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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
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00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour ce Midi News Week-end.
00:04On est ensemble pendant une heure.
00:06On va commencer les discussions, les débats avec mes invités dans un instant.
00:10Mais d'abord, on fait le point sur l'actualité avec Valentin Rouillon.
00:13Bonjour Valentin.
00:13Bonjour Elodie et bonjour à tous.
00:15A la une, un plan anti-Guyane contre le narcotrafic a été lancé par le gouvernement.
00:21Chiffré à 14 millions d'euros, il devrait permettre de traiter le problème à toutes les échelles,
00:26selon le ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.
00:29Un dispositif focalisé notamment sur la coopération internationale.
00:33Le ministre des Affaires étrangères a précisé qu'une quarantaine de pays devraient aider la France.
00:38Objectif, lutter contre le trafic de drogue, d'armes à feu et la traite d'êtres humains.
00:42Le pape, en visite sur l'île de Lampedusa, demande à l'Europe de mieux répondre à l'appel historique
00:48de la crise migratoire.
00:49Dans un contexte où l'Union européenne durcit ses règles,
00:52Léon XIV a déclaré que l'Europe est en mesure d'aborder la crise de manière organique,
00:59sont les premiers secours dans un plan stratégique à long terme,
01:01capables d'accueillir, de protéger, de promouvoir et d'intégrer les migrants.
01:07Et puis de nombreux incendies en France, mais aussi en Europe,
01:10notamment dans le nord-est de l'Espagne, près de la touristique Costa Brava.
01:142 200 hectares parcourus par un feu maîtrisé désormais.
01:18Les feux de forêt aussi au Portugal, à Vousela, dans le nord.
01:2110 000 hectares ravagés, le pays qui a vécu lui aussi ses premiers incendies majeurs de l'été
01:26qui ont fait au moins 9 blessés, Elodie.
01:29Merci beaucoup Valentin, on vous retrouve à 14h30 pour un prochain point complet
01:33sur l'actualité et les invités qui vont m'accompagner pendant cette heure d'émission.
01:38Myriam Jabé-Larac, bonjour.
01:39Bonjour Elodie.
01:40Je rappelle que vous êtes professeur d'économie et présidente de l'association Regards Lycéens.
01:44On va voir toute une thématique justement sur la violence des mineurs.
01:47Saver Youfeli, bonjour.
01:49Bonjour.
01:49Vous êtes avocat pénaliste et à vos côtés.
01:51Jacques Morel, bonjour.
01:52Bonjour.
01:53Vous êtes général de gendarmerie et ancien patron de la section de recherche de Versailles.
01:57On va commencer en disant un mot des incendies qui, selon le gouvernement,
02:02arrivent de manière prématurée, ce qui inquiète évidemment les forces de secours de l'Aude au Pyrénées
02:08en passant par le Gard.
02:09Plusieurs incendies se sont déclarés.
02:12L'essentiel de ces feux sont aujourd'hui fixés.
02:14Mais des évacuations massives ont dû avoir lieu, notamment dans les campings.
02:19Jean-Luc Thomas et Franck Payana avaient été au plus près des vacanciers,
02:21justement dans les Pyrénées-Orientales.
02:23Le récit est signé Louisa Paris.
02:27Des vacances qui virent au drame.
02:29Trois campings ravagés par les flammes.
02:32Au total, 1700 personnes ont dû être évacuées.
02:35La salle municipale de Canet-en-Roussillon s'est alors transformée en centre d'accueil.
02:40Certains ont tout perdu.
02:41Il y a la caravane, mon fils aussi.
02:43On n'a même pas la voiture, on a emmené la voiture, elle a brûlé ou pas.
02:47Et toutes les détonations des bouteilles de gaz qui explosaient en continu.
02:51On avait le sentiment d'être un peu sur un champ de bataille.
02:53Le feu, ce n'est pas beau à voir, il y a eu beaucoup de fumée.
02:56Ce n'était pas très beau, il y a eu beaucoup de mobilos, mais de caravanes qui étaient brûlées malheureusement.
03:00280 bungalows ont entièrement été détruits.
03:03Mais l'acharnement des sapeurs-pompiers a permis d'en sauver 480.
03:07Aucune victime n'est à déplorer.
03:09Le préfet de la région assure que la chaîne opérationnelle a très bien fonctionné.
03:13Les facteurs de risque étaient très importants, la chaleur, la force de la tramontane qui aurait pu, en effet, si
03:21tout le travail de la chaîne opérationnelle n'avait pas été optimal, en effet, les dégâts auraient pu être plus
03:29importants.
03:30Le camping Sainte-Marie pourra rouvrir dès lundi.
03:33Le Brasilia restera fermé jusqu'au 20 juillet.
03:35Le Marina, camping le plus touché par les flammes, n'a quant à lui pas encore de date de réouverture.
03:42Et on va se rendre tout de suite sur le terrain.
03:44Nous attendent Mathilde Ibanez et Timothée Forget.
03:47Bonjour à tous les deux.
03:48Vous êtes du côté de Beaufort, chère Mathilde, où après les flammes, c'est l'heure, malheureusement, du bilan et
03:55de la constatation des dégâts.
03:59Exactement.
03:59S'il n'y a aucune habitation qui a été endommagée par ces flammes, c'est les vignerons et les
04:04agriculteurs qui subissent un très lourd constat.
04:07Vous pouvez voir ces images de Timothée Forget, ces arbres, cette végétation qui a été totalement calcinée.
04:16Les flammes ont tout détruit sur leur passage, comme les quelques vignes que nous voyons ici,
04:23qui ont pourtant servi de coupe-feu, puisque juste derrière, les vignes ont pu résister aux flammes.
04:30Mais de l'autre côté, toute cette colline, elle est totalement détruite par les flammes.
04:35Alors, il faut y rester encore extrêmement prudent.
04:37On a pu voir les pompiers qui s'activent toujours sur le terrain pour procéder à des noyages,
04:43pour essayer d'éteindre toutes les petites braises qui pourraient encore rester ici,
04:48puisque avec ce vent qui est assez important, un retour de flammes peut vite avoir lieu ici.
04:53Il faut rester prudent, puisque les journées continuent d'être extrêmement chaudes, extrêmement secs,
05:02et ce vent, en tout cas, qui fait extrêmement peur aux habitants, mais également aux pompiers.
05:07On a pu discuter avec de nombreux habitants qui sont soulagés de savoir que ce feu est contenu,
05:12mais ils restent tout de même inquiets, puisqu'il reste pas mal de végétation,
05:17où il y a encore énormément de fumée.
05:21Merci beaucoup Mathilde Manès et merci à Timothée Forget qui vous a accompagné pour ce duplex.
05:25On va écouter, puisque je vous le disais, le gouvernement est inquiet de voir ces incendies
05:30qui arrivent plus tôt que d'habitude dans la saison.
05:33Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nouniez, s'est exprimé hier à ce sujet. On l'écoute.
05:38Nous sommes évidemment très inquiets sur cette période de saison de feu.
05:43Nous sommes inquiets, pourquoi ? Parce qu'il y a évidemment la canicule.
05:45On a eu des pluies importantes à la fin de l'année qui ont fait que la végétation est plutôt
05:50abondante.
05:51Et puis on a eu des phénomènes de vent qui se lèvent ici ou là.
05:55Et on a vu que pendant tout l'épisode ici, de ces 48 dernières heures,
05:58s'il y a eu un vent qui est venu aggraver en réalité la situation.
