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Transcript
00:26To be continued...
00:30I'm Tony Pujia, join me on Asmos Style.
00:42My name is Tony Pujia, I'm a director for 13 years.
00:53I was born in Paris and I started when I was 17 years old.
01:01I lived in Sarcelles at the time.
01:03There's a casting sauvage in the region of the Ile-de-France for a film called La Squale.
01:10And a director of casting me saw at the end of the course and asked if it would be possible
01:14for this film La Squale.
01:17I said why not, I wanted to become a professor of PS or something.
01:21And all my friends of the time encouraged me to do this casting.
01:25So I didn't believe in the beginning, I was a little bit.
01:29So I was retened during the first rendezvous because they didn't know very well what kind of person it was.
01:35If it was an Arab, a Noir, a Black or a Chinois.
01:38So it was a little mixed.
01:41And after two weeks, I passed an audition for the same role.
01:46Every week I returned to the same audition.
01:50So after two weeks, I told them that I couldn't come back every day.
01:53I had the course and I really care about it.
01:57And after two weeks, they told me that I chose you to do the role of the film La Squale.
02:02So it started like that.
02:05Do you feel the taste of it?
02:07It looks good.
02:09It mixes with your perfume.
02:12You're making me love.
02:18Let's go.
02:28Let's go.
02:33Let's go.
02:35Let's go.
02:37Let's go.
02:38Let's go.
02:40Let's go.
02:40Steve and Ibrahim, they're conscious.
02:42Let's go.
02:42Let's go.
02:46Let's go.
02:47With everything there, baby.
02:48There's no need to be a café.
02:50Jet for the hills.
02:53Meso-sur-coze.
02:56The sky d'azur.
02:59Casino.
03:01Hotel Deluxe.
03:04Desvirer en jagues.
03:05Sous un soleil de dollars.
03:07Mon meilleur souvenir de tournage, je dois avouer que Herpaillard était vraiment un souvenir assez prenant.
03:12Parce que d'abord, le cadre de tournage, c'était la Guyane.
03:16C'était l'Amazonie.
03:17Un département français.
03:20Le poumon de la planète, quand même, avec toute la forêt qu'il y a.
03:24Deux mois à l'intérieur de ce département-là.
03:29Un mois en pleine forêt.
03:31Avec des légionnaires à côté.
03:34Pour aller en tournage, on prenait une pirogue.
03:38Il y avait des amérindiens, des clandestins, même brésiliens, qui sortaient de la frontière.
03:43Et après, une histoire humaine entre l'acteur avec Julien Courbet dans ce film.
03:50Alors, on me prend pas la tête avec ta morale à deux balles.
03:52Et puis, tu me fais chier à me dire ce qu'il faut faire ou pas.
03:54Depuis qu'on est ici, il y a ton frère qui compte.
03:56Il t'a déjà cherché ? Il s'est déjà occupé de toi, non ?
03:58Alors, moi, je fais ce que j'ai à faire, ok ?
03:59Ok, mais vas-y, mais casse-toi.
04:01Attends, mais casse-t-on, j'en ai à foutre.
04:02Moi, j'ai d'autres choses à branler.
04:04Tu veux jouer les chercheurs d'or ? Mais vas-y, vas-y.
04:06Mais tu t'es vu ? Tu t'es regardé ?
04:08Espèce de chronète doudouze, là. Chercheur d'or, toi ? Chercheur d'or.
04:12Un autre souvenir qui a été très marquant pour moi, c'est un film qui s'appelle « Dans tes
04:16rêves »,
04:18qui est avec « This is la peste », Béatrice Dalle, Jean-Pierre Cassel, pas son âme d'ailleurs,
04:25et d'autres, avec Edouard Montout, Vincent Elbaz.
04:29Et donc, moi, j'ai interprété le personnage de Gun, qui est un rappeur, en fait, qui est le principal
04:36ennemi de « This is la peste »,
04:38qui est, lui, le héros du film.
