- il y a 9 heures
L'équipe de France a gagné sa bataille rangée contre le Paraguay 1-0, ce samedi en 8e de finale de la Coupe du monde . Revivez le débrief complet de L'After avec Daniel Riolo, Maxime Chanot et Jean-Louis Tourre autour de Gilbert Brisbois.
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00:00Bon, le premier, c'est la qualification comme attendue.
00:06Le point 2, est-ce que c'était le match attendu ?
00:09Je m'attendais à ce que les Français fassent la décision plus vite.
00:12Donc effectivement, le match a été un véritable bourbier.
00:15L'expression se prête bien.
00:17Et le point 3, l'entrée de Douai, parce qu'elle a été importante.
00:22Dans ce genre de match-là, il faut toujours provoquer pour provoquer la côte.
00:25C'est venu exactement, la porte s'est ouverte de cette façon.
00:29Max, c'était 3 points, toi.
00:32Écoute, un peu similaire à ceux de Daniel.
00:34C'est-à-dire que mon premier point, ça concerne plutôt le scénario général du match.
00:37On s'attendait évidemment à un match compliqué avec des Paraguayens très défensifs.
00:41Et c'est exactement ce qu'on a vu.
00:42On a vu un bloc très compact avec des Paraguayens qui ont joué à 5 défenseurs.
00:47On savait aussi qu'ils allaient chercher à casser le rythme et surtout à rendre le match haché.
00:51Et c'est exactement ce qui s'est passé.
00:52Mais c'est aussi ça, une Coupe du Monde.
00:53Il faut savoir gagner contre ce type d'adversaire.
00:56Et c'est précisément ce qu'ont arrivé de faire les Français.
01:00Je pense vraiment que c'est de bonne augure pour la suite de cette compétition.
01:02Mon deuxième point, c'est l'arbitrage.
01:04Alors j'aurais préféré m'attarder sur le jeu.
01:06Mais je pense que l'arbitre est aussi responsable un petit peu de la situation de ce match.
01:10Peut-être un peu d'inexpérience.
01:11Je ne sais pas, on en parlera un peu plus tard.
01:13Mais surtout le fait d'avoir laissé jouer un peu trop dès le début du match.
01:17Parce que je pense que s'il avait sanctionné plus tôt, Daniel, je pense qu'on n'aurait peut-être
01:22pas eu ce genre de scénario.
01:23On a dû attendre 70 minutes avant que les Français marquent.
01:27Aussi parce que l'arbitre a, je pense, laissé les Paraguayens s'installer dans la tête des Français.
01:33Et puis mon troisième point, Daniel a dit, désiré Douai, moi j'ai envie de mettre en avant le capitaine.
01:37Kylian Mbappé, qui est en mission depuis le début de cette compétition, nous l'a encore montré.
01:41Alors on pense tous que marquer un pénalty, c'est simple.
01:43Eh bien non, marquer un pénalty sous la pression, c'est jamais facile.
01:46Et j'ai envie de le mettre en avant parce qu'honnêtement, il fait une Coupe du Monde exceptionnelle, notre
01:49Kylian Mbappé.
01:52Alors, Jean-Louis, est-ce que tu as été inquiet à un moment pour la qualif ?
01:58Parce que moi, en fait, les Paraguay ne montraient rien.
02:00Est-ce que, Jean-Louis, tu as été inquiet à un moment ?
02:02XG, zéro.
02:03Non !
02:04XG, zéro.
02:04Zéro.
02:05Oui, en fait, moi je n'ai pas été inquiet une fois.
02:07Je vois exactement ce que tu veux dire.
02:10Mais on en a vu des matchs de foot quand même, où tu as un ballon dans la surface, un
02:13corner, un truc comme ça.
02:14Et tu te dis, ce serait quand même terrible.
02:16Oui, mais ça peut toujours arriver.
02:18L'écart qu'il y a de niveau entre les deux équipes, ce serait terrible de ne pas réussir à
02:21faire la différence.
02:22Donc effectivement, jamais été trop inquiet.
02:24Mais il suffit d'un ballon, il suffit d'un truc.
02:26Même à un zéro, je n'étais pas totalement serein.
02:28Même si c'est vrai qu'ils n'ont créé aucun danger, ça c'est sûr.
02:31Bon, signalons quand même que la France se qualifie
02:34une nouvelle fois pour un quart de finale de Coupe du Monde.
02:38Donc pour la quatrième fois d'affilée.
02:40Je ne me trompe pas.
02:42C'est quand même assez extraordinaire.
02:43Oui, parce que 2014 compte finalement.
02:44Ils avaient perdu en quart contre l'Allemagne.
02:46C'est quand même assez extraordinaire de se dire que la France aligne un quatrième quart de finale d'affilée
02:51à une Coupe du Monde.
02:52Et peut-être mieux à suivre.
02:55La France, en termes de régularité, a supplanté les historiques Brésil, Allemagne, Italie d'une autre époque.
03:02Maintenant, c'est la France qui est toujours là.
03:04C'est la France qui a un réservoir de joueurs extraordinaire.
03:07Mais ça, on le sait, c'est l'exportateur numéro un égalité avec le Brésil.
03:12Ils ont des joueurs qui jouent dans les plus grands clubs.
03:15C'est une véritable économie, le foot en France.
03:18C'est le vivier de nos footballeurs.
03:20C'est quasi normal qu'en soi-là.
03:21On n'a pas imaginé une seconde que les Français soient pour un quart de finale finalement.
03:25Ils sont à leur place.
03:25Il y a surtout un sacré équilibre en fait dans cette équipe.
03:28C'est vrai que certaines nations ont tendance à avoir un vivier offensif, d'autres un vivier défensif.
03:32Quand tu regardes un petit peu le 11 titulaire, il y a tout.
03:35Exactement, c'est exceptionnel devant.
03:36C'est solide derrière.
03:38Au milieu, tu avais Tuanini qui était absent.
03:40On t'arrive à faire entrer un Manu Conné qui a fait encore un superbe match.
03:42On est top aussi niveau gardien de but.
03:44Donc je suis d'accord par rapport au vivier.
03:46C'est un menu complet de l'entrée au dessert.
03:48Il y a de tout.
03:50Et puis pour un prix raisonnable en plus, Daniel.
03:56On écoute une première réaction, celle de Kylian Mbappé il y a quelques instants à la sortie de la pelouse.
04:01Je pense qu'on savait quel type de match on allait avoir.
04:04Mais je pense qu'aujourd'hui, c'est très bien.
04:06Le match qu'on a eu, comment on l'a joué.
04:08On a montré qu'on n'était pas seulement une équipe qui savait jouer en football offensif.
04:11S'il faut mettre les mains dans la merde, on va mettre les mains dans la merde.
04:14Désolé de l'expression.
04:15On n'a pas de problème avec ça.
04:16Ils pensaient qu'on allait venir jouer en smoking.
04:18On allait juste venir faire des best actions des 1-2.
04:20Nous, on sait faire le sale football aussi.
04:22Et on l'a fait aujourd'hui.
04:23On a gagné.
04:24Et même dans ça, on a été meilleur qu'eux.
04:25Il y a eu plusieurs situations où ils vous ont encerclé avant le pénalty ou cassé rest à la fin
04:31du match.
04:32C'est leur football, c'est leur manière de jouer.
04:34Tout le monde joue avec ses armes.
04:36Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise manière de jouer au foot.
04:38Il n'y a qu'une seule manière, c'est gagner.
04:40Ils ont essayé de nous avoir comme ça, mais on les a eus nous aussi comme ça.
04:43Maintenant, on passe à une étape supplémentaire.
04:46Il faut récupérer et se concentrer sur le Maroc.
04:49Vous allez retrouver un très bon copain contre le Maroc, Aschraf Hakimi.
04:51Comment vous allez gérer ça ?
04:53Je pense qu'il m'a déjà écrit, donc je ne sais pas.
04:55Mais on va se concentrer, on va jouer.
04:57On sait que c'est une très bonne équipe.
04:59Et on est très contents de jouer contre eux.
05:00On va donner le meilleur de nous-mêmes pour continuer notre chemin.
05:03Bravo, Guylian.
05:05Excusez-moi, je suis encore...
05:06Il est parfait.
05:07Je vais dire bravo, quelle lucidité.
05:09Il est au-dessus dans ce qu'il dit.
05:10Il ose dire les trucs.
05:11Il dit, en gros, c'était un match pourri, un match de merde.
05:14Mais nous aussi, on sait faire ça.
05:16Il parle clair.
05:17Il est lucide.
05:18Il ne tourne pas en rond.
05:20On a un capitaine de l'équipe de France.
05:21Il faut en être fier.
05:22Il est au-dessus de la mêlée, ce gars-là.
05:24C'est tout.
05:24Et sans être d'ailleurs méprisant pour le style de jeu en face.
05:27Ça aussi, c'est très fort en com'.
05:29Parce qu'il dit, chacun joue avec ses armes, avec sa façon de faire.
05:32Il n'y a qu'une vérité à la fin.
05:33C'est le résultat.
05:34Si eux, c'est leur façon de faire, c'est culturel.
05:34Moi, par exemple, quand ils ont battu l'Allemagne, j'ai dit, c'est un braquage.
05:38Oui, c'est leur façon de faire.
05:39Ce n'est pas que je méprise.
05:41Je n'aime pas ça.
05:42Mais après, paradoxalement, quand ils vont essayer de faire le trou, de gratter le point de pénalty,
05:49ça me fait marrer.
05:50S'ils veulent faire comme ça, qu'ils le fassent.
05:51Moi, je ne veux pas d'un football.
05:53Ça, ça existe chez les amateurs.
05:54Oui, mais moi, je ne veux pas que ce soit uniforme.
05:56Je veux qu'il y ait les différentes façons.
05:58Après, dans un match, je ne veux pas.
06:00Si c'est cette équipe-là qui gagne, ça m'emmerde un peu.
06:02Parce que ce n'est pas mon football.
06:04Mais bon, après tout, s'ils veulent le faire comme ça, qu'ils le fassent.
06:07Il y a quand même un problème.
06:08Parce que là, tout à l'heure, Max parlait de l'arbitre, monsieur Tantachev.