06:03Donc on est évidemment très inquiets pour la saison.
06:05On a un mois d'avance sur les départs de feu.
06:08On l'entend cette inquiétude, Myriam, et on la comprend,
06:10puisque, comme le disait le ministre de l'Intérieur, chaque été, malheureusement,
06:13on a l'habitude de voir notamment nos pompiers et la sécurité civile qui sont surmobilisés.
06:18Et on se dit que si ça commence un mois plus tôt,
06:21évidemment on sait que les forces et les moyens matériels aussi vont être mises à rude épreuve.
06:25Oui, c'est ce que dit le ministre de l'Intérieur.
06:28Ce n'est pas tant les feux de forêt.
06:29Ça, on sait qu'on en a.
06:30C'est la précocité du phénomène qui a lieu d'ailleurs partout en Europe.
06:34Le Portugal en connaît actuellement.
06:36L'Espagne aussi.
06:38Exactement, l'Espagne.
06:39Il faut rappeler que l'Aude est un département à risque,
06:40puisqu'il a une végétation très sèche qu'on appelle la tramontane.
06:43C'est un des départements où il y a le plus de vent.
06:47Il y a des températures élevées.
06:49Donc l'année dernière, il y avait déjà eu des feux très importants.
06:51Oui, on s'en rappelle malheureusement.
06:52Exactement, dans ce département.
06:55Et en même temps, j'ai envie de dire que l'enjeu n'est pas tant écologique qu'économique,
07:00agricole, avec les vignes aujourd'hui qui sont durement touchées,
07:05assurantielles également, parce que ça a un coût.
07:06La sécurité civile et puis cette pression sur nos forces, nos pompiers en fait,
07:11qui vont être de plus en plus appelés.
07:14Alors, je veux juste rappeler que, sans donner de leçons,
07:17mais il y a des comportements, des bons comportements à avoir en juillet, août et même septembre,
07:22et que neuf incendies sur dix sont liés à nos propres comportements en forêt,
07:28même si les conditions climatiques sont aggravantes en l'occurrence sur cette saison-là.
07:32C'est vrai que, Jacques Morel, on pense évidemment à tous ces pompiers mobilisés,
07:36et on se rappelle, c'était il y a, je crois, deux ou trois ans,
07:38où les pompiers avaient dit, tout l'été, on est très mobilisés, on nous remercie,
07:42mais on aimerait qu'on ne nous oublie pas trop le reste de l'année,
07:45parce qu'à longueur d'année, ils alertent sur le manque de moyens humains et matériels,
07:49et souvent, on s'en souvient justement au plus fort de la crise.
07:53Malheureusement, de moins en moins, on les oublie quand même,
07:55parce que, si vous voulez, ils sont mêlés à toute l'actualité,
07:58entre les manifestations festives et les manifestations sportives,
08:04et dans les grands centres, on les voit apparaître maintenant en première ligne sans arrêt,
08:10ils sont même agressés, alors qu'ils viennent au secours des personnes,
08:17donc ils sont de moins en moins oubliés, certes, le système fait que c'est quand même
08:23beaucoup appuyé, notamment en province, sur des volontaires,
08:28parce qu'on voit les pompiers tous avec le même uniforme,
08:31mais on oublie que là-dedans, il n'y en a que 25% qui sont des professionnels,
08:35à part Marseille et Paris, où c'est des brigades militaires qui soutiennent,
08:40enfin qui font la présence sur les grandes villes, en dehors,
08:46c'est basé sur du bénévolat, alors, est-ce que pendant les périodes d'été comme ça,
08:52il ne faudrait pas faire appel à plus de bénévoles,
08:55notamment pour tenir tous ces postes de vigie qu'on a installés maintenant sur des hauteurs,
09:01avec des gens qui sont là, avec des jumelles et une radio,
09:04de façon à faire de la détection et empêcher l'ampleur des incendies,
09:09pour pouvoir envoyer des moyens aériens rapidement,
09:12je pense que s'il y a un effort peut-être à faire sur ce thème-là,
09:16c'est renforcer la vigie par des bénévoles, notamment en été.
09:22Oui, avec justement ces pompiers qui demandaient que pour les pompiers volontaires,
09:25il y ait plus de facilité, parfois, à ce qu'ils puissent s'éloigner quelque temps de leur travail,
09:30Saveriou Féli, Myriam le rappelait aussi à l'instant,
09:34et l'importance du bon sens et des bons gestes,
09:36parce que quand on voit que 9 incendies sur 10 sont d'origine humaine,
09:40c'est-à-dire une erreur humaine, je ne parle pas forcément d'une volonté de mettre le feu,
09:43on voit bien qu'on pourrait aussi épargner un peu nos forces de secours,
09:46si chacun était un peu plus responsable.
09:48Oui, alors, je n'avais pas ce chiffre, 9 incendies sur 10,
09:52moi, j'avais l'impression quand même que la main de l'homme malveillante était quand même encore présente,
09:56et j'en discutais d'ailleurs avec un confrère et ami cette semaine,
10:00qui me disait que dans une région du sud de la France, je ne sais plus trop laquelle,
10:03il y a eu des progrès énormes sur les incendies,
10:05depuis que la préfecture avait installé, figurez-vous, des caméras,
10:08ou dit qu'elle installait des caméras dans des zones à risque.
10:11Et ça avait diminué...
10:11Donc c'est dissuasif.
10:12C'est dissuasif, exactement, l'effet de dissuasion,
10:14et ça avait diminué d'autant les incendies.
10:16Donc il y a aussi, j'imagine, quand même la part de malveillance qui est encore présente dans ces incendies.
10:22Oui, et malheureusement, il y a effectivement le rappel,
10:24on fait attention aux mégots de cigarettes dans les zones extrêmement sèches,
10:27on ne fait pas non plus de barbecue quand il y a des risques avérés d'incendies.
10:30On retournera sur le terrain d'ici une vingtaine de minutes.
10:33Je voudrais qu'on parte maintenant du côté de Carcassonne,
10:37puisqu'il va y avoir une marche silencieuse organisée pour le jeune Louis.
10:41À partir de 15h, nos reporters sur place,
10:44Régine Delfour et Alexandra Bichoff, ont pu rencontrer justement le père de la victime,
10:48le récit de Kylian Salé.
10:51Plus de dix jours après la mort de Louis, son père est toujours inconsolable.
10:56Une marche silencieuse est organisée ce samedi à Carcassonne pour rendre hommage à son fils.
11:01Comme c'était un gentil garçon, tout va bien se passer.
11:04On veut juste que les gens écrivent un petit mot sur un papier,
11:08puis on les lancera avec des ballons à l'hélium.
11:11Et puis qu'on voyait mon fils, mon petit garçon, comme il était gentil.
11:18On les doit bien faire.
11:20Un gentil garçon, selon son père, lynché à mort par cinq jeunes le 19 juin dernier.
11:25Ce samedi, ils espèrent être des milliers, place chénier, point de départ du cortège silencieux.
11:30Depuis plusieurs jours, habitants et élus se mobilisent sur les réseaux sociaux,
11:35comme ici, dans ce village, à quelques kilomètres de Carcassonne.
11:38Je demande bien sûr à tous les quasi-à-quoi qui sont disponibles de venir.
11:41Je demande aussi aux maires de notre agglo et même des départements qui sont disponibles
11:48de se rallier à nous afin de transmettre un message de soutien à la famille.
