renaissance du pays.
04:33Marine Le Pen désigne ses adversaires principaux.
04:36L'extrême gauche est le centre.
04:38La chef de file du RN anticipe les attaques de ces derniers.
04:42Ils chercheront à tout prix à déplacer la discussion parce que leur seul projet, en réalité, c'est de continuer
04:48comme avant.
04:48Or, je suis profondément convaincue d'une chose.
04:51Le vrai risque, aujourd'hui, pour la France, c'est de continuer comme avant, justement.
04:55La candidate dit vouloir remettre les Français au cœur des choix politiques et prévient ses adversaires.
05:01C'est sur le fond qu'elle débattra.
05:03On va regarder une autre citation de la candidate Rassemblement National à l'élection.
05:08Mes adversaires aimeraient que cette campagne soit judiciaire.
05:10Moi, je veux qu'elle soit démocratique et je ne laisserai personne confisquer cette présidentielle aux Français.
05:16Parce qu'effectivement, Arnaud Benedetti, on a vu depuis la décision de Marine Le Pen d'être candidate,
05:22toute une partie du paysage politique, y compris d'ailleurs la droite,
05:25parfois uniquement l'attaquer sur la justice et ne pas du tout parler de fond pour l'instant.
05:30Oui, c'est vraisemblablement une erreur.
05:32Parce que sur le fond, ce qu'on constate, notamment dans les intentions de vote
05:38qui ont été publiées juste après cette décision de la Cour d'appel
05:41et juste après l'annonce de la candidature de Marine Le Pen,
05:44qu'elle bénéficie indéniablement d'une sorte d'effet de rebond.
05:48Comme si le retournement de cette situation, qui était absolument improbable,
05:53parce que peu de gens, finalement, auraient parié un euro sur l'éligibilité de Marine Le Pen
05:58et sur sa candidature, lui profiter aujourd'hui à ce stade.
06:03Et ce qui est très intéressant de voir, c'est que le petit votard qu'elle accusait,
06:07notamment vis-à-vis de Jordane Bardella,
06:10elle le rattrape à peu près dans toutes les catégories de population
06:12où Bardella semblait performer beaucoup plus qu'elle,
06:15qu'il s'agisse notamment des classes supérieures,
06:18qu'il s'agisse des jeunes ou qu'il s'agisse de l'électorat LR.
06:21Donc, de ce point de vue-là, elle est sortie de cette semaine
06:25dans une position extrêmement favorable.
06:28Et le fait que ses adversaires, notamment les adversaires du Bloc central,
06:34mais aussi LR, veuillent la ramener à son destin judiciaire,
06:39n'a pas de prise.
06:40Parce que finalement, qu'est-ce que c'est qu'une campagne présidentielle ?
06:42Une campagne présidentielle, il faut parler de la France,
06:44il faut parler du pays.
06:45Ce qu'elle essaye de faire et ce qu'elle fait dans le GD, par ailleurs.
06:47Le destin existentiel de la nation.
06:50Et alors, après, la question reste entière.
06:54C'est de savoir si la réitération, si elle devait se poursuivre,
07:00aurait un effet et éroderait l'électorat de Marine Le Pen.
07:04Ça ne se semble pas aujourd'hui le cas, en tout cas.
07:06Et puis, effectivement, Naïma Mfadel, ce qu'on constate dans les sondages,
07:09comme le disait Arnaud, c'est cet effet rebond,
07:11c'est-à-dire qu'elle gagne en popularité, en intention de vote.
07:14On a l'impression que ses opposants n'ont pas compris
07:16que l'attaquer sur les ennuis judiciaires ne servaient à rien.
07:19Ils le faisaient déjà.
07:21Quand on caricature le Rassemblement national,
07:23ça a toujours l'effet inverse.
07:24En fait, ça leur fait gagner des points.
07:25Et puis là, on a concrètement, justement,
07:29la preuve de ce que vous venez de dire.
07:31Mais je pense que Marine Le Pen,
07:33elle a intérêt à continuer comme elle le souhaite.
07:35C'est-à-dire dans cette posture où elle dit,
07:37moi, je suis focus sur la campagne,
07:38je déroule mon programme
07:40et je laisse dire, en fait.
07:41Parce qu'aujourd'hui, le positionnement,
07:44que ce soit des LR ou de la Macronie,
07:47moins de la LFI,
07:48j'ai l'impression que c'est plus LR et la Macronie,
07:51d'aller focus sur le fait qu'elle est,
07:54sur ses problèmes judiciaires,
07:56n'a pas d'impact sur les Français.
07:59D'autant plus qu'aujourd'hui,
08:00on est tous d'accord que c'est le programme,
08:03programme contre programme,
08:04qui doit prévaloir,
08:05puisque elle est présumée innocente.
08:07Vous avez raison, évidemment, de le rappeler.
08:09Et puis, quand même, certains parlent un peu
08:11de ses ennuis judiciaires,
08:12y compris Sarah Knafow,
08:13dans les colonnes du Parisien,
08:15qui dit ceci avec son pourvoi.
08:17Marine Le Pen place de facto
08:18la campagne présidentielle
08:20dans la main des aléas judiciaires.
08:21Cela nous rappelle tristement
08:23les deux dernières campagnes,
08:24toutes deux escamotées 2017
08:25à cause des affaires judiciaires
08:27de François Fillon,
08:282022 avec la guerre sur le sol européen
08:30venue nous percuter.
08:32En même temps, Marine Le Pen,
08:33Jonathan, elle le dit très clairement,
08:35je suis présumée innocente,
08:36je fais campagne,
08:37il n'y a pas d'aléas judiciaires.
08:38C'est ce que dit Marine Le Pen au JDD.
08:40Jusqu'à preuve du contraire,
08:41c'est une judiciable comme les autres.
08:43Donc, à ce titre-là,
08:45je pense qu'il faut effectivement
08:48tenir compte de ce que le droit permet.
08:51Et il est intéressant,
08:53il serait intéressant,
08:54s'il n'y a pas de court-circuitage
08:56clairement lié à de la mauvaise foi
08:58de la part de ses adversaires
08:59et non pas de bataille politique.
09:01C'est une raison de la fiction,
09:03de la politique.
09:04Imaginons.
09:04Imaginons.
09:06Non, parce que c'est pour revenir
09:07sur les déclarations de la dernière phrase
09:09que vous venez de passer de Sarah Knaffo,
09:10parce qu'effectivement,
09:122027 pourrait être la première campagne
09:14présidentielle depuis deux campagnes
09:17où il serait a priori faisable
09:20de présenter aux Français
09:21des projets politiques,
09:23des programmes politiques
09:23et surtout de confronter des idées.
09:26Vous avez remarqué que depuis bientôt
09:27dix ans,
09:28le débat politique a été
09:30quasiment dévitalisé
09:31par l'hypercentre macronien
09:34et donc on peut se réjouir,
09:36on peut regretter pour le moment
09:37qu'il n'y ait aucune personnalité
09:39du côté des LR ou affiliés
09:40qui émergent.
09:41Mais il est encore un peu temps.
09:42Moi, je ne suis pas trop pressé.
09:43On a encore un peu temps.
09:44On est aussi pour Bruno Rotaillot.
09:45Non, il y a Bruno Rotaillot,
09:46mais on voit bien qu'il n'est pas le seul
09:48à...
09:48La ministre de la Russie.
09:49Par exemple.
09:50Mais encore une fois,
09:51on n'est pas encore à la mi-juillet.
09:54Les élections sont dans plus de neuf mois.
09:56On a le temps de voir venir.
09:57Attendons peut-être au moins la rentrée,
09:59attendons l'automne
10:00pour voir comment les blocs
10:01vont se redessiner
10:03parce que vous avez aussi la bataille
10:04Gabriel Attal-Édouard Philippe
10:06qui risque également de faire du bruit.
10:08On va vous remontrer quelques images
10:11du côté de Nice
10:12avec cette marche
10:13pour rendre hommage aux victimes.
10:15Et vous voyez,
10:16cette marche a débuté.
10:18Je vous rappelle que c'est une marche
10:19qui est organisée par les familles
10:21qui ont voulu aussi
10:22cette séquence de commémoration.
10:24Une séquence qui va durer malheureusement
10:26jusqu'au 14 juillet,
10:27jour de l'attentat de Nice.
