- il y a 36 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Cédric Jubilard est donc passé aux aveux, c'est l'information principale de la soirée.
00:04Mais attention, ce sont des aveux encore partiels.
00:06Il faut vraiment détailler, analyser les mots employés par ses avocats.
00:09Des aveux faits donc à ses avocats et non pas devant les juges.
00:13Et ce sont des aveux qui soulèvent mille questions ce soir.
00:15On va en parler avec nos invités.
00:16Maître Malika Chmani, bonsoir.
00:18Merci d'être là.
00:18Vous êtes l'avocate des enfants, Jubilard.
00:20Merci à vous d'être avec nous.
00:22Périne Roger-Tuber, bonsoir.
00:23Merci d'être là également.
00:24Commandante de police scientifique à la direction de la PJ de Paris.
00:27Merci d'être là.
00:28Dominique Rizet, bonsoir Dominique.
00:30Bonsoir Maxime.
00:31Et le général Fontbonne, bonsoir mon général.
00:33Bonsoir Maxime.
00:34Avec Lisa Hadef, on verra dans un instant, on reparlera.
00:36Bonsoir Lisa.
00:37Bonsoir.
00:37Notamment du corps parce qu'évidemment, pour l'instant, il n'y a toujours pas de corps.
00:41Et ce mystère reste entier.
00:43Je vous dis qu'on écoute ensemble ce que disaient tout à l'heure les avocats de Cédric Jubilard.
00:49Sur la forme, il a donc envoyé une lettre la semaine dernière à ses nouveaux avocats.
00:55Il m'a dit, écoutez, maître, il faut que je vous dise la vérité, c'est moi.
00:59C'est moi qui suis à l'origine de la disparition de ma femme.
01:05L'explication qu'il donne est la suivante.
01:07Il s'agit d'un couple qui s'est dégradé inexorablement depuis plusieurs mois, avec des tensions de plus en
01:13plus fortes.
01:14Et c'est dans le cadre d'une énième dispute conjugale que les choses ont mal tourné et que celui
01:19-ci se retrouve donc à l'origine de la disparition de sa femme.
01:23Dominique Rizet, vous m'avez dit tout à l'heure dans la rédaction, c'est inouï ce qui est en
01:26train de se passer.
01:26Qu'est-ce qui est inouï ?
01:27C'est inouï parce que c'est du jamais vu, Maxime.
01:29Du jamais vu.
01:30Alors, des aveux, on en a parfois.
01:31Je disais tout à l'heure, il y a Éric Morin qui était avocat, qui défendait un violeur et qui
01:36était persuadé que ce n'était pas lui,
01:38qui le défendait en appel.
01:39Et le violeur lui a tapé sur l'épaule en lui disant, maître, c'est bon, c'est moi.
01:42Donc, ça, on l'a écrit dans un livre avec un ami, ce livre sur les aveux.
01:47Il y a Joseph Messina qui envoie au procureur de la République, il a tué sa femme, il était en
01:54prison,
01:54il lui reprochait d'avoir refait sa vie, il a tué sa femme et le petit ami de sa femme.
01:58Donc, il a envoyé 70 pages au procureur de la République en insultant sa femme et en disant,
02:03j'ai fait ce que je devais faire, c'est une garce, etc., blabla.
02:06Mais ça, quelqu'un qui est condamné aux assises, a 30 ans de prison pour le meurtre de sa femme
02:14et qui, après 6 ans de détention, vient nous dire, alors qu'il a juré ses grands dieux devant la
02:21cour d'assises,
02:21devant tout le monde et vous y étiez, maître, c'est pas moi, je suis innocent, je n'ai jamais
02:27fait de mal à ma femme.
02:28Il a eu toutes les occasions du monde d'avouer et ses avocats nous disent, il n'était pas prêt,
02:33il était brouillé parce qu'on l'avait collé à l'isolement.
02:35Pas vrai ? Il parlait avec Marco, son copain de cellule.
02:37On l'a vu dans le document à l'instant.
02:39Donc, tout ça, c'est une opération de communication. Cédric Jubilard prépare son avenir, espère être condamné en deuxième instance
02:48devant une nouvelle cour d'assises à une peine moindre que la première à laquelle il a été condamné.
02:53C'est une vraie opération de com'. Et puis ça tombe aujourd'hui, on en parlait ensemble, ça tombe aujourd
02:58'hui lundi.
02:58Demain, c'est la décision Marine Le Pen. Autant vous dire que les avocats de Cédric Jubilard n'auraient pas
03:03fait leur conférence demain.
03:04Et puis jeudi, c'est France-Maroc. Et puis ensuite, c'est le 14 juillet. Donc ça tombe quand même.
03:09Donc il y avait un espace médiatique, selon vous, aujourd'hui.
03:11Comment c'est une opération de com'.
03:13Opération de com'. On va en parler.
03:14Ces avocats sont excellents.
03:16Mais je vous demande votre réaction dans un instant. Je veux juste préciser les choses avec vous, Général Fonbonne.
03:20Je m'arrête sur les mots employés parce qu'ils sont très importants.
03:24Cédric Jubilard dit à ses avocats, c'est comme ça que les avocats le racontent aujourd'hui,
03:27c'est moi qui suis à l'origine de la disparition de ma femme.
03:31Il dit ça aujourd'hui. Après, il dit qu'il a caché le corps et on va en reparler tout
03:34à l'heure.
03:34Mais il dit je suis à l'origine. Il ne dit pas c'est un meurtre, c'est bien moi,
03:38etc.
03:38Je suis à l'origine de la disparition de ma femme.
03:40Moi, je pense que ça participe d'un excellent système de défense.
03:44C'est-à-dire qu'il a pris 30 ans de réclusion criminelle.
03:49Le dossier est le même, on appelle.
03:50Il y a des éléments qui sont effectivement, qui séparément ne sont pas des preuves,
03:55mais qui mis ensemble sont accablants.
03:57Il n'y a aucun élément qui milite en faveur de son innocence.
04:01C'est-à-dire qu'il va devant la cour d'assises d'appel et qu'il a la malchance
04:05de prendre la même peine, voire perpétuer la peine encourue.
