- il y a 22 heures
Le maire de Paris était interrogé par Olivier Bost (RTL), Tâm Tran Huy (Public Sénat) et Loris Boichot (Le Figaro).
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 05 juillet 2026.
Regardez Le grand jury avec Olivier Bost du 05 juillet 2026.
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00:13Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes également en direct
00:20sur Public Sénat.
00:21Bonjour Emmanuel Grégoire.
00:22Vous êtes maire de Paris, vous avez franchi les 100 jours dans ce siège de maire de Paris cette semaine.
00:30100 jours et tellement de décisions encore à prendre sur le scandale du périscolaire.
00:36C'est le temps des enquêtes, des conventions et des commissions.
00:40Mais qu'est-ce qui va changer pour éviter les violences systémiques contre les enfants ?
00:45La chaleur revient, dans les grandes villes la vie devient impossible.
00:50Où en est l'adaptation aux canicules ? Combien de milliards faudra-t-il ?
00:54L'équipe de France de football poursuit son très beau parcours dans le mondial.
00:59Quand y aura-t-il des fanzones pour partager en toute sécurité la ferveur de ces matchs des bleus ?
01:06Bienvenue dans ce Grand Jury, Emmanuel Grégoire.
01:08A mes côtés ce dimanche pour vous interroger Tam Tranui de Public Sénat et Loris Boichaud du Figaro.
01:15Dans ce Grand Jury, Emmanuel Grégoire, nous aurons aussi une séquence sur la présidentielle 2027.
01:20Vous êtes socialiste.
01:22Je ne suis pas candidat.
01:24C'est un scoop chez les socialistes.
01:26Commençons par ça alors.
01:27En revanche, qui voyez-vous ?
01:28Qui voulez-vous ?
01:29Et qui soutenez-vous comme candidat puisque vous ne l'êtes pas ?
01:32Et puis vous répondrez aussi, et ça sera sans doute plus simple, à nos questions express.
01:40L'équipe de France de football progresse donc dans le tableau du mondial victoire 1-0 contre le Paraguay hier
01:46soir.
01:46Tout d'abord, Emmanuel Grégoire, est-ce que vous avez regardé ce match et vous l'avez regardé où ?
01:51Je l'ai regardé chez moi parce que je l'ai regardé avec des enfants jeunes, mes enfants.
01:56Et donc, il fallait qu'on puisse se coucher pas trop trop tard.
01:59Voilà, mais c'était très sympa.
02:02Si ce n'est qu'il y a un sujet technique qui m'embête un peu, je le dis pour
02:05tous les urbains qui connaissent ça,
02:06c'est le décalage entre les réceptions dans les bars, les réceptions à domicile,
02:10qui fait qu'à moins de se boucher les oreilles et d'écouter de la musique très fort,
02:13on entend le but une minute avant qu'il intervienne chez soi.
02:16C'est un vrai scandale et j'ai l'intention de travailler sur ce sujet
02:19parce que c'est bien qu'on puisse regarder dans de bonnes conditions les matchs de foot.
02:22Sur le match, juste aucun carton jaune pour les Paraguayens, ça vous a choqué ?
02:27Disons, d'abord, c'est toujours des matchs très durs, des matchs âpres.
02:31Le Paraguay était connu pour ça et je crois que Didier Deschamps, c'est là qu'il monte tout son
02:35talent.
02:35C'est qu'il les avait bien prévenus sur le fait que ce serait dur de la provocation.
02:40Et j'ai trouvé que l'équipe de France, outre qu'elle était toujours une équipe très belle dans le
02:45jeu,
02:47moins spectaculaire que dans les autres matchs,
02:49mais surtout qu'elle savait garder son sang-froid.
02:51Et pour gagner une Coupe du Monde, il faut savoir être très bon au bon moment
02:53et savoir résister quand les vents soufflent fort.
02:56Et alors, est-ce qu'il y aura des fanzones dans Paris pour les prochains matchs ?
02:59Pour partager cette terreur en toute sécurité ?
03:02On y travaille.
03:03D'abord, la question des fanzones se pose différemment pour ces Coupes du Monde,
03:06tout simplement parce que les matchs sont, pour certains, très tardifs.
03:10Le quart de finale sera à 22h et ensuite, on rippera sur des matchs à 21h pour la demi et
03:16la finale.
03:17Il y a des matchs encore très tardifs.
03:20L'Angleterre joue à 2h du matin cette nuit.
03:22Et donc, on ne peut pas mettre des fanzones dans des moments d'horaires si décalés.
03:27En revanche...
03:27Pour l'équipe de France.
03:28En revanche, pour l'équipe de France et pour, à partir des quart de finale,
03:32nous travaillons avec la préfecture de police sur un dispositif augmenté d'accueil du public.
03:37Est-ce que vous regrettez que la préfecture de police ait, jusqu'ici, empêché, refusé l'installation de ces fanzones
03:45?
03:45Non, d'abord, ils n'ont pas refusé, puisque moi, je ne l'ai pas proposé.
03:48Je ne l'ai pas proposé pour les raisons que je vous ai évoquées.
03:50C'est-à-dire, faire des fanzones en pleine nuit, quand on n'en maîtrise pas,
03:53les effets de bord sur les riverains, je n'étais pas fan.
03:57Deuxièmement, la question du coût et de la mise en place de ces fanzones
04:00pour des raisons de prévention du risque terroriste, notamment,
04:03fait que c'est extrêmement coûteux, c'est extrêmement difficile à mettre en place.
04:07Ce n'est pas toujours une expérience très agréable,
04:09parce qu'il faut faire de longues queues pour rentrer dans la zone.
04:11Et donc, on privilégie d'autres hypothèses, mais on y travaille avec la préfecture de police.
04:15En tout cas, ce qui est sûr, c'est que Paris sera au rendez-vous,
04:17et je pense la France entière sera au rendez-vous à partir de jeudi pour célébrer les Bleus.
04:22Pourquoi vous voulez ces fanzones ?
04:23C'est notamment pour des questions de sécurité ?
04:25C'est pour que les gens puissent se retrouver ?
04:27Non, alors moi, je ne veux pas de fanzones, les gens font ce qu'ils veulent.
04:30Moi, ce que je veux, c'est qu'on puisse communier.
04:32Or, c'est agréable dans ces moments de phase finale de Coupe du Monde en particulier.
04:35C'est quand même plus agréable, et on garde une mémoire plus heureuse quand on vit ça tous ensemble.
04:40Il y a de bonnes occasions de le faire dans l'espace public à Paris, dans les bars et restaurants.
04:45C'est plutôt sur ces hypothèses-là qu'on est en train de travailler.
04:48C'est-à-dire que vous n'imaginez pas des très grands espaces,
04:50utiliser des très grandes places pour faire des fanzones ?
04:53Non, vraiment, parce que les conditions de sécurité font qu'il faut arriver très tôt en avance.
04:58En plus, comme il y a des doutes sur le risque caniculaire,
05:00je ne veux pas qu'il y ait des gens qui soient enfermés dans des fanzones en plein cagnard pendant
05:05des heures.
05:05Je ne comprends pas ce que vous imaginez.
05:06On travaille sur des choses différentes.
05:07Je ne comprends pas ce que vous imaginez.
05:08C'est quoi ?
05:09Ça fait partie du suspense.
05:10On y travaille avec la préfecture de police et nous l'annoncerons prochainement.
05:13Mais je ne peux pas annoncer des choses que je n'ai pas d'abord validées avec le préfet de
05:16police.
05:17Ce serait discourtois de ma part et surtout imprudent.
05:20Au printemps, pour la Ligue des champions, là, vous espériez une fanzone.
05:26Comment, là, cette fois-ci, les choses peuvent être envisagées ?
05:29Vous dites qu'il y aura une solution ?
05:31De façon très habile de reformuler la question.
05:34Je ne veux pas de fanzone monobloc qui soit capable d'accueillir 100 000, 150 000 personnes.
05:40Ça, je l'exclus parce qu'on n'a pas le temps de préparation
05:42et surtout parce qu'avec le risque canicule, je ne veux pas prendre ce risque.
05:46Et donc, on travaille de façon différente sur l'organisation dans l'espace public
05:51d'endroits plus confortables et augmentés pour voir les matchs.
05:56Est-ce que vous redoutez des violences comme on en a vécu sur la victoire du PSG
06:00en cas de victoire de l'équipe de France ou lors du match France-Maroc
06:05qui semble être potentiellement...
06:07Je serais irresponsable si je vous disais que le risque n'existe pas
06:09puisqu'il se manifeste à peu près pour tout événement public d'ampleur de ces dernières années.
06:14Ce n'est pas spécifique d'ailleurs au football.
06:15Il y a une tendance maintenant à ce que s'agrège à des grands moments
06:20de mobilisation ou de rassemblement collectif des comportements
06:25qui sont des comportements violents et souvent délinquants.
06:29Que faire pour les éviter pour les prochaines épreuves sportives ?
06:30Que faire pour éviter ces comportements et ces nouvelles scènes de violence ?
06:33D'abord, je rappelle qu'à Paris, ce n'est pas le travail de la mairie,
06:36c'est le travail de la préfecture de police.
06:37Et nous, avec la police municipale, on vient appuyer le dispositif.
06:40La réalité, c'est que dans bien des cas maintenant, ça se passe un peu mieux.
06:44Et je le redis parce qu'il y a parfois un décalage entre l'image ou l'empreinte rétinienne des
06:49réseaux sociaux...
06:49Pour la Ligue des champions, est-ce qu'on peut vraiment dire que ça s'était mieux passé ?
06:52Mais oui, statistiquement, d'ailleurs le ministre de l'Intérieur l'a dit, je le dis avec lui,
06:56il y a eu infiniment moins de casses et d'incidents de sécurité que d'autres événements.
07:00Vous dites qu'il y a eu une loupe médiatique lors de la Ligue des champions sur les casseurs ?
07:04En matière d'opinion, il y a désormais une différence flagrante entre l'empreinte rétinienne des réseaux sociaux
07:10et la réalité de ce qui se produit du point de vue de la sécurité publique.
07:14Il ne consiste pas du tout à nier les problèmes, mais à bien les analyser statistiquement,
07:18combien il y a eu de vandalisme, etc.
07:20Et donc, le préfet de police a désormais beaucoup plus l'expérience de ce type de sujet.
07:27Je peux vous redire que je condamne ça totalement et que c'est insupportable
07:31de voir des mouvements venir se greffer sur des moments de joie populaires
07:36pour en profiter, pour essayer de casser, s'amuser à casser.
07:40Mais vous dites quand même des victoires sans violence, c'est fini.