10:29On rappelle que cet attentat
10:30avait fait 86 morts,
10:31458 blessés.
10:33Et c'est l'association,
10:34notamment Life for Nice,
10:35qui organise cela
10:36en présence d'élus locaux
10:38et en présence, évidemment,
10:39d'Éric Ciotti,
10:40le maire de la ville.
10:41On y reviendra un peu plus tard
10:43dans notre édition.
10:44Caroline,
10:45effectivement,
10:45l'importance de parler de programmes
10:47parce qu'à longueur,
10:49notamment de débats sur ces plateaux,
10:50on dit
10:51ce sujet devra être tranché
10:52pendant la présidentielle.
10:53C'est vrai sur l'immigration,
10:54c'est vrai sur le pouvoir d'achat,
10:55c'est vrai pour la dette.
10:56Et les Français n'ont pas envie
10:57qu'on parle sans doute
10:58pendant des mois
11:00du sort judiciaire de Marine Le Pen
11:01alors qu'ils veulent
11:02un, des programmes
11:03et deux, des solutions surtout.
11:04Marine Le Pen est une femme combative.
11:06Ça aurait été surprenant
11:07qu'elle renonce à cette campagne,
11:09sachant qu'elle n'a jamais été
11:10aussi haut dans les sondages
11:12et ses électeurs
11:13auraient été extrêmement déçus.
11:14Moi, je pense que c'est
11:15à double tranchant.
11:16Sans doute qu'elle va perdre
11:17certains électeurs
11:18qui vont être déçus
11:19quand elle parlait régulièrement
11:20d'exemplarité,
11:21de transparence,
11:23de cette posture.
11:25D'autres vont continuer
11:26à la soutenir
11:27parce que malgré tout,
11:28elle a un programme
11:29et au sein de ce programme,
11:31il y a également
11:32l'identité française
11:33qui est un sujet prioritaire
11:35et transpartisan
11:36malgré ce que l'on pense
11:37et je le rappelle
11:38malgré les origines,
11:40la religion,
11:41les différences
11:42des uns ou des autres.
11:44Ça arrange
11:45ses adversaires
11:46de parler
11:46du non-sujet
11:48qui est la France
11:49et qui est prioritaire.
11:51Parce que justement,
11:52il reste sur la forme
11:52comme l'a ramené,
11:54l'a rapproché
11:54sans arrêt
11:55du FN,
11:56de son père.
11:57Il y a toujours
11:57cette transmission familiale
11:59et d'ailleurs,
12:00je le rappelle aussi
12:00dans les médias
12:01quand vous écoutez
12:02certains éditorialis,
12:03journalistes
12:03et certaines chaînes
12:04au niveau de l'angle,
12:06ils disent
12:06mais ils le font exprès.
12:08Ça n'est pas un lapsus.
12:09Le Front National,
12:10l'extrême droite,
12:11ce qu'on n'entend pas
12:12régulièrement
12:12concernant la LFI,
12:14ça va être les Insoumis,
12:16ça va être le parti
12:16de la gauche radicale.
12:18Donc déjà,
12:18il y a une grille de lecture
12:19et un récit
12:20qui est totalement différent.
12:22Donc effectivement,
12:23il faut aller sur le fond
12:24et non sur la forme.
12:25Ce qu'elle essaye de faire
12:26et c'est là
12:27où elle va réussir,
12:28à mon avis,
12:29à montrer sa différence
12:30et à se départir
12:31des autres
12:32qui restent toujours
12:33sur cette posture idéologique
12:35parce qu'ils n'ont rien
12:36à présenter
12:37et à représenter
12:38clairement jusqu'à présent.
12:39On va parler
12:40d'un autre sujet maintenant,
12:41une réunion
12:42qui s'est tenue
12:43selon nos confrères
12:44du Parisien
12:45le 30 juin
12:45entre le président
12:46de la République
12:47et 10 représentants
12:49de l'islam.
12:50Pourquoi ?
12:50Puisque depuis la fin
12:51du Conseil français
12:52du culte musulman,
12:53l'islam n'a plus
12:54de représentants reconnus.
12:56Et on va voir
12:57notamment les citations
12:58révélées par nos confrères
12:59du Parisien
13:00de Bassirou Kamara
13:01qui était présent
13:02à cette réunion
13:03en disant ceci,
13:04le but de notre démarche
13:05c'est de définir
13:06les représentants
13:07d'un islam de France
13:08pour les musulmans
13:08de France
13:09dans le contexte
13:10de la France.
13:11Il explique également
13:12un peu plus loin
13:12par exemple
13:13l'importance
13:14de se débarrasser
13:15des influences étrangères.
13:17Jonathan Sixou,
13:18effectivement,
13:18c'est aussi
13:19un vieux serpent de mer
13:21de se dire
13:21comment l'islam
13:22doit être organisé,
13:23quel doit être
13:24le représentant
13:25de l'islam
13:26et donc on voit
13:26qu'il y a des réflexions,
13:27des discussions au moins
13:28qui sont en cours.
13:29Alors qu'il y ait
13:29des discussions
13:30au plus haut lieu
13:31puisqu'il y avait
13:32vraisemblablement
13:32ça a eu lieu
13:34à l'Elysée
13:34ou avec des conseillers
13:35élyséens le 30 juin,
13:37c'est au moins
13:37une bonne chose,
13:38ça va dans la bonne direction
13:40mais on voit bien
13:40depuis Nicolas Sarkozy
13:41qui avait voulu
13:42créer,
13:43qui avait créé
13:44le CFCM
13:45que l'entreprise
13:47est plus que périlleuse.
13:49Pourquoi ?
13:49Parce qu'on assiste
13:50à un islam de France
13:51qui est complètement
13:52archipélisé,
13:53vous avez
13:53des communautés
13:56au sein même
13:56de l'islam
13:57et effectivement
13:58ce problème
13:58qui est un problème
13:59fondamental,
14:00celui des influences
14:02étrangères,
14:02il y a trois pays
14:03quand même
14:03et non des moindres,
14:05le Maroc,
14:05l'Algérie
14:06et la Turquie,
14:07on parle trop peu
14:07de la Turquie,
14:08de l'influence
14:10grandissante
14:10de ce pays
14:11dans la formation
14:12des imams
14:13ou dans tout un cadre
14:15culturel et cultuel
14:16des centres
14:17et autres,
14:18on en voit surtout
14:19dans l'est du pays
14:20actuellement,
14:21mais c'est une influence
14:22croissante
14:22et il faut arriver
14:24à mettre
14:24toutes ces personnes
14:27d'accord,
14:27mais il y a
14:28de telles divergences,
14:29je ne sais pas
14:30quelle personnalité
14:31serait capable
14:31de les mettre
14:32d'accord,
14:32tant mieux
14:33s'il y en a une,
14:33mais pour le moment
14:34je ne vois pas,
14:35ça me paraît
14:35un peu mission impossible.
14:36Justement là-dessus,
14:37Naïma,
14:38comme le disait Jonathan,
14:39quand on voit
14:39le but de cette réunion
14:40de se dire
14:41il faut lutter
14:41contre les influences
14:42étrangères,
14:42il faut un islam
14:43qui est un représentant
14:44pour pouvoir parler,
14:45par exemple aux autorités
14:46politiques,
14:47on comprend l'intention
14:48qui est louable,
14:48en revanche,
14:49comme le rappelait Jonathan,
14:50quand on voit aujourd'hui
14:51comment l'islam
14:52est organisé,
14:53on ne voit pas bien
14:53pourquoi subitement
14:54quelqu'un arriverait
14:56à mettre tout le monde
14:57autour de la table
14:57et arriverait
14:58à être le seul
14:59entre guillemets
14:59représentant de l'islam
15:00en France.
15:01Moi je pense que
15:02tout simplement
15:03l'État français
15:04est en capacité
15:05quand même
15:06de décider
15:07quelle organisation
15:08et quel islam
15:09de France on veut,
15:10je ne sais pas,
15:10c'est aussi la souveraineté
15:11de la France.
15:13Moi je me souviens
15:14que quand Nicolas Sarkozy
15:15avait décidé
15:16de mettre en place
15:16le CFCM,
15:17le Conseil français
15:18du culte musulman,
15:19c'était une excellente idée
15:21sauf qu'il fallait
15:22continuer à travailler
15:23avec eux
15:24parce qu'il faut savoir
15:25une chose,
15:26le forif
15:27c'est des représentants
15:29des associations,
15:31des imams,
15:33des élus,
15:34mais quel impact
15:35ils peuvent avoir
15:35sur les musulmans
15:36et sur le dogme
15:37notamment ?
