00:00Oui, bien sûr. En fait, on ne peut plus parler d'épisodes exceptionnels.
00:03Été après été, la semaine après semaine, on voit des canicules de plus en plus intenses, de plus en plus
00:09longues.
00:10C'est notre nouveau climat. En fait, on ne va pas revenir en arrière.
00:13C'est notre nouvelle réalité. Et le Haut Conseil pour le Climat, qui est une autorité indépendante, l'a dit
00:19et répété cette semaine.
00:20La France n'est pas prête. On a déjà atteint nos limites d'adaptation, que ce soit sur l'eau,
00:25sur l'agriculture, sur les conditions de travail.
00:27Et le problème, c'est qu'au moment où il faudrait accélérer, les moyens diminuent.
00:31Il y a le fond vert qui a été divisé par trois en deux ans. Il y a des projets
00:34qui sont mis à l'arrêt.
00:35Là, on voit énormément de solidarité à l'échelle locale des communes, des citoyens, des citoyennes qui doivent prendre le
00:41relais d'un État qui n'a pas fait son travail.
00:44Donc, pour nous, il faut vraiment inverser cette logique. Il faut investir maintenant dans l'adaptation, dans la végétalisation des
00:50lieux publics,
00:51améliorer, bien sûr, l'isolation thermique des bâtiments pour que les plus vulnérables ne soient plus les premières victimes du
00:57changement climatique.
00:58Et donc, ça, ça nécessite des moyens. Et pour nous, il est très clair qu'il faut faire payer les
01:03pollueurs,
01:03et notamment les multinationales fossiles qui engrangent des profits et qui devraient être taxées pour financer l'adaptation,
01:09pour financer la sortie du pétrole et du gaz. Donc, c'est vraiment une question de volonté politique qui est
01:15vraiment nécessaire.
01:15Merci.
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