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00:26Sous-titrage MFP.
00:56Mes amis,
01:10Mes amis,
01:36Mes amis,
01:36Mes amis,
02:03Mes amis,
02:04Mes amis,
02:05Mes amis,
02:06Mes amis,
02:20Mes amis,
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02:44Mes amis,
02:45Mes amis,
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02:53Mes amis,
02:55Mes amis,
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03:01Mes amis,
03:02Mes amis,
03:05Mes amis,
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03:36Mes amis,
03:43Mes amis,
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03:58Mes amis,
04:03Mes amis,
04:04Mes amis,
04:06Mes amis,
04:08Mes amis,
04:15Mes amis,
04:17Mes amis,
04:59Mes amis,
05:00Mes amis,
05:00Mes amis,
05:14Mes amis,
05:21Mes amis,
05:23Mes amis,
05:24Jeux,
05:24Mes amis,
05:34Mes amis,
05:36Mes amis,
05:37Mes amis,
05:38Mes amis,
05:38Mes amis,
05:38Mes amis,
05:38Mes amis,
05:40Mes amis,
05:51Mes amis,
05:52Réunion particulière pour les Polynésiens qui sont venus jusqu'ici aujourd'hui.
06:01Avec les très nombreux maires qui sont présents ici, que je veux féliciter, que je salue en tant que collègues
06:08pour leur réélection.
06:10Mes amis, vous pouvez applaudir les maires de France.
06:19Avec vous tous qui venez des quatre coins de France, d'où que vous veniez, c'est un bonheur de
06:27vous voir ici.
06:27Et avec un petit mot particulier, vous le comprendrez bien, pour les Normands qui doivent être quelques-uns dans cette
06:32salle.
06:54Ce qui va se jouer dans cette campagne, ce n'est pas seulement le choix d'un président, c'est
07:06le choix d'un cap.
07:08C'est le choix d'une foi dans la France, d'une confiance avec les Français.
07:13Au-delà de vous, je voudrais m'adresser à tous les Français, mais leur dire que les méthodes d'évitement,
07:21qui ont tant de fois contourné les problèmes plutôt que de s'y attaquer, ne marcheront pas plus demain qu
07:27'elles n'ont fonctionné hier.
07:29La colère ne suffit pas pour gouverner un pays.
07:33Je crois, pour ma part, à une autre voie.
07:37La vérité, la lucidité, le travail, l'effort, la liberté, la confiance.
07:46Une voie exigeante, une voie française, une voie qui ne promet pas tout, mais qui s'engage à faire ce
07:52qui compte.
07:54Cette campagne, elle se lance.
07:56Alors, je vais commencer par ce qu'il y a de moins intéressant.
08:00Je vais vous parler de moi.
08:02Je ne vais pas exhiber ma vie privée ou ma vie familiale, ce n'est pas le genre de la
08:05maison.
08:08Et je pense qu'un responsable politique est beaucoup plus ce qu'il est que ce qu'il prétend être
08:13sur les réseaux sociaux.
08:21Mais je sollicite la confiance des Français, et ils ont le droit de savoir qui je suis et ce qu
08:28'ils me constituent.
08:31Je crois que c'est Saint-Exupéry qui disait qu'on est de son enfance comme on est d'un
08:34pays.
08:35Moi, je suis normand, né à Rouen.
08:39Né à Rouen en 1970, mes parents étaient professeurs de français.
08:44Je suis un fils de la classe moyenne.
08:47Mon arrière-grand-père, Louis-Philippe, je vous jure que c'est vrai.
08:51Mon arrière-grand-père, Louis-Philippe, était docker, à vrai.
08:55C'était CGT, communiste et fier de l'être.
09:07Et mon grand-père, son fils, Charles-Philippe, a commencé sa vie professionnelle en travaillant sur les docks,
09:14jusque ce que la tuberculose lui interdise d'exercer une activité incroyablement physique.
09:18Comme il ne pouvait plus être docker, il a été commis, chauffeur, coursier, puis classeur de coton.
09:28Mon père, Patrick, a été le premier Philippe à décrocher son bac.
09:34Dans ma famille paternelle, on a connu la grandeur du Havre, sa destruction complète, sa reconstruction lente,
09:43le travail sur le port, la promotion sociale.
09:47Ma mère, elle est dans la salle, je l'embrasse tendrement.
10:05Ma mère, donc, vient d'une famille du Nord, des Flandres françaises,
10:13de l'île, de ce Nord que j'aime tant, où on aime le travail bien fait et la bière
10:19bien fraîche,
10:20de ce Nord où on fait les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.
10:26Mes deux parents étaient professeurs de français.
10:29On n'était pas riches, mais on n'était pas pauvres non plus.