07:44Pour peu que ça ait jamais existé.
07:46Gardons la mémoire en marge du football, y compris dans la Coupe du Monde en France, en 1998.
07:52Il n'y a pas eu de violence ?
07:53Mais bien sûr que si ! Il y avait eu des saccages organisés par des hooligans.
07:56La mémoire efface les choses, mais la réalité, c'est que ce n'est pas nouveau
08:00que dans des grands événements populaires, il y ait des comportements qui soient irresponsables.
08:03En revanche, il y a des mutations là-dessus, ce qui prouve d'ailleurs que rien n'est inéluctable.
08:07Le hooliganisme a été un phénomène très dur dans les grands mouvements sportifs,
08:12en particulier le football, qui a fait l'objet de mesures très dures.
08:15Partout dans les pays européens, en France en particulier.
08:19Donc on a besoin de comprendre ça, d'analyser ça.
08:21L'une des clés, par exemple, que la préfecture de police a comprise,
08:24c'est que les forces de police soient très mobiles.
08:27Parce qu'ils se mettent au milieu de la foule.
08:29Et vous ne pouvez pas gérer des incivilités ou des délinquants
08:32quand ils sont isolés et quand ils sont au milieu de familles, etc.
08:36Et donc, ça ne doit pas nous empêcher de faire la fête,
08:39mais ça oblige à beaucoup de fermeté aussi sur la prévention
08:43et ensuite les sanctions contre ce type de comportement.
08:45Emmanuel Grégoire, vous êtes maire de Paris.
08:47Un dernier mot sur le foot.
08:48Vous aviez une réunion avec le PSG le 25 juin.
08:52Est-ce que ça veut dire que la vente du Parc des Princes est lancée ?
08:56Nous travaillons, tout simplement.
08:58Je veux le dire, nous travaillons avec beaucoup de sérieux,
09:00beaucoup de rigueur, avec l'ensemble des partenaires,
09:03puisque la rencontre que vous évoquez, la première qui réunissait
09:06l'ensemble des partenaires, la présidente de la région,
09:08le président de la métropole, les préfets compétents,
09:11préfets de police et préfets de région.
09:13Et avec les Qataris, c'est quoi la discussion ?
09:14C'est on vous vend le parc et vous payez l'aménagement ?
09:18Je ne fais aucun commentaire sur le détail.
09:20Permettez-moi de considérer que l'une des conditions pour réussir,
09:25c'est que les discussions se passent dans la sérénité,
09:28dans le sérieux et donc dans la confidentialité.
09:31Nous travaillons et le jour où le PSG et la ville de Paris
09:34auront des annonces à faire, ils les feront en commun.
09:37Est-ce que vous redoutez des résistances dans votre majorité
09:39sur la vente du Parc des Princes ?
09:41Non, je ne crois pas.
09:42Ceux qui étaient défavorables se sont exprimés,
09:45ceux qui étaient plutôt favorables se sont exprimés
09:47et une très large majorité soutient
09:50la réorientation stratégique que j'ai proposée.
09:54Je m'en réjouis, mais on va continuer comme ça.
09:55Et d'ailleurs, le travail que nous menons,
09:57il est fait en transparence avec l'ensemble des groupes du Conseil de Paris
10:01où chacun peut exprimer des nuances et même des oppositions.
10:05Mais enfin, j'observe que j'ai, pour me soutenir dans ces initiatives,
10:09une très large majorité au Conseil de Paris.
10:16La chaleur revient et va revenir dans les jours qui viennent.
10:20Une seule certitude pour l'instant, l'Île-de-France est la région
10:22où le bilan de la canicule est déjà le plus lourd.
10:26Emmanuel Grégoire, vous assumez, dites-vous, de bricoler,
10:29de recourir au système D pour faire face à ces canicules.
10:33Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce niveau d'impréparation ?
10:36Alors, d'abord, ce n'est pas de l'impréparation et...
10:39On bricole et on...
10:40Non, non, pardon, excusez-moi.
10:41C'est valable pour tout le monde.
10:42Personne n'avait prévu une canicule d'une telle ampleur.
10:46Et c'est valable pour Paris, pour toutes les communes.
10:47Pour les scientifiques ?
10:48Non, non, pas tout à fait.
10:50Les canicules, les scientifiques sont eux-mêmes surpris
10:53de la gravité, de la durée de la canicule.
10:57Ça ne veut pas dire qu'il n'y faisait pas chaud
10:58et ça ne veut pas dire qu'on ne savait pas qu'il y aurait des canicules.
11:00Parce qu'on le sait et nous, ça fait dix ans qu'on le dit.
11:02Tout le temps, tout le temps, on répète que notre plan stratégique Paris à 50 degrés,
11:07il a été fait en 2022-2023.
11:10Nous avons déjà fait, et heureusement qu'on l'a fait,
11:12des grands tests de préparation des exercices sur Paris à 50 degrés.
11:18Donc, nous le savons et nous l'avons préparé.
11:20Simplement, d'une telle intensité, d'une telle durée,
11:22même les scientifiques eux-mêmes disent qu'ils en étaient surpris.
11:26Heureusement qu'on a déjà fait beaucoup de choses.
11:28On a fait beaucoup de choses dans l'espace public,
11:30la révolution des mobilités, moins de voitures, plus de vélos,
11:33plus de végétalisation.
11:34Et j'observe que les mêmes qui nous critiquaient
11:37quand on réduisait la place de la voiture,
11:38aujourd'hui nous demandent, c'est l'humeur du jour, d'aller plus vite.
11:42Et ça, c'est bien parce que ça veut dire que désormais,
11:44il y a un consensus quand même, politique et sociétal,
11:47à la nécessité de l'adaptation aux enjeux climatiques.
11:51J'ai mis une petite nuance.
11:52J'espère que cette appétence, cette ouverture d'esprit,
11:54ne fondera pas avec le retour de la pluie à l'automne.
11:59Emmanuel Grégoire, vous avez déclaré, je vous cite,
12:01à la mairie de Paris, nous avons nous-mêmes un peu péché
12:03en évoquant l'adaptation à l'horizon 2050.
12:06Donc tout n'a pas été bien fait.
12:08Est-ce que c'est aussi quand même un reproche à l'ex-maire de Paris ?
12:11Non, mais non, pas un reproche à l'ex-maire de Paris.
12:13J'en étais membre.
12:15Simplement, moi je suis quelqu'un de pragmatique.
12:17On a fait un plan stratégique d'adaptation de la ville au changement climatique.
12:21Il est franchement inédit au monde.
12:24Le monde entier vient voir ce que nous avons fait et comment nous l'avons fait.
12:27Simplement, il prend du temps.
12:29Vous décrivez quelque chose où on a vécu une situation
12:31où dans les écoles, il n'y avait pas de volet pour se protéger du soleil.
12:36Il n'y avait pas de volet.
12:37Pas plus chez vous, pas plus dans les communes climitrophes, etc.
12:40Non, non, je veux dire, mais vous parlez d'un...
12:42Quelque chose d'unique au monde et on se retrouve avec des choses très basiques.
12:45Non, non, pardon.
12:46C'est bien pour ça qu'on arrive sur le sujet du bricolage et du système D.
12:49Nous avons un plan unique au monde qui est regardé partout ailleurs.
12:52Alors, nous avons parfois un jugement sur nous-mêmes
12:53qui est plus exigeant que celui des autres.
12:55C'est une habitude très franco-française.
12:57La réalité, c'est qu'heureusement que depuis 15 ans,
13:00on a fait pivoter cette ville dans ses enjeux climatiques.
13:04Le truc, c'est que quand vous faites un plan stratégique
13:06de rénovation du bâtiment, etc.,
13:08et chaque personne qui écoute, qui a son logement, peut comprendre ça.
13:12Vous pouvez avoir des discussions avec votre copropriété
13:15sur le fait de rénover, de mettre des volets, etc.
13:17Ça prend du temps et ça coûte très cher.
13:21Et donc ça, ça veut dire que ça va se déployer sur 10, 20, 30, 40 ans,
13:26en sachant que Paris à 2050...
13:28Paris à 2050, c'est pas pour Paris à 50 degrés,
13:31ce sera malheureusement bien avant 2050.
13:33Paris 2050, c'est la trajectoire de neutralité carbone des accords de Paris,
13:38qui est un enjeu sous-jacent essentiel de la lutte contre le réchauffement climatique.
13:41Donc on a un grand plan de rénovation des écoles qui est engagé des bâtiments publics, etc.
13:47Mais simplement, je veux, dans la phase intermédiaire,
13:50le temps qu'on refasse l'école en entier,
13:53eh bien, développer, comme on le fait à domicile,
13:55quand on n'a pas encore engagé les travaux de copropriété,
13:59eh bien, on met des protections solaires,
14:01on achète des brasseurs d'air, des ventilateurs, des brumisateurs,
14:04on pose des volets, on pose des ombrières textiles.
14:06C'est tout ce plan intermédiaire à court terme.
14:09Ce qui se traduira, dès cet été, c'est une mesure que nous avons prise,
14:13par des travaux dans une centaine d'écoles sur ce type de dispositif.
14:17Et je souhaite que l'intégralité des écoles soit traitée d'ici l'été prochain.
14:21Non pas pour les refaire intégralement, ce serait un mensonge de le dire,
14:24mais en revanche, pour pallier aux urgences et mettre des solutions qui soient très opportunes.
14:29Emmanuel Grégoire, vous dites que ça prend du temps, ça coûte très cher.
14:31Est-ce que ça ne va pas suffisamment vite du fait des 10 milliards d'euros de dettes de la
14:35ville de Paris ?
14:35Non, ça n'a absolument rien à voir, parce qu'en l'occurrence, vous savez que nous,
14:40la dette intégralement...
14:40Qu'est-ce que c'est une capacité financière aussi ?
14:42Oui, oui, de toute façon, ça toujours, on ne peut pas faire exactement ce qu'on veut dans la vie
14:45pour des raisons financières, ce qui oblige d'ailleurs à prioriser et à mettre un calendrier dans le temps.
14:51Mais qui est aussi lié à un autre enjeu, c'est qu'il faut qu'il y ait des entreprises
14:54disponibles.
14:55Je dirais demain, j'ai l'argent, refait toutes les écoles d'un coup,
14:58il n'existe pas, les entreprises pour le faire, ce chantier.
15:02Donc non, ça n'a rien à voir le sujet de la dette, le sujet est celui de la graduation,
15:08des études.