06:11Mais voilà, l'arbitre, je ne vois pas.
06:12Depuis le début de la compète, il a joué les mecs.
06:14Non, mais là, il y a quand même un problème.
06:15Ce n'est pas possible que le Paraguay finisse ce match avec zéro carton jaune.
06:19Mais c'est ça, le carton.
06:20Il finisse le match avec zéro carton jaune.
06:23En fait, c'est là.
06:24Ce n'est pas normal.
06:24Depuis le début de cette division, on voit que les arbitres sont très laxistes.
06:28Quand le ballon était de l'autre côté, on a vu des actes d'anti-jeu.
06:31On a vu Galarza taper Mbappé.
06:33Des coups caractérisés.
06:35Bien sûr, des vrais coups.
06:36Moi, j'aime bien.
06:37Et quand Kylian Mbappé dit...
06:38Oui, mais ça sanctionne.
06:39Oui, mais c'est...
06:40Attends, laisse parler Max.
06:42Vas-y Max.
06:42J'ai disé, excusez-moi, quand Kylian Mbappé dit que eux aussi savent jouer de la même manière.
06:46Non, non, eux, ils ne jouent absolument pas de la même manière que les Paraguayens.
06:49Par contre, là où est-ce qu'il faut mettre à l'honneur ces Français,
06:51c'est qu'ils ne sont pas tombés dans le panneau.
06:53Tu n'as personne qui a eu un geste d'humeur.
06:55Tu n'as personne qui a eu une réaction.
06:56On l'a connu.
06:57Bien sûr, ils ont répliqué, mais ils ont eu raison de répliquer les Français.
07:00Non, non, de la part des Français.
07:01Non, non, mais il y a différents gestes d'humeur.
07:03On l'a vu dans le passif.
07:05Au lisé, on l'a vu, c'est déjà jamais énervé de sa vie.
07:07Non, mais on s'est compris, Daniel.
07:08Des gestes d'humeur qui ont fait du mal à cette équipe de France, ça n'a pas été le
07:13cas.
07:14Moi, j'ai trouvé que les Français sont restés, notamment Kylian Mbappé.
07:17Tu as vu, à chaque fois qu'il y avait une faute, ils souriaient.
07:19Ça a été la même chose avec Koundé.
07:20Attention, je n'ai pas dit qu'ils ont été petits joueurs.
07:22J'ai juste envie de te dire qu'ils ont été très intelligents dans ce genre de comportement.
07:26Non, mais Max, toi, tu connais ça par contre, tu étais un défenseur central.
07:30Il y a, par exemple, Koundé, quand il prend son carton.
07:32Koundé, pardon, quand il prend son carton.
07:33En fait, qu'est-ce qu'il va faire ?
07:34Il va juste découper Caceres en deux, qui lui-même met des coups depuis une demi-heure à tout le
07:39monde.
07:40Bien sûr.
07:40Mais parce que c'est naturel.
07:42Il y va, parce qu'il dit, toi, maintenant, ça suffit, je t'en mets une.
07:45Exactement.
07:46C'est normal.
07:47Non, mais ce qui est bien, ce que Max disait, je pense, c'est que...
07:50Il n'y a pas eu de genre Laurent Blanc-Bilic, tu vois, de vrai délire que je voulais dire.
07:54Voilà, exactement, Jean-Louis.
07:55Voilà.
07:56Exactement.
07:56Des gestes du Nord qui auraient vraiment impacté négativement l'équipe de France.
08:00Ça aurait été tombé dans le piège.
08:01Oui, mais ça, ça arrive, c'est naturel.
08:02Oui, d'accord.
08:03Mais justement, si tu ne sais pas te contrôler, ce qui est fort dans ce qu'on fait les Français,
08:07c'est que le piège tendu, l'espèce de bataille de rue qu'ils ont essayé d'installer,
08:12les Paraguayens, parce que leur football est en limité, ils ont cette méthode-là.
08:15Que tu répondes sans aller jusqu'au risque de prendre le rouge,
08:21moi, je trouve que ça veut dire que tu es grand.
08:23Avec Akine Mbappé qui souriait à chaque fois qu'on essayait de le mettre par terre.
08:27Vous savez, moi, j'ai joué longtemps en MLS, je vous le répète assez souvent.
08:30C'est mon seul fait d'âme dans ma carrière, pardon.
08:32Mais pour avoir joué contre Almiron plusieurs fois, parce qu'il jouait, c'était un joueur d'Atlanta,
08:35je peux vous dire que jouer contre lui, Miguel Almiron, c'est une horreur.
08:39Il passe son temps à t'insulter et pas que toi, ta mère, ton père, tes soeurs.
08:43Donc, ce n'est pas facile de jouer contre ce genre de joueurs.
08:46Et je trouve que les joueurs de l'équipe de France, alors, ils ont assez d'expérience,
08:49mais on l'a vu, Jean-Louis l'a dit, à l'époque, avec un Laurent Blanc qui avait réagi,
08:52ça lui avait donné un carton rouge.
08:54Moi, j'ai trouvé les joueurs de l'équipe de France avec énormément de maturité.
08:57Et aujourd'hui, je pense que c'est ce qu'il faut un peu ressortir de ce match-là.
09:01C'est quand même une équipe de patrons, les mecs, ils savent exactement ce qu'ils font.
09:04Et surtout, ils savent s'adapter aux équipes.
09:10Exactement.
09:11Top Didier Deschamps, on écoute sa première action après le match.
09:13Il y a à l'instant que vous transpirez, mais on transpire tous,
09:15parce que la fin de match a été intense.
09:17Il a fallu gérer notamment le physique, l'aspect psychologique aussi.
09:21Et vous avez réussi à tenir en échec cette équipe paraguayenne.
09:25C'était quoi les armes ?
09:26Oui, oui, ça n'a pas été simple.
09:29C'est sûr que si on avait eu sur les deux occasions à la fin l'opportunité de marquer,
09:33ça aurait été plus tranquille.
09:35Mais elle joue avec tous les ressorts possibles.
09:39Alors, ce n'est peut-être pas le football qui va faire venir toujours les enceintes,
09:44mais il y a l'agressivité, ça rajoute.
09:48On n'est pas sortis de notre match,
09:50mais c'est difficile parce qu'il y a la densité, ça veut bien défendre.
09:54Alors, évidemment que la température va à l'encontre de l'intensité.
10:00Et eux, sans intensité, ils ont bien défendu.
10:03Mais c'est une belle étape de passer.
10:07C'est toujours compliqué par rapport à ces équipes sud-américaines.
10:11Et je suis très heureux que le groupe ait fait ça ce soir.
10:15Je vous ai vu au selton pendant la pause fraîcheur,
10:17notamment avec Kylian Mbappé, Ousmane Dembele.
10:19J'imagine que vous leur avez demandé de se calmer
10:21parce que les Paraguayens, ils ont réussi à nous l'énerver, Michael Olyse.
10:24Il faut le faire pour énerver Michael Olyse.
10:26Oui, mais ils savent faire.
10:28Après, et c'est nous qui nous faisons sanctionner
10:30puisqu'on a pris deux cartons jaunes.
10:33Eux, ils ont fait des fautes qu'ils ne sont pas sanctionnés.
10:35Mais oui, par rapport à Kylian, surtout,
10:38parce que je me rappelle en 2018,
10:40contre le Uruguay, j'avais dû le sortir
10:41parce qu'ils allaient le découper.
10:44Moi, j'ai demandé aux deux plus costauds des joueurs sur le banc
10:47qu'ils aillent tout de suite le protéger à la fin
10:49parce qu'on ne sait jamais, le match, il n'est jamais fini après.
10:53Donc, que je ne perde pas de joueurs.
10:55J'ai vu qu'ils étaient prêts.
10:56Tout le banc était prêt à y aller.
10:58Vous n'avez que des soldats.
10:59Oui, j'ai un groupe uni avec un excellent état d'esprit.
11:06On a été dans la difficulté aujourd'hui,
11:08comme beaucoup d'équipes aussi.
11:10Mais voilà, on a fait ce qu'il fallait pour...
11:13On est en quarte finale.
11:14Maintenant, on a cinq jours.
11:15On va pouvoir récupérer.
11:18Et puis...
11:18Oui, on est en quarte finale.
11:20Donc, il faut apprécier toujours.
11:21Il faut apprécier.
11:22Et bien préparer le Maroc.
11:23Merci, Didier.
11:25Bonne continuation.
11:26Merci.
11:26Donc, il y a des joueurs qui sont aussi gardes du corps.
11:28Ça, c'est...
11:29Mais comme tout...
11:30Mais s'il y en a,
11:31comme dans toutes les équipes,
11:32il y a toujours ce genre de choses.
11:33Moi, je trouve ça très bien
11:34que les Français aient su résister à ça.
11:36Toi, tu ne joues pas,
11:37tu es garde du corps de Mappé.
11:38Donc, dès que le match se termine,
11:39pam, s'il te plaît, tu vas me le protéger.
11:40C'est le métier de Rodrigo de Paul
11:42en sélection argentine depuis des années.
11:43Qui est allé ?
11:44J'aimerais bien revoir les images, Jean-Louis,
11:46de savoir qui sont les deux
11:46dont parlait Deschamps.
11:48Dans le France-Rugouet.
11:49À qui il a dit
11:49« Vous allez me protéger, Mappé, s'il vous plaît ? »
11:51Il faut vérifier,
11:52mais je pense que Coupa Mécano et Saliba
11:53ne devaient pas être loin de l'histoire, à mon avis.
11:55Non, c'était...
11:57Ah, des mecs du banc !
11:58Ouais, il a dit,
11:59c'était deux gars...
11:59J'ai demandé aux gars
12:00aux plus costauds sur le banc
12:01d'aller protéger Mappé.
12:03Ah, je crois que c'était
12:03pendant la pause fraîcheur
12:04qu'il a dit ça.
12:05Non, il faisait Matheta, non ?
12:07Non, là, il a dit...
12:09Là, il faisait référence au match du but.
12:10Il a dit « J'ai sorti Mappé
12:11parce qu'il allait se faire découvrir
12:12les Sorgoyens. »
12:13Et là, il a dit
12:13« Là, à la fin du match,
12:14j'ai demandé aux deux plus costauds
12:16sur le banc
12:16d'aller protéger Mappé à la fin. »
12:18C'était sûrement pas Clioche.