10:31J'ai grandi dans un HLM des Hauts-de-Rouen, j'ai appris à l'école publique et au conservatoire,
10:36j'ai joué au club de foot de la Grand-Marre, où a été prise la première photo de moi
10:41qui est parue dans la presse locale à 9 ans.
10:43Cette photo n'a aucun intérêt, personne ne la trouvera jamais.
10:47Je n'ai manqué, enfant, de rien.
10:50C'est une chance immense.
10:51Mieux encore, j'ai grandi dans une famille dans laquelle je savais que j'étais aimé, absolument, et quoi qu
11:00'il arrive.
11:01Ça n'était pas toujours exubérant, peut-être assez pudique chez les Philippes,
11:04mais c'était la plus belle chose que des parents puissent transmettre à leurs enfants.
11:08L'assurance d'être aimé et accompagné.
11:12Comme pour des milliers et des millions...
11:23Comme pour des millions d'enfants de la classe moyenne,
11:28la seule manière, ou en tout cas la manière la plus évidente de progresser,
11:31c'était de travailler à l'école.
11:33Je voulais progresser, donc j'ai travaillé et j'ai travaillé dur.
11:37Mais j'ai eu de la chance.
11:38D'abord parce qu'on aimait les livres à la maison,
11:40et que les livres ont été ma première patrie.
11:43Les romans, les livres d'histoire, les bandes dessinées, tous les livres.
11:46Tous les livres étaient bons à lire.
11:48Et il ne fallait pas choisir, il fallait les lire le plus possible.
11:51Et grandir avec les livres.
11:53Ensuite, j'ai eu de la chance parce que j'ai eu d'excellents professeurs.
11:56Mes parents d'abord, puis des professeurs qui ont cru en moi,
12:00qui m'ont poussé, qui m'ont parfois bousculé,
12:03qui ne m'ont jamais lâché.
12:05Si je me trouve aujourd'hui devant vous, c'est grâce à eux.
12:10C'est grâce à M. Pinguet, en CM2,
12:13qui portait, quoi qu'il arrive, à la fin des années 70,
12:17un costume, trois pièces, qui était sévère, exigeant,
12:20et en même temps incroyablement humain.
12:22C'est grâce à M. Prier au collège, professeur d'histoire extraordinaire,
12:26qui lui aussi m'a appris qu'on pouvait être sérieux sans se prendre au sérieux.
12:29C'est grâce à M. Cabanel et Lardic,
12:32deux professeurs d'histoire et de philosophie exceptionnels que j'ai eus en terminale.
12:35Les premiers de cordée, mes amis,
12:37les premiers de cordée, c'était eux.
12:39Les premiers de cordée, c'était eux.
12:43Ces professeurs de lettres,
12:46de musique,
12:47de sport,
12:49de maths, de science, d'histoire,
12:51grâce à qui le fils de deux profs de la banlieue rouennaise
12:54a réussi ses examens et ses concours,
12:56pas toujours de la première fois,
12:58parfois tout juste,
13:00mais grâce à qui je suis devenu fonctionnaire,
13:02magistrat au Conseil d'État,
13:04puis avocat, puis maire,
13:06puis Premier ministre, Premier ministre de droite,
13:08en plus, enfin ça, ils n'y sont pour rien.
13:21En trois générations, ma famille est passée des docks du Havre au Perron de Matignon.
13:25C'est pour moi un immense honneur,
13:27c'est pour mes parents un immense honneur,
13:29et c'est pour mes professeurs un immense honneur.
13:31Et ce que je vous dis ici,
13:32ce n'est pas une réussite personnelle,
13:35c'est une réussite collective,
13:37celle de l'école publique,
13:38à qui je dois tout.
13:48A qui je dois tout.
13:51Et dans la France des années 80,
13:53elle marchait encore.
13:54Tout n'était pas rose à l'époque, si j'ose dire.
13:57La crise était là,
13:59l'inflation était forte,
14:01la désindustrialisation commençait à se faire sentir,
14:04mais mes parents avaient une conviction,
14:05pour autant qu'ils travaillent dur à l'école
14:07et qu'ils marchent droit,
14:08leurs enfants auraient un meilleur avenir.
14:10Cette conviction,
14:12cette confiance,
14:16cet attachement des Français à leur école,
14:18elle a été au cœur de la République pendant un siècle,
14:21de 1880 à 1980.
14:24Un siècle de destin républicain,
14:26de savants,
14:28d'ingénieurs issus du monde paysan,
14:30d'écrivains et d'entrepreneurs,
14:32fils de femmes de ménage ou de veuves de guerre,
14:35de présidents,
14:36de généraux,
14:36d'académiciens,
14:37d'industriels,
14:38venus des quatre coins du pays
14:39et parfois des quatre coins du monde.
