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Arnaud Montebourg intervient chaque vendredi aux côtés de Paola Puerari pour livrer son analyse sur les grands enjeux économiques et géostratégiques, notamment en termes de souveraineté industrielle & énergétique de la France et de l’Union Européenne, au cœur de L’actualité.
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00:00Bonsoir Arnaud Montebourg.
00:01Bonsoir Paola.
00:03Entrepreneur désormais aujourd'hui retiré de la vie politique.
00:05Je vous demande la fameuse question, comment vous allez ce soir Arnaud ?
00:09Mieux que l'Europe.
00:10Mieux que l'Europe qui est en train de brûler.
00:11Arnaud, quand on voit ces images qu'on va voir de l'Espagne,
00:14où il y a un incendie géant, 12 morts, 23 disparus,
00:17des Espagnols qui ont été pris, piégés dans leur propre voiture,
00:21ce sont souvent des touristes britanniques,
00:23on a l'impression quand on voit ces images d'un scénario d'apocalypse,
00:26est-ce que c'est ce futur qui avance plus vite que prévu ?
00:29Ça va plus vite, la Californie a connu des épisodes tout aussi dramatiques,
00:35c'est un désert, l'Espagne connaît, c'est le désert européen,
00:39le sud de l'Espagne, l'extrême point de l'Andalousie,
00:42et donc le désert monte, et donc nous allons devoir adapter nos comportements,
00:47il va falloir que ça rentre dans nos cerveaux,
00:49que nous ne pouvons pas vivre comme nous avons pris l'habitude de vivre,
00:52y compris la manière d'être un peu négligents avec nous-mêmes,
00:56et malheureusement je pense à ces victimes qui se sont fait piéger.
00:59Mais est-ce que ça va être l'électrochoc, Arnaud, cet été ?
01:02C'était dès la troisième canicule en un mois,
01:04les feux de forêt partout, en France, en Espagne,
01:08des dizaines de morts là-bas,
01:09est-ce qu'on prend conscience,
01:11mais est-ce qu'on va aboutir à des actes,
01:13ou est-ce que c'est fini en décembre ?
01:16L'habitude du système cognitif,
01:19c'est qu'on réagit à l'événement,
01:22qu'on perçoit.
01:24En hiver, quand il pleut beaucoup,
01:26et c'est le cas,
01:26puisqu'il y a des événements extrêmes,
01:28y compris en période fraîche et froide,
01:31on a le sentiment que la canicule est effacée
01:34par les trompes d'eau qui s'abattent sur nous,
01:36qui permettent de reconstituer les nappes phréatiques.
01:37En vérité, on n'y arrive pas.
01:39Donc, nous allons devoir faire marcher
01:42notre cerveau collectif,
01:44et ça, ça s'appelle la politique.
01:46Et la politique environnementale, économique,
01:50tout le système réglementaire,
01:51tout le système législatif,
01:52qu'il va falloir adapter.
01:53Et cela fait partie des débats actuels,
01:56mais il n'y a pas de répondants,
01:57puisque nous sommes en période maintenant électorale,
01:59et que nous sommes partis pour mettre tout cela
02:02dans les programmes politiques.
02:04On va essayer.
02:04On va essayer.
02:06Est-ce que c'est porteur, l'écologie,
02:07pour appeler au vote, finalement ?
02:10Non, ça ne marche pas vraiment.
02:12L'écologie de bon sens, elle est partageable.
02:14Il faudrait trouver un nouveau mot, peut-être ?
02:15Non, parce que l'écologie est une discipline très importante,
02:19qui est une composante de l'économie,
02:21c'est le même préfixe,
02:22c'est un élément important sur lequel tout le monde peut partager.
02:26Ce qui n'est pas partageable, c'est l'idéologie et le dogmatisme.
02:29Là, ça crée des clivages.
02:30Mais quand on partage le diagnostic,
02:32qu'on essaie de se mettre autour de la table tous ensemble,
02:34qu'on cherche des solutions communes,
02:36finalement, on peut y arriver.
02:37Donc ça, c'est ce qui manque dans le débat public national.
02:41Allez, on va parler de cette décision judiciaire
02:44qui a changé le destin de la France,
02:46qui va peut-être changer le destin du pays.
02:48C'est Marine Le Pen, condamnée en appel,
02:49coupable de détournement de fonds.
02:51Et dans les heures qui suivent,
02:52elle se pourvoie en cassation.
02:53Elle se présente, évidemment, à la candidature à la présidentielle.
02:57Elle se dit présumée innocente.
02:59Est-ce qu'elle a le droit ?
03:00Est-ce que vous pensez qu'elle peut se dire
03:02« je suis présumée innocente » ?
03:03Alors, déjà, ce n'est pas ce que je pense.
03:05C'est ce que le droit dit.
03:06La présomption d'innocence a été inventée
03:09par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen en 1789.
03:13Il y a même un article de la Déclaration de l'homme.
03:15Donc, c'est un principe fondamental à valeur constitutionnelle
03:18qui interdit toute personne qui n'est pas condamnée définitivement
03:21d'être traitée comme un coupable.
03:24Donc, tant qu'on n'est pas définitivement condamnée,
03:27on est présumée innocente.
03:28Alors, c'est une apparence.
03:30Mais c'est une apparence qui est protégée.
03:32Le Code civil, excusez du peu,
03:34il y a un article, contient un article
03:36qui permet de faire condamner toute personne
03:38qui présenterait Mme Le Pen comme coupable.
03:40Elle a le droit d'être traitée comme innocente.
03:44Car imaginez que la Cour de cassation casse l'arrêt
03:46et qu'on retourne devant un jugement.
03:49Eh bien, elle aurait le droit de dire
03:50« Tous ceux qui m'ont traité de coupable m'ont offensé ».
03:55Et donc, cette question-là,
03:57elle est pour tous les citoyens
03:58et elle s'applique donc à Mme Le Pen
04:00comme tous les citoyens qui, aujourd'hui, sont judiciaires.
04:02J'ajoute que la présomption d'innocence,
04:04c'est un principe mondial.
04:05On le retrouve dans tous les textes fondamentaux,
04:08y compris la Convention européenne des droits de l'homme.
04:09Donc, il n'y a pas, j'allais dire, de surprise
04:13à ce qu'elle se proclame présumée innocente.
04:15On n'a pas dit innocente,
04:16ça, c'est à elle de le dire et de le penser.
04:18Et néanmoins, le pari quand même risqué,
04:20très risqué, certains parlent d'un coup de poker
04:22puisque, évidemment, le pourvoi en cassation
04:24suspend la peine.
04:25C'est-à-dire qu'il n'y a pas de bracelet électronique
04:27pendant la procédure.
04:28Mais la Cour de cassation pourrait se prononcer
04:30au plus tard, début avril,
04:31soit quelques jours avant le premier tour
04:34de l'élection présidentielle.
04:35Écoutez ce que disait Louis Alliot au micro de BFM.
04:39À partir du moment où Marine Le Pen
04:41peut se présenter grâce à cet arrêt
04:44de la Cour d'appel,
04:45il n'y a plus urgence
04:46à ce que la Cour de cassation se prononce.
04:49– C'est là-dessus qu'à mon avis vous faites un peu un pari.
04:52– Non, non, mais ce n'est pas un pari.
04:53On rentre aujourd'hui dans une procédure
04:56normale de cassation…
04:58– En fait, vous espérez qu'elle prenne son temps.
04:59– Pour n'importe quel justiciable en France aujourd'hui,
05:02un pourvoi, c'est 12 à 18 mois.
05:04– Un sacré pari quand même
05:06à quelques jours d'une élection présidentielle,
05:08un bracelet électronique.
05:08Est-ce que vous pensez
05:09qu'elle ne maîtrise pas en plus ce calendrier ?
05:12Je crois que ce soir, Arnaud, vous avez un appel.
05:14– En tout cas, Mme Le Pen a été condamnée,
05:17comme d'autres partis politiques,
05:19c'est le cas du Modem,
05:20et son parti politique a été condamnée
05:22pour les mêmes pratiques,
05:24pour usage à mauvais escient
05:26des assistants parlementaires.
05:28La Cour a souligné
05:29qu'il n'y avait pas d'enrichissement personnel,
05:31ce qui est un point très important,
05:32vous allez voir pourquoi.
05:33Et elle a dit
05:34la liberté de l'électeur,
05:37c'est de choisir,
05:37donc moi je n'interfère pas
05:38dans le débat électoral.
05:40Mais elle a maintenu une condamnation
05:42qui avait été décidée par le tribunal
05:44à un an ferme,
05:45ce qui se traduit
05:46avec une modalité d'aménagement
05:47qui est le bracelet électronique.
05:49Le bracelet électronique,
05:50ce n'est pas le droit
05:50de se promener en France
05:52avec une sorte de laisse électronique.
05:56Non, c'est une assignation à résidence,
05:58c'est la prison à domicile,
05:59en quelque sorte,
06:00donc vous ne pouvez pas sortir.
06:01Donc cette privation de liberté
06:03a été décidée par la Cour,
06:05mais je vous prédis
06:08qu'avec un arrêt de 341 pages
06:12qui concerne 12 prévenus
06:14des incidents de procédure,
06:16la moyenne du pourvoi
06:18étant de 17 mois l'année dernière,
06:21la durée d'examen de droit,
06:2317 mois déjà,
06:24on sait très bien
06:25que Mme Le Pen
06:27n'aura pas une accélération.
06:28Et pourquoi elle n'aura pas
06:29une accélération particulière
06:30particulière pour son cas ?
06:31Parce qu'aucun des magistrats
06:34n'aura décidé de mettre
06:35un bracelet électronique
06:36à Mme Le Pen
06:37pendant la campagne électorale.