11:54Dans la douleur, la famille de Louis espère un moment de recueillement et de solidarité,
11:58sans violence ni slogan.
12:00Une autre marche blanche sera organisée ce dimanche à Narbonne,
12:03où plusieurs personnalités politiques sont attendues.
12:06Et on se rend précisément sur place.
12:08On rejoint Régine Delfour et Axel Rebeau.
12:11Bonjour et merci à tous les deux d'être avec nous.
12:13Régine, on vient d'entendre le témoignage du père que vous avez vous-même recueilli
12:17avec cette marche qui va commencer à 15h avec beaucoup d'émotions.
12:23À quoi doit-on s'attendre, Régine ?
12:28Oui, bonjour Elodie.
12:30Oui, vous l'avez dit, cette marche blanche va commencer aux alentours de 15h.
12:34D'abord, il y a un rassemblement ici sur cette place, la place André Chénier.
12:38Je dois vous dire, Elodie, que pour l'instant, il n'y a pas grand monde
12:40parce qu'il fait très très chaud ici à Carcassonne.
12:44Donc ensuite, quand il y aura un petit peu plus de monde,
12:47donc aux alentours de 15h, Nicolas, le père de Louis, prendra la parole.
12:52On devrait entendre aussi de la musique.
12:54Vous savez, on a vu ces vidéos de Louis qui jouait de la guitare.
12:58Et cette musique devrait être aussi diffusée.
13:01Et après, il y aura une déambulation dans les rues de Carcassonne
13:05pour arriver au place Gambetta où il y a...
13:06Il y aura donc ce lâcher de ballons dont parlait Nicolas, le père de Louis,
13:11puisqu'il tient ce lâcher de ballons avec ces mots où tout le monde aura pu rendre hommage à Louis.
13:16Et ces ballons, donc, ils seront lancés, lâchés, donc, dans le ciel.
13:19Et ils nous disaient attendre beaucoup de monde, notamment du village de Cazillac.
13:24On a entendu le maire dans le sujet.
13:27C'est le village dans lequel, en fait, Louis, son père, sa belle-mère
13:32et son demi-frère et sa demi-soeur vivaient depuis deux ans.
13:35Donc, c'est un village où il y a à peu près 2000 personnes
13:37et ces personnes devraient faire le déplacement, Élodie.
13:40Merci beaucoup, Régine, pour ce qui va se passer cet après-midi.
13:43Chère Régine, ce matin, vous étiez à une autre marche organisée de votre côté.
13:47Mais comme c'est le cas un peu partout en France,
13:49contre les violences sexuelles faites aux mineurs.
13:52Racontez-nous, Régine.
13:57Oui, absolument, Élodie.
13:58Il y avait cette marche citoyenne à Carcassonne
14:02contre les violences, toutes formes de violences, en fait,
14:06sexuelles ou pas sexuelles, enfin non sexuelles,
14:09faites aux femmes, mais aussi aux enfants.
14:11Il y a donc, après ce drame du viol et de la mort de cette fillette,
14:15donc de 11 ans, Liana,
14:17il y a eu cette mobilisation et le choc de la population française.
14:21Et donc, les associations féministes,
14:24mais aussi de la protection de l'enfance,
14:26veulent continuer à mettre la pression sur le gouvernement
14:29puisqu'ils réclament, toutes ces associations réclament,
14:31en fait, une loi cadre intégral,
14:35une loi qui serait de la prévention jusqu'à la sanction.
14:38Et c'est pour cela qu'il y a toujours ces mobilisations.
14:41Elles avaient lieu ici à Carcassonne aux alentours de 10h30
14:44et il y en aura d'autres dans la journée, notamment à 15h à Paris.
14:48Merci beaucoup, chère Régine.
14:50On suivra évidemment avec vous cette marche blanche organisée aujourd'hui pour le jeune Louis.
14:54Et vous venez d'en parler justement, Régine.
14:56On va regarder les images puisque cette manifestation contre les violences sexuelles,
15:02elle a aussi lieu à Paris.
15:04Elle va s'élancer à partir de 15h.
15:06Et vous voyez justement ces collectifs féministes tels que c'est écrit sur la banderole
15:11qui sont en train de s'organiser et donc de manifester pour cette loi intégrale
15:16dont parlait Régine.
15:18On y reviendra un peu plus tard dans l'émission et évidemment dans notre prochaine édition.
15:23Myriam, c'est vrai qu'il y aura une marche aujourd'hui pour Louis organisée plutôt par son papa et
15:28ses amis,
15:29demain organisée par sa famille maternelle.
15:32Et on voit l'importance, et le papa l'a dit, l'importance du soutien.
15:35Ce père veut qu'il y ait du monde, ce père veut qu'on soit là aussi pour rendre hommage
15:39à son fils.
15:40Les marches blanches, on le dit, malheureusement, il y en a trop.
15:42Mais pour ses familles, ça reste important.
15:44Un père inconsolable, vous l'avez montré dans ce reportage.
15:48La marche blanche, c'est un moment de recueillement, de reconstruction, de deuil dont les proches ont besoin.
15:55On a des drames, moi ce que je retiens, c'est qu'on a des drames qui s'accumulent,
15:58que ce soit pour les violences sexuelles, que ce soit pour les violences collectives entre jeunes.
16:02Et ce qui me dérange, en fait, c'est cette classification qu'on est en train de mettre en place,
16:07cette hiérarchisation dans cette barbarie.
16:09Une hiérarchisation pour de la violence sexuelle, pour de la violence collective, pour des jeunes.
16:14Ce que je remarque juste, c'est que sur les différents cas qu'on a, à chaque fois, il y
16:18a une faille différente.
16:19Vous vous souvenez, Lola, c'est un problème migratoire au BTF.
16:21Bref, Shem Sedin, c'est un débat sur la violence entre les mineurs.
16:25Liana, c'est de la violence sexuelle.
16:27Louis, en l'occurrence, c'est de la violence collective.
16:29À chaque fois, on a un drame qui met le point sur une faille de nos institutions.
16:34Cette faille, elle n'est pas uniquement au niveau de la justice,
16:37elle est au niveau des institutions très globalement,
16:39puisqu'on n'est plus en capacité de protéger nos jeunes.
16:43Sur Louis, a priori, et Louis en particulier, ces cinq jeunes, ils les connaissaient.
16:47Il y a trois jeunes qui sont mineurs.
16:49Je rappelle juste un fait.
16:51Un jeune doit être scolarisé de 3 ans à 16 ans.
16:53C'est une obligation, c'est dans la loi.
16:55De 16 à 18 ans, il y a une obligation de formation.
16:57Ça nous permet de suivre ces jeunes-là.
16:59C'est aussi un outil qui permet...
17:00De les encadrer au moins un minima.
17:02Et de pouvoir déceler quand il y a violence,
17:04ou alors de prévenir, de faire ce que l'éducation sait faire,
17:07soit au niveau des éducateurs, soit au niveau de l'institution,
17:09mais rappeler des règles que cette barbarie, cette violence collective,
17:13n'a pas lieu, ne doit pas avoir lieu, et qu'elle doit être punie.
17:16Ensuite, il y a différents éléments qu'on a vus ensemble sur différents plateaux,
17:21mais qui nous interdissent, si on est un peu honnêtes intellectuellement,
17:24de pointer juste la justice du doigt.