14:41C'est la France de Péguy,
14:42la France de Camus,
14:43la France de Zola,
14:44la France de Félix Éboué,
14:45c'est la France de Marie Curie.
14:55C'est la France de Suzanne Lacor,
14:58fille d'un charpentier corésien,
14:59institutrice
15:00et une des trois premières femmes
15:02à être ministre dans le gouvernement de Léon Blum.
15:10C'est la France de Lucie Samuel,
15:12future Lucie Aubrac,
15:13fille d'un jardinier gérant de bistrot,
15:16agrégée d'histoire,
15:17résistante,
15:17femme de lettres
15:18et grande officière de la Légion d'honneur.
15:26C'est la France de Claudie Aignuret plus récemment
15:29qui a commencé sa scolarité au Creusot
15:31à l'université de Dijon
15:32avant de devenir une scientifique brillante
15:34et la première femme française dans l'espace.
15:44Cette confiance
15:45qu'a fait la force de la République,
15:48elle est aujourd'hui érodée,
15:51corrodée,
15:53affadie
15:53et remise en cause.
15:56Et c'est à nous
15:57qu'il appartient de la reconstruire
15:58avec détermination
16:00et sans trembler.
16:01C'est la condition pour la République
16:03de sa survie
16:04et de son développement.
16:15La deuxième chose qui me constitue,
16:17c'est que je suis père de trois enfants.
16:20Anatole,
16:21Léonard et Sarah,
16:2223,
16:2221 et presque 16 ans,
16:24je les aime
16:25et je ne prétends absolument pas être objectif
16:28quand je parle d'eux.
16:30Ils doivent sourire en m'entendant.
16:32Je suis un père trop peu présent
16:33et assez loin d'être parfait.
16:36Je dis qu'ils doivent sourire en m'entendant,
16:38mais ils ne sont pas là.
16:41Ils me souhaitent de réussir, je crois.
16:43Et je crois que j'aurais eu du mal
16:44à faire ce que j'ai pu faire
16:45sans leur soutien
16:46et sans celui de leur mère,
16:48Edith,
16:48qui est allôé quelque part dans cette salle.
17:01Mais nous avons décidé
17:04de ne jamais les exposer
17:05et ils se tiennent éloignés
17:07de l'arène politique.
17:08Vous ne me verrez pas poser
17:09dans Paris Match avec eux.
17:11Ce sont de jeunes adultes.
17:12Ils ont leur vie
17:13et je respecte leurs soucis
17:16de discrétion
17:17comme j'espère que tout le monde
17:19dans cette campagne
17:20le respectera.
17:23Trois enfants, donc.
17:25Charles Péguy disait que
17:27les pères de famille
17:28étaient les derniers aventuriers
17:30du monde moderne.
17:31Parce que les pères,
17:33dès qu'ils sont pères,
17:34cessent de se faire de la bile pour eux
17:36et commencent à s'en faire
17:37pour leurs enfants.
17:38Il aurait dû dire,
17:39le bon Charles Péguy,
17:40que les plus grands héros
17:42de l'histoire du monde
17:43étaient les mères de famille.
17:51parce que
17:54quand je vois celles
17:55qui autour de moi,
17:56ma mère,
17:57ma femme,
17:58ma soeur,
17:59mes amis,
18:00conjuguent
18:00activité professionnelle,
18:02vie personnelle,
18:03obligations familiales,
18:04je suis admiratif.
18:06Et pas seulement admiratif,
18:08reconnaissant.
18:09Et pas seulement reconnaissant,
18:12convaincu
18:12que notre société
18:14se portera mieux
18:15lorsque les femmes
18:16auront toujours plus
18:16les moyens de leur liberté,
18:18toujours plus
18:19d'autorité
18:20dans les décisions collectives.
18:32Aujourd'hui,
18:49toujours plus d'autorité
18:50dans les décisions collectives, toujours plus d'opportunités
18:54de briller dans le monde scientifique, industriel,
18:57entrepreneurial, politique.
18:59Je suis pané avec cette conviction.
19:01Elle m'est plutôt venue sur le tard.
19:03Mais j'ai la voix du convertier.
19:05Sur ce sujet, je ne lâcherai rien dans ce combat
19:09que je vous propose de mener tous ensemble.
19:34Père ou mère, l'inquiétude, l'intranquillité,
19:41c'est la marque des parents.
19:44Études, vie sentimentale, risques liés aux mauvaises rencontres,
19:49aux addictions, difficultés d'orientation,
19:52difficultés d'insertion professionnelle.
19:54Être parent, c'est être inquiet.
19:58Je ne suis pas un inquiet de nature.
20:00Et j'ai confiance en mes enfants.
20:02Mais je sais ce que nous pensons tous
20:03quand nous nous projetons et que nous essayons de deviner
20:07quel sera le devenir de nos enfants,
20:10à 5 ans, à 10 ans, au-delà.