06:39Et pour une raison supplémentaire,
06:41c'est la jurisprudence Fillon.
06:42M. Fillon avait eu
06:43un an de prison ferme
06:45parmi les quatre de sursis
06:46auxquels il avait été condamné
06:47par la Cour.
06:48La Cour de cassation
06:49a dit
06:50« Vous avez été un peu trop sévère,
06:51c'était un primo délinquant,
06:52c'est la première fois. »
06:53Et il y avait eu
06:54enrichissement personnel
06:55de M. Fillon.
06:56Elle a cassé
06:57non pas la culpabilité,
06:58mais la peine.
06:59Et elle a cassé
07:00le bracelet électronique.
07:01Et donc,
07:02il est parfaitement plausible
07:03que la jurisprudence
07:05de la Cour de cassation,
07:06devant un primo délinquant,
07:08pas d'enrichissement personnel,
07:10décide de casser
07:11la décision,
07:12non pas sur la déclaration
07:13de culpabilité,
07:14« Vous avez détourné
07:16de l'argent public,
07:17mais sur les modalités
07:18de la peine. »
07:19je ne crois pas
07:20qu'il y ait
07:21un débat judiciaire maintenant.
07:22Le débat judiciaire,
07:23il aura lieu en son temps.
07:24Maintenant,
07:25c'est le débat politique
07:26qui a commencé.
07:27Il y en a un qui l'a compris.
07:28C'est Édouard Philippe
07:29qui a dit
07:29« Écoutez,
07:30elle fait ce qu'elle veut,
07:31elle en répondra
07:31devant les Français,
07:32mais maintenant,
07:32on va débattre
07:34de son projet. »
07:35Et d'ailleurs,
07:35c'est ce qu'on veut faire
07:36ici dans Medi-Mondebourg.
07:37On veut parler
07:38des programmes,
07:38des projets et des idées.
07:39Mais bien entendu,
07:40mais quand on voit
07:40ces images
07:41qui ont eu lieu
07:42justement le 8 juillet
07:44dans la Sarthe,
07:46aucun journaliste
07:46ne parlait de son projet.
07:48On a l'impression
07:48qu'effectivement,
07:49on parlait
07:49du scénario explosif,
07:52par exemple,
07:52du rejet de pouvoir
07:53en cassation,
07:54du fait qu'elle puisse
07:54porter un bracelet électrique.
07:56On parlait
07:56de l'immunité présidentielle
07:58qui allait la protéger
07:58pendant 5 ans.
07:59On a l'impression
08:00que peut-être Marine Le Pen
08:00avec cette affaire judiciaire
08:01a quelque peu
08:02kidnappé la campagne.
08:04Est-ce que vous pensez
08:04que ça va la rendre
08:05plus forte finalement ?
08:06Déjà,
08:07il faut qu'on connaisse
08:08son projet
08:08parce qu'on a
08:10on a du mal
08:11à connaître
08:12la réalité
08:13du projet politique
08:14d'autant qu'il y avait
08:15un désaccord
08:16tout à fait
08:16de plus en plus
08:17visible sur le plan politique
08:19entre le gaucho
08:20le pénis
08:21qu'incarnait
08:22Marine Le Pen
08:23et le superman
08:25du CAC 40
08:25que voulait incarner
08:26Jordan Bardella.
08:28Et donc,
08:28les deux commençaient
08:29à s'affronter publiquement
08:30sur les orientations
08:32notamment sur l'affaire
08:32des retraites
08:33qui est extrêmement sensible
08:34puisque c'est un débat
08:36qui agite le pays
08:36depuis maintenant
08:37une dizaine d'années
08:37sans d'ailleurs résultat.
08:39Et je rappelle
08:39que vous poserez la question
08:40dans quelques instants
08:41Jean-Philippe Tanguy
08:42qui viendra nous rejoindre
08:43le porte-parole
08:43du Rassemblement National.
08:45Poursuivez alors.
08:45Donc deux figures
08:46une jambe droite
08:46et une jambe gauche.
08:48Qui s'affrontent ?
08:49Donc là maintenant
08:49ça y est
08:50la jambe gauche a décidé
08:51de mettre au pas
08:52la jambe droite.
08:53Que va-t-il se passer ?
08:54On va essayer de comprendre
08:55quel est le projet économique
08:58en tout cas
08:59parce que c'est ça
08:59qui nous occupe ici
09:00du Rassemblement National.
09:02Alors sur l'immunité présidentielle
09:03excusez-moi
09:03c'est le droit
09:04de la Constitution.
09:06Ça a été d'ailleurs
09:07appliqué à Jacques Chirac
09:08qui a été condamné
09:09à la sortie de son mandat
09:10alors que l'homme
09:11était bien malade
09:12et que franchement
09:13il ne méritait plus
09:14d'être condamné
09:1412 ans après les faits
09:16qui avaient été
09:17et 12 ans de mandat.
09:19C'est le cas
09:19de Nicolas Sarkozy
09:20qui est poursuivi
09:21après son mandat
09:22dans l'affaire libyenne
09:23et dans d'autres affaires
09:24sur des faits
09:25qui sont antérieurs
09:26à sa prise de pouvoir.
09:27Donc c'est l'application
09:30traditionnelle
09:30du droit
09:31et de la Constitution.
09:32Donc l'immunité
09:33elle n'est pas totale
09:33elle est temporaire
09:34le temps d'exercice
09:36d'un mandat.
09:36Alors on verra
09:37si la jambe droite
09:38s'est restée à sa place
09:39vous dites s'est restée au pas
09:40si ça sera un chaperon
09:42s'il sera mis sous tutelle
09:44mais je voulais vous parler
09:45d'une nouvelle voie
09:45qui vient d'arriver
09:46dans l'élection présidentielle
09:46c'est Ségolène Royal
09:48finalement qui se présente
09:48au primaire de la gauche
09:50s'il y a un mot
09:51vous pensez
09:52qu'elle a sa chance ?
09:53Écoutez
09:54vous savez
09:55le parti socialiste
09:56quand même
09:57on ne sait plus qui il est
09:57ce qu'il veut
09:58et ce qu'il veut décider.
10:00Donc évidemment
10:01qu'il y a une primaire
10:02qui est refermée
10:03à la dizaine de milliers
10:04de militants
10:05ça me paraît être
10:06extrêmement peu
10:08j'allais dire convaincant.
10:09Donc je vous propose
10:11qu'on écoute les débats
10:12et puis on en reparlera
10:13s'il y a lieu.
10:14Mais c'est un espoir
10:15pour la gauche
10:16pour vous
10:16une nouvelle voie féminine
10:18un genre de dinosaure
10:19Ségolène Royal
10:20quand même
10:2020 ans après
10:21il y a un très beau livre
10:22d'Alexandre Dumas
10:23sur les trois mousquetaires
10:2420 ans après
10:26que sont-ils devenus ?
10:27Eh bien
10:28nous lirons
10:29Alexandre Dumas.
10:30D'accord Arnaud
10:31on va passer
10:32au sondage
10:33finalement
10:34c'est vrai qu'il
10:34y a une petite musique
10:36notamment portée
10:36par le patron du PS
10:38Olivier Faure
10:38qui dit qu'il faudrait
10:40interdire les sondages
10:41parce que
10:41les français ne lisent
10:42plus les programmes
10:43et ils regardent
10:44cette course de petits chevaux
10:45deux points par-ci
10:46trois points par-là
10:47et finalement
10:47ils préfèrent le vote utile.
10:49Est-ce que vous êtes
10:50pour cette interdiction
10:52que prône Olivier Faure
10:53mais aussi certains membres
10:54de la France Insoumise ?
10:55Alors je comprends
10:56la position des partis
10:57archi-minoritaires
10:58je rappelle que
10:59le parti socialiste
11:00que représente M. Faure
11:01qui était mon ancien parti
11:02il faut le rappeler
11:02qui a fait 2,5%
11:04à travers la candidature
11:05de Mme Hidalgo
11:06avant c'était 6,5%
11:08ou 7%
11:09je ne sais plus
11:09c'était Benoît Hamon
11:10donc nous voyons bien
11:12que le parti socialiste
11:13est un parti archi-minoritaire
11:14donc évidemment
11:15le vote utile
11:16est mortel
11:18pour ce type de parti
11:20mais néanmoins
11:22nous sommes dans une élection
11:23maintenant
11:23qui est devenue
11:24une élection à un tour
11:25puisque la question
11:26c'est de savoir
11:26qui va affronter
11:28le parti majeur
11:29qui pèse
11:30plus d'un tiers
11:31de l'électorat
11:32et qui est solidement implanté
11:33aux portes du pouvoir
11:34donc qui ?