04:09En faisant ça, il a une chance d'une requalification, c'est-à-dire de violence.
04:15C'est en tout cas ce que cherche l'avocat parce qu'on sait que le féminicide fonctionne toujours comme
04:20ça.
04:20De dire, on s'est engueulé, un coup est parti, je reconnais les violences volontaires,
04:25mais je ne reconnais pas l'intention de donner la mort.
04:27Qu'est-ce que ça change, ça ?
04:28Ça change 20 ans au lieu de perpétuité, c'est-à-dire homicide contre un conjoint,
04:34donc avec la circonstance aggravante, violence ayant entraîné la mort d'un conjoint,
04:3820 ans de réclusion criminelle.
04:40Meurtre d'un conjoint, à ce moment-là, c'est perpétuité.
04:44Donc pardon, Dominique dit opération de corps, vous vous dites stratégie de défense.
04:47Moi je pense que stratégie de défense, c'est-à-dire qu'en plus, l'avocat disait,
04:50Maître Debusson, disait quelque chose de très intéressant tout à l'heure.
04:53Il disait, on ne va pas devant la cour d'assises en niant mordicus des éléments
04:58qui sont inniables et qui sont évidents.
05:02Il va jouer sur quoi ? Il va jouer sur le mobile.
05:04Les faits sont à peu près établis.
05:06Maintenant le mobile, suis-je le monstre qui a tué la mère de mes enfants ?
05:10Ce qui est inacceptable pour les jurés, ce qui est inacceptable pour le corps social.
05:14Non, en fait, je suis un mari trompé, je suis un mari bafoué, je suis un mari humilié par sa
05:20femme,
05:21qui m'a insulté.
05:22Il va évidemment raconter tout ce qu'il va vouloir raconter.
05:24Je me suis énervé, je l'ai frappé.
05:26Il est capable de pleurer devant la cour d'assises.
05:29Maître Schmani, je ne vous demande pas votre réaction ce soir,
05:31je vous demande ce que vous avez pensé ce matin.
05:32Quand ce matin vous découvrez la dépêche, la dépêche du midi,
05:36avec en une les aveux de jubilard, qu'est-ce que vous vous dites à ce moment-là,
05:41vous qui vous défendez les enfants du couple ?
05:43Il est 6h30 du matin, je regarde sur mon téléphone et puis je lis ça.
05:48J'apprends, j'apprends comme tout le monde, malgré le rôle que nous avons joué.
05:52Et sur le moment, je suis contente.
05:55Je me dis, c'est bien, c'est bien pour les enfants.
05:58Spontanément, c'est ce qui me vient à l'esprit.
05:59On avance.
06:00Voilà, on avance, c'est un début pour des enfants, pour une reconstruction.
06:04Et puis après, très honnêtement, je me dis, mais quand même,
06:06quand même, ces enfants, ils ne méritaient pas un peu plus d'égard ?
06:09On n'aurait pas pu, à un moment donné, contacter à minima la famille,
06:14pour essayer de prendre des précautions et de ne pas prendre ça comme ça.
06:18Vous le dire à vous, pour, comment dire, absorber un peu le choc,
06:22d'une certaine manière, pour les enfants ?
06:23Mais bien sûr, ma première réaction, ça a été de contacter la tante
06:27pour éviter que les enfants apprennent les choses comme ça.
06:29Voilà, donc là, il y a un cadre protecteur, il y a une cellule familiale
06:34qui s'est mise en place pour protéger ses enfants,
06:36et heureusement qu'ils sont là, les proches.
06:38Ça veut dire que ce soir, ils le savent ou pas ?
06:39Ils le savent, bien sûr, oui.
06:41Ils le savent.
06:42Et vous savez comment ils ont réagi ?
06:43Je crois qu'ils sont soulagés.
06:46Maintenant, ils attendent.
06:47Et c'est toujours la même demande, c'est têtu, c'est où est le corps de maman ?
06:51Voilà, l'aîné, il demande le corps de sa mère,
06:53et c'est quelque chose que j'ai déjà formulé il y a un mois,
06:56devant Cédric Jubilard, devant un juge des enfants,
06:58où je n'ai pas eu de réponse.
07:00Voilà, il est temps.
07:01Maintenant, moi, j'aimerais que ce soit consigné,
07:03qu'on fasse les choses de manière officielle,
07:05qu'il y ait un PV, que je puisse lire,
07:08qu'on puisse en discuter,
07:09qu'ils disent les choses comme elles sont,
07:12qu'ils n'essayent pas de minimiser, effectivement.
07:14Est-ce qu'il y a des stratégies ? Sûrement.
07:16Moi, j'ai envie de croire qu'aujourd'hui,
07:17on est sur un début d'autre chose, en tout cas dans l'intérêt des enfants,
07:20une reconstruction qui se profile avec un corps
07:24pour pouvoir faire un deuil.
07:26Pardon, Matt, c'est important, ce que vous le disiez ce soir.
07:27Vous dites qu'il y a un mois, vous avez été confronté à Cédric Jubilard
07:31dans le cadre de la procédure, j'allais dire,
07:33« familiale », entre guillemets,
07:34et Jubilard, les yeux dans les yeux, il y a un mois,
07:37il ne répond pas ?
07:38Il ne répond pas.
07:39Il ne répond pas.
07:40Voilà, je lui ai dit,
07:42je lui ai dit, ce que je répète tout le temps,
07:43c'est que l'aîné veut un corps pour pouvoir se recueillir.
07:47Voilà, donc je lui ai dit.
07:48L'aîné, oui, il a 12 ans.
07:49Oui, tout à fait.
07:50Je lui ai dit, je n'ai pas de réaction,
07:53comme il a fait pendant tout le procès aux assises.
07:55– Oui, on va continuer à en parler de ces enfants,
07:59de la famille, parce que précisément,
08:01c'est au cœur des déclarations aujourd'hui des avocats,
08:04et visiblement au cœur de…
08:05– Depuis aujourd'hui.
