- il y a 11 heures
- #faceamichelonfray
Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonjour à tous, bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
00:03Bonjour Michel, vous allez bien ?
00:05Très bien.
00:05Avant dernière émission de la saison, on va évidemment balayer toute l'actualité de la semaine.
00:10Mon cher Michel Onfray, les dates de l'élection présidentielle sont donc connues, 18 avril 2 mai 2027,
00:16second tour donc au lendemain du 1er mai, Michel, un jour où la gauche manifeste massivement dans les rues.
00:23Est-ce une façon pour vous de contourner la loi du silence électoral qui prévaut sous la 5ème République ?
00:29On entendra ce que vous en pensez.
00:31La famille du jeune Louis, 17 ans, lynchée à mort il y a 15 jours à Narbonne, organise un dernier
00:36hommage dans sa mémoire, dimanche.
00:38Ça s'appellera la dernière marche.
00:40Ils appellent tous les responsables politiques à venir pour prouver et montrer qu'ils veulent travailler ensemble pour faire changer
00:46les choses
00:46et travailler à la protection de l'enfance afin de rendre la justice des mineurs plus efficace.
00:52Vous avez été aussi intéressé Michel par les nombreuses incivilités montrées par les médias
00:58et qui se sont déroulées dans le secteur du canal Saint-Martin à Paris
01:02où de nombreux jeunes poussés par la canicule plongent, se baignent pendant ces périodes de chaleur intense
01:08malgré les interdictions et malgré les interventions de la police.
01:12Il y a aussi un jeune de 12 ans qui a attiré votre attention mais qui n'est finalement que
01:15le symptôme de se laisser aller ambiant.
01:17Pourquoi est-ce que vous trouverez ça symbolique ? Vous nous expliquerez.
01:22Autre fait qui vous a surpris, les tests de dépistage de drogue demandés par Sébastien Lecornu dans les cabinets ministériels
01:28et bien ils ne seront pas rendus publics.
01:31Mon cher Michel, tiens, tiens, pourquoi ? Vous avez votre idée sur la question.
01:34Vous avez vu au cinéma le second épisode du film sur le général de Gaulle
01:38qui parle de ce qui était prévu au départ, après le débarquement en Normandie,
01:43de l'AMGOT, de la vassalisation de la France par les Etats-Unis
01:46où on nous en a déjà parlé mais là, vraiment, le film est absolument impeccable et magistral sur ce point.
01:52Enfin, le point philo, John Stuart Mill, de la liberté,
01:57ceux qui se disent progressistes permettent d'interdire en se réclamant de l'état de droit.
02:00C'est un livre qui, pour vous, défend la liberté, qui garantit contre tous les totalitarismes.
02:06C'est un sujet d'actualité, je crois.
02:09On commence, Michel, par ces dates de l'élection présidentielle.
02:12Ce n'est pas un hasard. 18 avril pour le premier tour, 2 mai pour le second tour,
02:17avec évidemment le 1er mai, ces grandes manifestations traditionnelles
02:21qui sont dédiées aux syndicats, à la fête du travail et à la gauche.
02:26Est-ce que c'est un hasard ou pas ? Je vous pose la question.
02:28On va juste écouter la réaction en colère de Bruno Retailleau,
02:31qui est candidat LR à la présidence de la République.
02:34Ce choix des dates, puisqu'il y avait deux choix,
02:37nous avons été consultés en début de semaine au ministère de l'Intérieur.
02:40Ce choix n'est pas neutre.
02:42Il y a une grande règle pour les élections,
02:45c'est qu'on termine la campagne à minuit,
02:47qui précède le premier ou le deuxième tour, le second tour,
02:51à minuit le vendredi.
02:53Donc évidemment, le 1er mai, ce sera le samedi.
02:55Qu'on ne me fasse pas croire que dans les cortèges,
02:58dans les prises de position, il n'y aura aucun écho politique.
03:02Le choix de la gauche, c'était le choix qu'ont fait mon successeur Laurent Dunez
03:06et le président Emmanuel Macron.
03:08Donc, une fois de plus, ce gouvernement a obtempéré.
03:11Et le choix du gouvernement, ça a été le choix de la gauche,
03:14parce que la gauche pense qu'une second tour après le 1er mai,
03:19eh bien, ça l'avantagera.
03:21Alors, quel est votre avis, Michel Enfrain ?
03:23On vient d'entendre Bruno Retailleau.
03:24Est-ce que, bon, ces dates ne sont pas choisies au hasard,
03:26il y avait d'autres possibilités, toutes courant avril.
03:28Là, il y a ce choix du 2 mai pour le second tour.
03:30Qu'est-ce que vous en pensez ?
03:31Il y a une jurisprudence.
03:32Souvenez-vous, Emmanuel Macron disait
03:33« J'ai envie d'emmerder les Français ».
03:35C'est une citation, c'est lui qui parle de cette manière-là.
03:37Et c'est à l'époque du Covid.
03:39Et je pense qu'il a ça en tête en permanence.
03:41Donc, il y a une détestation de la France,
03:43mais il y a aussi une détestation de la République.
03:44Il y a des règles du jeu avec la République.
03:46Notamment la sérénité.
03:47Il y a une campagne présidentielle qui commence
03:50le soir où le président de la République est élu.
03:52Ça recommence.
03:53Il y a déjà des travaux du genre « Dans 5 ans, comment on va s'y prendre ? »
03:57Il y a un cabinet dont le métier consiste à ne faire que ça.
04:00Donc, évidemment, ils ont cogité en disant
04:01comment est-ce qu'on peut le mieux nuire à la France,
04:04le mieux nuire à la République.
04:05Vous croyez que c'est vraiment ça ?
04:06Vous plaisantez.
04:07C'est leur métier de fabriquer ce genre de choses.
04:09C'est de la politique politicienne.
04:11C'est vraiment comment est-ce qu'on peut tromper le peuple ?
04:15Tromper le peuple et trahir le peuple ?
04:16Alors, le gouvernement dit que c'est la Constitution.
04:18Il y a un délai légal.
04:19Oui.
04:19Donc, ce n'est pas du tout une polémique.
04:22C'est la Constitution.
04:23Il y a un créneau.
04:24Et il choisit dans le créneau ce qui est le pire.
04:26Puisque Bruno Rotailleau nous apprend, enfin moi il me l'apprend,
04:29qu'ils ont été consultés, qu'il y avait des dates possibles.
04:32Et que dans les dates possibles, c'est celle-ci qui l'a choisie.
04:34Donc, c'est un choix politique.
04:35Ce monsieur ne fait que des choix de politique politicienne.
04:38Jamais un choix de politique digne de ce nom, avec un P majuscule,
04:41mais toujours la petite politique, avec un P minuscule.
04:43Et on le sait très bien, il faut une espèce de sérénité.
04:46Il faut que tout tombe.
04:47Pendant cinq ans, il y a une campagne présidentielle à chaque fois.
04:49À chaque fois, à chaque fois.
04:50Et on nous dit maintenant, vous allez voter.
04:51Donc, du calme pendant 24 heures.
04:52Oui, réfléchissez.
04:53Pensez, réfléchissez, analysez.
04:55Regardez les programmes.
04:56Voilà, lisez les programmes.
04:57Parlez-en avec vos amis, avec vos copains, avec votre famille.
05:01Et puis, ce temps de réflexion, de calme, de silence.
05:05Moi, plus le temps passe, plus j'ai besoin de silence, de solitude.
05:09Parce que ça fait du bien.
05:11Ça répare le calme, le silence, la solitude.
05:13Pas de bruit, pas de gens, pas de...
05:14Et là, c'est important.
05:16On choisit le destin de la France dans cette aventure.
05:19Et là, c'est jusqu'au bout, on va permettre à un camp
05:22de pouvoir vociférer dans la rue.
05:23On sait que la droite n'a pas une tradition vociférante dans les rues.
05:27Et qu'il n'y a pas de manifestation de droite.
05:29Il y en a eu quelques-unes sur le mariage pour tous,
05:32sur l'école privée.
05:33Enfin, c'est assez rare.
05:34Mais il y a une culture de la rue, il y a une culture de la grève,
05:37il y a une culture du 1er mai, etc.
05:39Donc, on le sait très bien.
05:40Et il le sait très bien.
05:40Donc, ce que vous redoutez, c'est des violences, en fait, le 1er mai,
05:45qui pourraient impacter le scrutin.
05:47C'est ça, Michel ?
05:48Oui, d'abord, dès qu'il y a une manifestation aujourd'hui en France,
05:51il y a de la violence possible et potentielle.
05:52Et puis, vous avez ce qu'on appelle des black blocs.
05:54On ne sait pas qui ils sont.
05:55On est incapable de les arrêter.
05:57On est incapable de les empêcher.
05:58Il n'y a plus de tenue de ce genre d'individus
06:01dont c'est le métier de fabriquer la révolution à petits pains.
06:05Et là, il prend le risque de ça.
06:07Mais moi, je pense qu'il est prêt à tout, Emmanuel Macron.
06:08Vous savez, ce n'est pas quelqu'un qui est un républicain.
06:10C'est un narcissique qui pense que le pouvoir...
06:13En quoi il n'est pas républicain, Michel ?
06:15En consacrer l'émission entière, si vous voulez.
06:17Déjà, quand il perd les élections et qu'il dit qu'il les a gagnées.
06:20Déjà, quand il nous dit...
06:22Il dit sous l'Assemblée nationale, l'Assemblée nationale...
06:25Mais ça, c'est la jurisprudence de 2005.
06:27C'est-à-dire qu'on dit au peuple, votez,
06:29parce que nous sommes républicains, État de droit, etc.