11:35Et donc la question
11:36c'est comment on se rassemble
11:37donc le vote utile
11:38va devoir rester utile
11:40donc on a besoin
11:41de savoir
11:41qui arrive à convaincre
11:43les électeurs
11:44alors par ailleurs
11:45je vais vous dire
11:46le silence électoral
11:47dans tous les pays européens
11:48sur les sondages
11:48je crois que c'est l'Italie
11:50qui a le record
11:50c'est maximum 15 jours
11:51avant le scrutin
11:52tout le reste
11:53c'est 5 jours
11:54en France
11:55il était interdit
11:57pendant longtemps
11:58jusqu'en je crois
11:59dans les années 2000
12:00et bien aujourd'hui
12:01le conseil constitutionnel
12:02a considéré
12:03que c'était une atteinte
12:03à la liberté d'informer
12:04donc il n'y a pas
12:06possibilité de restreindre
12:07maximum on va dire
12:0815 jours avant le scrutin
12:1015 jours avant le scrutin
12:11Mais ça vous semble normal
12:12néanmoins que ce soit
12:12les sondages
12:13qui décident
12:14qui va être candidat
12:15c'est à dire que
12:15si Edouard Philippe
12:16est mieux placé
12:17que Gabriel Attal
12:18il n'y a plus de primaire
12:19il n'y a plus de politique
12:20c'est les sondages
12:21qui décident
12:21c'est l'alpha et l'oméga
12:22de la politique
12:23Ce sont les partis politiques
12:25qui décident d'abord
12:26des candidatures
12:26je le rappelle
12:27ce sont eux
12:27qui ont le monopole
12:28du financement
12:28le monopole de présentation
12:29de la candidature
12:31donc ce sont les partis politiques
12:32qui font tourner
12:33l'élection présidentielle
12:34attention
12:34vous ne pouvez pas
12:35vous présenter
12:36une élection présidentielle
12:37si vous n'avez pas
12:37un parti politique
12:38qui a eu des élus
12:39qui eux-mêmes
12:40financent
12:41parce qu'ils ont
12:41des députés
12:42des sénateurs
12:44financent
12:44et des voix
12:45financent
12:46l'élection présidentielle
12:47donc vous financez
12:47l'élection présidentielle
12:48à partir des scrutins précédents
12:49ce qui explique
12:50une forme de conservatif
12:51donc c'est d'abord
12:52les partis politiques
12:53puis ensuite
12:53les sondages
12:55c'est la danse
12:56du quotidien
12:57mais en même temps
12:58les français ne sont pas
12:59non plus idiots
12:59ils savent prendre des décisions
13:01c'est un peuple renseigné
13:02c'est un peuple éduqué
13:03et donc on peut
13:05faire confiance aux français
13:06de savoir ce qu'ils ont à faire
13:07On va continuer
13:08à parler de politique
13:09avec vous Arnaud Montebourg
13:10puisque ce soir
13:10vous recevez
13:11Jean-Philippe Tanguy
13:13bonsoir
13:13Jean-Philippe Tanguy
13:15député Rassemblement National
13:16de la Somme
13:17Arnaud Montebourg
13:18tout à l'heure
13:18parlait d'une jambe droite
13:20et d'une jambe gauche
13:21bonsoir monsieur
13:22bonsoir monsieur Montebourg
13:23d'une jambe droite
13:24et d'une jambe gauche
13:24bon ben là c'est tranché
13:25c'est Marine Le Pen
13:26qui est présidente
13:27vous parliez d'un marinisme
13:29je vous demande
13:29est-ce que le marinisme
13:30c'est le nouveau socialisme ?
13:32Non je ne pense pas
13:33je pense que le marinisme
13:35en tout cas
13:35dans notre analyse
13:36et dans l'analyse
13:37que fait Marine Le Pen
13:38c'est une forme
13:39gaullienne de la politique
13:40c'est-à-dire le dépassement
13:41de la gauche
13:42et de la droite
13:43une vision sociale
13:45qui n'est pas forcément
13:45heureusement du socialisme
13:47mais c'est vrai
13:48qu'on ne croit pas
13:49aux forces de l'argent
13:51on ne croit pas
13:51que l'argent achète tout
13:53que tout a
13:54beaucoup de choses
13:55ont de la valeur
13:56mais n'ont pas de prix
13:56oui c'est vrai
13:57que c'est une vision
13:58assez française
13:59d'ailleurs de l'âme française
14:00qui peut d'ailleurs
14:00rejoindre des courants
14:01politiques différents
14:02des combats
14:03qui ont pu exister
14:03à travers nos cinq républiques
14:05et nos autres régimes
14:06oui il y a un esprit français
14:07qui considère
14:08qu'il y a des valeurs
14:10supérieures à l'argent
14:10ça nous différencie
14:11effectivement
14:12d'une certaine droite
14:13qui pense que
14:13tout s'achète
14:15tout se vaut
14:15tout s'échange
14:16et que finalement
14:17dans ce petit monde
14:19il n'y a de valeur
14:19que l'égoïsme
14:20bon c'est pas la vision
14:21qu'on a effectivement
14:22au Rassemblement National
14:23d'ailleurs on s'appelle National
14:24alors quand
14:25merci de ce préliminaire
14:28on va dire
14:30qui permet de vous situer
14:32votre programme
14:33en 2024
14:35avait fondu
14:36comme neige au soleil
14:37parce que vous aviez
14:37un candidat
14:38monsieur Bardella
14:39qui à chaque fois
14:40qui rencontrait un obstacle
14:41disait
14:41finalement on va l'amender
14:42on va le corriger
14:43alors je comprends
14:44vous avez été pris par surprise
14:45par cette dissolution
14:47mais en 2026
14:48vous avez proposé
14:49un contre-budget
14:50d'ailleurs je crois
14:50que vous en étiez le porteur
14:51qui mélange à la fois
14:53des mesures sociales
14:54redistributrices
14:55et des propositions
14:56libérales
14:57pro-entreprise
14:58alors il y a
14:59un institut
15:00qui s'appelle
15:00le Cevipof
15:01très sérieux
15:01qui travaille
15:02depuis très longtemps
15:03à Sciences Po
15:04qui a fait une analyse
15:05sur l'équilibre
15:06entre les mesures
15:08libérales pro-entreprise
15:09c'est-à-dire en même temps
15:11que vous êtes en train
15:12de porter
15:13d'ailleurs que vous venez
15:14d'énoncer
15:15et il dit
15:16ben voilà
15:16tout ce qui était libéral
15:18pour l'entreprise
15:19en 2022
15:20c'était 20% du programme
15:21et en 2026
15:23dernièrement
15:23c'est 60% du programme
15:25donc il y a eu
15:25une espèce de glissement
15:26et je sens
15:28excusez-moi
15:29comme tous les français
15:30d'abord une incertitude
15:31une instabilité
15:32une incompréhension
15:33sur ces deux pôles
15:35qui n'arrivent pas
15:36forcément à se concilier
15:38facilement
15:39pour des raisons
15:40historiques
15:40que vous avez énoncées
15:41mais comment se fait-il
15:42qu'on n'a toujours pas
15:43un programme stable
15:44où vous pouvez dire
15:47à votre droite
15:48ceci
15:48à votre gauche
15:49ceci
15:49pour ne plus bouger
15:50parce que le problème
15:51c'est quand il n'y a pas
15:52de programme stable
15:54il n'y a pas de contrat
15:55possible avec les électeurs
15:57non mais c'est
15:58une question intéressante
15:59parce que moi
15:59je pose une question
16:00non mais bien sûr
16:01à mon échelle
16:02moi j'ai l'impression
16:02que nous sommes clairs
16:03mais si nous ne sommes pas
16:04on va falloir s'améliorer
16:06mais ce qui est certain
16:07c'est que l'aggravation
16:09objective
16:10de la situation
16:12des finances publiques
16:13la poursuite
16:14de la désindustrialisation
16:15malheureusement
16:16ou en tout cas
16:16l'absence
16:17de réindustrialisation
16:18les grandes difficultés
16:19de l'agriculture
16:20avec
16:21comment dire
16:22le fait que la France
16:23est devenue déficitaire
16:24sur sa balance
16:25agricole
16:26ce qui devrait tous
16:26nous alerter
16:27nous traumatiser
16:28nous avons peut-être
16:30et sans doute d'ailleurs
16:30mis l'accent
16:31sur un certain nombre
16:32de mesures qui étaient
16:33moins visibles avant
16:34mais qui étaient
16:35dans le programme
16:36là bon
16:36vous avez fait de la politique
16:37avant monsieur Montebourg
16:38vous savez que parfois
16:39il y a un programme
16:40et puis il y a des mesures
16:41qu'on met en valeur
16:42et il y a aussi
16:43une forme de contrat
16:45démocratique
16:45avec les médias
16:46qui aussi
16:48n'ont pas forcément
16:48une vision exhaustive
16:50des programmes
16:51et on parle d'un côté
16:52et puis ils ne parlent pas
16:53de tout
16:54il n'y a pas eu vraiment
16:54de changement
16:55depuis 2022
16:56mais c'est vrai
16:57que les circonstances
16:58nous obligent à mettre
16:58en valeur
16:59un certain nombre
17:00de propositions
17:02favorables
17:02à la relance économique
17:03qui n'étaient pas forcément
17:04peut-être visibles avant
17:05ou couvertes
17:06de la même façon
17:06et ce qui est vrai
17:07j'en finirai là
17:07c'est aussi
17:08que le monde de l'entreprise
17:10s'intéresse plus
17:11davantage
17:12au programme
17:13du Rassemblement National
17:14qu'avant
17:14et en fait
17:15découvre
17:15ou font semblant
17:16de découvrir
17:17des propositions
17:17que Marine Le Pen
17:19faisait
17:19que Jordan Bardella
17:20faisait aussi
17:21en 2024
17:21mais enfin vous savez aussi
17:23quand vous dites
17:23que le programme
17:24de Jordan Bardella
17:25fondé comme
17:26Neige au solaire
17:26c'est surtout
17:27qu'on avait fait face
17:27à un mur d'attaque
17:28assez injuste
17:30parce que comme
17:30on était les favoris
17:31évidemment
17:32on avait subi
17:32beaucoup d'attaques
17:33mais Jordan Bardella
17:34avait quand même
17:35défendu fortement
17:36le programme
17:36et d'ailleurs
17:37il avait quand même
17:37gagné le premier tour
17:38haut la main
17:38des législatives
17:39de 2024
17:40Alors Jean-Vinit Tanguy
17:41vous parlez
17:42du monde médiatique
17:43justement
17:44regardez la une
17:45du point
17:45qui signe
17:46Dette Économie Europe
17:48comment mener
17:49un pays à sa perte
17:50avec le visage
17:51de Marine Le Pen
17:52Arnaud Montebourg
17:53est-ce que vous pensez
17:54que si Marine Le Pen
17:54est élue
17:55elle va mener
17:56le pays à sa perte ?