08:06– Depuis aujourd'hui, vous avez raison de le préciser.
08:08Depuis aujourd'hui, on parlera aussi avec vous,
08:11Périne-Rogé-Tuber, de la suite,
08:14parce que maintenant, il va falloir retrouver
08:16le corps de Delphine Jubilard,
08:17et Cédric Jubilard, visiblement, dit
08:19qu'il est prêt à coopérer totalement,
08:21ce sont les mots de ses avocats.
08:22Mais je reviens à ce que l'on sait, ce soir,
08:25de cette soirée du 15 au 16 décembre 2020,
08:28au moment où elle disparaît, Delphine Jubilard.
08:30Les mots de Pierre Dubisson, l'un de ses avocats,
08:33lui parlent d'une énième dispute conjugale,
08:35les choses ont mal tourné,
08:38et celui-ci se retrouve à l'origine
08:40de la disparition de sa femme.
08:41– Ben oui, l'avocat prépare le terrain,
08:43comme on le dit tous autour de cette table depuis tout à l'heure,
08:45il prépare le terrain, c'est-à-dire que
08:47c'est un homme blessé,
08:49c'est un homme humilié,
08:51et quelque part, c'est dans le dossier,
08:53elle a rencontré quelqu'un d'autre,
08:55elle n'a plus envie de vivre avec lui,
08:56elle a montré toute la journée
08:57les photos de cette fameuse maison
08:59dont elle avait honte,
09:01elle en parlait avec ses amis,
09:02elle ne voulait plus vivre ici,
09:04dans cette maison qui n'était pas terminée,
09:06et donc,
09:07il est en train de préparer l'avenir,
09:10oui, il y a tout un tas d'éléments.
09:12Elle avait rencontré quelqu'un,
09:13cet homme, on le connaît,
09:14on connaît l'histoire,
09:15elle était prête à partir avec lui,
09:17elle avait une nouvelle carte bleue,
09:18elle avait bloqué la carte bleue de son mari,
09:21qui ne faisait rien,
09:22qui fumait du shit toute la journée,
09:24donc, vous pensez bien que c'est un boulevard
09:26pour les nouveaux avocats de Cédric Jubilard
09:29de dire, mais vous imaginez le contexte de vie
09:31de notre client ?
09:33Vous imaginez comment il était ?
09:35Donc, évidemment qu'il ne voulait pas
09:36la mort de sa femme,
09:37ils se sont disputés,
09:38il l'a bousculé,
09:39il l'a poussé,
09:40elle est tombée,
09:41et là, il nous donne quand même des éléments.
09:43Il l'a chargé dans le coffre de la voiture,
09:45ce sont ses termes,
09:46et ensuite, il est allé emporter le corps quelque part.
09:50Il confirme que la Peugeot 207
09:51a bien servi à transporter le corps,
09:55sauf qu'on n'a rien retrouvé dans cette voiture,
09:56PNRG Tuber.
09:57Oui, on n'a rien retrouvé dans cette voiture,
09:59mais c'est le véhicule familial,
10:01donc on peut avoir l'ADN de la victime,
10:03l'ADN du suspect,
10:05c'est tout à fait normal.
10:08On n'a pas retrouvé non plus
10:10de traces de sang dans le véhicule,
10:12ça n'est pas anormal,
10:13ça peut être un décès,
10:14on appelle ça une mort sèche,
10:16c'est-à-dire sans effusion de sang,
10:18donc en fait,
10:19on peut transporter un corps dans une voiture
10:21sans avoir de traces suspectes dans le véhicule.
10:24Ni dans la voiture,
10:25ni dans la maison.
10:25Alors, il y a des éléments suspects dans la maison.
10:27Il y a les lunettes, par exemple.
10:28Les lunettes cassées.
10:29Les lunettes qui sont cassées,
10:31en général,
10:32et les analyses qui ont été faites
10:35nous expliquent qu'elles n'ont pas été cassées
10:37parce qu'elles sont tombées au sol.
10:38Oui, oui, il y a un expert qui dit
10:39qu'elles sont cassées en trois morceaux
10:41et ça ne peut être dû
10:42qu'à un coup de poing extrêmement violent
10:44qui a été porté à la face
10:45de quelqu'un qui portait ses lunettes.
10:47Et c'est vrai que ça fait partie
10:49des éléments que j'évoquais tout à l'heure,
10:51c'est-à-dire que ça veut dire
10:53qu'il faut imaginer
10:54que cette femme part dans la nuit
10:55sans ses lunettes.
10:57Elle part sans son téléphone.
10:58Elle part sans ses enfants.
11:00Parce qu'une mère de famille
11:01part en laissant ses enfants.
11:03Il lui arrive ensuite quelque chose,
11:05la voiture a changé de sens,
11:07les témoins sont formels de dire
11:09la voiture était toujours dans l'autre sens
11:11parce que Delphine faisait attention
11:13que lorsque ses enfants descendent de la voiture,
11:15ils ne soient pas du côté de la route.
11:16Il y a donc des éléments
11:17qui effectivement, pris séparément,
11:20ne sont pas significatifs
11:21mais qui deviennent très lourdes de conséquences.
11:23Il y a la couette qui est lavée
11:24à 4h du matin
11:25alors que, paraît-il,
11:27que l'intérieur de la maison
11:28est un taudis.
11:29C'est-à-dire que c'est sale partout.
11:32Ce sont les images qu'on a vues tout à l'heure.
11:34Il y a tout un tas de choses
11:36qui ne peuvent pas,
11:37par leur accumulation,
11:39qui ne semblent pas,
11:40par leur accumulation,
11:41pouvoir être des conséquences.
11:43Il y a deux choses
11:45que disent les avocats
11:46de Cédric Jubilard
11:47après ces aveux de Jubilard
11:49qui sont capitaux ce soir.
11:50Premier élément,
11:51et on va entendre tout de suite
11:52Maître Lebuisson
11:53qui était tout à l'heure
11:53l'invité de Marc Fauvel,
11:55c'est que, selon lui,
11:57Cédric Jubilard
11:57n'avait pas l'intention
11:59de tuer Delphine.
