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Cette vidéo fait partie du Corner Football
  • il y a 20 heures
Retrouvez le replay du débat de l'Équipe du Soir du 05/07/2026.

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:03Musique
00:17Les larmes ont coulé à Rio, le Brésil c'est la déflagration sur cette Coupe du Monde.
00:22Le Brésil est éliminé dès les huitièmes de finale de la Coupe du Monde par la Norvège d'Erling Haaland,
00:29auteur d'un doublé.
00:30Le Brésil s'incline de Buzyn, vous voyez la détresse des supporters à Rio.
00:35Nous serons en direct avec Eric Frosio, notre correspondant sur place.
00:39C'est une première depuis 36 ans maintenant, 36 ans voir le Brésil passer à la trappe dès les huitièmes
00:47de finale.
00:48C'est simple, depuis le titre en 2002, le Brésil c'était au minimum les quarts de finale.
00:53Équipe du soir spécial, évidemment pour revenir sur cette sensation, la Norvège d'Erling Haaland qui élimine le Brésil avec
00:59Jo, Pia, Dev, Timothée, Régis et Charles-Antoine pour toutes les images, toutes les infos.
01:05Et ça réagit déjà énormément, le Carlon Celotti déjà il est en train d'être détruit par les Brésiliens.
01:12C'est ça exactement, Carlon Celotti qui est déjà attaqué par la presse brésilienne.
01:17C'est le journal au Globo, la presse en Edouna Berre principale au Brésil qui a titré « Les mauvais
01:23choix d'Ancelotti ce soir ».
01:25C'est le premier papier de ce titre brésilien.
01:28Réaction rapidement les amis, est-ce que vous êtes vous aussi assommé presque par cette élimination du Brésil ?
01:34Assommé non, assommé non parce qu'on le dit depuis le début de la compétition, ce Brésil-là n'est
01:39pas le Brésil pétri talent auquel on est habitué.
01:41Une fois qu'on y est, ça fait bizarre quand même.
01:43Moi je suis déçu parce que je disais à Dev, la Coupe du Monde, son histoire est intimement liée à
01:50celle du Brésil.
01:50Donc quand le Brésil en sort, c'est la saveur qui peut être un peu différente.
01:55Et tant mieux pour la Norvège qui a absolument mérité sa qualification.
01:58Mais moi je ne suis pas abasourdi parce que quand on est rentré dans cette compétition,
02:02je ne me suis pas dit que le Brésil de 2026 était un favori absolu.
02:08Mais de là à sortir dès les huitièmes de finale quand même, Quintupe le champion du monde des Brésiliens.
02:12Votre sentiment, Joe ?
02:13Non, pas tant que ça en fait parce que le Brésil n'était pas flamboyant.
02:18Mais bon, moi je pensais qu'ils pouvaient aller un peu plus loin.
02:22Mais après ils sont éliminés face à une très très belle équipe de Norvège
02:25qui joue un très beau football, qui est collectivement huilé.
02:28Et puis après ils ont ce soir un gardien qui fait un match exceptionnel.
02:32et un attaquant qui, on le connaît depuis des années, ne peut marquer à tout moment.
02:37On l'a vu encore ce soir avec ses qualités.
02:39Donc c'est une équipe qui tient vraiment la route.
02:42Après oui, bien sûr le Brésil est lié à la Coupe du monde, mais comme d'autres équipes aussi.
02:46C'est vrai qu'à chaque fois que le Brésil est éliminé, on a l'impression que la Coupe du
02:49monde s'arrête.
02:49Moi de mon côté, pas tant que ça.
02:50Le Brésil et la Coupe du monde.
02:51Non, mais moi de mon côté, pas tant que ça.
02:53Le Brésil et la Coupe du monde quand même, Quintupe le champion du monde, on l'a dit.
02:57Il y en a qui ont gagné 4, alors on va pleurer parce que l'Allemagne a perdu.
03:00Non, l'Allemagne, ça se gêne moins parce qu'ils ont gagné 4.
03:02L'Allemagne, quand ils sortent, c'est un événement aussi jour.
03:05Oui, oui, non.
03:05Ah bah c'est un événement.
03:06Non, mais je ne sais pas, je ne sais pas, on fait le Brésil aussi.
03:07Ah mais parce que le Brésil, c'est le football, c'est la Coupe du monde, c'est tout ça
03:09quoi.
03:10Ah les autres, non.
03:11L'Allemagne, l'Argentine, la France, non.
03:12Ça va plus pleurer pour le Brésil que pour la France.
03:14Mais si l'Argentine de Léo Messi était sorti, on serait dans le même état aujourd'hui ce soir.
03:18Ah ouais, quand même.
03:21Par contre, le truc qui est dur de voir sortir le Brésil, et je suis complètement d'accord avec les
03:25garçons,
03:25la Norvège a mieux joué, donc c'est complètement logique.
03:27C'est encore plus terrible.
03:28C'est plus logique.
03:29Mais par contre, j'ai encore la rétine qui pétille, tu vois, le champagne et bulle,
03:34des minutes jouées par Neymar en fait.
03:36Et là, je ressors du match avec une frustration de fou de me dire qu'il n'a pas pu
03:40rentrer dans sa Coupe du monde,
03:41qu'il n'a pas pu jouer son football.
03:43C'est vraiment frustrant.
03:44Et honnêtement, c'est ça qu'on attend du Brésil, c'est voir ce type de joueur jouer.
03:47Donc, c'est ça ma grosse frustration ce soir.
03:5068e minute, l'entrée de Neymar qui a marqué le pénalty pour revenir à 2-1 dans le temps additionnel
03:55d'Eve.
03:56Et Régis, ce qu'on n'a pas encore entendu sur cette élimination du Brésil d'abord.
03:59Pas surpris, mais vraiment pas surpris pour le coup.
04:02Ce n'est pas un choc, ce n'est rien du tout.