20:13Quel métier vont-ils exercer avec l'intelligence artificielle
20:17qui arrive, qui est là et qui s'immisce ?
20:19C'est un fait dans tous les domaines de la production,
20:23de la réflexion, des échanges.
20:25C'est merveilleux, la technologie.
20:27Mais qu'est-ce que cette révolution va impliquer pour nos enfants ?
20:30Dans quel état vont-ils trouver la planète sur laquelle ils vivent ?
20:34Comment vivront-ils si l'été 2026
20:36est effectivement le plus frais des 50 prochaines années ?
20:40Dans quel environnement vont-ils élever leurs propres enfants ?
20:44Quels premiers logements vont-ils acheter ou louer ?
20:47Auront-ils les moyens d'en acheter un ?
20:49C'est pas bien parti.
20:52Auront-ils l'envie, les moyens d'accueillir eux-mêmes des enfants ?
20:56Vont-ils vivre en paix et en sécurité ?
20:59Et comme des millions de parents,
21:01je m'interroge sur la manière dont notre société traite ces enfants,
21:05dont elle les protège,
21:07dont elle les prépare,
21:10dont elle leur accorde ou non la priorité.
21:13Et ce que je vois me consterne souvent
21:17et me révolte encore plus.
21:19Parce que chaque fois qu'il faut choisir,
21:22nous sacrifions l'avenir.
21:23À chaque fois.
21:24La dette est abyssale.
21:29La dette est abyssale.
21:32Abyssale.
21:33Pas si grave, nous disent Marine Le Pen, Olivier Faure ou Jean-Luc Mélenchon.
21:37On la financera très bien, elle ne coûte pas si cher.
21:39Nos enfants la rembourseront d'ailleurs.
21:40Faut-il vraiment la rembourser ?
21:42On ne veut pas réformer pour réduire la dépense publique ?
21:45Alors on coupe dans les dépenses d'avenir.
21:47Apprentissage, insertion des jeunes,
21:49recherche, innovation, environnement.
21:52Notre école décline.
21:57Notre école décline.
21:59Plus personne ne le nie.
22:00Mais personne n'avance,
22:02si ce n'est pour proposer des gadgets.
22:03Et personne ne voit que d'autres pays
22:06confrontés à des défis au moins aussi considérables
22:08dans leur propre système éducatif,
22:10l'Allemagne, la Finlande, la Corée du Sud,
22:13Singapour, ont su, eux, inverser la tendance.
22:16La vérité, c'est que
22:17nous ne prenons pas des décisions difficiles
22:20et que nous feignons de croire
22:22que nos enfants n'en paieront pas le prix.
22:24Et que dire, mes amis,
22:27que dire du pire.
22:29Des crimes sexuels,
22:31des violences au sein des familles,
22:33du périscolaire parisien,
22:34de l'aide sociale à l'enfance
22:36qui ne parvient pas à faire face,
22:37de l'exploitation sexuelle des mineurs
22:39qui se développent à toute vitesse.
22:42Nos défaillances collectives sont terribles.
22:48Lorsque l'école dysfonctionne,
22:50lorsque la justice n'est pas à la hauteur,
22:52lorsque les dispositifs qui accompagnent la jeunesse
22:55sont les premiers à faire l'objet
22:57des coupes budgétaires,
22:59lorsque nous renonçons à adapter nos villes
23:01et nos équipements
23:02à la transformation climatique qui vient,
23:05lorsque nous préférons conserver pour nous
23:07plutôt que construire pour eux,
23:10nous ne sommes pas à la hauteur
23:12de nos responsabilités.
23:13Aucun.
23:22Aucun parent ne dirait
23:24pour ses enfants
23:26ne faisons rien,
23:27ça va être pire,
23:30mais tant pis pour eux.
23:31Personne,
23:32aucun parent ne se dit ça.
23:34Et pourtant,
23:36collectivement,
23:36c'est ce que nous acceptons trop souvent.
23:39La vérité, c'est que nous ne faisons pas assez
23:40pour nos enfants,
23:41nous ne faisons pas assez pour la France de demain.
23:44On ne fait pas assez pour les former
23:45et les préparer au monde qui vient.
23:47On ne fait pas assez pour leur indépendance financière
23:49et leur capacité à investir.
23:51On ne fait pas assez pour leur protection sociale à eux,
23:53qui, avec une démographie en berne,
23:56sera forcément différente de la nôtre.
23:58On ne fait pas assez pour les préparer
23:59au changement climatique,
24:00au développement de l'intelligence artificielle.
24:02On ne fait certainement pas assez
24:04pour leur défense
24:05dans un monde de plus en plus dangereux.
24:07Alors ne comptez pas sur moi
24:09pour désigner les coupables.