15:09Et je vais vous donner un exemple, quand vous refaites une école en rénovation thermique,
15:12ce qui nous pose problème, c'est que soit vous la faites en école en site occupé,
15:15et pendant 3-4 ans, c'est-à-dire quasiment la totalité d'une scolarité dans une maternelle ou une
15:20élémentaire,
15:20les enfants vivent au milieu du chantier, soit, plus contraignants encore,
15:24vous fermez intégralement l'école, et donc vous bouleversez les vies d'un certain nombre d'acteurs, d'enseignants, etc.
15:29Donc se dire qu'on va faire des travaux gigantesques, ça paraît très beau sur le papier,
15:33à mettre en œuvre en pratique, ça vient bousculer, évidemment, un confort de travail et d'éducation qui n'est
15:40pas sans conséquence.
15:41Mais en attendant, ces grands programmes de rénovation,
15:44j'ai dégagé des fonds pour mettre en place des investissements prioritaires de protection des enfants.
15:49On parlait du budget, effectivement, des 10 milliards d'euros de dette de la ville,
15:53j'ouvre une parenthèse sur le sujet, vous devez présenter un budget rectificatif dans les jours qui viennent,
15:57ça veut dire que le budget voté ne tient pas, allez-vous augmenter les impôts ou alourdir la dette pour
16:03boucler votre budget ?
16:04Ça ne veut pas du tout dire que le budget ne tient pas, c'est un budget rectificatif.
16:09Mais pardon, c'est banal, toutes les collectivités de France font ça, c'est banal.
16:12Tous les ans, toutes les collectivités font ce qu'on appelle un budget supplémentaire,
16:16qui est à mi-année, l'ajustement par rapport à la réalité.
16:20Il n'y a pas de problème d'argent.
16:21Alors, je serais plus prudent, c'est difficile, c'est exigeant,
16:25ça l'est infiniment plus pour l'État, évidemment, qui est dans une situation que je qualifierais de catastrophique.
16:30Pour les collectivités territoriales, c'est pénible, et notamment parce que l'État essaye de se redonner un peu d
16:35'oxygène
16:36en mettant tout le monde à l'effort, y compris ceux qui n'ont pas été aussi mauvais élèves.
16:40Et ça, les collectivités locales, dans leur ensemble, rouspètent un peu contre ça, et moi avec.
16:47En revanche, la vie, c'est contraignant, donc on a des exigences.
16:51Qu'est-ce qu'on fait dans ces budgets supplémentaires ?
16:53On ajuste, en matière de recettes, en matière de dépenses,
16:57qu'est-ce qui est conforme à la réalité par rapport à ce qui avait été prévu à l'automne
17:01?
17:01C'est vraiment un ajustement marginal,
17:04mais qui est l'occasion aussi de faire un travail de transparence sur ce qui s'est passé,
17:08sur les grandes tendances.
17:09Je vais vous donner un exemple.
17:10Les collectivités territoriales, comme les États,
17:13ont été victimes de la situation en Iran et au Moyen-Orient, au Proche-Orient,
17:19parce qu'il y a des effets de bord sur des tensions inflationnistes,
17:23sur le prix de l'énergie, etc.
17:24Et donc, c'est tout ça qu'on va débattre de façon transparente,
17:27et je procéderai aux ajustements nécessaires.
17:29Une question sur la canicule qu'on a vécue ces dernières semaines,
17:35sur le bilan.
17:36Le gouvernement a dit très vite qu'il y avait beaucoup plus de victimes à domicile.
17:41François Gemmène, le climatologue, dit ce matin
17:43qu'à Paris, c'est la ville où, dans le monde, on meurt le plus à domicile.
17:49Est-ce que c'est vrai ? Et pourquoi ?
17:51Oui, c'est vrai.
17:52Alors, c'est moins vrai qu'avant, mais ça reste vrai.
17:54Il a totalement raison sur deux choses.
17:56La première, c'est que cette canicule a montré d'abord des choses qui avaient bien marché.
18:01Le taux de décès, par exemple, en EHPAD, est beaucoup plus faible qu'en 2003,
18:07alors qu'on est sur un épisode d'une intensité à peu près équivalente.
18:09Enfin, je ne vais pas rentrer dans le détail.
18:11Donc, on surveille mieux les EHPAD.
18:13Deuxième chose, ce qu'on appelle...
18:15Vous n'avez pas de chiffres aujourd'hui, globalement ?
18:17Non, surtout que, vraiment, je suis prudent sur ces chiffres,
18:20c'est à Santé publique France de les communiquer,
18:22parce qu'il faut les agréger, etc.
18:24Et puis, il y a toujours la phase un peu après la canicule,
18:27où il peut y avoir des décompensations.
18:29Et donc, ce qui est certain, c'est qu'on a un public qui est un peu fragile,
18:36qui sont des personnes isolées, pas nécessairement sous surveillance.
18:40Par exemple, vous vous donnez un exemple.
18:42Nous, on a un fichier de personnes isolées, vulnérables,
18:44qui est 10 000 personnes, qui sont appelées en permanence.
18:46Oui, c'est un registre obligatoire.
18:48Exactement.
18:48Dans lequel, nous, on a investi énormément et qui a très bien marché.
18:5110 000 personnes, ça ne fait pas beaucoup à l'échelle de Paris ?
18:52Alors, si, ce n'est pas beaucoup,
18:54mais il faut les appeler toutes les 48 heures,
18:56et quand elles ne répondent pas, allez les voir.
18:58Ce sont des personnes qui se sont déclarées comme vulnérables ?
19:01Il y a deux types.
19:02Soit ils ont été identifiés par les services sociaux et référencés comme tels,
19:06soit c'est de l'auto-inscription, soit des personnels-mêmes,
19:09soit de leurs aidants familiaux, généralement.
19:10Et je le redis, c'est facile de s'inscrire sur cette base,
19:14ce qui nous permet d'exercer une surveillance,
19:17un accompagnement personnel extrêmement efficace.
19:20Mais il y a des gens qui sont à domicile,
19:22et là, c'est vrai qu'il y a un profil nouveau qui est apparu,
19:25plutôt un peu plus jeune, entre 50 et 70 ans.
19:28Et là, pourquoi on revient à Paris ?
19:31C'est évidemment l'urbanisme très particulier parisien,
19:34qui est une ville extrêmement dense,
19:36et dans laquelle les petits logements existent encore beaucoup,
19:40avec notamment ces appartements de comble,
19:43qui sont totalement, totalement insalubres du fait de la température.
19:48Qu'est-ce qu'on fait face à ces appartements sous l'écho,
19:51notamment, et d'autres appartements dont les habitants pointent un effet fournaise
19:54dans les situations de canicule ?
19:57Est-ce qu'il faut revoir certaines règles de protection du patrimoine, par exemple ?
20:00Alors, oui.
20:01Parce que les toits en zinc, qui sont nombreux à Paris,
20:03sont souvent pointés du doigt.
20:05Certains évoquent la nécessité de les végétaliser, de les peindre en blanc.
20:08Est-ce que ce sont des...
20:08Peindre en blanc, non, parce que ça ne marche pas.
20:10Vraiment, ça ne marche pas,
20:11parce que pour le coup, c'est un sujet qu'on a beaucoup travaillé.
20:13Dans le cas du plan...
20:14Ça ne marche pas.
20:15Voilà, ça ne marche pas.
20:16Quand vous mettez de la peinture blanche sur le zinc,
20:18ça a un effet ultra marginal sur la température.
20:21Ça ne provoque pas de...
20:22L'effet albédo, comme on dit,
20:24de la peinture blanche sur les toits en zinc est marginal,
20:27et donc n'a pas d'intérêt.
20:29On a fait ce travail-là dans le cadre des discussions
20:31sur le plan local d'urbanisme bioclimatique,
20:33où à Paris, on doit concilier à la fois le besoin de logement,
20:38le soutien à l'activité économique,
20:39mais surtout l'adaptation du bâti aux enjeux environnementaux
20:42et la question de la protection patrimoniale.
20:45Deux choses.
20:46Un, le PLU bioclimatique, que nous avons désormais à Paris,
20:48est vraiment une référence pour aider à la transformation du bâti patrimonial
20:52vers des normes climatiques qui s'adaptent à ces phénomènes de canicule.
20:58Deuxième chose, il faut aller plus loin.
21:00Oui, vous n'avez pas changé les règles en matière d'urbanisme,
21:02c'est-à-dire qu'il y a toujours des architectes des bâtiments de France
21:04qui défendent le patrimoine, etc.
21:05C'est exactement ce que je veux dire.
21:07Si on a beaucoup changé les règles, mais au périmètre de ce qu'est notre compétence réglementaire,
21:11en revanche, il faut aller plus loin sur le plan législatif.
21:14Moi, quand j'étais député, j'avais déposé avec d'autres collègues,
21:17mais notamment Cyrielle Chatelain, la présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale,
21:21et la Fondation pour le logement,
21:22une PPL bouilloire thermique qui vise à changer certaines choses.
21:26Pour donner deux exemples de ce qu'on peut changer,
21:28c'est un, assouplir les règles de copropriété
21:30qui parfois coincent des gens qui veulent rénover leur appartement
21:33parce que c'est très compliqué de discuter dans les copros,
21:36c'est parfois plus compliqué que dans d'autres instances démocratiques.
21:39Deuxième chose, c'est modifier le rôle des architectes des bâtiments de France,
21:43qu'ils puissent dans leur mission avoir clairement
21:46la question de l'adaptation du bâti aux enjeux climatiques.
21:50Et vous preniez un exemple,
21:52moi, parmi les grandes mesures du plan local d'urbanisme bioclimatique que je porte
21:55et qui mettront par contre un peu de temps,
21:57c'est là qu'on rejoint le système D, l'abricole.
21:59Tout ça va prendre très longtemps avant d'être fait.
22:02C'est un plan volet à Paris.
22:04Le volet, ça a été inventé en 4000 ans avant Jésus-Christ.
22:06Ça marche très très bien.
22:07C'est de loin, de loin, le truc le plus efficace
22:09pour protéger les appartements de la chaleur.
22:11Et le deuxième, c'est les toits en zinc.
22:13Il n'y a pas plus absurde que de construire un toit en zinc
22:16quand on a ces phénomènes caniculaires.
22:18Il faudra changer la matérialité des toits.
22:22Dans les solutions, il y a aussi la climatisation.
22:24Avec un Paris à 50 degrés,
22:26vous vous dites, je suis contre la climatisation
22:28là où on peut s'en passer.
22:29On peut s'en passer où quand il fait 50 degrés ?
22:31En fait, on peut s'en passer dans pas mal d'endroits.
22:34À 50 degrés ?
22:34Oui, mais en fait, il fait 50 degrés à l'extérieur,
22:36ce n'est pas à l'intérieur.