06:31On nous fait des grands trucs avec force trompette.
06:34Et puis, quand...
06:34Mais ce n'est pas le premier.
06:35D'autres l'ont fait avant lui.
06:36D'autres présidents l'ont fait.
06:37On est d'accord.
06:37Oui, d'autres, mais pas tous.
06:40Enfin, on pourrait s'entendre là-dessus.
06:42Dès que Mitterrand commence avec...
06:44Dès que Giscard pense éventuellement qu'il peut y avoir...
06:47Enfin, eux, au moins, ils respectent.
06:48C'est-à-dire, quand Mitterrand a perdu les élections législatives,
06:52il n'a pas dit, je les ai gagnées et je maintiens mon groupe au pouvoir.
06:55Il a nommé Balladur, il a nommé Chirac deux fois.
06:58Et Chirac a perdu quand il a perdu...
07:00Une majorité plus claire.
07:02Il y a des gens qui disent, vous avez voté non pas pour moi, mais pour d'autres,
07:05et je vais nommer quelqu'un qui n'est pas de mon bord politique.
07:07Rappelez-vous, Chirac avec Jospin.
07:09Bon, moi, je suis contre.
07:10Dans l'esprit gaulliste, la cohabitation, ça n'est pas possible, ça n'est pas pensable.
07:14Le général lui-même a fait savoir que le pouvoir bicéphale n'était pas possible
07:17mais n'était pas pensable.
07:18Donc, tout ce qui peut éviter le peuple, évincer le peuple,
07:22du moins le vieux peuple, ce que j'ai appelé le peuple old school,
07:25alors celui-là, évidemment, on se débrouille pour qu'il ne puisse pas s'exprimer.
07:28Dès qu'il descend dans la rue, je parle des gilets jaunes,
07:31je parle des paysans, je parle des agriculteurs
07:33ou je parle d'un certain nombre de gens qui travaillent
07:35et qui voudraient qu'on les aide à bien travailler ou à travailler correctement.
07:38Ces gens-là, ils se prennent des camions, des jets d'eau,
07:41ils se prennent des blindés, etc.
07:43Donc, on sait très bien que Macron, il joue la rue contre le peuple
07:47et une certaine rue, la rue de Mélenchon, la rue de la Nouvelle-France,
07:50on voit bien que la France Nouvelle, on voit bien comment s'est pensé de cette manière-là.
07:54Et c'est le moins ou le chaos.
07:56Et comme ce ne sera pas lui, puisqu'il ne peut pas reprendre,
07:59lui, il a envie d'un chaos.
08:00Il pense que le chaos fait son jeu parce que du chaos pendant 5 ans,
08:03ça lui permet d'arriver en disant, avec ses lunettes de soleil,
08:06vous avez vu, je suis toujours disponible pour la République,
08:07j'aime tellement la République, j'aime tellement la France,
08:09j'aime tellement les Français.
08:10Et puis le vieux truc, le vieux couplet du « j'ai mûri, j'ai compris,
08:13ces 5 années m'ont permis de comprendre des Français,
08:15j'ai beaucoup lu, j'ai beaucoup médité ».
08:16Enfin, on connaît le truc.
08:18Mais à contrario, Michel, si il se passe des événements,
08:20et on ne le souhaite pas, dramatiques ou en tout cas violents le 1er mai,
08:24ça peut aussi desservir la gauche
08:26et peut-être jouer en faveur de tel ou tel autre candidat.
08:29Ça, c'est l'immaturité d'Emmanuel Macron qui ne comprend pas
08:31qu'en jouant avec le feu, il peut mettre le feu.
08:33C'est-à-dire que quand vous avez décidé de dissoudre l'Assemblée nationale,
08:36c'était le cas de Jacques Chirac sous l'influence de M. Villepin,
08:39vous pouvez la perdre, cette élection, cette façon de dire
08:41« je dissous parce que je vais me refabriquer une majorité »,
08:44c'est une façon de passer par-dessus la tête du peuple.
08:46Mais demandez au peuple, puisque vous avez dissous.
08:48Et quand vous avez dissous, à ce moment-là, le peuple, il dit quoi ?
08:51Et s'il dit le contraire de ce que vous avez souhaité, vous avez perdu ?
08:53Il ne perd jamais Macron.
08:55À chaque fois qu'il perd, il dit qu'il gagne.
08:56À chaque fois qu'il a perdu les Européennes, il a dit qu'il les avait gagnées.
08:59À une époque, il dit « on ne peut pas du tout les perdre ».
09:01Et quand il les a perdues, il a dit « on les a perdues de si peu que ça s
09:04'appelle gagnées ».
09:05Mais il y a des sophistes en permanence chez ce monsieur qui n'aime pas la démocratie,
09:09qui n'aime pas la France, qui veut rester au pouvoir, qui veut revenir au pouvoir,
09:12et qui ne veut pas dire « demandons au peuple ce qu'il souhaite ».
09:15C'est tout le général de Gaulle, ça, de demander au peuple.
09:17Je demande, le peuple tranche.
09:19Là, je demande, le peuple n'a pas tranché en ma faveur,
09:21je mets les élections à la poubelle.
09:23Mais raison de préciser que c'est une vieille coutume depuis 2005.
09:26Un tout petit mot, Michel Onfray.
09:282008.
09:29Oui, de ce qui va se passer la semaine prochaine.
09:31Le 7 juillet, Marine Le Pen connaîtra son sort.
09:33Les juges vont se prononcer.
09:35Elle a dit encore que cette semaine qu'elle ne voudrait pas faire campagne
09:40si elle a été condamnée à porter un bracelet électronique.
09:42Est-ce que vous comprenez cette prise de position ?
09:44Et est-ce que, encore une fois, le fait que les juges puissent décider de l'affiche présidentielle
09:49est quelque chose qui vous interpelle ?
09:51Ça fait partie de ce dont nous parlons, c'est-à-dire l'éviction de la démocratie,
09:56la fin de la République et la façon de donner le pouvoir à des gens qui n'aiment pas le
10:00peuple.
10:01Si on aime le peuple et qu'on requiert le référendum régulièrement
10:04et qu'on obéit au référendum, alors on est dans une démocratie.
10:07On est même très précisément dans la République du général de Gaulle.
10:09Mais là, pas du tout.
10:10On demande à des instances, on demande à des conseils de ceci ou à des conseils de cela.
10:15On demande à des magistrats qui sont nommés par des copains, etc.
10:19Alors vous nommez vos copains, puis vous demandez aux copains qu'ils vous disent le droit.
10:23La justice, c'est indépendante, Michel.
10:24Ah oui, sur le papier, bien sûr.
10:26Je ne vais pas redire La Fontaine, qui lui nous a dit très précisément
10:29qu'elle ne l'était évidemment pas, la justice.
10:32Et c'est ainsi. Même Marx l'a fait savoir.
10:34La justice, c'est une justice de classe.
10:36On peut ne pas citer La Fontaine pour le coup,
10:38mais Marx nous dit que la justice, c'est une expression de rapport de force
10:43dans les rapports de classe.
10:44Et donc, je souscris à ça.
10:46Il est bien évident que la justice chez Poutine,
10:48ce n'est pas la justice chez Trump qui n'est pas la justice chez Macron.
10:51Mais que ce ne sont pas forcément des justices justes.
10:54Ce sont des justices qui sont au pouvoir.
10:55Des hommes de pouvoir qui ont le sens de la justice au point de dire
10:58je respecte le peuple, quand le peuple ne veut plus de moi,
11:00je m'en vais, je démissionne, etc.
11:01Il n'y en a pas beaucoup.
11:02Voilà pourquoi le général de Gaulle est aimable au sens étymologique.
11:05Absolument.
11:05On est face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
11:08Michel, on va évoquer cette violence des mineurs
11:11à la fois contre eux et entre eux.
11:14Et c'est ça qui est vraiment très symptomatique
11:15dans les chiffres officiels qui sont sortis cette semaine
11:18qui montrent une explosion de la violence
11:19contre les mineurs et entre les mineurs.
11:22On a déjà évoqué le meurtre de Louis, 17 ans,
11:25qui était lynché à mort par 5 jeunes, dont 3 mineurs.
11:28L'agression a été filmée, bien entendu,
11:29postée sur les réseaux sociaux pour en rajouter dans l'abomination.
11:32Et sa famille a décidé d'organiser demain
11:34une dernière marche, un dernier hommage.
11:36Parce qu'ils disent qu'on en a ras-le-bol de ces marges.
11:39Il faut que ça s'arrête.
11:40On va juste écouter la tante de Louis
11:41qui s'exprimait cette semaine sur Europe 1.
11:44Et puis je vais vous poser la question
11:45de ce que ça représente pour notre société
11:47en termes d'ensauvagement.
11:50Le drame qui arrive à notre famille
11:52a été une récupération politique.
11:55Ce que j'ai expliqué hier,
11:56c'est que nous, on ne fait pas de récupération politique.
11:59Donc, les politiques doivent s'en saisir eux-mêmes.
12:01Et comme on l'a dit, ils sont tous évidemment
12:03les bienvenus, le 5, tous les soutiens
12:05de tous les Français.
12:07Voilà ce qu'on veut.
12:08Les marches blanches, on en a ras-le-bol.
12:10D'accord ?
12:11Donc nous, on a décidé que ça s'appellerait
12:12la dernière marche.
12:13Parce qu'on veut que Louis, en fait,
12:15soit le dernier enfant assassiné.
12:17Et on a décidé que ça suffisait.
12:19Et Massa, avec beaucoup de dignité,
12:21a eu cette idée de dire
12:23non, Louis, ce ne sera pas une énième marche blanche.
12:25On lui a promis qu'on allait se battre.
