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  • il y a 2 jours
À LA UNE / Morts de la canicule : des chiffres en surchauffe
Une étude de l'Inserm de décembre 2003 faisait état de 15 000 décès liés à la canicule. En 2026, les estimations de Santé Publique France recensent 1 000 décès supplémentaires depuis le début de l'épisode caniculaire. La ministre de la Santé s'est ainsi dit « préoccupée » par les « décès à domicile ». Des élus écologistes affirment que la canicule pourrait faire jusqu'à 10 000 morts cet été. Interpellé à ce sujet lors des questions au gouvernement, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a fustigé un bilan « faux » et « scandaleux » de la part des écologistes.
Les vagues de fortes chaleurs successives de cet été 2026 laisseront-elles un bilan aussi lourd que celui de 2003 ?

Invités :
- Capitaine Marc-Antoine Rougeot, porte-parole de la Fédération des sapeurs-pompiers
- Abigael Debit, médecin urgentiste
- Yannick Neuder, député « Droite Républicaine » de l'Isère, ancien Ministre de la santé
- Géraldine Zamansky, journaliste au Magazine de la Santé

Chroniques :
« Quelle histoire ! » : mort de Victor Willis, Trump ne chantera plus YMCA ? par Olivier Ravanello
« Le chiffre du jour » : par Fanny Guinochet

LA QUESTION QUI FÂCHE / Petits colis : la nouvelle taxe sera-t-elle la bonne ?
La taxe de 2 euros sur les petits colis, mise en place en mars 2026, est suspendue au profit d'un droit de douane européen. Les colis chinois commandés sur les plateformes en ligne comme Shein, Temu ou AliExpress continuent d'inonder les aéroports européens et français. À l'échelle européenne, ce sont 4,6 milliards de petits colis livrés en 2024, soit 12 millions par jour. La taxe nationale laisse désormais place à une régulation au niveau européen grâce à la création d'un nouveau droit de douane. Dans un rapport de 2025, l'UFC-Que Choisir fait état de 69 % de produits testés en provenance de Temu et SheIn qui ne répondaient pas aux normes de l'Union européenne, dont 57 % qui faisaient courir un risque d'intoxication, d'allergie, d'étouffement, de brûlure ou d'incendie à leurs utilisateurs.
L'échelle européenne est-elle plus adaptée pour réguler la multiplication de ces colis venus de Chine ?

Invités :
- Anne-Cécile Violland, députée « Horizons » de Haute-Savoie
- Matthias Renault, député « Rassemblement National » de la Somme
- Fanny Guinochet, journaliste économique

« Bourbon express » par Marco Paumier

Catégorie

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News
Transcription
00:00:05Musique
00:00:24Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:27Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité.
00:00:30Et de débats en direct de l'Assemblée Nationale avec pour m'accompagner ce soir Olivier Ravanello.
00:00:34Bonsoir Olivier.
00:00:35Bonsoir.
00:00:36Vous allez bien ?
00:00:36Très bien.
00:00:37A la une ce soir, question entre deux canicules.
00:00:40Question sur le bilan sanitaire de la chaleur exceptionnelle de la semaine dernière.
00:00:44Santé publique France fait état d'environ 1000 morts supplémentaires.
00:00:49Les écologistes avancent un chiffre qui a fait bondir Sébastien Lecornu hier à l'Assemblée Nationale.
00:00:56D'où sortez-vous ce bilan de 10 000 morts ?
00:01:00Un bilan humain qui est faux, c'est scandaleux, c'est indigne.
00:01:05Alors de 1000 à 10 000, la fourchette est large, mais les soignants eux continuent d'être sous très forte
00:01:10pression.
00:01:10Et ils redoutent davantage de décès dans les prochains jours.
00:01:13« Canicule, l'impossible bilan ».
00:01:15On en parle ce soir avec vous Yannick Noderre.
00:01:17Bonsoir.
00:01:18Bonsoir.
00:01:18Vous êtes député LR de l'ISER, vous êtes cardiologue et vous avez été ministre de la Santé jusqu'en
00:01:23décembre dernier.
00:01:24Merci d'être là aux côtés d'Abigail Déby.
00:01:26Bonsoir.
00:01:27Bonsoir.
00:01:27Médecin urgentiste à Brissure-Marne, également chroniqueux sur France 2.
00:01:31Merci de votre présence ce soir.
00:01:32Et je salue le capitaine Marc-Antoine Rougeau.
00:01:35Bonsoir capitaine, porte-parole de la Fédération française des sapeurs-pompiers.
00:01:40Merci de votre présence également.
00:01:41Et Géraldine Zamanski est là aussi, journaliste au magazine de la Santé sur France 5.
00:01:45Bonsoir, chère Géraldine.
00:01:47Bonsoir.
00:01:48Quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir, Olivier ?
00:01:50La disparition de Victor Willis, c'était le leader des Village People.
00:01:55A priori, tous les opposés avec Trump.
00:01:57Sauf que Trump a utilisé leur morceau emblématique, YMCA.
00:02:01Et au final, ils ont fini très bons amis.
00:02:04Vous vous raconterz comment ?
00:02:05Dans la deuxième partie de chaque voix qu'on te place à la question qui fâche,
00:02:08la France remballe sa taxe petit colis parce que la taxe européenne entre en vigueur aujourd'hui.
00:02:13Va-t-elle aussi faire pchit, la taxe européenne ?
00:02:15On en parlera tout à l'heure avec Anne-Cécile Violent, qui est députée Horizon de Haute-Savoie.
00:02:19Mathias Renaud, députée RN de la Somme.
00:02:22Et Fanny Guinochet, journaliste éco à France Info, sera également là.
00:02:26Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos remarques.
00:02:29Vous flashez le QR code qui est là.
00:02:31Et Olivier Ravanello nous transmet vos questions en plateau.
00:02:34Bourbon Express aussi à suivre tout à l'heure, le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pommier
00:02:38qui revient notamment sur la polémique autour des dates de l'élection présidentielle de 2027.
00:02:43Vous verrez ça.
00:02:44Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:46Installez-vous confortablement, chaque voix qu'on te sait partir.
00:02:56Le répit sera de courte durée.
00:02:58Les températures ont à peine commencé à descendre légèrement en France
00:03:00que déjà, Météo France annonce à partir de ce week-end
00:03:03un troisième épisode de forte chaleur en à peine un mois.
00:03:07Une nouvelle fournaise alors que les organismes et les infrastructures sont déjà éprouvés
00:03:12et que le bilan sanitaire évolue et s'alourdit de jour en jour.
00:03:16Nicolas Fleury.
00:03:23Des décès en hausse, des funérariums débordés.
00:03:28Près de Fontainebleau, ce gérant de pompes funèbres est en première ligne
00:03:31pour constater la surmortalité due à la canicule.
00:03:35On est en saturation.
00:03:37Il y a sans arrêt des demandes depuis la fin de la semaine dernière
00:03:40pour que des personnes puissent venir dans une chambre funéraire.
00:03:43Et malheureusement, toutes les places sont prises.
00:03:46La canicule inédite du mois de juin a causé au moins 1000 décès,
00:03:50dont les trois quarts sont des personnes de plus de 75 ans,
00:03:53selon Santé publique France.
00:03:55De premières estimations au cœur d'une bataille de chiffres hier dans l'hémicycle,
00:04:00alors que la présidente du groupe écologiste et sociale interpelle le Premier ministre.
00:04:05Sous votre gouvernement, la canicule s'est transformée en violence politique.
00:04:09C'est la première fois que je sors de mes gonds parce que mon dernier argument est celui-ci.
00:04:14D'où sortez-vous ce bilan de 10 000 morts,
00:04:18sur lesquels vous et les vôtres sont allés sur les plateaux de télévision
00:04:21depuis maintenant plus de trois jours en établissant un bilan humain qui est faux ?
00:04:27C'est scandaleux !
00:04:28Visée notamment la députée Sandrine Rousseau, qui s'explique ce matin.
00:04:32J'ai dit, je ne sais pas, on va atteindre peut-être les 10 000 morts.
00:04:36Mais l'année dernière, il y a eu 5 700 morts.
00:04:40Là, tous les spécialistes disent que c'est plus que l'année dernière.
00:04:42Sébastien Lecornu le reconnaît lui-même.
00:04:44Donc c'est une évaluation au bois mouillé que vous avez faite.
00:04:46Mais je vais vous dire, j'espère avoir tort.
00:04:48Alors, quelle mortalité attribuée à la canicule ?
00:04:51Une chose est sûre, selon le député Philippe Juvin,
00:04:54qui dirige un service d'urgence,
00:04:56le bilan provisoire de Santé publique France est sous-évalué.
00:04:59Ils se réfèrent, ils le disent eux-mêmes, au certificat électronique de décès.
00:05:03Or, la majorité des morts étant à domicile,
00:05:05et comme ce sont ceux qui sont le moins dans les certificats électroniques,
00:05:09on a probablement une sous-estimation,
00:05:11mais pas du niveau de Mme Châtelain.
00:05:14Le bilan de cette canicule devrait rester moindre
00:05:17que pour celle de 2003.
00:05:19On dénombrait alors 15 000 morts.
00:05:22Santé publique France doit publier de nouvelles estimations ce vendredi.
00:05:27Et en attendant, ce soir nous parvient un nouveau bulletin sanitaire
00:05:30des autorités françaises,
00:05:32qui s'appuie sur des chiffres des urgences et de SOS médecins.
00:05:35On va détailler ces chiffres dans un instant,
00:05:37mais Abigail Débiche, je voulais d'abord vous demander si ça va.
00:05:39Est-ce que l'hôpital tient ?
00:05:41J'ai envie de dire oui et non.