17:27Alors, vous êtes avocat, je crois qu'on a assez de lois dans notre système,
17:31que l'arsenal est complet.
17:33Cette loi cadre, elle va apporter quoi de nouveau finalement ?
17:36Si on est juste en capacité et capable d'exécuter nos décisions...
17:40Sachant que plus on veut une loi globale, ce que vous disent ceux qui connaissent bien,
17:43et notamment qui ont vu ce texte, plus on veut une loi globale,
17:46moins elle est précise et moins elle va être appliquée.
17:48Et plus ça va être une nouvelle fois, je suis désolée de le dire,
17:50mais une faille juridique également, qui va permettre que des défenseurs de criminels s'engouffrent.
17:56Parce que le problème, c'est aussi, parce qu'en parlant avec des gens sur le terrain,
17:59ils me disent que ce n'est pas que la justice, c'est l'application de la loi,
18:02c'est les moyens de la justice, c'est les moyens de la coordination
18:06entre la police, la justice, la protection de l'enfance et l'éducation,
18:09c'est l'exécution effective, parce qu'on voit bien qu'il y a un écart.
18:12C'est tout ça, c'est tout ça et aujourd'hui, ce tout ça, il porte des noms.
18:16Là, on a des drames qui sont médiatisés, mais et tous ceux que nous ne connaissons pas ?
18:21Et tous ceux qui ne sont pas médiatisés ?
18:23Oui, tous ceux aussi où la famille demande plutôt que les choses ne soient pas médiatisées.
18:28Et évidemment, on le respecte, vous avez été interpellé par Myriam,
18:31parce que c'est vrai qu'on se dit souvent qu'à chaque fois qu'il y a des morts
18:35aussi atroces
18:36que celles de Liana, que Louis, vous avez cité aussi Lola, Philippine,
18:39malheureusement, il y a maintenant beaucoup de noms.
18:41La tentation sous le coup de l'émotion, à chaque fois, c'est de légiférer
18:44et de se dire qu'il faut une nouvelle loi.
18:46Mais on se demande parfois si les lois, on ne les a pas déjà
18:49et s'il y a force justement d'empiler des lois,
18:52est-ce que ce n'est pas contre-productif ?
18:53Tout à fait, d'autant qu'on a quand même un code pénal et un code de procédure pénale
18:57qui sont quand même extrêmement bien dotés,
18:59avec beaucoup d'infractions, avec des règles de procédure
19:02qui sont déjà quand même assez larges.
19:05Si je prends un exemple sur la loi qui a été actuellement discutée,
19:10donc la loi de protection de l'enfance, discutée, me semble-t-il, cette semaine,
19:15on fixe maintenant un délai de trois mois dans les enquêtes
19:20pour réaliser les actes essentiels.
19:23Donc les policiers auront trois mois pour réaliser les actes essentiels de l'enquête
19:27s'agissant des crimes sexuels sur mineurs.
19:30Mais c'est très bien de fixer un délai de trois mois,
19:33on y est tous favorables.
19:35Oui, personne ne traîne volontairement, on dirait.
19:37Exactement.
19:37La difficulté, c'est que si vous ne mettez pas, effectivement,
19:40vous l'avez dit, les moyens correspondants,
19:41ça ne servira à rien, ça restera un vœu pieux.
19:44On est dans une logique de l'incantation et de la communication et on n'en sortira pas.
19:51Et on sait qu'au plan judiciaire, malgré tout, si vous rajoutez,
19:57si vous faites en sorte qu'il y ait plus de magistrats,
19:59certainement plus de policiers, plus de spécialisations aussi dans les métiers de la justice,
20:03vous arriverez dans quelques années à des résultats.
20:05Mais pas forcément avec les lois qu'on nous propose, me semble-t-il.
20:09Oui, surtout avec cet empilement où parfois on voit qu'on crée des lois qui existent déjà peu ou prou.
20:14Je voudrais qu'on regarde aussi ce que disait la maman de Louis.
20:16C'était la semaine dernière, elle se confiait à nos confrères du JDD
20:20et elle évoquait notamment la justice des mineurs.
20:23Elle disait les choses doivent changer, la justice doit prendre ses responsabilités.
20:27On ne peut plus s'appuyer sur des textes d'un autre temps pour juger des mineurs
20:31qui ne sont plus les mineurs d'autrefois.
20:33La maman qui insistait également sur ce point.
20:37Donnons les moyens à la justice de faire son travail.
20:39Quand on tue comme un homme, on paye comme un homme.
20:42Jacques Morel, effectivement, malheureusement, on traite régulièrement sur ces plateaux
20:46de cas où des mineurs sont impliqués du côté de la victime comme des suspects.
20:51Avec toujours cette question, est-ce qu'aujourd'hui,
20:52on est capable de juger des mineurs à la hauteur du crime qu'ils commettent ?
20:57On constate que les mineurs maintenant se comportent pire que les majeurs.
21:01C'est quand même un peu le problème de tous les cas concrets dont on parle ces temps-ci.
21:08Les marches blanches, maintenant il y a pratiquement une marche blanche par semaine,
21:13voire par jour qui se succède.
21:16Donc ça veut dire qu'effectivement, tous ces cas soulèvent des émotions.
21:23La majorité, elle a été abaissée.
21:26Mais on voit bien qu'on est avec des adolescents qui sont en déshérence totale.
21:31Les structures existent, les foyers existent, sauf qu'ils sont désertés.
21:36Il n'y a pas d'encadrement.
21:38L'oxygène manque de moyens assez cruel.
21:40Vous avez un ado qui se présente deux fois dans des services pour venir signaler
21:44qu'il a été bousculé, malmené.
21:47Mais la difficulté des enquêteurs, c'est que d'abord, un, ils sont débordés par les gens
21:53qui viennent signaler et déposer plainte.
21:55C'est d'identifier l'urgence.
21:58Quelle est la personne qu'on a en face de soi ?
22:01Est-ce que réellement ce qu'il vient décrire, ce qu'il vient exprimer,
22:05est-ce que réellement ça demande une réaction immédiate ?
22:10Il ne devrait pas se présenter tout seul.
22:12Un ado qui se présente dans un service, il devrait être accompagné soit par des parents,
22:16soit par des éducateurs.
22:18Un méladeau qui se présente comme ça, qui vient raconter qu'il est en déserrance
22:24et qu'il est en conflit avec d'autres de son âge.
22:29C'est mal évalué ou mal évaluable pour savoir s'il faut immédiatement intervenir.
22:37On va donner des délais de trois mois maintenant.
22:40Il y a un existant, il y a 70 000 dossiers concernant des...
22:44Avant de pouvoir respecter des délais pour les affaires nouvelles, ça serait souhaitable.
22:50Comment les services vont évacuer l'existant qui est de plus de 70 000 dossiers
22:55et dans lequel il y a des dossiers qui datent de plusieurs années ?
22:58Et maintenant, on parle d'un délai qui va tomber de trois mois.
23:03C'est inapplicable.
23:04Tant qu'on n'a pas évacué l'existant, on ne peut pas appliquer des textes nouveaux.
23:08Oui, il faut d'abord ce stock, comme on le dit malheureusement, de plainte qu'il soit géré,
23:13sachant que le ministre de la Justice a demandé à ce qu'elle soit toute réévaluée d'ici à la
23:17mi-juillet.
23:17On va marquer une pause dans ce Midi News Week-end
23:20et puis on continuera sur cette thématique avec mes invités.