04:04C'est quelque chose qui est attendu, quasi programmé.
04:07C'est une équipe qui, un, manque de talent.
04:09Deux, qui a été, pour moi, et je l'ai dit plusieurs fois sur ce plateau,
04:14Carlo Ancelotti n'a jamais compris son équipe.
04:16J'ai eu l'impression qu'il passait le tournoi à la découvrir,
04:18que chaque choix était remis en cause le match d'après,
04:22qu'en fait, il n'avait pas compris ce qu'il avait entre les mains,
04:27qu'il a cherché en vain une formule qu'il n'a jamais trouvée.
04:31Et en face, il s'est retrouvé face à une équipe qui se connaît sur le bout des doigts,
04:36qui grandit ensemble depuis maintenant, on les voit venir depuis 2-3 ans,
04:41et qui ont gagné leur billet en Ligue des Nations sur la Ligue A,
04:44qui se sont qualifiés avec brio pour cette phase finale.
04:48Dans le groupe de l'Italie.
04:49Dans le groupe de l'Italie, en concassant tout le monde,
04:51en étant meilleur attaque, meilleur buteur, meilleur passeur,
04:53meilleur tout ce que vous voulez,
04:54que sur les deux premiers matchs de notre poule,
04:57ils ont fait le boulot et comme il faut,
04:59et que derrière le troisième match, ils l'ont abandonné
05:01parce qu'ils ont une autre idée derrière la tête,
05:02et préserver leur force, etc.
05:04Et moi, j'ai vu une équipe qui est archi en place,
05:06qui sait exactement ce qu'elle sait faire,
05:08qui sait ce qu'elle ne sait pas faire.
05:09En fait, tu as réécrit un peu l'histoire.
05:10Pourquoi ?
05:10Je suis d'accord sur tout ce que tu dis sur l'ensemble,
05:13mais sur le match ce soir,
05:16ils n'ont pas écrasé le Brésil, ça ne se joue à rien.
05:18Non, mais là, tu fais une analyse sur le Brésil qui est catastrophique
05:23et la Norvège qui est là-haut.
05:26Ça ne se joue à rien.
05:28Vraiment, ça ne se joue à rien ?
05:29Il y a beaucoup d'arrêts du gardien norvégien.
05:32L'expective goals, je ne sais pas comment.
05:34Tu as 2,74 côté Brésil,
05:36c'est 0,70 côté Nord-Norvège.
05:37Donc déjà, c'est...
05:38C'est les Ocas nettes.
05:39Non, mais le Peno fait augmenter énormément.
05:43Non, mais c'est vrai.
05:44Non, mais il y a des Ocas quand même du côté du Brésil.
05:45Je ne trouve pas tant que ça.
05:46Le gardien, il fait le match de sa vie.
05:48Oui, mais tu n'as pas vraiment de gros face-à-face.
05:51On s'exagère un peu par rapport aux résultats qu'on a.
05:53T'as Alain qui met deux buts cliniques.
05:55Je l'annonce depuis plusieurs jours qu'il va sortir.
05:57Il met deux buts cliniques, mais la Norvège, il n'y a pas 60 Ocas.
06:00Je ne dis pas qu'il y a 60 Ocas.
06:01L'autre, il te transforme les situations en buts.
06:04Oui, mais j'ai eu l'impression que sur chaque situation, il pouvait les plier.
06:08Régis, ce qu'on n'a pas encore entendu, et on nous signale...
06:10T'es un peu sur le moment du résultat.
06:12Non, mais je le dis depuis plusieurs jours et je l'ai dit à la mi-temps.
06:14Oui, mais ça ne change rien que tu le dis ou tu dis pas.
06:16Moi, je vois un match, en fait.
06:17Je vois un match où il y a beaucoup d'occas du côté du Brésil
06:19et que le gardien va sûrement avoir neuf, voire plus.
06:22Mais il fait un gros match.
06:25Et que de l'autre côté, Ederson n'a pas fait un arrêt.
06:27Mais qui fait un gros match du côté du Brésil ?
06:29Dis-moi qui fait un gros match du côté du Brésil ?
06:35Parce qu'il y a eu 2-1, j'ai l'impression que la Norvège est là
06:37et que le Brésil a été là ce soir.
06:38C'est pas vrai, en fait.
06:40Vous n'êtes pas d'accord.
06:41C'est le coup, les Brésiliens.
06:43S'il y a 2-1 pour le Brésil, t'as un autre discours.
06:45Moi, j'aurais pas eu un autre discours.
06:46C'est parce qu'il y a 2-1 pour la Norvège,
06:48et la Norvège est au-dessus, largement au-dessus.
06:50Et tu réécris l'histoire en disant que le Brésil, ça ne va pas depuis des mois.
06:53La Norvège écrase tout le monde depuis des mois.
06:55C'est trop facile.
06:56Après le Japon, qu'est-ce qu'on a dit ?
06:57C'est pas grave, on parle pas d'après, on parle de ce soir, le match.
06:59Oui, mais je te parle sur le fait que tu me dis que je me fais sur le résultat.
07:01Si il y a 2-1 pour le Brésil ce soir, c'est pas...
07:03Non, si il y a 2-1 pour le Brésil, c'est pas...
07:05On a compris que vous n'étiez pas d'accord sur la domination norvégienne ou brésilienne sur ce match.
07:08Le Japon, pourtant, ils ont perdu les Japonais.
07:10Et moi, je te dis que les Brésiliens, ils étaient pas bons.
07:12Et je l'ai dit le soir même, je l'ai dit qu'ils sont pas bons.
07:14Mais oui, mais même ce soir, je les trouve pas bons.
07:17Vous avez le droit de ne pas être d'accord de toute façon.
07:18Régis, qu'on n'a pas encore entendu les avis.
07:20Ils sont pas bons.