00:05:44Dans le oui, il y a une sorte d'hommage à tous mes collègues,
00:05:47à tous les soignants, qui tiennent en fait, crise après crise,
00:05:50depuis toutes ces années,
00:05:51dans un hôpital public qui est en grande souffrance.
00:05:53Donc on a vécu le Covid, on a vécu aussi le post-Covid
00:05:57et toutes ces promesses non tenues.
00:05:58On tient aussi avec les épidémies de grippe, les triples épidémies.
00:06:02Et puis maintenant, avec ces épidotes de chaleur extrême
00:06:04qui nous éprouvent, nous aussi, en tant que soignants.
00:06:07Donc nous, on tient,
00:06:09parce que les soignants sont résilients, courageux,
00:06:12ils sont inventifs, ils sont déterminés,
00:06:14ils aiment leur métier,
00:06:15ils ont envie de l'exercer dans de bonnes conditions.
00:06:16Et non, ça ne va pas,
00:06:17parce que l'hôpital public subit une crise permanente
00:06:21et dans un état de décrépitude qui est insoutenable.
00:06:24Je vais vous poser la question sur votre hôpital.
00:06:26Vous exercez à l'hôpital Sainte-Camie à Brissure-Marne,
00:06:29c'est ça, dans le Val-de-Marne.
00:06:30Comment vous l'avez vécu, cette semaine de canicule,
00:06:32vous, dans votre hôpital ?
00:06:34Je l'ai vécu extrêmement difficilement,
00:06:37comme tous mes collègues,
00:06:38et puis surtout comme tous les patients.
00:06:39Samedi matin, par exemple,
00:06:40je suis arrivée pour commencer une garde de 24 heures.
00:06:42Il y avait 45 patients dans les couloirs,
00:06:45sur des brancards.
00:06:47Certains attendent maintenant 3 jours
00:06:49sur des brancards dans des couloirs,
00:06:51donc sous les néons,
00:06:52dans des conditions d'accueil qui sont catastrophiques.
00:06:55Il faut vraiment imaginer ce que c'est
00:06:56de rester 3 jours sur un brancard.
00:06:58Un lit d'hospitalisation qu'ils ne vont jamais avoir.
00:07:01On a ouvert des unités canicules qui sont pleines.
00:07:05Moi, le matin, avant de prendre ma garde de nuit,
00:07:08j'ai commencé par faire la visite
00:07:09dans notre service d'aval des urgences.
00:07:1013 lits, 13 lits occupés par des patients
00:07:13qui avaient un coup de chaleur,
00:07:15plus ou moins grave.
00:07:16Certains sont décédés.
00:07:17La moyenne d'âge était à plus de 85 ans.
00:07:19C'est ça, j'allais vous demander
00:07:20quel est le profil des patients
00:07:21que vous avez vu arriver pendant une semaine
00:07:22et peut-être que vous voyez encore arriver aujourd'hui.
00:07:25C'est des personnes âgées essentiellement ?
00:07:26Essentiellement, pas que,
00:07:27mais c'est vrai que les personnes âgées
00:07:29représentent presque 2 tiers de nos hospitalisations.
00:07:32Là, le nombre de passages de consultations
00:07:34de personnes de plus de 75 ans a doublé.
00:07:37Notre besoin en lit d'hospitalisation,
00:07:39sachant qu'on n'a jamais assez de lits,
00:07:41c'est plus 15% aussi, donc on ne les a pas.
00:07:43Donc effectivement, c'est des patients âgés,
00:07:45très fragiles.
00:07:46Je vous dis, la moyenne d'âge est de plus de 85 ans.
00:07:48Nos décès aussi, c'est principalement des personnes âgées,
00:07:51mais pas que, des gens qui ont aussi des comorbidités,
00:07:53des pathologies chroniques.
00:07:54Il y a aussi toute la souffrance psychique que ça engendre.
00:07:58Patients qui ont des troubles psychiatriques
00:07:59et puis des gens qui ont toute une corde de pathologies
00:08:01très variées aussi.
00:08:03Ce soir, on parle du bilan de cette canicule.
00:08:05Quand on parle d'un mort de la chaleur,
00:08:07on parle de quelle cause de décès ?
00:08:09Alors, il y a ce dont on parle de plus en plus aujourd'hui,
00:08:12qui était quand même assez mal connu jusqu'ici,
00:08:14finalement, qui était le coût de chaleur,
00:08:16qui est la version quand les capacités de notre corps
00:08:18à réguler la température sont dépassées.
00:08:20Et donc, on cumule une température à plus de 40 degrés
00:08:23qui ne redescend pas et des signes neurologiques
00:08:26qui peuvent aller jusqu'au coma.
00:08:27Et ça, on sait que chaque minute compte
00:08:29dans la prise en charge, je pense que vous confirmerez.
00:08:32Donc ça, c'est le coût de chaleur.
00:08:33Mais il n'y a pas que ça, en fait.
00:08:34Il y a aussi toutes les pathologies chroniques
00:08:37qui peuvent décompenser,
00:08:37puisque la chaleur extrême met le corps...
00:08:39On a beaucoup entendu ce mot, la décompensation.
00:08:41La décompensation, c'est...
00:08:43C'est quoi ?
00:08:43En fait, c'est le fait que la chaleur extrême
00:08:47met le corps à rude épreuve.
00:08:49Et tous les organes, en fait, vont finir par souffrir
00:08:51quand les températures restent trop élevées.
00:08:54Et au bout d'un moment,
00:08:55si vous avez une pathologie respiratoire,
00:08:58cardiaque, inflammatoire, un cancer,
00:09:00une insuffisance rénale,
00:09:01tout ça, ça peut décompenser aussi.
00:09:02Yannick Noder, vous qui êtes cardiologue,
00:09:04la décompensation ?
00:09:05La décompensation, en fait,
00:09:06c'est souvent des patients
00:09:08qui ont porteur d'une maladie,
00:09:10alors moi, je vais parler du cœur,
00:09:11d'une insuffisance cardiaque,
00:09:12qui est compensée,
00:09:13c'est-à-dire qu'ils ont une insuffisance cardiaque,
00:09:15leur ventricule est insuffisant,
00:09:17comme une insuffisance rénale
00:09:18où leur rein fonctionne pas suffisamment,
00:09:21mais dans des conditions normales,
00:09:23entre guillemets, ça passe.
00:09:24Par contre, dans des conditions extrêmes,
00:09:26avec une exposition à la chaleur,
00:09:28si on prend, par exemple,
00:09:29le cœur ou le rein,
00:09:31ou les problèmes respiratoires,
00:09:32eh bien, augmentation pour refroidir le cœur,
00:09:35augmentation de la fréquence cardiaque,
00:09:36augmentation du débit cardiaque,
00:09:38on consomme plus d'oxygène,
00:09:41le cœur souffre,
00:09:42et on a plus de problèmes cardiaques,
00:09:44plus d'infarctus,
00:09:45plus d'arrêts cardiaques,
00:09:47au niveau rénal, pareil,
00:09:48plus des difficultés d'hydratation,
00:09:50une poussée d'insuffisance rénale augmente,
00:09:52et tout ça sur la même personne
00:09:55qui est souvent âgée
00:09:57conduit plus rapidement à son décès.
00:09:59Je vous parlais tout à l'heure
00:10:00des chiffres qui sont publiés ce soir
00:10:01par les autorités sanitaires françaises.
00:10:03Du côté des urgences,
00:10:05elles ont noté sur toute la France
00:10:06une très forte hausse des passages
00:10:08pour hyperthermie,
00:10:09ce dont vous parliez,
00:10:10plus 715%.
00:10:11Alors, c'est un chiffre qui paraît impressionnant,
00:10:13mais en fait, il part de zéro.
00:10:16Oui, par définition,
00:10:17l'hyperthermie,
00:10:18c'est vraiment en cas de chaleur extrême.
00:10:20On le voit aussi quand on fait un effort physique,
00:10:22maintenant avec la multiplication,
00:10:24par exemple, des marathons,
00:10:25des ultra-trails,
00:10:25il y a l'hyperthermie aussi d'efforts,
00:10:27et puis il y a l'hyperthermie environnementale
00:10:29quand la chaleur est très importante.
00:10:30Et le chiffre le plus terrible
00:10:31de ce bulletin sanitaire,
00:10:33c'est celui de SOS Médecins,
00:10:35qui annonce une augmentation
00:10:36de 85% des décès
00:10:38chez les 75 ans et plus
00:10:40entre le 22 et le 28 juin
00:10:42au pic de la canicule.
00:10:44Capitaine Rougeau,
00:10:45je voudrais vous entendre
00:10:46sur ce que vivent les pompiers
00:10:47depuis 10 jours.
00:10:48D'abord, en quoi ont consisté
00:10:49vos interventions ?
00:10:50Alors, effectivement,
00:10:51on a aussi eu l'ensemble
00:10:52des services d'incendie
00:10:53et de secours de France
00:10:54qui ont été particulièrement mobilisés
00:10:56pendant l'événement.
00:10:57On recense, en fonction des endroits
00:11:00sur le territoire national,
00:11:01entre 40 et 60% d'augmentation
00:11:03de l'activité pour secours à personne,
00:11:05activité qui représente déjà
00:11:0780 à 87% de notre activité quotidienne.
00:11:13Donc, on est fortement impacté.
00:11:16On est sur les régions les plus urbanisées.
00:11:19Je pense à la plaque parisienne
00:11:20à presque un doublement
00:11:21de nos interventions.
00:11:23Plus de 100%.
00:11:23Oui, plus de 100%
00:11:24sur les deux jours
00:11:25les plus critiques
00:11:26en milieu de semaine.