17:57Écoutez
17:57j'ai fait un peu les comptes
17:58sur la base
17:59je suis très honnête
18:00Tanguy
18:01parce qu'ici
18:02on est honnête
18:02pourquoi ?
18:03parce qu'on essaie
18:03de réfléchir collectivement
18:05et tout le monde
18:06a le droit à la parole
18:07et a le droit
18:07de se défendre
18:08donc j'ai fait
18:09j'ai repris votre projet
18:10de contre-budget
18:11pour 2026
18:12des baisses
18:13des baisses d'impôts
18:13moins 45 milliards
18:14des baisses de dépenses
18:15moins 50 milliards
18:16alors je vois à peu près
18:18ce qu'il y a dans les baisses
18:18de dépenses
18:20c'est l'Union Européenne
18:21pour 10 milliards
18:22bon courage
18:22l'AFD
18:23je vois à peu près
18:24ce que vous voulez faire
18:24c'est fermé
18:25l'immigration
18:27c'est votre mantra
18:28vous répétez ça
18:2911 milliards
18:31et la suppression d'agents
18:327 milliards
18:33je prends le pari
18:34qu'il y en aura
18:3420 milliards
18:35maximum
18:35si vous êtes bon
18:37mais les baisses de TVA
18:39elles vont être immédiates
18:40c'est des impôts
18:41très importants
18:43et les baisses d'impôts
18:44de production
18:44qui sont
18:45c'est la mesure
18:47bardellienne
18:47c'est-à-dire pro-business
18:49pour les entreprises
18:5116 milliards
18:51donc en clair
18:53ce que je vois
18:54et c'est d'ailleurs
18:55ce que disent
18:55à peu près tous les observateurs
18:57qui ont analysé votre projet
18:58les recettes nouvelles
18:59on ne les voit pas
19:00vous faites un impôt
19:01sur la fortune
19:01à 4 milliards
19:02merci
19:03c'est une restitution
19:04un retour
19:04à l'équilibre
19:06mais franchement
19:07on se retrouve
19:08avec un déficit
19:09à 6%
19:09une dette publique
19:10à 132%
19:11et finalement
19:13les éléments financiers
19:15du pays
19:15qui s'aggravent
19:16très très lourdement
19:17donc en gros
19:18vous êtes presque
19:19au niveau de Mélenchon
19:22ça m'étonne un peu
19:23venant de vous
19:23mais non
19:24mais c'est pas venant de moi
19:24c'est-à-dire
19:25que ça vient de
19:26Anthropique Claude
19:27c'est-à-dire que je passe
19:29vos programmes
19:30à l'intelligence artificielle
19:31parce que moi
19:32je suis stupide
19:32je ne sais pas lire les programmes
19:34mais j'ai fait
19:35Mélenchon
19:36et Le Pen
19:37et qu'est-ce que je vois
19:38finalement
19:39on arrive à peu près
19:41aux mêmes dérives
19:42et c'est pour ça
19:43que Le Point publie ça
19:44je vous pose cette question
19:45pour que vous répondiez
19:47j'allais dire
19:47sur le fond
19:48oui oui
19:49j'ai lu le dossier
19:50du Point
19:51qui est un monceau
19:52de lieux communs
19:53et d'énormités
19:54bon
19:54ce serait trop long
19:55de revenir dessus
19:56c'est de l'ordre du slogan
19:57et pas de l'analyse
19:58mais vos analyses
19:58moi je ne suis pas d'accord
19:59sur ce que vous dites
20:00sur nos économies
20:02je vous dis
20:02nous on est dans un rapport
20:03de force avec l'Union Européenne
20:04on ne paiera pas
20:05vous avez été ministre
20:07de l'économie
20:08et du budget
20:08chaque mois
20:09vous autorisiez ou pas
20:11à verser
20:11l'obol
20:12de la France
20:13à l'Union Européenne
20:14nous ne sommes pas obligés
20:15de la verser
20:16et nous nous assumons
20:17et depuis très longtemps
20:18ça c'est exact
20:19ça je vous en donne
20:21vous confirmez
20:22que c'est bien le ministre
20:23de l'économie
20:23qui chaque mois
20:24je vous confirme
20:25que ça vient du budget
20:25oui en effet
20:26c'est pas automatique
20:29il y a une action politique
20:30pour autoriser
20:31le versement
20:32ou non
20:32et je pense que
20:34je ne vais pas parler
20:34à votre place
20:35mais en tout cas
20:35je pense que
20:36monsieur Hollande
20:36lui n'avait pas envie
20:37de bloquer le paiement
20:38voilà c'est le moins
20:39qu'on puisse dire
20:39et c'est pas la même politique
20:40en gros c'est la politique
20:41de Margaret Thatcher
20:42I want my money back
20:43mais elle elle négociait
20:45avant de demander
20:46des retours de chèques
20:47là c'est même pas money back
20:48parce que c'est même pas
20:49on give rien
20:50voilà on donne rien
20:50nous ne donnons rien
20:51à l'Union Européenne
20:52c'est la politique
20:53du chèque qui est vide
20:54comme le général de Gaulle
20:55faisait la politique
20:56de la chèque vide
20:57sur l'immigration
20:58il n'y a aucune raison
20:59de ne pas réussir
21:00à faire des économies
21:00puisque nous suspendons
21:01les aides non contributives
21:04des immigrés
21:05et des immigrés
21:06qui n'ont pas travaillé
21:07pendant au moins 5 ans
21:09donc c'est automatique
21:10comme économie
21:11alors ça ne plaît pas
21:12tout le monde peut-être
21:13mais nous
21:13on assume ces économies
21:14et sur la désagentification
21:15de l'État
21:16c'est une politique
21:17très importante
21:18monsieur Montebourg
21:18parce que
21:19vous étiez d'ailleurs
21:20je crois critique
21:21de ce qu'on appelait
21:22la politique
21:22du new public management
21:24c'est à dire que
21:25un certain nombre de gens
21:26ont voulu
21:27en fait
21:28affaiblir l'État
21:30l'État démocratique
21:31en créant un certain nombre
21:32d'agences
21:32qui doublonnent
21:33et qui en fait
21:34non seulement gênent
21:34l'action de l'État
21:35mais coûtent très cher
21:36beaucoup de fonctionnaires
21:37préfèrent se faire nommer
21:37dans des agences
21:38parce que les salaires
21:38sont meilleurs
21:39ne servent à rien
21:40et nous
21:41on coupera à la hache
21:42on assume dans ces agences
21:43il n'en restera presque
21:44plus aucune
21:45il restera en gros
21:46le CNRS
21:47et l'agence de sûreté nucléaire
21:48parce qu'elles ont une légitimité
21:50à être elles
21:51indépendantes de l'État
21:52pour pas que ça devienne
21:52n'importe quoi
21:53mais un nombre considérable
21:54d'agences
21:55la commission de régulation
21:56de l'énergie
21:57l'ADEME
21:58la commission de régulation
21:59du ferroviaire
22:00la commission de régulation
22:01des télécoms
22:02tout ça ça dégage
22:03et vous savez pourquoi
22:04d'ailleurs c'est cohérent
22:04parce que nous
22:06on considère
22:07que c'était aussi
22:08le cheval de troie
22:10de la commission européenne
22:10parce qu'en fait
22:11la plupart de ces agences
22:12Alors ce sont des autorités
22:13administratives indépendantes
22:14donc ça elles jouent
22:15un rôle régulateur
22:17en revanche
22:17prenons l'exemple de l'ADEME
22:18si vous voulez bien
22:19l'ADEME
22:20ce sont des subventions
22:21il y a effectivement
22:22une structure qui gère ça
22:24qui est assez légère d'ailleurs
22:25mais ce sont d'abord
22:26des subventions
22:26à l'économie
22:27de transition verte
22:29donc ces subventions
22:30on ne va pas les supprimer
22:30donc vous avez mis 7 milliards
22:31avec le budget de l'ADEME
22:33mais le budget de l'ADEME
22:33c'est un budget d'investissement
22:34dont on a cruellement besoin
22:36vous pouvez supprimer l'ADEME
22:38et si vous le mettez au ministère
22:39il ne faut pas quand même
22:39bien continuer à subventionner
22:41Non nous on fait
22:41un changement de politique
22:42c'est à dire qu'on ne croit pas
22:43beaucoup aux subventions
22:44on croit que les subventions
22:45sont inflationnistes
22:46on croit que les subventions
22:47d'ailleurs sont beaucoup
22:48sur des projets
22:48je vais vous donner un exemple
22:50dans ma circonscription
22:51j'ai l'entreprise Rocket
22:52qui a investi 400 millions d'euros
22:54dans une chaudière à biomasse
22:55pour satisfaire
22:56un certain nombre de réglementations
22:57les premières années
22:58l'industrie Rocket m'a dit
22:59non non c'est très bien
23:00cet investissement
23:02puis après ils m'ont avoué
23:03parce qu'ils ont des difficultés
23:04puis ils vont licencier
23:05beaucoup de gens
23:05qu'en fait ça leur a fait perdre
23:06du temps et de l'argent
23:07et ce n'est pas productif
23:08donc nous on veut repasser
23:10dans des investissements productifs
23:12plutôt par des prêts
23:13à taux bonifiés
23:14ou des prêts à taux zéro
23:15la subvention économiquement
23:17fausse les prix
23:19est inflationniste
23:20et fait dériver les entreprises
23:22d'investissements productifs
23:23à des investissements
23:24soit pour se conformer
23:27à des réglementations
23:28qui ne sont pas très intéressantes
23:29voire toxiques
23:30et ça perturbe tout
23:31donc en fait
23:32non on ne supprime pas
23:33que les agences
23:33mais je vous remercie
23:34de poser cette question
23:34parce que beaucoup
23:35notamment les LR
23:38effectivement eux
23:38n'assument pas
23:39la suppression des subventions
23:40nous on supprime
23:41les subventions
23:42et on passe à des prêts