22:37Quand il fait 50 degrés à l'extérieur,
22:39dans un sous-sol, il fait moins chaud.
22:41Dans une église, il fait moins chaud.
22:42Dans un bâtiment, pierre historique, il fait moins chaud.
22:45Ce qui prouve une chose, d'ailleurs,
22:47c'est que la conception bioclimatique d'un bâtiment,
22:49c'est-à-dire ces matériaux,
22:51les circulations d'air, etc.,
22:52c'est un élément central de la prévention
22:55de l'accumulation en intérieur de la chaleur extérieure.
22:58La climatisation,
23:00je suis pour ou contre en fonction des cas,
23:03parce qu'il n'y a pas de réponse uniforme à cela.
23:05Je vais donner un exemple.
23:06Il y a des structures qui doivent être climatisées.
23:07Je vous pose la question très simplement.
23:08Est-ce que vous êtes pour ou contre
23:09que les Parisiens s'équipent de climatisation
23:12dans leur logement ?
23:12Individuel, la réponse est non.
23:14Je suis contre pour une raison simple.
23:15C'est que climatiser son appartement,
23:16c'est réchauffer celui du voisin.
23:18C'est simple.
23:19Et donc, si on fait tout ça,
23:20c'est un effet...
23:21Pour les personnes fragiles
23:22qui, justement, vivent sous des toits en zinc,
23:24par exemple,
23:25il y a guère d'autres solutions
23:26sur les prochaines semaines.
23:29Oui, exactement.
23:30C'est la différence.
23:30C'est le court terme.
23:31Et la climatisation,
23:33il faut en plus entendre de quoi on parle.
23:34Soit vous parlez d'un monobloc
23:35qui a été acheté à l'arrache
23:38pour soulager,
23:39qui n'est pas du tout
23:39une climatisation de l'appartement,
23:41qui est en fait un rafraîchissement
23:42d'un petit point ponctuel.
23:44Deuxième chose,
23:45je vais vous donner un exemple.
23:46Il y a un réseau industriel
23:47que je soutiens beaucoup
23:49qui s'appelle Fraîcheur de Paris,
23:50qui est un réseau de climatisation partagée.
23:53Quel est son avantage ?
23:55C'est qu'il ne rejette pas
23:56la chaleur à l'extérieur.
23:57Ce n'est pas accessible aux particuliers.
23:59En fait, si.
24:00Si, en fait, vous pouvez.
24:01Simplement,
24:01ce n'était pas historiquement
24:02l'angle de développement.
24:04Mais déjà,
24:05utilisons ce réseau Fraîcheur de Paris
24:07et j'ai travaillé ces dernières semaines
24:08à accélérer son déploiement industriel
24:13pour réfrigérer les EHPAD,
24:15les hôpitaux,
24:17tout est problématique.
24:19Vous dites qu'ils sont équipés ces dernières semaines
24:21ou qu'ils comptent le faire.
24:22Arrêtez de vous équiper de manière individuelle
24:25en climatiseur.
24:26Deux choses.
24:26Un, moi, je ne juge pas les gens
24:28qui ont acheté un climatiseur d'appoint
24:29pour se soulager dans la terreur.
24:31Ils ont le droit, d'abord.
24:32Ils ont le droit.
24:32Le sujet que monsieur a évoqué,
24:34c'est la question de l'autorisation d'urbanisme.
24:36Aujourd'hui,
24:37le plan local d'urbanisme
24:38interdit la pose de blocs
24:40de climatiseurs
24:41en façade à l'extérieur.
24:42Vous les connaissez,
24:43c'est les gros blocs.
24:43On les voit à l'image ici.
24:45On voit dans tous les pays du Sud.
24:46Tous les pays du Sud
24:47à l'extérieur.
24:48C'est ignoble
24:50sur le plan esthétique,
24:51mais surtout,
24:52ce sont des sorties de chaleur.
24:55Et donc, je le redis,
24:56quand votre voisin
24:58achète une climatisation,
24:59il réchauffe votre appartement.
25:01Est-ce que vous êtes favorable
25:03à la réquisition de lieux climatisés
25:05pour abriter les personnes
25:06justement dont les logements
25:07sont inadaptés par tant de canicules ?
25:08Oui, je ne suis pas sûr
25:10qu'il y ait besoin de réquisitionner.
25:12En revanche,
25:12je pense qu'il faut un appel
25:13à la mobilisation générale.
25:15Je vais vous donner un exemple.
25:17Lorsqu'il y a eu la canicule,
25:19on sait qu'il y a dans le pays
25:21des dizaines de millions
25:22de mètres carrés,
25:24tertiaires,
25:26rafraîchis.
25:26Et donc, je pense qu'effectivement,
25:29le gouvernement,
25:30et moi, je suis tout à fait prêt
25:31à l'appuyer en ce sens,
25:32devrait faire un appel
25:33à la mobilisation générale
25:34des acteurs,
25:35notamment privés,
25:36pour que la nuit
25:37où les gens ne sont pas
25:38dans les bureaux,
25:39le week-end où les gens
25:40ne sont pas dans les bureaux,
25:41on puisse mettre en protection.
25:42Les médecins vous le disent,
25:43l'un des enjeux essentiels
25:45pour éviter les effets
25:45de l'hyperthermie,
25:46c'est d'éviter la durée
25:48d'exposition à la chaleur extrême.
25:49Le simple fait d'aller se rafraîchir
25:53quelques heures par jour
25:55réduit beaucoup le risque de mortalité.
25:58Le BHV vide et climatisé,
25:59par exemple,
26:01on l'a dit,
26:02on l'a dit,
26:03c'est quand même
26:05particulièrement troublant
26:05d'avoir des gens
26:06qui crèvent dans leur appart,
26:08et nous avec,
26:09parce que j'imagine
26:09que vous étiez comme moi
26:10dans des apparts à 32,
26:12et de l'autre côté,
26:13je le redis,
26:14des dizaines de millions
26:15de mètres carrés,
26:15carcières ou commerciaux vides.
26:17Dans votre campagne
26:19pour les municipales,
26:20vous avez promis
26:21au moins un trottoir
26:22ombragé dans chaque rue.
26:24Absolument.
26:25Ça veut dire quoi concrètement ?
26:27Parce que vous ne pouvez pas
26:28planter des arbres partout.
26:29Alors, vous avez tout à fait raison.
26:32Donc, c'est un objectif
26:33qui est majeur
26:33et d'ailleurs qui permet
26:34de créer des corridors d'ombre
26:36qui est vraiment important
26:37parce que la différence
26:38entre la chaleur d'exposition
26:39au soleil
26:40et la chaleur à l'ombre,
26:41c'est parce qu'on parle
26:41de la chaleur à l'ombre
26:43quand il fait 30, 40
26:44et malheureusement
26:45bientôt 50.
26:46Mais quand vous êtes au soleil,
26:47c'est évidemment
26:47encore pire.
26:49Et donc,
26:49à Paris d'abord,
26:50on va continuer la stratégie
26:51de planter des arbres
26:52partout, partout, partout
26:53où c'est possible.
26:54Mais il y a des endroits
26:55où ce n'est pas possible.
26:56Rue trop étroite,
26:57des réseaux partout en dessous.
27:02Il n'est pas fixé d'objectif.
27:02Je ne suis pas sûr
27:03qu'on ne va pas s'amuser
27:04à compter les arbres.
27:04On va en mettre partout
27:05où c'est possible.
27:06D'abord, je le redis,
27:07quand on plante un arbre,
27:08il va falloir 15 à 20 ans,
27:11parfois plus,
27:12pour qu'il développe
27:14sa pleine puissance
27:16de protection.
27:17Il y a des endroits.
27:18Et donc, vous savez,
27:18on ne fait des choses,
27:19il ne faut pas réinventer
27:20les choses,
27:20il faut regarder
27:21ce que font les autres
27:21depuis très longtemps.
27:22Quand vous allez voir
27:23dans les villes du sud,
27:24à Madrid, à Séville,
27:25mais même en France,
27:26à Grasse, à Menton, etc.,
27:29ce sont des villes
27:30qui soit s'arrêtent l'été
27:32entre midi et 17h,
27:35soit ont développé
27:36des dispositifs tactiques
27:38auxquels je crois beaucoup,
27:39qui est de tendre
27:40des ombrières d'espace public.
27:42Vous voyez,
27:43alors là,
27:43on est sur une petite rue,
27:45je crois reconnaître
27:46le quartier,
27:47c'est exactement
27:48le caveau de la Huchette.
27:49Vous pouvez poser
27:50des vélums.
27:51Quand c'est des rues
27:51si étroites,
27:52vous avez un effet d'ombre
27:53qui est naturellement
27:54créé par le bâti.
27:55En revanche,
27:55il y a des rues
27:56de taille intermédiaire
27:57où on posera,
27:58comme c'est le cas
27:59dans le sud,
28:00des ombrières textiles,
28:01etc.
28:02Il y en a déjà
28:02des ombrières installées ?
28:03Alors nous,
28:04on en a installées
28:04dans les espaces publics,
28:06en test,
28:07depuis plusieurs années.
28:08Je vais vous donner
28:08un exemple.
28:09À côté de la gare de l'Est,
28:11à côté de la gare de Non,
28:12la gare de Lyon.
28:13Dans les rues
28:14entre deux immeubles,
28:14ça n'existe pas encore.
28:15Alors non,
28:15en vélum tendu non,
28:17à une exception,
28:18je vais vous donner
28:18un exemple,
28:19rue des Archives,
28:20les commerçants ont installé
28:21ce qu'on appelle,
28:22ont l'habitude d'installer
28:23à ce qu'on appelle
28:23des ombrières à sky,
28:24c'est-à-dire des dispositifs,
28:26vous savez,
28:26des parasols.
28:27Historiquement,
28:28les ombrières à sky
28:28ont été développées
28:29comme des ombrières
28:31d'espace public
28:32pour protéger
28:33les passants
28:34qui circulent à pied.
28:35Et c'est ça
28:36qu'on va faire.
28:37Quand je parle
28:37du système D,
28:38du bricolage,
28:39d'abord,
28:39on a l'argent public,
28:40ce n'est pas de l'argent magique.
28:41Moi,
28:41je n'en ai pas sous le coude
28:42et je n'ai pas de planche à billets
28:43dans les sous-sols
28:44de l'hôtel de ville.