07:20Et les larmes de Neymar, les amis.
07:23Je parle pas bon ou pas bon.
07:24Je pense que la Norvège, collectivement, est meilleure.
07:26Mais après, il y a des occasions, il y a un gardien, il y a tout ça.
07:28Il y a des occasions, heureusement, c'est le Brésil.
07:29Joe, Dev, on va avancer, Joe et Dev.
07:32Non, mais ce que je veux dire, c'est que collectivement, ils sont pas bons.
07:34Ils sont moins bons que la Norvège.
07:35On va avancer, on va évidemment avoir l'occasion de prolonger cette discussion sur les qualités de la Norvège,
07:41les limites du Brésil ou pas.
07:42Régis, qu'on n'a pas encore entendu.
07:43Et c'est vrai que c'est une soirée qui va évidemment rester à part.
07:47Neymar, c'est sans doute terminé.
07:48Le Brésil, ça excite.
07:49En fait, l'Allemagne, on s'en fout.
07:52En même temps, ils se font éliminer tout le temps au premier tour.
07:55Ils sont nuls.
07:56Ils sont nuls, les Allemands.
07:57C'est vrai que le Brésil, depuis la dernière Coupe du Monde, ils se sentent tout le temps au final.
08:00Mais au minimum, en quart de finale.
08:02Et ce soir, ça s'arrête en huitième de finale.
08:04Les larmes de Neymar.
08:05Ça aussi, les images, on les verra tout à l'heure.
08:08Mais Neymar, on pleure après cette élimination du Brésil.
08:11Régis, est-ce que vous êtes triste de l'élimination du Brésil ce soir, Régis, ou pas ?
08:15Oh non, du tout.
08:16Pourquoi ?
08:17Non, du tout, mais je vais être un petit peu plus mesuré que...
08:21Mais ça va faire du bien un peu, les deux excités, là.
08:23Non, non, non.
08:24Moi, je n'étais pas de l'élimination du Brésil, je t'ai mesuré.
08:26Non, mais en étant objectif, par rapport à la lecture du match.
08:30Je ne veux pas revenir sur tout ce qui a été dit.
08:31La Norvège mérite amplement de sa qualification par rapport à ce qu'ils ont produit.
08:35Moi, j'ai été surpris.
08:35Alors, est-ce que c'est voulu de la part du Brésil qu'ils ont pratiquement laissé le ballon à
08:39la Norvège en termes de possession ?
08:41C'est-à-dire que c'est toujours la Norvège qui a eu le ballon.
08:44Est-ce que c'était un choix tactique de Ancelotti ?
08:47Après, il y a un fait de match qui a été important à 0-0.
08:49Le pénalty raté.
08:50Il y a le pénalty raté.
08:51Et puis, il y a le duel de tête à tête.
08:54Hendrik, quand il arrive.
08:55Si le Brésil mène 1-0, le match est peut-être aussi un peu différent.
08:59Ça s'est joué sur des...
09:00Il n'a pas vu Dave, celle-là.
09:01Il était...
09:02Oui, mais Odegaard aussi, là, face à face, on n'en parle pas, les gars.
09:05Vous ne regardez que le Brésil.
09:07C'est parce que vous êtes trop passionné par le Brésil.
09:08C'est votre problème, à tous.
09:10Non, mais moi, je suis passionné par...
09:12Non, non, mais moi, j'étais passionné par le match.
09:14Moi aussi.
09:14Et moi, j'ai été surpris, agrément surpris de la qualité de ce qu'ils ont proposé à la Norvège.
09:19Ah, mais la Norvège, on ne sert pas leur qualité.
09:21Ils construisent leur tournoi.
09:23Contre la France, il a fait tourner plus de 50% de son équipe.
09:27Il y avait une projection un petit peu plus loin dans la compétition.
09:31Et puis, le sélectionnaire, ça lui donne raison.
09:32Parce qu'aujourd'hui, ils ont fait les choix à la mi-temps.
09:35Il a sorti les deux joueurs extérieurs qui ont amené un peu de diversité.
09:38Ils ont été bons, les intrants.
09:39Ils ont été très bons.
09:40Très, très bons.
09:42Et Michel Vérou, il a tout changé.
09:43Mais c'est ça qui est fort, c'est qu'ils ne sont pas que 11, en fait.
09:46Ils sont vraiment...
09:46Ils ont un banc, quoi.
09:47Et qu'on soit triste.
09:49Pour quelle raison qu'on soit triste ?
09:49Les meilleurs ont gagné, en fait.
09:51MS, il veut concentrer.
09:51Alors, attendez, mais le football, c'est aussi des émotions, Régis.
09:55Excusez-moi d'être triste parce que le Brésil est téléminé.
09:58Non, mais ce n'est pas une émotion que la Norvège...
09:59Ah si, je suis très heureux pour...
10:01Et que Allende est marquée de...
10:02Ah non, mais la Norvège avec Allende, c'est une super histoire.
10:04Mais Mets, il faut voir que la Norvège n'a jamais perdu contre le Brésil, j'ai cru entendre.
10:06Oui, c'est le cinquième match.
10:08C'est le cinquième match.
10:10Au total, non, non, au total.
10:11Trois victoires de deux victoires.
10:14Mais Mets, par rapport à l'émotion que...
10:17Ah bah oui, quand même, le Brésil est sorti du monde, ça fait quelque chose.
10:19Non, mais pour moi, la tristesse, ce n'est pas que le Brésil soit éliminé, c'est que le Brésil
10:22soit dans cet état-là.
10:23Aussi.
10:24Non, mais c'est ça.
10:25Parce qu'en fait, ce que ça révèle, ce tournoi, ils sortent ce soir, ils auraient pu sortir plus tôt,
10:29ou autour d'après, admettons.
10:31Mais personne ne les a vus, de toute façon, gagner ce tournoi.