24:10C'est la solution
24:11de ceux qui n'ont pas de solution.
24:13Je préfère chercher des solutions
24:15plutôt que chercher des coupables.
24:27Par ailleurs, mes amis,
24:29je ne suis pas le candidat
24:30de la lutte des classes.
24:31Ça n'a échappé à personne.
24:33Mais je ne serai pas non plus
24:34celui de la lutte des classes d'âge.
24:36Parce qu'une nation divisée
24:37entre ces classes d'âge,
24:39c'est une nation en danger.
24:40Je veux surtout que l'élection de 2027
24:43soit l'occasion de trancher
24:45la question la plus importante.
24:46La question que nous aurions dû
24:48nous poser en 2022.
24:50Notre projet est-il
24:52de préserver la situation actuelle
24:54en la faisant financer
24:55par nos enfants ?
24:56Où sommes-nous prêts ?
24:58Déterminés à les aider
24:59à construire leur avenir ?
25:00Un avenir dans lequel
25:01ils pourront vivre mieux que nous.
25:04C'est ça la question.
25:06C'est la seule question qui vaille.
25:23Et c'est la seule question qui m'intéresse.
25:29Ce qui m'intéresse,
25:30ce n'est pas la France d'hier.
25:31Je l'ai aimée, la France d'hier.
25:33Elle est merveilleuse.
25:34Elle n'était pas que glorieuse.
25:35mais je l'ai aimée dans son entier.
25:39Et je n'ai pas envie de l'avoir remplacée
25:40par la prétendue Nouvelle-France
25:42de ceux qui banalisent
25:44les délires ethnico-communautaires,
25:46qui attisent les colères,
25:47qui dressent les Français
25:48les uns contre les autres.
25:55Mon obsession,
25:57c'est la France de nos enfants,
25:59leurs études, leurs réussites,
26:01les conséquences de l'IA sur leurs emplois,
26:03les conséquences du changement climatique
26:04sur leur ville.
26:05Je l'ai dit, je vais le redire.
26:06Parce que c'est ça l'enjeu de l'élection.
26:09Leur liberté d'avoir des enfants.
26:12Leur épanouissement.
26:13Et oui, mes amis,
26:14leur bonheur.
26:16Le bonheur de nos enfants
26:17doit rester notre ambition.
26:19Leur bonheur passe bien avant notre confort.
26:22Mettons-nous ça dans la tête.
26:30C'est pourquoi l'intérêt de nos enfants
26:46devra être la boussole du nouveau quinquennat.
26:47Chaque grande décision,
26:50chaque choix que fera mon gouvernement
26:52sera passé à ce tamis.
26:54Est-ce que nous préparons l'avenir de cette jeunesse
26:56ou est-ce que nous l'habimmons ?
26:58Est-ce que nous les protégeons
26:59ou est-ce que nous détournons
27:00une nouvelle fois le regard
27:02comme lorsque nous avons retardé
27:04la réforme des retraites
27:05pour finir en paix le quinquennat actuel ?
27:07Est-ce que nous leur ouvrons une liberté
27:10ou est-ce que nous leur transmettons
27:12une dette, une peur, une dépendance ?
27:18Je voudrais que, cette fois-ci,
27:20on ne laisse personne prendre
27:21cette présidentielle en otage.
27:23Personne ne la réduira à une guerre d'identité
27:25ou à une guerre de génération.
27:26Personne ne la réduira à une comparaison
27:28de postes sur Instagram ou sur TikTok.
27:31Je voudrais que, pour une fois,
27:33on parle de la France de nos enfants.
27:45Alors oui, j'ai les trois enfants
27:46et je refuse qu'au second tour
27:48de l'élection présidentielle qui vient,
27:49ils aient seulement le choix
27:50entre deux colères,
27:51entre deux mensonges,
27:52entre deux impasses.
27:54Le Rassemblement national va nous dire,
27:56comme il le fait à chaque fois
27:57pendant les campagnes,
27:58que tout est de la faute des étrangers,
28:00de l'Europe, des riches, des fainéants,
28:01des villes qui méprisent la campagne.
28:03Non, non, non, non, non !
28:04Mais, enfin, qu'est-ce qui vous prend ?
28:09On ne siffle pas les autres ici.
28:11On se bat pour nos idées.
28:13On n'a aucun besoin de siffler les autres.
28:14Aucun.
28:15Ils sont dans le débat démocratique.
28:17Je ne suis pas d'accord avec eux.
28:19Vous non plus, d'ailleurs.
28:20Et c'est très bien.
28:21Continuez.
28:23Mais on croit en débat démocratique respectueux.
28:26La démocratie, elle est forte.
28:27La République, elle est puissante.
28:28Et si on n'y croit pas en jetant l'anathème sur les autres,
28:31alors on ne s'en sortira pas.