28:45Ce que je sais,
28:45c'est qu'on a besoin
28:46d'aller à l'essentiel,
28:47d'être agile
28:48et ça supposera aussi
28:49peut-être un peu
28:49d'agilité réglementaire
28:51parce que si moi,
28:52quand je veux poser
28:52une ombrière textile,
28:53je suis obligé
28:53de demander l'accord
28:54à 250 copros
28:56qui doivent organiser
28:57250 âgés,
28:58ça ne va pas le faire
28:59et donc,
28:59on va essayer
29:00de gagner en efficacité
29:01et en rapidité d'action.
29:02Emmanuel Grégoire,
29:03vos 100 premiers jours
29:04à la Mérite Paris.
29:04On y reviendra dans un instant
29:05après une courte pause
29:07dans ce grand jury
29:08et on reviendra bien sûr
29:09notamment sur le scandale
29:11du périscolaire.
29:11A tout de suite.
29:22Suite du Grand Jury
29:24présenté par Olivier Bost.
29:26Emmanuel Grégoire,
29:27le maire de Paris
29:28et notre invité,
29:30Tam Tranui de Public Sénat
29:31et Loris Boachot du Fidiaro
29:33sont à mes côtés
29:34pour vous interroger.
29:37Le Grand Jury,
29:38l'actualité de la semaine.
29:41132 animateurs
29:42dans le périscolaire
29:43ont été suspendus
29:44pour des comportements
29:45inappropriés,
29:46des agressions sexuelles,
29:47des viols.
29:48Ce sont les derniers chiffres
29:49que vous avez fournis
29:50il y a un mois
29:51et la justice
29:52enquête actuellement
29:53sur 110 écoles.
29:56Emmanuel Grégoire,
29:56sommes-nous
29:57au tout début
29:58du scandale ?
29:59Non,
30:00je pense qu'on est
30:00en plein dedans.
30:02D'abord,
30:03dire la gravité
30:05évidemment
30:05de ce sujet
30:06et il occupe
30:08un tiers de mon temps.
30:10Tous les jours,
30:11tous les jours,
30:11j'y consacre énormément
30:13d'énergie,
30:15de vigilance
30:15et de détermination
30:17à sortir.
30:18La première chose,
30:19c'est que vous avez utilisé
30:20le mot de scandale
30:22et il est le mien.
30:23Il ne concerne pas
30:24que Paris,
30:25il ne concerne pas
30:26que l'école publique,
30:27il concerne plus largement
30:29le sujet
30:30de la place des enfants
30:31de notre société
30:32et peut-être
30:33de la levée
30:34de cette croyance populaire
30:37bienveillante
30:37mais fausse
30:38que tout le monde
30:38aime les enfants.
30:39Ce n'est pas vrai.
30:40Est-ce que sur vos responsabilités,
30:41Emmanuel Grégoire,
30:42vous avez déjà changé
30:43des choses pour l'été
30:43parce que les écoles
30:44se transforment
30:45en centres d'animation
30:47avec donc des animateurs.
30:48Est-ce qu'il y a
30:49des dispositions particulières
30:51pour protéger
30:52les enfants cet été ?
30:52Alors oui,
30:54d'abord,
30:54on a déjà mis
30:55beaucoup de mesures en place.
30:57Je sais l'impatience
30:58des parents,
30:59elle est la mienne
30:59et on va continuer
31:01semaine après semaine
31:02à renforcer
31:02les dispositifs.
31:03On a tout remis à plat.
31:05Ça ne veut pas dire
31:05qu'on a tout réglé,
31:06je ne le prétends pas,
31:08mais on a tout remis en plat.
31:09Les procédures,
31:10les recrutements,
31:11les formations,
31:12la question de la surveillance,
31:14la question des contrôles extérieurs.
31:15Évidemment,
31:16vous l'avez évoqué
31:17en début d'émission,
31:18les commissions
31:18qui vont venir nous aider
31:20à analyser
31:21et peut-être
31:21à dire les responsabilités.
31:22Est-ce que vous avez répondu
31:23par exemple
31:24aux 11 collectifs
31:25et associations
31:26de protection de l'enfance
31:27qui vous ont interpellé
31:27dans un courrier ?
31:28Elles ont également interpellé
31:29Gérald Darmanin,
31:31le ministre de la Justice
31:31et Édouard Geffrey,
31:33le ministre de l'Éducation
31:33et elles réclament
31:34trois choses.
31:35Vérification des antécédents judiciaires,
31:37de tous les adultes
31:38en contact,
31:38y compris les agents d'entretien,
31:40qu'aucun adulte
31:41ne reste seul
31:41avec un enfant
31:42et enfin,
31:43l'instauration
31:43d'un référent protection
31:44de l'enfance
31:45dans chaque école.
31:46Est-ce que ces trois conditions-là,
31:47elles sont déjà remplies ?
31:48Alors non,
31:49pas toutes
31:50et d'abord,
31:50la première,
31:51elle n'est pas possible légalement,
31:52je le redis.
31:53Moi, je plaide,
31:54je suis totalement en soutien
31:55de cette revendication
31:56des associations,
31:56c'est-à-dire le traitement
31:58des antécédents judiciaires
31:59pour tout ce secteur-là.
32:00J'y suis favorable,
32:01il suppose une modification
32:03législative.
32:05Deuxième,
32:05et d'ailleurs,
32:06dans le cadre
32:08des projets de loi
32:09du gouvernement,
32:10notamment protection
32:11de l'enfance,
32:12je pense qu'il faudra
32:13soit dans le texte initial,
32:15soit par amendement,
32:16je sais qu'il y a des débats
32:16avec le Conseil d'État,
32:17etc.,
32:17mais soit dans le texte initial,
32:19soit par amendement,
32:20introduire l'accès
32:21au traitement
32:22des antécédents judiciaires.
32:24Deuxièmement,
32:25sur la question...
32:25C'est-à-dire qu'un simple
32:26dépôt de plainte,
32:26par exemple,
32:27pourrait suffire
32:27pour écarter quelqu'un ?
32:30Exactement,
32:30et la mémoire,
32:31et la mémoire
32:32de ce qui s'est passé
32:32avant également.
32:34Le deuxième sujet,
32:36c'est la question
32:36de pas d'adulte seul
32:37avec un enfant,
32:38c'est déjà le cas
32:39sur le principe,
32:40la question,
32:41c'est la mise en oeuvre
32:42de ce principe,
32:42c'est déjà le cas
32:43à la ville de Paris
32:44depuis longtemps,
32:44il ne doit pas y avoir
32:46un adulte avec ça.
32:47Donc,
32:47notre sujet à moi,
32:48mon sujet à moi,
32:49c'est comment je garantis
32:51que dans les circonstances
32:52exceptionnelles
32:53qui aujourd'hui
32:53peuvent conduire
32:54un enfant
32:55à se retrouver seul
32:56avec un adulte,
32:57c'est quand il y a
32:58un groupe d'enfants,
32:58un enfant qui a un problème
33:00de propreté,
33:00qui s'égare,
33:02qui va ailleurs,
33:03qu'on cherche...
33:04et bien que cette situation
33:06d'isolement
33:07ne se reproduise pas.
33:10Et bien cela,
33:10on le fait par des recrutements,
33:12je ferai des annonces
33:13prochainement,
33:14on le fait aussi
33:15par des principes
33:15organisationnels,
33:16par des travaux
33:17pour éviter les situations
33:19qui permettent
33:20à un adulte
33:21de s'isoler
33:21avec un enfant,
33:22ou avant,
33:23on partait du principe
33:24que tout le monde
33:24aime bien les enfants
33:25et que donc,
33:26on doit gérer
33:27les problèmes
33:27de cas particuliers,
33:29on part du principe
33:29qu'il y a une menace
33:30structurelle qui pèse
33:31sur les enfants
33:31et donc,
33:33on traite tout cela
33:34avec beaucoup de rigueur.
33:34Je le dis
33:35dans la sévérité
33:37que j'exerce
33:37à l'égard de ceux
33:38qui sont suspectés,
33:40j'utilise bien
33:41le mot suspecté
33:42qui parfois
33:43me le reprochent
33:44mais c'est ainsi,
33:45mais je le dis aussi
33:46à l'immense majorité
33:47des professionnels
33:48qui font très bien
33:48leur travail.
33:49Emmanuel Grégoire,
33:50dans le projet
33:50de loi de protection
33:51des enfants
33:52qui va être débattu
33:52dans 10 jours
33:53à l'Assemblée nationale,
33:54il y a la création
33:55d'une liste noire
33:56pour les personnels
33:57ayant eu des comportements
33:58problématiques
33:59avec des enfants,
34:00vous y êtes favorable
34:01même s'il n'y a pas eu
34:02de condamnation ?
34:03Je suis favorable
34:04effectivement
34:05à ce qu'on garde
34:05la mémoire
34:07de ce qui s'est passé
34:08dans la carrière
34:09d'un agent.
34:10Pourquoi ?
34:11Là, c'est un débat difficile,
34:12il est sur le plan philosophique
34:13et je n'ai pas exactement
34:14compris ce que serait
34:16cette liste noire.
34:17Voulue par le ministre
34:18de l'Éducation nationale
34:19à l'État.
34:20J'ai bien compris
34:20mais par exemple
34:20quand il a dit
34:22qu'il voulait
34:22une liste des interdits
34:23d'école
34:23sur la base
34:24de sanctions disciplinaires,
34:26là je suis en désaccord
34:27avec ça.
34:28Pourquoi ?
34:28Parce que les sanctions
34:29disciplinaires
34:30n'ont aucun pouvoir
34:31d'investigation
34:31qui relève de la police,
34:32etc.
34:33Ce n'est pas suffisant,
34:34il faut élargir la réflexion.
34:36On est partagé
34:36sur un sujet
34:37qui est très très difficile,
34:39je le dis
34:39sur le plan philosophique
34:41et moral.
34:42C'est d'agents
34:43qui sont suspectés
34:44mais qui ont été blanchis
34:46et en même temps,
34:47un autre problème,
34:48c'est que quand on croise
34:49un agent qui est mis en cause
34:51et peut-être parfois
34:52gravement mis en cause,
34:54il n'est pas rare
34:54qu'on trouve
34:55dans son histoire antérieure
34:57chez l'employeur ailleurs,
34:59etc.
35:00qu'il a laissé des bips,
35:02il a bippé comme on dit.
35:04Et là,
35:04je comprends les parents
35:05dans un débat
35:06qui est compliqué,
35:07qui est celui
35:08qu'être blanchi
35:09par la justice
35:10ne veut pas nécessairement
35:11dire qu'on est innocent,
35:12ce qui est une question
35:13très difficile
35:13sur le plan
35:15évidemment juridique
35:16et je le crois
35:17social
35:18et deuxièmement,
35:19en même temps,
35:20l'exigence
35:20qui est la nôtre
35:21collectivement
35:22de privilégier
35:23la protection
35:23des enfants.