00:11:27Et certains services départementaux,
00:11:28dont celui dans lequel je sers,
00:11:30ont connu sur la journée de mercredi,
00:11:31par exemple,
00:11:32leur journée à plus forte activité
00:11:33de secours aux personnes
00:11:35de l'histoire statistique du service.
00:11:37Donc, il y a effectivement
00:11:39une tendance nette
00:11:41qui impacte nos services,
00:11:42qui impacte la capacité de réponse.
00:11:44Tout en sachant,
00:11:45il est difficile pour nous,
00:11:47en tant que primo-intervenant
00:11:48sur le terrain,
00:11:49comme vous le disiez, docteur,
00:11:50d'imputer précisément
00:11:51telle ou telle intervention
00:11:52à la canicule,
00:11:53puisqu'il y a un certain
00:11:54nombre de facteurs de risque.
00:11:55Mais en tout cas,
00:11:56la tendance opérationnelle
00:11:57est très nette
00:11:57et suit tout à fait
00:11:59l'augmentation des températures.
00:12:01La ministre de la Santé
00:12:02redoutait le week-end dernier
00:12:04que l'on retrouve cette semaine
00:12:05des personnes décédées
00:12:06chez elle,
00:12:07toutes seules
00:12:08et qu'on découvre
00:12:09après que la gardienne
00:12:10ou un voisin
00:12:11a appelé les pompiers.
00:12:13Est-ce que c'est ce que vous vivez
00:12:14en ce moment,
00:12:15cette semaine-là ?
00:12:16On y est également confronté
00:12:18d'expériences des collègues
00:12:19puisque je n'ai pas personnellement
00:12:20vécu 2003
00:12:21dans une moindre mesure
00:12:22que 2003.
00:12:23Vous êtes trop jeune.
00:12:23Oui, tout à fait.
00:12:26Dans une moindre mesure
00:12:27que 2003.
00:12:28On pense quand même
00:12:29que la population
00:12:29est un peu plus résiliente
00:12:31sur ce point.
00:12:32L'évolution des moyens
00:12:33de communication peut-être
00:12:34font qu'on est peut-être
00:12:35un peu plus attentif
00:12:35plus facilement,
00:12:37en tout cas,
00:12:37attentif à nos aînés
00:12:39et à l'isolement.
00:12:40Mais on y est toujours confronté
00:12:41et un des premiers messages
00:12:42qu'on peut passer
00:12:43sur le plateau ce soir,
00:12:44c'est effectivement ça.
00:12:46La lutte contre l'isolement,
00:12:47la prise de nouvelles
00:12:49par rapport aux personnes
00:12:50âgées ou vulnérables.
00:12:51Et ça,
00:12:52les collectivités locales
00:12:53ont aussi mis en œuvre
00:12:54un certain nombre de mesures.
00:12:55dans les territoires.
00:12:56Et pourtant,
00:12:57SOS médecins dit
00:12:58plus 85% de décès
00:13:00constatés
00:13:00chez les 75 ans et plus.
00:13:02Donc,
00:13:02SOS médecins,
00:13:02c'est des personnes
00:13:03qui viennent constater
00:13:04des décès
00:13:05à domicile.
00:13:06Tout à fait.
00:13:07Tout à fait,
00:13:07puisque c'est à domicile
00:13:08qu'on intervient principalement.
00:13:10On a triplé
00:13:11nos interventions
00:13:11pour un cardio-respiratoire
00:13:12sur la période caniculaire.
00:13:13Donc,
00:13:14on y est confronté
00:13:15et on est sursollicité
00:13:17pour ça.
00:13:17C'est là que la comparaison
00:13:18avec 2003
00:13:19n'est plus pertinente
00:13:20parce que 2003,
00:13:20on avait identifié
00:13:21les EHPAD.
00:13:23Là,
00:13:23on a l'impression
00:13:24que là où sont morts
00:13:25les gens,
00:13:25c'est chez eux,
00:13:26Yannick Noder.
00:13:27Oui,
00:13:27je pense que
00:13:28je crois que
00:13:29les collectivités locales
00:13:31avec les centres communaux
00:13:32d'action sociale
00:13:33ont des listes
00:13:34des personnes fragiles.
00:13:36Après,
00:13:37ça n'évite pas
00:13:38d'avoir ce recensement
00:13:39des personnes
00:13:40qu'une personne fragile
00:13:41avec des comorbidités
00:13:42comme ma collègue
00:13:43vient de le dire
00:13:44puisse décéder.
00:13:45Après,
00:13:46il y a les plans bleus
00:13:46dans les EHPAD,
00:13:47il y a les plans hors sec,
00:13:48donc il y a différents plans
00:13:49mais le domicile
00:13:51reste quand même
00:13:53le principal lieu,
00:13:54donc d'où
00:13:54la solidarité nationale,
00:13:56c'est l'affaire de tous
00:13:57de s'enquérir
00:13:58autour de soi
00:13:59que les personnes isolées
00:14:00dans sa famille,
00:14:01dans son voisinage,
00:14:02on puisse stocker
00:14:04et puis surtout,
00:14:04attention,
00:14:05dans les chiffres,
00:14:06il y a des polémiques
00:14:07sur les chiffres.
00:14:08Un décès à l'hôpital
00:14:09remonte très vite,
00:14:1080% des décès
00:14:13remontent à l'hôpital
00:14:14très vite,
00:14:15près de la moitié
00:14:16au niveau des EHPAD
00:14:17et que 25%
00:14:18au niveau des domiciles,
00:14:20donc il y a une cinétique
00:14:22de la remontée
00:14:23des décès,
00:14:24des certificats,
00:14:25c'est pour ça qu'il faut
00:14:26être extrêmement prudent
00:14:27sur l'interprétation
00:14:28des chiffres.
00:14:28Vous avez compris
00:14:29que ça fasse sortir
00:14:31Sébastien Lecornu
00:14:32de Ségon hier ?
00:14:33Mais je crois que ça fait sortir
00:14:36tout le monde.
00:14:38Moi, déjà,
00:14:38je pense qu'il faut avoir
00:14:39une pensée quand même forte
00:14:40pour tous les soignants,
00:14:42les sapeurs-pompiers,
00:14:43la sécurité civile
00:14:44qui, comme d'habitude,
00:14:46dans les différentes crises,
00:14:47que ce soit les périodes
00:14:49de grippe,
00:14:49les canicules,
00:14:50tiennent bon.
00:14:51Après, moi,
00:14:51ce qui me fait surtout sortir
00:14:52de mes gonds,
00:14:54c'est qu'en fait,
00:14:54on ne parle de santé
00:14:56que pendant les crises
00:14:57et qu'il faudrait...
00:14:58Et au moment...
00:14:58Non, regardez,
00:14:59on a choisi aujourd'hui
00:15:00où il fait plus frais
00:15:00pour en parler.
00:15:01Oui, mais ce que je veux dire
00:15:02par là, c'est qu'on applaudit
00:15:05nos acteurs,
00:15:06nos soignants,
00:15:07nos pompiers,
00:15:08nos secrétés civiles
00:15:08à chaque crise,
00:15:10à chaque moment.
00:15:11Par contre,
00:15:11on ne parle des moyens
00:15:13et des sujets
00:15:14que lors du PLFSS,
00:15:15du projet budgétaire.
00:15:17Donc tout ça,
00:15:17ça plaide quand même
00:15:18pour un vrai choc
00:15:20de réorganisation
00:15:21de nos services.
00:15:22Et c'est vrai
00:15:23qu'avec les budgets
00:15:25qui étaient prévus,
00:15:26on voit bien
00:15:26qu'on ne peut pas
00:15:28restructurer correctement
00:15:29à long terme
00:15:31nos structures.
00:15:32donc il y a un problème
00:15:33de fond.
00:15:33C'est-à-dire que c'est
00:15:34un vrai problème
00:15:35de santé publique,
00:15:37la canicule.
00:15:37Ce n'est pas qu'un problème
00:15:38d'écologie et autres.
00:15:40Et moi, je suis assez surpris
00:15:41sur une dimension
00:15:42plus politique.
00:15:42C'est que les mêmes
00:15:44qui critiquaient
00:15:44les rapports du GIEC
00:15:46ont maintenant sorti
00:15:48à grand coup de communication
00:15:49des plans de climatisation.
00:15:51Je fais les sous-titres
00:15:51pour nos téléspectateurs.
00:15:52Là, vous parlez
00:15:53du Rassemblement national.
00:15:54Voilà.
00:15:54Et pour ceux
00:15:55pour qui brancher
00:15:57un climatiseur
00:15:58était un crime
00:15:59de lèse-majesté,
00:16:00parlent maintenant
00:16:00que ce n'est plus
00:16:01un tabou.
00:16:02Là, vous parlez
00:16:03des écologistes.
00:16:04Non, mais je crois
00:16:04qu'il faut être raisonnable.
00:16:06Je pense qu'il y a
00:16:07des mesures structurelles
00:16:08de réorganisation
00:16:09de nos bâtiments
00:16:10qui sont valables
00:16:11pour nos écoles,
00:16:12pour nos hôpitaux,
00:16:13nos EHPAD,
00:16:14nos lieux publics.
00:16:15Mais en urgence,
00:16:16je l'ai dit déjà
00:16:17en début de semaine
00:16:18dans d'autres médias,
00:16:19quand vous avez,
00:16:20le cardiologue va parler,
00:16:21mais quand vous faites
00:16:21hospitaliser quelqu'un
00:16:22pour une réhydratation,
00:16:23un insuffisant cardiaque,
00:16:25ça n'a aucun sens médical
00:16:26que de le mettre
00:16:27dans une chambre
00:16:27à 34 degrés.