12:20Peut-être pas.
12:21Peut-être...
12:22Conaté.
12:23Moi, j'aurais envoyé Conaté et Matheta.
12:25Ou Marcus Turam.
12:26Ouais, peut-être.
12:27Bon, bref.
12:28Bon, c'est anecdotique.
12:29Dans un instant, on est de retour.
12:30On attend Samuel Humtiti
12:31qui va nous rejoindre.
12:32On va faire l'évaluation.
12:33On aura Stéphane au 32-16, évidemment.
12:36On va aussi parler du Maroc
12:37qui s'est qualifié tout à l'heure.
12:38France-Maroc, jeudi soir.
12:40Évidemment, désormais,
12:41on va se projeter vers ce quart final
12:44de l'équipe de France.
12:45Donc, les Bleus pour la quatrième fois d'affilée
12:46en quart de finale de la Coupe du Monde.
12:48Évidemment, c'est dans l'after.
12:50Parce que finalement,
12:51ça fait quoi ?
12:522014.
12:53Donc, ça fait 12 ans.
12:55En 12 ans,
12:56quatre quarts de finale.
12:58Ah !
12:59On reste.
13:00Pourquoi ?
13:00Parce que Ryan Cherky
13:01est en train d'arriver au micro
13:03de Henry Stockings,
13:03me semble-t-il,
13:04me dit Jimmy.
13:06Donc, c'est imminent.
13:09Ah !
13:09Je crois qu'il est là.
13:10Effectivement,
13:10on a avec Ryan Cherky et Ryan.
13:12C'est un match épique.
13:13Vous avez beaucoup, beaucoup bataillé.
13:15Raconte-nous un peu
13:15comment tu as vu le match
13:16depuis le banc
13:16et surtout ce que ça t'a fait
13:17de rentrer,
13:18d'aller batailler avec les copains.
13:19On savait que ça allait être
13:21une rencontre très engagée.
13:23Mais ça nous tenait à cœur
13:24de jouer une rencontre comme ça
13:25pendant la Coupe du Monde
13:26pour rappeler à tout le monde
13:26que l'équipe de France,
13:28on sait faire le beau jeu
13:28mais on sait aussi faire la bagarre.
13:30Aujourd'hui,
13:30on a été plus intelligents qu'eux.
13:33Donc, on est vraiment content
13:34du match qu'on a produit.
13:34Qu'est-ce qui était plus dur finalement ?
13:36C'était la chaleur ?
13:36C'était le combat sur le terrain ?
13:38Les deux.
13:39Les deux, je pense que la chaleur,
13:40c'est éprouvant.
13:42Pour nous,
13:42comme pour les supporters,
13:43c'est pour ça qu'on a été communis
13:44avec eux à la fin.
13:46Mais de toute façon,
13:47toutes les équipes
13:48qui mettront de l'engagement,
13:49on en mettra plus.
13:49Vous dites que vous étiez préparé,
13:51Ryan,
13:51mais vous attendiez vraiment
13:52à une telle bataille,
13:54autant de, on va le dire,
13:55de trucage de la part des Paraguayens,
13:57de petits coups.
13:58Vous attendiez vraiment à ça ?
13:59Oui, oui.
13:59Depuis, ça doit faire 40...
14:01J'irais même 72 heures
14:02qu'on a eu une petite réunion
14:04avec le coach
14:05où il nous a rappelé
14:05que leur qualité première,
14:07c'était celle-ci.
14:08Donc, on leur a montré
14:09que nous aussi,
14:10on savait faire la même chose qu'eux.
14:12Ils ont dû exulter
14:13à la fin du match,
14:14la libération,
14:15la fête entre vous.
14:16Je ne pense pas
14:16que ce soit une libération
14:17parce qu'aujourd'hui,
14:18on est conscients de nos forces.
14:20On avait juste à cœur
14:21de montrer à tout le monde,
14:23rappeler à tout le monde
14:23que faire la guerre,
14:25on sait faire
14:25et on est prêts à ça.
14:26Ça vous voit bien
14:27le chapeau de Napoléon ?
14:28C'est mon surnom dans le groupe
14:30donc ça me va très bien.
14:31Rien, je veux contre le Maroc ?
14:32Bien sûr,
14:33ça va être une très belle rencontre.
14:35Merci, Ryan.
14:35Merci beaucoup, Ryan.
14:36Voilà, Ryan Cherky.
14:38Vous avez noté la répétition
14:39deux fois après Mbappé,
14:40Cherky qui dit
14:41qu'on était prêts à la baston,
14:42où on voulait montrer
14:43toute la palette
14:45et l'étendue
14:46de ce que peuvent faire
14:46les bleus.
14:47Ça veut dire qu'ils l'ont...
14:49Il dit même
14:50qu'on a montré
14:51qu'on savait aller à la guerre.
14:52Ils l'ont travaillé,
14:52ce truc-là.
14:53Ça veut dire qu'ils en ont parlé.
14:54Ils sont prêts
14:55à toutes les éventualités
14:56de rencontres.
14:57C'est dire
14:57si cette équipe est prête.
14:58On n'arrête pas de dire
14:59qu'elle va être championne du monde.
15:00Ouais, ouais,
15:00elle est prête en tout cas.
15:02Et donc, son surnom,
15:03c'est Napoléon.
15:04Oui, ça, oui, OK.
15:06Il faudrait savoir pourquoi maintenant.
15:08Oui, je ne sais pas.
15:09Fabrice, il peut nous dire.
15:10Peut-être là, il l'entend, non ?
15:11Ah oui, je ne sais pas
15:11si Fabrice entend
15:12qu'il a quelques explications.
15:14Oui, oui, je vous entends.
15:15Il a passé des vacances
15:16à l'île d'Elbe ?
15:18Je vais aller chercher
15:20cette anecdote.
15:21Je ne vous cache pas que moi-même
15:21c'était la première fois
15:22que j'entendais ça.
15:23Ça va faire plaisir
15:24au...
15:24On dirait peuple corse, en tout cas.
15:26Ah oui, à priori,
15:28il n'y a pas d'origine corse.
15:29Mais pourquoi pas ?
15:30Qu'est-ce qu'on peut retenir
15:31de ce match, Max,
15:33en dehors de cet aspect
15:35un peu là,
15:36de la gestion,
15:37du physique,
15:39de la Ponce ?
15:40Je veux dire, après la Suède,
15:41on était assez dithyrambique
15:42sur des relations
15:43entre joueurs,
15:44entre attaquants.
15:45Voilà, il y avait...
15:46On a analysé le jeu.
15:47Est-ce qu'il y a du jeu
15:48à analyser ce soir, Max ?
15:50Bah, écoute, moi,
15:51je l'ai dit un peu plus tôt
15:52dans mes trois points, Gilbert.
15:53Moi, ce que j'ai aimé
15:54de cette équipe de France,
15:55et d'ailleurs,
15:56je pense qu'il va falloir
15:56s'y faire maintenant,
15:59c'est que quand tu gagnes
15:59une Coupe du Monde,
16:00tu gagnes en jouant
16:01de manière différente.
16:02Tu as joué contre le Sénégal,
16:03contre une équipe
16:04qui avait plus la...
16:06athlétiquement parlant,
16:07était beaucoup plus forte
16:07que l'équipe de France.
16:08La France est arrivée
16:09à justement matcher
16:10cette équipe du Sénégal.
16:11Elle a gagné.
16:12Ça a été la même chose
16:13contre l'Irak,
16:13ou est-ce que l'Irak
16:14les avait entendues
16:15avec un bloc bas ?
16:15Elle est arrivée
16:16à contrer cette équipe d'Irak.
16:17Elle a gagné.
16:18Moi, je me posais des questions
16:19par rapport à cette équipe
16:20paragoyenne,
16:21et notamment par rapport
16:22à l'impact mental
16:24qu'ils allaient avoir.
16:24Je te coupe, Max.
16:25Il y a William Saliba
16:26qui est avec Fabrice.
16:29Oui, William.
16:30C'était une grosse, grosse bataille
16:31pour toi,
16:32pour Dayo Pamecano,
16:32pour toute l'équipe.
16:33Raconte-nous un peu
16:34ce que ça faisait
16:35de se battre
16:35contre ces 11 paragoyens.
16:37On a l'impression
16:38qu'ils voulaient vous manger.
16:39Non, aujourd'hui,
16:40ce n'était pas facile.
16:41On savait,
16:42on était préparés.
16:42Le coach nous avait préparés.
16:43On nous avait dit
16:45contre qui on allait jouer aujourd'hui.
16:46Donc, on était préparés.
16:47On savait qu'ils étaient
16:47un peu malins
16:48et qu'ils allaient nous rentrer dedans,
16:49faire quelques petites fautes
16:51et essayer de nous sortir
16:51de notre match.
16:52Mais voilà,
16:52on est restés concentrés.
16:53Même si on a pris
16:54quelques cartons jaunes,
16:55je pense qu'ils auraient
16:56mérités aussi
16:58quelques cartons jaunes.
16:59Mais voilà,
16:59au moins,
16:59il n'y a personne
17:00qui est sorti du terrain.
17:01On a fini à 11
17:02et voilà,
17:03la victoire,
17:03elle était importante.
17:04Même si ce n'était pas facile
17:06de jouer contre un bloc bas comme ça.
17:08Après,
17:09c'est une bonne équipe.
17:10Ils ont bien défendu
17:10et voilà,
17:11on rechint la victoire aujourd'hui.
17:12Comment vous avez fait
17:13pour ne pas dégoupiller
17:14alors que l'arbitre
17:15s'y fait rarement les fautes ?
17:17Il y a eu très peu de cartons
17:18pour rester concentrés
17:19et ne pas sortir complètement du match.
17:21Ils vous ont provoqué
17:22souvent aussi ?
17:22Le coach nous avait prévenus
17:24deux, trois jours avant
17:24de rester dans notre match.