15:38Absolument rien.
15:39En revanche,
15:40le CFCM
15:42avait un vrai impact
15:43et on pouvait travailler
15:44avec eux
15:45puisque c'était
15:45des représentants
15:46des mosquées
15:47de France.
15:48Après,
15:49il fallait aller plus loin.
15:50Quand par exemple
15:51il fallait faire signer
15:52la charte de la laïcité,
15:53il fallait l'imposer,
15:55il ne fallait pas
15:55leur demander leur avis.
15:57Et d'ailleurs,
15:58c'était les Turcs
15:58avec d'autres
16:00qui avaient refusé
16:01de la signer.
16:03Donc aujourd'hui,
16:04la question
16:04d'Anislav de France,
16:05je pense qu'elle est
16:06extrêmement importante
16:07non seulement
16:08pour la société française
16:09mais aussi
16:10pour les musulmans.
16:11Et puis on va regarder
16:12aussi un autre exemple
16:14des choses
16:14qui ont pu être discutées
16:15pendant cette réunion,
16:16la question notamment
16:17du halal.
16:18C'est toujours
16:18Bassirou Camara
16:19présent à cette réunion
16:20qui en parle.
16:21Faut-il reprendre
16:22la main sur le halal ?
16:23Donc aujourd'hui,
16:23seules quelques grandes
16:24fédérations gèrent
16:25la labellisation
16:26un marché fructueux.
16:28Les bénéfices pourraient
16:28profiter à toute la communauté
16:30en devenant une ressource
16:31pour faire exister
16:32la nouvelle instance
16:33avec toujours
16:34cette volonté
16:35Arnaud Benedetti
16:36d'essayer de trouver
16:37selon eux
16:38en tout cas
16:38des moyens financiers
16:39pour échapper
16:40aux ingérences étrangères.
16:42Oui,
16:42alors la difficulté
16:43c'est que si vous voulez,
16:44l'islam n'est pas
16:45une organisation structurée.
16:46Il existe une église catholique,
16:48il n'existe pas
16:49une structure
16:49qui permet
16:50à un moment donné
16:51de verticaliser un peu
16:52le fonctionnement
16:53de l'islam.
16:54Donc on a cette difficulté
16:56structurelle.
16:57Ensuite,
16:57en effet,
16:58la question des influences
16:59étrangères
16:59est absolument décisive
17:01parce qu'on voit
17:02par exemple
17:02que la Grande Mosquée
17:04de Paris
17:04est aujourd'hui
17:07profondément influencée
17:08par le poids
17:09de l'Algérie.
17:09On considère d'ailleurs
17:10que le recteur
17:11de la Grande Mosquée
17:11est le véritable ambassadeur
17:13de France
17:14en Algérie.
17:15Il suffit d'ailleurs
17:15d'entendre ses positions
17:16qui sont complètement alignées
17:18sur le président Tebboune.
17:20Il n'a pas un mot
17:20lorsque Bolem Sansal
17:22était emprisonné.
17:24Il n'a pas un mot
17:24pour Christophe Gleize
17:26qui est toujours otage,
17:26il faut le rappeler,
17:28des autorités algériennes.
17:29Donc,
17:30si vous voulez,
17:30l'autre difficulté
17:31elle est liée
17:32en effet
17:32à cette question
17:34des influences étrangères,
17:36de la concurrence
17:36des influences étrangères.
17:38Et en effet,
17:39la question du financement
17:40est importante
17:41sauf que la question
17:42du financement
17:43elle nous ramène
17:43elle-même
17:44aux influences étrangères.
17:46Donc,
17:46le problème
17:46c'est que
17:47le serpent se mord
17:48la queue
17:48dans cette affaire
17:49et Naïma a raison,
17:51l'État devrait être
17:52en mesure
17:53de pouvoir imposer
17:55une structure
17:57qui permette
17:57d'organiser.
17:58Le problème
17:59c'est qu'il n'y arrive pas.
18:00La réalité
18:00c'est qu'il n'y arrive pas
18:01depuis 2007.
18:02Parce que l'État
18:03n'est pas fort.
18:03Caroline,
18:04quelques mots rapides
18:05pour terminer là-dessus
18:06s'il vous plaît.
18:06Qui et comment
18:07pour incarner
18:07l'islam de France ?
18:09Effectivement,
18:09l'État devrait être
18:10le garant
18:11de cet islam.
18:12Islam qui est quand même
18:13beaucoup récupéré,
18:15accaparé
18:15et idéologisé
18:16par certains
18:17puisque certains
18:18n'arrivent pas
18:19à se mettre d'accord
18:19sur des sujets
18:20qui sont essentiels
18:21pour les musulmans
18:23de France.
18:24Et d'ailleurs,
18:24est-ce qu'il y a
18:25deux musulmans
18:25qui pensent pareil ?
18:26Je ne pense pas.
18:27Donc forcément,
18:29cette réunion
18:29est importante.
18:30est-ce qu'il y a
18:31beaucoup de religions ?
18:32Oui,
18:32ça c'est vrai.
18:33Bien sûr.
18:33On est d'accord.
18:35C'est vrai,
18:36mais sur cette question
18:37qui n'a jamais été
18:38traitée jusqu'à présent
18:39puisque la France
18:40n'a pas été capable
18:41au niveau étatique
18:42de se mettre d'accord
18:43sur des sujets,
18:44des domaines
18:45dont tu parlais Naïma,
18:46je ne vois pas
18:47comment ce serait le cas
18:48maintenant
18:48où la divergence
18:50et les difficultés
18:52en termes de fractures
18:53concernant aussi
18:54un islam de France
18:55n'ont jamais été
18:55aussi présentes
18:57actuellement.
18:57En 10 secondes,
18:58si vous plaît Naïma,
18:59vraiment 10 secondes.
18:59Un exemple,
19:00je me souviens
19:01quand il y avait
19:01le Covid,
19:03c'était moi,
19:04Ahmed Moussaoui
19:04qui était président
19:05du CFCM,
19:07ça a été géré
19:08d'une manière
19:09exceptionnelle.
19:10C'est-à-dire que
19:10l'ordre a été donné
19:11par l'État
19:12par rapport
19:13à ne pas aller
19:16dans ce qu'on appelle
19:17les veillées funèbres,
19:19à ne pas non plus
19:23renvoyer les corps
19:23au pays d'origine
19:25pour être enterrés.
19:28à ne pas se réunir,
19:29à ne pas aller
19:30dans les mosquées.
19:31Vous voyez ce que je veux dire ?
19:32C'est-à-dire qu'on peut
19:32si on le veut.
19:34On va changer de sujet
19:35pour les quelques minutes
19:36qui nous restent
19:36avec cette alerte
19:38de la cathédrale
19:39Notre-Dame de Paris,
19:40une cathédrale
19:41ou un musée.
19:43C'est un peu la question.
19:44Alors, on peut se féliciter
19:45du succès,
19:46notamment en termes
19:47de nombre de visiteurs.
19:48On est environ
19:4935 000 visiteurs par jour.
19:51Avant l'incendie,
19:52il y avait 9 millions
19:53de visiteurs par an.
19:54On serait maintenant
19:54autour des 14 millions.
19:56Le problème,
19:57c'est que ça crée
19:57ce phénomène
19:58de surtourisme
19:59et qu'il faut trouver
20:00un moyen pour préserver
20:01aussi ce lieu
20:03évidemment de culte.
20:04Regardez ce qu'en disent
20:05nos confrères du JDD.
20:07Face à ce surtourisme
20:08grandissant,
20:08le diocèse de Paris
20:09a choisi de restreindre
20:10drastiquement
20:11les visites guidées
20:12quasiment à 95%.
20:13Les groupes
20:14de moins de 6 personnes
20:15doivent désormais réserver
20:16au même titre
20:17que les gros groupes
20:18un créneau
20:18plusieurs mois
20:19à l'avance.
20:20Pour vous donner une idée,
20:21avant, on était
20:21environ 500 groupes
20:23de visites par jour.
20:24On est passé à 30.
20:25Jonathan,
20:26il y a deux façons
20:26de voir les choses.