28:33Donc on ne siffle pas, mais on combat.
28:35Et on combat pied à pied.
28:45Je vous le disais, le Rassemblement National va nous dire que tout est de la faute des étrangers,
28:50de l'Europe, des riches, des fénéants, des villes qui méprisent la campagne,
28:54des élites qui ne comprennent plus le peuple.
28:56Le Rassemblement National de M. Bardella est, paraît-il, converti au libéralisme,
29:01à l'Europe, au capitalisme, et peut-être même, on ne sait pas encore très bien,
29:05à la réforme des retraites.
29:07Le Rassemblement National de Mme Le Pen, c'est l'inverse.
29:10Le Rassemblement National, c'est un en même temps qui ne s'assume pas.
29:14Social dans le Nord, libéral dans le Sud.
29:16Portevoix revendiquée des classes populaires dans les campagnes,
29:19mais gourmandes petits fours à Monte-Carlo.
29:22Pour la dépense publique, mais contre l'impôt.
29:26Pour l'euro, mais contre l'Europe.
29:29Pour la souveraineté, mais tellement bienveillant avec M. Poutine.
29:43Pour l'Ukraine quand il faut, mais jamais présent là-bas,
29:46et jamais présent quand il faut aider Kiev dans son combat
29:49contre l'agression brutale de la Russie.
29:58La France insoumise, de son côté, veut conquérir le pouvoir en jetant du sel sur nos plaies,
30:03en faisant le choix de la division communautaire,
30:06en flirtant souvent avec l'antisémitisme le plus rance,
30:09en nourrissant à dessein la haine du flic, la haine du riche.
30:13Je sais bien que Jean-Luc Mélenchon, après avoir asséché les sociodémocrates
30:18qui n'auraient jamais dû s'allier avec lui, va maintenant se poser en rassembleur.
30:21Vous verrez qu'il se présentera bientôt comme l'héritier de François Mitterrand.
30:25Il a déjà commencé.
30:27J'espère, mes amis, que le pays n'oubliera pas, n'oubliera jamais qui il est vraiment.
30:32Celui qui veut, partout, la conflictualisation pour attiser la colère.
30:38Celui qui hurle, la République, c'est moi.
30:41La République, on la sert, on ne se l'approprie pas.
30:44Comment, mes amis, comment oser prétendre que les pays européens
31:11qui ont fait, eux, tant d'efforts pour mettre leur compte en ordre
31:14vont accepter d'annuler notre dette à nous ?
31:19LFI, je vous le dis, mes amis, c'est Péril sur la démocratie
31:22et dans deux ans, le FMI.
31:24C'est écrit.
31:29Je ne ferai pas campagne en célébrant une France d'hier fantasmée
31:33ou une nouvelle France endoctrinée.
31:36Je parlerai aux Français d'aujourd'hui
31:38qui veulent construire une France fidèle à elle-même.
31:42La vérité, c'est que nous connaissons les problèmes
31:45et la vérité, c'est que nous connaissons souvent les solutions.
31:48Nous avons le choix, nous avons la possibilité d'agir.
31:52Aujourd'hui, grâce à vous, j'ai cette possibilité.
31:56Votre présence, votre confiance, votre engagement,
32:00vos encouragements me donnent une force immense.
32:03Merci d'être là.
32:34Merci d'être là.
32:36Merci de refuser la facilité.
32:39Merci de combattre la haine et le cynisme.
32:42Merci de chercher à rassembler et non à diviser.
32:45Merci d'aimer la France comme elle le mérite,
32:48avec ambition, avec respect et avec exigence.
32:51Merci de voir loin et merci de vous engager.
32:54Et comme vous, exactement comme vous,
32:57je suis là pour me battre.
32:59Me battre pour ce qu'une nation a de plus riche
33:02et de plus précieux, ses propres enfants.
33:04Me battre avec leurs parents pour leur offrir un pays sûr,
33:07maître de son destin, respecté et fidèle à ses valeurs.
33:11Une nation libre et rassemblée,
33:13servie par un État fort,
33:15un pays envié et fier à nouveau.
33:18Un pays fidèle à son engagement européen,
33:20aux libertés en Europe,
33:22aux côtés de l'Ukraine,
33:23sans compromission, sans ambiguïté.
33:30Une France d'ingénieur et d'industriel,
33:35au masculin comme au féminin.
33:37Et oui, je le redis, au féminin,
33:38car dans cette France,
33:40je veux que ma fille ait les mêmes salaires,
33:44la même carrière, les mêmes responsabilités,
33:46les mêmes opportunités que ses frères.
33:48Et ce qui vaut pour ma fille,
33:49il vaut pour toutes les petites filles de France,
33:51quelles que soient leurs origines.
33:52Je crois, mesdames et messieurs,
33:54à l'égalité du mérite.