17:26Ils ont montré quelques vidéos
17:27qu'ils allaient nous rentrer dedans,
17:29faire des fautes,
17:30nous provoquer
17:31et qu'il fallait
17:31qu'on reste dans notre match
17:32parce que si on commençait
17:33à perdre l'énergie,
17:34à nous embrouiller
17:35et sortir de notre match,
17:36ça n'allait pas le faire.
17:37Donc voilà,
17:38on est resté concentrés
17:40et voilà,
17:40ce n'était pas facile
17:41et ça fait aussi du bien
17:42des fois de gagner les matchs
17:44difficilement comme ça
17:44parce que depuis le début
17:46de la compétition,
17:46on est habitué à en mettre trois
17:48et voilà,
17:48aujourd'hui,
17:49c'est une victoire 1-0
17:50mais voilà,
17:51ça a le même mérite.
17:52Voilà pour William Saliba.
17:54Max,
17:54tu redonnes la parole
17:55et ensuite Daniel et Jean-Louis.
17:57Oui,
17:57exactement ce que disait Saliba.
17:59Moi,
17:59j'ai beaucoup aimé justement
18:00après les deux,
18:01trois premières oppositions
18:02parce que je mets la Norvège
18:03entre parenthèses
18:03tellement ils avaient fait tourner
18:04leur équipe,
18:04je ne sais pas si vraiment
18:05on pouvait appeler ça
18:06une opposition
18:06mais là,
18:08en fait,
18:08on savait à quoi s'attendre,
18:09c'est-à-dire on savait
18:09que les Paraguayens
18:10allaient agresser les Français
18:12et surtout allaient hacher le jeu
18:14et c'est exactement
18:15ce qui s'est passé.
18:15Moi,
18:15j'ai beaucoup aimé leur réaction,
18:16j'ai beaucoup aimé la manière
18:17dont les joueurs ont joué,
18:18j'ai aimé évidemment
18:20la manière
18:20et leur patience
18:21parce que ce n'est pas facile aussi,
18:22tu te retrouves contre un bloc bas,
18:24il fallait faire aussi attention
18:24aux fulgurances
18:26et je sais que tu l'aimes beaucoup
18:27de N-Ciso ou d'Almiron.
18:28Voilà,
18:28c'est la mentalité
18:29que j'ai envie de mettre en avant
18:31ce soir,
18:32Gilbert,
18:33la manière encore une fois
18:34où les Français
18:34ne sont pas tombés dans le panneau.
18:36On sait que ça va être
18:37un match encore différent
18:37contre le Maroc
18:38et ça aussi,
18:39ça prouve l'intelligence de jeu
18:40de ces joueurs,
18:41l'expérience.
18:41Moi,
18:42je trouve qu'ils sont complets
18:43et j'avais peut-être
18:45ce questionnement
18:45en tout cas
18:46au début de compétition
18:47en me disant
18:47est-ce que les Français
18:48sont en mesure
18:48de pouvoir se mettre
18:49au niveau de ce genre d'équipe
18:50contre le Paraguay,
18:51contre l'Irak ?
18:51Eh bien,
18:52ils l'ont fait,
18:52ils l'ont fait,
18:53ils l'ont très bien fait
18:53et quand tu arrives à avoir ça
18:55en plus dans ta palette de qualité
18:57dans les matchs
18:57où tu tournes en haut.
18:59Exactement,
18:59c'est un peu ça,
19:00Daniel,
19:00tu sais,
19:01quand tu as un joueur
19:01comme Kylian Mbappé
19:02ou Westman Debele,
19:03tu n'as pas forcément envie
19:04d'aller te mettre
19:11avant et avec toutes
19:12les qualités qu'ils ont,
19:13tactique, technique, physique,
19:15si en plus de ça,
19:15tu leur rajoutes
19:16ce qu'ils ont montré ce soir,
19:17c'est-à-dire vraiment
19:18une mentalité exemplaire,
19:19je ne vois pas
19:20qui peut aller inquiéter
19:21cette équipe de France.
19:23Donc,
19:23à la patience,
19:25c'est ajouter le calme,
19:26ça veut dire qu'il n'y a pas eu
19:27de panique
19:27alors que le temps passait.
19:28Je pense que
19:29si les gens qui regardaient
19:30dans leur télé
19:31ou au stade
19:31étaient plus dans la panique
19:33et eux,
19:33dans leur canapé,
19:34avaient probablement le temps
19:35d'envisager
19:36un scénario catastrophe
19:37en retournant un peu
19:38toutes les situations
19:39et si, et si, et si
19:40en empilant les et si,
19:41mais je n'ai pas l'impression
19:42que sur le terrain,
19:43il y a eu beaucoup de et si.
19:44On a construit
19:46tranquillement,
19:48j'entendrais quelqu'un
19:50qui viendrait me dire
19:51et si Doué
19:52était rentré plus tôt
19:54puisque le fait de provoquer,
19:55c'est ça qui a déclenché
19:56et débloqué la situation,
19:59ok,
19:59mais justement,
20:00je pense que
20:01d'avoir commencé comme ça
20:02et d'avoir gardé
20:03la cartouche Doué
20:05qui n'est pas rentrée tard,
20:07il est rentré très tôt
20:08dans le match
20:09et donc il a eu le temps
20:10lui aussi de construire
20:11son match jusqu'à provoquer
20:12pour aller chercher
20:13ce pénalty.
20:15Tout ça montre,
20:15je pense,
20:16que l'équipe de France
20:17très mûre
20:18dans son approche
20:19de tous les types de matchs
20:20a également construit celui-ci.
20:23Si jamais,
20:25par malchance,
20:27tu avais dû aller
20:29à la prolongation,
20:32ok, très bien,
20:33et alors ?
20:33Tu aurais pu le gagner
20:34en prolongation le match ?
20:35Certes,
20:36tu es un peu plus fatigué,
20:37mais je pense
20:38qu'il y a de la patience,
20:39du calme,
20:39au-delà de toutes les qualités
20:40qu'on connaît
20:41quand le match n'est pas
20:42un bourbier de ce type-là.
20:44Maintenant,
20:45le Paraguay a augmenté
20:48son curseur bourbier
20:49par rapport au match
20:49de l'Allemagne
20:50parce que la France
20:50est plus forte,
20:51donc ils ont ajouté
20:52les coups,
20:53ils ont ajouté
20:55le vice,
20:56ils avaient simplement
20:56eu besoin de défendre
20:58contre l'Allemagne
20:58et de réaliser
20:59ce que moi
21:00j'avais appelé
21:00un braquage.
21:01Alors maintenant,
21:02quand même,
21:03je suis curieux
21:04d'entendre
21:04tous ceux
21:05qui m'en ont voulu
21:06de parler de...
21:08Même en France,
21:08on ne comprenait pas
21:10que je parle de braquage
21:11ou quand une équipe
21:12ne fait que ça
21:13dans un match,
21:14je dis qu'elle est
21:15en mode braquage
21:15si elle réussit
21:16par gagner la rencontre.
21:18Quand c'est l'équipe
21:18de France,
21:19ça,
21:20et c'est là qu'on voit
21:21le manque d'objectivité
21:22de ceux qui regardent
21:22le foot.
21:23Si c'est l'équipe de France,
21:24on dit que c'est
21:24une équipe de Truand
21:25qui fait des fautes,
21:26qui fait un sale football,
21:27qui fait...
21:28Quand c'est la même équipe
21:29bat l'Allemagne
21:31ou l'Espagne
21:31ou un autre gros
21:32dont on n'a rien à cirer
21:33parce qu'on ne supporte
21:34pas cette équipe
21:34mais on supporte
21:34l'équipe de France,
21:35mais quelle défense,
21:36mais quel caractère,
21:38mais quelle équipe,
21:38quel cœur,
21:39chacun joue avec ses atouts,
21:41chacun joue avec ses armes,
21:43c'est formidable.
21:44Et alors ça,
21:45c'est typiquement
21:45ce que je ne supporte pas,
21:47c'est quand la réaction
21:48ou le commentaire d'un match
21:49n'est guidé
21:50que par le petit supporterisme
21:52du coin de la rue.
21:53Ça,
21:53ça m'exaspère.
21:54Et donc,
21:55si les Paraguayens
21:56avaient fait mieux
21:57que perdre ce soir,
21:57j'aurais exactement parlé
21:58de braquage
21:59comme je l'ai fait
22:00pour l'Allemagne.
22:01Et oui,
22:01contre l'Allemagne,
22:02c'était un braquage.
22:04Visiblement,
22:04mieux fait,
22:04les masques étaient
22:05de meilleure qualité
22:06que ce soir
22:07puisque là,
22:08les Français
22:09ont beaucoup plus
22:10de qualité
22:10que les Allemands
22:11et avec la patience,
22:12on réussit
22:12à aller faire la décision.
22:14Mais qu'on ne vienne pas
22:15de dire que cette équipe
22:16du Paraguay
22:17c'est autre chose.
22:19Pardon ?
22:19Tu dois accepter
22:20que chaque équipe
22:21joue avec ses qualités.
22:22Le Paraguay,
22:22ils n'avaient pas le choix.
22:23C'est exactement
22:23ce que je suis en train
22:24de dire.
22:26Mais quand je le dis
22:27et qu'ils battent
22:28l'Allemagne,
22:29on me dit
22:29mais non,
22:29ce n'est pas un braquage.
22:31Ils jouent
22:31avec leurs atouts,
22:33c'est un très beau jeu
22:34défensif,
22:35c'est machin,
22:35ceux-là,
22:36les petits ont le droit
22:36d'exister,
22:37machin,
22:37ben oui,
22:38j'ai le droit de dire
22:38que c'est un braquage.
22:39Voilà,
22:39c'est tout.
22:40Bon,
22:41Daniel,
22:42là tu reviens
22:43quatre jours en arrière
22:44pour répondre à des joueurs
22:44qui étaient pas des caractères.
22:45Mais pas du tout.
22:46Je dis que ce soir,
22:47non mais parce que ce soir,
22:48les gens se plaignent
22:49en disant
22:49c'est des bandits,
22:51c'est des voyous,
22:52ils mettent des coups.
22:53Ben non,
22:53c'est leur football,
22:54c'est leur football.
22:55Voilà,
22:55ils jouent
22:56et moi,
22:56ça m'emmerde pas.
