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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-07-03##

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Transcription
00:00Oui c'est ça, et Marie-Laure, laissez tomber Marie-Laure, laissez tomber, c'est malheureux, et nous voulions souhaiter
00:08ça, et bon anniversaire à Karine qui est avec nous, une auditrice qui est là, bravo, bon anniversaire, et voilà,
00:21comment ça va, Karine venez là deux secondes, venez deux secondes avec nous, venez deux secondes avec moi, à côté
00:26de nous là, puisque nous avons des auditrices qui viennent à l'antenne pour cette dernière,
00:29bonjour Karine, bonjour Cécile, bonjour tout le monde, quel âge avez-vous Karine ? Je dois le dire ? Bah
00:35oui, ah 55 !
00:41Excusez-moi, hors-taxe ou TTC ? Et donc nous sommes votre cadeau aujourd'hui ? Voilà c'est ça,
00:48c'est un peu ça oui. J'ai une question à vous poser, vous préférez Cécile de Ménibus ou Philippe
00:52David ?
00:52Je ne se pose pas comme question à ça. Allez vous asseoir. Allez, soyez les bienvenus tout de suite, Paul
01:02est avec nous et c'est le grand débat du jour.
01:04Selon le ministère de l'agriculture, la canicule a provoqué des pertes colossales pour les cultures, 30% pour le
01:11maïs sur tout le territoire, 50% pour les jeunes pousses de carottes,
01:1460% pour le houblon, 20% pour l'arboriculture, du jamais vu depuis 23 ans.
01:20Qu'est-ce que le gouvernement peut faire ou va faire immédiatement madame Jonard ?
01:24D'abord on est entré en mode crise. Pour avoir un suivi absolument heure par heure de ce qui se
01:29passe sur le territoire,
01:31je réunis cette semaine les assureurs pour que l'indemnisation soit très rapide.
01:37Ces pertes agricoles provoquent d'abord un surcoût, une destruction des cultures, une baisse de la production, en conséquence inflation
01:43inévitable.
01:44En 2003, la canicule du mois d'août d'il y a 23 ans avait entraîné une augmentation des prix
01:49des produits agricoles de 22% dès le mois de septembre
01:53et une baisse globale de la consommation de 8%.
01:59Et le 0826 300 300 avec Paul qui nous appelle. Bonsoir Paul.
02:05Bonsoir Cécile, bonsoir Philippe, les deux Philippes, bonsoir à vos invités, joyeux anniversaire à Karine.
02:10Et bien voilà, très bien. Et cette question face à la canicule des agriculteurs d'Athive est une priorité du
02:16gouvernement selon vous ?
02:18L'agriculture c'est le contenu des assiettes, donc c'est très important de soutenir l'agriculture française pour avoir
02:24des produits de qualité,
02:25trafés, qui sont contrôlés parce qu'on est contrôlés nous tous les jours.
02:29Et si aujourd'hui l'agriculture française fait défaut, il va falloir importer encore plus.
02:34Donc quand on importe, on importe des produits qui sont souvent traités avec des molécules interdites en France.
02:40Il y a le coût environnemental parce qu'il y a du transport, il y a des camions frigorifiques.
02:46Ensuite les produits importés, ça ne cotise pas aux d'années diverses instances sociales parce que nous nos salariés,
02:54on les paye mais il y a des cotisations sociales.
02:56Nos salariés font leurs crocs en France, les salariés étrangers ne le font pas.
03:00Il y a tout ça qu'il faut prendre en compte.
03:02Et aujourd'hui le drame qu'on a, c'est que l'État, il n'y a plus d'argent
03:05soi-disant, pour les Français, pour la production, pour tout ça il n'y a plus d'argent.
03:10On est capable d'envoyer des milliards à l'étranger mais pour les Français il n'y en a pas.
03:14Et le drame absolu c'est qu'on n'a rien retenu.
03:16Quand on a eu le Covid, tout venait de Chine, on a eu des problèmes, des ruptures de masques et
03:21autres.
03:21Là, si on a des ruptures dans l'alimentation, que les rayons sont vides, je ne sais pas quelle va
03:25être la réaction de la population.
03:28Donc il faut soutenir l'agriculture française.
03:29On a eu des crues énormes cet hiver, on ne peut pas stocker l'eau, il n'y a qu
03:33'à l'Otégaronne.
03:33Parce que nous, à l'Otégaronne, on est un petit peu les derniers Gaulois, mais c'est impossible.
03:40On a une administration qui est à Thion, on a un État qui soit disant nouvelle, mais il nous faut
03:44que des normes dans tous les sens.
03:46C'est très compliqué.
03:47Moi, j'ai fait des fraises, on a un cahier de culture à remplir tous les jours.
