Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 13 heures
Emmanuel Macron qui veut faire son « échappée », Edouard Philippe accaparé par l’affaire Benalla, Frédéric Mitterrand qui s'assoupit, l'élue parisienne qui arrête de dire bonjour... Dans le podcast « Christian Prudhomme, vingt ans de frissons et de larmes », en ligne sur L'Equipe, le patron du Tour de France raconte ses meilleures anecdotes avec les femmes et hommes politiques de passage sur la Grande Boucle.

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Dans mon emploi du temps, bien évidemment que lorsque le président de la République vient, et le président de la
00:05République vient régulièrement depuis Nicolas Sarkozy en 2007,
00:07qu'il s'agisse de Nicolas Sarkozy, François Hollande ou Emmanuel Macron, qui viennent, j'ai envie de vous dire,
00:11le plus souvent possible et quasiment tous les ans,
00:14là bien évidemment que je dois partir plus tôt pour aller accueillir le président, pour aller là où est le
00:19point de rendez-vous.
00:20D'ailleurs, les toutes premières fois, il y avait une escouade de motos derrière moi, et on avait pris de
00:26l'avance pour assouvir une pause bien légitime et naturelle.
00:31On prend de l'avance, on l'a dit, non mais, alors personne ne voudrait juste être tranquille, 30 secondes
00:36s'il vous plaît.
00:37Emmanuel Macron est venu donc comme ministre de l'économie, est venu ensuite comme futur candidat à l'élection présidentielle,
00:44une étape qui passait par le col de paix ressourde, et qui se terminait donc à Luchon derrière.
00:49Au sommet, Quintana et Froome sont côte à côte, et Froome s'échappe à la surprise générale dans la descente,
00:53et au pied du podium, Emmanuel Macron me dit, moi aussi je vais faire mon échappée, et il se présente
00:57à la présidentielle qui suit.
00:59Vous en avez reçu beaucoup, des confidences comme celle-là pendant le Tour de France ?
01:03Non, je ne peux pas dire ça, enfin, oui, l'épisode d'Emmanuel Macron, oui, bien sûr, mais c'est
01:07unique.
01:07En revanche, j'ai vu des gens plus ou moins détendus.
01:10Édouard Philippe vient, Édouard Philippe qui nous avait accueillis comme maire du Havre, il vient, et c'est le jour
01:15de l'affaire Benalla.
01:16Inutile de vous dire qu'il était beaucoup au téléphone, et qu'il n'a pas spécialement parlé du Tour
01:21de France, alors qu'il était super content de venir.
01:22Y a-t-il des invités qui vous ont agacé ?
01:25Ça n'arrive pas vraiment, ça, parce que les gens sont très surpris.
01:27Je me souviens de Frédéric Mitterrand qui m'avait dit en arrivant, j'étais très content qu'il vienne, ministre
01:32de la Culture,
01:33et il me dit, ne m'en veuillez pas, mais j'ai passé la nuit dans l'avion, j'ai
01:38sans doute m'assoupir.
01:39Et donc, il s'est endormi. En revanche, quand il s'est réveillé, il n'a pas cessé de poser
01:44des questions.
01:44Il m'a dit, ce n'est pas du tout mon univers, mais on m'avait dit que le Tour
01:47de France, c'était bien plus grand que ce que je pensais moi,
01:49et de fait, je m'en rends compte, etc.
01:51Et en allant encore un peu plus loin, est-ce qu'il y a des invités qui n'avaient rien
01:55à faire là ?
01:56J'ai le souvenir d'une élue de la région parisienne dont je ne dirai pas le nom,
01:59et qui, au départ de l'étape, saluait les gens tout le temps, donc j'étais très content de voir
02:04ça,
02:04et puis tout d'un coup, elle s'est arrêtée, et je lui ai dit, vous avez froid,
02:07et elle m'a répondu, non, non, non, nous sommes sortis de la circonscription.
Commentaires

Recommandations