23:44mais il y a aussi une logique
23:44derrière j'en finirai par là
23:45c'est aussi qu'on a aussi
23:47un programme
23:47de repasser au financement
23:49de l'économie réelle
23:49par les banques
23:51parce que si aussi
23:52cette économie
23:53où l'État
23:54doit passer partout
23:55parce que les banques
23:55ne font plus leur travail
23:56de financement
23:57si les investissements
23:57M. Montebourg
23:58et ça je pense que ça peut
24:00vous intéresser
24:01sont productifs
24:02il n'y a pas besoin
24:03que l'État intervienne
24:03parce qu'en fait
24:04les banques
24:05elles ont intérêt
24:05à financer l'économie réelle
24:06les investissements verts
24:07ne sont pas productifs
24:08par définition
24:08et si on les fait
24:10c'est pour adapter
24:11l'appareil productif
24:12c'est une charge
24:13pour les entreprises
24:13si on ne les prend pas en charge
24:14personne ne le fera
24:15c'est le rapport
24:17Pizéniféri
24:17que vous avez dû lire
24:19qui est très intéressant
24:20il dit
24:20il y a 4 points de PIB
24:21à mettre
24:22sur la transition verte
24:24si l'État ne le fait pas
24:25personne ne le fera
24:25ne sera pas le marché
24:26donc on n'y arrivera pas
24:27Oui mais il y a aussi
24:28les investissements verts
24:29M. Montebourg
24:29qui sont en fait
24:30contre-productifs
24:31dans le sens où
24:31les moyens de production
24:33les systèmes de production
24:34la façon dont on crée
24:35l'industrie
24:35ce n'est pas adapté
24:36et il y a un mensonge
24:37là-dedans
24:37où on fait croire
24:38que parce que c'est vert
24:38ça fonctionne
24:39même avec une subvention
24:40il y a des facteurs
24:42de production
24:43des méthodes de production
24:44qui aujourd'hui ne fonctionne pas
24:45et la France a fait
24:46beaucoup d'efforts
24:46et une économie très verte
24:48et aujourd'hui
24:49on met en péril
24:49notre industrie
24:50en faisant croire
24:50que tout va bien
24:51et qu'il suffit d'appeler
24:52un investissement vert
24:54pour que ça fonctionne
24:54et ça ne fonctionne pas
24:55et notamment dans
24:56la sidérurgie aujourd'hui
24:57on n'est pas sûr
24:58que ça fonctionne
24:58dans la verrée
24:59on n'est pas sûr
25:00que ça fonctionne
25:00et vous avez beau
25:01le subventionner
25:02à la fin ça peut fermer
25:03On vous a entendu
25:04Jean-Philippe Tanguy
25:05deux fois faire la référence
25:06au général de Gaulle
25:07Arnaud Mondebo
25:08est-ce que vous pensez
25:08que Marine Le Pen
25:09c'est l'héritière
25:09de Charles de Gaulle ?
25:10historiquement
25:11il y a un problème
25:12il y a un gros problème
25:14quand même
25:15son père
25:16a combattu
25:17le général de Gaulle
25:18il a soutenu
25:19Tixier Vignancourt
25:20qui est un adversaire
25:21à l'extrême droite
25:22du général de Gaulle
25:23puisqu'il venait
25:25historiquement
25:25de Vichy
25:26et de l'OS
25:27ça tout le monde le sait
25:28donc maintenant
25:29il va falloir faire
25:30un grand grand travail
25:32pour considérer
25:34que l'héritière
25:35de Géralde Gaulle
25:36est là
25:36en vérité
25:38la question qui se pose
25:39pour moi
25:40comme citoyen
25:40redevenu
25:41citoyen comme tout le monde
25:42ordinaire
25:43si j'ose dire
25:44et fier de l'être
25:45c'est la question du courage
25:46c'est le courage
25:47d'affronter
25:48l'Union Européenne
25:50d'affronter
25:51les puissances économiques
25:53d'affronter
25:54les corps
25:55de l'Etat
25:56qui aujourd'hui
25:58fabrique
25:58à jet continu
25:59ce droit autonome
26:01indépendamment du politique
26:02pour moi
26:04un gouvernement
26:05inexpérimenté
26:06se jette dans les bras
26:06de la technocratie
26:07c'est ce qui s'est passé
26:08avec Mitterrand
26:09à l'époque
26:10et c'était un grand espoir
26:12moi j'étais un jeune
26:13militant socialiste
26:13je connais les affiches
26:15dans mon canton
26:16de la Côte d'Or
26:17où j'habitais
26:18je venais de passer le bac
26:19et nous avons vu arriver
26:21la puissance technocratique
26:23qui a pris le contrôle
26:24de l'Etat
26:25et des cerveaux
26:26donc je pense
26:27que c'est ce qui va vous arriver
26:28et vous allez voir
26:29ce que vous m'avez dit là
26:30dans un an
26:31si vous êtes amené
26:33à exercer les responsabilités
26:35notamment quand vous serez amené
26:36à supprimer l'ADEME
26:38par exemple
26:39comme vous venez de le dire
26:40je pense que vous n'allez pas
26:40la supprimer
26:41ce que vous dites
26:42est vraiment très important
26:43monsieur Mondour
26:44c'est vraiment la question centrale
26:45aujourd'hui
26:47de la reprise du contrôle
26:48du politique
26:48et donc de la démocratie
26:49est-ce que les gens votent
26:51pour une action politique
26:52qui est conforme à leur vote
26:53et donc des hommes politiques
26:54et des femmes
26:55qui assument leur pouvoir
26:57ou est-ce qu'effectivement
26:57ils se jettent dans les bras
26:58de la technocratie
26:59aujourd'hui c'est la technocratie
27:00qui gouverne
27:01avec monsieur Macron
27:02il faut dire les choses
27:03telles qu'elles sont
27:03on l'a vu avec la climatisation
27:05où les propres ministres
27:06ont annoncé par exemple
27:07le fond vert
27:08et les ministres
27:08appliquant le fond vert
27:09ne savaient pas
27:10qu'il y avait la climatisation
27:10je ne vais pas reprendre ça
27:11mais vous n'avez pas
27:12le personnel administratif
27:14de remplacement
27:15vous n'avez pas
27:16les remplaçants sur la touche
27:17mais est-ce qu'ils ont
27:18la bonne tête d'affiche
27:19Arnaud Monteveau
27:20parce qu'est-ce qu'on imagine
27:21le général de Gaulle
27:23bien sûr Jean-Pierre Tanguy
27:24mais est-ce qu'on imagine
27:25le général de Gaulle
27:26il faudra falloir donc
27:27que vous fassiez
27:27des conseils des ministres
27:28avec la guillotine
27:32à la sortie du conseil des ministres
27:34vous allez être obligé
27:35parce que vous avez
27:36500 directeurs
27:36de l'administration centrale
27:37vous avez 120 préfets
27:39autant directeurs
27:41vous avez les ambassadeurs
27:42vous allez les remplacer
27:43par qui ?
27:44mais je pense
27:45qu'il y a un personnel
27:46politique patriote
27:46je pense que vous avez
27:47travaillé avec une partie
27:48de l'administration
27:49qui était patriote
27:50et que malheureusement
27:51vous n'avez pas été soutenu
27:52monsieur Monteveau
27:52moi j'étais attentif
27:53à l'expérience ministère
27:54je ne dis pas ça pour vous flatter
27:55parce que ce n'est pas
27:56le genre de la maison
27:57et je me souviens
27:57quand vous étiez muni
27:58vous parliez du spoil system
28:00et je pense que vous aviez raison
28:02donc vous êtes favorable
28:03au spoil system
28:04moi à titre personnel oui
28:06ça sera dans le programme ?
28:07c'est Marine Le Pen
28:08qui décidera
28:08si c'est dans le programme
28:09alors on va se revoir
28:10on va attendre le programme
28:12sur le programme
28:13pardon
28:13sur le programme
28:14j'ai le sujet des retraites
28:16excusez-moi
28:16je suis un peu
28:19obsessionnel
28:19sur ce sujet
28:20mais comme je n'ai pas compris
28:20alors en un mot
28:21parce que quand même
28:22on veut revenir avec
28:22Jean-Philippe Tanguy
28:23sur la condamnation
28:24sur la condamnation
28:25oui oui oui
28:26mais quand même
28:26les retraites
28:27c'est très important
28:28allez-y alors
28:28parce que Marine Le Pen
28:29a dit c'est 60 ans
28:30pour
28:32ce qu'on démarrait
28:32avant 20 ans
28:33exactement
28:35après 21 ans
28:36c'est 62 ans
28:37donc oui
28:38il y a eu
28:39excusez-moi
28:40il y a eu des bagarres publiques
28:41entre Jordan Bardella
28:42qui voulait défendre
28:44une autre vision
28:45qui a dit
28:45l'âge légal
28:46c'est terminé
28:47on réfléchit
28:48on fait autre chose
28:49il l'a dit quand même
28:49dans la presse étrangère
28:51Frankfurter
28:52Allgemeine
28:54et il y a eu
28:55des bagarres politiques
28:56comme on les a identifiées
28:59nous observateurs
29:00on a bien vu
29:01qu'il y avait eu
29:03des riposes
29:03des réponses
29:04donc maintenant
29:05quelle est la philosophie
29:06qui va prévaloir
29:07sur ce sujet sensible
29:09moi je pense qu'on a fait
29:11un mauvais procès
29:11à Jordan Bardella
29:12notamment cet article
29:13dans l'Allemagne
29:15qui était des propos
29:15un peu reconstitués
29:16et en fait
29:17la philosophie de Marine Le Pen
29:18c'était déjà assez centrée
29:19sur la durée de cotisation
29:20parce que vous avez raison
29:21il y a l'âge légal
29:22mais l'âge légal se déclenche
29:23selon une durée de cotisation
29:24c'est pour ça que plus vous avez
29:25commencé à travailler tôt
29:26plus vous partez tôt
29:28et plus vous avez commencé
29:29à travailler tard
29:29plus vous partez tard
29:30pourquoi ?