12:27C'est pour ça que je suis là aujourd'hui,
12:28parce que j'ai fait une promesse à mon neveu
12:30sur son lit de mort.
12:31Et je lui ai dit qu'on était des guerrières
12:34et que sa mort, elle ne serait pas vaine.
12:37Voilà pour la tante de Louis
12:39qui s'exprimait chez notre amie Christine Kelly
12:40sur Europe 1.
12:41Vous comprenez que les familles victimes
12:43disaient qu'il y en a marre des marches blanches,
12:45il y en a marre des bougies.
12:46Il faut agir maintenant, protéger nos enfants.
12:49D'abord, cette femme est formidable.
12:51C'est une qualité d'expression,
12:53une qualité de pensée,
12:54une qualité d'analyse,
12:55une qualité éthique,
12:56une qualité morale,
12:57une hauteur de vue incroyable.
12:58Moi, quand je parle du peuple,
12:59je parle d'un peuple constitué
13:01par des personnes comme ça,
13:02avec une intelligence incroyable
13:05et avec un bon sens incroyable aussi.
13:07Alors je sais qu'aujourd'hui,
13:07le bon sens est mal vu.
13:09Descartes disait qu'il était la chose du monde
13:11la mieux partagée.
13:11Et là, je ne le crois pas.
13:13Peut-être l'a-t-il été,
13:14mais il ne l'est plus.
13:15Et cette dame, elle nous dit des choses
13:17qui sont d'évidence.
13:18Ce n'est pas un discours idéologique.
13:20C'est un discours éthique, moral,
13:22qui nous dit que ça ne peut pas durer.
13:24Et de fait,
13:25et on le voit bien,
13:26vous parliez tout à l'heure
13:26de ce petit garçon du canal Saint-Martin
13:29qui est un symptôme.
13:31La question n'est pas de juger ce garçon,
13:34de dire qui l'a produit.
13:35Il est le produit de quoi, cet enfant ?
13:37Plutôt que de dire,
13:37vous avez vu, il est rigolo,
13:39on lui met le micro sous le nez
13:40et puis c'est devenu une vedette.
13:41Ce n'est pas ça le problème.
13:42C'est quelle école a fabriqué cet enfant ?
13:44Quelle famille a fabriqué cet enfant ?
13:46Et c'est pareil pour les assassins de Louis ?
13:47C'est la même chose.
13:48C'est la même chose.
13:49On ne sait rien sur ces enfants.
13:50D'abord, on ne va pas modifier la vérité
13:52parce que la vérité est gênante.
13:53Si la vérité est gênante,
13:55changeons de vérité
13:55et faisons de telle sorte
13:56que ce ne soient plus
13:57les vérités d'aujourd'hui
13:59qui fassent la loi.
14:00Je pense que ces gens
14:02sont fabriqués.
14:04Quand vous avez 13 ans,
14:0612 ans, 13 ans,
14:07et que vous êtes en train
14:08de régler des problèmes
14:08avec des couteaux,
14:09que vous portez vous-même des couteaux,
14:10que quand il y a des vérifications de sacs,
14:15des descentes de police
14:16dans les collèges,
14:17on trouve des couteaux.
14:18Qu'est-ce qu'on fait avec ça ?
14:19Rien.
14:19On ne fait rien.
14:20Moi, l'autre jour, dans le train,
14:22j'ai vu passer une brigade anti-drogue
14:25et le chien s'est mis à renifler mon sac.
14:28Vous permettez, monsieur,
14:29il m'a dit, je vous en prie, bien sûr.
14:30Je n'ai rien à me cacher.
14:31Je n'ai jamais consommé de drogue.
14:32On ne trouvera pas de traces.
14:34Il n'y a évidemment aucun problème.
14:35Mais quand on veut, on peut.
14:37Bien sûr qu'on peut régler
14:38ce genre de problème en disant
14:39« Mais ce petit garçon,
14:40il a été fabriqué par qui ? »
14:42Alors évidemment, après,
14:42il y a une école.
14:43On va en parler dans un instant.
14:46Juste sur le mot « d'ensauvagement »,
14:47il représente quelque chose.
14:49On va écouter Laurent Nouniaz,
14:50ministre de l'Intérieur,
14:51lui qui refuse pour l'instant
14:52de parler d'ensauvagement.
14:53Écoutez ce qu'il a dit
14:54à l'Assemblée nationale.
14:55On va revenir avec vous
14:56sur la signification
14:57du non-emploi de ce mot.
15:00Sur le mot que vous avez employé
15:02et que vous me renvoyez
15:03puisque j'ai refusé de l'employer,
15:05sur le mot « d'ensauvagement »,
15:06monsieur le député,
15:07je vais vous dire,
15:08« je préfère »,
15:09c'est un mot qui est connoté
15:10politiquement, vous le savez,
15:11moi je suis ministre de l'Intérieur,
15:12je préfère un des mots
15:14d'objectivité,
15:15un choc d'objectivité
15:16à des chocs de mots.
15:18Personne ne nie,
15:19et je ne l'ai jamais fait,
15:20qu'il y a une montée
15:21chez certains jeunes
15:22d'une violence
15:23qui est insupportable
15:24et qui se manifeste
15:25dans plein de domaines.
15:26On le voit dans les home jacking,
15:27on le voit dans les vols violents,
15:28on le voit dans plein de thématiques
15:29et malheureusement,
15:30on l'a vu ici au cas d'espèce
15:32et franchement,
15:33c'est ignoble
15:35et tout est fait, évidemment,
15:37pour confondre les auteurs
15:38et les enquêtes se poursuivent.
15:39Voilà, pour le ministre
15:40qui dit,
15:41c'est connoté politiquement,
15:42j'ai le droit
15:43de ne pas employer ce terme
15:44après tout.
15:45Si les signes vous changent,
15:48si les signes vous choquent,
15:49quand vous choqueront
15:50les choses signifiées
15:51d'irabler
15:51et à un moment donné
15:52où on est dans la sémantique,
15:53monsieur ne veut pas utiliser un mot,
15:55si le mot n'est pas utilisé,
15:56la chose n'existe pas,
15:57l'affaire est réglée.
15:58Non, parce qu'il dit
15:58que ça existe
15:59et qu'il y a une montée
16:00de la violence chez les jeunes,
16:00mais il ne veut pas employer
16:01ce mot-là
16:01parce qu'il dit
16:07des mots sont d'extrême droite,
16:09le barbecue est d'extrême droite,
16:11enfin c'est devenu n'importe quoi,
16:12pas dans la bouche
16:12d'un ministre de l'intérieur.
16:15Après ça, on va dire
16:16mais est-ce que les baskets
16:17sont de droite
16:18ou d'extrême droite,
16:19les baskets sont de gauche,
16:20les chips,
16:20c'est de droite ou de gauche,
16:21enfin où va-t-on ?
16:23Nommons les choses
16:24et quand on nomme les choses,
16:26des mots comme ensauvagement
16:28ont...
16:28Et ça, c'est le bon mot pour vous ?
16:29Oui, bien sûr,
16:30ça me paraît évident.
16:31Barbarie, ensauvagement ?
16:31Mais barbarie, mais bien sûr
16:33et puis on ne discute pas
16:34de manière sémantique,
16:34on voit bien ce qu'il y a derrière.
16:35Si vous enlevez le mot
16:36pour voir la chose directement,
16:38vous dites
16:38oui, il y a le signifiant,
16:40il y a aussi le signifié,
16:40alors vous effacez le signifiant,
16:42c'est-à-dire le mot
16:43qui dit la chose
16:43et vous avez aboli le signifié,
16:45c'est-à-dire la chose
16:46qui se trouve ainsi dite.
16:47C'est une pensée magique
16:49d'imaginer ça comme ça.
16:50Souvenez-vous
16:51quand Chevènement,
16:52très longtemps,
16:53peut-être même au siècle dernier,
16:54on était dans les années 90,
16:55probablement du XXe siècle,
16:57où il parlait des sauvageons.
16:59Or, Jean-Pierre Chevènement
17:00est extrêmement cultivé
17:01et notamment en matière d'horticulture.
17:03Et c'est lui d'ailleurs
17:04qui m'avait appris
17:04que sauvageons
17:05est un terme d'horticulture.
17:07C'est-à-dire que...
17:08C'est une pousse d'arbre qui part.
17:10Il n'y a pas de greffe.
17:11Il n'y a pas eu de greffe
17:11et ça part en...
17:13Il n'y a pas de tuteur.
17:13C'est sauvage.
17:14Il n'y a pas de tuteur.
17:15Et par définition,
17:16vous n'aurez pas de fruits
17:17dans cet arbre.
17:18Donc évidemment,
17:18c'était trop compliqué
17:19pour un certain nombre de gens.
17:20Il y avait d'ailleurs
17:20Bernard-Henri Lévy
17:21et quelques autres à l'époque
17:23qui disaient
17:23comment peut-on utiliser
17:31de votre vigne
17:32ou de votre rosier.
17:33Eh bien, vous n'aurez pas de fleurs,
17:34vous n'aurez pas de fruits,
17:35vous n'aurez rien du tout.
17:36Il faut s'en occuper.
17:36D'où l'éducation.
17:38D'où la possibilité
17:39de donner à des enfants
17:40des règles de vie.
17:42Il y avait jadis
17:43des règles de vie
17:43données par les instituteurs.
17:45Aujourd'hui,
17:45on apprend le tri sélectif.
17:46Il y avait des règles de vie
17:47données par les prêtres.
17:49Aujourd'hui,
17:50on apprend à accueillir
17:51toute la misère du monde.
17:52Jadis, il y avait des...
17:53La famille aussi, quand même.