10:35Et depuis le début, on se dit, mais ils n'ont quasiment pas de joueurs.
10:38Ils n'ont aucune créativité.
10:39T'en es à prier pour que Neymar puisse faire une demi-heure.
10:41Si tu te retrouves dans cette situation-là, c'est-à-dire, sortis de Vinicius, ils n'ont quand même
10:45pas grand-chose à proposer.
10:46Dave, on va tenter de joindre Eric Frosio.
10:49Il est en direct avec nous et on espère que la connexion sera bonne jusqu'au bout.
10:53Eric, la sensation, 213 millions d'habitants au Brésil, c'est 213 millions de personnes qui doivent être dévastées ce
11:00soir après cette élimination.
11:01Quel est le sentiment qui domine au Brésil, Eric ?
11:044 millions, on a à Norvège.
11:08Écoutez, sans surprise, grosse déception, grosse frustration, beaucoup de tristesse.
11:14Ce n'est pas non plus la surprise du siècle.
11:16Les Brésiliens, ils sont de nature optimiste.
11:20Ils savaient que vous avez une équipe limitée, qui n'allait pas forcément avoir les atouts pour aller au bout.
11:27C'est une meilleure connexion, Eric.
11:31Eric, pardon, on vient vous voir dans quelques instants, mais on va tenter une meilleure connexion dans quelques instants parce
11:35qu'on ne vous entend pas très bien.
11:37Il n'y a rien qui marche, effectivement, au Brésil.
11:40Timothée ?
11:41Une des rares choses qu'on a entendues, c'est que ce n'était pas non plus la surprise du
11:43siècle.
11:44Je pense que les Brésiliens avaient conscience que cette année, ils n'avaient pas une équipe incroyable.
11:48Moi, je suis plutôt de l'avis de Johan dans le sens où j'ai trouvé que le match était
11:52globalement équilibré.
11:53On parlait à la mi-temps d'un match de boxe, ça a continué en deuxième période.
11:56Il y a eu des crochets, ils se sont répondus les uns les autres.
11:59Sauf qu'il y avait deux excellents gardiens, Nuland en état de grâce, Nuland.
12:05Le gardien remplaçant de Séville.
12:07Alisson a fait un bon match parce qu'il a sorti quelques...
12:10Mais ce qui fait la différence, c'est que d'un côté, tu as des attaquants qui sont...
12:16Je ne vais pas dire médiocres, mais lambda, en fait, côté brésilien.
12:20Je mets Vinicius à part, honnêtement, c'est un joueur.
12:22Et de l'autre côté, il y a Alain qui fait toute la différence.
12:27Et en fait, ce qui est surprenant et ce qui est frappant, c'est de se dire, c'est qu
12:31'encore une fois, on revient à l'imaginaire collectif qu'on a du Brésil.
12:34Les bons attaquants, normalement, ils jouent en jaune, pas en rouge et en jaune.
12:36Et si je peux juste dire un truc, justement, sur Vinicius et Alain, il y a eu deux moments assez
12:40marquants.
12:40Un moment où Alain, il est dos au but, il joue en une touche et il joue très collectif, en
12:46fait.
12:46Il ne touche pas beaucoup de ballons, mais souvent, il est lâche en une touche.
12:48Et un autre moment où on est à la fin du match, Vinicius, il a la balle au pied, il
12:53a ne marqué, démarqué juste derrière lui.
12:54Il peut lui faire la passe, il garde le ballon, il va dans l'axe et là, il perd le
12:58ballon.
12:58Il y a une occasion norvégienne.
13:00Et en fait, je trouve que ça, ça illustre aussi le type de jeu un peu caricatural parfois des attaquants
13:06brésiliens.
13:06qui pensent que ce qu'on attend d'eux, c'est toujours de garder le ballon, faire des dribbles, etc.
13:10Alors que ce n'est pas toujours ce que le jeu attend et que finalement, ça ne marche pas quand
13:13c'est caricatural.
13:14Non, mais parce que depuis le début du tournoi, Vinicius, globalement, il fait beaucoup avec très peu.
13:20C'est-à-dire que le match contre le Maroc, ils se font marcher dessus.
13:25Et c'est lui qui, sur une prise d'initiative individuelle, te sort l'égalisation, etc.
13:31Et en fait, ils ont beaucoup vécu dessus, globalement, sur des coups, sur des trucs.
13:35C'est pour ça, moi, je ne le reproche pas d'avoir tenté.
13:37Moi, je trouve que le collectif norvégien a été incroyable.
13:39Ils ont pris le dessus dans le cœur du jeu.
13:43Il y a une idée de jeu.
13:4566% de position sur l'ensemble du match.
13:48À la fin de la première mi-temps, ils étaient à 73%.
13:51Moi, ce qui m'a choqué, c'est ça, c'est que le Brésil, ils ont laissé le ballon au
13:54Norvégien.
13:54Ils avaient deux fois plus de passes.
13:56Avec zéro pressing.
13:57Il n'y avait aucun pressing.
13:59Ils ont pris leur temps.
14:00Les buts sont amenés, sont construits.
14:02Un centre avec les qualités des uns et des autres.
14:05Mais si on t'avait dit un jour que la Norvège aurait deux fois plus de passes réussies que le
14:09Brésil…
14:10C'est pour ça qu'on est un peu sidéré, entre guillemets.
14:13C'est à la fois l'élimination du Brésil et l'élimination avec ce niveau-là, entre guillemets, du Brésil.
14:19Vous savez que ce n'était pas un grand Brésil.
14:21Mais quand on est face à la réalité, c'est vrai que ça fait un petit peu bizarre.
14:24On voit la détresse de Neymar, qui, on le rappelle, est entrée à la 68e minute.
14:29On peut y aller tout de suite, d'ailleurs, sur Neymar.
14:31Pierre, vous avez commencé en disant que votre regret, c'est qu'il n'ait pas joué plus.