04:41Donc, le propos du film, c'est l'univers du rap et le business du rap sur la carrière d
04:48'un jeune rappeur.
04:49Et moi, je joue son adversaire. Ce qui est intéressant dans ce film, c'est que moi, à la base,
04:55je ne savais pas vraiment très bien rapper.
04:57J'avais rapper parce que j'écoutais beaucoup de hip-hop et que je suis issu de cette culture aussi
05:02urbaine.
05:03Mais le rap, c'est-à-dire avoir un flow, et donc j'ai eu la chance d'être coaché
05:09par Kulchen, des NTM,
05:11et qui m'a donné vraiment cette passion du flow, cette passion de la technique de rap, d'une certaine
05:22manière.
05:23Et l'enthousiasme, ce qu'on peut avoir aussi avec un texte qu'on peut écrire et après le rapper,
05:29trouver de la musicalité et de la mélodie à travers son flow.
05:33Et c'est vrai que ça, c'est une grande rencontre que j'ai faite et qui a un souvenir
05:36assez marquant pour moi,
05:37puisque maintenant, grâce d'une certaine manière à Kulchen, je continue à faire de la musique aussi.
05:43Non, non, c'est pas le moment !
05:45Est-ce que vous êtes là ? Est-ce que vous êtes là ou quoi ?
05:49J'ai dit, vous allez bien ou quoi ?
05:59Est-ce que ça va ou quoi ?
06:02Est-ce que ça va ou quoi ?
06:07Faites-tu mourir !
06:14Explicite !
06:14Shake your body !
06:15Encore deep !
06:16We rock the party !
06:17B-boy, big girl, c'est les bolets hip-hop !
06:20Rando, major, grand, master, flash, run deep !
06:22Eh bien, je t'en remets bien !
06:24Qu'est-ce que tu fous avec lui ?
06:26Il a besoin de quelqu'un de solide avec toi !
06:27Hip-hop, ok !
06:29Pourquoi tu m'as pas appelé depuis trois jours ?
06:31Explicite !
06:31Shake your body !
06:32Encore deep !
06:33Pour l'instant, c'est la musique, je l'aurai plus tard !
06:35B-boy, big girl, c'est les bolets hip-hop !
06:36C'est la musique !
06:37Je suis pas sûre de pouvoir m'habituer à ça !
06:39Explicite !
06:40Shake your body !
06:41Oh, qu'est-ce qu'elle nous fait, la pop-star ?
06:42Elle a du chagrin !
06:43B-boy, big girl, c'est les bolets hip-hop !
06:45C'est quoi ton petit numéro ?
06:47J'y arriverai pas !
06:48Attends, attends, c'est quoi cette histoire-là ?
06:50Tu veux qu'on te retrouve Red dans la rue comme ton père ?
06:52C'est ça que tu veux !
06:54Ah, mon dernier, il y avait une scène, par exemple,
06:58pour un souvenir,
07:00une scène où il faisait moins 15 degrés
07:04et je devais aller dans une flaque d'eau glaciale, torse nu,
07:10et me mettre complètement dans l'eau.
07:11On a fait la prise, je crois que c'était 15 fois.
07:14Je dirais pas le film, hein !
07:15Mais voilà, ça c'est un...
07:18Et pour un autre souvenir, et je dirais pas le film non plus,
07:21je devais, vous savez des fois quand il y a des scènes d'action,
07:23donc des coups de poing, donc il y a un régleur qui vient, un cascadeur,
07:27et il vous montre, par rapport à l'axe de la caméra,
07:30comment vous devez boucher la tête comme ça,
07:32suite à un coup de poing ou une gifle.
07:34Donc j'avais une scène qui ressemblait à celle-là.
07:36Et je devais me ramasser une gifle, par exemple.
07:39Et le lecteur qui était en face de moi,
07:41avait vraiment besoin de me donner une gifle
07:43pour croire en son personnage.