12:01Le meurtre,
12:01c'est la volonté de tuer.
12:03Il n'a jamais eu la volonté
12:04de tuer son épouse.
12:05Cet accès de violence
12:06s'est traduit ce soir-là
12:07par quelque chose de particulier.
12:09Il n'est pas question ce soir,
12:10d'ores et déjà,
12:11avant qu'il ne se soit expliqué,
12:12que nous choisissions, nous, avocats,
12:14la qualification qui sera retenue.
12:16Nous sommes là
12:16pour simplement traduire
12:18ce qu'il nous a dit
12:19et ce qu'il nous a dit,
12:20c'est que ce n'était pas du tout un meurtre.
12:21Il n'avait pas du tout, bien sûr,
12:22l'intention de tuer son épouse
12:24dans un appartement
12:25ou dans une maison
12:26où il y avait deux enfants
12:27en train de dormir
12:28qui auraient pu découvrir le cadavre.
12:30Il faut employer cette expression
12:31de leur mère.
12:32Et sur ce terrain, donc,
12:34c'est quelque chose
12:34de parfaitement réflexe,
12:36de parfaitement spontané
12:37qui n'a pas du tout été organisé.
12:39Et malheureusement,
12:40il a fallu ensuite donner une suite.
12:42Maître Schmani,
12:43c'est un accès de violence,
12:44c'est quelque chose de réflexe,
12:46le dit maître de Buisson.
12:47Et tout à l'heure,
12:47il dit aussi,
12:48ça s'apparente plus ou moins
12:49à un crime passionnel.
12:51Ce terme-là,
12:52comment vous l'encaissez ce soir ?
12:54Oui, enfin,
12:55on parle de féminicide,
12:56on ne va pas réécrire l'histoire.
12:58Je crois qu'aujourd'hui,
12:59à posteriori,
13:00on essaie de nous vendre autre chose.
13:03On va rappeler quand même
13:05qu'il y a quelques temps
13:06avant la disparition de Delphine,
13:08il a pu dire à sa mère notamment
13:10qu'il allait la tuer,
13:12la enterrer
13:13et qu'on ne retrouverait pas le corps.
13:14Aujourd'hui,
13:14on vient nous raconter
13:15une autre histoire.
13:17Je crois qu'il faut
13:18aller jusqu'au bout de la démarche
13:19et dire les choses comme elles sont
13:20et arrêter ces effets de dommages,
13:24ces stratégies
13:25qui ont objectif aujourd'hui
13:26de réduire une peine.
13:28Je crois qu'on ne peut pas
13:29réécrire l'histoire.
13:30Aujourd'hui,
13:30il reconnaît ou il ne reconnaît pas.
13:32En tout cas,
13:33il dit qu'il est responsable
13:35de la disparition.
13:36On ne va pas aller
13:37à autre part qu'un meurtre.
13:38Il a tué Delphine Jubilard
13:40parce qu'elle voulait sortir
13:41de son emprise,
13:42parce qu'elle avait trouvé
13:43quelqu'un d'autre
13:44et qu'il ne supportait pas cela.
13:45Ça s'appelle un féminicide.
13:47Ce n'est pas un crime d'amour.
13:48Sauf que je le disais,
13:49il manque toujours
13:51dans ce dossier
13:53le corps de Delphine Jubilard,
13:54toujours pas retrouvé.
13:55Cédric Jubilard dit
13:56« Je suis prêt à aider.
13:57Je suis prêt à aider la justice
13:58à aller retrouver ce corps. »
14:01Et vraisemblablement,
14:02il pourrait être,
14:02Lisa,
14:03à quelques kilomètres
14:04de leur maison
14:05de Cagnac-les-Mines.
14:06Oui, parce que
14:06quand Cédric Jubilard
14:08signale la disparition
14:09de Delphine
14:10le 16 décembre
14:10à la gendarmerie,
14:11il dit qu'elle est allée
14:12promener les chiens
14:13la veille au soir
14:13vers 23h.
14:14Les chiens rentrent à la maison
14:15mais pas Delphine.
14:16C'est son récit.
14:17Et à ce moment-là,
14:18on sait que le téléphone
14:19portable de Delphine
14:20a arrêté de borner
14:21à très exactement
14:222 kilomètres de chez elle.
14:24Donc des recherches
14:24sont lancées
14:25et là,
14:25plusieurs lieux
14:26sont explorés
14:27avec des drones
14:28et un hélicoptère.
14:29Notamment,
14:29il y a aussi des plongeurs
14:30qui vont fouiller
14:30la rivière
14:31et les plans d'eau
14:32sur cette zone.
14:33Une battue citoyenne
14:34est aussi organisée.
14:35Vous vous en souvenez,
14:361800 personnes y participent
14:38dont Cédric Jubilard.
14:40Et il y aura aussi
14:40des perquisitions,
14:41au moins trois perquisitions
14:43au domicile
14:44de Delphine
14:44et Cédric Jubilard.
14:46Il assiste même
14:46à l'une d'entre elles
14:47et les lieux fouillés
14:48ne donneront aucune indication
14:50sur la localisation du corps.
14:51Mais quand Cédric Jubilard
14:52est mis en examen,
14:54là,
14:54les langues se délient
14:55et quelques indices
14:56font leur apparition.
14:57Vous l'avez évoqué,
14:58maître,
14:58la mère de Delphine
14:59rapporte aux enquêteurs
15:00des propos de Cédric Jubilard.
15:01Je vais la tuer,
15:02je vais l'enterrer
15:03et personne ne la retrouvera
15:04si Delphine me quitte un jour.
15:06Et Cédric Jubilard
15:06avait une nouvelle campagne ?
15:07Oui,
15:08elle dit avoir recueilli
15:08les confidences
15:09de Cédric Jubilard
15:10tout comme un ancien détenu
15:11appelé Marco.
15:12Cédric leur aurait dit
15:14avoir caché le corps
15:15de sa femme Delphine
15:16dans une ferme
15:16qui a brûlé,
15:17ferme qui se situe
15:18à 5 minutes en voiture
15:19de chez eux
15:20et à l'époque,
15:21les enquêteurs
15:21n'y trouvent rien.