00:16:28Donc, c'est-à-dire
00:16:30que le premier des traitements,
00:16:32c'est de prendre soin
00:16:33et c'est de préserver.
00:16:34On a eu ces discussions-là.
00:16:36Moi, en 2003,
00:16:38je me rappelle,
00:16:38j'étais président
00:16:39de communauté de communes.
00:16:40On avait en gestion
00:16:41les crèches.
00:16:41On avait des disputes
00:16:42importantes
00:16:43avec les protections
00:16:45maternelles infantiles
00:16:46puisqu'à l'époque,
00:16:47on ne climatisait pas
00:16:48les crèches
00:16:49au risque de la légionnelose
00:16:51qui est un vrai sujet.
00:16:52Mais en tout cas,
00:16:53c'est un des bénéfices-risques
00:16:54et je pense qu'à ces températures-là,
00:16:56on prend moins de risques
00:16:58de mettre les gens
00:17:00dans des ambiances
00:17:01de climatisation
00:17:02qui permettra en urgence
00:17:04de pouvoir adapter
00:17:05nos bâtiments
00:17:06et nos services de demain.
00:17:07Cyrielle Châtelain
00:17:08est en direct avec nous
00:17:08depuis la salle
00:17:09des 4 colonnes.
00:17:10Je rappelle que vous êtes
00:17:11la présidente du groupe écolo
00:17:12à l'Assemblée nationale.
00:17:13Bonsoir, Cyrielle Châtelain.
00:17:15Je vous donne d'abord
00:17:16l'occasion de répondre
00:17:16à la question de Sébastien Lecornu
00:17:18hier dans l'hémicycle.
00:17:19D'où sortez-vous
00:17:20ces 10 000 morts ?
00:17:22Eh bien,
00:17:23c'est une question intéressante
00:17:24puisque je n'ai jamais
00:17:25prononcé ce chiffre
00:17:26ni dans ma question
00:17:28ni ailleurs.
00:17:29D'ailleurs,
00:17:30c'est intéressant,
00:17:30la question était publique,
00:17:32vous pourrez le retrouver
00:17:32au compte-rendu
00:17:33de l'Assemblée nationale.
00:17:34Et Sébastien Lecornu
00:17:35faisait référence
00:17:36au propos de Sandrine Rousseau.
00:17:37Non, non, il dit,
00:17:38vous,
00:17:39il me dresse particulièrement,
00:17:42il s'adresse à moi,
00:17:43il répond à ma question.
00:17:44Et en fait,
00:17:45c'est une stratégie.
00:17:46C'est une stratégie
00:17:47qui vise à détourner
00:17:48l'attention
00:17:49de la question
00:17:50que je lui ai posée.
00:17:51C'est quand,
00:17:52et ça,
00:17:52c'est des chiffres publics,
00:17:53c'est les chiffres
00:17:54que vous pouvez aller vérifier
00:17:55sur Santé publique France.
00:17:57C'est quand,
00:17:58de 2017 à 2025,
00:18:00c'est-à-dire
00:18:00les 9 années
00:18:02des quinquennats,
00:18:03Macron,
00:18:03on a en période
00:18:04de canicule
00:18:0511 700 morts.
00:18:06Comment se fait-il
00:18:07que le gouvernement
00:18:08n'ait rien anticipé ?
00:18:10Et ça,
00:18:11c'est la question
00:18:11à laquelle il refuse
00:18:12de répondre.
00:18:13Sandrine Rousseau
00:18:14disait hier matin
00:18:16à la radio
00:18:17on va atteindre
00:18:18peut-être
00:18:18les 10 000 morts.
00:18:19Bon,
00:18:19quand Sébastien Lecornu
00:18:20vous dit vous,
00:18:21vous savez bien
00:18:21qu'il s'adresse
00:18:22à votre groupe
00:18:22puisque vous en êtes
00:18:23la présidente
00:18:24et que c'est pour ça
00:18:24que c'est le Premier ministre
00:18:25qui vous répond.
00:18:27Vous avez annoncé
00:18:28votre intention
00:18:28de déposer une motion
00:18:29de censure.
00:18:30Vous allez la déposer quand ?
00:18:31Alors,
00:18:31je veux quand même revenir
00:18:32parce que c'est extrêmement
00:18:33important.
00:18:35On voit bien,
00:18:35non mais c'est parce
00:18:36qu'en fait le sujet
00:18:37c'est vraiment
00:18:38cette polémique-là.
00:18:38Premièrement,
00:18:39qu'est-ce qui est dit
00:18:40aujourd'hui
00:18:40par exemple
00:18:42au niveau de la PHP
00:18:43c'est qu'on sera
00:18:45malheureusement
00:18:45et effectivement
00:18:46on sait que ça touche
00:18:47de nombreuses familles
00:18:48et je veux leur adresser
00:18:49mes condoléances
00:18:51entre plus de morts
00:18:52que l'année dernière
00:18:52c'était 5 700 morts
00:18:54et probablement
00:18:56moins de morts
00:18:56que lors de la canicule
00:18:57de 2023.
00:18:59Donc oui,
00:19:00on va avoir
00:19:00un bilan humain
00:19:01qui sera lourd.
00:19:01Et la question
00:19:03qui reste fondamentale
00:19:04c'est celle
00:19:05de l'impréparation
00:19:06du gouvernement.
00:19:06C'est-à-dire qu'il ne peut pas
00:19:07y avoir des morts
00:19:08de la canicule
00:19:09chaque année
00:19:09et avoir un gouvernement
00:19:11qui n'a rien anticipé.
00:19:13Et vraiment,
00:19:14ce débat sur les chiffres
00:19:15bien sûr qu'il faut être prudent
00:19:16qu'ils sont importants
00:19:18mais ne peut pas
00:19:20finalement
00:19:21cacher
00:19:22le débat
00:19:22sur la responsabilité politique
00:19:24de ce gouvernement
00:19:25et du Premier ministre.
00:19:26Et c'est pour ça
00:19:27que nous déposerons
00:19:28une motion de censure
00:19:29dans les heures
00:19:31qui viennent.
00:19:31Nous finalisons
00:19:32de récolter
00:19:32les signatures
00:19:33sur la question
00:19:34de la responsabilité
00:19:35du gouvernement.
00:19:36Parce que je précise
00:19:36qu'il faut 58 députés
00:19:38pour déposer une motion
00:19:39un 49-2.
00:19:40Votre groupe
00:19:41compte 38 députés.
00:19:42Donc vous avez trouvé
00:19:43les 20 députés
00:19:44nécessaires pour la déposer ?
00:19:45Nous aurons les députés
00:19:46nécessaires pour la déposer.
00:19:48Et vous la déposez quand ?
00:19:50Eh bien je vous dis
00:19:50dans les heures qui viennent
00:19:52il y a la question
00:19:52des signatures,
00:19:54il y a la question
00:19:54du moment
00:19:55de la discussion
00:19:56sur cette censure.
00:19:57la question n'est pas
00:19:58en fait finalement
00:20:00ces questions de procédure,
00:20:01elle est pourquoi
00:20:02nous le faisons ?
00:20:02Nous le faisons
00:20:03sur la question
00:20:03de la responsabilité.
00:20:05Nous sommes face
00:20:05à une crise sanitaire
00:20:06et la question c'est
00:20:07pourquoi elle n'a pas
00:20:08été anticipée
00:20:09et pourquoi le gouvernement
00:20:10crée des polémiques
00:20:11plutôt que de nous dire
00:20:13comment il gérera
00:20:13la prochaine canicule
00:20:15qui malheureusement
00:20:15devrait arriver dès lundi.
00:20:17Justement,
00:20:17cet après-midi au Sénat,
00:20:19Sébastien Lecornu
00:20:19a répondu au vert
00:20:21que ce n'était peut-être
00:20:21pas le moment
00:20:22de déposer une motion
00:20:22de censure
00:20:23alors que la semaine prochaine
00:20:23il y a une nouvelle vague
00:20:24de canicules qui arrive
00:20:25et que ce n'est pas le moment
00:20:27de se créer
00:20:27des problèmes politiques
00:20:28à l'Assemblée
00:20:29alors qu'il y aura
00:20:29cette nouvelle crise à gérer.
00:20:31Mais justement,
00:20:31comment il gère la crise ?
00:20:33C'était toute ma question.
00:20:34Ma question c'était
00:20:35pourquoi n'avez-vous pas préparé
00:20:39et en gros
00:20:40comment on fait face
00:20:41aux prochaines canicules ?
00:20:42Il n'y a zéro réponse
00:20:43et moi ça,
00:20:44ça me terrifie.
00:20:45On est face potentiellement
00:20:46de nouveau à une canicule
00:20:47qui va malheureusement
00:20:49potentiellement de nouveau
00:20:51faire des morts
00:20:51et il n'y a rien
00:20:52à part taper sur les écolos.
00:20:54Ce n'est pas responsable.
00:20:56Merci en tout cas
00:20:57d'avoir été avec nous ce soir
00:20:58Cyrielle Châtelain
00:20:59en direct.
00:21:00Géraldine Zemanski,
00:21:02on est d'accord
00:21:03que tout l'hexagone
00:21:04est concerné
00:21:05par cette surmortalité.
00:21:07Ce n'est pas plus particulièrement
00:21:08certaines régions.
00:21:09On a des chiffres
00:21:10qui couvrent
00:21:11tout le territoire.
00:21:12Alors cette année,
00:21:13oui,
00:21:13c'est la première fois
00:21:14qu'il y avait autant
00:21:15de départements
00:21:16qui étaient en alerte rouge
00:21:18pendant autant de jours.
00:21:19Après,
00:21:20le bulletin
00:21:20de santé publique France
00:21:21lui-même dit
00:21:22noir sur blanc,
00:21:23c'est au mieux
00:21:2560%.