03:50Tous les jours, je remplis ce que j'ai fait.
03:51On a ramassé là, tel endroit, le traitement que j'ai fait, le machin, le ci et là.
03:56Tout est comme ça.
03:57On garde des canards tous les matins, on remarque ce qu'on fait.
04:00Le soir, on remarque ce qu'on fait.
04:02C'est impossible, quoi.
04:03C'est impossible.
04:04On va revenir dans un instant sur les propositions de Annie Gennevarin, la ministre de l'Agriculteur.
04:08Philippe Lilloux.
04:09Je suis, sur le plan de la méthode, je suis très réservé sur la manière dont la politique française accumule
04:18les priorités.
04:20Je veux dire, il n'y a pas un domaine qui nous touche de près ou de loin,
04:25qui ne devienne une priorité, comme si le fait de l'éditer prioritaire allait régler le problème.
04:32Deuxième élément, moi, j'aimerais qu'un gouvernement attentif à ce qui se passe
04:37n'attende pas qu'on décrète la priorité pour s'occuper, à l'évidence, des agriculteurs
04:43qui subissent les effets d'une canicule, je crois qu'on n'a jamais connue.
04:48Et donc, c'est évident que ça doit être une priorité.
04:51Et il faudra qu'Annie Gennevarin le concrétise très vigoureusement dans les faits.
04:57Je ne sais pas le détail de ce qu'elle prévoit, mais il est évident qu'il faut faire beaucoup
05:03pour les agriculteurs.
05:04Non mais notre ami Paul, je vais être très bref, met le doigt là où ça fait mal.
05:09Rappelez-vous les crues qu'il y a eu en Valais-de-Garonne l'hiver dernier.
05:14Les gens avaient de l'eau jusqu'au premier étage de leur maison.
05:17On aurait pu mettre en route depuis des années des retenues d'eau,
05:21comme on aurait dû mettre des méga-bassines qui permettent de faire du stock d'eau.
05:24Mais les écolos, et les écolos les plus extrêmes,
05:28avec le soutien d'ailleurs des écologistes qui sont au Parlement,
05:32ont tout cassé à Sainte-Solines, vous l'avez vu comme moi,
05:35brûlé des voitures de police, agressé des policiers, etc.
05:38Et on a capitulé sur tout.
05:40Donc c'est génial, on a des moyens de se protéger, mais on ne les fait pas.
05:44Et après, il faut payer des impôts pour rattraper les choses qu'on aurait dû faire,
05:47mais qu'on n'a pas faites.
05:48Mais une fois de plus, on est chez les dingues.
05:50Catherine Ouvras ?
05:51Oui, il faut absolument aider les agriculteurs, parce que c'est le nerf de la guerre.
05:55Le problème, c'est que la France n'est pas un arbre à fric.
05:57C'est ça le problème.
05:59Et aujourd'hui, on est tellement endettés que qui doit-on aider en premier ?
06:02Comment ça se passe ? Quels sont les budgets ?
06:04Je ne sais pas si quelqu'un a une idée d'un budget, par exemple,
06:07pour que les agriculteurs soient heureux ?
06:09Moi, je n'ai pas ce budget-là, ça serait intéressant qu'on nous donne.
06:11C'est vrai qu'on entend tout.
06:12On ne sait jamais où on va.
06:14N'importe quoi.
06:15L'attention sur l'eau, par exemple.
06:17Je sais qu'il y a des propositions qui sont faites par la ministre.
06:20L'eau, la sécheresse, ce n'est pas d'hier.
06:23Donc à chaque fois, on a l'impression que c'est le lapin dans les fards.
06:25Oui, mais on découvre, on ne s'est jamais organisé.
06:27Et en effet, dès qu'il y a une solution, méga-bassine ou autre, instantanément,
06:31on a des idéologues et des politiciens qui débarquent comme...
06:36Philippe, tu viens de dire...
06:37Oui, les écolos, certains sont excités, d'autres...
06:42Non, mais là, c'est les plus radicaux, mais avec le soutien de ceux qui...
06:45Mais ils sont tous radicaux.
06:46Oui, mais c'est vrai, c'est vrai.
06:47Ce sont tous des dingues, il faut quand même dire la vérité.
06:50Donc voilà, à chaque fois qu'on a une solution à mettre en œuvre, on ne peut pas.
06:56Et comme en plus, ça c'est mon pardon, mais c'est ce que je répète en permanence,
07:00les hommes politiques, nos hommes politiques n'ont aucune espèce de courage,
07:04et bien personne ne prend le coteau roue par les cornes pour dire à partir de maintenant
07:07que ça sera comme ça, on va faire des méga-bassines, on va prendre tel sujet par les cornes,
07:12et on se... comment dirais-je, on s'arrange en amont pour qu'il n'y ait pas de catastrophe.