23:23A tout de suite.
23:28De retour pour la deuxième partie de Midi News Week-end.
23:31On va se rendre de nouveau sur le terrain à Canet-en-Roussillon dans un instant
23:34pour évoquer les incendies, mais d'abord l'actualité avec Valentin Rouillon.
23:38Rebonjour Valentin.
23:39Rebonjour Elodie, bonjour à tous.
23:40D'abord les Etats-Unis célèbrent aujourd'hui les 250 ans de leur indépendance,
23:45marquant la rupture de 13 colonies avec la couronne britannique.
23:48Le roi Charles III a affirmé n'avoir aucun doute que Londres et Washington
23:51continueront à défendre leurs valeurs communes.
23:54Et puis regardez les données de suivi de ce vol sur Flightradar hier.
23:57Un pilote qui a tracé pendant 6 heures dans le ciel,
23:59USA 250 encadré par la forme géographique des Etats-Unis.
24:04A Téhéran, les funérailles du guide suprême Ali Ramenei ont officiellement commencé.
24:09L'événement doit se dérouler sur 6 jours.
24:11Des milliers d'Iraniens ont afflué dès l'aube,
24:134 mois après la mort de l'ayatollah dans les frappes israélo-américaines.
24:17Et les autorités iraniennes attendent entre 15 et 20 millions de personnes
24:20rien qu'à Téhéran.
24:21Des funérailles qui s'annoncent comme les plus grandes de l'histoire du pays.
24:25Et puis le Mali, de nouveau visé par des attaques d'ampleur de djihadistes
24:29et de leurs alliés indépendantistes Touareg.
24:31Depuis environ 5 heures, heure locale, des attaques sont en cours
24:34dans plusieurs localités maliennes, à Gao, à Nefi ou encore à Sévaré notamment.
24:39Des combats qui surviennent un peu plus de 2 mois après des attaques d'ampleur
24:43menées par des terroristes rattachés à Al-Qaïda
24:46qui avaient tué le ministre de la Défense malien.
24:50Merci beaucoup Valentin Ruyon pour toutes ces informations.
24:53Je vous le disais, on se rend de nouveau sur le terrain à Canet-en-Roussillon.
24:57On rejoint Jean-Luc Thomas et Patrick Hermansane.
24:59Bonjour et merci à tous les deux d'être dans Midi News.
25:02Jean-Luc, autour de vous, le feu est fixé.
25:05Désormais, quelle est la suite maintenant du côté de Canet-en-Roussillon ?
25:10Eh bien écoutez, le feu est fixé.
25:13Il est même totalement maîtrisé.
25:15Donc pour l'instant, il n'y a que des pompiers qui font des rondes
25:19pour voir s'il n'y a pas des flammes qui puissent se rallumer.
25:24En tout cas, l'incendie et les alentours de tous les campings
25:28là où nous nous trouvons ont été totalement noyés.
25:32Ce qu'il faut bien voir, c'est que dans deux campings,
25:36il y a à peu près un tiers pour chaque camping
25:38qui ont été totalement détruits, à la fois les véhicules,
25:41des personnes qui étaient là, tous les...
25:48J'ai oublié le nom, mais ce n'est pas grave.
25:49En tout cas, ce qui est sûr, c'est que...
25:51Les mobilhommes, voilà.
25:52Ce qui est sûr, c'est que tout a été détruit pour 30%
25:56dans deux campings de Canet-en-Roussillon.
25:58Ce qui veut dire que le camping devant lequel nous nous trouvons,
26:03eh bien tout simplement, ce camping va pouvoir ouvrir
26:06qu'à partir du 21 juillet prochain, parce qu'il faut faire
26:10de nombreuses vérifications.
26:12Ensuite, un autre camping qui est juste à côté,
26:15pour l'instant, lui, n'a pas donné de date d'ouverture,
26:19de réouverture.
26:20Et puis, le camping de Sainte-Marie-la-Mer,
26:23qui est un village juste à côté,
26:25lui, va pouvoir ouvrir à partir de lundi.
26:29Ce qu'il faut bien savoir, c'est que l'ensemble de ces campings
26:34a représenté 1 700 personnes qui ont été hébergées
26:39dans des salles polyvalentes, ici et là.
26:42Et évidemment, beaucoup de personnes sont parties.
26:46Depuis hier, c'est un petit peu le balai des voitures
26:50avec des caravanes pour partir, parce que certains ont tout simplement dit
26:55« je ne vais pas rester ici ».
26:58Ensuite, vous savez, ici, nous sommes dans une zone
27:01où il y a de l'industrie maritime,
27:05et entre autres, avec l'entreprise Katana,
27:08qui, elle, fabrique des trimarans.
27:11Eh bien, l'entreprise est réduite quasiment à cendres,
27:16sauf un seul bâtiment,
27:17et l'ensemble de la zone technique, de la zone nautique,
27:22était fermé.
27:23Et normalement, les prochaines entreprises
27:26devraient pouvoir ouvrir dès lundi matin.
27:29Merci beaucoup, Jean-Luc Thomas.
27:31Merci à Patrick Hermonseigne, qui vous a accompagné pour ce duplègue.
27:34Je salue Mathieu Devesse. Bonjour Mathieu.
27:36Bonjour Elodie, bonjour à tous.
27:37Du service Police-Justice de CNews,
27:39parce qu'on va continuer à parler des victimes,
27:43notamment de violences sexuelles et les mineurs.
27:45Et on va parler de la petite Rosa,
27:47puisque Mathieu, l'une des victimes,
27:49on s'en rappelle les victimes présumées de Jérôme Barrella,
27:52sa mère a donc décidé de porter plainte,
27:55cette fois contre des magistrats et un gendarme, Mathieu.
27:57Exactement.
27:58Rappelons d'abord que la mère de Rosa
28:00accuse Jérôme Barrella d'une cinquantaine,
28:02cinquantaine de viols sur sa fille,
28:04qui était alors âgée de 11 ans.
28:06Elle a donc déposé plainte contre lui,
28:08contre Jérôme Barrella.
28:08Ça, c'était en août 2025 à Toulouse.
28:10Plainte qui n'a jamais conduit à l'interpellation,
28:13ni même à l'audition du principal suspect.
28:16Alors, la mère de Rosa,
28:17elle a donc déposé plainte,
28:18voyée jeudi contre l'ensemble des magistrats et enquêteurs
28:22à Toulouse et à Hoche,
28:23qui n'ont pas priorisé la plainte de sa fille.
28:26Une plainte pour non-assistance à personne en danger
28:29et mise en danger délibérée de la vie d'autrui.
28:31Alors, ce qu'il faut comprendre,
28:33c'est qu'il y avait bien des éléments matériels,
28:35des auditions de Rosa, de sa mère, de son beau-père,
28:39un certificat médical avec des lésions anales et vaginales,
28:43et puis même des expertises psychologiques.
28:45Donc, selon l'avocat de la famille de Rosa,
28:48là, on a toute une série d'informations
28:50et de documents juridiques
28:52qui matérialisent la réalité des infractions de viol
28:56qui auraient été commises par Jérôme Barrella.
28:58Et donc, avec cette plainte,
28:59l'objectif, c'est de déterminer
29:01si certains manquements individuels
29:03pourraient désormais engager des responsabilités pénales.
29:07Élodie.