35:25Une histoire parmi tant d'autres,
35:27un animateur
35:27visé par une plainte
35:28pour agression sexuelle
35:29par son fils
35:30est parvenu
35:31un an plus tard
35:31à se faire engager,
35:32c'était à l'été 2025,
35:33par la mairie de Paris
35:34dans plusieurs écoles.
35:35Comment a-t-il pu être engagé ?
35:37Est-ce qu'aujourd'hui
35:37vous pensez qu'il faudrait
35:38que la mairie
35:38puisse consulter
35:39le fichier
35:40des antécédents judiciaires ?
35:41C'est exactement ce qu'on a dit,
35:43c'est-à-dire qu'il s'est fait embaucher
35:44parce qu'il n'y avait pas
35:45de moyens
35:46pour n'importe quel employeur,
35:47la ville de Paris
35:48ou n'importe quelle ville de France
35:50de trouver,
35:55de trouver la trace
35:56de la mise en cause.
35:57C'est ça la réalité.
35:59Et donc le traitement
36:00des antécédents judiciaires,
36:01je redis ce que j'ai dit,
36:03oui typiquement
36:04ce type de cas
36:05pour moi
36:06nécessiterait
36:06que nous le sachions
36:08plus tôt
36:09et que nous le sachions
36:10et qu'on puisse agir
36:11en conséquence.
36:12Et ça je le redis,
36:14ce n'est pas dans l'intérêt
36:15de la ville de Paris,
36:15c'est dans l'intérêt
36:16de tous les employeurs
36:17qui essayent de réunir
36:18toutes les conditions
36:19pour s'assurer
36:19que les agents
36:20qui viennent travailler
36:21pour elles
36:22sont des gens
36:23qui sont irréprochables
36:24sur tous principes
36:25et encore plus
36:25qu'on ne puisse pas
36:27lui dissimuler
36:27des mises en accusation graves,
36:30ça ne devrait pas être possible.
36:31Aujourd'hui,
36:32au regard du droit actuel,
36:33ce type de situation
36:33peut malheureusement exister.
36:35Emmanuel Grégoire,
36:35ce qui peut apparaître étonnant
36:37dans tout ce scandale
36:38du périscolaire,
36:39c'est qu'il n'y a pas
36:40de responsable
36:41à ce jour.
36:42C'est-à-dire qu'il n'y a
36:43que des animateurs déviants
36:45et pour certains criminels.
36:47Il n'y aura jamais
36:47de responsable politique
36:51ou administratif ?
36:52Ce que vous dites est faux,
36:53pardon, ça veut dire
36:54qu'on ne communique pas assez
36:55parce que pourtant,
36:55je l'ai dit plein de fois,
36:56il y a eu de nombreux
36:57conseils de discipline
36:58sur des gens
36:59qui avaient mission
37:00d'encadrer ces animateurs.
37:02Je déclenche
37:03des conseils de discipline.
37:05Plusieurs d'entre eux
37:06ont été suspendus,
37:07plusieurs ont été...
37:08Oui, mais ça veut dire après...
37:09On peut rentrer...
37:11Donc, c'est quoi
37:11la granularité ?
37:12Je comprends,
37:13je vais reformuler
37:14votre question.
37:15Est-ce qu'il y a des gens
37:16qui devraient être considérés
37:17comme responsables
37:18qui ne le sont pas aujourd'hui
37:19et qui sont susceptibles ?
37:20Moi, je considère
37:21que non.
37:23Des responsabilités politiques,
37:24c'est différent.
37:25Mais d'abord,
37:25parce que c'est...
37:26Pourquoi vous considérez que non ?
37:27Parce qu'il y a des enquêtes.
37:28Moi, j'ai regardé chaque dossier,
37:29je lis le rapport
37:30de l'inspection générale,
37:31mais c'est l'avantage
37:32que vous avez évoqué.
37:32Donc, vous dites que les sanctions
37:32arriveront plus tard,
37:33c'est ça que vous êtes en train de dire ?
37:34Non, non, c'est aujourd'hui
37:35tous les gens
37:36dans lesquels on considère
37:37qu'il y a eu une faute personnelle,
37:39je mets en nuance
37:40les cas qui sont encore en instruction,
37:42il y a encore beaucoup
37:43de travail à mener,
37:44mais chaque fois
37:44qu'il y a eu un rapport
37:45en disant
37:45telle personne a commis
37:47au regard de ses obligations
37:49morales, professionnelles,
37:50une faute
37:51et d'aller au Conseil disciplinaire.
37:52Donc, pour vous,
37:53toutes les responsabilités
37:53sont établies ?
37:54Non, je ne veux pas encore dire ça.
37:56Hors enquête...
37:56Je considère que les cas individuels
37:58ne sont pas du tout
37:59laissés sur le tapis
37:59et qu'on fait des procédures disciplinaires,
38:00mais c'est l'avantage
38:01de la commission d'enquête parlementaire,
38:03de la mission d'information
38:04et d'évaluation
38:05et de la commission indépendante
38:06qui a été mise en place,
38:07c'est de venir faire vérifier.
38:09Parce que moi,
38:09quoi que je dise,
38:11des parents qui sont énervés
38:13et je le serai à leur place,
38:14peut-être même parfois
38:15plus qu'ils ne le sont,
38:17je veux en saluer
38:18et la résilience
38:18et la disponibilité
38:20pour échanger.
38:22Ils peuvent avoir
38:22des doutes sur ma parole,
38:24je le sais,
38:24je le comprends
38:25et donc c'est pour ça
38:26que je veux que des gens
38:27de l'extérieur
38:28viennent dire ce qui s'est passé
38:30et chacun en tirera
38:31les conséquences
38:32et les interprétations
38:33qu'ils souhaitent.
38:34Je ne veux pas être
38:35juge de moi-même.
38:37Je veux que des gens extérieurs
38:38viennent regarder
38:40et analyser
38:41comment l'institution
38:42a réagi,
38:43comment les élus
38:44ont réagi.
38:45Ils diront ce qu'ils croient
38:46être la vérité.
38:47On fera peut-être
38:48nous des commentaires
38:49sur cela,
38:49mais au moins...
38:50Sur les 11 dernières années,
38:51donc.
38:53Oui,
38:54partout,
38:55tout le temps,
38:55partout,
38:56tout le temps.
38:56Je vous pose la question
38:57parce qu'Agnès Évren,
38:58qui sera la rapporteuse
39:00de la commission d'enquête
39:01au Sénat,
39:02dit que pendant 11 ans,
39:04il n'y a jamais eu
39:04de signalement
39:05par un article 40
39:06de la part
39:07de la mairie de Paris.
39:08C'est un mensonge.
39:10Elle ne peut pas ignorer
39:11que c'est un mensonge,
39:11je le dis avec un peu
39:12de gravité.
39:13J'ai tout à fait lu
39:13cette chose-là.
39:15Jamais,
39:15à ma connaissance,
39:16je vous le dis
39:17avec un peu de gravité,
39:18mais quand même
39:18un peu de confiance,
39:20jamais à la ville de Paris,
39:23l'institution
39:24n'a protégé
39:25une violence sexuelle.
39:28Systématiquement...
39:28C'est pas la question,
39:29c'est est-ce que vous avez fait,
39:30est-ce que la mairie de Paris
39:31a fait des articles 40
39:32et a signalé...
39:32C'est ce que je viens
39:33de vous dire.
39:34Jamais,
39:35pardon,
39:36mais c'est ce que je viens
39:36de vous dire,
39:38jamais des violences sexuelles
39:39n'ont été passées
39:40sous silence.
39:42Systématiquement,
39:42il y a eu des articles 40
39:43et nous en avons la trace.
39:44Et comment on saisit la justice ?
39:45Pardonnez-moi,
39:46mais il y a eu
39:46des animateurs déplacés
39:49d'une école et d'une autre...
39:50Jamais sur suspicion.
39:51Jamais,
39:52jamais,
39:53je le dis aussi
39:53avec beaucoup de clarté,
39:54mais ce qui prouve
39:54à quel point
39:55le débat est un peu fou.
39:57Jamais sur suspicion
39:58de violences sexuelles.
39:59Je suis prudent.
40:00Peut-être qu'il y en a
40:01qui ne me sont pas encore remontés.
40:02Et je vous dis,
40:03je tremble tous les jours
40:04d'en apprendre de nouvelles.
40:06Vous allez avoir confiance
40:07dans cette commission
40:07d'enquête parlementaire,
40:09parce que ce sont les propos
40:09de la rapporteure,
40:11la sénatrice républicaine.
40:12Mais d'abord,
40:13la rapporteure,
40:13elle est sénatrice,
40:14elle dit ce qu'elle veut.
40:15Elle dit ce qu'elle veut.
40:16Elle a le droit.
40:16Voilà.
40:17Simplement,
40:17moi j'ai hâte,
40:18j'ai hâte d'aller,
40:19d'être auditionné,
40:21j'ai hâte d'être auditionné,
40:22d'aller répondre
40:23aux questions légitimes
40:24des sénateurs
40:25et je dirai
40:26ce que je crois être vrai
40:27et ce que je crois être faux.
40:29Je le dis parce que...
40:31On a dit des choses
40:32terribles,
40:34terribles,
40:35disant que j'avais recruté
40:36des pédophiles
40:37et que nous couvrions
40:38des pédophiles.
40:39Mais jamais c'est arrivé.
40:41Et ceux qui auraient commis ça,
40:43je le rappelle,
40:43c'est une infraction pénale
40:45de couvrir un pédophile.
40:47Je voudrais rassurer les parents.
40:48On n'est pas parfait.
40:50Oui,
40:50il y a du risque
40:51d'infiltration
40:52de pédocriminalité
40:52comme dans tous les lieux
40:54qu'il n'y a que des enfants.
40:55Mais jamais
40:55on ne couvre un pédophile.
40:57Jamais ça n'a été observé.
40:58Et si c'est le cas,
40:59il y aura un article 40
41:00sur ceux qui s'en seraient
41:01rendus coupables
41:03qui pourraient engager
41:04leur responsabilité pénale.
41:05Vous avez posé un article 40
41:06qui vous vise,
41:07justement.
41:08Qu'est-ce que vous leur répondez ?
41:09C'est son droit.
41:10Voilà,
41:11c'est son droit
41:11et je suis très serein.
41:12Je ne vais pas commenter
41:13ce que vous faites.
41:14En attendant votre émission...
41:15Elle a le droit,
41:15comme tout citoyen,
41:16de saisir le procureur
41:17de la République
41:18et le seul après
41:19qui est compétent
41:19pour dire et faire son travail,
41:21c'est la procureure
41:22de la République.