22:57Donc quand je prends
22:58la moitié du pays,
22:59du Paraguay sur la tronche
23:01qui m'insulte en disant
23:01ouais,
23:02tu dis ça,
23:02oui,
23:03ben voilà,
23:04c'est leur façon de faire.
23:05Moi,
23:05j'ai aucun problème avec ça.
23:07Je les laisse totalement libres
23:08d'avoir le football qu'ils veulent.
23:10Mais moi,
23:11je veux avoir le droit
23:11de dire que oui,
23:12c'est des braqueurs.
23:13Stéphane est là
23:13au 32c.
23:14Salut Stéphane.
23:15Ouais,
23:16bonjour à tous,
23:16enfin bonsoir à tous
23:17et merci encore
23:18de m'accueillir
23:18une nouvelle fois.
23:20On t'écoute.
23:22Ouais,
23:22ben juste pour vous dire.
23:23T'es soulagé ?
23:24Ouais,
23:25on est soulagé,
23:26on est quand même content,
23:27on peut se le faire
23:28comme en 98.
23:29On s'attendait à ça
23:30comme il dit Daniel
23:31et comme ont été préparés
23:32les joueurs.
23:33Moi,
23:33ce que je retiens,
23:34c'est une immense
23:34force mentale
23:35de notre équipe,
23:36enfin l'équipe de France.
23:37Moi,
23:37j'ai vraiment été impressionné
23:38par rapport à leur maturité
23:39et aussi,
23:41vous l'avez dit,
23:41c'est la maîtrise absolue
23:42des émotions
23:44face justement
23:44à ces Paraguayens
23:45qui étaient sur le terrain
23:46que pour faire déjouer
23:47l'équipe de France,
23:48pour les provoquer.
23:49C'est leur style de jeu.
23:50Moi,
23:51comme dit Daniel,
23:52on ne va pas parler de ça,
23:53on ne va pas critiquer ça,
23:54mais vraiment
23:55une grande maîtrise
23:56de l'équipe de France.
23:56Et ce que j'ai aimé,
23:57c'est quand ils étaient provoqués,
23:59ils répondaient souvent
24:00avec le sourire
24:00à l'image de Kylian Mbappé,
24:02un peu comme on voit
24:02dans l'année.
24:03Voilà,
24:03c'est très juste ça.
24:04Je pense même
24:05qu'ils s'étaient mis d'accord.
24:15On va répondre par le sourire,
24:19en gros,
24:20parfois,
24:21ça peut énerver encore plus
24:22la garde en face.
24:23C'était vraiment,
24:24vraiment génial.
24:25Et bon,
24:26Daniel qui joue au tennis,
24:28mon petit jouait au tennis.
24:29C'est des choses
24:30qu'on vit souvent,
24:31des choses qu'on retrouve
24:32aussi au tennis.
24:33On joue face à des mecs
24:34souvent moins forts
24:36avec des styles de jeu.
24:37C'est le mec
24:38qui ramène tout.
24:39Exactement.
24:40Daniel,
24:41il ne joue pas souvent
24:41contre des mecs moins forts.
24:43Si, si.
24:44Mais non,
24:44mais tu n'as pas fait ton raison,
24:45c'est une analogie.
24:46Et souvent,
24:46ça t'énerve.
24:47Et tu pètes un câble,
24:48tu te dis,
24:48mais pourquoi ?
24:49Mais pourquoi ?
24:49Mais voilà,
24:50c'est le truc que tu dois accepter.
24:52Et quand tu l'acceptes,
24:52tu gagnes.
24:53Et quand tu ne l'acceptes pas,
24:54tu tombes dans le piège
24:55et les Français
24:55ne sont pas tombés là-dedans.
24:56Stéphane,
24:57merci beaucoup.
24:58Samuel Mttiti
24:58nous rejoint
24:59à côté de Jean-Louis au stade.
25:00Bonsoir Samuel.
25:01Bonsoir à tous.
25:03Bon.
25:04Comment on est sur le terrain
25:06quand on rencontre
25:06ce type d'adversaire ?
25:08Toi, dans la tribune,
25:08ils t'ont énervé,
25:09les Paraguayens ?
25:10Ou, comme on le dit
25:11depuis le début,
25:11finalement,
25:12tu dis bon,
25:12et comme l'a dit Bappé,
25:13ils jouent leur jeu après tout,
25:14ils ont perdu,
25:15et voilà,
25:16il n'y a pas de mauvais football.
25:18Non, c'est chiant.
25:19Après, c'est vrai
25:19que ce n'est pas forcément
25:20un football qu'on apprécie.
25:21Et nous,
25:22en tout cas,
25:23joueurs,
25:23en tout cas,
25:24moi,
25:25je n'ai jamais apprécié
25:26ce genre de football,
25:27mais tu dois faire avec
25:28parce que tu sais
25:28que tu as des équipes
25:29qui sont capables
25:30de jouer de cette manière.
25:32Et au final,
25:33je me rends compte
25:33que l'équipe de France
25:34a été bonne
25:35et prête
25:36à jouer aussi
25:37face à des équipes
25:38comme ça
25:38parce qu'on savait
25:39que ça allait être dur.
25:40On savait qu'on n'allait pas avoir
25:42peut-être 50 occasions,
25:43que dans le jeu,
25:44on n'allait pas jouer
25:45comme d'habitude,
25:45mais j'ai trouvé
25:46qu'ils ont été sur deux.
25:48Ils ont été sur deux
25:49et les changements aussi
25:50de Désiré Douai
25:51ont fait énormément de bien
25:52parce qu'il fallait
25:53rentrer dans la surface,
25:54il fallait essayer
25:55de percuter
25:56et au final,
25:57Désiré Douai l'a fait,
25:58l'a très bien fait
25:59et Kylian a mis ce pénalty
26:01mais c'est chiant,
26:03il faut dire la vérité
26:03de jouer face
26:04à des équipes comme ça
26:05mais ça existe,
26:06le football,
26:07il y a de tout,
26:08il y a des équipes
26:09qui jouent,
26:09il y en a d'autres
26:10qui ne jouent pas
26:10comme l'a fait
26:11le Parago aujourd'hui.
26:13Je disais tout à l'heure
26:14avant qu'on soit coupé
26:15par William Saliba,
26:17que retenir
26:18en termes de jeu
26:18d'un match
26:19comme celui-ci,
26:20Sémel ?
26:21Contre la Suède,
26:21on s'amusait à analyser
26:22les relations devant,
26:24au milieu,
26:25là c'est un peu compliqué
26:26quand même.
26:27Mais c'est très dur,
26:29c'est très dur
26:29de trouver des relations
26:32même de la profondeur
26:33de l'espace,
26:35c'était très compliqué
26:36mais au final,
26:38pour moi,
26:38on a fait le match
26:39qu'il fallait,
26:40on a été patient
26:42et on a trouvé,
26:43on va dire,
26:43le peu d'espace
26:44qu'on a pu,
26:45on a réussi à rentrer
26:47et en tout cas,
26:47il nous en a fallu une
26:49pour rentrer dans la surface
26:50et provoquer ce pénalty
26:52mais il ne fallait pas
26:53s'attendre à un autre match
26:54pour moi,
26:55c'était le match
26:56qui allait se passer,
26:57qui allait se produire
26:58et pour moi,
26:59on l'a très très bien géré.
27:02Est-ce que toi,
27:03ça t'est arrivé
27:03d'être dans une équipe
27:05qui devait faire
27:06un match comme ça
27:06où tu n'as fait que défendre
27:07ou tu étais dans le rôle inverse,
27:09dans le rôle du pourrisseur
27:10de match ?
27:11Non, non, non,
27:12déjà, je ne pense pas.
27:13France-Belgique,
27:14c'est un peu ça, nous ?
27:15Non, non,
27:16ce n'est pas comme ça
27:16parce que je vais vous expliquer
27:17la différence.
27:18Je ne dis pas ça
27:18quand je le chante.
27:19Non, non, je vais vous expliquer
27:20la différence.
27:20C'est que France-Belgique,
27:21c'est qu'on savait
27:22qu'on allait défendre
27:23mais si vous regardez bien
27:24les images,
27:25on n'a pas forcément dégagé
27:26et quand on avait le ballon,
27:27on essayait quand même
27:28de ressortir.
27:29Il y a une grande différence.
27:29Là, c'est une équipe
27:30du Paraguay
27:32qui n'a pas du tout,
27:33pour moi,
27:34essayé de jouer.
27:35Dès qu'ils récupéraient
27:35le ballon,
27:36ils l'a dégagé.
27:37Voilà, c'est dans leur ADN
27:38mais ça arrive.
27:39Mais en tout cas,
27:40moi, j'ai rarement été
27:41dans une équipe comme ça.
27:42En tout cas, je ne me vois pas
27:43et pour moi,
27:43ce n'est pas vraiment du football
27:45et tu te rends compte
27:46qu'ils ont quand même
27:47des joueurs de qualité.
27:48À un certain moment,
27:49ils ont mis le pied
27:49sur le ballon,
27:50ça durait peut-être deux minutes
27:51mais ils ont réussi à le faire.
27:52Donc, pour moi,
27:53ça fait limite de...
27:55Même les défenseurs
27:55sont plutôt des mecs
27:56qui savent jouer au foot.
27:57C'est juste qu'à partir
27:58du moment où ils considèrent
27:59que l'autre est meilleur
28:00et que s'ils ouvrent le jeu
28:01normalement,
28:02ils vont perdre,
28:04c'est un calcul.
28:05C'est voilà,
28:06on va se mettre à 5, 6 derrière,
28:07on va faire des lignes compactes
28:08et on va pratiquer ce foot
28:10parce qu'on a également
28:11cette notion de football de rue,
28:14un peu vislarde,
28:15on sait faire
28:15et donc on va essayer
28:16de s'en sortir comme ça.
28:17Et je le disais tout à l'heure
28:18contre l'Allemagne,
28:20ils n'ont même pas eu besoin
28:21de mettre un petit peu plus
28:22les coups et le vice
28:23parce que c'est passé
28:24juste en défendant.
28:25Mais à partir du moment
28:26où tu arrives en 8e de finale
28:28et que tu es le Paraguay,
28:29tu es déjà dans une Coupe du Monde réussie,
28:31tu es déjà dans quelque chose
28:32de très bien.