20:27Soit on peut être ravi
20:28que cette cathédrale
20:29attire et attire
20:30les touristes,
20:31mais le problème,
20:32c'est que ça nuit
20:33aussi à la vie
20:34d'un lieu de culte
20:34quand il y a toujours
20:35des personnes qui se baladent,
20:36notamment quand il y a
20:37des célébrations
20:37ou des offices.
20:38Cette nouvelle est,
20:39à mes yeux,
20:40absolument pas réjouissante
20:41dans le sens où
20:42le surtourisme
20:43est en lui-même,
20:45est en soi
20:46quelque chose
20:47d'épouvantable,
20:48qui dévitalise
20:48tous les lieux
20:49où on le constate.
20:51Même si c'était
20:52simplement un musée,
20:53Notre-Dame
20:53n'est absolument pas amusée.
20:54Oui, oui, bien sûr.
20:55Mais regardez
20:56ce qui se passe au Louvre,
20:57regardez ce qui se passe
20:58à Orsay,
20:58ces musées deviennent
20:59des halls de passage
21:01qui sont piétinés
21:02même pour la préservation
21:03du patrimoine artistique,
21:05c'est dramatique.
21:07Et ça tue les musées,
21:09le surtourisme,
21:10ça tue les villes.
21:11Dubrovnik en est mort.
21:12Colmar est comme Paris
21:13sur une mauvaise pente
21:14en la matière.
21:15Il y a des quartiers de Paris
21:16qui sont complètement
21:17dévitalisés
21:17par ce surtourisme.
21:19Et la décision du diocèse
21:21me semble très, très juste.
21:23Évidemment que le diocèse
21:24se félicite
21:25de la fréquentation
21:27de Notre-Dame de Paris.
21:28Mais il le rappelle très bien
21:29dans cet article d'ailleurs
21:31que c'est d'abord
21:33un lieu de culte.
21:34Et il y a une telle
21:35surfréquentation
21:36qu'il n'y a plus
21:37aucun silence.
21:39La concentration,
21:40le recueillement
21:40est absolument impossible
21:41à Notre-Dame aujourd'hui.
21:43C'était déjà,
21:44avant l'incendie,
21:45le premier monument
21:46de France à visiter.
21:47Vous disiez 9 millions.
21:48Certaines années,
21:49ça frôlait les 13 millions.
21:50C'était vraiment
21:51le monument le plus visité
21:52de France.
21:54D'où un intérêt,
21:55preuve de l'intérêt mondial
21:57pour Notre-Dame de Paris
21:58évidemment.
21:59Mais on voit
21:59qu'il y a quasiment eu
22:01ce qui est paradoxal
22:02pour un monument
22:02quasi millénaire,
22:03quasiment un effet
22:04nouveauté
22:05avec la réouverture.
22:07Et on en paie
22:08les frais.
22:09Je crains beaucoup
22:10pour la préservation
22:11du monument
22:11et pour la perpétuation
22:12tout simplement
22:13d'un lieu de culte
22:14qui en principe
22:15est d'abord
22:17ouvert aux fidèles.
22:18Ça vous avez raison
22:18de le rappeler.
22:19C'est aussi ce que dit
22:19d'ailleurs le diocèse.
22:21Ils se sont confiés
22:21à nos confrères
22:22d'ici Île-de-France.
22:24Le diocèse qui dit ceci,
22:25notre responsabilité
22:26est de permettre
22:26à chacun
22:27de trouver sa place
22:28dans le respect
22:28de la vocation
22:29culturelle du lieu,
22:30de la transmission
22:31de son patrimoine
22:32et des exigences
22:33de sécurité
22:33qu'impose
22:34une telle fréquentation.
22:35C'est vrai car on peut
22:36se féliciter
22:37qu'un tel monument
22:38soit ouvert à tous.
22:39Mais comme le disait
22:40Jonathan,
22:41pour la célébration
22:42des offices,
22:42il n'y a plus aucun silence.
22:43Pour les fidèles
22:44qui veulent se recueillir
22:45aussi calmement,
22:46cela devient compliqué.
22:47Et finalement,
22:48on a des touristes
22:48qui arrivent
22:49et qui voient ça
22:49comme un monument
22:50comme un autre,
22:50qui ne respectent pas
22:51plus forcément le lieu.
22:53C'est aussi la rançon
22:53du succès
22:54d'une certaine manière
22:55et la réussite,
22:57on peut le reconnaître,
22:58de cette réhabilitation
23:00et de cette restauration
23:02de Notre-Dame de Paris
23:03après l'incendie.
23:04Ensuite, en effet,
23:05c'est un lieu de culte,
23:06c'est un lieu de recueillement,
23:07c'est un lieu de prière,
23:08c'est un lieu de vie religieuse.
23:10Il faut que, en effet,
23:12les fidèles puissent,
23:13j'allais dire,
23:16se recueillir
23:17sans que le surtourisme,
23:19comme le dit Jonathan,
23:20ne vienne perturber
23:21les offices,
23:22mais ce qui est vrai
23:24pour Notre-Dame de Paris
23:25est vrai dans d'autres
23:26lieux de culte,
23:27en Italie ou en Espagne,
23:29pour voir qu'on rencontre
23:29à peu près les mêmes
23:31difficultés,
23:32mais peut-être qu'ils ont réussi,
23:33eux, d'une certaine manière,
23:34à mettre en place
23:35des mesures
23:36un peu plus contraignantes
23:38pour les taux.
23:39Et à réguler,
23:39oui, effectivement.
23:40On va marquer une pause
23:42dans cette émission,
23:43je voudrais qu'on vous remontre
23:44en direct les images
23:45de ce qui se passe
23:46du côté de Nice.
23:47Cette marche
23:48qui est organisée
23:49notamment par l'association
23:51Life for Nice,
23:52cette association de familles,
23:53de victimes.
23:55Je rappelle que c'était
23:56il y a 10 ans,
23:57le 14 juillet 2016,
23:59ce camion qui avait écrasé
24:0186 personnes,
24:02en étaient mortes,
24:03458 personnes blessées.
24:05Et puis, évidemment,
24:06on entendra tout à l'heure
24:07l'organisateur de la marche
24:09avec des commémorations,
24:10notamment encore mardi,
24:12où le président de la République,
24:13Emmanuel Macron,
24:14ainsi que son épouse,
24:15seront présents.
24:17On voit cette marche
24:18alors qu'on apprenait
24:19d'ailleurs hier
24:19que le frère du terroriste
24:21responsable des 86 morts
24:23a été interpellé
24:24puisque non seulement
24:25il squattait un logement,
24:26mais qu'il squattait
24:27un logement
24:27qui était à 250 mètres
24:29du lieu de l'attentat,
24:30un homme qui était
24:31en situation irrégulière.
24:33Comme quoi,
24:3410 ans après,
24:34il y avait encore
24:35un petit peu de chemin
24:36à faire pour lutter
24:38contre le terrorisme.
24:39On marque une pause
24:40et on se retrouve
24:41avec mes invités
24:41pour la suite
24:42de l'heure des pro.
24:49De retour pour la suite
24:51de l'heure des pro week-end.
24:52On va parler maintenant
24:53d'une séquence
24:54qui a eu lieu
24:55entre Sandrine Rousseau
24:56et des agriculteurs
24:58du Lot-et-Garonne.
24:59Vous vous souvenez peut-être
25:00il y a un an,
25:01Sandrine Rousseau
25:02disait qu'elle n'en avait
25:03rien à péter
25:04de leur rentabilité.
25:06Elle pensait
25:06que ça n'était pas
25:07le sujet
25:08et elle a rencontré
25:09justement des agriculteurs
25:10qui nous ont expliqué
25:11un petit peu
25:12quel était leur quotidien.
25:14On est avec Karine Duc.
25:15Bonjour et merci
25:16d'être avec nous.
25:17Vous êtes la présidente
25:18de la chambre d'agriculture
25:19du Lot-et-Garonne.
25:20Vous étiez vous-même
25:22présente
25:22à cette rencontre
25:23avec Sandrine Rousseau.
25:25On a vu une séquence
25:26notamment sur les réseaux sociaux.
25:28Le moins qu'on puisse dire,
25:29Karine Duc,
25:30c'est que ça a été
25:30un échange extrêmement vif
25:32parce que vous
25:33et vos collègues,
25:34vous avez aussi voulu
25:35lui expliquer
25:36quel était votre quotidien.