14:35Mais bon, il rentre quand même à la 68e minute, il y avait 0-0 à ce moment-là.
14:38Oui, complètement.
14:40Mais le regret, tu l'as une fois que tu as vu ces 20 minutes-là.
14:43Mais avant, tu ne sais pas à quoi t'attendre.
14:44Tu comprends aussi peut-être les choix d'Ancelotti avant de voir ces 20 minutes.
14:48Mais par contre, à partir du moment où il rentre et où à chaque fois qu'il joue,
14:52à chaque fois qu'il touche la balle, tu sens un souffle, tu sens un truc, tu sens un frisson,
14:56tu sens que quelque chose est possible.
14:57Tu te dis, voilà, même si peut-être il ne pouvait pas jouer plus,
15:00ça reste une énorme frustration de ne pas l'avoir vu plus.
15:02C'est vraiment la star qui n'est pas au rendez-vous sur ce mondial.
15:05Et en fait, c'est la seule.
15:06Le regret, c'est qu'il arrive au mondial dans cet état.
15:10C'est-à-dire que sa saison a été compliquée de bout en bout, sur le terrain, en dehors,
15:14les blessures, peut-être même un manque de préparation.
15:17Finalement, il est pris presque au buzzer, parce que tout le monde attendait ça.
15:21Mais franchement, ça s'est fait au dernier moment.
15:23Et il se re-blesse tout de suite.
15:24C'est-à-dire que même ce temps de préparation, dès qu'on vient 15 jours, 3 semaines,
15:27dont il aurait pu bénéficier à partir du moment où il y a sa sélection,
15:30s'est plombé par cette blessure au mollet.
15:34C'est-à-dire qu'il arrive avec toute cette art physique,
15:36et on en était là à se dire, tiens, s'il peut jouer 10 minutes, tout ça.
15:38Et en fait, ce n'est pas viable au plus haut niveau.
15:40En fait, le regret est là.
15:42Dans cette Coupe du Monde, qui est une sorte de last dance avec Messi qui est là,
15:47Cristiano, Modric, etc.
15:49Un peu les légendes.
15:50Neymar, en plus, il n'a même pas pu vraiment poser un pied sur le terrain.
15:53Donc, c'est triste.
15:55Est-ce que son entrée vous donne des regrets de ne pas l'avoir utilisé plus aujourd'hui ?
16:00Oui, ça nous a fait, quand il a tiré le pénalty, on était tous curieux
16:03comment il avait frappé son pénalty, parce qu'il y avait de toute façon particulière
16:07de les frapper.
16:08Après, ces types de joueurs, à un moment, on s'est dit, il va rentrer, il va faire le truc.
16:12Une situation arrêtée, une passe...
16:14D'ailleurs, il aurait pu très bien marquer sur le but de sa légalisation,
16:18quand Casimero rentre dans la surface, il fait un centre fort dans les cimètres.
16:22C'est un zéro, là.
16:23Il est à 35 cm du ballon.
16:25C'est une légalisation sur la situation.
16:27Il doit lui mettre un ballon au sol, il lui a mis une bombe qui était injouable.
16:31Et s'il légalise là-dessus, ça aurait été Neymar qui était au bon endroit, au bon moment.
16:35Après, les artistes et ses grands joueurs, c'est toujours regrettable de les voir partir,
16:40parce que ça reste des joueurs fabuleux.
16:42Après, sur Neymar, il y a de l'émotion, il y aura son histoire contrariée, finalement,
16:45avec la Coupe du Monde, d'une certaine manière.
16:48Mais moi, déjà, je pense que Carlo Ancelotti, s'il le fait rentrer qu'à ce moment-là,
16:54c'est qu'il sait qu'il n'a pas plus dans les jambes.
16:57Et puis, il y a une action, pour moi, qui a été très révélatrice de Neymar,
17:01c'est qu'à un moment, il part sur le côté gauche, il fait un premier crochet devant Allende,
17:04on dit « Waouh ! »
17:05Et là, on dit « Ah, c'est Neymar ! »
17:07Et par contre, le deuxième, il s'affaisse et il s'effondre, parce que ce n'est plus Neymar.
17:11Ce n'est plus le Neymar vire-voltant qu'on a connu.
17:14Évidemment, tu remontes 7-8 ans en arrière, tu aurais fait le deuxième, le troisième,
17:18il serait marqué le but, probablement.
17:20Et en fait, c'est un peu triste, parce que c'est la...
17:23Enfin voilà, comme tu le disais, c'est The Last Dance et puis on le reverra plus.
17:25Mais ce n'est pas ce qu'il faut quand même pour ce Brésil, on l'a dit,
17:29depuis 2002, ils n'ont atteint qu'une fois les demi-finales.
17:32Vous allez dire qu'ils méritent...
17:33C'est mieux pour eux d'être sortis comme ça, pour les bouger un peu ?
17:36Pour se remettre en question.
17:37Parfois, tu te maquilles derrière des défaites un peu injustes,
17:41comme celle contre la Belgique.
17:42Enfin, injustes.
17:43Cruelles, en tout cas, contre la Belgique.
17:46Limite injustes, parce qu'ils avaient archi-dominé la Croatie en 2022
17:50et ils sortent au tir au but, alors que c'est pour eux normalement.
17:53Et tu vois, il y avait un truc de « On ne passe pas loin à chaque fois, on n
17:56'est pas dernier ».
17:57La réalité, c'est qu'en fait, petit à petit, ils se déclassent.
18:00Petit à petit, il y a un écart qui se fait avec les meilleures nations.
18:03France, Espagne, Argentine, par exemple.
18:05Mais je pense même avec l'Angleterre, il commence à y avoir déjà un gros creux.