28:33Et à l'inverse,
28:34les Bleus,
28:34c'est une étape de plus
28:35pour être en quart.
28:36Bon, on peut continuer à dire
28:38et je pense qu'on n'est pas
28:39dans l'erreur
28:40et qu'on n'est pas dans l'offense
28:41en disant que les Bleus
28:42vont arriver en quart
28:44sans avoir joué
28:45de gros adversaires.
28:45Il se trouve que le parcours
28:46est celui-là.
28:47On pourrait dire la même chose
28:48de l'Argentine
28:49qui, pour l'Argentine,
28:51c'est la même chose
28:52même s'ils ont beaucoup galéré
28:53contre le 4e verre.
28:55Oui, mais là,
28:55ils sont en quart,
28:56c'est maintenant.
28:56Jusque-là,
28:57ils n'en ont pas eu.
28:59Est-ce que c'est un problème ?
29:02Est-ce que c'est important ?
29:03Non, je ne te dis pas
29:04que c'est un problème,
29:04c'est un constat.
29:08La Coupe du Monde,
29:10quand tu es à un certain niveau,
29:12on a le sentiment
29:12qu'en face,
29:13tu as des équipes
29:14qui essayent surtout
29:15de faire des jouets,
29:16de bricoler,
29:17de retarder l'échéance
29:18du but à prendre.
29:19Parce qu'ils n'ont pas le choix.
29:20Plus de t'en mettre un.
29:21Max, c'est tout.
29:21Je suis d'accord avec toi, Daniel.
29:23En fait, le scénario du match
29:24entre le Paraguay et l'Allemagne
29:25est différent
29:26parce que les Paraguayens
29:27avaient marqué les premiers.
29:28Oui.
29:29Donc, forcément,
29:30ils étaient derrière,
29:30ils étaient en position de force.
29:31Il fallait que les Allemands sortent
29:32pour pouvoir éventuellement
29:33égaliser ce qu'ils ont fait.
29:34Et puis après,
29:35on connaît un peu
29:35la suite du scénario.
29:36Là, pour le match
29:37de cet après-midi
29:37entre l'équipe de France
29:38et le Paraguay,
29:39c'était différent
29:39parce qu'en fait,
29:40le temps jouait en la faveur
29:41du Paraguay.
29:43Et donc, c'est la raison
29:43pour laquelle
29:44ils sont restés
29:44sur leur ligne de conduite
29:45à agresser l'équipe de France.
29:47Et puis derrière,
29:48à partir du moment
29:49que l'équipe de France
29:49a marqué le but,
29:50on savait que ça allait
29:51être beaucoup plus facile
29:51pour les Français.
29:52On peut peut-être
29:53se poser la question
29:54sur les choix
29:54Didier Deschamps.
29:55Est-ce que c'était utile
29:56de faire jouer Barcola
29:57contre un bloc aussi bas
29:58par rapport aux Paraguayens ?
29:59C'est vrai que
30:00quand Désiré Doué est rentré,
30:01on a vu la différence
30:02sur l'un de ses premiers ballons.
30:03D'ailleurs,
30:03c'est lui qui crée le penalty.
30:04Ça aussi,
30:05c'est peut-être un débat
30:06qu'on peut avoir.
30:06C'est la seule question.
30:08Est-ce que tu le fais ?
30:09Est-ce que,
30:09puisque tu t'y attendais
30:11et qu'on l'avait beaucoup dit
30:12dans les débats antérieurs,
30:14est-ce que les qualités
30:15de Doué auraient pas dû être là
30:17dès le coup d'envoi ?
30:18Mais au final...
30:19Comme on l'avait dit
30:19la dernière fois,
30:20on a parlé de la forme du moment.
30:22On a même fait des débats
30:24en expliquant que
30:25face à un bloc bas,
30:26Barcola, c'est mieux.
30:27On l'a fait,
30:28il y a 48 heures.
30:29On l'a fait,
30:29mais on l'a vu
30:30que ce n'était pas forcément le cas.
30:32Oui,
30:32mais au final,
30:32c'était la forme du moment.
30:33Ce n'est pas forcément Barcola.
30:34Tu sais que tu as l'atout
30:36sur le banc
30:37avec un match,
30:37c'est 90 minutes
30:38et qu'eux ne te créent
30:40aucun danger.
30:41Si tu l'avais fait rentrer
30:42à la 80e
30:43et que tu avais continué à buter,
30:44là,
30:44ça aurait été très critiquable.
30:46Mais là,
30:47tu l'as fait rentrer très tôt,
30:48il s'est mis en jambes très vite
30:49et l'ouverture,
30:50elle est venue rapidement.
30:51Donc,
30:51dans la construction
30:52et la lecture du match,
30:53ça ne me semble pas être une erreur.
30:55Jean-Louis,
30:55un truc à rajouter,
30:56on ne t'entend plus
30:56depuis tout à l'heure
30:57parce que je sais que tu aimes bien...
30:59Il cherche pour Napoléon.
31:01Si,
31:01on me dit,
31:02théorie,
31:03c'est parce qu'il a toujours
31:03les mains dans son short.
31:05C'est une théorie valable.
31:07Cherki ?
31:08Comme Napoléon avait toujours
31:09la main dans sa...
31:09Je trouvais que tu me parlais
31:11à moi.
31:12Je ne sais pas,
31:13c'est une théorie
31:13qu'on me donne sur WhatsApp.
31:16C'est peut-être la taille,
31:18non ?
31:19La taille des deux.
31:20Il n'y a plus de Val-Bouéna
31:22en équipe de France.
31:25Jean-Louis ?
31:27Je serais très surpris
31:28qu'on a vraiment basculé
31:30dans une autre Coupe du Monde
31:31qui est beaucoup plus mentale
31:32désormais
31:32sur les matchs
31:33qu'on va avoir à jouer.
31:34Je ne suis pas sûr
31:35qu'on mette trois buts
31:36de moyenne ou plus
31:37comme on a fait
31:37depuis le début de la compétition
31:39sur les quatre premiers matchs.
31:41Je pense que maintenant,
31:42dans ce nouveau mode de force,
31:45il va falloir qu'on trouve
31:47les ressorts
31:47pour se sortir des situations.
31:49On l'a bien montré aujourd'hui,
31:51mais je pense que
31:52contre d'autres blocs bas
31:53regroupés
31:54meilleurs que le Paraguay,
31:56ce sera d'autres galères.
31:57Je pense qu'il y a des moments
31:59où le Maroc
32:00est capable de le faire.
32:01C'est plus le style du Maroc.
32:02C'est plus le style,
32:04mais ils sont capables
32:05de le faire quand même
32:05sur des actions,
32:06même sans jouer comme 2022.
32:09Mais là,
32:10il n'a plus à rencontrer
32:11ce genre de football maintenant.
32:13Je ne pense pas
32:13qu'ils ouvrent le jeu,
32:14tu vois, le Maroc.
32:14Dans un match
32:15sur 90 minutes,
32:16il suffit que le Maroc
32:17gagne par exemple 2-0
32:18et ils vont forcément
32:19essayer de descendre le bloc.
32:21Évidemment,
32:21dans ce cas-là, oui.
32:22Mais ça fait partie du jeu,
32:24Daniel.
32:24Tu peux rencontrer
32:25un bloc bas,
32:26pas forcément sur 90 minutes.
32:27Tu peux le rencontrer
32:28sur 20 minutes,
32:29tu peux le rencontrer
32:29sur 30 minutes
32:30en fonction du scénario du match.
32:31Et moi,
32:32je me posais la question
32:32par rapport,
32:33et tu l'as dit Daniel,
32:34les Paraguayens
32:34étaient tellement
32:36pas maladroits devant,
32:37mais en tout cas,
32:37ils n'ont tellement pas
32:38posé de problème en français.
32:39Est-ce qu'il s'était nécessaire
32:40aussi d'avoir un Jules Koundé
32:42sur le terrain
32:42pendant 90 minutes ?
32:44Est-ce qu'il n'aurait pas
32:44été nécessaire
32:45de faire rentrer
32:45un mal au gusto
32:46un peu plus tôt par exemple ?
32:47On va parler coaching
32:47dans quelques instants.
32:48J'aimerais d'abord
32:49qu'on parle de Deschamps
32:50et du coaching en effet
32:51parce que finalement,
32:52il n'y a eu que deux changements
32:53dans ce match.
32:54Donc Douai qui est rentré,
32:55Cherki qui est rentré.
32:57Est-ce que les circonstances
32:58de match,
32:59le côté très physique
33:01et tout,
33:01expliquent ça
33:02ou est-ce que vous ne comprenez pas ?
33:04Quel est votre avis ?
33:05Moi, il n'y a rien
33:05que je ne comprends pas
33:06et il n'y a rien
33:07que j'ai envie de reprocher
33:08à Deschamps
33:09sur ses choix.
33:11L'équipe de départ,
33:11on était tous d'accord.
33:13Le fait que désormais
33:13Barcola et Douai
33:15se partagent le match,
33:16c'est acquis.
33:18Celui qui rentre
33:18fait la décision.
33:20On a vu dans cette Coupe du Monde
33:21que ça avait également marché
33:23dans le sens inverse.
33:24Je ne vois pas,
33:26je veux bien théoriser
33:27sur le fait
33:27qu'un autre joueur
33:30aurait pu rentrer
33:30ou comme disait Max,
33:32Gusteau à la place de Koundé
33:33et tout,
33:33mais l'équipe de départ,
33:35elle est connue maintenant.
33:35Donc oui,
33:36tu pouvais faire un changement
33:37en mettant un latéral
33:38qui monte un peu plus,
33:39mais je ne sais pas
33:40si ça aurait débloqué
33:41plus la situation.
33:43La situation,
33:43elle s'est débloquée.
33:44Derrière,
33:45le match est devenu
33:45beaucoup plus simple
33:46pour les Bleus.
33:48Moi,
33:49je n'ai rien à reprocher
33:49au coach
33:50et aux décisions
33:51qu'il a prises dans ce match.
33:52Samuel ?
33:53Moi non plus,
33:55je n'ai rien à reprocher
33:56au coach Deschamps.