25:39Oui, bien sûr.
25:40On a voulu lui expliquer
25:41quel était notre quotidien.
25:42On a voulu surtout lui dire
25:43qu'en tant qu'élu de la République,
25:45ses propos avaient forcément
25:46un impact,
25:47un impact directement
25:48déjà sur nous,
25:50agriculteurs.
25:51On ne peut pas laisser passer,
25:53on ne peut pas laisser se dire
25:54tout et n'importe quoi.
25:56Notre profession
25:57est dans une situation
25:57extrêmement compliquée,
25:59extrêmement délicate.
26:00On est en crise
26:01depuis bon nombre d'années
26:02et des personnes comme celles-là
26:04font à elles seules
26:06énormément de mal.
26:07Quand elle dit
26:08que la rentabilité
26:10n'est pas corrélée
26:11au revenu des agriculteurs,
26:13en tant qu'économiste,
26:14il y a de quoi s'interroger
26:15sur les compétences
26:16de cette personne.
26:18Écoutez,
26:18c'est quand même
26:19extrêmement grave
26:20de voir
26:21qu'elle ne considère
26:23absolument pas
26:24notre métier
26:24et que le revenu
26:26pour elle
26:26n'est pas lié
26:27à la rentabilité
26:28de nos exploitations agricoles.
26:30Toutes les lois
26:31sur les avancements
26:33que l'on a demandées
26:34par diverses manifestations
26:35que l'on a faites
26:37pour essayer
26:38de faire avancer
26:38l'agriculture
26:39et essayer de simplifier
26:40un petit peu
26:41le cadre réglementaire,
26:42elle a toujours voté contre.
26:44Elle est tout le temps
26:45en train de nous mettre
26:46une cible dans le dos.
26:48Sauf que le problème,
26:49c'est ce qu'on a essayé
26:50de lui dire
26:50mais elle s'est échappée avant,
26:51l'échange a duré
26:52à peine deux minutes
26:53je pense
26:54parce qu'à un moment donné
26:55il fallait qu'elle soit
26:56confrontée aux agriculteurs
26:58les personnes sur qui
26:59ses propos ont un impact
27:00au-delà du buzz médiatique
27:02qu'elle recherche
27:03c'est qu'en fait
27:04plus il y a
27:06les politiques écologistes
27:10qui n'est pas
27:11que l'Assemblée nationale
27:12qui est dans toutes les sphères
27:14partout en France
27:16depuis le temps
27:17qu'il y a
27:18cette politique environnementale
27:20dans toutes les strates
27:21de la politique française
27:23je suis désolée
27:24on importe toujours plus
27:27de production
27:28de nourriture
27:29ça a le contre-effet
27:31complètement
27:31de l'ambition
27:33qu'ils essaient de porter
27:34donc il est temps
27:35qu'ils se remettent
27:36en question
27:37il est temps
27:37qu'ils cessent
27:38on va dire
27:39cette politique là
27:40et qu'ils nous ciblent
27:41sans arrêt
27:42nous en tant que
27:43avec des propos
27:44qui sont complètement
27:46faux déjà d'une part
27:47en fait
27:48ce qu'il faut toucher
27:49du doigt
27:49c'est que leur politique
27:50ne fait que cesser
27:51d'impact
27:52que sur les producteurs
27:53français
27:56et ça laisse place
27:57finalement
27:57à toujours plus d'importations
27:59donc attention
28:00attention à leurs actions
28:01parce que
28:02véritablement
28:03l'impact qu'ils ont
28:04c'est sur nous
28:05c'est pas sur tout
28:06ce qui arrive d'ailleurs
28:07que la population française
28:09rejette
28:09on a l'impression aussi
28:10un petit peu
28:11pardonnez-moi l'expression
28:12mais qu'elle vous explique
28:12la vie à certains moments
28:14elle est notamment
28:15face à un agriculteur
28:16j'imagine que vous le connaissez
28:17il raconte
28:17que ça fait 4 ans
28:18qu'il ne tire aucun revenu
28:20qu'il n'a plus les moyens
28:21de gérer ses enfants
28:23qu'il roule avec la voiture
28:24de ses parents
28:24parce qu'il ne peut pas
28:25en avoir une
28:26et finalement l'argument
28:27et vous l'avez utilisé
28:28dans la première réponse
28:29elle vous dit
28:29qu'elle est économiste
28:30on a l'impression
28:31qu'en tant qu'économiste
28:32elle vous explique un peu
28:33que si vous ne vous en sortez pas
28:35c'est presque un peu
28:36de votre faute
28:36c'est ce que je retiens
28:37de l'échange
28:37je ne sais pas si ça a été
28:38aussi votre avis
28:39Karine Duc
28:40oui oui effectivement
28:41c'est tout à fait ça
28:42elle était très pédante
28:44très hors sol
28:46exactement tout ce qu'on déteste
28:50finalement
28:50parce que je pense
28:51qu'elle a des œillères
28:52particulièrement
28:54vis-à-vis de notre profession
28:56elle pense qu'il faut qu'elle
28:59vienne visiter
28:59certaines structures
29:00et encore je ne sais pas
29:01si maintenant
29:02je pense qu'elle a dépassé
29:03les bornes
29:04les agriculteurs ne veulent
29:05plus la recevoir
29:05ou en tout cas
29:06une bonne majorité
29:07des agriculteurs
29:08mais oui effectivement
29:09c'est inadmissible
29:11qu'une élue de la République
29:12ait des propos aussi
29:15aussi agressifs
29:16et aussi
29:18oui elle est pédante
29:19elle est pédante
29:20en permanence
29:20et ce n'est pas digne
29:21de son mandat
29:23ce n'est absolument pas digne
29:25de l'écueil
29:26que l'agriculteur
29:28essayait de lui détailler
29:29il en avait vraiment gros
29:31sur la patate
29:32il a dit ce qu'il avait à dire
29:34avec l'émotion
29:35parce que ça faisait des années
29:37qu'il entendait
29:37et parce que ses propos
29:39avaient vraiment un impact
29:40sur lui
29:40sur son quotidien
29:41sur ses difficultés
29:42qu'il a à traverser
29:43tous les jours
29:43mais c'est lui
29:44et c'est tant d'autres
29:45il faut que cette personne
29:46comprenne que ses propos
29:48ses buzz médiatiques
29:49parce que finalement
29:50c'est parce qu'elle n'a pas
29:51de fond
29:52qu'elle essaie de vivre
29:54et de vivre médiatiquement
29:56au travers de ses buzz
29:58écoutez
29:58ça a un impact
30:00et nous on était là
30:02pour la confronter
30:03à ses propos
30:04pour lui dire
30:05que tous ses propos
30:07ont des conséquences
30:08et il faut qu'elle
30:09y fasse face
30:09On a l'impression finalement
30:10qu'il y a d'un côté
30:11l'idéologie écologiste
30:13si on écoute Sandrine Rousseau
30:14j'imagine qu'elle considère
30:15qu'elle est la plus à même
30:16de protéger la planète
30:18et puis il y a ceux
30:18qui protègent aussi
30:19notre nature
30:20et notre alimentation
30:22au quotidien
30:22ce sont vous
30:23les agriculteurs
30:24et depuis toutes les crises
30:25depuis toutes vos revendications
30:27on a l'impression
30:27que le divorce
30:28il est quand même relativement
30:29consommé entre les écolos
30:31et vous
30:31certains de vos collègues
30:32agriculteurs nous disent
30:33que c'est avec les écolos
30:34qu'ils ont le plus de mal
30:35à discuter
30:36ça peut presque
30:37sembler paradoxal finalement
30:40Oui effectivement
30:41c'est l'écologie
30:43punitive permanente française
30:45qui fait que
30:46nous n'arrivons pas
30:47à on va dire
30:49à avancer
30:50et à avoir
30:52des réglementations
30:53qui soient un peu
30:54plus cohérentes
30:55et rompre cette concurrence
30:57déloyale qu'on a déjà
30:58au niveau intra-européen
30:59c'est inconcevable
31:00et c'est à cause
31:01de personnes comme elles
31:01pas qu'elles
31:02mais des personnes comme elles
31:03qu'en France
31:04je suis désolée
31:05on a davantage de contraintes
31:08liées à la production
31:09que dans d'autres pays européens
31:12ça c'est quand même
31:13quelque chose
31:13qui est inconcevable
31:14la concurrence déloyale
31:15intra-européenne
31:16elle existe bien
31:17et ça c'est dû
31:18à un paquet
31:19de normes environnementales
31:20qui nous contraignent
31:21et qui font que
31:22l'on n'est pas compétitif
31:23parce qu'on a
31:24tout un tas de
31:25on va dire
31:26de charges
31:27on va dire
31:29administratives
31:30réglementaires
31:30qui font que
31:31on s'en sort pas
31:32je suis désolée
31:34à un moment donné
31:37l'écologie
31:38l'écologie
31:40telle qu'il la revendique
31:42n'aboutit finalement
31:44qu'à réduire
31:45les effectifs
31:45encore plus
31:46des agriculteurs français
31:47donc c'est le contre-effet
31:49et la finalité
31:50c'est quoi ?