07:19Rien n'est géré en amont.
07:21Le pire, c'est que c'est une minorité très agissante qui fait peur à tout le monde.
07:26Qui mieux qu'un agriculteur connaît ce nom qu'il a besoin ?
07:31Et c'est ça qui est important, c'est pour ça qu'il faut les écouter.
07:33Martine est avec nous au 0826 300 300.
07:36Bonsoir Martine.
07:37Oui, bonsoir, bonsoir à tous.
07:38Bonsoir.
07:39Bonsoir.
07:40Et je... alors voilà, je rejoins moi Paul complètement,
07:44parce que le problème de la France, c'est que quelque part ça ne gère pas les priorités.
07:48Alors ça commence à léger.
07:50Quand on est... voilà, quand on est dans la mouise, je... voilà, je vais être poli.
07:55Moi j'étais dans l'Aude hier du côté de Bruissant.
08:00Ce qui se passe, c'est une catastrophe.
08:01On a perdu 900 hectares.
08:04Entre l'Aude, l'Hérault, ça brûle de partout.
08:07Là aujourd'hui, moi je suis revenue, ça brûle entre Hague, des Vias.
08:10Donc on a des départs de feu de partout.
08:14Et les agriculteurs, évidemment, mais tout à fait pareil,
08:17les agriculteurs ne sont pas une priorité en France.
08:21Oui, alors que ça l'était, il y a quelques années quand même.
08:24Parce que l'Europe a décidé une fois pour toutes, c'est tout, on en revient toujours au même problème.
08:29L'Europe a décidé une fois pour toutes que les agriculteurs allaient être les grands sacrifiés.
08:33On va produire quelque part ailleurs, mais pas ici.
08:35Au Brésil, en Argentine, en France.
08:39Le monde est un village, alors maintenant, les ventilateurs ça vient de Chine,
08:43la viande ça vient du Brésil, ils ont décidé melon d'Espagne,
08:48ils ont décidé ça comme ça.
08:49Donc les agriculteurs sont les sacrifiés.
08:51C'est dramatique.
08:52Mais si vous regardez bien, madame, la réalité c'est que tout est devenu une priorité.
08:56Et mon cœur va aux agriculteurs, mais comme l'État s'effondre,
09:00notre État s'effondre, l'école est une priorité, le primaire est une priorité,
09:05regardez les viols d'enfants, la défense est une priorité,
09:09la justice est une priorité, tout parce que l'État est en train de foutre le camp,
09:15on est en train de s'effondrer.
09:18C'est étonnant tout de même, parce que pour quelqu'un qui ne connaît pas parfaitement le milieu agricole,
09:24on pourrait dire qu'on s'intéresse beaucoup à l'agriculture.
09:28On en parle beaucoup, et apparemment, elle réclame des choses concrètes qu'on ne lui donne pas.
09:35Paul est avec nous.
09:36Paul, est-ce que vous allez avoir du déchet, si je puis m'exprimer ainsi ?
09:40Est-ce que vous allez avoir des pertes, par exemple ?
09:45Moi, je ne compense au mieux, parce que moi j'ai 63 ans, on a quand même un peu d
09:49'expérience.
09:50Donc moi j'ai plus de personnel qui m'en faut,
09:52ce qui permet qu'on récolte nos fraises en moins de temps.
09:55On ne travaille que 4 heures, admittons, le matin.
09:58Moi j'ai 7 personnes, là où il ne m'en faudrait que 4.
10:01Ça me coûte plus cher.
10:02Mais bon, on arrive à faire face.
10:04Ensuite, les récoltes extérieures, moi j'ai du maïs, donc on irrigue, on a encore de l'eau pour nos
10:08mains.
10:09Le gros drame de l'agriculture, c'est qu'on a perdu le lien avec les consommateurs des villes et
10:14autres,
10:15parce qu'il y a beaucoup de gens qui doivent penser que les légumes et tout ça, ça pousse dans
10:18les rayons de supermarché.
10:19Il faudrait qu'ils viennent le voir dans les campagnes.
10:21Et ça se faisait autrefois dans les écoles.
10:24Et aujourd'hui, je pense qu'il faut retisser ce lien.
10:26Il faudrait que dans le parcours scolaire, il y ait un jardin d'initiation,
10:30aller voir dans les campagnes, visiter un verger de pommes, goûter des pommes,
10:33aller voir une serre de fraises, aller voir en élevage de thon, de vaches et autres.
10:37Et ça retisserait du lien et ça remettrait un petit peu les priorités,
10:42parce que l'agriculture, c'est nécessaire.
10:44Parce qu'aujourd'hui, les produits étrangers importés ne sont pas chers,
10:46parce que nous, on est encore là.