33:56Et nous devons nous battre
33:58pour revenir à ce mérite.
34:25Alors, je vais me battre.
34:29Je vais me battre.
34:30Je vais me battre encore et encore,
34:31avec ma raison, avec mon cœur, avec mes tripes.
34:34Je sais très bien l'état du pays.
34:36Je sais que rien de grand dans notre pays
34:39ne se construit sur le déni.
34:41Que nous ne relèverons pas la France
34:42en prétendant que tout va bien.
34:44Mais enfin, nous ne la relèverons pas non plus
34:46en répétant tous les matins qu'elle est condamnée.
34:48Nous vaincrons en faisant une campagne
34:50heureuse, joyeuse, optimiste.
34:54Une campagne qui ne parle ni de la peur,
34:57ni à la colère,
34:58lesquelles sont toujours mauvaises conseillères.
35:01Une campagne qui conjuguera
35:03l'enthousiasme des soldats de Valmy
35:04avec le calme des vieilles troupes.
35:07Une campagne qui parle
35:08à ceux que les Français ont de meilleurs.
35:11Leur capacité à s'unir,
35:13à rebondir,
35:14à surprendre, à étonner le monde,
35:16même alors qu'on pense que tout est perdu.
35:18Ce combat dépasse les intérêts
35:20d'un camp ou d'un parti.
35:23Il dépasse l'échéance d'une élection,
35:24il dépasse l'ambition d'un homme.
35:26C'est le combat d'une génération
35:27pour les suivantes.
35:29Le combat de la France d'aujourd'hui
35:30pour la France de demain.
35:32Le combat d'un père,
35:33le combat d'un citoyen,
35:34le combat d'une vie.
35:36C'est notre combat.
35:43Le combat d'un pays,
35:45le combat d'un pays,
35:50le combat d'un pays,
35:53le combat d'un pays.
35:54C'est le combat,
35:56le combat d'un pays.
36:00C'est le combat.
36:02Alors oui,
36:03je suis père
36:04et mère.
36:05C'est la troisième chose qui me constitue. Je suis maire du Havre et j'ai été Premier ministre. Presque
36:14tout ce que j'ai appris en politique, je l'ai appris au Havre.
36:22Dans une mairie, il n'y a pas beaucoup de punchline. On écoute, on réfléchit, on se retrousse les manches.
36:30Pendant 9 ans, avant de devenir maire, depuis 16 ans que je suis maire, j'ai écouté, j'ai bâti,
36:36j'ai dessiné l'avenir, j'ai fixé des priorités, j'ai investi, j'ai conduit des travaux, j'ai
36:41servi les Havre et les Havrets du mieux que j'ai pu.
36:43Pendant 16 ans, je me suis attaqué, comme tous les maires, à des problèmes incroyablement concrets. La sécurité, la lutte
36:51contre les incivilités, la fermeture ou la construction de nouvelles écoles, la rénovation urbaine, la construction de trois lignes de
36:58tramway, l'adaptation de la ville au changement climatique et au vieillissement démographique, la promotion du livre et de la
37:07lecture, mille choses encore.
37:10Et j'ai, comme tous les maires, mouillé la chemise pour convaincre des usines de s'installer. C'est au
37:15Havre que fonctionne la plus grande usine française d'éoliennes offshore, pour développer le port du Havre, qui est une
37:20chance pour la France, pour universitariser l'hôpital du Havre.
37:28Et mesdames et messieurs, derrière ce mot compliqué sur lequel j'ai buté, mais que je vais reprendre, l'universitarisation,
37:35vous avez vu, là j'ai été très bon.
37:37Derrière ce mot compliqué, il y a un enjeu absolument essentiel de modernisation des hôpitaux qui ne sont pas des
37:46CHU. Un enjeu absolument considérable d'attractivité pour les internes, pour les médecins, pour les territoires.
37:52Et ce combat, nous l'avons mené au Havre. Et nous sommes en passe de le gagner. Pour investir massivement
38:01dans l'enseignement supérieur et dans la solidarité avec les plus âgés.
38:05Et ma ville, elle s'est transformée. Elle s'est embellie. Elle attire chaque année de plus en plus de
38:10touristes. Je sais très bien que tout n'y est pas parfait. Je le sais.
38:13Qu'il y a encore beaucoup à faire. Je le sais. Mais je sais qu'il y fait bon vivre
38:17et que les Havreys et les Havrais sont fiers de leur ville et confiants dans son avenir.
38:28Il n'est pas totalement impossible que par là-bas, il y ait des Havrais.
38:48Comme tous les maires de France, j'ai passé des milliers d'heures au milieu de mes électeurs. Je les
38:56connais et ils me connaissent.