17:55Alors, on peut ajouter.
17:56Éduquait.
17:56Mais bien sûr.
18:01Autorité.
18:01Aujourd'hui, l'autorité est contestée.
18:03Et puis après,
18:03vous aviez un père, une mère.
18:04Et puis aujourd'hui,
18:05vous avez des familles recomposées.
18:06Et vous voyez arriver...
18:07Alors là, on est dans
18:08des logiques édypiennes.
18:09Une femme qui n'est pas votre mère,
18:10un homme qui n'est pas votre père.
18:11Et vous dites,
18:12mais t'es qui, toi ?
18:12Pour te permettre
18:13de me donner des leçons.
18:14Moi, j'ai un père.
18:15Oui, mais le père, il est parti.
18:16Là, je suis un nom.
18:17T'es pas mon père, etc.
18:18Donc là, on se dit,
18:19évidemment, s'il n'y a pas non plus
18:19la possibilité de fabriquer une famille,
18:21quand y a-t-il possibilité
18:22de faire de telle sorte
18:24qu'il y ait une greffe
18:25qui va rendre possible
18:25une belle fleur et un beau fruit.
18:27Quand on voit un certain nombre
18:28de gamins, ils sont perdus,
18:30ils sont paumés.
18:30Mais les adultes sont coupables
18:32d'avoir fabriqué
18:32ce genre de petits monstres.
18:34Et qu'est-ce qu'on fait ?
18:35Alors, on peut rire du petit garçon,
18:37on peut se moquer du petit garçon,
18:38on peut agresser le petit garçon.
18:39C'est pas le sujet, le petit garçon.
18:41Le sujet, c'est quelle société
18:42a rendu possible cet enfant ?
18:44Et une société permissive,
18:45tous azimuts,
18:46dans laquelle on n'a pas dit
18:47ça, c'est le bien,
18:47ça, c'est le mal.
18:48Petit garçon, il dit très précisément
18:49je ne fais rien de mal.
18:51On va en parler dans un instant.
18:53Mais c'est vrai que c'était important
18:54de mettre les mots sur les choses,
18:55en sauvagement,
18:56ce que ça veut dire
18:57et ce que ça représente
18:58pour notre société aujourd'hui.
19:00Ces jeunes qui s'entretuent
19:02et qui sont eux-mêmes
19:03victimes d'une violence
19:04de la part des adultes,
19:06on l'a vu à travers
19:06le scandale de la pédophilie,
19:07qui est absolument incroyable
19:10et insupportable.
19:12Oui, mais on a fabriqué aussi
19:13des enfants avec un virtuel
19:15qui est devenu plus réel
19:16que le réel.
19:17Vous avez des enfants
19:17qui passent presque tout leur temps libre
19:20sur un écran
19:21et ils ont des relations
19:23non pas avec le monde
19:24mais avec des images
19:25qui leur disent le monde.
19:26Mais ils sont sur TikTok,
19:28ils sont sur des petites choses comme ça
19:29où très rapidement
19:30vous avez besoin de trois neurones
19:31et de quatre secondes
19:32pour avoir une information
19:33et puis on passe à une autre information
19:35et puis on passe à une autre information.
19:36Et on fabrique de manière très addictive
19:37des cerveaux
19:38qui sont devenus incapables de penser.
19:40Alors quand vous n'avez plus la réflexion,
19:42quand vous n'avez plus non plus
19:43les informations
19:43qui permettent la réflexion,
19:45jadis, on apprenait par cœur des choses.
19:47Mais on écrivait surtout,
19:49là il n'y a pas eu la civilisation
19:50d'écrit en tant que l'Espagne.
19:51Bien sûr,
19:51et puis vous avez des gens
19:52qui écrivent
19:53une écriture instinctive,
19:55m'a-t-on expliqué l'autre jour ?
19:56Oui, quasiment, oui.
19:58Et donc plus d'écriture,
19:59plus de lecture,
20:00plus de pensée,
20:00plus de réflexion.
20:01J'étais à Tocqueville
20:02avec François-Xavier Bellamy
20:03l'autre jour
20:05et il m'a appris
20:06qu'il avait un grand-père
20:08qui lui avait offert un jour
20:09l'anthologie de la poésie française
20:11de Georges Pompidou.
20:12De Pompidou, merveilleux.
20:12Et qui lui avait dit
20:13« Tous les jours,
20:14tu apprends deux vers. »
20:15Et François-Xavier dit
20:16« Moi, j'en ai appris quatre
20:17tous les jours. »
20:18Alors évidemment,
20:19la dame qui posait la question
20:20dit « Ah bon,
20:20alors vous savez des choses
20:21par cœur,
20:22pourriez-nous dire ? »
20:23« Oui, oui,
20:23à une époque,
20:24je connaissais l'anthologie par cœur. »
20:25« Ah bon, pourriez-vous ? »
20:27« Oui, bien sûr. »
20:28Vous connaissez l'anthologie,
20:29mais pas par cœur.
20:29Non, l'anthologie par cœur.
20:31C'est incroyable.
20:31Et il a commencé
20:33par un poème de Victor Hugo.
20:35C'était très long,
20:35on était tous les deux sur scène
20:36et j'ai dit
20:36« Je ne pouvais pas savoir,
20:37François-Xavier,
20:38mais c'était un poème
20:39que mon père me disait.
20:40Pas aussi long,
20:41mais du moins,
20:41j'ai entendu mon père me dire
20:43ces poèmes
20:43qu'il avait appris à l'école républicaine.
20:46Il quittait l'école
20:47à 12 ans, mon père.
20:48Et donc,
20:49la mémoire,
20:49ça existait à l'époque.
20:50Si vous avez de la mémoire,
20:51vous avez des informations.
20:52Si vous avez des informations,
20:53vous pouvez les mettre en relation.
20:54Vous pouvez donc avoir
20:55une intelligence
20:56et ça fonctionne sans autre.
20:57Si vous avez une intelligence,
20:58vous avez un jugement.
20:59Si vous n'avez pas de mémoire,
21:00vous n'avez pas d'intelligence,
21:01vous n'avez pas de jugement
21:02et d'où l'intérêt
21:03de pouvoir dire des bêtises,
21:04comme disent souvent les jeunes,
21:05sur plein de sujets.
21:07Sur l'écologie,
21:08sur le climat,
21:09sur la Palestine,
21:10sur le bien,
21:10le mal,
21:10la droite,
21:11la gauche,
21:11les fascistes,
21:12les néo-nazis,
21:13les nazis, etc.
21:14Là, vous pouvez dire n'importe quoi
21:15puisque de toute façon,
21:16vous ne pouvez pas avoir
21:17une discussion ou un débat
21:18sur un sujet historique
21:19en disant,
21:20ah bon,
21:20c'est quoi le nazisme ?
21:21Qu'est-ce qu'un néo-nazi ?
21:22Et vous pensez vraiment
21:23que, par exemple,
21:25les chaînes de Vincent Bolloré
21:27sont des chaînes fascistes ?
21:28Est-ce qu'on peut s'entendre
21:29sur ce qu'est le fascisme ?
21:30Alors là, non.
21:31Vous avez l'insulte
21:32puisque vous n'avez pas
21:33la capacité de penser.
21:34Quand vous ne pouvez plus penser,
21:35vous frappez.
21:36Et quand vous frappez,
21:38vous insultez,
21:38ce qui est un peu la même chose.
21:39Et ces enfants,
21:40quand on les voit devenus violents
21:42et qu'on leur met le micro
21:43sous le nez
21:43et qu'on leur demande de parler,
21:44vous avez vu la qualité du français,
21:47pas d'analyse,
21:48pas de réflexion,
21:48de la grossièreté,
21:49beaucoup de scatologie,
21:50les fameux machins tamers,
21:51etc.
21:52Il y a toujours
21:53une espèce de scatologie.
21:54Ils sont obsédés
21:56comme les enfants
21:57qui ont quelques années
21:58par leur matière fécale.
21:59Il y a un moment donné
22:00où il y a une espèce de régression.
22:01Alors quand on a un ministre
22:02de l'Intérieur
22:02qui lui voit tous les jours
22:03arriver ce qui se passe en France
22:05et qui nous dit
22:05je ne veux pas
22:06qu'on utilise le mot
22:07en sauvagement.
22:08Lequel ?
22:08Qu'il nous dise lequel ?
22:09S'il nous a dit
22:10une espèce de construction intellectuelle
22:12qui était à rigoler,
22:13il y a probablement un cabinet
22:14qui lui a expliqué
22:15qu'il y avait des chocs contextuels
22:16de caractère civilisationnel
22:18mais que ce qui s'appelle
22:20un coup de couteau
22:20en temps normal.
22:21On va faire une petite pause,
22:22Michel.
22:23On se retrouve dans un instant,
22:24on va continuer
22:25à évoquer ces violences.
22:26On parlera aussi
22:27du film de De Gaulle
22:28que vous allez adorer,
22:29le deuxième tome.
22:29Il faut vraiment aller le voir
22:30et là on le dit
22:31à nos téléspectateurs
22:31et nos auditeurs.
22:32Et puis les tests
22:33de dépistage de drogue
22:34qui ne seront pas rendus du public.
22:35Tiens, ça vous interpelle.
22:37A tout de suite
22:37sur CNews et sur Europe.
22:39On se retrouve
22:39pour la seconde partie
22:40de Face à Michel Onfray
22:41sur CNews et sur Europe 1.
22:42Michel, un dernier exemple
22:43de cette espèce
22:44de laxisme généralisé.
22:46On a évoqué
22:47à plusieurs reprises
22:47ce qui s'est passé
22:48autour du canal Saint-Martin.