18:09Et en fait, parfois, il te faut, un petit peu comme a eu l'Allemagne,
18:11alors je ne sais pas s'ils auront les mêmes capacités de réaction,
18:13mais comme l'Allemagne a eu, à la fin des années 90,
18:15quand leur football n'était plus opérant,
18:17et ils ont dû faire une vraie refonte de leur système.
18:20Et le Brésil, il doit repenser son système,
18:22parce qu'aujourd'hui, il est loin, alors que pourtant, c'est un pays de combien ?
18:25On a 200 millions de personnes.
18:26213 millions de...
18:27Ils jouent toujours autant au foot.
18:27Qu'est-ce qui fait qu'ils n'arrêtent plus à produire de champions ?
18:30Il y a peut-être un problème dans l'information,
18:32il y a peut-être un problème dans la détection,
18:33je n'en sais rien, mais il y a des trucs à revoir.
18:35Pour revenir à Neymar, dont on parlait,
18:39finalement, son histoire avec la sélection,
18:40elle est assez contrariée,
18:42parce qu'il a gagné les Jeux, les Jeux Olympiques, et c'est tout.
18:46C'est tout.
18:47Parce que la Copa Américain qui gagne, c'est sans lui.
18:49C'est sans lui, voilà.
18:50Donc c'est quand même...
18:51C'est une triste histoire.
18:52C'est quand même très étonnant de voir un joueur
18:55qui a porté sur ses épaules tellement d'espoir,
18:58tellement d'attente, pendant tellement d'années,
18:59parce que ça fait quand même un moment,
19:00il est sorti particulièrement jeune.
19:02Et il a souvent été bon avec la sélection.
19:03Il y a toujours cette histoire de blessure, de trucs.
19:05Il n'aura finalement rien gagné.
19:07Il y a quand même des stats, on n'en a pas trop parlé,
19:09ils ont quand même frappé 14 fois.
19:11Oui.
19:12Ils ont plus tiré que la Norvège,
19:14ils ont moins tiré plus de duels.
19:16Vraiment, les stats, je ne les tâche pas trop, mais...
19:19Il y a une stat, Régis, qui est frappante pour le Brésil.
19:2434% de possessions, vous êtes d'accord aujourd'hui,
19:2734%, eh bien, c'est la première fois
19:30qu'ils ont si peu de possessions depuis 1966,
19:33sur un match de Coupe du Monde.
19:35Sur un match de Coupe du Monde,
19:36c'est la première fois que le Brésil a si peu de possessions
19:41depuis 1966.
19:42C'est un parti pris d'Ancelotti
19:43qui, pour le coup, sait très bien faire ça,
19:45organiser des équipes avec peu de possessions,
19:47en laissant largement, une fois son Réal
19:50avait mis une raclée au Barrienne de Guardiola
19:52avec 30% de possessions, il leur a mis 4-0.
19:54Parce qu'il sait très bien à un moment conserver
19:57et puis jaillir.
19:58Le truc, c'est que là, il manque de talent devant.
19:59Quand Hendrick est rentré, quand même,
20:01il y a eu des éclairs, on s'est dit,
20:03tiens, il va apporter un truc,
20:04il atteint deux énormes occasions, Hendrick.
20:06Il y en a eu qui a raté, l'autre qui a arrêté.
20:07Dans la presse brésilienne, à mon avis,
20:09il va passer un mauvais moment, Hendrick.
20:10Parce que l'occasion qu'il a...
20:11Le face-à-face sur l'ouverture d'unissus.
20:13À ce moment-là, Guimarèche...
20:14Oui, Guimarèche, c'est plus la femme
20:16qui sort de chez lui.
20:17C'est possible aussi.
20:18Rater un face-à-face, c'est des choses qui arrivent.
20:20Moi, ce qui me questionne, c'est, en fait,
20:22qu'est-ce que va faire Ancelotti maintenant ?
20:24C'est-à-dire qu'il est sous contrat du jour en 2030.
20:26Charles-Antoine, est-ce qu'il a démissionné
20:27ou pas encore ?
20:28Non, pas encore.
20:29Il devrait le garder.
20:31Mais ce serait une erreur de le gérer.
20:33J'ai imaginé qu'il y avait un projet
20:34sur le moyen terme, du coup.
20:36Et quand t'as fait le constat
20:38de cette génération-là,
20:39de l'absence de génie,
20:41finalement, un peu de créativité
20:43dans cette génération-là,
20:45comment tu reconstruis en 4 ans ?
20:47Est-ce qu'il y a des pépites
20:49qu'on n'a pas vues,
20:50qui ne sont pas sur nos radars
20:51et qui, dans 4 ans,
20:52vont venir régénérer cet effectif ?
20:54Parce qu'en fait, là,
20:55cet effectif-là, tu te dis,
20:57il n'y a pas grand monde à garder
20:59pendant 4 ans.
21:00Alors, Pia, je suis déçu
21:01parce que vous n'avez pas dit
21:02que vous étiez triste pour Marquinhos encore.
21:03Parce que je ne suis pas non plus
21:06complètement au premier degré tout le temps.
21:08Je suis quand même déçue.
21:09Mais Marquinhos,
21:10il est double champion de l'Europe.
21:10Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
21:12Mais Saoud, voilà, quoi.
21:13Je me taquine
21:14parce que première déclaration
21:15de Marquinhos avec vous,
21:16Charles-Antoine.
21:18Marquinhos s'est exprimé.
21:19Juste après ce match,
21:19je voulais me présenter
21:20mes excuses au peuple brésilien.
21:22Tous ceux qui sont venus ici
21:23ont été témoins de cela.
21:25Je demande à la population
21:26de soutenir la prochaine génération
21:28à partir de maintenant.
21:29Ils ont 4 ans
21:30pour faire leur preuve.
21:31C'est une belle déclaration quand même.
21:33Il ne fera pas partie
21:36de cette génération-là.
21:37Il va directement
21:38sur la prochaine génération.
21:40Moi, je trouve ça beau.