33:58Pour moi,
33:58c'était l'équipe
33:59qu'on savait
34:00qui allait débuter.
34:01Donc,
34:02même par rapport
34:03à Jules Koundé,
34:04ça ne m'étonne pas.
34:05Et même après,
34:07pour moi,
34:07il fallait rester
34:07en garder sa défense.
34:09Ça ne sert pas forcément
34:10à grand-chose
34:10de changer.
34:11Et surtout qu'un joueur
34:13sur les côtés,
34:14je ne sais pas du tout
34:15s'il aurait apporté,
34:17on va dire...
34:18Tu avais ta Dembélé
34:18maintenant,
34:19de toute façon.
34:19Oui,
34:20c'est pour ça.
34:21Je pense que ça ne servait
34:21pas à grand-chose
34:22de changer.
34:23Je pense que le choix,
34:24par contre,
34:25de faire rentrer
34:26Désiré Doué,
34:26c'est très bien.
34:27Et comme l'a dit Daniel,
34:28les deux,
34:29j'ai l'impression
34:29qu'il se partage
34:31un peu
34:34le fait
34:35d'être décisif.
34:36Dès qu'il y en a un
34:37qui sort,
34:37celui qui rentre,
34:38il est décisif
34:39et ça marche
34:40plutôt bien.
34:41Donc, moi,
34:41c'est très bon choix
34:42de la part de...
34:43On a les 11,
34:43on a même les 13,
34:4414 maintenant
34:45parce que c'est toujours
34:45Sharky qui fait
34:46une petite entrée.
34:47D'ailleurs,
34:48il faut quand même
34:48le dire,
34:49je suis désolé,
34:50mais on n'a encore
34:50pas vu une seule
34:51bonne entrée de Sharky.
34:53Il rentre quasiment
34:55à chaque match,
34:55mais quand il rentre,
34:56je ne lui...
34:57Là, ce soir...
34:58Là, tu voulais
34:59qu'il fasse quoi ?
35:01À part garder
35:01un peu le ballon devant...
35:03Moi, je te dis
35:04que quand il rentre,
35:05je suis plutôt
35:07compréhensif.
35:07Je me parle
35:07des matchs précédents
35:08ou ce match-là ?
35:10Tous les matchs
35:10où il est rentré,
35:11je ne lui ai pas vu faire
35:12quelque chose de positif
35:13dans le match.
35:14Mais là,
35:14je pense qu'il a envie
35:15de se montrer.
35:16Une bonne passe,
35:17il garde un peu
35:18trop le ballon,
35:19il a une attitude
35:19un petit peu désinvolte,
35:21un petit peu genre
35:21je suis le fantaisiste
35:22de l'histoire.
35:23Oui, mais...
35:25Je ne sais pas,
35:26il coûte bien
35:26la plupart du temps.
35:28Depuis un an maintenant,
35:29j'ai aimé
35:30toute sa transformation
35:31de joueur plus intelligent,
35:33plus mature.
35:35Là, à chaque fois
35:35qu'il rentre
35:36dans cette Coupe du Monde,
35:38c'est naturel.
35:39Il rentre sans
35:40que ça ait d'impact
35:41avec une attitude
35:42un peu bizarre.
35:43Par rapport à Cherki,
35:44ça peut être naturel.
35:45C'est un joueur
35:45qui était très proche
35:46d'être dans le 11 titulaire
35:47avant la compétition,
35:48rappelez-vous.
35:48Et c'est vrai que là,
35:49je pense qu'à chaque fois
35:49qu'il a l'opportunité
35:50de pouvoir s'exprimer,
35:51malheureusement,
35:52il en fait trop.
35:52Je suis d'accord avec toi,
35:53Daniel.
35:53Sur ce match-là,
35:55au moment où il rentre,
35:56je ne vois pas
35:56ce qu'il peut faire
35:57de plus ou de moins bien.
35:58Je pense que par rapport
35:59au choix de Didier Deschamps,
36:00en tout cas,
36:01en règle générale,
36:02moi, je parlais de Jules Koundé.
36:04Alors oui,
36:04ça aurait peut-être été bizarre
36:05de le sortir une fois
36:06qu'il y avait un zéro,
36:06mais juste avant,
36:07Sam,
36:07parce que Sam l'a dit
36:08un peu plus tôt,
36:09moi, je pense que...
36:10En fait, je trouvais presque
36:10que Koundé inexistant,
36:11il ne servait absolument à rien.
36:12On savait qu'en transition offensive,
36:14Saliba et Oupé Mécano,
36:15c'était solide.
36:15Donc c'est vrai que Malo Gusto,
36:17il aurait peut-être eu l'opportunité
36:18de pouvoir s'intercaler
36:19entre les lignes,
36:20créer des décalages
36:21et laisser un peu plus d'espace
36:22à Ousmane Dembélé.
36:23Il l'a fait, hein ?
36:24Il l'a fait, Jules Koundé,
36:25en première mi-temps.
36:26Il a fait des courses.
36:26Oui, mais il le fait toujours.
36:27Il le fait toujours.
36:27Après, c'est de savoir
36:28s'il le fait bien, Sam.
36:30Il ne le fait pas toujours bien.
36:31Il a de qualité, attention.
36:33Je suis d'accord,
36:34mais je trouve que les courses
36:34qu'il devait faire offensives,
36:36il les a faites.
36:37Après, défensivement,
36:38il a été présent,
36:39il a été bon.
36:40Pour moi, ça ne sert plus
36:41à rien de penser
36:42où il faut changer maintenant
36:43pour essayer de faire goûter
36:45ou de faire voir à Gusto.
36:47Moi, je pense que...
36:48Exactement.
36:48Si, si, ça l'est,
36:49parce que là, on parle.
36:51À l'heure actuelle,
36:51ça va servir à quoi ?
36:54Là, je te parle
36:54de son changement, Sam.
36:57Uniquement lorsqu'il y avait 0-0,
36:58évidemment,
36:59quand la France a débloqué
37:00le compteur
37:00avec le premier but de Mbappé,
37:02c'était réglé.
37:03On n'a plus besoin
37:03de Malo Gusto.
37:04Mais c'est pas Malo Gusto
37:05qui va faire changer les...
37:08C'est le latéral
37:09qu'il va changer le match.
37:11Non, ce que j'explique,
37:12c'est que ça donne
37:12une opportunité supplémentaire
37:14quand un joueur
37:14qui est capable
37:15de pouvoir se projeter
37:16vers l'avant,
37:17ce qui n'est pas forcément
37:17le cas avec Jules Koundé.
37:19Alors, je ne te dis pas
37:19attention, là,
37:20c'est essayer de créer
37:20des débats,
37:21mais je pense que le seul
37:22petit point d'interrogation
37:23que j'ai aujourd'hui
37:24sur ce 11 titulaire,
37:25ça serait Jules Koundé,
37:26je l'ai dit depuis un certain temps.
37:27Et quand je vois des blocs bas
37:29comme le Paraguay,
37:29je ne suis pas sûr
37:30que Jules Koundé,
37:31avec toutes les qualités
37:33qui est là,
37:33soit vraiment impactant
37:40pour faire rentrer Gusteau,
37:42pour moi,
37:43ça ne servait à rien
37:43et on l'a vu,
37:44pour moi,
37:45c'était vraiment
37:45les joueurs offensifs,
37:46le 1 contre 1 individuellement,
37:48il devait être bon.
37:49Et là,
37:50c'est ce qui s'est passé
37:50quand Désiré Doué
37:51a réussi à rentrer
37:52dans la surface
37:53et éliminer un ou deux joueurs.
37:54Oui, mais au final,
37:56tu te rends compte
37:56que même à gauche,
37:57alors que Lucas Djin
37:58a fait un bon match,
37:59il a apporté,
38:00ce soit offensivement
38:01ou défensivement,
38:01il a été bon,
38:02mais ce n'est pas eux
38:03qui allaient changer le match.
38:04C'était les joueurs offensifs
38:05sur du 1 contre 1.
38:06Oui, individuellement,
38:08il fallait qu'il soit
38:11exceptionnel ou très bon
38:11comme l'a été
38:12en tout cas sur la rentrée
38:13Désiré Doué.
38:14Il y a une stat
38:14qui interpelle quand même.
38:15La France a tiré 15 fois,
38:17mais il y a très peu
38:18de tirs cadrés.
38:19Alors, est-ce que ça veut dire
38:20qu'il y a eu beaucoup
38:20de tentatives de loin ?
38:22Est-ce que ça veut dire
38:23que notre quatuor habituel
38:25a été moins bon
38:26que d'habitude
38:26globalement quand même ?
38:27Non, je pense que l'idée
38:29était également de dire
38:30qu'on a un bloc bas,
38:31la solution des frappes de loin,
38:33puisque c'est souvent
38:33ce qui se dit
38:34quand tu as des blocs
38:35comme ça bas
38:36et très groupés,
38:38utilisaient la frappe de loin.
38:40L'idée était donc
38:41d'éventuellement tenter ça.
38:43C'était plus qu'une éventualité
38:45parce que je trouve
38:45qu'il y en a eu beaucoup.
38:47Rabiot a dû en mettre
38:47au moins 3,
38:48Bappé 2,
38:49il y a eu beaucoup de tentatives.
38:50Manu Connet a failli marquer
38:51sur le seul arrêt énorme.
38:53La seule réellement dangereuse,
38:55c'est effectivement
38:56celle de Manu Connet.
38:57Il y a eu beaucoup
38:58de tentatives de loin,
38:59mais des frappes,
38:59à mon avis demain,
39:00il faudra faire un petit atelier frappe
39:01parce que Rabiot a arrosé
39:03la tribune 2-3 fois,
39:04Bappé, il y en a eu,
39:05il est parti au quatrième étage.
39:07Donc un petit atelier frappe,
39:09demain,
39:10ce n'est pas du luxe.
39:11Mais pourtant,
39:12ils ont une qualité...
39:13Rabiot,
39:14il a un très bon pied.
39:15Vas-y,
39:16Samy,
39:16Max ensuite.
39:17Là,
39:17il a arrosé.