10:47Mais le jour où nous, on n'est plus là, qu'on ne produit plus,
10:50on sera obligé d'acheter à l'étranger, on va payer très cher l'alimentation.
10:54Et ça, les politiques, je ne sais pas s'ils en sont conscients.
10:56Aujourd'hui, il faudrait un plan massif d'installation de jeunes.
10:59Tous ces jeunes désœuvrés, envoyez-les dans les campagnes,
11:03voir un peu, on a des gens qui ont une passion.
11:05Moi, je suis impressionné, on a des gens qui sont installés,
11:07des gens étrangers, des Marocains, des Polonais qui sont installés à l'hôtel.
11:13On a qui produisent et qui arrivent à faire des très bons travails.
11:15Et ce n'étaient pas des gens qui étaient dans l'univers d'école.
11:19Paul, je peux vous poser une question ?
11:21Vous travaillez combien d'heures par jour ?
11:24Là, aujourd'hui, je vais vous dire franchement,
11:26on commence à 5h le matin, mon épouse commence à 4h pour gaver les canards,
11:29moi, je commence à 5h, je suis un peu plus feignant, je suis un peu plus vieux.
11:32Et on finit à 22h, à peu près, 22h30.
11:34Et est-ce que vous gagnez votre vie ?
11:37Moi, j'arrive à gagner ma vie, mais on ne compte pas les heures,
11:40parce que si on voulait se rémunérer, par exemple au SMIC,
11:42vu le nombre d'heures qu'on fait,
11:44on ne gagnerait pas notre vie.
11:46Moi, je gagne ma vie, parce qu'on est un fan de carrière, je vais dire.
11:49Donc, notre outre-outil est amorti,
11:51contrairement à un jeune qui vient de s'installer aujourd'hui,
11:54qui a acheté des terres, qui a acheté des outils, des ateliers,
11:58qui a énormément d'argent à rembourser.
12:00Aujourd'hui, les seules propositions de l'État, c'est des prêts.
12:02Aujourd'hui, les prêts, on en a trop.
12:03Enfin, moi, je n'en prends pas le prêt.
12:06Mais les jeunes en ont déjà trop.
12:08Les jeunes en ont déjà trop, donc ils font rouler les prêts.
12:11Mais c'est un petit peu le problème de la dette de la France, quoi.
12:13On augmente la dette, on augmente la tête, on fait rouler,
12:16on fait un prêt pour rembourser le prêt d'avant, et ainsi de suite.
12:18Ça ne tiendra pas.
12:19Aujourd'hui, il faut un plan massif pour l'agriculture française,
12:22c'est-à-dire la préférence nationale.
12:23Il faut que nos produits soient dans les rayons.
12:25Et que quand on est en saison d'abricots français, par exemple,
12:28les abricots étrangers, on les envoie ailleurs, quoi.
12:31Il faut vraiment jouer ça, quoi.
12:33Et ça, ça ne coûterait rien.
12:35Ça ne coûterait pas d'argent.
12:36Si les produits français étaient vendus aux consommateurs français,
12:40et qu'il y ait une rémunération correcte,
12:42on ne demanderait pas d'argent.
12:44Il n'y a pas besoin de l'État.
12:45Il suffit de produire et de vendre nos produits.
12:46C'est tout ce qu'on demande.
12:47En tout cas, quand vous allez dans les supermarchés,
12:49achetez en préférence les produits français, bien entendu,
12:53qui sont forcément de meilleure qualité.
12:55Merci, Paul, pour votre témoignage.
12:57Merci, Martine.
12:58Merci, Martine.
12:59Oui, bien sûr.
13:01Je vais essayer de péter deux, trois jambes à Philippe David,
13:04mais ça va être facile.
13:05Une petite publique.
13:06Ça nous restera toujours une petite blague.
13:10Le problème de Philippe David, c'est un peu un morpion sur une jambe.
13:13Je vous en ferai.
13:15Je dois dire que cette remarque est au poil.
13:20En tout cas, Paul, Marcine...
13:21Non, Maxime, pas là.
13:23Ah, si, surtout là.
13:24Ah, surtout là, oui.
13:25Merci, en tout cas, de votre témoignage.
13:27Vous restez avec nous dans quelques instants.
13:29Les seuls contre tous.
13:30Marie-Laure Buisson, vous nous dites qu'on ne contrôle vraiment un territoire
13:34que lorsqu'on en contrôle ses frontières.
13:40Et Catherine, vous me dites,
13:42je suis contre cette réglementation européenne
13:45qui impose une caméra infrarouge
13:47embarquée dans toutes les voitures neuves.
13:49Allez, on en parle dans un instant.
13:50On va tout de suite.
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