38:57Ils ne m'épargnent pas, mais ils me font confiance. Je leur dis ce que je crois et ils ne
39:03m'ont jamais manqué.
39:05Seuls ceux qui ont été élus et réélus connaissent la force de ce lien entre un maire et ses administrés.
39:12Et je ne connais pas meilleure école politique qu'un hôtel de ville, voire peut-être de meilleure école tout
39:17court.
39:19Ça n'est pas l'école des plateaux télévision. Ça n'est pas l'école des états-majors. Et ça
39:24n'est certainement pas celle des réseaux sociaux. C'est l'école de la vie quotidienne.
39:28Et puis j'ai été Premier ministre aussi pendant trois ans. Comme tous les premiers ministres, j'ai connu des
39:39crises. J'ai pris des décisions difficiles.
39:41J'ai engagé des réformes et j'ai affronté des oppositions. Comme tous les premiers ministres, je n'ai pas
39:46tout bien fait. Mais j'ai réussi des choses dont je suis fier.
39:49Et j'ai appris. Appris l'Etat, ses forces et ses limites. Sa capacité exceptionnelle à tenir pendant les crises
39:58et sa lourdeur conservatrice compliquée à gérer.
40:03C'est le formidable engagement de l'immense majorité de celles et ceux qui le servent et qui servent leurs
40:09concitoyens.
40:10De ces policiers que j'ai vu déterminés à rétablir l'ordre. De ces soldats. De ces soldats prêts à
40:17donner leur vie pour la mission.
40:20De ces pompiers courageux sur les tours de Notre-Dame, comme dans toutes les rues et dans toutes les forêts
40:27de France.
40:39J'ai vu, comme nous tous, nous l'avons vu, le personnel médical du médecin à l'aide-soignant, concentré,
40:49méticuleux, acharné et humain à sauver des enfants et des personnes âgées de la maladie.
40:53J'ai vu des professeurs à Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane, préparer leurs élèves, dont certains n'ont connu
40:59que la forêt et le fleuve, à des études parisiennes.
41:02Avec une foi et une envie qui permettent de franchir tous les océans.
41:07J'ai vu, mesdames et messieurs, le meilleur et le pire.
41:12Et j'ai été confronté à des choix impossibles. Des choix où toutes les options sont mauvaises et il faut
41:17choisir la moins mauvaise.
41:19Pendant le Covid, j'ai pris des décisions vertigineuses en sachant qu'elles auraient des conséquences que je savais terribles.
41:26Fermer les EHPAD pour protéger les résidents, mais en les coupant de leurs liens familiales.
41:32Limiter le nombre de personnes qui pouvaient assister à des obsèques.
41:36Fermer les écoles pour confiner des enfants chez eux.
41:40Pendant toute cette crise, j'ai dit ce que je savais et j'ai dit ce que je ne savais
41:44pas.
41:44Dire je ne sais pas.
41:46Ce n'est pas pendant mes études que j'ai appris ça.
41:49C'est au Havre, avec mes concitoyens et avec ma femme, parce qu'elle déteste ceux qui font semblant de
41:57savoir.
41:58Et oui, en effet, du coup, il lui arrive d'être assez critique sur le monde politique.
42:10Les crises, c'est dur, mais ça fait partie du mandat.
42:16Ça forme, ça forge.
42:19Je me suis parfois trompé.
42:21Je n'ai aucun mal à le reconnaître.
42:23Je laisse d'ailleurs l'arrogance à ceux qui pensent avoir déjà remporté l'élection présidentielle
42:27et qui prétendent tout régler à coup de solution simpliste.
42:30Mais à l'issue de ces trois ans, je crois que j'ai fait en sorte que l'État soit
42:37conduit à bon port,
42:38avec un déficit en baisse et nettement en baisse,
42:43avec une dette stabilisée et légèrement en baisse,
42:48avec un chômage en baisse et nettement en baisse,
42:52avec un nombre d'apprentis en hausse et nettement en hausse.
42:57Avec des créations d'entreprises en hausse et nettement.
43:29Mes amis, tout cela ne me donne aucun droit, aucun privilège,
43:34sauf peut-être celui de l'expérience.
43:36Et pendant toutes ces années à faire, à proposer, à gérer,
43:40j'ai appris.
43:41J'ai appris à tenir un cap dans la durée,
43:43à faire confiance à mes équipes,
43:45j'ai appris à déléguer et à respecter les compétences de chacun.
43:48On ne gouverne pas seul,
43:49on ne dirige pas seul,
43:51on ne réussit pas seul.
43:53J'ai appris que les pouvoirs publics doivent se concentrer
43:56sur ce qu'ils peuvent faire
43:58et laisser les Français libres d'inventer la vie qui va avec.
44:01Sous-titrage Société Radio-Canada
44:07Sous-titrage Société Radio-Canada
44:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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