39:18Oui,
39:19mais ça arrive,
39:20ça arrive de manquer de précision,
39:21mais c'est vrai que pour moi,
39:23c'était le choix,
39:24c'est ce qu'il devait faire,
39:26essayer de frapper de loin.
39:27Ils ont essayé à plusieurs reprises.
39:28Oui,
39:29la solution,
39:29elle est là,
39:30il faut qu'elle existe,
39:30cette solution,
39:31mais il faut être un peu meilleur
39:32quand même dans cette solution.
39:33Je suis d'accord avec toi,
39:33Daniel,
39:34si tu fais la comparaison
39:35des frappes d'Adrien Rabiot,
39:36et on connaît toute sa qualité
39:38et sa justesse technique,
39:39mais depuis le début de la compétition,
39:40je pense que dans les stats,
39:42si les tirs non cadrés
39:43sont aussi importants
39:44en tout cas ce soir,
39:45c'est aussi parce que Rabiot
39:45s'est essayé plusieurs fois.
39:47Après,
39:47comme vous l'avez très justement dit,
39:49quand tu joues contre des blocs bas
39:50et que tu n'arrives pas
39:50à trouver la solution
39:51dans des petits espaces
39:52ou sur des centres,
39:54la frappe de loin,
39:54c'est la solution.
39:55Et c'est dommage
39:56parce que c'est la frappe
39:56de Manu Kone,
39:58fantastique pour le coup.
39:59Et en plus,
39:59c'est honnêtement
40:00la frappe de Manu Kone,
40:01quand on regarde bien l'image,
40:02il la loupe
40:03parce qu'il tape l'herbe d'abord.
40:06Il la loupe
40:06et il arrive au final
40:07à la prendre
40:08d'une manière
40:08qui rend le ballon
40:11assez tendu.
40:13C'est vrai qu'elle n'est pas nette,
40:14sa frappe.
40:15Ce n'est pas le meilleur geste
40:16en tout cas.
40:17Jean-Louis,
40:18d'ailleurs,
40:18quelles sont les nouvelles
40:19de Chouameni ?
40:19Parce qu'évidemment,
40:20maintenant,
40:20on va penser au match de jeudi
40:21et là,
40:21il était blessé.
40:23Écoute, Chouameni,
40:25les premiers échos du staff,
40:27c'est une absence
40:27de 3-4 jours
40:28pour cette douleur
40:29aux adducteurs.
40:32Donc,
40:32on nous a dit
40:33pour le quart de finale,
40:34ça peut être jouable.
40:35Voilà.
40:35C'était la porte
40:36qui était laissée ouverte.
40:37Il faut voir
40:38l'évolution de la blessure
40:39dans les 48 heures qui viennent.
40:39s'entraîner comme il faut d'ici là ?
40:41Oui, c'est ça.
40:42Donc, à mon avis,
40:42il aura un travail aménagé
40:43mais c'est sûr
40:44que l'entraînement collectif,
40:45à mon avis,
40:46ce n'est pas pour tout de suite
40:47pour lui.
40:48Après,
40:48ce n'est pas non plus
40:49un poste, je trouve,
40:50où il faut forcer les choses.
40:52Manu Conné fait un très bon match.
40:53Est-ce que c'est un problème
40:54si c'est Conné ?
40:55Moi, je ne vois pas de problème,
40:55en fait.
40:56Si c'est Conné contre le Maroc,
40:57je suis d'accord.
40:58Je suis d'accord,
40:58il n'y a pas d'écart
40:59entre les trois milieux,
41:00je trouve.
41:00Donc, il n'y a pas de souci.
41:02Exactement.
41:02Je ne sais pas
41:03si vous êtes tous d'accord
41:03avec ça.
41:04Je me suis fait tomber dessus hier.
41:06qui, sur un gros match,
41:08me convient un peu plus quand même.
41:10Sam, tu dis quoi ?
41:11Et c'est le relais de Deschamps
41:13aussi au milieu de terrain
41:14quand même
41:14pour certaines consignes.
41:15Si tu me donnes le choix,
41:16je préfère qu'il soit là.
41:17Moi, je pense que Manu Conné
41:20a très bien remplacé Aurélien
41:21à Tuameni
41:22et il sera encore capable
41:23de le faire.
41:24On a la chance d'avoir là
41:26ce trio-là.
41:28S'il manque un,
41:29celui qui rentre
41:30est aussi performant que l'autre.
41:31Donc, je n'ai pas de souci.
41:33Je ne lui vois pas
41:34plus de qualité défensive
41:35à Tuameni
41:35un point d'équilibre.
41:36Peut-être plus de qualité défensive
41:37mais moi, j'ai déjà vu
41:38des matchs de Manu Conné
41:39où il récupère énormément
41:40de ballons.
41:41Énormément de ballons.
41:42Il arrive à se projeter aussi
41:43comme aujourd'hui
41:44mais c'est vrai
41:45que quand on parle
41:46d'Aurélien Tuameni,
41:47oui, c'est vrai que c'est
41:49défensivement,
41:50il a un gros volume de jeu
41:51mais Manu Conné est capable
41:54de prendre sa place.
41:55Il est là,
41:57Manu Conné
41:57avec Fabrice Huggins.
41:59Ça a été une véritable bataille.
42:02Comment on fait
42:03pour gérer
42:04ce genre de match?
42:05On va prendre des coups,
42:06ça va être compliqué.
42:07Comment on fait?
42:09Franchement,
42:09le coach nous a préparé
42:10à ça
42:11dès le début,
42:13dès après le match
42:14contre le dernier match.
42:16Il nous a déjà préparé
42:17avec ça.
42:17Il nous a dit
42:18qu'il allait avoir des coups.
42:18Il nous a dit
42:19que c'est des joueurs
42:20un peu qui aiment tomber
42:21et qu'il fallait s'adapter.
42:23Il faisait chaud.
42:24Il y avait la chaleur
42:25mais c'était pour les deux équipes.
42:26Aujourd'hui,
42:26je suis content
42:27de l'équipe
42:29parce qu'on a bien travaillé ensemble.
42:30Ce n'était pas facile
42:31et on a été efficace.
42:32On a gagné un zéro.
42:34Je pense que c'est le plus important
42:34pour retenir la victoire
42:35et avancer match après match.
42:37Manu,
42:38je ne veux pas te tendre un piège
42:38mais tu as sorti encore
42:39un très gros match.
42:41Tu as remplacé Aurélien
42:41au pied levé.
42:43Tu enchaînes
42:43les très belles performances
42:44après l'Irak et la Norvège.
42:46Forcément,
42:46ça donne faim.
42:47Ça donne faim.
42:48Bien sûr que ça donne faim
42:49mais le plus important,
42:50c'est pour moi,
42:52je ne sais pas comment dire
42:53pour moi,
42:53c'est quand il y a
42:55de la concurrence saine,
42:56bien sûr.
42:57Ça nous aide aussi
42:58à être performant
42:59pour l'équipe.
42:59Chacun veut montrer
43:00le meilleur de soi-même.
43:01Donc objectivement,
43:03l'équipe devient encore meilleure
43:04parce que bien sûr
43:05qu'il y a de la concurrence
43:05mais on veut gagner aussi.
43:06Donc franchement,
43:07ça fait plaisir.
43:08Mais même si tout le monde
43:08a envie de jouer,
43:09il n'y a pas de la place
43:09pour tout le monde.
43:10Donc voilà,
43:12au coach de faire ses choix
43:13mais moi,
43:13je vais toujours me tenir prêt
43:14et donner le meilleur
43:14de moi-même.
43:15Le groupe s'est renforcé aujourd'hui ?
43:16C'est-à-dire que s'est renforcé.
43:17Vous avez gagné dans la difficulté,
43:19on a senti vraiment
43:19que c'est dur.
43:20C'est un autre visage
43:21qu'on a montré aussi
43:22aux gens et pour tout le monde,
43:23pour nous-mêmes
43:24parce que c'était
43:25une victoire assez compliquée
43:27et on s'est montré à nous-mêmes
43:28que même dans ces matchs-là,
43:29on peut être solidaires,
43:30on peut travailler ensemble
43:31et continuer dans ce sens-là
43:32et franchement,
43:32ça fait plaisir.
43:33Vous avez vu à la fois,
43:34on a profité avec nos supporters
43:36et là,
43:36on va bien se reposer
43:37pour attaquer contre le Maroc.
43:38Bravo !
43:39Merci, c'est Jean-Chi.
43:40C'est marrant,
43:41Manu Cogné,
43:42quand tu l'entends,
43:42tu as l'impression
43:42que c'est un message,
43:43un audio
43:43que tu passes en accéléré.
43:46C'est une donnée importante
43:48que confirmeront Max et Sam
43:50mais gagner les matchs de merde,
43:52ça plaît aux joueurs,
43:53ça leur donne de la confiance.
43:54Les matchs difficiles
43:55comme ça
43:56où tu as galéré,
43:58ça peut faire parfois
44:00autant kiffer
44:01que mettre un 3-0 tout propre.
44:03Donc, d'accord avec ça, les gars ?
44:03Ça forge un groupe, c'est clair.
44:04Oui, ça forge un groupe,
44:05c'est clair
44:06et puis quand tu vois
44:07un petit peu
44:07les attitudes des Paraguayens,
44:09moi, j'ai beaucoup aimé,
44:10je l'ai dit encore une fois,
44:11mais la manière
44:11dont les copains
44:13ont défendu Kylian Mbappé,
44:14ça crée un groupe
44:15et je pense que Sam
44:16va peut-être me le confirmer.
44:17C'est sûrement déjà arrivé
44:18en équipe de France
44:19et c'est ce qui manquait
44:20justement peut-être
44:21à ces Français.
44:22Je l'ai dit un peu plus tôt,
44:23techniquement,
44:23ils sont au-dessus,
44:24tactiquement,
44:24ils sont au-dessus,
44:25physiquement,
44:25ils sont au-dessus,
44:26il manquait peut-être
44:26cet aspect un petit peu
44:28salopard, entre guillemets
44:28et là, ils nous l'ont montré
44:29ce soir que c'est en mesure
44:31en tout cas d'ajouter
44:32cette caractéristique
44:33à leur palette.
44:34Là, je ne vois pas
44:35qui peut les arrêter,
44:35messieurs, clairement.
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