31:51c'est toujours plus
31:52d'importations
31:52c'est toujours plus
31:53de production
31:55qui arrive d'ailleurs
31:55c'est de l'eau
31:58qui arrive
31:59sous forme
32:00de fruits et légumes
32:00d'ailleurs
32:01c'est exactement
32:02ceux normalement
32:03ils sont censés combattre
32:04donc plutôt que
32:05de nous soutenir
32:07sans cesse
32:08ils n'arrêtent pas
32:09d'accabler
32:09nos méthodes de travail
32:13alors qu'on est
32:15l'une des professions
32:16si ce n'est la profession
32:17la plus déjà contrôlée
32:18et moi je redemande
32:20véritablement
32:21à ce que
32:21on cesse
32:22d'être dans des discussions
32:23aussi stériles
32:24avec des personnes
32:25comme celle-là
32:25et que les français
32:27nous fassent véritablement
32:28confiance
32:29parce que je vous assure
32:30que si on ne préserve pas
32:32les agriculteurs
32:32et l'agriculture française
32:33ça en est fini
32:35Merci beaucoup
32:35Karine Duc
32:36d'avoir été avec nous
32:37et je pense
32:38sans tromper
32:39que les français
32:39eux heureusement
32:40font confiance justement
32:42et défendent leurs agriculteurs
32:43même si on rappelle
32:44que pour défendre
32:44les agriculteurs
32:45c'est aussi bien
32:46d'aller plutôt consommer
32:47des produits
32:48qui sont de chez nous
32:50même si parfois
32:50c'est vrai que c'est un peu plus cher
32:52merci beaucoup Karine Duc
32:52d'avoir été avec nous
32:54on va faire un tour de table
32:55très rapide
32:55parce qu'on a d'autres sujets
32:56à traiter
32:57mais Jonathan Sicsou
32:58quand on voit honnêtement
32:59les arguments
33:00qu'utilise Sandrine Rousseau
33:01face à un agriculteur
33:02qui dit qu'il ne tire
33:03aucun revenu
33:04de son travail
33:05qu'il travaille
33:06tous les jours
33:07elle répond
33:07mais moi je suis économiste
33:08donc moi je peux vous dire
33:09comment il faut faire
33:09c'est surréaliste en réalité
33:11l'économiste quand ça l'arrange
33:12parce que là en l'occurrence
33:13elle n'avait aucun argument
33:14à opposer à cet agriculteur
33:16Sandrine Rousseau
33:17mais comme l'a très bien dit
33:18Madame Duc
33:19est dans le buzz permanent
33:20elle ne sait faire que ça
33:21c'est lâcher la petite phrase
33:23et c'est tout
33:25le problème c'est que Sandrine Rousseau
33:26a été élue
33:27et réélue à l'Assemblée nationale
33:28c'est le sacre de l'incompétence
33:30et de l'irresponsabilité
33:31finalement elle incarne quoi
33:32elle représente quoi
33:33elle représente le fait
33:34que l'écologie
33:35est quelque chose
33:36de beaucoup trop sérieux
33:37pour la laisser
33:38aux mains des écologistes
33:38Arnaud je vous voyais réagir
33:40aussi pour l'interview
33:40c'est la rencontre
33:41de l'idéologie
33:42et de la réalité
33:43oui tout à fait
33:44la différence
33:44elle n'a plus qu'un argument
33:45d'autorité à opposer
33:47à ceux qui font
33:48véritablement l'économie
33:49c'est à dire les agriculteurs
33:50elle ne fait pas l'économie du tout
33:51elle se prétend économiste
33:53elle est certainement
33:53économiste universitairement
33:55mais ça ne m'empêche pas
33:56de dire des longues bêtises
33:58et ce que dit Madame Duc
33:59est tout à fait vrai
33:59c'est que l'agriculture française
34:01est une des agricultures
34:02les plus contrôlées
34:03et elle a raison d'insister aussi
34:05sur la concurrence intra-européenne
34:07un agriculteur
34:08l'Otégarande
34:09est un département
34:10que je connais un peu
34:10c'est un département
34:12très arboricole
34:13quand vous faites
34:13de l'arboriculture
34:14vous avez besoin
34:14de saisonniers
34:16le coût du travail
34:17pour un saisonnier
34:18en France
34:19n'est pas le même
34:20que celui
34:22qu'on connait en Espagne
34:23ou dans d'autres pays européens
34:24donc cette réalité là
34:25c'est la réalité
34:26aujourd'hui
34:26de l'agriculture française
34:27et il faut rappeler
34:28quand même un point
34:28très important
34:29c'est que
34:29notre autonomie
34:33alimentaire
34:34diminue
34:35année après année
34:37nous importons
34:37de plus en plus
34:38alors que nous étions
34:39souverains
34:40alimentairement
34:40il y a encore
34:41une vingtaine d'années
34:42Naïma
34:42je rajouterai ce que vient
34:44de dire Arnaud
34:44qui est aussi la question
34:45de la surtransposition
34:47des normes
34:47bien sûr
34:47dont les agriculteurs
34:48parlent tout le temps
34:49ils ont raison
34:50c'est scandaleux
34:51vous voyez on peut
34:52on peut dénoncer
34:55madame Rousseau
34:56son mépris
34:58pour les agriculteurs
34:59elle est pédante
35:00tout ce qu'on veut
35:01mais en attendant
35:02les écolos
35:03ils ne sont pas au gouvernement
35:04et pourtant
35:05on a fait passer
35:06quand même des lois
35:07contre nos
35:08oui mais
35:09alors vous avez raison
35:10ils ont été
35:11mais depuis
35:13depuis
35:14c'est-à-dire
35:15il y a du militantisme
35:16non mais
35:17je veux dire par là
35:18c'est qu'aujourd'hui
35:19quel que soit
35:20oui madame Barbu
35:21actuellement
35:22la mise de l'écologie
35:23pour ceux qui n'auraient pas
35:24en tête parfaitement
35:25si tout le monde le sait
35:27je le sais bien
35:27mais je veux dire
35:28même quand on a eu
35:29un gouvernement de droite
35:30il n'a pas essayé
35:31de reverser la table
35:32et de donner vraiment
35:33du poids
35:34à nos agriculteurs
35:36la situation actuelle
35:37moi je pense
35:38qu'on est en train
35:38de sacrifier notre agriculture
35:40vous avez exactement raison
35:41de dire ça Naïma
35:42avec Caroline
35:43je reprends l'argument
35:43de Naïma
35:44parce que les écologistes
35:45aujourd'hui en tout cas
35:47ne sont pas au pouvoir
35:47en revanche
35:48quand les agriculteurs
35:49étaient sur les barrages
35:50toute la classe politique
35:52y allait
35:52les agriculteurs
35:53étaient géniaux
35:54les agriculteurs
35:55il faut les défendre
35:55on les aime etc
35:56en revanche
35:57quand les lois
35:58arrivent à l'Assemblée nationale
35:59on ne les aime pas
36:00les agriculteurs
36:00parce que tout ce qu'on a vu
36:02sur les barrages
36:03il y en a eu très peu
36:04et même Julien Dive
36:05qui s'est beaucoup battu
36:06qui est député
36:07Les Républicains
36:08là-dessus
36:09il reconnaît que le texte
36:10qui est en cours
36:11dans la navette parlementaire
36:12ce n'est pas le texte parfait
36:13mais c'est le seul texte
36:14qui puisse être
36:15un minimum consensuel
36:16Dans un premier temps
36:17rapidement
36:18j'ai retenu
36:18un buzz médiatique
36:19pédante hors sol
36:21c'est exactement ça
36:22on est dans la provocation
36:23ils n'ont pas grand chose
36:24à proposer
36:24à part de l'opposition constante
36:26et des points
36:28de divergence
36:28il n'y a aucune convergence
36:30concernant les agriculteurs
36:31les agriculteurs
36:32qui sont beaucoup plus écolos