15:23Cédric aurait aussi demandé
15:24à ce Marco
15:25si les animaux mangent les corps,
15:26si un corps peut remonter.
15:28Marco précise
15:29parce que Cédric
15:30ne l'a pas enterré profond
15:31donc il a eu peur
15:32que ça remonte.
15:33Cédric Jubilard
15:34serait allé jusqu'à prononcer
15:35ses mots,
15:35regardez,
15:36j'ai commis
15:36le meurtre parfait,
15:37ça fait 8 mois
15:38que je les balade.
15:40Merci à vous Lisa,
15:41on continue à parler de ce corps
15:42avec vous Boris Carlamot,
15:43vous êtes sur place
15:44à Cagnac-Lémine,
15:45Boris pour BFM TV,
15:47quand les nouvelles recherches
15:49vont-elles être lancées ?
15:52Eh bien c'est toute la question
15:53ce soir Maxime
15:54puisque vous le savez
15:54tout est désormais
15:55entre les mains
15:56de la présidente
15:56de la cour d'assises
15:57d'appel de Toulouse
15:58qui tient à préciser
15:59ce soir vient un communiqué
16:00de presse
16:01qu'à ce stade
16:01aucun document
16:02n'a été transmis
16:04à la cour d'assises.
16:05C'est elle qui doit
16:06en principe rejuger
16:07Cédric Jubilard
16:09fin septembre
16:09à l'occasion de ce procès
16:10en appel à Toulouse
16:12et c'est donc elle
16:13qui peut ordonner
16:14un supplément d'information
16:15et demander au juge
16:17d'instruction
16:17de réentendre rapidement
16:19Cédric Jubilard
16:20après ses révélations
16:22à ses deux avocats.
16:23En parallèle
16:24de cet interrogatoire
16:24il y a bien
16:26cette demande de fouille
16:27qui peut être ordonnée
16:29par cette même présidente
16:31des auditions de témoins
16:32ou encore une nouvelle
16:34reconstitution.
16:34Lisa l'a rappelé
16:35il y a eu un très large
16:36périmètre ici
16:37qui a été fouillé
16:38au moment de la disparition
16:39de Delphine Jubilard
16:40en décembre 2001-20.
16:42Guy Debusson
16:43l'un des deux avocats
16:44de Cédric Jubilard
16:45affirme que son client
16:46sait où retrouver
16:47le corps de son
16:49épouse Delphine Jubilard
16:50mais il faut faire preuve
16:52ce soir de prudence
16:53à cette heure
16:53puisque nous n'avons
16:54que le récit
16:55de l'avocat
16:56qui nous dit
16:56ce qu'il y a
16:57dans cette lettre manuscrite.
17:00Cédric Jubilard
17:01va-t-il confirmer
17:02ses aveux
17:03devant le juge ?
17:04Va-t-il désigner
17:05l'endroit
17:06où se trouve
17:07le corps réellement ?
17:08Le corps va-t-il être
17:09effectivement retrouvé ?
17:11Bref,
17:11tout autant de questions
17:12que se posent également
17:13ce soir
17:14les habitants
17:14de Cagnac-les-Mines.
17:15Boris Karlamoff
17:16avec Bastien Dufour
17:17Merci à tous les deux.
17:18Périne Roger Thuber,
17:19on va parler avec prudence
17:21comme le disait Boris à l'instant
17:22mais six ans après,
17:24que peuvent espérer
17:25retrouver les enquêteurs ?
17:27Ils peuvent espérer
17:28retrouver le corps,
17:30certes dégradé
17:31parce que du temps
17:32aura passé,
17:34mais ce corps
17:35déjà pourra permettre
17:36d'offrir une sépulture
17:37aux enfants,
17:38aux proches
17:38et surtout
17:39le corps
17:40pourra parler
17:41et conforter
17:43l'hypothèse
17:44évoquée
17:44par le suspect
17:47par l'analyse
17:48du corps,
17:49l'anatomopathologie.
17:51Voilà,
17:51même si le corps
17:53est probablement
17:54réduit
17:55à l'état de squelette,
17:56on peut encore avoir
17:57des lésions osseuses,
17:58on peut voir des choses
18:00sur les os,
18:01s'il y a une plaie
18:02par arme à feu
18:03ça peut être détecté,
18:04plaie par arme blanche,
18:05voilà,
18:06donc on peut retrouver
18:07même en dépit
18:08du temps qui passe,
18:09on peut quand même
18:09avoir des informations
18:10ou faire au moins
18:11un diagnostic d'exclusion,
18:12c'est-à-dire savoir
18:13ce qui n'a pas
18:15tué la victime.
18:16Et vous me disiez
18:17tout à l'heure,
18:18les lieux
18:19où Cédric Jubilard
18:20a enterré le corps
18:22peuvent parler aussi
18:23même 5 ans après,
18:24c'est-à-dire que si le corps
18:25est très profondément
18:26enfoui,
18:27par exemple,
18:27il aura du mal
18:28à expliquer aux enquêteurs
18:29qu'il a fait ça
18:30à la va-vite
18:30en un quart d'heure.
18:31Oui, c'est-à-dire
18:32que lorsqu'un corps
18:33est retrouvé enfoui
18:34à 2-3 mètres
18:35de profondeur,
18:36il faut pouvoir justifier
18:38qu'une excavation
18:38était présente
18:39au moment où
18:41l'auteur
18:41s'est débarrassé
18:42du corps.
18:43Donc oui,
18:43il va falloir
18:44un petit peu
18:45argumenter
18:46l'environnement
18:48du lieu
18:49où il retrouvait le corps.
18:50En général ?
18:52Sur la démarche
18:54de Cédric Jubilard
18:56quant au fait
18:56de dire
18:57où est le corps,
18:59à mon avis,
18:59il y a plusieurs éléments
19:00qui sont intéressants.
19:01D'abord,
19:02il reprend la main
19:03d'un point de vue médiatique.