29:08Justement, je voudrais que vous réagissiez, Myriam,
29:10parce que tout à l'heure, vous-même,
29:11vous évoquiez les dysfonctionnements.
29:13Et on voit aussi, là, une maman,
29:16Mathieu l'a rappelée à l'instant,
29:18qui a déjà alerté,
29:19qui voit qu'une plainte n'a pas été considérée,
29:22que tout cela mène, on s'en rappelle malheureusement,
29:24à la mort de Liana.
29:25Et une maman qui essaye d'avoir des réponses
29:27et qui essaye aussi, sans doute, d'alerter
29:29pour voir précisément
29:30où ont été les manquements et les dysfonctionnements.
29:33L'imbroglio est tellement énorme
29:35que ce qu'on disait tout à l'heure,
29:36la coordination entre la justice,
29:38la police, la protection de l'enfance
29:41est tellement compliquée
29:42qu'à rajouter, en l'occurrence,
29:45les marches citoyennes qui arrivent
29:46mettent la pression pour réformer.
29:48Mais une réforme de plus,
29:49alors que déjà, le système est très complexe,
29:52va rajouter encore plus de complications.
29:55Après, je me mets à la place de cette maman
29:56et vu ce que vous dites,
29:57c'est complètement sidérant.
29:59Vous avez vu des lésions annales,
30:00des preuves à charge.
30:01Vous avez tous les éléments pour attester
30:03de ces viols, de cette cinquantaine de viols.
30:05L'erreur juridique ou judiciaire,
30:08vous nous direz le terme approprié,
30:10est manifeste.
30:11Mettez-vous, je me mets à la place
30:12de cette maman qui, à cause d'une erreur,
30:15alors là, pour le coup,
30:16l'erreur devrait être individualisée.
30:17Je ne sais pas si ça va être possible
30:18parce que, vous voyez,
30:20c'est ce qu'on disait,
30:21l'inconfort de l'irresponsabilité.
30:23C'est tout le monde, donc c'est personne.
30:25C'est personne, donc c'est tout le monde.
30:26À un moment, il y a bien une personne
30:27qui a pris en charge cette affaire.
30:29Notamment le gendarme,
30:30c'est pour ça qu'elle le cible.
30:31Et c'est le même gendarme, d'ailleurs,
30:32qui est cité dans le pré-rapport
30:34qui a été remis au Premier ministre.
30:35Je ne sais pas si dans le ministère
30:37de l'Intérieur,
30:37il y a des mesures qui sont prises
30:39ou dans le ministère également,
30:41oui, de l'Intérieur,
30:42que ce soit dans la justice ou la police,
30:44il y a des mesures qui sont prises
30:45contre un individu X.
30:46Mais en tout cas, je sais que dans l'éducation,
30:48quand il y a une faute,
30:49un professeur est mis en mesure de suspension
30:52ou on voit comment on fait,
30:53mais en tout cas, il y a un problème à réserve.
30:55Là, pour le coup, c'est une erreur individuelle.
30:57Est-ce qu'il faut jeter l'eau propre
30:58sur tout le système ?
30:59Bien sûr que non.
31:00En tout cas, ça nous amène à réfléchir.
31:02Cette réflexion coûte la vie
31:04de plusieurs de nos enfants.
31:06Cette réflexion coûte le malheur
31:07qui va suivre à vie cette jeune fille
31:10puisqu'il y a des preuves à charge.
31:12Je n'ose même pas répéter ce que vous avez dit,
31:14mais des lésions anales, etc.
31:16C'est très douloureux et émotionnel à dire.
31:18Et quand on essaie quand même
31:19de prendre de la distance
31:20et de voir le système dans son ensemble,
31:25on voit bien que là,
31:26il y a des défaillances,
31:27il y a des failles,
31:28aussi bien au niveau de la justice
31:29qu'au niveau de la gendarmerie,
31:31que ça peut être aussi de la police,
31:33la coordination entre l'ensemble,
31:34de la protection de l'enfance,
31:35de l'éducation nationale même,
31:36puisqu'il avait été employé
31:39avec ou sans vérification,
31:41ou peut-être que la loi
31:42autorisait l'éducation nationale
31:44également à partir du moment.
31:45Donc, oui, il y a des choses à faire.
31:46Mais est-ce utile encore
31:48d'ajouter de la loi à la loi ?
31:50Peut-être en retirer certaines ?
31:52Peut-être, comme vous disiez,
31:53avoir des délais qui soient...
31:54Peut-être harmonisés plutôt que rajouter.
31:56Exactement.
31:57Donc, à chaque loi nouvelle,
31:59il faudrait en retirer peut-être 10,
32:01peut-être 5,
32:02tant le millefeuille est énorme.
32:04Et on le disait tout à l'heure...
32:05Que proposent certains candidats,
32:06d'ailleurs,
32:06qu'à chaque norme ou à chaque loi,
32:07on en supprime forcément
32:08pour ne pas accumuler.
32:09Bien sûr, il faudrait.
32:10Et puis, les lois ne se font pas
32:11par monsieur tout le monde, en fait.
32:13Il faudrait qu'on ait une vue d'ensemble.
32:15Ce n'est pas les associations.
32:16Alors, elles peuvent alerter
32:17sur un dysfonctionnement
32:18et puis après, aux hommes de loi,
32:20à l'État,
32:20d'avoir cette vision d'ensemble
32:21pour faire quelque chose de cohérent.
32:23parce que là, j'ai l'impression
32:24qu'on agit sur du circonstanciel.
32:26Alors, je comprends la colère.
32:27C'est ce qu'on fait souvent.
32:28Oui, elle monte à la gorge,
32:29elle monte au cœur.
32:30Mais c'est à l'État, justement,
32:32c'est à nos gouvernants
32:33de prendre de la hauteur.
32:35On va regarder un petit peu
32:36pour prolonger cette discussion.
32:38Un sondage CSA pour CNews Europe 1
32:41et le JDD concernant
32:42ces agresseurs sexuels
32:44contre des mineurs.
32:46Êtes-vous pour ou contre
32:47la perpétuité réelle
32:48pour ceux qui ont commis
32:49des crimes sur des enfants
32:51dans l'ensemble du public
32:52qu'on est à 92%
32:53de réponses favorables ?
32:56Et on va regarder ce même sondage
32:57dans le détail
32:58de la proximité politique.
33:00Et on voit,
33:01même si les couleurs
33:02ne s'affichent pas,
33:02que quel que soit
33:03le parti politique,
33:05il y a une unanimité.
33:06À gauche,
33:06on a 84% de oui.
33:08Du côté de la majorité présentielle,
33:1088%.
33:11À droite,
33:11RN et reconquête,
33:1396%.
33:13C'est à Verdufeli.
33:14Est-ce que vous pensez
33:16qu'un tel changement,
33:17qu'une perpétuité réelle,
33:19dès qu'il y a des crimes commis
33:20sur les enfants,
33:21est-ce que véritablement
33:22ça peut changer la donne
33:24ou est-ce qu'une fois de plus,
33:24il faut faire attention
33:25à ne pas modifier forcément
33:27notre arsenal législatif
33:28sous le coup de l'émotion ?
33:30Il faudrait effectivement,
33:32la perpétuité réelle,
33:33c'est lutter contre éventuellement
33:36le fait qu'un criminel
33:37puisse ressortir
33:38après quelques années de prison.
33:40donc il faudrait effectivement,
33:42ça interroge la question
33:43de la récidive.