22:49C'est à Paris.
22:50C'est un endroit
22:50où il y a un canal de l'eau.
22:52Il y a eu l'endroit
22:53où la baignade est autorisée.
22:54Il y a plein d'autres endroits
22:55où la baignade est interdite.
22:57Il y a des ponts
22:57sur lesquels
22:58il ne faut pas plonger.
22:59Et évidemment,
23:00malgré les barrières,
23:00malgré la police,
23:01des jeunes en permanence
23:03plongent,
23:04se mettent en danger
23:04parce qu'il y a évidemment
23:06des accidents
23:06avec beaucoup de choses
23:07qui sont rouillées
23:08au fond de l'eau.
23:09Et on a découvert
23:09aussi un jeune personnage
23:10qui brandit un pistolet à eau,
23:13qui se met un peu en scène.
23:14Et c'est vrai
23:14qu'il faut faire attention
23:16à ne pas non plus
23:20cette espèce de laxisme
23:22généralisé
23:23où ce qui est interdit
23:24est permis en réalité.
23:25Et donc,
23:25tout est permis.
23:27Tout n'est pas permis.
23:28Il y a des gens
23:29à qui on permet tout
23:30et d'autres à qui on ne permet rien.
23:31Je pense que là aussi,
23:32il faut voir les choses.
23:33C'est-à-dire qu'on pourrait dire
23:34que ce n'est pas
23:34défendre le monde de l'État
23:35parce que si vous ne payez
23:36pas vos impôts,
23:37si vous traversez un village
23:39à 1,60 à l'heure
23:40alors que c'est limité à 50,
23:41il n'y a aucun problème.
23:42L'État, ça marche très bien.
23:43Vous allez recevoir l'amende
23:45dans votre boîte aux lettres
23:46et puis vous allez devoir la payer.
23:49Donc, il y a effectivement
23:50deux poids, deux mesures.
23:51On sait très bien
23:52que si vous interdisez
23:53des manifestations à certains,
23:55il n'y aura pas de manifestations.
23:56Et puis, si vous interdisez
23:57des manifestations à d'autres,
23:58il y aura des manifestations.
23:59Et souvenez-vous
24:00qu'en défense d'Adama Traoré,
24:01dont on connaissait quand même
24:03le passé et le passif,
24:05il y avait eu des manifestations
24:07en temps de Covid
24:08alors que les sorties
24:09étaient interdites
24:10pendant le Covid.
24:11Et qu'on avait à l'époque
24:12M. Castaner
24:13qui nous faisait savoir
24:13qu'il était d'accord
24:15et que finalement,
24:16la morale était supérieure
24:17aux droits
24:17et que, etc.
24:19Donc, il y a effectivement
24:19toujours des individus
24:20parce que moi,
24:21si je vais me baigner
24:22dans la rivière
24:23de mon village natal,
24:25d'abord, je vais me casser le crâne
24:26parce qu'il y a 20 cm d'eau
24:27depuis que les écologistes
24:28ont ouvert les vannes
24:29pour que les saumons
24:30qui n'existent pas
24:30puissent remonter.
24:32Mais là, je vais avoir
24:34de la police
24:34qui va venir me voir
24:35et qui va me...
24:36Ah oui, d'accord.
24:36Toujours.
24:37Vous savez très bien
24:37que les fameux puissants
24:39et misérables
24:41existent toujours aujourd'hui
24:42et il y a ceux qu'on ennuie
24:44puis ceux qu'on n'ennuie pas.
24:45Moi, je pense toujours
24:46à la place de la France
24:48dans le monde
24:48et à l'idée
24:49que le monde se fait de la France
24:50en fonction des informations
24:51qui sont données
24:51le monde entier.
24:52Et ce type, d'ailleurs,
24:53Trump l'a très précisément dit,
24:55mais que la France
24:56est dans un état
24:56de décadence avancée.
24:58C'est-à-dire que
24:58nous ne sommes pas capables
25:00de rendre à la raison
25:01un petit garçon
25:01avec son pistolet à eau
25:03et nous devrions pouvoir
25:05négocier avec Poutine,
25:06avec Trump,
25:06avec Xi Jinping.
25:08Qu'est-ce qu'ils pensent
25:08ces gens-là de nous ?
25:09Qu'est-ce qu'ils pensent
25:10de la France
25:10quand ils se disent
25:11« Regardez, ils ne sont même
25:11pas capables de faire
25:13de telle sorte
25:13qu'au canal Saint-Martin
25:14les choses puissent
25:15se passer correctement ? »
25:16Ou on a les moyens
25:17d'interdire et on interdit.
25:19On n'a pas les moyens
25:19d'interdire, on n'interdit pas.
25:20Si on dit
25:21qu'on n'avait pas le droit
25:21de nager et que les gens
25:23nagent et qu'on ne peut
25:23rien faire contre les gens
25:24qui nagent,
25:25ça veut dire qu'il n'y a
25:25plus de droit,
25:26il n'y a plus de crâne
25:26du policier.
25:27Le petit garçon,
25:28il nous dit
25:28« Mais moi, la police,
25:29je ne fais rien de mal,
25:30je leur envoie de l'eau
25:30dessus et c'est quoi
25:31le problème ? »
25:32Et il rentre dans
25:33une voiture de police
25:34et puis il s'enfuit
25:36de la voiture de police
25:37et puis il se jette
25:37dans le canal
25:38et puis la police
25:39va le chercher
25:39de l'autre côté
25:40et puis il va se passer
25:40quoi ?
25:41Rien du tout.
25:42Donc le petit garçon,
25:43c'est juste un symptôme
25:44de ce qui se passe,
25:45c'est-à-dire l'effondrement
25:46de l'autorité pour certains
25:47pendant que la même autorité
25:49elle est très violente.
25:50Je vous assure
25:50que s'il s'agit
25:51d'un marin pêcheur,
25:52s'il s'agit d'un paysan
25:53ou s'il s'agit d'un gilet jaune,
25:54il y a de l'autorité,
25:55il y a de l'ordre,
25:55il y a de la police,
25:56il y a de la décision
25:57de M. Nignes
25:58dans ces cas-là,
25:58il est capable
25:59d'envoyer les canons à eau,
26:01d'envoyer les blindés,
26:02les blindés,
26:02les blindés.
26:03On envoie les blindés
26:04contre les gilets jaunes,
26:05je rappelle.
26:06Et les agriculteurs ?
26:07Les agriculteurs,
26:08je parle des mêmes,
26:09les gilets jaunes,
26:10les agriculteurs,
26:11les gens de la France profonde
26:13qui eux travaillent
26:14et demandent juste,
26:14ils ne m'ont pas ajouté à ça
26:15peut-être des médecins
26:23notaires quand ils descendent
26:24dans la rue en disant
26:24mais on n'est pas
26:25des percepteurs, etc.
26:27Enfin, il y a plein de gens
26:28qu'on est capable de mater.
26:29Autre sujet
26:30qui vous a interpellé,
26:31Michel,
26:31les tests de dépistage
26:32de drogue
26:33demandés par Sébastien Lecornu
26:35au nom, bien sûr,
26:36de la lutte contre la drogue
26:37dans les cabinets ministériels,
26:39chez les préfets,
26:40les ambassadeurs
26:41et les hauts fonctionnaires
26:42ne seront pas rendus publics.
26:43Alors, je vous donne
26:44les explications
26:44qui nous ont été apportées.
26:46Ce n'est pas un tribunal,
26:47nous a-t-on dit.
26:48Ces personnes
26:49qui seraient testées positives
26:51devront bien quitter
26:52leur poste
26:53mais il ne s'agit pas
26:55de les afficher publiquement
26:57et cette initiative
26:58du Premier ministre
27:00avait suscité
27:00beaucoup de débats
27:02dans les sphères,
27:03notamment des ministères.
27:05Ils invoquaient le risque
27:06d'instaurer de la défiance
27:07et aussi, je rajoute,
27:09pour terminer,
27:09que les députés
27:10avaient demandé
27:10à ce que ça soit
27:11étendu à l'Assemblée nationale.
27:13Certains députés
27:14l'avaient demandé.
27:14On pourrait avoir des surprises
27:16si c'était à l'Assemblée nationale
27:17mais je pense que ça n'aura pas lieu.
27:18Alors, le fait de ne pas rendre
27:19public ces tests anti-drogue,
27:21ça dit quoi pour vous ?
27:22Ça dit qu'ils ont dû avoir
27:23un paquet de gens testés
27:26positivement
27:26et que peut-être même
27:27au plus haut niveau...
27:30Ça, on ne sait pas.
27:31Mais eux, ils disent,
27:31voilà, on ne sait pas
27:32un tribunal.
27:33Peut-être même.
27:33J'ai dit, peut-être même.
27:35Je n'ai pas dit au plus haut niveau.
27:36Vous savez,
27:37nous faisons l'éloge de la nuance
27:38tous les 3 semaines.
27:39Il y a une espèce d'hypocrisie
27:41sur la question de la drogue
27:42et on fait semblant
27:44d'avoir de la morale
27:45et de la vertu.
27:45Nous allons faire des tests.
27:47Les tests arrivent
27:48et on se dit,
27:48c'est positif
27:49et il y en a quand même beaucoup.
27:51Imaginez que...
27:52Imaginez.
27:53Je redis, imaginez,
27:54mais que le ministre
27:55de l'Intérieur
27:56sniffe de la coque...
27:58Ce qui nous étonnerait.
28:00Pourquoi ça vous étonnerait ?
28:01La sainteté n'étant pas de ce monde,
28:03tout est possible.
28:04Et donc, il ne faut pas dire
28:06qu'on va faire des choses
28:06quand on n'assume pas jusqu'au bout.