29:31parce qu'en fait
29:31c'est ce qui nous a semblé
29:32le plus juste
29:33pour approcher
29:35de l'injustice
29:36de la pénibilité
29:36c'est-à-dire que tous les critères
29:37de pénibilité technique
29:39technocratique
29:39bureaucratique
29:40nous ont semblé trop lourd
29:41inapplicable
29:42et donc finalement
29:42basque inapplicable
29:44injuste
29:44alors que la durée
29:46l'âge d'entrée
29:47dans la vie professionnelle
29:48souvent
29:49est assez proche
29:50des conditions de travail
29:51et des conditions d'emploi
29:52et donc on nous a semblé
29:53que c'était
29:54un système
29:55pas parfait
29:55parce que nul système
29:56n'est parfait
29:56évidemment
29:57mais un système
29:58qui permet quand même
29:59de lutter
29:59contre l'injustice sociale
30:00et donc plus on commence tôt
30:02plus on commence à travailler tôt
30:03plus on peut partir tôt
30:04entre 60 et 62
30:06ans
30:07mais si vous avez commencé
30:08à travailler à 25 ans
30:09par exemple
30:10il faut cotiser 42 ans
30:12pour avoir une pension
30:13à taux plein
30:13donc vous partez
30:14à 67 ans par exemple
30:15alors
30:16à taux plein
30:17alors
30:17il faudra juste clarifier
30:19ce point là
30:19mais la stratégie
30:21des finances publiques
30:22notamment de l'Etat
30:24repose essentiellement
30:25sur la stratégie
30:26de solution
30:27des retraites
30:27je rappelle
30:28que selon la cour des comptes
30:30et le rapport
30:31de monsieur Jean-Pascal Beaufray
30:33vous devriez lire
30:34je l'ai vu
30:34la moitié du déficit public
30:37non mais il faut lire
30:38beaucoup de rapports
30:38quand on veut prendre le gouvernement
30:39alors on va y aller
30:40la moitié
30:41pardon Paula
30:42la moitié du déficit public
30:43c'est pas très gentil
30:44de présumer que je l'ai pas lu
30:45non non je l'ai pas présumé
30:46je l'ai constaté
30:47avec intérêt
30:48donc la moitié du déficit public
30:50est absorbée
30:52par les retraites
30:52des fonctionnaires
30:53parce que
30:53il y a une subvention
30:54publique d'équilibre
30:55pour les retraités
30:56aujourd'hui
30:58anciennement
30:58la fonction publique
30:59donc comment
31:00dans votre stratégie
31:01de finance publique
31:02de rétablissement
31:02dans les finances publiques
31:03parce que vous m'avez pas
31:04tout à fait répondu
31:04sur votre stratégie
31:06comment vous allez
31:07rétablir l'équilibre
31:08à travers les retraites
31:09il est évident
31:10qu'en plus de gérer
31:11de manière très ferme
31:12les dépenses publiques
31:13il faut absolument
31:14relancer la croissance
31:15de manière raisonnable
31:16au moins porter
31:16la croissance potentielle
31:17à plus
31:18à autour de 2%
31:19car aucune réforme
31:20des retraites
31:21et c'est aussi
31:21ce que dit Beaufray
31:22en fait ne permet
31:23de solutionner
31:24c'est la conclusion
31:25qu'il ne dit pas
31:25mais qui arrive
31:26naturellement
31:27ne permet aucune réforme
31:28paramétrique
31:29aujourd'hui
31:29sans relance
31:29de la croissance
31:30de la valeur ajoutée
31:31de la productivité
31:31ne permet de solutionner
31:34le déficit
31:34de la retraite
31:35par répartition
31:36vous pouvez faire travailler
31:37les gens
31:37jusqu'à 75 ans
31:38si vous ne relancez
31:39pas la productivité
31:39si les 6 millions
31:40de chômeurs
31:40ne trouvent pas un emploi
31:41si la part de l'industrie
31:42ne repasse pas
31:43au moins à 12 à 13%
31:44il n'y a aucune solution
31:45donc ça ne sert à rien
31:46de vouloir
31:48gérer la pénurie
31:49la pénurie par définition
31:50ne se gère pas
31:50il faut relancer
31:51la productivité
31:52et c'était quand même
31:53le sens
31:54c'est triste
31:54parce que
31:54un certain nombre de personnes
31:56avaient bien senti
31:57qu'il fallait relancer
31:58l'industrie
31:58il y a maintenant 15 ans
32:00et c'est dommage
32:01que ça n'a pas été fait
32:02par ceux qui prétendaient
32:04avoir compris cela
32:05et même que
32:05certains de politiques
32:06ont été sabordées
32:07de grands programmes industriels
32:08ont été sabordés
32:09et c'est vrai
32:10qu'il y a beaucoup de travail
32:10et c'est un peu
32:12oui il faut être honnête
32:13il faut dire la vérité aux Français
32:14et j'espère que cette campagne
32:15se fera sur le fond
32:17et qu'on abordera enfin
32:18les vrais débats
32:18parce que ça fait
32:193 ans présidentielles
32:20que le sujet était
32:22sur le faire barrage
32:22ou par l'Assemblée nationale
32:23de Marine Le Pen
32:24j'ai fini
32:24faire barrage
32:25ou par l'Assemblée nationale
32:26n'est pas un programme politique
32:27donc il faudrait
32:28que nos adversaires
32:28qui sont très intelligents
32:29arrêtent de faire campagne
32:30sur le fait de faire barrage
32:31à l'Assemblée nationale
32:32mais fassent un programme politique
32:34nous en tout cas
32:34on est prêt
32:35mais moi je prends
32:36toutes les critiques
32:37de manière constructive
32:39pour l'améliorer le programme
32:40parce que je ne suis pas
32:40On va revoir cette déclaration
32:41que vous avez faite cette semaine
32:43comme M. Macron
32:44On va revoir cette déclaration
32:45cette semaine
32:46qui a fait beaucoup de bruit
32:47effectivement vous aviez affirmé
32:49que seule Marine Le Pen
32:50était la mieux placée
32:51pour savoir si elle était innocente
32:53Arnaud Montebourg
32:54est-ce que c'est bien sérieux
32:55pour un Marine Le Pen
32:57est la mieux placée
32:58pour savoir
32:58si elle est innocente
32:59ou coupable
33:01est-ce que vous pensez
33:02que c'est bien sérieux
33:02pour un parti
33:03qui se présente
33:04comme le parti de l'ordre
33:05effectivement
33:05d'avoir une candidate
33:08qui dit ça
33:08et c'est à peu près
33:09la défense
33:09de tous les prisonniers
33:10C'est sa responsabilité
33:12de s'expliquer devant les Français
33:13des raisons de sa candidature
33:15et de ce qu'elle estime
33:17être justifiée
33:19dans cette candidature
33:20au regard
33:20un, de ses déclarations passées
33:22deux, son comportement
33:24constaté par les justices
33:25Mais on parlait
33:25du général de Gaulle
33:26justement
33:26est-ce que vous voyez
33:27le général de Gaulle
33:28arriver avec une condamnation
33:29ferme peut-être
33:31si jamais
33:31Ça va être difficile
33:33ça va être difficile
33:33de soutenir la comparaison
33:34Non mais bien sûr
33:35c'est effectivement
33:36tout ce que les accusés disent
33:38qui croire finalement
33:39est-ce que vous disiez tout à l'heure
33:41elle est présumée innocente
33:42et qu'est-ce que ça renvoie
33:43pour la politique française ?
33:44Il y a deux décisions
33:46Ce sont des décisions
33:47qui concernent
33:49soyons honnêtes jusqu'au bout
33:50qui concernent son parti politique
33:52qui a concerné
33:53d'autres partis politiques
33:54Il n'y a pas
33:55dit la Cour d'enrichissement personnel
33:57donc elle pense
33:58être suffisamment forte
34:00pour pouvoir dire
34:01écoutez
34:01oui on a fait des erreurs
34:03mais
34:04Donc elle a eu raison
34:05de se présenter ?