21:41le noble
21:41comme déclaration à ce moment-là.
21:43Pourquoi présenter ses excuses ?
21:44Parce que c'est un pays de football,
21:46Pierre,
21:46et que le Brésil,
21:47là, vous avez des...
21:48Encore une fois,
21:49on caricature un petit peu,
21:50mais il y a 213 millions d'habitants.
21:52Combien de millions
21:53sont complètement dévastés aujourd'hui ?
21:55Oui, mais...
21:55Même s'ils savaient
21:56que leur équipe était moins bien.
21:57C'est ça, mais ils ne commettent pas
21:58une faute professionnelle
21:59en perdant ce soir.
21:59Ils perdent contre une équipe
22:00qui pouvait les sortir.
22:01En fait, le truc,
22:02c'est qu'à chaque fois
22:03qu'ils font des excuses,
22:04qu'ils pleurent,
22:05qu'ils sont machins et tout,
22:05ils mettent encore plus d'affectifs
22:07dans la relation du peuple
22:09avec l'équipe.
22:09Et en fait,
22:10là, maintenant,
22:10les Brésilens,
22:11ils ont juste besoin
22:11de reconstruire.
22:12Donc, tranquille,
22:13là, vous vous êtes éliminés.
22:15Tu vois ce que je veux dire,
22:16le côté tout le temps, pardon...
22:17T'as raison,
22:18mais j'aurais voulu avoir
22:18l'éclairage d'Éric.
22:20Je ne sais pas
22:20si on arrivera à l'avoir.
22:22Parce que je pense
22:23qu'il y a quelque chose
22:23de culturel.
22:24Tu vois, tu parles de larmes,
22:26tu parles d'excuses.
22:27Et c'est vrai qu'à chaque fois,
22:27il y a quelque chose
22:28de mélodramatique.
22:29Les larmes, ça me choque moins.
22:30On est là dans les éliminations.
22:32Mais peut-être que c'est culturel.
22:34Peut-être que c'est pour ça
22:34que nous, on ne le comprend pas.
22:35Oui, oui.
22:36Ça ne me choque pas qu'ils pleurent.
22:37Ceci dit, c'est de plus en plus répandu,
22:38j'ai l'impression.
22:39Dès qu'il y a une grosse défaite,
22:40je ne parle pas que des Brésiliens d'ailleurs.
22:41Mais ce truc de
22:42je tiens à présenter mes excuses,
22:44machin, en toute l'équipe.
22:45Ils n'ont pas été ridicules.
22:46C'est un peu une figure imposée
22:49dès qu'on se fait sortir
22:50de présenter ses excuses.
22:51Bon, c'est du coup.
22:52Ils ont le droit de présenter
22:53leurs excuses.
22:54De quoi, pardon ?
22:54C'est bien de présenter ses excuses.
22:56C'est du sport, mais Saoud.
22:58Chaque perdant va présenter ses excuses.
22:58Il y a une équipe sur deux
22:59qui gagne.
23:00Il y a un grand d'excuses,
23:00si tu les excuses, mais Saouda,
23:02je vous le dis.
23:02Non, c'est pas ça.
23:03C'est un peu mal d'excusé.
23:03Ben oui, ils déçoivent des espoirs
23:05malgré tout.
23:05Même si la Norvège a fait
23:07une très belle équipe,
23:09ils déçoivent le pays.
23:10Si j'avais dû m'excuser
23:11à chaque fois que j'ai déçu les gens,
23:13vous n'auriez pas fini.
23:14Non, on y sera encore.
23:15On y sera encore.
23:17Je pense que tu as déçu Johan
23:18tout à l'heure.
23:18Oui, tout à l'heure.
23:19On va avancer.
23:20Non, il n'attend plus rien de lui.
23:22Je ne peux pas le décevoir
23:23parce qu'il n'attend rien de moi.
23:26Déjà, globalement.
23:27Non, mais il est déçu quand même.
23:29C'est dire.
23:30C'est vraiment tout.
23:31Est-ce qu'on assiste
23:32à l'officialisation
23:33du déclassement du Brésil ce soir ?
23:35Oui.
23:35Oui, clairement.
23:36C'est net parce qu'il est un peu annoncé,
23:37en fait.
23:38Ce n'est pas un coup de tonnerre.
23:40Je fais un peu la différence
23:41avec leur désillusion passée.
23:43Contre la Croatie,
23:44tout le monde les voyait passer.
23:45Je parle en 2022.
23:47Et tout le monde attendait
23:47ce rendez-vous face à l'Argentine
23:49en demi-finale.
23:49Contre la Belgique en 2018,
23:51tout le monde les imagine passer.
23:52Ils avaient fait un super premier tour.
23:53Huitième, pareil.
23:54Là, ils avaient gagné 3-0.
23:55Et tu t'attends
23:56à ce qu'ils passent, les Belges.
23:57Bon, ils se font accueillir
23:58un peu contre le cours du jeu,
24:00je trouve.
24:01Mais bref, bravo aux Belges.
24:02Mais tu vois,
24:02il y avait un peu ce côté
24:03un peu...
24:04Ils étaient attendus
24:05et ils étaient favoris.
24:07Et l'histoire,
24:08ce n'était pas bien goupillé.
24:09Là, ils ne sont pas attendus.
24:11En mars,
24:11quand tu les as vus
24:12contre les Bleus,
24:12tu te dis,
24:13waouh, c'est cette équipe-là
24:14qui va...
24:14Donc, en fait,
24:15il n'y a pas tellement de surprises.
24:17Moi, je trouve que là,
24:17on n'est pas sur un choc.
24:24Je ne les vois plus.
24:25Il n'y a plus ces pépites
24:26que tu vois sortir.
24:27Il n'y a pas que à travers
24:28les matchs du monde.
24:30Les matchs de la Copa,
24:31j'en ai vu quelques-uns.