28:09Moi, j'aurais été...
28:10Qui avait pris la décision de ça ?
28:12Le Premier ministre, je crois.
28:13Oui, c'est Sébastien Lecande
28:13qui avait demandé
28:14au titre de l'exemplarité.
28:15C'est ça.
28:16Je n'aurais pas eu l'audace
28:17de dire ça en sachant
28:18que je ne serais pas allé jusqu'au bout.
28:19Sinon, le ridicule est considérable.
28:21Il est considérable.
28:22Ils vont quitter leur poste.
28:23Ceux qui sont des tests positifs,
28:24ils vont quitter leur poste.
28:24Et qui le quitte ?
28:26On essaiera de savoir.
28:28On ne le saura pas
28:28parce que personne ne quittera son poste.
28:30Donc, ça ne sert à rien.
28:30Non, ça ne sert à rien.
28:31Ce sont des effets d'annonce
28:32et on dit que c'était formidable.
28:33Et puis, dans la logique macronienne,
28:35c'est qu'on fait un pas en arrière maintenant.
28:37Mais moi, je suis pour.
28:38Je vous dis que quand dans le train
28:39des chiens viennent fouiller mes affaires,
28:42il n'y a aucun problème.
28:42Ils peuvent même venir chez moi.
28:44La police peut venir.
28:45Et puis, voilà, il n'y a aucun problème.
28:46Moi, je n'ai rien à me reprocher.
28:48Et alors, où on dit
28:49qu'on fait vraiment une campagne
28:51contre la drogue ?
28:52Et à ce moment-là, on y va partout.
28:53Et puis, la consommation de base
28:55en passant par les membres
28:57des cabinets divers et multiples, etc.
28:58Donc, si vraiment on veut combattre,
29:00on combat véritablement.
29:01Et pas seulement en disant
29:02on va aller chercher les petits dealers.
29:03Les gamins qui font de la surveillance.
29:06Ça s'appelle le chouf.
29:08Le chouf.
29:09On ne maîtrisez pas tout à fait
29:10Oui, on peut effectivement aller chercher ça.
29:12Mais il y a aussi des consommateurs.
29:14Enfin, tout se tient.
29:15Il y a des États, il y a des pays,
29:16il y a des gens dans le showbiz,
29:18il y a des acteurs sociaux importants,
29:20il y a des gens qui se citent, qui se lent.
29:21Enfin, puis quand on réfléchit,
29:23on a une petite liste en tête.
29:24Vous la voulez ?
29:25Non, on l'a gardée.
29:27On est en face à Michel Onfray
29:28sur CNews et sur Europe 1.
29:30Michel, on va revenir sur ce qu'on a dit
29:31la semaine dernière dans cette émission.
29:33On évoquait la canicule
29:35et le réchauffement climatique,
29:36évidemment, puisque c'est deux questions
29:37qui sont intimement liées.
29:38L'association Cotaclimat a déposé un recours
29:41devant le Conseil d'État
29:42et demande une sanction à l'ARCOM,
29:44qui est le régulateur des médias,
29:46concernant les propos que nous avons tenus
29:47dans cette émission,
29:49concernant le réchauffement climatique.
29:51Vous avez estimé, Michel,
29:52que l'on parlait beaucoup du réchauffement climatique,
29:55je vous ai interrogé là-dessus,
29:56dû aux hommes, ce que vous n'avez pas nié,
29:58au contraire, on va écouter ce que vous avez dit.
30:01Et puis vous avez aussi estimé
30:02qu'il fallait parler peut-être d'autres facteurs.
30:05Vous avez fait appel à l'astrophysique.
30:08Une chose est que l'astrophysique nous enseigne
30:10qu'il y a un réchauffement climatique
30:11qui est dû à ce qu'on appelle
30:12les plurivers, les multivers,
30:13les interactions entre les univers.
30:14Voilà ce que vous avez dit.
30:16Voilà ce qui nous vaut,
30:16donc, une saisie du Conseil d'État
30:18et une demande de sanction de l'ARCOM,
30:21qui, l'ARCOM, a estimé
30:23qu'il n'y avait pas de manquement
30:25aux exigences d'honnêteté et de rigueur
30:27qui incombent à notre chaîne.
30:28On va juste réécouter ce que vous avez dit,
30:29quand même, Michel,
30:31parce que vous n'avez pas nié
30:32le fait que le réchauffement climatique
30:34était dû à l'activité de l'homme.
30:35On écoute.
30:36Je ne nie pas l'implication des hommes,
30:38disons-le pour être très précis,
30:40c'est-à-dire ce qu'on appelle
30:40la part anthropique,
30:42anthropos, l'homme.
30:43Oui, il y a une part anthropique
30:44et, de fait, notre comportement
30:46n'est pas terrible pour la planète.
30:47Voilà ce que vous disiez, Michel.
30:48Cet épisode, il dit quoi ?
30:50Il dit qu'il est de plus en plus difficile
30:51de s'exprimer librement dans les médias
30:54et qu'il y a une forme de censure
30:56qui est à l'œuvre en permanence ?
30:57Oui, avec une théorie du prélèvement
30:59qui est très facile.
31:00C'est-à-dire que, d'abord, j'improvise,
31:03je n'ai pas de notes,
31:04je peux commettre des erreurs de formulation,
31:07des imprécisions, c'est le risque.
31:09Parce que je pense qu'on est mieux
31:11dans l'improvisation
31:11que dans la lecture d'un texte.
31:13Donc, voilà, première chose.
31:14Deuxième chose,
31:16quand on parle,
31:17vous avez un raisonnement.
31:19Donc, on commence et puis on termine.
31:21Et entre deux,
31:21on a fait avancer un certain nombre d'idées.
31:23On n'a pas forcément le temps de démontrer.
31:25On a peu de temps,
31:27deux fois vingt minutes,
31:28je ne sais pas,
31:28sept sujets,
31:30on coupe un peu,
31:31enfin, on a deux, trois minutes par sujet.
31:33C'est beaucoup en télévision,
31:35mais ce n'est pas beaucoup
31:36quand on a le besoin
31:37de développer, de présenter.
31:38Je pourrais, effectivement,
31:39construire mon propos,
31:40avoir un petit 1, deux petits 2, etc.,
31:42puis faire un propos...
31:43Thèse, antithèse, synthèse.
31:44Ça, je sais le faire.
31:45Je l'ai fait pendant des années,
31:47pendant 15 ou 16 ans
31:48d'université populaire.
31:49J'avais des synopsis,
31:51j'avais un cours rédigé,
31:52j'improvisais à partir d'un synopsis, etc.
31:53Bon, ce n'est pas le même exercice ici.
31:55Il faut que les gens puissent
31:57écouter facilement,
31:57comprendre facilement.
31:59On n'est pas au Collège de France ici.
32:00Donc, quand vous prélevez,
32:02vous dites,
32:03oui, bien sûr,
32:03il y a un réchauffement climatique,
32:05il est dû à l'activité humaine,
32:07c'est anthropique,
32:08c'est-à-dire c'est l'homme
32:09qui en est responsable.
32:10Je l'ai dit.
32:11Vous l'avez dit.
32:11Donc, je ne peux pas
32:12ne pas l'avoir dit
32:12parce que j'ai en tête cette idée
32:14que je savais que
32:15si je ne le disais pas,
32:16on me reprocherait
32:17de ne pas l'avoir dit
32:18et de n'avoir dit
32:18que la deuxième partie
32:19de mon raisonnement
32:20qui était, oui,
32:21les hommes sont responsables
32:23et je dis, en partie,
32:24disons laquelle ?
32:25Et je dis,
32:26il y a aussi des réchauffements
32:27qui n'ont rien à voir
32:28avec les hommes.
32:28La preuve,
32:29depuis que la planète est planète,
32:30il y a eu des réchauffements
32:31et des refroidissements
32:32alors que les hommes
32:33n'étaient pas présents
32:34sur la planète.
32:35Et je dis donc...
32:36Ça, on n'a pas le droit
32:36de le dire en fait ?
32:37Eh bien non.
32:38Voilà.
32:38C'est-à-dire que si vous...
32:39D'abord, imaginez que je...
32:41C'est une hypothèse.
32:42Mais imaginez que mon hypothèse
32:43soit fausse.
32:44Ben, on dit,
32:46il a tort parce que...
32:47Et puis on s'en vient
32:48m'expliquer que pendant
32:49les millions d'années
32:49où il n'y a pas eu d'hommes
32:50et où il y a eu des réchauffements
32:52et des refroidissements,
32:54c'était l'homme
32:54qui était responsable.
32:55Il n'y avait pas d'hommes
32:55mais c'était l'homme
32:56qui était responsable.
32:56Ça s'appelle débattre.
32:58On dit, vous avez tort,
33:00vous dites n'importe quoi,
33:01je suis moi-même astrophysicien,
33:02vous dites des autistes,
33:03je suis moi-même géologue,
33:04vous dites des bêtises
33:05et j'apprendrai
33:06de la part de ces astrophysiciens,
33:07de ces géologues
33:08parce que je n'ai pas
33:09la science infuse.
33:16Le Roi Ladurie
33:17qui a écrit un livre
33:17qui s'appelle
33:17l'histoire du climat
33:18depuis l'an 1000
33:19en disant pendant 1000 ans
33:20alors qu'il y avait
33:21peu d'hommes sur la planète
33:22et de toute façon
33:23aucun moteur,
33:24il y a eu des réchauffements
33:25et des refroidissements.
33:26Alors vous,
33:26qui portez plainte contre moi,
33:28donnez-moi votre hypothèse.
33:29Moi je donne une hypothèse
33:30astrophysique,
33:31elle est fausse.