41:22Et donc,
41:23ils peuvent faire
41:23tous les articles 40
41:24qu'ils veulent,
41:25c'est très bien,
41:25ils ont le droit
41:26et moi je répondrai
41:28aux instances compétentes.
41:29Alors,
41:29avant que vous soyez auditionné
41:30par le Sénat,
41:31auparavant,
41:32vous aviez lancé
41:32une convention citoyenne
41:34sur la protection
41:35et sur le temps
41:36des enfants.
41:37Une mission
41:38d'enquête interne
41:39à la ville
41:39et il y a une commission
41:40également d'enquête parlementaire
41:41que je viens d'évoquer.
41:43Sur le temps
41:44des enfants,
41:45est-ce que
41:46la conclusion
41:47de cette convention citoyenne
41:49c'est qu'il faut revenir
41:49à la semaine de 4 jours,
41:50ce qui permettra
41:51d'avoir un jour plein
41:52et entier de périscolaire
41:53le mercredi
41:54et ce qui permettra
41:55donc de faciliter
41:56l'embauche
41:57et la fidélisation
41:59des animateurs.
42:00Est-ce que vous suivrez
42:01ou pas
42:02ces prescriptions ?
42:03Alors,
42:03d'abord,
42:04on va écouter
42:04ce qu'a dit
42:05la convention citoyenne.
42:06Elle n'a pas dit que ça
42:07la convention citoyenne
42:08parce qu'elle a soutenu
42:08aussi d'autres scénarios
42:09d'organisation
42:10avec moins de puissance,
42:11c'est vrai.
42:12Aujourd'hui,
42:13où on en est ?
42:13D'abord,
42:13je voudrais rappeler
42:14le cadre légal,
42:15comment ça fonctionne.
42:16La semaine
42:17dans le code de l'éducation,
42:19la semaine des enfants,
42:20elle est sur 4 jours et demi.
42:21Il se trouve qu'on vit
42:22dans un moment
42:22complètement ubuesque
42:24où 80% des élèves
42:25de ce pays
42:26ne respectent plus
42:27dans leur temps scolaire
42:28le code de l'éducation
42:29mais ont obtenu
42:30des dérogations
42:31qui avaient été
42:32permises
42:33au moment
42:34où Jean-Michel Blanquer
42:35était ministre.
42:36Je trouve que c'est
42:37totalement incongru
42:38et bizarre
42:39d'avoir 80%
42:41des cohortes d'élèves
42:42qui sont en dérogation.
42:43Vous ne voulez pas
42:43revenir aux 4 jours ?
42:44Non, je ne vous ai pas dit ça.
42:45Je n'interpréte pas.
42:46Je ne vous ai pas dit ça.
42:47Donc,
42:48ce que je dis,
42:48c'est qu'il y a
42:49plusieurs scénarios
42:50cibles qui sont
42:51sur la table.
42:52Aujourd'hui,
42:53et comment ça va se passer ?
42:54Le principe,
42:55c'est que quand on veut
42:57avoir une dérogation,
42:58c'est-à-dire par exemple
42:59dans l'hypothèse
43:00du retour à 4 jours,
43:01dans l'hypothèse
43:02d'un 4 jours et demi
43:03différent de la situation
43:05d'aujourd'hui
43:05ou d'une hypothèse
43:07de 5 jours
43:07puisque c'est une hypothèse
43:08qui a beaucoup été portée
43:10par la Convention nationale
43:11sur les temps de l'enfant
43:11et que la Convention citoyenne
43:12n'a pas écarté
43:14de façon aussi brutale.
43:15Ce qui est écarté
43:15de façon brutale
43:16et donc ça,
43:17je vous le dis,
43:17c'est acté,
43:18c'est le statu quo.
43:19Je ne veux pas
43:20que nous continuions
43:20dans le système actuel
43:21qui crée de l'insécurité,
43:23de l'insatisfaction
43:24pour à peu près tout le monde
43:24et donc ça veut dire
43:25qu'est-ce qui change
43:27en septembre ?
43:28En septembre,
43:29de ce point de vue-là,
43:30rien
43:30puisque pour mettre en place,
43:32nous,
43:32exactement,
43:33pour mettre en place,
43:34il faut changer
43:34des dizaines de milliers
43:35d'agendas,
43:36d'agents,
43:37enseignants,
43:38directeurs,
43:38périscolaires,
43:39etc.
43:39Donc,
43:40comment ça se passe ?
43:41Je dois saisir
43:42le directeur académique,
43:43le DAZEN,
43:44en demandant une dérogation
43:46qui bénéficie du soutien
43:48d'une majorité
43:49de conseils d'école.
43:51C'est très précis
43:52le Code de l'éducation,
43:53ils proposent une procédure.
43:54Donc,
43:54aujourd'hui,
43:55ce que nous allons faire,
43:56c'est que nous avons retenu
43:58un certain nombre de scénarios
43:59sur la base des recommandations
44:00de la Convention citoyenne,
44:01nous en avons donc
44:02écarté d'autres
44:03et je le dis,
44:04je ne souhaite plus
44:05que le système actuel continue.
44:07On va prendre
44:09quelques mois,
44:10deux,
44:10trois mois
44:11pour travailler
44:12avec la rectrice,
44:13pour rencontrer
44:14à nouveau
44:15les parents d'élèves,
44:15les organisations syndicales,
44:17les organisations
44:18représentatives d'enseignants,
44:19de directeurs
44:20du périscolaire
44:21pour dire,
44:22voilà les quelques scénarios
44:23que nous avons arrêtés
44:24et voilà comment
44:25nous allons vous proposer
44:26de travailler.
44:27Et ensuite,
44:28probablement,
44:28à l'évidence,
44:30avant la fin de l'année,
44:31je proposerai une méthode
44:33qui permettra d'arbitrer
44:34avant la fin de l'année.
44:35Dans vos promesses de campagne,
44:37il n'y aura plus aucun enfant
44:38à la rue
44:39l'hiver prochain
44:40pour honorer
44:41cette promesse,
44:42concrètement,
44:43ça veut dire que
44:43vous devez construire
44:44combien de structures
44:45d'accueil d'ici l'hiver ?
44:47Écoutez,
44:48alors c'est variable
44:48mais vous avez totalement
44:52raison de me rappeler
44:53à cette promesse de campagne.
44:55Vous savez que moi,
44:56je veux vraiment
44:56m'attaquer au sans-abris
44:57ma Paris.
44:58Je crois que tout le monde
44:58observe que la situation
44:59n'est pas tenable
45:00et n'est pas belle.
45:02Regarde l'image
45:03que notre pays
45:04et notre ville
45:04veulent donner d'eux.
45:07Évidemment,
45:07je ne peux pas faire...
45:09Je n'ai pas de baguette magique.
45:09Je n'ai pas de baguette de migrants.
45:10Je n'ai pas de baguette magique.
45:10Non, mais tout.
45:11Je veux dire,
45:12une personne qui dort à la rue,
45:13c'est une personne
45:14qui devrait pouvoir dormir
45:16protégée.
45:17Mais je ne peux pas...
45:18Je n'ai pas de baguette magique,
45:19moi.
45:19Donc, il va falloir du temps.
45:19La priorité va d'abord
45:21aller aux enfants
45:22et évidemment aux familles
45:25qui les accompagnent.
45:26Donc, ça veut dire
45:26que je dois ouvrir des places.
45:27Je ne vais pas rentrer
45:28dans le détail des chiffres.
45:29Je sais que je ne peux
45:31y travailler intelligemment
45:32qu'avec le préfet de police
45:33et avec le préfet de région
45:35et avec les autorités sanitaires,
45:36notamment l'ARS.
45:38J'y travaille depuis
45:39le premier jour de l'élection
45:40de façon exigeante.
45:43La situation n'est pas satisfaisante.
45:46On parlait de la canicule
45:47tout à l'heure.
45:47Parmi les plus vulnérables
45:49et les plus vulnérables,
45:50il y a les personnes
45:51sans domicile fixe
45:52pendant la canicule.
45:53C'est beaucoup plus dur
45:54pour eux de vivre
45:55dans l'extrême chaud
45:56qu'en réalité
45:56dans l'extrême froid,
45:58paradoxalement.
45:59Et donc, on y travaille
46:01mais je vous confirme
46:02que je souhaite
46:03ouvrir en propre
46:04si la quantité dépendra
46:07beaucoup de mon dialogue
46:07avec la préfecture de région
46:09des places
46:10pour qu'il n'y ait plus
46:11d'enfants qui dorment
46:11à la rue.
46:12Je crois honnêtement
46:13qu'au moins sur ce sujet-là,
46:15on peut tous se retrouver.
46:17Le Grand Jury.
46:18Question Express
46:20Avec des réponses
46:21par oui ou par non
46:22pour ou contre,
46:23on a beaucoup parlé
46:24du nombre de collaborateurs
46:26à la mairie de Paris.
46:27Il y en a quasiment autant
46:29qu'au gouvernement.
46:31Des directeurs d'administration
46:32à Paris sont-ils aussi bien
46:34ou mieux rémunérés
46:35que le président de la République ?
46:36Non, ils sont moins bien rémunérés
46:38mais ils sont bien rémunérés.
46:39Et puis en l'occurrence,
46:39je leur demande beaucoup
46:40et je préfère avoir des gens
46:42bons, motivés, engagés
46:44et bien payés.
46:45C'est rare d'avoir
46:46des gens comme ça
46:47mal payés.
46:48Vous assumez ces salaires-là ?
46:50Ils sont fixés par les grilles
46:51de la fonction publique,
46:52ce n'est pas moi
46:52qui choisis leur salaire.
46:53Est-ce que vous êtes favorable
46:54à ce que le BHV devienne
46:55en partie un hôtel de luxe ?
46:56Je ne suis pas défavorable
46:58à la mutation immobilière
47:00du bâtiment
47:01mais le BHV doit d'abord
47:02rester un grand magasin parisien.
47:05Après, il faut qu'il puisse
47:06se moderniser
47:06et moi je suis prêt à l'accompagner.
47:07Laurice Boachot.
47:08Pour ou contre, Emmanuel Grégoire,
47:10rendre le casque obligatoire
47:12pour les cyclistes
47:12sur les vélos,
47:13c'est une recommandation
47:14de la sécurité sociale ?
47:15Je suis contre
47:16parce que moi,
47:17je ne suis pas un spécialiste
47:18du sujet,
47:18j'en mets des fois
47:19et d'un fois non.
47:20Les associations de vélos
47:20sont contre.