00:21:25Ces 1 000 décès
00:21:28annoncés
00:21:28sont au mieux
00:21:2960% de l'ensemble
00:21:31puisqu'effectivement
00:21:31les certificats électroniques
00:21:33ne couvrent pas
00:21:35tout l'ensemble
00:21:36des décès
00:21:36et que du coup
00:21:37les décès au domicile
00:21:38sont largement
00:21:38sous-représentés.
00:21:39Cette bataille des chiffres
00:21:40elle est aussi liée
00:21:41à notre surveillance
00:21:42de la mortalité.
00:21:44L'Espagne dispose
00:21:45d'un système
00:21:46qui s'appelle
00:21:46MOMO,
00:21:47Monitoring Mortality,
00:21:49qui permet en fait
00:21:49d'avoir un bilan
00:21:50au jour le jour
00:21:51de la mortalité.
00:21:52Comment il fonctionne
00:21:53d'abord ce MOMO ?
00:21:54Alors en fait
00:21:54c'est un système
00:21:55d'algorithmes,
00:21:56c'est-à-dire que eux
00:21:56c'est traumatisé
00:21:57par leurs précédentes crises.
00:21:59En 2004,
00:22:00ils ont créé
00:22:01ce dispositif
00:22:02et ils ont intégré
00:22:04tous les décès
00:22:05précédents
00:22:06en fonction
00:22:06en gros
00:22:07de chaque degré
00:22:07de température
00:22:09supplémentaire
00:22:10qui avait survenu
00:22:11dans les précédentes crises,
00:22:12ce qui leur permet
00:22:13du coup
00:22:14effectivement
00:22:14au jour le jour
00:22:15à la fois
00:22:16d'enregistrer
00:22:17les certificats électroniques
00:22:18qui ont l'air
00:22:19d'être en plus grand nombre
00:22:20qu'en France.
00:22:21Selon les sources
00:22:22que j'ai lues,
00:22:22ça pourrait même attendre
00:22:23dans certaines régions
00:22:2495% des décès
00:22:25qui sont en certificat électronique
00:22:28mais ça c'est pas partout
00:22:30non plus sur le territoire espagnol.
00:22:32Oui parce que c'est régionalisé
00:22:32en Espagne.
00:22:33Oui,
00:22:34voilà,
00:22:34donc ça dépend des régions
00:22:35mais ils ont quand même
00:22:36visiblement aussi
00:22:37un meilleur enregistrement
00:22:38au jour le jour
00:22:39des certificats de décès
00:22:40et voilà,
00:22:41ils ont un algorithme
00:22:42qui leur permet
00:22:43très vite du coup
00:22:44de répercuter
00:22:45pour effectivement
00:22:46essayer aussi
00:22:47de réagir plus vite.
00:22:48d'ajuster évidemment
00:22:49les politiques de santé publique
00:22:50au jour le jour.
00:22:51Yannick Noder,
00:22:52est-ce qu'il nous faut
00:22:52un système plus transparent,
00:22:54plus quotidien,
00:22:54plus lisible
00:22:55pour éviter
00:22:56les polémiques
00:22:57sur lesquelles nous sommes,
00:22:58sur le bilan sanitaire ?
00:23:00C'est important quand même
00:23:01de connaître
00:23:01le chiffre des morts.
00:23:02Je crois que franchement,
00:23:04moi,
00:23:05à ces questions complexes,
00:23:06une réponse simple
00:23:07n'est pas adaptée
00:23:08donc bien entendu
00:23:09qu'il y aura l'heure
00:23:10de rendre des comptes,
00:23:11il y aura l'heure
00:23:11mais là je pense que
00:23:12toutes nos forces
00:23:14sont sur le quai.
00:23:16je pense que voir
00:23:17un parlement
00:23:17qui s'entre-déchire
00:23:18sur des chiffres,
00:23:20ça éloigne plus
00:23:21les citoyens
00:23:22que ça les rapproche
00:23:24de la question.
00:23:24Vous pensez
00:23:24que ce n'est pas important
00:23:25qu'on se fasse
00:23:26combien de morts
00:23:27a fait la vague de chaleur ?
00:23:27Je dis juste que
00:23:28moi je ne vais pas tomber
00:23:29dans ces raisonnements simplistes,
00:23:31tous ces salauds
00:23:32ils n'ont rien fait,
00:23:33voilà,
00:23:34ou on fait l'autruche
00:23:36et non, non,
00:23:37tout va très bien
00:23:37madame la marquise.
00:23:38Je pense qu'il y a
00:23:39un juste milieu,
00:23:40il y a des mesures d'urgence,
00:23:41il faut climatiser
00:23:42le plus possible,
00:23:43il faut avoir
00:23:44des retours terrain
00:23:45le plus possible,
00:23:46mais il faut penser
00:23:47au mois d'octobre,
00:23:48au mois de novembre
00:23:48quand on fait le budget,
00:23:49d'avoir un budget
00:23:50d'investissement
00:23:51qui ne plonge pas
00:23:51les hôpitaux
00:23:52dans des déficits
00:23:53qui leur permettent
00:23:54de pouvoir,
00:23:55hôpital par hôpital,
00:23:56pouvoir prévoir
00:23:57un plan de climatisation.
00:23:59Je pense que
00:24:00ce n'est pas du niveau
00:24:01d'un Premier ministre
00:24:02de commander
00:24:0230 000 climatiseurs.
00:24:04En dernière minute,
00:24:05en pleine semaine
00:24:05de camicule.
00:24:06On a des hôpitaux,
00:24:07on a des hôpitaux,
00:24:08il faut leur redonner
00:24:09effectivement un pouvoir
00:24:10d'agir,
00:24:11une capacité
00:24:12de financement,
00:24:13on a des directeurs
00:24:14qui sont là
00:24:14pour gérer
00:24:15des budgets
00:24:16dans l'équilibre
00:24:17des soins
00:24:17avec les soignants
00:24:19et c'est des décisions
00:24:20qui doivent se prendre
00:24:21par établissement.
00:24:22Encore faut-il
00:24:22que les établissements
00:24:23ne soient pas en déficit
00:24:24et en retard de paiement.
00:24:26Il faut laisser
00:24:26les forces du terrain
00:24:28s'organiser
00:24:29face à ces sujets-là.
00:24:29Donc vous,
00:24:30vous n'auriez pas
00:24:30en tant que ministre
00:24:31de la Santé
00:24:31commander 30 000 climatiseurs
00:24:33pour parler
00:24:34Je vais être très clair,
00:24:36moi je n'ai pas voulu
00:24:37rester au gouvernement
00:24:38puisque l'ONDAM,
00:24:40l'objectif national
00:24:41de dépense de santé
00:24:42et quelque part
00:24:42les budgets alloués,
00:24:44ont encore plus creusé
00:24:45le déficit des hôpitaux.
00:24:47Donc je suis un hospitalier,
00:24:48un médecin
00:24:49avant d'être
00:24:50un ministre
00:24:50et un député
00:24:51donc je crois
00:24:52qu'il faut donner
00:24:53une juste dotation.
00:24:54Ça ne veut pas dire
00:24:54qu'il n'y a pas
00:24:55des mesures d'efficience
00:24:56et des restructurations
00:24:57à faire à nos hôpitaux
00:24:59pour qu'ils puissent
00:25:00clairement s'équilibrer.
00:25:02Mais c'est des sujets
00:25:03complexes
00:25:03qui ne doivent pas
00:25:04nous faire tomber
00:25:04dans le populisme
00:25:05ou dans l'autruche.
00:25:07Abigail.
00:25:07Oui parce que si on compare
00:25:09en fait
00:25:10les décès
00:25:11et la situation
00:25:12par rapport à celle
00:25:12de 2003,
00:25:13il y a quand même
00:25:14des choses qu'il faut dire.
00:25:15En dehors des moments
00:25:16de crise,
00:25:16on meurt déjà
00:25:17à l'hôpital.
00:25:17On meurt déjà
00:25:18de ne pas être soigné.
00:25:19Par rapport à 2003,
00:25:21il y a des millions
00:25:22de Français
00:25:22qui n'ont pas
00:25:23de médecin traitant.
00:25:24Entre temps,
00:25:24le système s'est effondré.
00:25:26Clairement,
00:25:26moi je suis à l'hôpital
00:25:27tous les jours,
00:25:28je suis médecin urgentiste
00:25:28à temps plein
00:25:29à l'hôpital public,
00:25:30le système est effondré.
00:25:32C'est plus...
00:25:32Voilà.
00:25:33Donc en temps normal,
00:25:33on n'est déjà pas
00:25:34en sécurité.
00:25:35L'accès aux soins
00:25:35est de plus en plus compliqué.
00:25:37La population
00:25:38est plus précaire,
00:25:39plus fragile,
00:25:39éprouvée par de très
00:25:40nombreuses crises.
00:25:41Les gens sont plus vieux,
00:25:42plus malades
00:25:43et du coup,
00:25:45on n'est pas en sécurité
00:25:46déjà en temps normal.
00:25:47Donc si on ajoute à ça
00:25:48une crise sur crise,
00:25:50c'est déjà très compliqué.
00:25:51C'est le virus de la chaleur.
00:25:53C'est comme un Covid
00:25:54mais de gré.
00:25:55Mais c'est aussi pour ça
00:25:56qu'il faut qu'on ait
00:25:56une réflexion de fond
00:25:57sur qu'est-ce qu'on fait
00:25:58de l'hôpital
00:25:59qu'on a laissé,
00:26:00qu'on a abandonné
00:26:01complètement
00:26:02et ce n'est pas qu'une question
00:26:03de moyens financiers,
00:26:04c'est la population a changé,
00:26:06la démographie a changé
00:26:07et tout est possible
00:26:09mais avec une vraie réflexion
00:26:10de fond
00:26:10en dehors des moments
00:26:11où on est en crise
00:26:12et où on est tous
00:26:13en souffrance,
00:26:14soignants comme patients.