33:44Moi, de manière,
33:45effectivement,
33:46moi je suis avocat
33:47donc j'aurais tendance
33:48à dire quand même
33:48qu'on a quelque part
33:51forcément un droit à l'oubli
33:52dans des situations
33:54dans lesquelles les gens
33:54sont soignés,
33:55dans lesquelles ils se sont
33:56extrêmement bien comportés
33:57en prison
33:58et dans lesquelles
33:58la société est certaine
34:00que la personne
34:01ne récidivera plus.
34:02Voilà, ça c'est une...
34:03Et effectivement,
34:04nous avons le droit quand même
34:05en France
34:05d'avoir des mécanismes
34:06de garantie
34:08qui existent,
34:09qui existent actuellement
34:10dans la loi
34:10qui font qu'une personne
34:12dangereuse
34:12ne ressort pas
34:14de prison.
34:15Ça existe,
34:15ça existe en quelque sorte
34:16déjà,
34:16ça existe en quelque sorte
34:17déjà,
34:17les gens ne le savent pas
34:19mais il y a quand même
34:20des mécanismes de sûreté,
34:21il y a quand même
34:22des commissions
34:22qui se réunissent
34:23quand les criminels
34:24prennent perpétuité
34:25pour savoir
34:25si oui ou non
34:26la personne doit sortir.
34:28La question des injonctions
34:29de soins,
34:30du suivi socio-judiciaire,
34:32ce sont des mécanismes
34:33qui existent.
34:33Là, on est encore
34:34pour moi exactement
34:35dans la suite
34:36de la discussion
34:37de tout à l'heure,
34:37c'est-à-dire qu'on envoie
34:38des mots qui sont
34:39des mots très forts
34:41pour essayer de...
34:41On a l'impression
34:42de renverser la table.
34:43Exactement,
34:43on a l'impression
34:44de renverser la table
34:45pour essayer
34:45d'exorciser un problème
34:47mais la question reste
34:50effectivement la question
34:51de savoir comment
34:52la justice est rendue
34:53en France,
34:53par quel système,
34:54quelles sont les grilles
34:55qui sont appliquées
34:56par les magistrats
34:57et effectivement,
34:58de ce qu'on comprend,
34:58l'opinion publique,
34:59certainement a raison,
35:00considère actuellement
35:01que les grilles pénales
35:03qui sont appliquées
35:04sur les crimes sexuels
35:06contre notamment
35:07les mineurs
35:08sont trop faibles.
35:09On va regarder
35:09un autre sondage
35:10et effectivement,
35:11c'est aussi toute la question
35:11de la peine maximale
35:13qui peut être encourue
35:14et de celle qui est prononcée.
35:15On va vous rappeler ce sondage,
35:17toujours l'Institut CSA
35:18pour CNews Europe 1
35:19et le JDD
35:20sur les sanctions
35:22puisque la maire de Rosa
35:23porte plainte désormais
35:24aussi contre des magistrats.
35:26C'est l'autre sondage
35:27sur les sanctions
35:28des magistrats,
35:29un sondage très précis.
35:30Êtes-vous pour ou contre
35:31les sanctions
35:32contre les magistrats
35:33qui ont failli
35:36en tout cas
35:36dans l'affaire Liana ?
35:3881% de oui
35:40de manière globale
35:41et on va regarder
35:42également le détail
35:43parti par parti
35:45et vous allez voir
35:46une fois de plus
35:46que là également
35:48il y a une unanimité.
35:49On est à 57%
35:51de la France insoumise
35:52et les autres partis
35:53on est encore au-dessus
35:54mais c'est toujours
35:55de toute façon
35:56un score
35:56qui est largement positif.
35:58C'est vrai que Jacques Morel
35:59depuis malheureusement
36:01l'affaire Liana
36:02on voit aussi
36:03des magistrats
36:04qui ont comme premier réflexe
36:05de dire
36:05il ne faut pas nous punir
36:07au contraire
36:08on organise la riposte
36:09contre le ministre
36:09de la Justice
36:10versus une opinion publique
36:12qui a l'air de dire
36:13oui si des magistrats
36:15de manière individuelle
36:18ont failli
36:18dans une enquête
36:19particulière
36:20il faut une sanction.
36:21Oui alors
36:22vous avez bien vu
36:23qu'il y a deux points
36:24deux mesures
36:25vous avez vu
36:26le directeur
36:26de la gendarmerie
36:27là sur vos plateaux
36:29il a reconnu
36:30qu'il y avait eu
36:30des dysfonctionnements
36:32que ces dysfonctionnements
36:34seraient sanctionnés
36:35immédiatement
36:36il y a donc
36:37deux
36:39un officier
36:40et un directeur
36:41d'enquête
36:42qui ont été
36:43sanctionnés
36:44ils vont faire
36:44l'objet
36:45d'une mutation
36:46dans l'intérêt
36:47du service
36:47et interdiction
36:48d'être affecté
36:50dans un service
36:50où on exerce
36:51la police judiciaire
36:52c'est une première sanction
36:53en attendant
36:54la suite
36:55des rapports
36:57qui ont été demandés
36:58pour la mi-juillet
37:00si j'ai bien compris
37:01bon
37:02en ce qui concerne
37:03la magistrature
37:03le garde des Sceaux
37:04a voulu prendre
37:05une mesure
37:07pour restreindre
37:09la capacité
37:09de travail
37:10de la magistrate
37:11de Hauche
37:12qui est mise
37:13en cause
37:14immédiatement
37:15le syndicat
37:15de la magistrature
37:17s'est déchaîné
37:19en disant
37:19mais de quel droit
37:20le garde des Sceaux
37:21nous trahit
37:22il y a un vrai réflexe
37:23corporatiste
37:23pour le coup
37:23bon alors
37:24quant à la maman de Rosa
37:25je trouve qu'elle tire
37:26un peu tout azimut
37:27excusez-moi
37:29avec le risque
37:30que ça n'aboutisse pas
37:30il faut aussi voir
37:31la réalité
37:33elle parle
37:33des enquêteurs
37:34de Toulouse
37:35il va falloir
37:35qu'elle s'explique
37:36parce que les enquêteurs
37:37de Toulouse
37:38il a été reconnu
37:39par tout le monde
37:39que l'enquêteur
37:41de Toulouse
37:41qui a pris la plainte
37:42de sa fille
37:43a été remarquable
37:44que la procédure
37:45est remarquable
37:47que tous les actes
37:47d'enquête
37:48ont été faits
37:48alors il ne faut pas
37:49tout mélanger
37:49on ne peut pas
37:50en même temps
37:50tirer sur les enquêteurs
37:53initialement saisis
37:53qui ont bien fait
37:54leur travail
37:55sur les magistrats
37:57de Toulouse
37:58ou de Hauche
37:59ça après
38:00ce n'est pas à moi
38:01à en juger
38:02si vous voulez
38:03et on pourrait aussi
38:05quand elle parle
38:06de non-assistance
38:07à personne en danger
38:08on pourrait aussi
38:09se poser la question
38:10de savoir
38:10comment une maman
38:12qui a une enfant
38:12de 10 ans
38:13après l'enquête
38:14le dira
38:15elle essaye aussi
38:17d'attirer
38:18les médias
38:18sur les dysfonctionnements
38:19je suis d'accord
38:20avec vous
38:20mais ça perçoit
38:21que sa fille
38:22a été violée
38:23une cinquantaine de fois