47:21Au Pays-Bas
47:22qui a une ville de vélo
47:24depuis plus d'une cinquantaine
47:27d'années,
47:27il n'est pas obligatoire.
47:28Il y a des effets
47:29contre-productifs
47:30au port du casque obligatoire,
47:31c'est notamment
47:31d'en réduire l'entrée
47:32dans la pratique,
47:34donc plutôt contre.
47:35Hamza, la douane,
47:36qu'on voit beaucoup
47:36sur les réseaux sociaux
47:38et que vous avez rencontré,
47:39c'est un jeune.
47:40Terreur du canal Saint-Martin
47:41ou simple jeu d'enfant ?
47:43Non,
47:43je peux peut-être vous dire
47:44un,
47:45c'est le piège mortifère
47:47des réseaux sociaux
47:47où il faut être délinquant
47:48pour devenir connu.
47:50Le piège de l'extrême droite
47:51qui instrumentalise
47:52ce jeune homme
47:52qui est un délinquant,
47:53on ne va pas se mentir.
47:54Je n'ai pas envie
47:55de rentrer dans le cas particulier,
47:56mais l'extrême droite
47:57qui sont saisies
47:57faisant de ce cas-là
47:58une généralité
47:59qui illustrerait
48:01le comportement
48:01de notre jeunesse.
48:02Et troisièmement,
48:03une certaine légèreté
48:04des médias,
48:04je le dis,
48:05a relayé ad nauseum
48:07et a donné l'image
48:08que plus on est un gangster,
48:10plus on est un petit malin,
48:12plus on a des chances
48:13de devenir une star.
48:14Allez,
48:14ça va nous amener
48:15au sujet suivant.
48:15Pour ou contre l'interdiction
48:16des sondages
48:17pendant la présidentielle ?
48:19Contre.
48:19C'est une demande
48:20d'Olivier Faure.
48:20Contre l'interdiction ?
48:21Oui, je ne sais pas
48:22qu'Olivier ait demandé ça,
48:23mais je ne vois pas très bien
48:23comment on peut le mettre en place.
48:28Le Grand Jury 2027,
48:30c'est demain.
48:31Le Parti Socialiste,
48:33votre parti semble se mettre
48:34difficilement en ordre de marche
48:36pour l'élection présidentielle
48:37des 18 avril et 2 mai 2027.
48:40Comment tout d'abord
48:42éviter de rééditer
48:43le score historiquement bas ?
48:451,7% des voix,
48:46c'était en 2022,
48:48par Anne Hidalgo.
48:49Écoutez,
48:50dans les moments d'élection,
48:52il faut un travail de conviction
48:54et puis un travail de dynamique.
48:56La conviction,
48:57c'est un socle de valeur
48:58dans lequel les électeurs
48:59se retrouvent.
49:00Et la dynamique,
49:01c'est comment l'électeur
49:03trouve une voie
49:05d'utilité à son vote.
49:07Et donc,
49:08pour qu'ils vont voter pour vous,
49:09soit il y a des gens
49:10qui sont convaincus
49:10que vous êtes très bons,
49:11soit ils se disent
49:12que ces gens-là vont aider
49:13à servir le socle de valeur
49:15ou en tout cas
49:15les priorités politiques
49:17qui sont les mêmes.
49:18Et donc,
49:18c'est ça qu'il faut retrouver.
49:19Et pour reprendre
49:20la situation de 2022,
49:22on voit bien
49:23qu'entre Emmanuel Macron
49:24et Jean-Luc Mélenchon,
49:26nous n'avions pas trouvé
49:27d'espace
49:28pour démontrer
49:29l'utilité.
49:30Comment faire pour trouver
49:31cet espace
49:31et être audible
49:32alors que les candidatures
49:33se multiplient ?
49:34Raphaël Glucksmann,
49:34François Hollande,
49:35Olivier Faure,
49:36Boris Vallaud,
49:36Jérôme Getsch,
49:37Philippe Brun,
49:37voilà,
49:38des noms de présidentielles.
49:39Je vous en avais à l'évidence,
49:41oubliez quelque chose.
49:42Marie-Goua Morane également,
49:43maire de Saint-Ouen,
49:44ça fait beaucoup de trop
49:45de candidats pour un...
49:46D'abord,
49:46je vais être optimiste,
49:48c'est aussi beaucoup de talent
49:49dans cette génération,
49:51c'est aussi beaucoup de talent,
49:52je le dis,
49:52pour connaître personnellement
49:54et amicalement
49:54tous les noms
49:55que vous venez de citer.
49:57Et je trouve que le processus
49:59de départage du leadership
50:01a été un peu tardif à mon goût
50:03parce qu'il sature
50:05l'exposition médiatique.
50:06C'est-à-dire que c'est difficile
50:07de parler à l'opinion
50:08quand l'obsession
50:09est celle du leadership.
50:11Justement,
50:12vous devrez voter jeudi prochain
50:13au sein du Parti Socialiste,
50:15vous êtes adhérent
50:15au Parti Socialiste.
50:17Absolument,
50:17à jour de cotisation.
50:18Voilà,
50:19alors il y a deux options,
50:19c'est une primaire ouverte
50:20avec une participation
50:21de 2 euros
50:21ou une deuxième option,
50:23seconde option,
50:24une primaire des militants
50:25du Parti Socialiste.
50:26Alors je ne sais pas
50:26si on a tout compris,
50:27mais vous,
50:28vous voterez pourquoi ?
50:28Écoutez,
50:29moi je suis maire de Paris
50:30et permettez-moi
50:31d'avoir ces débats,
50:32d'ailleurs vous n'avez même
50:32pas compris la question,
50:33donc ce qui est pro,
50:35permettez-moi d'avoir
50:35ces débats avec mes camarades,
50:37je ne suis pas sûr
50:37que les parisiens
50:38attendent de ma part
50:39une expression
50:40sur ces sujets-là
50:41qui font un peu
50:41beaucoup tiquer.
50:42Ce que je peux vous dire,
50:43c'est que je suis adhérent
50:44de ce parti dont je suis fier,
50:46de son histoire,
50:47de ses valeurs
50:47et je le sais aussi
50:49de ce qu'il proposera
50:51dans l'avenir.
50:52Je suis un militant engagé,
50:55donc j'irai voter,
50:56mais les débats de ce type-là
50:58qui sont quand même
50:58très technico-popoles,
51:01eh bien je les réserve
51:01à mes camarades,
51:02je ne suis pas sûr
51:02que ça intéresse
51:03le grand public.
51:04Comment vous allez pouvoir
51:05éviter de vous faire
51:06cannibaliser
51:06par Jean-Luc Mélenchon
51:08dont on voit la dynamique,
51:10justement un leader
51:11charismatique
51:12avec un certain nombre
51:13d'idées déjà
51:14qui sont sorties
51:15Je n'ai pas le souvenir
51:15d'avoir été beaucoup
51:16cannibalisé par Jean-Luc Mélenchon
51:18pendant la primaire
51:19de gauche à Paris
51:21et pendant l'élection
51:22elle-même.
51:24Ce qui prouve
51:25qu'il y a des circonstances
51:26Vous avez fait
51:27100 défis, oui.
51:28Oui, il y a des circonstances
51:29où la famille politique
51:30que j'aime,
51:31qui est celle qui
51:32qui est différente,
51:34qui a des positions
51:35pas unanimes, etc.
51:36Mais c'est sa richesse
51:36qui va du parti communiste
51:38à place publique
51:39en passant par les écologistes,
51:40par la société civile
51:42mais qui a une relation
51:43au monde,
51:44une relation à la politique,
51:45à la façon d'exercer
51:46les responsabilités,
51:47à la façon de parler
51:48au grand public.
51:50c'est cette famille-là
51:51que j'ai envie de défendre
51:54et donc voilà,
51:55à la mausse-est place
51:56qui est la mienne,
51:56moi je suis maire de Paris,
51:57ça m'occupe 99%
51:58de mon temps.
51:59Le PS doit s'inspirer
52:00de ce que vous avez fait
52:01lors de votre campagne municipale ?
52:02Je ne dirais pas ça comme ça
52:03parce que ce serait
52:04d'abord ridiculeusement
52:07prétentieux
52:07et surtout
52:08complètement faux.
52:09Pourquoi ?
52:09Parce que la sociologie
52:10électorale de Paris
52:12n'a rien à voir
52:13avec la sociologie électorale
52:14du pays.
52:15Et donc,
52:15ceux qui pensent
52:16que c'est sur un modèle parisien
52:18qu'on peut gagner la France
52:20se trompent.
52:22Moi,
52:23je n'ai pas de leçons
52:23à donner.
52:24Simplement,
52:25c'est d'essayer
52:26de contribuer
52:27dans cet arc d'alliance
52:29qui va,
52:29je le redis,
52:30du parti communiste
52:32à Génération,
52:33aux écolos,
52:34etc.
52:35qu'il y a
52:37moyen de construire
52:38collectivement
52:39un projet politique
52:40pour le pays
52:41qui puisse rencontrer
52:43un soutien
52:44et une force.
52:45Et ça suppose
52:46un projet,
52:47ça suppose
52:47évidemment
52:48une incarnation,
52:49mais je crois surtout
52:51que ça suppose
52:51une dynamique de terrain
52:53et c'est à ça
52:54que je m'emploierai.
52:54Dans tous les noms
52:55qu'on a cités,
52:56aucune préférence ?
52:56Je les aime tous
52:57et franchement,
52:58je ne veux pas participer
52:59à cet exercice-là.
53:01Comme militant,
53:03le moment venu,
53:04je m'exprimerai.
53:04Emmanuel Grégoire,
53:05le maire de Paris
53:06était l'invité
53:07de ce grand jury.
53:08C'est le dernier
53:09grand jury
53:09de cette saison.
53:11Je tenais à vous remercier
53:12pour votre fidélité.
53:13Vous êtes de plus en plus nombreux
53:15à nous regarder
53:16sur Public Sénat
53:17et à nous écouter
53:17sur RTL.
53:18Merci beaucoup.
53:19Et merci à Public Sénat
53:20pour cette très belle saison.
53:22Merci aussi au Figaro
53:23pour ses 20 ans
53:24de partenariat.
53:25Nous nous retrouverons
53:26un jour,
53:27j'en suis persuadé.
53:28Et la saison prochaine
53:30sera l'année politique
53:31par excellence
53:32avec l'élection présidentielle.
53:33Ça sera un plaisir
53:34de vous retrouver
53:36pour le grand jury,
53:37votre émission politique
53:38du dimanche.
53:39Bel été à tous.
53:40Sous-titrage Société Radio-Canada
53:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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