19:05On l'a vu,
19:06il a toujours,
19:07je dirais,
19:07tenu la ficelle
19:09de médiatique
19:10tendue
19:10et la lumière
19:11vers lui.
19:12Les journées
19:13d'un prisonnier
19:14à l'isolement,
19:15c'est assez monotone,
19:16on l'oublie
19:17petit à petit,
19:18ça lui permet
19:19de revenir
19:19sur le devant
19:20de la scène.
19:21Après,
19:21il a tout intérêt
19:22dans cette démarche
19:23à indiquer
19:24où se trouve
19:25le corps de sa femme.
19:26C'est-à-dire
19:27qu'il est en train
19:27de passer du monstre
19:29absolu
19:30à quelqu'un
19:31qui est repentant,
19:32qui explique
19:32et qui donc
19:33veut collaborer
19:34avec la justice.
19:35Il peut faire
19:35un truc extrêmement pervers,
19:37c'est dire
19:37je vous y emmène
19:38mais je ne me rappelle plus
19:39à 20 mètres,
19:41100 mètres,
19:41200 mètres près
19:42et on ne la retrouvera pas.
19:44Et ça,
19:45ça pourrait être
19:45une démarche
19:46d'une extrême perversion
19:47et qui ne serait pas
19:49complètement opposée
19:50à la personnalité
19:50de quelqu'un
19:51qui est sous réserve
19:53toujours pareil
19:53de la présomption
19:54d'innocence
19:55tant que l'affaire
19:55n'est pas jugée
19:56définitivement,
19:57mais qui pourrait
19:58dans cet état d'esprit
19:59de tuer justement
20:00la mère de ses enfants.
20:02Et il faut dire
20:02quand même que jusqu'ici
20:03il y a des personnes
20:04qui restaient persuadées
20:05de l'innocence
20:06de Cédric Jubilard,
20:07il y a des personnes
20:08sur les réseaux sociaux
20:09qui l'écrivent,
20:10qui disaient que c'était
20:11une erreur judiciaire.
20:12L'histoire a été compliquée,
20:14j'avais dit un soir ici,
20:15tout le monde avait bondi,
20:16j'avais dit voilà,
20:18je pense que c'est lui,
20:19après ensuite
20:20on a son intime conviction,
20:21mais il n'y a pas de corps,
20:23il n'y a pas de scène de crime,
20:24il n'y a pas d'aveu,
20:24c'est compliqué,
20:26il faut être prudent
20:26et on a vu des affaires
20:27qui ont été jugées comme ça
20:28à la hâte
20:29et des dossiers
20:31qui ensuite
20:31sont devenus
20:32des dossiers compliqués.
20:33Et quand je disais ça,
20:34c'était il faut toujours
20:35être prudent.
20:36Mais il y a des personnes
20:37qui restent encore,
20:38je vous dis,
20:39persuadées que ça n'est pas lui.
20:41Ce soir,
20:42tout bascule,
20:43à condition que
20:44Cédric Jubilard
20:45effectivement dise la vérité,
20:46que ce ne soit pas
20:47un énième rebondissement
20:48parce que le personnage
20:50est retort.
20:51On sait que sa propre mère
20:53par exemple a des doutes
20:54sur le fait
20:54qu'il aille jusqu'au bout,
20:55elle l'a dit aujourd'hui
20:55à BFMTV,
20:56qu'il aille jusqu'au bout
20:57et qu'il donne précisément
20:58l'endroit où être entérée.
20:59Vous vous rendez compte
20:59qu'avant d'avoir
21:00ses avocats depuis six mois,
21:02Guy et Pierre de Buisson,
21:03il a eu Emmanuel Franck,
21:05Alexandre Martin.
21:06Je vous montre cette place
21:07parce que c'était leur place,
21:08ils venaient régulièrement
21:08chez nous.
21:09Et eux étaient persuadés
21:11de l'innocence,
21:12en tout cas de leurs clients.
21:13Et ils l'ont défendu,
21:14et ils l'ont bien défendu.
21:16Et c'est même pour eux,
21:18c'est une trahison.
21:19Il a trahi ses avocats
21:21qui ont été auprès de lui
21:22pendant toute cette période,
21:24pendant ces cinq années.
21:25qui allaient le voir
21:27à la prison de Seyss,
21:28qui lui rend des visites.
21:29On ne peut pas dire
21:30qu'il était enfermé
21:31à l'isolement
21:32sans voir personne
21:33puisqu'il a parlé
21:33avec le fameux Marco
21:34qu'il n'était pas à l'isolement.
21:36Il avait des visites,
21:37il voyait ses avocats.
21:39Donc, ce n'était pas
21:40Salah Abdeslam
21:42enfermé dans la prison des 100.
21:44Ce n'était pas du tout ça.
21:46Et ce n'est pas la même logique.
21:46Pardon.
21:47Non, Maître Schmani,
21:50si Sélèque Jubilard
21:51va au bout de la démarche
21:53et désigne un endroit
21:54que le corps
21:55de Sélèque Jubilard
21:57est retrouvé.
21:59C'est ça qui expliquerait
22:01votre première réaction
22:01de ce matin ?
22:02Vous disiez,
22:02tiens, ce matin,
22:03peut-être on va avancer enfin.
22:04C'est ça qu'attendent les enfants
22:06d'avoir un lieu,
22:07aussi une sépulture,
22:08pour se recueillir ?
22:09Bien sûr.
22:10Comment faire un deuil
22:11sans corps, en fait ?
22:12Donc, ça a été notre demande.
22:14Maître Bouguet
22:15avait fini sa plaidoirie
22:16en disant
22:17« Rendez-leur Delphine ».
22:19Donc, il s'est passé du temps.
22:21Donc, aujourd'hui, encore,
22:23Louis demande
22:24un corps
22:25pour pouvoir se recueillir.
22:26Donc, oui,
22:27première démarche,
22:28je reconnais,
22:29mais il faut que j'assume
22:29complètement.
22:30Ce serait intéressant
22:31quand même pour les enfants
22:32puisqu'il est aujourd'hui
22:33à dire qu'il veut rentrer
22:34et revenir dans la vie
22:35de ses enfants.