33:31D'accord, débattons,
33:32faisons un débat
33:33et expliquez-moi
33:34pourquoi j'ai tort
33:35et puis le problème
33:36ce n'est pas de m'envoyer
33:37en prison,
33:38ce n'est pas de m'interdire
33:39de parole,
33:39ce n'est pas d'interdire
33:41ces news,
33:42ce n'est pas de fermer
33:42la chaîne.
33:43C'est-à-dire que
33:44le débat est possible.
33:46Je mets une hypothèse,
33:49on la falsifie
33:49comme on dit
33:50falsifions-là
33:50et que les gens disent
33:51mais je n'en ferai à tort
33:52parce que
33:52quand il n'y avait pas d'hommes,
33:54ce n'était pas les hommes,
33:55il y avait quand même
33:55des refroidissements.
33:56Comment on explique
33:56le refroidissement ?
33:57J'en sais rien,
33:57j'aimerais bien qu'ils m'expliquent.
33:59Je ne sais pas comment
33:59on peut expliquer
34:00que les réchauffements
34:01qui ont duré des millions d'années
34:02alors que les hommes
34:03n'étaient pas là
34:03sont tout de même
34:04responsables des hommes.
34:05Je dis simplement
34:06que c'est ce dont on parlait
34:07tout à l'heure,
34:08je disais pas de mémoire,
34:08pas d'intelligence,
34:09pas de jugement,
34:10pas de possibilité.
34:11Il y a après
34:12la possibilité d'insulter les gens
34:13ou de les envoyer
34:15devant les tribunaux
34:16en disant
34:16on va porter plainte
34:17et on va porter plainte
34:18parce que vous avez dit
34:19et j'ai dit quoi d'ailleurs ?
34:20J'ai dit deux choses.
34:21J'ai dit oui,
34:21il y a une part anthropique
34:22et puis il y a aussi une part
34:23qui quand elle n'est pas anthropique
34:25est probablement en relation
34:26avec ce que l'astrophysique
34:27nous apprendrait
34:27car nous ne savons pas grand chose
34:29sur les plurivers
34:30et les multivers
34:30et on dit
34:32condamnation,
34:32tribunal,
34:33plainte,
34:33fermez la chaîne,
34:34censure,
34:35etc.
34:35Ça devient problématique
34:36parce que
34:37on a envie d'une espèce de télévision
34:39ces gens-là ont envie
34:39d'une télévision coréenne,
34:40nord-coréenne
34:41ou iranienne
34:42ou chinoise
34:43où vous avez quelqu'un
34:43qui est là
34:43en train de lire un prompteur
34:44parce que le responsable du parti
34:46a écrit ce qu'il fallait dire
34:48sur le climat,
34:49sur l'immigration,
34:50sur tous les sujets.
34:52Orwell est vraiment d'actualité.
34:54Michel Monfray,
34:55on est dans votre émission
34:55sur CNews et sur Europe 1.
34:57On va prendre un peu de hauteur,
34:58on va respirer,
34:59on va parler de De Gaulle,
35:00le deuxième opus du film
35:01d'Antonin Baudry,
35:03vous l'avez vu,
35:04la première partie
35:05c'était L'âge de fer,
35:06la deuxième c'est
35:07J'écris ton nom.
35:08Vous êtes toujours aussi
35:10dithyrambique sur le film.
35:11Donc là,
35:12c'est la deuxième partie,
35:13c'est 1943-1944
35:15et alors ça vous intéresse
35:16au plus haut point
35:17parce qu'il parle
35:18de ce qu'avaient prévu
35:20en réalité les Alliés
35:21qui étaient à la fois
35:23libérer la France
35:24mais surtout
35:24la vassaliser.
35:26On va écouter
35:26juste une toute petite archive
35:27du général de Gaulle
35:29qui date de 1965
35:30qui revient sur la relation
35:31entre les Américains
35:32et les Français
35:33et on voit
35:34qu'il n'est pas dupe
35:35à la fois,
35:35il sait que ce sont des Alliés
35:36mais il a bien compris
35:38qu'il fallait être
35:39toujours sur ses gardes.
35:40Écoutons-le rapidement
35:41et je vous passe la parole.
35:42En 1940,
35:44ils n'étaient pas là
35:45et nous avons été submergés
35:47par Hitler
35:48et ce n'est qu'en 1941
35:50parce que les Japonais
35:51ont coulé
35:52une partie de la flotte américaine
35:54à peur d'arbours
35:54que les États-Unis
35:56sont entrés dans la guerre.
35:57Loin de moi
35:58l'idée de méconnaître
36:00l'immense service
36:01qu'ils ont rendu
36:02à eux,
36:03au monde
36:04et à nous-mêmes
36:04en entrant dans la guerre
36:06en 1917
36:07et en entrant dans la guerre
36:08en 1941.
36:09je le sais bien
36:10mais enfin
36:11je ne dis pas
36:12qu'ils sont anti-français
36:14parce qu'ils ne nous ont pas
36:15accompagnés toujours.
36:16Je ne suis pas anti-américain
36:18parce qu'actuellement
36:19je n'accompagne pas
36:20les Américains toujours
36:22et en particulier
36:23par exemple
36:24dans la politique
36:25qu'ils mènent en Asie.
36:27Il est tout à fait vrai
36:29que je ne les en approuve pas.
36:31Voilà pour le général de Gaulle
36:32en 1965.
36:33On voit bien
36:34que cette histoire
36:35avec les Américains
36:36n'est pas aussi évidente
36:37que ce que l'on dit
36:38aujourd'hui.
36:39Michel Onfray
36:39et ce film le retrace.
36:40Elle est évidente
36:42pour ceux qui savent
36:43et moi je voudrais
36:44rendre hommage
36:44à mon père
36:45que j'ai beaucoup aimé
36:46et que j'aime toujours
36:47parce que c'est lui
36:48qui m'a appris
36:48ce qu'était l'AMGOT.
36:50L'AMGOT
36:50est l'apostrophe
36:52AMGOT
36:52Administration Militaire
36:53des Territoires Occupés
36:54et qui m'avait offert
36:55quelque chose
36:56qui ne quitte jamais
36:56mon portefeuille.
36:57Qu'est-ce que c'est ?
36:59En mémoire du général de Gaulle
37:00et en mémoire
37:00de mon vieux père.
37:02C'est quoi ?
37:02C'est ça un billet de l'AMGOT.
37:03Un billet de l'AMGOT.
37:05C'était un billet
37:05de monnaie.
37:06C'est ça que je le dis
37:07pour nos auditeurs.
37:08C'est un billet
37:09que les Américains
37:10ont fabriqué
37:10en disant
37:12les nazis
37:13nous ont attaqué
37:14il y a eu
37:15Père Larbourg
37:15etc.
37:16On connaît l'histoire
37:17qui fait que
37:17les Américains
37:18rentrent dans la guerre
37:19et quand ils rentrent
37:20dans la guerre
37:20ce n'est pas du tout
37:21parce qu'ils nous aiment.
37:22Ce n'est pas du tout
37:22ce que dit le général.
37:23Ce n'est pas du tout
37:24parce qu'ils ont envie
37:24de tuer
37:26un certain nombre
37:27de jeunes garçons
37:28qui à 19 ans
37:2918 ans
37:30arrivent sur la plage
37:30et se font du tout
37:31parce qu'ils aiment
37:31tellement la liberté
37:32puis après ils repartent.
37:33Non, ils viennent
37:33parce qu'ils viennent
37:34s'installer en Europe.
37:35Je rappelle que
37:36l'opération du 6 juin
37:37s'appelle Overlord
37:38et qu'Overlord
37:38ça veut dire vassalisation.
37:40Il y a donc un suzerain
37:40derrière tout ça
37:41et c'est mon père
37:41Ouvrier agricole
37:42qui m'a appris ça
37:43et qui m'avait dit
37:44tiens, voilà la preuve
37:45de ces choses-là.
37:46L'AMGOT.
37:47Et ils avaient prévu
37:48dans une université
37:49qui s'appelait Charlottesville
37:50de recycler
37:52les préfets
37:53les sous-préfets
37:53vichistes
37:54les Américains
37:55parce qu'ils se disaient
37:56au moins ceux-là
37:57ils sont anticommunistes
37:58et on aura besoin d'eux
37:58pour un combat
37:59qui n'ira pas
38:00jusqu'à Berchtesgaden
38:01et Berlin
38:02pour Hitler
38:03mais qui ira jusqu'à Moscou
38:04où il se fait que
38:04la guerre elle était prévue
38:05pour libérer l'Europe
38:07du nazisme
38:07et du communisme.
38:09En fait ils se sont arrêtés
38:10là où l'on sait
38:11il y a le temps
38:12et le partage du monde.
38:13Évidemment le général de Gaulle
38:14a dit mais pas du tout
38:15la France n'est pas
38:15une colonie américaine
38:17et on voit bien
38:17dans le film d'ailleurs
38:18il y a une photo
38:20de la France
38:20qui est défigurée
38:25telle que les Américains
38:26la prévoyaient
38:27c'est-à-dire vraiment
38:28comme une colonie
38:29amputée de sa partie est
38:30etc.
