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  • il y a 5 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00C'est que selon les deux sondages, Toulana Harris Interactive ou IFOP,
00:04elles gagnent des points dans les intentions de vote,
00:07notamment au premier tour et au second tour,
00:10elles arrivent, elles s'imposent dans tous les cas de figure.
00:12Mais sur d'autres sondages, les Français comprennent-ils et acceptent-ils
00:18cette candidature de Marine Le Pen à la présidentielle ?
00:20C'est beaucoup plus partagé.
00:2151% des Français estiment qu'elle a eu raison, selon Odoxa.
00:24Ils ne sont que 40% dans un sondage élabe.
00:27C'est intéressant.
00:29Jean Chenec ou Jean Chenec ?
00:31Non, mais sur la longue traîne, je pense que ça va avoir des conséquences.
00:35Je pense que sur la longue traîne, vous voyez, je suis un électeur de droite.
00:41Je suis quand même respectueux de l'autorité judiciaire
00:44et du fait quand même qu'il faut envoyer à l'Elysée
00:46quelqu'un qui a une forme d'éthique, de tenue,
00:50je ne suis pas sûr que je sois convaincu du fait de voter pour Marine Le Pen.
00:54Je pense que pour l'instant, ça ne se voit pas,
00:57parce qu'effectivement, il y a l'effet de souffle de la candidature
00:59et je dirais ce qu'on appelle en politique un blast.
01:02Mais vous allez voir à la rentrée,
01:04quand à un moment, il va falloir après...
01:05Allez, je vous prends un exemple tout bête.
01:08À la rentrée, il y a l'université de rentrée du MEDEF.
01:11L'année dernière, c'était Jordan Bardella qui était venu
01:13et qui avait fait la drague aux patrons.
01:15Vous allez voir comment ça va se passer cette fois-ci.
01:17Est-ce que vous pensez que les patrons, de la même façon,
01:19ils vont accepter le programme socialiste de Le Pen ?
01:21Je ne suis pas certain.
01:22Mais justement, est-ce que vous, chez Les Républicains,
01:25ça ne vous arrange pas finalement cette candidature vis-à-vis de Bruno Rotaillot ?
01:29Est-ce que ça ne le démarque un peu pas plus ?
01:33On va se démarquer, ça c'est sûr.
01:35Ça, on va se démarquer, on va se démarquer sur l'âge de la retraite,
01:39on va se démarquer sur la baisse des impôts,
01:41on va se démarquer...
01:41En fait, si vous voulez, ce que je voudrais,
01:44c'est que pendant cette campagne, on s'adresse,
01:46vous savez, à cette figure, c'est Nicolas qui paye.
01:49tous ces actifs qui sont matraqués d'impôts
01:51et pour lesquels le RN n'a aucune solution.
01:54La seule chose qu'il propose, c'est de dire,
01:56finalement, on va un peu garder les retraites telles qu'elles sont
02:00et donc continuer à appuyer sur la tête de tous ces actifs.
02:03Donc nous, ce qu'on a envie de faire, c'est de libérer,
02:05d'enlever les chaînes de tous ces gens qui produisent de la valeur.
02:08Et donc, oui, ça va nous permettre de nous démarquer
02:11d'une façon plus forte, plus affirmée sur cette question-là.
02:14Parce qu'en réalité, pour le dire franchement,
02:16sur les questions régaliennes, 70% des Français sont d'accord
02:20avec nos propositions et même sont d'accord potentiellement
02:23avec les propositions du RN.
02:25Les gens veulent plus de fermeté, veulent moins d'immigration.
02:27La différence, la différence, elle va se faire sur l'économie
02:31et sur la société.
02:32Bill Clinton disait ça à l'époque, il disait
02:33« That's the economy, stupid ».
02:35Et bien maintenant, ça va être « That's the economy »
02:37pour ceux qui sont un peu plus intelligents.
02:39Alors on attend d'ailleurs un peu de clarification
02:41de la part du programme, sur le programme du RN.
02:43Ça devrait prendre quelques semaines d'après ce que les invités nous ont dit.
02:47Sur les sondages, il faut être prudent.
02:50Les sondages d'aujourd'hui, qui sont une photographie de cet instant,
02:53qui s'inscrit effectivement dans une séquence très émotionnelle aussi,
03:00un peu bravache de la part de Marine Le Pen,
03:03courage d'affronter l'élection en même temps que d'affronter la justice
03:08où il a absolument le droit de se défendre,
03:11les sondages d'aujourd'hui ne sont pas forcément ceux de...
03:15On est à neuf mois d'élection.
03:16Ceux qui précéderont l'élection, moi j'ai le souvenir
03:20que les sondages se sont très très souvent trompés à ce moment-là.
03:25On se souvient tous de M. 3%, qui était François Hollande,
03:28qui a gagné finalement l'élection présidentielle.
03:31Donc on ne peut pas tirer de conséquences.
03:32Simplement, ce qu'on peut dire aujourd'hui,
03:34c'est qu'il n'y a pas eu d'impact de l'affaire judiciaire
03:39sur une cote d'opinion dont elle peut bénéficier, même plus.
03:4336% c'est très très élevé.
03:46Mais encore une fois, et j'en reviens à ce que je vous disais au début,
03:49si jamais il y avait une interférence judiciaire la veille du premier tour,
03:54vous ne pouvez pas être certain de ce qui peut se passer
03:59dans le corps électoral et dans l'opinion des Français.
04:02Donc il y a une très très grande incertitude
04:04qui, à mon avis, s'ouvre du fait de cette interférence judiciaire.
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