00:04...
00:21Eh bien, vous ne rêvez pas.
00:24Nous sommes bel et bien au Gabon,
00:26précisément sur le site des deux antennes au Carrefour Siné,
00:29dans la commune d'Ouvenbo.
00:31Ici, cela fait plus d'un an que des centaines de familles
00:34vivent dans des conditions inhumaines.
00:37Entre habitats précaires et insécurités,
00:40ces centaines de familles ne demandent qu'à regagner leur dignité.
00:45Je suis installée au Carrefour Siné, au Vendo.
00:47Ça fait plus de 20 ans où je réside avec ma petite famille,
00:51où j'ai pu construire quelque chose pour me mettre à l'abri,
00:55moi et ma progéniture.
00:56Mais depuis un an, nous vivons à la belle étoile.
01:01Nous avons été cassés au bout de 72 heures.
01:05Nous n'avons pu rien ramasser.
01:08Malheureusement, nous n'avons pas de moyens pour aller louer
01:11le prix de logement qui est triplé.
01:14Nous sommes obligés de rester là, sur le site où on nous est cassés.
01:17Ça fait un an jour pour jour que nous restons là,
01:21à la belle étoile, avec notre progéniture.
01:23Dans l'insécurité totale, nous n'arrivons même pas à subvenir
01:28aux besoins de nos enfants.
01:29Tout ce que nous avions, nous avons perdu ça.
01:32Nous sommes là, livrés à nous-mêmes.
01:35Nous dormons avec des rats, avec des moustiques,
01:38les moustiques et tout ce qui s'ensuit.
01:40Depuis 2025, ces familles abandonnées disent pourtant
01:44avoir multiplié les démarches auprès des autorités.
01:47Seulement, à ce jour, aucune solution concrète n'a été trouvée.
01:51Nous avions entamé des démarches dès la situation en 2025.
01:57Malheureusement, en joignant toutes les correspondances possibles
02:00auprès des autorités gabonaises, y compris le chef de l'État,
02:04nous n'avions pas de retour exact.
02:06Bien sûr que, dans le process, nous avions été quand même reçus
02:11par certaines autorités, parce que je dis quand même
02:15parce qu'il n'y a pas eu de résolution qui suivait justement.
02:17Le ministère des Affaires Sociales, la vice-présidence de la République.
02:22Mais, pour vous dire, jusqu'à aujourd'hui, la mairie d'Ovendo,
02:25qui est l'initiatrice de cette cassure abusive,
02:29n'a jamais fait un état de lieu, un état de fait,
02:33afin de nous accompagner.
02:34Ce qui est marrant, parce que nous comprenons que au Gabon,
02:37la loi 6 de 1961 devait peut-être nous faire état.
02:43Celle qui permet, n'est-ce pas, d'accompagner les dégarbis.
02:46Malheureusement, on ne sait pas mesurer certaines choses
02:48lorsqu'on prend des décisions.
02:49Face à cette situation, les familles formulent plusieurs revendications.
02:53Vraiment, madame la première dame, de grâce,
02:57ayez un peu de pitié, un peu de compassion pour nous.
03:01Nous sommes vos soeurs, nous avons des enfants à bas âge.
03:04Nous dormons dans des endroits comme ça, des petites cabanes de fortune,
03:08que nous avons essayé de ramasser des petites brindilles
03:11pour mettre les enfants en sécurité.
03:14Nous souhaitons que les chefs d'État nous viennent en aide
03:17en nous octroyant soit des terrains, soit une aide financière conséquente,
03:24ou bien des titres fonciers, comme on en a parlé à la commune d'Ovendo.
03:29Plus d'un an après leur dégarpissement,
03:31les familles du Carrefour signent,
03:33qu'elles soient installées au lieu dit deux antennes,
03:36ou encore au gymnase Léon Auger,
03:38continuent de vivre dans des conditions de grande précarité.
03:41Chaque jour qui passe renforcent leur sentiment d'abandon.
03:45Reste désormais à savoir si leurs cris de détresse seront enfin entendus.
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