34:06Je ne sais pas
34:07c'est sa responsabilité
34:08elle a décidé de le faire
34:09elle aurait pu ne pas le faire
34:10c'est sa décision finalement
34:12c'est ce qu'a dit M. Tanguy
34:15Mais vous n'avez pas d'avis
34:16vous n'avez pas d'avis
34:17Arnaud Montebourg
34:18vous ne dites pas
34:18effectivement
34:19moi je trouve qu'elle a été
34:20Je n'ai pas d'avis
34:21c'est une candidature
34:22déjà je ne sais même pas
34:23pour qui voter
34:24si vous me demandez
34:25qui doit se présenter
34:26alors ça va être compliqué
34:27quand même
34:29Ce que j'ai voulu dire
34:30c'est que Marine Le Pen
34:31et s'estiment innocente
34:32sachant à titre personnel
34:33innocente
34:34va se battre pour son innocence
34:35c'est ça que j'ai voulu dire
34:36par cette phrase
34:36c'est qu'elle est bien placée
34:37pour savoir ou non
34:38si elle doit accepter sa peine
34:39quand vous savez
34:40que vous êtes coupable
34:40vous pouvez avoir intérêt
34:41à accepter une peine
34:43et pas
34:44et comment dire
34:45et pas aller
34:45être plus royaliste que le roi
34:47c'est ce que j'ai voulu dire
34:47Marine Le Pen
34:48s'estiment innocente
34:49se sachant innocente
34:50elle va se pouvoir
34:52en cassation
34:52pour prouver son innocence
34:53parce que
34:53moi ce qui m'a beaucoup choqué aussi
34:55c'est qu'on a l'impression
34:56venant notamment de M. Attal
34:57ou d'autres
34:58que c'est scandaleux
34:59de se battre pour son innocence
35:00qu'on estime qu'on est innocent
35:01mais je ne parle pas de vous madame
35:02je parle de nos adversaires politiques
35:05ça veut dire que la question
35:05que je vous pose ce soir
35:06excusez-moi
35:07ils ont employé le terme de guérilla
35:08c'est-à-dire que des gens
35:09qui soi-disant sont très sérieux
35:10qui ont été à la tête de l'État
35:12disent qu'utiliser ses recours
35:14et l'État de droit
35:15c'est faire de la guérilla
35:16avec ses trumpiens
35:17comparant le fait
35:18d'aller devant la cour de cassation
35:19avec le fait de prendre le capitole
35:20avec des manifestants
35:21qui ont tué des gens
35:22donc il y a un moment
35:22il faut arrêter de raconter
35:23n'importe quoi
35:24M. Attal était en panique
35:26parce qu'il n'avait pas prévu
35:26la candidature de Marine Le Pen
35:28M. Mélenchon est en panique
35:29parce qu'il n'avait pas prévu
35:30la candidature de Marine Le Pen
35:31pour une raison simple
35:32c'est que Marine Le Pen
35:32a explosé M. Mélenchon
35:34à toutes les élections
35:35depuis 2012
35:36malgré sa misogynie épouvantable
35:38considérant que M. Mélenchon
35:39par nature
35:40était un meilleur candidat
35:41que Mme Le Pen
35:43sur le point notamment
35:44que c'était Mme
35:44et pas M.
35:45et bien M. Mélenchon
35:46va devoir accepter
35:47de perdre une nouvelle fois
35:48je le crains
35:48enfin je le crains
35:49je l'espère
35:49Donc vous avez une confiance totale
35:51en Marine Le Pen
35:52plus qu'en la justice ?
35:53Non mais ce n'est pas
35:54deux choses difficiles
35:55vous pouvez vous estimer
35:57innocent
35:57C'est un peu la question
35:58quand même
35:58si la justice dit
36:00elle est coupable
36:01vous considérez
36:02qu'elle est coupable
36:02Si la justice
36:04était infaillible
36:04il n'y aurait pas
36:07une première instance
36:08une voie d'appel
36:09et la cassation
36:10c'est tout
36:11ce n'est pas grave
36:12ce n'est pas remettre
36:13en cause la justice
36:13de considérer
36:14que ça existe
36:15je ne comprends pas
36:15je ne comprends pas
36:16je ne comprends votre question
36:17mais j'ai l'impression
36:18qu'en fait
36:19Marine Le Pen
36:19aurait dû accepter
36:20parce que c'est Marine Le Pen
36:21d'être condamnée
36:22de ne rien dire
36:23que c'est ce que j'ai existé
36:24vous allez dire
36:26la justice ment
36:26Comment ?
36:27Si jamais la justice
36:28la déclare finalement coupable
36:30vous allez dire
36:30la justice s'est trompée
36:31ou vous allez ?
36:32On prendra acte
36:34de la condamnation
36:35et comme le dit
36:36M. Montebourg
36:37avec ses mots
36:37il n'a pas défendu
36:38Marine Le Pen
36:39mais moi je vais le faire
36:40elle s'expliquera
36:41devant les français
36:41mais vous pouvez
36:43estimer qu'une décision
36:44de justice
36:46est injuste
36:47sans remettre en cause
36:48la justice
36:49c'est quand même
36:49pas la même chose
36:51il ne s'agit pas
36:52de critiquer les juges
36:52il ne s'agit pas
36:53d'appeler
36:53à je ne sais quelle vengeance
36:54ou je ne sais quoi
36:55on n'a eu aucun mot
36:57heureusement d'ailleurs
36:58contre la cour d'appel
36:58en fait j'ai l'impression
37:00un certain nombre de gens
37:01regrettent
37:01que le Rassemblement National
37:03soit un parti républicain
37:05et ne soit pas
37:05comme d'autres partis
37:06dans le monde
37:06qui s'agitent
37:07qui crient beaucoup
37:08et qui remettent en cause
37:09des institutions
37:10en fait ça les dérange
37:10qu'on ne soit pas
37:11la caricature
37:13et qu'on ne soit pas
37:13leur ennemi rêvé
37:14on n'est pas leur adversaire rêvé
37:16on est un parti
37:17qui aspire à diriger
37:19la République
37:20et à être souverain
37:21Jean-Philippe Tanguy
37:22puisque dans cette émission
37:23on parle de souveraineté
37:24et chaque vendredi
37:25on reçoit un génie
37:27du Made in France
37:27alors pour que ça soit concret
37:28je vous propose de regarder
37:29votre téléphone
37:30si vous ne regardez
37:31devant la télévision
37:31et vous allez voir
37:32vos applications
37:33vous allez peut-être voir
37:34Whatsapp
37:35vous allez voir Google
37:36vous allez voir Instagram
37:38et vous allez voir
37:38qu'à peu près
37:39la plupart de vos applications
37:41sont américaines
37:4280% des dépenses du cloud
37:44vous savez c'est là
37:45où vous stockez
37:45vos photos
37:47vos vidéos
37:47et bien
37:48se profitent
37:49à des acteurs américains
37:5070% des données françaises
37:52hébergées
37:52hors de l'Union Européenne
37:54on entend ce mot
37:55à la bouche
37:56de tous les politiques
37:57c'est le mot de
37:57souveraineté numérique
37:58écoutez
38:01notre obsession
38:02sera de bâtir
38:03la souveraineté technologique
38:04et numérique
38:05de la France
38:05et des Français
38:06de l'Europe
38:07et des Européens
38:08encore temps
38:09de nous doter
38:10à 27
38:10d'infrastructures souveraines
38:12et d'affirmer
38:13notre puissance
38:14nous voulons tous
38:15l'innovation
38:16nous voulons tous
38:16avoir des capacités
38:17de calcul
38:17des centres de données
38:18nous voulons tous
38:19développer
38:20les chances
38:21la productivité
38:22les transformations
38:23les améliorations
38:24en matière de santé
38:24de numérique
38:25que l'IA peut apporter
38:26nous répondons
38:28par la décolonisation
38:29numérique
38:30vis-à-vis des Etats-Unis
38:32d'Amérique
38:32la souveraineté
38:35complète
38:35du peuple
38:37de France
38:38sur le stockage
38:39des données
38:40sur les supercalculateurs
38:42les câbles
38:44et sur les systèmes
38:45d'intelligence artificielle
38:48un mot
38:49la souveraineté
38:49du numérique
38:50bonsoir David Jays
38:51vous êtes inspecteur
38:52des finances
38:52et séisme
38:53vous avez cofondé
38:54l'indice de résilience
38:55numérique
38:55présenté à Bercy
38:56en janvier
38:57en gros c'est l'outil
38:58c'est un peu
38:58le Nutri-Score
38:59qui permet de mesurer
39:00la dépendance numérique
39:01des entreprises
39:02et vous êtes ce soir
39:03le génie du Maine in France
39:04d'Arnaud Montebeau
39:05ben oui
39:05parce que
39:06le mot de Mélenchon
39:07est excellent
39:08d'ailleurs
39:09je crois l'avoir employé
39:11il y a peu
39:13décolonisation numérique
39:14nous sommes colonisés
39:15vassalisés
39:16il n'y a pas que le cloud
39:17mais tous nos usages
39:18c'est toute la valeur
39:19prise sur les entreprises
39:21essentiellement
39:21toute l'activité économique
39:23part aux Etats-Unis
39:2430% en gros
39:25c'est ce que raconte
39:26le rapport Draghi
39:27puisque finalement
39:28l'écart entre
39:30l'économie réelle
39:31américaine
39:32et l'économie réelle
39:33européenne
39:34est très faible
39:36ce qui fait la différence
39:37c'est le pompage
39:38par le monopole
39:39de la technologie
39:40numérique
39:41sur notre économie
39:43réelle européenne
39:43et qui part
39:45aux Etats-Unis
39:45nourrit la bulle
39:49de la tech
39:50qui elle-même
39:51vient racheter
39:52nos entreprises
39:53et nous vassaliser
39:54donc notre épargne
39:55finance
39:56notre colonisation
39:57donc là
39:58il va falloir réagir
40:00alors c'est très bien