38:24moi ça me paraît
38:25quand même
38:25un peu surréaliste
38:27on imagine
38:28qu'elle n'imaginait
38:28pas sa fille
38:29en danger
38:29si elle a pu
38:30la laisser
38:30en compagnie
38:31de Jérôme Barrella
38:32je voudrais
38:33qu'on regarde
38:33aussi
38:34quelque chose
38:35d'assez intéressant
38:36de la part
38:37des insoumis
38:38une nouvelle idée
38:38des insoumis
38:39puisqu'ils proposaient
38:40ceci
38:41c'est dans le cadre
38:41de la fameuse
38:43loi pour la protection
38:44de l'enfance
38:44dont vous parliez
38:45tout à l'heure
38:45maître
38:46et donc ils ont proposé
38:46un amendement
38:48puisque c'est la question
38:49de savoir
38:49à qui on peut confier
38:51des enfants
38:52donc à cette aide sociale
38:53à l'enfance
38:54et il va de soi
38:55que normalement
38:56les personnes fichées
38:57pour terrorisme
38:58ne sont pas censées
38:59accueillir des enfants
39:00et bien les insoumis
39:01y proposent justement
39:03d'enlever
39:04cette exception
39:05du fichier judiciaire
39:06national automatisé
39:07des auteurs
39:08d'infractions terroristes
39:08ça veut dire Myriam
39:09que les insoumis
39:11estiment que des personnes
39:12qui sont fichées
39:13pour infractions terroristes
39:15et bien la meilleure des idées
39:16ça serait de leur confier
39:17des enfants
39:18quand on voit déjà
39:19l'état de l'ASE
39:20je ne vois pas
39:21en fait on ne voit pas
39:21l'intérêt
39:22hormis le côté provoque
39:23en réalité
39:24l'intérêt c'est que
39:25l'élection
39:26présidentielle arrive
39:27avec des idées comme ça
39:28là c'est purement
39:30pédagogique
39:30c'est honteux
39:31c'est pas du niveau
39:32et c'est complètement
39:33ahurissant
39:34on est dans une période
39:35où des parents
39:35perdent leurs enfants
39:36on a encore le cas
39:38Liana
39:39tous en mémoire
39:40plus d'autres cas
39:41qui s'accumulent
39:41où on pointe du doigt
39:43effectivement un vrai problème
39:44qui est devenu presque
39:45systémique
39:46j'ai envie de dire
39:47où on voit
39:47que c'est plus que
39:48des dysfonctionnements
39:49c'est des erreurs
39:50c'est toute l'institution
39:51les institutions
39:52alors il ne faut pas
39:53tout jeter
39:53vous avez raison
39:54quand vous dites
39:55il ne faut pas tout jeter
39:56à la poubelle
39:57effectivement
39:57mais ça nous questionne
39:58complètement
39:59et là on voit bien
40:00qu'on a besoin
40:00de protéger davantage
40:01nos enfants
40:02que ce soit
40:03à l'école
40:04que ce soit
40:04avec la justice
40:05que ce soit
40:06avec la police
40:06que ce soit même
40:07des réseaux sociaux
40:08parce que la violence
40:10collective
40:10elle est aussi liée
40:12à ce qui se passe
40:13dans notre apprentissage
40:14et les nouvelles formes
40:15d'apprentissage
40:16aussi aux nouvelles formes
40:18d'éducation
40:19et aux problèmes
40:19de parentalité
40:20également
40:21peut-être qu'on a besoin
40:22de cours
40:22sur la parentalité
40:23quand on a des enfants
40:24très tôt
40:24ou même plus tard
40:25et qu'on ne sait pas
40:26comment s'y prendre
40:26quand on ne sait pas
40:27comment faire face
40:28aux dangers
40:29aux nouvelles donnes
40:29aux nouveaux enjeux
40:30de notre société
40:31parce qu'elle a changé
40:31ça c'est un fait
40:32on a une loi
40:34ou une proposition
40:35qui tombe du ciel
40:36des insoumis
40:37qui est
40:38alors moi je vous dis
40:39c'est complètement colérique
40:40je ne sais pas
40:40d'où elle vient
40:41quel est l'enjeu
40:42quel est le but
40:43on parle de terrorisme
40:44déjà qu'on n'arrive pas
40:45à faire face
40:45aux pédocriminels
40:46qui nous tombent du ciel
40:47et qui viennent de manière
40:52attention fiché S
40:52on pèse fiché S
40:53pour plein de choses
40:54mais c'est bien pour
40:55infraction terroriste
40:56c'est bien précis
40:57c'est très grave
40:58c'est pas parce que
40:58vous appartenez à un syndicat
41:00par exemple
41:00et que vous faites l'objet
41:01d'une fiche S
41:01alors c'est encore plus grave
41:02après les violences sexuelles
41:05et les dangers
41:05qu'on fait courir à nos enfants
41:06parce qu'on ne contrôle pas assez
41:07ou parce que
41:08les institutions
41:10les garderies
41:10les mairies
41:11n'ont pas le droit
41:12ou ne savent pas
41:13ou ne peuvent pas
41:13là on dit
41:14c'est pas grave
41:14vous pourrez même
41:15s'il y a un contrôle
41:16les fichés S
41:17pour actes terroristes
41:18vous pouvez les employer
41:21dans des maternelles
41:22dans des crèches
41:22mais dans quel monde
41:25quel monde
41:25les filles
41:26c'est pour ça qu'on se dit
41:27on est dans la provoque
41:28et on n'est pas dans la vraie mesure
41:29ça c'est pire que de la provoque
41:30en tout cas je vous espérais
41:31je ne sais pas qui a proposé ça
41:32mais il devrait être
41:33c'est un amendement
41:35du groupe insoumis
41:36bien sûr oui
41:36c'est à l'Assemblée
41:37ce sont des députés
41:38les gens qui votent les lois
41:39qui récrivent tout ça
41:40ces personnes sont payées
41:41avec notre argent en fait
41:42ils sont
41:43une dernière réaction là-dessus
41:45non c'est une manière
41:46de prendre parti
41:47contre la protection de l'enfance
41:49dans le débat actuel
41:50et quelque part
41:51de défendre
41:52c'est très maladroit
41:53de défendre
41:57les gens qui sont fichés
41:59pour terrorisme
42:00quelque part
42:00c'est un petit peu
42:01ce qu'on comprend
42:01de cet amendement
42:03donc je ne vois pas
42:03même l'intérêt politique
42:04et quand même
42:05compliqué à analyser
42:07compliqué à analyser
42:08et compliqué à justifier
42:09effectivement
42:09on a beaucoup parlé
42:10après la mort de Louis
42:11de l'Etat
42:12de l'aide sociale
42:12à l'enfance
42:14de la violence
42:14qui règne
42:15de la prostitution aussi
42:16donc effectivement
42:17on ne comprend pas très bien
42:18cet amendement
42:19mais néanmoins
42:19on voulait vous le soumettre
42:21on arrive au terme
42:21de ce Midi News Weekend
42:23merci beaucoup
42:24à tous les quatre
42:24d'avoir été mes invités
42:26tout de suite
42:26vous retrouvez
42:27Mickaël Dos Santos
42:28et ses invités
42:29pour 120 minutes infos
42:31moi je vous dis
42:32rendez-vous à 17h
42:33pour Punchline
42:33à tout à l'heure
42:37à tout à l'heure
42:37merci à tous les deux
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