00:26:15Entre parenthèses,
00:26:16votre hôpital a reçu
00:26:17des climatiseurs
00:26:18sur les 30 000
00:26:18commandés par le gouvernement ?
00:26:20On a des climatisations mobiles.
00:26:22Notre hôpital est climatisé
00:26:23je crois à 60%.
00:26:25Et en fait,
00:26:26le problème aussi,
00:26:26c'est que les systèmes électriques
00:26:27ne peuvent pas climatiser
00:26:29l'ensemble de l'hôpital
00:26:29parce que le système électrique
00:26:30ne peut pas le supporter.
00:26:32Vous le dites ici
00:26:32à l'Assemblée nationale
00:26:33où nous avons été victimes
00:26:34d'une panne
00:26:35vendredi dernier,
00:26:36n'est-ce pas ?
00:26:38Il y a une deuxième vague,
00:26:39une troisième vague
00:26:40si on compte,
00:26:41celle du mois de mai
00:26:41qui arrive pour le week-end prochain.
00:26:44Capitaine Rougeau,
00:26:45comment vont réagir
00:26:46les organismes
00:26:47qui ont déjà encaissé
00:26:49deux vagues de chaleur ?
00:26:50Là, on est tous
00:26:52à priori en bonne santé,
00:26:54on est tous déjà épuisés
00:26:55et là, on y retourne.
00:26:57C'est effectivement
00:26:58un facteur aggravant.
00:26:59Cette canicule
00:26:59est arrivée relativement tôt
00:27:01dans la saison.
00:27:01au mois de juin
00:27:04et les organismes
00:27:05qui sont déjà
00:27:06lourdement éprouvés
00:27:07vont avoir tendance
00:27:08à être encore plus
00:27:09affectés
00:27:10par cette deuxième vague.
00:27:11On parle de vagues,
00:27:13on parle de crises,
00:27:14monsieur le député,
00:27:15vous le souvenez,
00:27:16qui se succèdent,
00:27:17mais il y a aussi
00:27:18pour les services d'urgence,
00:27:20que peuvent être
00:27:20les SAMU
00:27:21ou que peuvent être
00:27:21les SDIS,
00:27:23cet effet de vagues
00:27:24et d'accumulation
00:27:25puisque très tôt
00:27:25dans la saison,
00:27:26on a été sur le pont.
00:27:28On a par exemple
00:27:28été légèrement épargnés
00:27:30dans le sud-est
00:27:30par rapport aux statistiques
00:27:32opérationnelles
00:27:32sur cette vague de canicule.
00:27:34Ce soir et dans les jours
00:27:35qui arrivent,
00:27:36le sud-est est particulièrement
00:27:37touché par les feux de forêt.
00:27:39On a également eu
00:27:40à faire face
00:27:40dans certains départements
00:27:41du centre ou du nord
00:27:42de la France
00:27:42à des vagues d'orage
00:27:43qui ont suivi la canicule.
00:27:45Et là, on sait
00:27:45qu'on risque d'avoir
00:27:46avec la météo
00:27:48auxquelles on fait face
00:27:50tout l'été.
00:27:51On est sur un phénomène
00:27:51El Nino
00:27:52qui va créer
00:27:53une année plus sèche
00:27:54avec des phénomènes
00:27:55plus intenses,
00:27:55plus violents,
00:27:56des canicules plus récurrentes,
00:27:57des feux de forêt
00:27:58plus importants.
00:27:59Et donc,
00:28:00on est à la croisée
00:28:00des chemins
00:28:01où sur cet épisode de juin,
00:28:03hormis en centre-val de Loire
00:28:04et dans l'ouest,
00:28:05on a été relativement épargnés
00:28:07par les feux d'espace naturel.
00:28:08La concomitance
00:28:10du nombre de crises
00:28:11à laquelle il va falloir
00:28:11qu'on se fasse face
00:28:12en même temps
00:28:12sur le prochain épisode
00:28:13et sur les prochains épisodes
00:28:15va vraiment affecter
00:28:16nos capacités.
00:28:17Est-ce que c'est possible
00:28:18de se préparer
00:28:19à cette vague de chaleur
00:28:21en retenant les leçons
00:28:22des deux premières de l'année ?
00:28:24Parce que quand on voit
00:28:24les chiffres
00:28:25de SOS Médecins
00:28:26et des urgences
00:28:27avec des 316%
00:28:29d'augmentation
00:28:30des consultations
00:28:31pour déshydratation,
00:28:33plus 480%
00:28:34de coups de chaleur
00:28:35chez SOS Médecins,
00:28:36ça veut dire que
00:28:36malgré la prévention
00:28:38qu'on peut faire,
00:28:38les messages qu'on entend
00:28:39à la radio
00:28:40ou à la télévision,
00:28:43c'est difficile
00:28:44parce qu'il ne faut pas
00:28:44faire culpabiliser les gens
00:28:46en leur disant
00:28:46« alors vous n'avez pas
00:28:47assez bu madame ».
00:28:48Mais comment on fait
00:28:49passer le message
00:28:49pour éviter
00:28:51de repasser par ça ?
00:28:53Mais je crois
00:28:53que c'est la définition
00:28:55aussi du ministère
00:28:56de la Santé.
00:28:57Je crois qu'il faut
00:28:58envisager ce ministère
00:28:59de la Santé aussi
00:29:00d'une autre façon.
00:29:01C'est-à-dire
00:29:02que c'est un ministère
00:29:02de la Santé
00:29:03qui doit avoir
00:29:05l'enveloppe
00:29:06du One Health
00:29:06de toutes les crises
00:29:07qui impactent la santé.
00:29:10Il y a naturellement
00:29:10la santé humaine
00:29:11avec les problématiques
00:29:13de santé,
00:29:13mais on voit bien
00:29:14que les problèmes climatiques
00:29:16sont un véritable retentissement.
00:29:18On peut voir la qualité
00:29:19de l'eau,
00:29:20la qualité de l'air,
00:29:21la canicule.
00:29:22Et puis on a
00:29:22toutes les problématiques
00:29:23de santé animale
00:29:24qui vont impacter
00:29:25parce que si on a
00:29:26une prochaine pandémie,
00:29:28on sait très bien
00:29:28qu'elle sera
00:29:29d'origine de transmission
00:29:32possiblement animale.
00:29:33Donc je pense
00:29:33qu'on doit aussi avoir
00:29:34un ministère
00:29:35qui doit pouvoir aussi
00:29:36gagner ses arbitrages,
00:29:37qui doit davantage peser
00:29:38parce que ça reste
00:29:39quand même
00:29:39la principale préoccupation
00:29:40des Français,
00:29:41mais qui doit coiffer
00:29:42fait aussi un champ
00:29:43beaucoup plus large
00:29:43et du coup
00:29:45le côté climatique également.
00:29:46Jardine,
00:29:47la prévention,
00:29:47elle doit aller jusqu'où
00:29:49avant la prochaine
00:29:50vague de chaleur ?
00:29:51En fait,
00:29:52il faut d'urgence
00:29:53parce que je pense
00:29:54que tout le monde
00:29:56imagine que chaque personne
00:29:57fragile quelque part
00:29:58est identifiée en France.
00:29:59On se dit,
00:30:00les médecins,
00:30:01ils connaissent
00:30:02leurs patients fragiles,
00:30:02les infirmiers,
00:30:03ils connaissent
00:30:04leurs patients fragiles
00:30:04au domicile
00:30:05et du coup,
00:30:06ces personnes-là,
00:30:07forcément,
00:30:07quelqu'un les appelle
00:30:08pour les protéger.
00:30:09En fait,
00:30:09ce n'est pas le cas
00:30:10parce que les soignants,
00:30:11ils n'ont pas le droit
00:30:12de communiquer
00:30:13tous leurs fichiers
00:30:14avec les noms
00:30:14de leurs patients
00:30:15aux mairies
00:30:16pour que les mairies
00:30:17appellent,
00:30:18pour que les mairies
00:30:18s'inquiètent
00:30:19dès que la personne
00:30:19ne réponde pas.
00:30:20Donc,
00:30:20en fait,
00:30:21tous ceux qui sont seuls
00:30:22chez eux aujourd'hui,
00:30:23s'ils peuvent,
00:30:24s'ils sont en mesure
00:30:25d'appeler leur mairie,
00:30:27c'est formidable
00:30:27parce qu'il faut qu'ils
00:30:28se mettent sur cette liste
00:30:29de vigilance.
00:30:30C'est un peu la première chose.
00:30:31Ceux qui ne sont pas
00:30:32en mesure de le faire,
00:30:33c'est bien
00:30:33si leurs proches,
00:30:34s'ils ont des proches,
00:30:35un cousin,
00:30:36un machin,
00:30:36qui se disent
00:30:37mais en fait,
00:30:38lui,
00:30:38il est tout seul chez lui.
00:30:39Peut-être qu'apparemment,
00:30:40eux,
00:30:41ils ont le droit
00:30:41d'appeler la mairie
00:30:42pour dire
00:30:42essayer de vérifier
00:30:44si cette personne
00:30:45est toujours bien en état
00:30:47chaque jour,
00:30:48jour après jour.
00:30:48C'est des appels quotidiens.
00:30:50Il y a peut-être des mairies
00:30:50aussi auxquelles
00:30:51chacun d'entre nous
00:30:52peut aller proposer
00:30:53des coups de main
00:30:53parce que ça veut dire
00:30:54que c'est des visites
00:30:55au domicile.