36:33la majorité du temps
36:34et qui savent
36:35de quoi ils parlent
36:36que ces militants
36:37qui sont bien installés
36:38à tout point de vue
36:39et qui donnent
36:40des leçons de morale
36:41du matin au soir
36:42en n'y connaissant
36:42pas grand chose
36:43in fine
36:44à part l'idéologie
36:45de la planète
36:46mais sur la planète
36:47je rappelle régulièrement
36:48qu'il y a les êtres humains
36:49et les êtres vivants
36:50on ne peut pas dissocier
36:51les deux
36:52mais quand vous les écoutez
36:53la planète est une entité
36:54on ne sait pas trop
36:55ce que c'est
36:56protéiforme ou non
36:57quoi qu'il en soit
36:58elle n'est pas consciente
36:59du mépris
37:00comme tu le disais
37:01et de l'impact
37:02que ça a
37:03sur ces personnes
37:03mais il y a quand même
37:05heureusement
37:06pour ces agriculteurs
37:07le soutien
37:09indéfectible
37:09des français
37:10qui voient
37:11ce qui se passe
37:12et qui quoi qu'il en soit
37:13seront toujours
37:14de leur côté
37:14parce qu'ils nous nourrissent
37:15en étant la majorité
37:16du temps
37:17sous le seuil
37:17de pauvreté
37:18beaucoup se suicident
37:19donc on est conscient
37:20en fait de la réalité
37:21et des difficultés
37:22qu'ils traversent
37:23et merci à eux
37:24et je ne remercie pas
37:25madame Rousseau
37:26pour ces sorties habituelles
37:27on peut aussi rajouter
37:28le barbecue
37:29et d'autres
37:30de la provocation
37:31et effectivement
37:32on va peut-être faire
37:32un vie ma vie
37:33on va ressusciter
37:33l'émission
37:34Sandrine Rousseau
37:35quelques jours
37:35dans une exploitation
37:37agricole
37:38je voudrais qu'on reparle
37:39maintenant du casse du Louvre
37:40parce que le monde
37:42a eu accès
37:43à une vingtaine de pages
37:44ce sont les interrogatoires
37:45de certains suspects
37:47ils ont été entendus
37:48le 2 et le 22 juin
37:50dernier
37:51ce qu'on apprend d'abord
37:52c'est que ce casse du Louvre
37:53ils l'ont fait
37:54pour empocher
37:55entre 15 000
37:56et 25 000 euros
37:57par personne
37:58c'est la rémunération
37:59qu'on avait promis
38:00on va regarder d'abord
38:01quelques éléments
38:02révélés par le monde
38:03sur le profil
38:04d'abord
38:05d'un côté
38:06Abdoulaye Henn
38:07nous dit le monde
38:07il est chauffeur de taxi
38:09clandestin
38:09il a 40 ans
38:10c'est une ancienne gloire
38:12d'internet
38:12des années 2000
38:14je vous entends rire
38:14Jonathan
38:14tout ce que je dis
38:15est super sérieux
38:16c'est vraiment
38:16ce qui a été dit
38:17il est connu
38:18pour ses vidéos
38:19de rodeo moto
38:20sous l'alias
38:21Doudou Crossbitume
38:22de l'autre
38:23Djelama
38:25Djelamala
38:26un Algérien
38:27sans emploi
38:27de 36 ans
38:29et on en sait
38:30un peu plus
38:30sur le commanditaire
38:31parce qu'il y a toujours
38:32la question aujourd'hui
38:32de savoir s'il y a ou non
38:33un commanditaire
38:34à écouter les deux hommes
38:35dit le monde
38:36un mystérieux commanditaire
38:37qu'il ne nomme pas
38:38et qui échappe
38:39aux enquêteurs
38:40piloter bien l'opération
38:41tous deux
38:42auraient été engagés
38:43deux ou trois jours
38:43avant les faits
38:44auraient reçu
38:45en guise de repérage
38:45une vidéo prise
38:46à l'intérieur
38:47de la galerie
38:48d'Apollon
38:49montrant les collections
38:50de bijoux royaux
38:51exposés
38:52et encore plus intéressant
38:53savaient-ils
38:54où est-ce qu'ils allaient
38:55commettre ce cambriolage
38:56et bien pas pour tout le monde
38:57je savais que j'allais
38:58cambrioler le Louvre
38:59avoue Abdoulaye Henn
39:01pour la première fois
39:02qu'Angela Malaha
39:03jure lui
39:04qu'on lui a présenté
39:04la cible
39:05comme une joaillerie
39:06où on fabrique
39:06des bijoux dans Paris
39:07et non le musée
39:08le plus visité au monde
39:09j'aurais jamais mis
39:10les pieds là-bas
39:11si j'avais su
39:11assure-t-il
39:12évoquant donc lui
39:12un contrat entre 20
39:13et 25 000 euros
39:14alors ça peut faire sourire
39:16quand on lit cet article
39:16Jonathan
39:17parce qu'on apprend aussi
39:18qu'ils se sont entraînés
39:20la veille dans un parking
39:21on apprend qu'ils se sont
39:22baladés tranquillement
39:23dans le vexin
39:24qu'ils sont revenus
39:25à Aubervilliers
39:25ça peut faire sourire
39:26ces personnes ont braqué
39:28le musée du Louvre
39:29alors que quand on lit
39:30l'interrogatoire
39:31on a l'impression
39:31d'avoir affaire
39:32à des pieds nickelés
39:32pardonnez-moi l'expression
39:33je pense que ce sont
39:35des pieds nickelés
39:35évidemment qu'on sourit
39:36parce qu'on sourit
39:37face à la bêtise crasse
39:39qu'illustrent ces deux individus
39:41je recommande vraiment
39:41la lecture de cet article
39:42qui est édifiant
39:43quand on voit
39:44la facilité
39:46l'aisance
39:46du mode opératoire
39:48l'aisance avec laquelle
39:49ces deux bras cassés
39:50comme vous dites
39:51ont réussi à pénétrer
39:52dans le Louvre
39:53simplement avec une disqueuse
39:54à ouvrir les vitrines
39:55etc
39:57on rit mais effectivement
39:58l'heure est plutôt grave
39:59parce qu'on voit
40:00que l'état français
40:01est totalement désarmé
40:02que ce soit face
40:03à Doudou Crosbitum
40:04ou face à Hamza Ladouane
40:06je suis heureuse
40:07d'avoir vécu un moment
40:08où je l'attends
40:09Sikso a dit
40:09Doudou Crosbitum
40:10sachez-le
40:11c'est surréaliste
40:11c'est l'étaverse
40:13juste pour finir encore
40:15parce qu'on voit
40:16que la somme
40:18semble un peu dérisoire
40:19par rapport
40:20à l'enjeu du butin
40:21évidemment
40:22qui est en soi
40:23inestimable
40:24par rapport
40:24à la charge
40:26symbolique
40:26qu'il incarne
40:27rappelons que c'est une partie
40:28quand même
40:28des joyaux
40:29de la couronne de France
40:31mais
40:31à les entendre aussi
40:33ces deux pieds nickelés
40:34le commanditaire
40:35il refuse de donner
40:36son identité
40:37parce qu'ils ont peur
40:38des représailles
40:38sur leur famille
40:40le commanditaire
40:41aurait été
40:41très déçu
40:42du butin
40:43parce qu'il aurait espéré
40:44que ces deux génies
40:46puissent casser
40:46davantage de vitrines
40:47mais ils n'ont pas eu le temps
40:48et en quelque sorte
40:50heureusement
40:50qu'il est tombé
40:51sur ces deux abrutis
40:52pour faire le casse
40:53parce que sinon
40:54ça aurait pu être
40:54beaucoup plus important
40:55comme préjudice
40:56vous avez raison
40:57de le rappeler
40:57on va regarder
40:58justement d'autres citations
40:59d'abord
41:00une fois de plus
41:01on a l'impression
41:01que tout était très simple
41:03dans cette organisation
41:03ils expliquent
41:04donc au niveau du quai
41:05François Mitterrand
41:06après avoir conduit
41:06tout le trajet
41:07Abdoulaye N
41:08prend le contrôle
41:09du chariot élévateur