22:36Il n'y a pas de difficulté
22:37là-dessus.
22:38C'est eux qui choisiront,
22:39bien sûr.
22:40Mais la deuxième étape,
22:41maintenant,
22:41c'est qu'il aille jusqu'au bout
22:42et qu'il ne vende pas
22:44quelque chose
22:45qui n'arrivera pas.
22:46Enfin, ce serait
22:46d'une tristesse
22:48et puis penser à ses enfants.
22:49Aujourd'hui, déjà,
22:50on parle de tout ça
22:51encore et encore.
22:52Penser à ses enfants,
22:53j'ai envie de dire,
22:54on a un procès
22:54qui était prévu en septembre.
22:56On les a préparés.
22:57Bien sûr, c'est un travail.
22:59On ne prépare pas
22:59des enfants comme ça
23:00au dernier moment.
23:01Et aujourd'hui,
23:02parce que deux mois avant,
23:04il fait le choix
23:05de parler,
23:06on ne pense pas encore
23:07à ses enfants
23:08peut-être,
23:09se retrouver avec
23:10un procès qui est reporté
23:11et qui voulait juste
23:12avancer et finir
23:13avec tout cela.
23:14Là où c'est très particulier,
23:15très délicat pour vous,
23:16pour eux,
23:17c'est que dans la stratégie
23:18qu'a choisie
23:19Cédric Jubilard
23:20aujourd'hui pour se défendre,
23:22il met les enfants
23:22au cœur de la scène
23:24et du moment
23:25de la disparition.
23:25Voilà ce que disent
23:26ses avocats.
23:27Tétanisé quand il a repris
23:28ses esprits
23:28et qu'il a réalisé son geste,
23:30donc après la mort
23:31de Delphine Jubilard,
23:32il a tout de suite
23:33pensé à ses enfants,
23:34il n'a pas voulu leur infliger
23:35cette vision du corps
23:36inanimé de leur mère.
23:37Il a pris la décision
23:38de déplacer le corps.
23:39Les avocats expliquent
23:40que Cédric Jubilard
23:41a déplacé le corps
23:42pour protéger les enfants.
23:43Je crois que s'il avait
23:44pensé à ses enfants,
23:45déjà il n'y aurait pas eu
23:46ces années de violence
23:48sur lui.
23:49Je crois qu'effectivement,
23:50peut-être à chaud,
23:50on réagit d'une certaine manière,
23:52mais après,
23:52lorsqu'on est dans l'intérêt
23:53de ses enfants,
23:54on va dire,
23:54on va parler,
23:55on va s'expliquer.
23:55Il a eu plein d'occasions
23:57de le faire.
23:57Donc aujourd'hui,
23:58je trouve regrettable
24:00qu'on mette les enfants
24:01au premier plan
24:02alors qu'ils ont toujours été
24:06du procès dans une seconde,
24:07mais je voulais qu'on accueille
24:08à distance le maire
24:08de Cagnac-Lémine.
24:09Bonsoir Patrice Norkovski
24:10et merci d'être en direct
24:12avec nous ce soir
24:13sur BFM TV.
24:15Ça fait six ans
24:15que la vie de votre commune
24:16est évidemment chamboulée
24:17par ce drame.
24:19Est-ce qu'il y a une forme
24:21de soulagement
24:23chez vous ce soir ?
24:24Je ne sais pas si c'est
24:24le bon terme.
24:25Dites-moi.
24:26Oui, bonsoir.
24:27Oui, on peut dire
24:28qu'il y a un soulagement,
24:29mais bon,
24:30je reste très prudent quand même
24:31et assez circonspité
24:32par rapport à ce qui s'est passé
24:34ce matin suite à la révélation
24:36de Cédric Jubilard.
24:39Bien évidemment,
24:40on souhaite un dénouement
24:42à l'affaire,
24:42ça c'est clair.
24:44Mais bon,
24:45je pense qu'il faut attendre
24:47les révélations
24:47qui vont être faites
24:48au juge
24:49pour avoir évidemment
24:52un dénouement à l'affaire.
24:53C'est ce qu'on souhaite
24:54bien évidemment
24:55sur notre commune
24:57et retrouver le corps surtout.
24:59En fait,
25:00c'est ça l'important.
25:01Pour que les enfants
25:02puissent faire le deuil
25:03évidemment
25:05de leur maman.
25:06Je pense beaucoup
25:07aux enfants
25:08notamment
25:08et à la famille
25:09bien évidemment.
25:10Je crois que c'est important
25:11aujourd'hui
25:13de penser à eux.
25:14Bon,
25:15j'espère qu'évidemment
25:15on va pouvoir tourner la page
25:17par rapport à cette histoire
25:19et qu'on arrivera
25:19à une conclusion
25:21qui apportera
25:23un dénouement
25:23à toute cette affaire.
25:24Qu'est-ce qu'ils vous ont dit
25:25monsieur le maire
25:26aujourd'hui
25:26les habitants de votre ville
25:27vous administrez ?
25:29Alors,
25:29je vous dirais que personnellement
25:30je ne les ai pas trop rencontrés
25:31aujourd'hui.
25:32C'est vrai que j'avais un emploi
25:33du temps très chargé.
25:35C'est vrai que bon,
25:36par rapport aux interviews
25:37que j'ai pu voir
25:41sur différents confrères
25:45qui ont pu
25:47faire des interviews
25:49aujourd'hui sur le village.
25:51Effectivement,
25:51tout le monde souhaite
25:52un dénouement à l'affaire.
25:53Ça, c'est clair.
25:54On veut passer à autre chose
25:55aujourd'hui.
25:56C'est vrai que ça nous a bouleversé
25:58pendant plusieurs années.
26:00C'est vrai qu'on n'est jamais
26:01préparé à ce genre d'affaires
26:02dans un petit village
26:03comme le nôtre.
26:04Et aujourd'hui,
26:05bien évidemment,
26:06tout le monde souhaite
26:07un dénouement à l'affaire.
26:08Ça, c'est clair.