40:01que tout le monde
40:01en parle
40:01enfin
40:02mais on parle
40:03de questions
40:03coloniales
40:04dans notre pays
40:05la vraie question
40:06coloniale
40:06c'est pas
40:0760 ans
40:08avec la guerre
40:08d'Algérie
40:08heureusement
40:09c'est terminé
40:10la question
40:11c'est
40:12comment
40:12on se libère
40:14de ce monopole
40:15dont nous n'avons pas
40:16réussi à nous défaire
40:17parce que
40:17les dirigeants
40:18de l'Union Européenne
40:19ont laissé faire
40:20et je peux apporter
40:21des témoignages
40:21à ce sujet
40:22monsieur
40:23Jazz
40:23merci d'être là
40:24l'avantage
40:25l'avantage du petit extrait
40:26c'est qu'on voit
40:26que la question
40:27de la souveraineté
40:28numérique
40:28c'est probablement
40:29la question
40:30la plus consensuelle
40:31dans le spectre
40:31politique français
40:32tout le monde
40:32dit qu'il faut faire
40:33de la souveraineté
40:33numérique
40:34le problème
40:34c'est qu'il y a
40:35loin des paroles
40:36aux actes
40:36tout le monde
40:37dit qu'il faut faire
40:37de la souveraineté
40:38numérique
40:38et en attendant
40:39notre dépendance
40:41s'accroît
40:42est-ce que vous savez
40:43monsieur Montebourg
40:44monsieur Tanguy
40:45combien d'euros
40:46sont sortis des poches
40:48des entreprises européennes
40:49en 2025
40:49pour aller vers
40:50quelques acteurs
40:51technologiques
40:52extra-européens
40:53américains
40:53est-ce que vous le savez
40:54vous le connaissez
40:54ce chiffre
40:55très peu de gens
40:56le connaissent
40:56parce que c'est plus
40:57difficile à calculer
40:58les services numériques
40:59c'est des licences
40:59qu'on paye chaque année
41:00c'est pas comme
41:00les sacs de patates
41:01qui arrivent au port
41:02de Rotterdam
41:03c'est 265 milliards
41:05d'euros par an
41:06et c'est 265 milliards
41:08d'euros par an
41:09c'est d'abord du cloud
41:10et du SaaS
41:11c'est-à-dire du logiciel
41:12qui passe par les services
41:13cloud
41:14c'est-à-dire que
41:15le grand tournant
41:16que personne n'a compris
41:17ça a été le move to cloud
41:19c'est-à-dire quand
41:19toutes les entreprises
41:20et les administrations
41:21ont mis leurs données
41:22sur des hébergements extérieurs
41:24qui sont à 80%
41:25contrôlées par 3 entreprises
41:27Amazon
41:27Google
41:28et Microsoft
41:28et à l'époque
41:29tout le monde s'en fichait
41:30personne ne réfléchissait
41:32sérieusement à ce sujet
41:33parce que
41:34un des gros problèmes
41:35qu'on a aussi
41:35c'est que pour les élites françaises
41:37politiques
41:38administratives
41:39et même industrielles
41:40la technologie
41:41longtemps
41:41ça a été assimilé
41:42à de la plomberie
41:43les américains
41:45eux ne s'y sont pas trompés
41:46ils ont compris
41:47que la technologie
41:47c'était le cœur
41:48du contrat social
41:49et le cœur
41:50de la création de valeur
41:50c'est 265 milliards d'euros par an
41:53c'est plus que le déficit énergétique
41:55de l'Europe
41:55on dit tous les jours
41:55que l'Europe dépend
41:56des hydrocarbures américains
41:58ou du golf
41:59on ne parle jamais
42:00du déficit de solutions informatiques
42:02et là où c'est encore plus grave
42:03c'est que l'inflation
42:05sur les produits logiciels
42:06est-ce que vous savez
42:07de combien elle est ?
42:08alors là
42:08je crois que Microsoft
42:09c'est plus 40%
42:10alors c'est plus 40%
42:11pour Microsoft
42:12c'est une entreprise
42:13à un logiciel
42:14et elle se voit augmenter
42:1640%
42:16elle n'a pas de concurrent
42:17donc elle est comme ça
42:18j'ai pire que ça
42:19VMware
42:20les systèmes de virtualisation
42:21les machines virtuelles
42:23plus 1000%
42:24dans certaines entreprises
42:25parce que VMware
42:26a été racheté par une boîte
42:27qui s'appelle Broadcom
42:28et qui a décidé
42:29de revoir complètement
42:30sa politique tarifaire
42:31pour le revendre
42:32à un autre fonds d'investissement
42:33nous sommes en train
42:34de devenir les otages
42:36de l'industrie financière américaine
42:38ces 265 milliards
42:40dont je vous parlais
42:40il y a quelques instants
42:41ça sera 500 milliards
42:43en 2030
42:44juste par le jeu
42:45de l'inflation
42:45et si j'ajoute
42:46les tokens
42:47vous avez vu
42:48l'audition d'Arthur Mench
42:49à l'Assemblée nationale
42:50peut-être que vous y étiez
42:51monsieur Tanguy
42:51il a dit
42:53on a des coûts de tokens
42:55aujourd'hui
42:55dans une société
42:56comme Mistral
42:57qui représente
42:5710% de la masse salariale
42:59de Mistral
42:59alors vous allez me dire
43:00Mistral c'est une société d'IA
43:01donc c'est des coûts d'entraînement
43:03c'est pas comparable
43:04en fait
43:04ça sera le lot
43:05de toutes les sociétés françaises
43:07en 2030
43:0710% de la masse salariale
43:08est-ce que vous avez envie
43:10que l'équivalent
43:10de 10%
43:11de la masse salariale
43:12privée française
43:13qui représente
43:14à peu près
43:15750 milliards d'euros par an
43:16c'est-à-dire 75 milliards d'euros
43:18partent en coûts de tokens
43:19vers les Etats-Unis
43:20chaque année
43:20c'est-à-dire que ça serait
43:21plus que le budget
43:22de l'éducation nationale
43:23plus que le budget
43:24de la défense
43:25plus que la charge
43:26de la dette
43:26moi je tire
43:28la sonnette d'alarme
43:29on est en train
43:29de faire des choses
43:30dont on ne se rend
43:31pas compte
43:31et avec l'IA
43:33la situation est beaucoup plus grave
43:34qu'avec le cloud
43:35ou le logiciel
43:36avant l'IA
43:36pourquoi ?
43:37parce que l'IA
43:37c'est l'automatisation
43:39de tâches cognitives
43:40c'est des données
43:41extrêmement sensibles
43:42et extrêmement importantes
43:43dans nos entreprises
43:44donc c'est très bien
43:45de faire de la flûte
43:46sur le thème
43:47de la souveraineté numérique
43:48c'est mieux de construire
43:49concrètement
43:50ce que nous on appelle
43:50la résilience numérique
43:51c'est-à-dire la capacité
43:53pour les entreprises
43:53à identifier
43:55leur dépendance
43:56et à se dérisquer
43:58c'est-à-dire
43:58à se protéger
43:59contre ces hausses de tarifs
44:00contre ces prédations
44:02contre des lois
44:04extraterritoriales
44:05aussi
44:05vous connaissez
44:06le Cloud Act
44:06vous connaissez
44:07le règlement FISA
44:08qui permette
44:09à des administrations
44:10étrangères
44:11d'accéder à vos données
44:12quand un industriel français
44:13très concrètement
44:14si on passe la France
44:15aujourd'hui
44:16à l'échelle
44:17de votre indice
44:18de résilience numérique
44:19on a quel taux
44:20quelle note ?
44:21entre 2 et 5%
44:22en fonction de la couche
44:23parce que vous savez
44:24le numérique
44:24c'est des couches
44:25donc il y a
44:26les infrastructures
44:27il y a le Cloud
44:28il y a les plateformes
44:29de données
44:29donc on est à 5%
44:30indépendant ?
44:31à 5%
44:32dans le meilleur des cas
44:33à 2%
44:34sur certaines couches
44:35par exemple
44:36la couche des puces
44:38qui sont quand même
44:39le coeur du calcul
44:40c'est moins de 2%
44:42on est dépendant
44:43de Nvidia
44:43alors que font
44:44les pouvoirs publics ?
44:45rien
44:45la commission européenne
44:46elle est passée
44:47où dans cette affaire ?
44:48c'est elle qui est responsable
44:49de la constitution
44:50de monopole oppresseur
44:51c'est ça la situation
44:52et vous avez 10 secondes
44:53pour terminer
44:54je pense que c'est
44:55les pouvoirs publics
44:56mais c'est aussi
44:56les entreprises
44:57c'est pour ça que nous
44:58on a créé cet indice
44:59de résilience numérique
44:59c'est pour permettre
45:00aux entreprises
45:01d'identifier
45:02où sont les plus grosses failles
45:03et de se dérisquer
45:05l'open source
45:06par exemple
45:06vous savez les chinois
45:07utilisent massivement
45:08l'open source
45:08c'est une solution
45:10sauf qu'en fait
45:11en Europe
45:11longtemps
45:12on a diabolisé
45:13l'open source
45:13alors que ça peut permettre
45:14de construire
45:15une troisième voie
45:17libre
45:17vous parliez de gaullisme
45:18tout à l'heure
45:19il est temps d'inventer
45:20une forme de gaullisme numérique
45:21il faut se libérer
45:22des lobbies
45:23d'un certain nombre
45:23d'influences américaines
45:25parce que tout ça
45:25a été payé
45:27le désarmement européen
45:28a été beaucoup financé
45:29par les américains
45:30il y a beaucoup de lobby
45:31beaucoup de paradis
45:32merci les pouvoirs publics
45:33et les citoyens
45:34merci David Gass
45:35merci Arnaud Mounaud
45:37et vive le Mounaud
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