38:31Et le film est formidable
38:32parce qu'il montre très bien
38:33comment tout ça se joue
38:34comment les Américains
38:35viennent pour vassaliser
38:36la France
38:36et d'ailleurs
38:37Jean Monnet est l'homme
38:38de la vassalisation
38:39et Jean Monnet est l'homme
38:40de Mitterrand
38:41et les Maastrichtiens
38:42sont les hommes de Jean Monnet
38:43et de Mitterrand
38:44c'est-à-dire des gens
38:44qui n'aiment pas le général de Gaulle
38:45et ce film montre très bien
38:47quelle part jouent
38:48les vichistes
38:50dans cette aventure
38:51parce que les Américains
38:52jouent la carte vichiste
38:53ils n'ont rien contre vichiste
38:54d'ailleurs
38:54ils ne viennent pas
38:56pour défendre les juifs
38:57les Américains
38:57n'ont rien à faire
38:58des juifs
38:58et Ford est même pro-nazi
39:00donc il n'y a pas eu du tout
39:02le souci
39:02ils connaissaient d'ailleurs
39:03la solution finale
39:04les Américains
39:04ils n'ont pas bougé
39:05ils ont laissé faire
39:06ce n'était pas leur problème
39:07donc quand ils ont décidé
39:09de venir
39:09c'était parce que
39:10leurs intérêts étaient en jeu
39:11qu'il y avait des sous-marins
39:12qui étaient au large
39:13des Etats-Unis
39:14et qu'il y avait
39:15des bombes
39:16une bombe atomique
39:17qui était en train
39:18de se préparer
39:19avec d'ailleurs
39:20Werner von Braun
39:21qui est un homme
39:21qui a travaillé après
39:22pour les Américains
39:23qui leur a permis
39:23d'aller sur la Lune
39:24enfin il faut écrire l'histoire
39:25et ce film le fait
39:27magnifiquement
39:27une deuxième fois
39:28on leur dit d'aller le voir
39:29et le général Giraud
39:30qui est cet homme
39:30qui avait choisi les Américains
39:32en disant
39:32parce qu'il était vichiste
39:34et qu'il venait de Vichy
39:35du moins
39:35disons-le comme ça
39:36pour éviter les ennuis
39:37j'ai déjà eu des propos
39:38des lettres de cette famille
39:39qui ne veut pas
39:40qu'on dise ce qu'il a été
39:41véritablement
39:42et le général De Gaulle
39:43a réussi
39:44et on voit dans le film
39:45comment il réussit
39:46à évincé cet homme
39:47dont les Américains
39:47ont dit voilà
39:48les Anglais ont dit
39:49ce sera Giraud
39:50les Américains ont dit
39:51ce sera Giraud
39:51et Vichy a dit
39:53ce sera Giraud
39:54et De Gaulle
39:54non ce sera moi
39:55et il y a des moments
39:57de films extraordinaires
39:58où on voit
39:59comment le général De Gaulle
40:00très malin
40:00fait de la politique
40:01et avec un vote à main levée
40:03il évince Giraud
40:04et il devient le général De Gaulle
40:05qui dit non
40:06à la vassalisation de la France
40:08depuis 1992
40:09il y a d'autres individus
40:10qui ont souhaité
40:11la vassalisation de la France
40:12et qui y sont parvenus
40:12et c'est un sujet
40:13qui vous est cher
40:14et voilà pourquoi
40:14c'est un film de résistance
40:15voilà le point philo Michel
40:18vous nous conseillez
40:19un livre de John Stuart Mill
40:21de la liberté
40:22expliquez-nous d'abord
40:23qui est cet auteur
40:24et que dit ce livre
40:26c'est un philosophe
40:28anglais
40:28qui a beaucoup aimé
40:29la France
40:30qui a vécu d'ailleurs
40:30un peu en France
40:31qui a écrit un très beau livre
40:32sur l'asservissement des femmes
40:33un livre féministe
40:3519e siècle
40:35contemporain de Tocqueville
40:36ils étaient d'ailleurs très amis
40:38et ce livre de la liberté
40:39vraiment il faut le lire
40:40pour comprendre
40:41tout ce qu'on vient de se dire
40:42c'est à dire les gens
40:42qui veulent aujourd'hui
40:43interdire interdire
40:44interdire interdire
40:45et qui n'ont à la bouche
40:46que le mot droit nouveau
40:47c'est au nom des droits nouveaux
40:48qu'ils veulent interdire
40:50des paroles libres
40:51et dans ce livre
40:52sur la liberté
40:53il nous dit
40:54Tocqueville
40:54pardon Stuart Mill
40:56qu'il faut absolument
40:58que la liberté
40:59fasse la loi partout
40:59c'est à dire que les américains
41:01ont fait une révolution
41:02pour la liberté
41:02peut-être au détriment
41:03de l'égalité
41:04et nous les français
41:05nous avons fait une révolution
41:06pour l'égalité
41:07et sûrement au détriment
41:08de la liberté
41:09et on voit aujourd'hui
41:10d'ailleurs comment
41:10les prétendus égalitaires
41:12qui veulent absolument
41:12que tout soit égal
41:13qu'une chaise
41:15égale une pomme de terre
41:16qui elle-même
41:16égale un livre
41:17qui lui-même
41:18égale un stylo
41:20on dit mais quel rapport
41:21l'égalité
41:22entre tous ces objets-là
41:23et lui il nous dit
41:25Stuart Mill
41:25il faut une liberté
41:27totale générale
41:27d'expression
41:28de parole
41:29de pensée
41:30de conscience
41:31d'éducation
41:32il veut des écoles
41:33dans lesquelles
41:33on puisse débattre
41:34sur un principe très simple
41:36qui est que
41:36la vérité doit être débattue
41:38et qu'elle doit être
41:39le résultat
41:40non pas de quelqu'un
41:41qui nous dit
41:41c'est ainsi qu'il faut penser
41:42mais d'un consensus
41:43qu'on obtient
41:44quand on aura discuté
41:45on discute
41:46on débat
41:46et voilà pourquoi
41:47il faut de la pluralité
41:48vraiment de la pluralité
41:50c'est-à-dire des chaînes
41:51diverses et multiples
41:52des journaux diverses et multiples
41:53et pas des journaux
41:54qui sont tous payés
41:54par la plupart du temps
41:56subventionnés par l'État
41:57et qui in fine
41:57que ce soit le Figaro
41:59Libération ou l'Humanité
42:00vont finir par nous dire
42:00pour qui il faut voter
42:01et comme par hasard
42:02ce sera toujours
42:03le même candidat
42:03et donc cette liberté libérale
42:05elle fait le pendant
42:07à tous ces républicains
42:09j'aime pas beaucoup
42:11flétrir ce beau mot
42:13mais les républicains
42:13à la Rousseau
42:14qui estimaient
42:15que le contrat social
42:16supposait que
42:16ceux qui étaient minoritaires
42:17on les contraindrait
42:18à la liberté
42:20la volonté générale
42:21dit Rousseau
42:21c'est pas la volonté particulière
42:24mise bout à bout
42:24mais ce sont des volontés particulières
42:26qui s'expriment
42:26en tant qu'il faut
42:28viser l'intérêt général
42:29et Rousseau dit
42:30et ceux qui ne sont pas d'accord
42:31qu'est-ce qu'on en fait
42:32il dit on les forcera
42:32à être libres
42:34et ça veut dire la guillotine
42:35ça veut dire la prison
42:36ça veut dire les tribunaux
42:37ça veut dire etc
42:39et il y a chez Tocqueville
42:40et chez Stuart Mill
42:41une conception de la liberté
42:42qui n'est pas du tout la même
42:43donc ils ne veulent pas
42:44qu'il y ait une tyrannie
42:45de la minorité
42:46ils ne veulent pas
42:46qu'il y ait une tyrannie
42:47de l'opinion
42:48mais ils veulent des journaux libres
42:49des écoles libres
42:50des presses libres
42:51des débats libres
42:52où on n'est pas d'accord
42:53et où on est capable
42:54de s'entendre
42:55je rappelle
42:55et je le dis souvent
42:56que Bernard Pivot
42:57avait un jour invité
42:59Maurice Bardèche
42:59fasciste notoire
43:00lui pour le coup
43:01était un fasciste
43:01et il s'est réclamé encore
43:04dans les années 70
43:04c'est Bernard-Henri Lévy
43:06et que ce débat a eu lieu
43:08il a été rude
43:08mais en même temps
43:09on n'interdisait pas même
43:10le principe du débat
43:11et on n'a pas mis à la porte
43:12Bernard Pivot
43:13parce qu'il avait réuni
43:14ces deux hommes-là
43:15qui se sont dit des choses
43:16c'était rude
43:18mais c'était bien
43:19d'entendre ça
43:19et ça n'a pas rendu fasciste
43:21des gens qui auraient entendu
43:22l'un ou antitotalitaire
43:24à la BHL
43:25ceux qui auraient entendu
43:26l'autre
43:26c'est simplement le principe
43:27que si vous débattez
43:28si vous laissez
43:29les opinions libres
43:30alors surgira la vérité
43:32moi j'ai quelques limites
43:33sur ce sujet
43:34quelques réserves
43:35sur ce sujet
43:36parce qu'aujourd'hui
43:37quand vous avez
43:37les réseaux sociaux
43:38les fake news
43:39vous pouvez tout dire
43:41et le contraire de tout
43:41et parfois les gens préfèrent
43:43des mensonges
43:43qui les sécurisent
43:44à des vérités
43:45qui les inquiètent
43:45d'où le triomphe
43:46du complotisme
43:47mais ça fait du bien
43:48de lire
43:49un éloge de la liberté
43:50comme celui-ci
43:51parce que je pense
43:52que nous en avons besoin
43:53et que c'est la vertu
43:54la plus en péril
43:56ces temps-ci
43:56merci
43:57John Stuart Mill
43:58de la liberté
43:59on adore la liberté
44:00la liberté d'expression notamment
44:02merci Michel Onfray
44:03on se retrouve la semaine prochaine
44:04pour la dernière de la saison
44:05bonne journée
44:05merci
Commentaires