24:33Parfois, ça a été
24:34des victoires à l'arrache.
24:35À l'arrache, oui.
24:35Sur des exploits individuels.
24:37Est-ce qu'ils doivent revoir
24:38toute leur politique ?
24:39Mais là, ça va demander
24:40beaucoup de travail.
24:41Oui, bien sûr.
24:42Mais je pense qu'ils ne vont pas
24:43faire l'économie
24:43de ce travail-là.
24:44Après, est-ce qu'on n'est pas aussi
24:45sur une ère
24:46où le Brésil a absorbé
24:48tout le côté tactique
24:50qui est venu un peu de l'Europe
24:54de ce côté hyper instinctif
24:55et justement hyper créatif ?
24:57Oui, bien sûr.
24:58C'est un peu moins
24:58qu'ils jouent en Europe.
24:59Mais tu vois,
25:00en fait, ça a mis longtemps
25:01avant d'infuser jusqu'au Brésil
25:02à ce point-là.
25:03Là, tu retrouves un Brésil
25:05qui ne ressemble pas
25:05à celui que nous,
25:06on a en tête
25:07qui, en fait,
25:08date d'il y a 20 ans.
25:09Le truc, c'est que
25:10sur ces 20 dernières années,
25:12plus ça va
25:12et moins le jeu est instinctif.
25:15Tu as l'impression
25:15qu'il y a un côté comme ça.
25:17J'y vois plus une affaire
25:18de génération
25:18que d'infusion tactique.
25:22Moi, je me souviens
25:22d'avoir une discussion
25:23avec Paolo César,
25:24celui qui a joué
25:25au Paris Saint-Germain
25:26et qui est coach
25:26aujourd'hui les féminines,
25:27où il me racontait
25:28qu'au Brésil,
25:29on avait commencé
25:29à lui parler tactique
25:30que quand il était arrivé
25:32chez les A,
25:33en équipe du Brésil.
25:34Et avant ça,
25:35personne ne lui avait
25:36jamais parlé tactique.
25:37Tu imagines la différence
25:38avec la génération d'aujourd'hui ?
25:39Ce n'est plus du tout
25:40comme ça aujourd'hui
25:41qu'on voit le foot.
25:42Et je trouve que
25:43dans leurs jeux,
25:44quelque part,
25:44ça se voit.
25:45C'est pour ça qu'on est
25:45tout le temps
25:45perpétuellement déçus par eux.
25:47C'est qu'on n'a plus
25:47ce côté tellement différent
25:49de ce que nous voyons en Europe.
25:49de plus en plus jeunes
25:50en Europe.
25:51Mais oui,
25:52ils arrivent à 17 ans,
25:5316 ans.
25:53Est-ce qu'il y a de grands joueurs
25:54qui arrivent en Europe
25:54sur les dernières années ?
25:57Le réservoir peut-être
25:58est moins important.
25:59surtout que la Belgique
26:01par exemple ait du mal
26:02parce qu'il y a moins
26:03de la population
26:05et la population
26:05est moins importante
26:06et tu as du mal,
26:06tu as une génération
26:07et de la maintenir
26:08pendant certaines années.
26:10Mais c'est très étonnant
26:11que ça vienne du Brésil
26:12qu'il y ait ce trou
26:13comme ça.
26:13Là par exemple,
26:14c'est étonnant
26:16qu'on retrouve Casemiro
26:17au milieu
26:17avec, tu vois,
26:19il finit le match en plus.
26:20Et il n'y a que trois changements.
26:22Incroyable,
26:22tu ne trouves pas
26:23parce que le foot a évolué,
26:24le foot a changé
26:25depuis 10 ans
26:26dans plein de domaines.
26:28Moi,
26:29je n'ai pas l'impression
26:29qu'ils ont pris le bon train
26:31sur l'évolution du foot,
26:33sur l'évolution
26:33de la réflexion tactique,
26:35sur l'évolution
26:35du développement du joueur.
26:37On parle de Casemiro
26:38qui était quand même
26:38en difficulté ce soir
26:39et se faisait éliminer
26:40facilement
26:41dans les 1 contre 1.
26:42Et je trouve
26:43qu'ils ne se sont pas
26:44le train
26:45n'est pas pris
26:45au bon moment.
26:47Ancelotti
26:48qui a même rappelé
26:48Fabinho
26:50qui avait pris
26:50sa retraite internationale.
26:52Si tu as une génération
26:54entre guillemets
26:55brésilienne
26:56avec vraiment
26:56des talents,
26:57des pépites
26:57qui sortent comme ça,
26:58je pense que Neymar
26:59n'est pas la Coupe du monde.
27:00Donc c'est de rappeler
27:02Neymar
27:02qui fait une saison
27:03en presque blanche.
27:04En tout cas,
27:05dans cette perspective,
27:05ce serait une erreur
27:06de lâcher Ancelotti
27:07à mon avis.
27:08On va en parler
27:08dans quelques instants.
27:10On va surveiller
27:12ce qui se dit
27:13avec vous Charles-Antoine
27:14et Eric Frosio
27:15qui nous fait parvenir
27:15les réactions également,
27:16les images depuis Rio.
27:17Le Brésil,
27:18évidemment que c'est
27:19plus encore
27:20que du simple football
27:21là-bas.
27:22Le Brésil éliminé
27:23dès les huitièmes de finale
27:24par la Norvège
27:25d'Erling Haaland.
27:26Sept buts pour Haaland
27:27comme Bappé et Messi.
27:28C'est du jamais vu
27:29en tête du classement
27:30des huit heures
27:30de la Coupe du monde.
27:31On en parle également
27:32juste après une courte pause.
27:33On vous donne
27:33les dernières nouvelles
27:34de l'équipe de France
27:35au lendemain de la qualification
27:36face au Paraguay.
27:36A tout de suite.
27:38Merci, on se croit.
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