00:30:55C'est une charge
00:30:56très, très lourde,
00:30:57quotidienne pour aller comme ça,
00:30:59veiller sur toutes
00:31:00les personnes à risque.
00:31:01Il faut le faire très vite.
00:31:02Les personnes aussi,
00:31:03quand elles se sentent mal,
00:31:05tous les médecins
00:31:05avec qui j'ai parlé
00:31:06aujourd'hui m'ont dit
00:31:07qu'elles n'hésitent pas
00:31:08à appeler le 15,
00:31:09qu'elles ne se disent pas
00:31:10je vais engorger
00:31:10un système d'urgence
00:31:11et faire perdre des chances.
00:31:13En fait,
00:31:13il y a des circuits
00:31:14et elles pourront parler
00:31:15très vite
00:31:16avec un généraliste
00:31:16qui leur donnera des conseils,
00:31:18avec un psychiatre
00:31:19si elles ont des problèmes
00:31:20de traitement psychiatrique.
00:31:22Vraiment,
00:31:22il faut que chacun...
00:31:23Sur ce point,
00:31:24capitaine Rougeau,
00:31:25il y a des gens
00:31:25qui vous ont appelé trop tard ?
00:31:27Le vrai paradoxe,
00:31:29c'est qu'on est confronté
00:31:29parfois à des gens
00:31:30qui ne nous appellent pas
00:31:31ou trop tard
00:31:32et c'est notamment le cas
00:31:33dans la population âgée
00:31:35et à côté de ça,
00:31:36il y a des gens
00:31:37qui nous appellent trop
00:31:39ou alors qu'ils n'auraient...
00:31:41Et j'ai parlé cette semaine
00:31:44dans une autre émission
00:31:45d'une personne
00:31:46qui nous appelle...
00:31:47On part pour une détresse
00:31:48neurologique
00:31:49et à l'arrivée,
00:31:50c'est une personne
00:31:50sans facteur de vulnérabilité
00:31:52qui souhaite
00:31:54qu'on lui installe
00:31:55sa climatisation.
00:31:56Ce n'est pas possible
00:31:57d'avoir aujourd'hui
00:31:57des usages abusifs
00:31:59des services publics.
00:31:59Il y a un certain nombre
00:32:00de messages de prévention
00:32:01qui ont été passés
00:32:02qui étaient très pertinents.
00:32:02Je pense aux arrêtés
00:32:03sur l'interdiction
00:32:04de la consommation d'alcool
00:32:05qui là aussi
00:32:07font baisser
00:32:08une certaine pression opérationnelle
00:32:09qui au quotidien
00:32:10peut paraître négligeable
00:32:11mais qui dans ces situations
00:32:12de crise,
00:32:14la meilleure intervention
00:32:15à traiter
00:32:16est celle qui n'intervient pas
00:32:17parce qu'on a mis en place
00:32:18un monde de la prévention.
00:32:19J'ai découvert un terme,
00:32:20je ne sais pas si vous y avez
00:32:21été confronté la semaine dernière,
00:32:22le terme de panicule.
00:32:23C'est le fait de paniquer
00:32:24à cause de la canicule.
00:32:26Vous avez rencontré
00:32:27des patients
00:32:28que la chaleur
00:32:29faisait paniquer
00:32:30parce qu'ils se disaient
00:32:30j'arrive pas à me refroidir.
00:32:32Ça existe ?
00:32:33Je pense que là,
00:32:34aujourd'hui,
00:32:34je pense que cette vague
00:32:35particulièrement
00:32:36nous fait quand même
00:32:37collectivement sortir du déni.
00:32:38Il y avait encore des gens
00:32:39qui étaient dans le déni.
00:32:40Et d'ailleurs,
00:32:41ce qu'on voit aussi,
00:32:41c'est qu'il y aura
00:32:42un autre versant
00:32:44de la prévention
00:32:44qui sera à faire
00:32:45auprès des personnes jeunes
00:32:46et en bonne santé
00:32:47qui se croient un peu
00:32:48plus fortes que le climat
00:32:49et en fait,
00:32:50qui vont surestimer
00:32:51leur capacité physique,
00:32:53qui pensent
00:32:53qu'elles peuvent continuer
00:32:54à faire des footings
00:32:54à 14h en plein soleil.
00:32:56On a aussi eu
00:32:57des arrêts cardiaques
00:32:57et des coups de chaleur
00:32:58chez des gens jeunes
00:32:59et en bonne santé
00:32:59et sportifs
00:33:00et qui sous-estiment
00:33:01en fait vraiment
00:33:02ce qui est en train
00:33:03de se passer,
00:33:03le fait qu'il y aura
00:33:04des adaptations à faire
00:33:05obligatoirement
00:33:06sur notre quotidien.
00:33:07Les noyades,
00:33:08plus de 80 noyades
00:33:09chez des sujets
00:33:10plutôt jeunes.
00:33:11Il y a quelque chose
00:33:12qui me frappe
00:33:12depuis le début
00:33:13de ce débat,
00:33:13c'est qu'on identifie
00:33:15les personnes victimes
00:33:16et fragiles
00:33:16comme étant des individus
00:33:17face à les pompiers,
00:33:21les pouvoirs publics,
00:33:23comme s'il n'y avait
00:33:23pas de famille autour,
00:33:24comme s'ils n'avaient
00:33:25pas des enfants,
00:33:26des petits-enfants,
00:33:27des voisins
00:33:28qui peuvent simplement
00:33:29toquer à la porte,
00:33:31s'assurer que vous avez
00:33:33bu madame,
00:33:35voilà,
00:33:35et cette solidarité
00:33:37immédiate,
00:33:38elle est assez peu
00:33:39mise en avant,
00:33:40y compris dans les campagnes
00:33:41de sensibilisation
00:33:42quand même,
00:33:42où on dit aux gens
00:33:43buvez, buvez,
00:33:44oui mais aller faire boire,
00:33:45c'est bien aussi.
00:33:46C'est tout le problème
00:33:47un peu de cette fonction
00:33:49un peu d'état nounou
00:33:50qui demande trop
00:33:51à l'état
00:33:53et d'un autre côté
00:33:54on voit,
00:33:55moi je me suis un petit peu
00:33:56fâché il y a une dizaine
00:33:57de jours au début
00:33:58pour en gros faire bloquer
00:34:00une manifestation sportive
00:34:01qui n'était pas raisonnable
00:34:03avec des gens
00:34:03de pleine volonté
00:34:04mais qui ne se rendaient
00:34:05pas compte
00:34:06avec exactement
00:34:07ce que vous disiez
00:34:07non non mais on va
00:34:08bien s'hydrater
00:34:09en gros vous inquiétez
00:34:10pas docteur
00:34:11ça va bien se passer
00:34:12ben non ça va pas bien
00:34:13se passer
00:34:13parce que courir
00:34:14à 40 degrés
00:34:15l'organisme
00:34:16n'est pas fait pour ça
00:34:16parce que là
00:34:17on a quand même
00:34:17tous les critères
00:34:18ce qui fait la gravité
00:34:20d'une canicule
00:34:20c'est sa précocité
00:34:22déjà dans le temps
00:34:22ça a commencé
00:34:24au mois de mai
00:34:24ces vagues de chaleur
00:34:25c'est la durée
00:34:26on n'a pas la possibilité
00:34:27la nuit
00:34:27de se refroidir
00:34:29et puis c'est
00:34:30la longueur
00:34:32la température
00:34:33on est arrivé
00:34:33à des chiffres
00:34:34de près de 44 degrés
00:34:35donc c'est sûr
00:34:36que les organismes
00:34:36sont totalement éprouvés
00:34:38dans ces situations
00:34:39mais ce sentiment
00:34:40quand même
00:34:40de
00:34:42je ne suis pas concerné
00:34:43par ces sujets là
00:34:44tout à l'heure
00:34:45j'ai encore vu
00:34:46plein de gens
00:34:47qui couraient
00:34:48tout à l'heure
00:34:48il fait moins chaud
00:34:49c'est
00:34:50oui mais enfin
00:34:51c'était le tout début
00:34:53d'après-midi
00:34:53ce n'est pas raisonnable
00:34:55je ne voudrais pas
00:34:55quand même
00:34:56qu'on culpabilise
00:34:57les voisins
00:34:57de toutes les personnes
00:34:58décédées
00:34:59c'est très compliqué
00:35:00aussi
00:35:01les personnes âgées
00:35:02elles ont souvent
00:35:03perdu la sensation
00:35:04de soif
00:35:05on ne peut pas les forcer
00:35:06même les soignants
00:35:06ils nous disent
00:35:07qu'ils ont un mal fou
00:35:08à les faire boire
00:35:09même les soignants
00:35:09ils nous disent
00:35:10qu'ils ont un mal fou
00:35:11à les faire sortir
00:35:11de leur chambre
00:35:12parce qu'elles ne sentent pas
00:35:13la chaleur
00:35:14donc même dans les EHPAD
00:35:15ils disent que parfois
00:35:16il faut user de mille et une ruses
00:35:17pour réussir à les faire sortir
00:35:19de leur chambre
00:35:19pour les envoyer
00:35:20dans les espaces réfrigérés
00:35:22donc c'est très très compliqué
00:35:23on ne peut pas non plus
00:35:25dire à chacun
00:35:25vous êtes responsable
00:35:26de votre voisin
00:35:27et c'est de votre faute
00:35:28s'il n'est plus là
00:35:29en préparant cette émission
00:35:30vous m'avez dit
00:35:30quelque chose de très joli
00:35:32Géraldine
00:35:32vous m'avez dit
00:35:33oui il y a des gens
00:35:33qui sont morts
00:35:33il faut aussi parler
00:35:34des gens que les soignants