07:47Ça a fallu terminer en bagarre, hein !
07:48Parce qu'il y a jouer, et après il y a la réalité.
07:51Et quand on joue, il faut savoir qu'on est comme des enfants,
07:55donc il faut se mettre dans ce jeu-là.
07:57Mais si tout devient réel, parce qu'on vous met un coup de poing,
07:59vous devez vous recevoir un coup de poing,
08:00c'est plus professionnel.
08:01Donc ça, c'était un très mauvais souvenir,
08:03parce que j'ai vraiment, vraiment failli le tuer.
08:06Approche, Maïs.
08:07T'as un problème, je décolle ta peur, là.
08:09Approche !
08:13T'es désolé ?
08:14Je suis désolé, monsieur Debord !
08:16Tout le monde est désolé, connard !
08:17Ça arrivera plus, monsieur.
08:18Il est le plus fort à ta part !
08:19Je te jure, monsieur !
08:20Je suis désolé, monsieur !
08:22Ça arrivera plus !
08:28La minorité, alors je dirais que les Arabes sont plus représentés que les Noirs,
08:33que les Noirs sont plus représentés que les Chinois,
08:36que les Chinois sont plus représentés que les Hindous,
08:38on peut le dire.
08:39Mais pour mettre un mot de la minorité en parlant de toutes ces minorités là,
08:45oui, je pense que les scénarios, je pense même pas que ça soit de la faute des scénaristes,
08:51je pense que c'est des personnes qui doivent maintenant se dire que le fait de prendre
08:56quelqu'un qui fasse partie d'une minorité n'est pas un risque pour le financement d'un film ou
09:02pour la venue du public dans les salles.
09:07La preuve, on l'a remarqué avec plusieurs films, comme celui d'un ami que j'aime beaucoup qui s
09:12'appelle Lucien Jean-Baptiste,
09:13avec son film Première Étoile, d'un autre ami que j'aime beaucoup aussi, Thomas de Dijel, avec Casse Départ.
09:18Mais ça, c'est des comédies, même des films aussi beaucoup plus forts.
09:24Mais ça peut marcher.
09:25Donc oui, je pense que le Sénat français ne se rend pas compte qu'il y a une richesse vers
09:33laquelle il faut aller.
09:34Parce que je parle bien de richesse vers laquelle il faut aller pour justement rendre le débat encore plus ouvert,
09:40réunir aussi les personnes autour d'un film et que les minorités puissent aussi être admiratives de ce que la
09:48minorité elle-même fait dans le cinéma français.
09:50Et non seulement pour ces minorités-là, mais je dirais même beaucoup plus.
09:54Et c'est ça qui me touche même le plus pour la France, pour la société française.
09:57Je me sens si bien, tellement bien.
10:02Sometimes I feel so good, so bad.
10:11Sometimes I feel so good, so bad.
10:22Quand on a trop de soucis, trop d'ennuis.
10:24On s'étale, quand y'a trop de paris.
10:26Qu'on crie la misère morale, pas de travail.
10:29Les troupes plaignent, pas de l'idée frappe.
10:31Des impuissants, la vie de se repérer.
10:33Quand sur la balance, on pèse du côté rouge.
10:35Quand les barrières, on les saute, on les casse et on trace.
10:38Et quand on nomme la prime, on remonte la déprime.
10:41Quand les voitures brûlent et les vitrines.
10:43Quand on braque, arme à la main.
10:45Quand on voit pour oublier qu'on se drop pour effacer.
10:48Quand il y'a des manifs, tous les cas.
10:50De la pensée peut prétexte pour exploser.
10:54Sometimes I feel so good, so good.
11:00So good, so bad.
11:03Si bien, tellement bien.
11:03I feel so good, tellement bien.
11:08Si bien, tellement bien.
11:12I feel so good.
11:14Si bien, tellement bien.
11:21Sous-titrage ST' 501 !
11:23Sous-titrage ST' 501 !
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