41:10gilet jaune sur le dos
41:11je déploie le bras
41:12sous le balcon
41:13et ensuite
41:14quand je suis dans la nacelle
41:15c'est quelqu'un d'autre
41:16qui nous a envoyé en haut
41:17ils étaient deux en bas
41:18moi et Jalama Lama
41:19qui était en haut
41:21on m'a dit
41:21qu'on allait faire passer ça
41:22comme une intervention
41:23de travaux
41:24et effectivement
41:25pour le coup
41:25c'est comme ça
41:26que ça s'est passé
41:27Abdoulaye N
41:27qui confesse
41:28des regrets
41:29c'est pas bien
41:29ce qu'on a commis
41:30c'est très grave
41:31heureusement que je ne suis pas suicidaire
41:32sinon je me serais suicidée
41:34et ce que vous disiez
41:35justement Jonathan
41:36on va regarder
41:37c'est moi qui sort le diadème
41:38de la sacoche
41:39confirme Abdoulaye N
41:40dans ma sacoche
41:41j'avais 7 ou 8 bijoux
41:42ceux que j'avais pris
41:43dans la vitrine
41:43à laquelle je m'étais attaqué
41:45et des bijoux
41:46qu'il avait pris
41:46dans l'autre vitrine
41:47le commanditaire
41:48n'était pas content
41:51on avait perdu du temps
41:52en rentrant par la fenêtre
41:54Arnaud ce qu'on découvre
41:55c'est que tout semble
41:56très simple
41:56comme je le disais
41:57et surtout qu'on doit
41:58presque s'estimer heureux
42:00que le butin soit celui-ci
42:01on est à plusieurs dizaines
42:02de millions d'euros
42:03je le rappelle
42:04parce qu'en réalité
42:04il voulait faire
42:05beaucoup plus de dégâts
42:06et voler beaucoup plus de bijoux
42:07Non mais Jonathan
42:08l'a tout dit
42:09ce qui est tout à fait
42:10significatif dans cette affaire
42:11c'est que le profil
42:12de ces individus
42:13que vous avez qualifiés
42:14justement de pieds nickelés
42:16puisse mettre en péril
42:18la sécurité d'un musée
42:20d'un pays
42:21qui constitue quand même
42:22l'une des principales puissances
42:23mondiales de la planète
42:24donc là il y a
42:25je m'excuse un peu
42:26pour le raccourci
42:27mais c'est un peu
42:28c'est un peu cela
42:28que nous dit
42:30cette affaire
42:30après la question en fait
42:32la plus intéressante
42:32sur le plan de l'enquête
42:33me semble-t-il
42:34c'est de savoir
42:34qui est le commanditaire
42:36ça là il y a un vrai sujet
42:37en l'occurrence
42:38c'est peut-être un sujet
42:39avec des ramifications politiques
42:40on n'en sait rien
42:41en l'occurrence
42:42parce que
42:43c'est la grande énigme
42:45de cette affaire
42:46Il nous reste peu de temps
42:47mais rapidement
42:47je voudrais vous entendre
42:48évidemment mesdames
42:48Naïma quand on voit
42:49un petit peu ce qu'il raconte
42:50on a l'impression
42:51que c'est un mauvais film
42:51c'est le film d'action
42:52que vous n'avez même pas
42:53envie de regarder
42:53parce que tout semble
42:54trop facile
42:54C'est un film de série B
42:55Oui
42:55En fait
42:56C'est un film comique
42:57Moi je ne les sous-estime pas
43:00ces pieds de nique
43:02Vous avez raison
43:02Je vais vous dire quoi
43:03parce que je trouve
43:04que ce qui est grave
43:05c'est que le Louvre
43:05n'est pas en capacité
43:08de se protéger
43:08qu'il y a eu plusieurs rapports
43:10plusieurs alertes
43:11et que rien n'a été fait
43:12Tout a fonctionné
43:13C'est ce qu'on vous a dit
43:14Vous vous rendez compte
43:14que ces bijoux
43:15on ne les a pas retrouvées
43:16il me semble
43:17Non non
43:17Et peut-être
43:18qu'on ne les retrouvera jamais
43:19Donc la perte
43:20est inestimable
43:21pour notre pays
43:22Donc moi
43:23sincèrement
43:25ça me fait mal au cœur
43:26Je vous le dis franchement
43:27ça me fait mal au cœur
43:28et quand ce garçon
43:29l'un des garçons
43:30dit
43:31j'ai eu envie
43:33de me suicider
43:33mais il se fout
43:34de la gueule du monde
43:34excusez-moi
43:35C'est probable
43:37C'est probable
43:39En 30 secondes
43:40pour terminer
43:40Caroline sur ce sujet
43:41Tout le storytelling
43:42est risible
43:43ça en est pathétique
43:44et ce que ça démontre
43:45une fois de plus
43:46ce sont les failles sécuritaires
43:48dans notre pays
43:49et tout le laxisme
43:50qui va avec
43:51Souvenez-vous
43:52il y a eu aussi
43:53une inondation
43:53juste après
43:54au Louvre
43:55Donc en fait
43:55ça fait un effet
43:57boule de neige
43:57et on se dit
43:58que sans doute
43:58ça peut se reproduire
43:59avec d'autres personnes
44:00qui seront bien plus entraînées
44:01que ces deux pieds nickelés
44:03comme vous les appelez
44:04Je voudrais qu'on revienne
44:05avant de terminer
44:05l'émission
44:06sur cette marche
44:07qui se déroule
44:07en ce moment
44:08à Nice
44:09cette marche
44:10à l'appel
44:11de l'organisation
44:12de l'association
44:13Life for Nice
44:14une marche organisée
44:15bien sûr
44:16pour commémorer
44:17l'attentat de Nice
44:18c'était le 14 juillet
44:19il y a 10 ans
44:2086 morts
44:21458 blessés
44:22on écoute précisément
44:23Patrick Prigent
44:24qui était l'invité
44:25de la matinale
44:25c'est l'organisateur
44:26de cette marche
44:29La soirée
44:30elle démarre
44:31par un feu d'artifice
44:32fabuleux
44:33et puis après
44:34mon meilleur ami
44:35me demande
44:36de le rejoindre
44:37à une plage privée
44:38qui se trouve
44:38face au palier
44:39de la Méditerranée
44:40je suis avec
44:41mes copines
44:42et puis
44:43on déambule
44:44on part
44:45sur le trottoir
44:46alors que
44:47la voie publique
44:48enfin la route
44:49est fermée
44:50à la circulation
44:51je ne sais pas pourquoi
44:51on prend le trottoir
44:52et trois de mes copines
44:54sont devant
44:55je suis avec une
44:56au moment
44:57où je sens
44:58quelque chose
44:59d'anormal
44:59c'est-à-dire
45:00une grosse masse blanche
45:02qui me passe
45:03à 3 mètres
45:03sur la gauche
45:05toutes les personnes
45:06à ma droite
45:07sont vivantes
45:08toutes les personnes
45:08à ma gauche
45:09ont été écrasées
45:11et je cherche
45:12mes copines
45:12après
45:13dans une recherche
45:14macabre
45:15fort heureusement
45:16elles ont pu
45:17s'en sortir
45:18et après
45:19je reviens
45:19marchande de bonbons
45:20c'était un carnage
45:21et je reste
45:22avec une petite australienne
45:23que j'ai désespérément
45:24cherché
45:25dès le lundi
45:26et puis après
45:26lors du procès
45:28du procès en appel
45:28je sais qu'elle est vivante
45:30je sais qu'elle va bien
45:30et je l'embrasse
45:31très fort
45:33on continuera évidemment
45:34de suivre cette marche
45:35et les commémorations
45:36des 10 ans
45:37de l'attentat de Nice
45:38on arrive au terme
45:39de cette heure des pros
45:40week-end
45:41merci à tous les quatre
45:41d'avoir été
45:42mes invités
45:43tout de suite
45:43c'est bien sûr
45:44le grand rendez-vous
45:45avec comme invité
45:46Jean-Philippe Tanguy
45:47bonne fin de journée
45:48sur CNews
45:48merci à tous
45:50Merci.
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