26:09Merci monsieur le maire.
26:10Merci d'avoir été en direct
26:11avec nous.
26:11À l'instant,
26:12précision du service
26:12police-justice de BFM TV.
26:14Selon nos informations,
26:15C'est-à-dire que Jubilar
26:15a pu expliquer à ses avocats
26:17avoir ce soir-là
26:19porté le corps de sa compagne
26:20sur les épaules,
26:21l'avoir chargé
26:22dans le coffre de la voiture,
26:23puis avoir roulé
26:24sans moteur
26:25au point mort
26:26un certain temps
26:27avant de déposer le corps
26:29dans un endroit
26:29qui reste à préciser.
26:30Voilà ce que nous dit
26:31ce soir,
26:33notamment Mathias Tesson
26:34du service police-justice
26:34de BFM TV.
26:36Il y a un procès
26:37qui est prévu
26:37en septembre.
26:38Le procès en appel
26:39en première instance.
26:40Il avait pris 30 ans,
26:41Cédric Jubilar.
26:42Un procès en septembre
26:43avec les révélations aujourd'hui.
26:44Maître,
26:44est-ce que ce procès
26:45peut avoir lieu en septembre ?
26:46J'aimerais
26:47dans l'intérêt des enfants,
26:48mais malheureusement,
26:49je crois que le timing
26:50il est trop serré.
26:51Je trouve ça dommage,
26:52je l'ai déjà dit.
26:53C'est des enfants
26:54qui sont préparés
26:55pour un procès
26:56le 21 septembre.
26:58Maintenant,
26:58ils vont devoir attendre
26:59encore des mois
27:00parce que l'idée
27:00du procès,
27:01c'est fermer une page,
27:05c'est pouvoir avancer
27:05un statut de victime,
27:08encore un deuil
27:09qu'on peut faire.
27:10Aujourd'hui,
27:11tout ça,
27:11c'est retardé.
27:12Ils veulent que ça s'arrête.
27:14Ils veulent que ça se calme aussi.
27:16Périne-Rogé-Thuber,
27:17est-ce que c'est réaliste
27:19d'imaginer un procès
27:20dans deux mois
27:22et demi ?
27:24Ça me paraît compliqué,
27:25même si je pense
27:26que quand même
27:27des fouilles
27:27vont être organisées
27:28assez rapidement.
27:30Mais même au cours
27:31de ces opérations,
27:32normalement,
27:33il sera présent
27:34aussi orienté
27:36les enquêteurs.
27:37Et après,
27:38effectivement,
27:39vous le disiez tout à l'heure,
27:41on a déjà eu
27:42des affaires comme ça
27:43où on a vu
27:44Monique Olivier
27:44où on irait
27:46sur place
27:47orienter vers tel endroit
27:48puis un autre endroit
27:49pour faire perdre du temps.
27:52Donc là,
27:53espérons que là,
27:54l'endroit soit désigné
27:56assez rapidement
27:56pour ne pas trop
27:58retarder le procès.
27:58On a vu ça aussi
27:59avec Cécile Bourgeon,
28:00souvenez-vous,
28:01qui racontait
28:01que sa petite fille
28:03Fiona avait disparu
28:04dans un parc
28:04à Clermont-Ferrand
28:05qui emmenait
28:06les gendarmes creusés
28:08qui n'ont jamais
28:08rien trouvé
28:09parce qu'en fait,
28:10soit elle ne s'en souvenait plus,
28:11soit elle n'avait pas envie
28:11qu'on retrouve ce corps.
28:13Le procès,
28:15Dominique,
28:16imaginable ?
28:16Alors,
28:17je ne sais pas,
28:17moi je suis un peu partagé
28:18parce que finalement,
28:20maintenant,
28:20si tout ça est vrai,
28:21on a la vérité.
28:23On aura le corps
28:23de Delphine rapidement,
28:25l'autopsie va être rapide aussi
28:27parce que le corps,
28:28il a six ans,
28:29donc il sera réduit
28:30à l'état de squelette,
28:31que lui va donner sa version
28:32et qu'on verra
28:34si l'autopsie possible,
28:36des derniers,
28:36enfin vraiment,
28:37encore une fois,
28:38ça va être très complexe,
28:39confirme
28:40et on aura sa version
28:41et on aura
28:42le même procès
28:43qu'avant,
28:44il n'y a rien de nouveau,
28:45il n'y a absolument
28:45rien de nouveau.
28:46Il y aura les aveux,
28:47donc c'est bien moi,
28:48et le corps retrouvé
28:50et voilà dans quel contexte
28:51j'ai tué ma femme
28:53sans vouloir le faire,
28:54bien sûr,
28:54c'était involontaire,
28:55ça ne prend pas très longtemps
28:57quand même
28:57et je pense qu'effectivement,
28:59comme vous le disiez,
29:00maître,
29:00les enfants ont droit
29:02maintenant à cette vérité
29:04et ça peut aller vite.
29:06Je pense que la justice
29:07peut s'activer un peu.
29:08– Mon général en amont ?
29:09– Moi je suis beaucoup
29:10moins optimiste
29:11que Dominique.
29:12Enquête,
29:13il y aura forcément,
29:14il y aura réouverture
29:14d'une information,
29:15une information complémentaire.
29:17Ça veut dire que
29:19fouille,
29:19recherche du corps,
29:21peut-être réanalyse psychiatrique
29:22et puis ensuite,
29:24les enquêteurs
29:25vont se trouver
29:25dans une situation
29:26où le moindre faux pas
29:28n'est pas permis.
29:29C'est-à-dire qu'on ne peut pas
29:30se permettre maintenant
29:31de rater un examen
29:33sur le corps,
29:35de rater quelque chose
29:36qui pourrait servir aux avocats
29:38comme le trou dans la raquette.
29:39Donc, je pense que c'est
29:41plusieurs mois
29:42d'instructions complémentaires
29:44avec effectivement
29:45la possibilité
29:46pour Jubilard
29:47de promener un peu
29:48tout le monde
29:49pour gagner du temps.
29:49Merci.
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