00:35:35ont sauvés
00:35:36il y en a plein
00:35:37avec des techniques incroyables
00:35:39des gens que vous avez rattrapés
00:35:41les conventions
00:35:42avec les supermarchés
00:35:44qui ont fourni de la glace
00:35:45au SAMU
00:35:46au SDIS
00:35:46pour pouvoir imager
00:35:47les personnes dans des baignoires
00:35:48en urgence
00:35:49par exemple
00:35:50c'est bien aussi d'en parler
00:35:52oui oui bien sûr
00:35:52de toute façon
00:35:53c'est sûr que l'hôpital
00:35:54et les pompiers
00:35:56et tous les premiers secours
00:35:57ont fait quand même
00:35:58des miracles
00:35:59dans un système
00:36:00qui est quand même
00:36:00très très lourdement éprouvé
00:36:01donc c'est vrai
00:36:02que c'est bien aussi de le dire
00:36:02heureusement qu'on vous a
00:36:04merci infiniment
00:36:05de nous avoir accordé
00:36:05un peu de temps ce soir
00:36:06pour chaque voix compte
00:36:07merci Yannick Noder
00:36:09merci infiniment
00:36:10Géraldine
00:36:11dans un instant
00:36:11on va parler de toute autre chose
00:36:13on va parler des petits colis chinois
00:36:14vous savez qu'il y a une taxe européenne
00:36:16qui est entrée en vigueur aujourd'hui
00:36:17bon est-ce qu'elle va faire
00:36:18aussi flop
00:36:19que la taxe française
00:36:21qui a été arrêtée
00:36:22précisément aujourd'hui aussi
00:36:23on va en parler
00:36:23avec nos trois prochains invités
00:36:25mais avant ça
00:36:26c'est quelle histoire
00:36:26et c'est Olivier Ravanello
00:36:35on a besoin d'un peu de musique
00:36:36alors Olivier
00:36:37heureusement il est là ce soir
00:36:38vous vouliez nous parler
00:36:40de nous raconter l'histoire
00:36:41d'un policier
00:36:43en l'occurrence
00:36:44le chanteur iconique
00:36:45des Village People
00:36:46Victor Willis
00:36:48qui est décédé aujourd'hui
00:36:49oui c'était en effet lui
00:36:50le policier
00:36:51qu'on voit sur la pochette
00:36:53des Village People
00:36:55chanteur de gospel à l'origine
00:36:57qui était chanteur comme ça
00:37:01avec des petits cachets
00:37:03dans le quartier du Village
00:37:05à Manhattan
00:37:06qui à l'époque était
00:37:07le centre de la communauté gay
00:37:10de New York
00:37:11et qui se retrouve embauché
00:37:13par deux français
00:37:14deux français qui sont en goguette
00:37:15ils sont là
00:37:16ils ont envie d'être producteurs
00:37:17et puis quelques jours avant
00:37:19ils se sont promenés
00:37:20dans ce quartier du Village
00:37:21et puis ils ont vu
00:37:22un homme déguisé en indien
00:37:23qui jouait un petit peu
00:37:25avec des instruments
00:37:26des clochettes dans la rue
00:37:27ils l'ont suivi
00:37:28il est allé dans un bar
00:37:30où on jouait du disco
00:37:32régulièrement
00:37:33il faisait un numéro
00:37:33et puis ils se sont rendus compte
00:37:36en regardant autour d'eux
00:37:37qu'il y avait un homme
00:37:38habillé en cow-boy
00:37:39un vrai cow-boy
00:37:40un vrai texan
00:37:41et puis il y en avait un autre
00:37:41qui était habillé en biker
00:37:42et là ils ont eu un trait de génie
00:37:44ils se sont dit
00:37:45mais on va faire un groupe
00:37:46avec tous les archétypes
00:37:50des mâles alpha
00:37:51on dirait aujourd'hui
00:37:52tous les archétypes
00:37:54masculins américains
00:37:55et on va en faire un groupe
00:37:56et c'est comme ça
00:37:56qu'est né le groupe
00:37:58des Village People
00:37:59et ça a donné ça
00:38:09Alors vous le voyez
00:38:10il y a évidemment
00:38:11le policier
00:38:12le cow-boy
00:38:13le biker
00:38:13l'ouvrier de chantier
00:38:14qui alors lui
00:38:15va devenir carrément emblématique
00:38:16repris plusieurs fois
00:38:17dans des publicités
00:38:18YMCA
00:38:19c'est 1978
00:38:21ça reprend
00:38:22le nom
00:38:23de
00:38:24Young Men's
00:38:24Christian Association
00:38:26c'est un clin d'œil
00:38:27parce que dans la chanson
00:38:28il s'amuse avec l'idée
00:38:29que ces regroupements
00:38:32chrétiens
00:38:33entre jeunes hommes
00:38:34sont en fin de compte
00:38:35des clubs de rencontres
00:38:36pour homosexuels
00:38:37du coup
00:38:37it's fun to stay
00:38:38c'est ça
00:38:38il s'amuse
00:38:39c'est incroyablement gay
00:38:41ça va devenir
00:38:42ce groupe
00:38:43une icône
00:38:45c'est vrai
00:38:45de la communauté gay
00:38:46mais pas seulement
00:38:47beaucoup plus largement
00:38:48ça a alimenté
00:38:50et ça a rythmé
00:38:51toutes les boîtes de nuit
00:38:53du monde entier
00:38:53pendant toutes les années 80
00:38:56symbole d'une disco
00:38:57très fun
00:38:57très festive
00:38:58c'est super
00:38:59là on a l'origine
00:39:00de la chanson
00:39:01et du groupe
00:39:02je voudrais savoir
00:39:03comment on arrive
00:39:03à Donald Trump
00:39:04c'est ça
00:39:06comment ils se sont retrouvés
00:39:07dans les victimes
00:39:07comment ils se retrouvent là-dedans
00:39:08en fait
00:39:08ils ne se sont pas retrouvés
00:39:10ils ne sont pas venus
00:39:11on les a forcés
00:39:12en quelque sorte
00:39:13c'est Trump
00:39:14qui est allé les chercher
00:39:15ce qui est très étonnant
00:39:16parce que
00:39:16vous avez un président
00:39:17qui fait une campagne
00:39:19sur des thèmes
00:39:19très conservateurs
00:39:21qui lui-même
00:39:22va sur des registres
00:39:25extrêmement homophobes
00:39:26qui a un électorat
00:39:28qui est très fermé
00:39:29sur tous les sujets
00:39:29d'ouverture
00:39:30aux causes LGBT
00:39:31et puis
00:39:32à la fin de chaque meeting
00:39:33on se retrouve
00:39:34avec les YMCA
00:39:35donc eux
00:39:36les village people
00:39:37au début
00:39:37ça leur a fait un peu bizarre
00:39:38parce que certains
00:39:39n'avaient pas caché
00:39:40leur sympathie démocrate
00:39:41en disant
00:39:41mais il ne nous a rien demandé
00:39:42et puis ils se sont même
00:39:43un petit peu
00:39:44poussés le bouchon plus loin
00:39:46parce qu'ils ont dit
00:39:46oui mais c'est bien beau
00:39:47mais on devrait bien
00:39:48à ce compte-là
00:39:48toucher des royalties
00:39:50donc ils sont allés
00:39:51dans un late show
00:39:52ils ont refait leurs chansons
00:39:53qu'ils ont transformées
00:39:54en disant
00:39:55stop it
00:39:55Donald donne nous de l'argent
00:39:57sur le même rythme
00:39:58etc
00:39:58ce qui a eu un buzz
00:39:59incroyable
00:40:00et puis au final
00:40:01ils ont fini par se rabibocher
00:40:02pourquoi ?
00:40:03parce que
00:40:04Trump a tellement
00:40:05utilisé cette chanson
00:40:07que du coup
00:40:08elle a été à nouveau
00:40:09retéléchargée
00:40:10que ça leur a à nouveau
00:40:11rapporté de l'argent
00:40:12qui n'arrivait plus
00:40:13depuis quelques temps
00:40:14et en fin de compte
00:40:15bon
00:40:16ils se sont dit
00:40:17tout compte fait
00:40:18être légéri de Trump
00:40:20c'est pas si mal
00:40:21et on les a vus
00:40:22dans des meetings
00:40:23de Trump
00:40:23regardez
00:40:24ils s'étaient réconciliés
00:40:40voilà tout est bien
00:40:41qui a bien fini
00:40:43ce matin
00:40:44Trump a évidemment
00:40:45publié un tweet
00:40:46pour rendre hommage
00:40:47à Victor Willis
00:40:49en disant c'était un type fantastique
00:40:52grâce à lui
00:40:53il était très heureux
00:40:54qu'on utilise sa chanson
00:40:57dans nos rallies
00:40:58dans nos meetings
00:41:00voilà
00:41:00il a fallu d'une manière
00:41:01ou d'une autre
00:41:02encore une fois
00:41:02qui se réapproprie
00:41:04cette histoire
00:41:05et ce groupe
00:41:06on va pas le refaire
00:41:07Trump
00:41:09merci Olivier
00:41:10on passe à la question
00:41:11qui fâche
00:41:12oui
00:41:20c'est la grande nouveauté
00:41:22de ce 1er juillet
00:41:23pour les internautes
00:41:24acheteurs
00:41:25la taxe européenne
00:41:26sur les petits colis
00:41:27est entrée en vigueur
00:41:28ce matin
00:41:28et on se pose
00:41:30la question ce soir
00:41:31de son efficacité
00:41:32bonsoir Anne-Cécile Violant
00:41:33bonsoir
00:41:34merci d'être avec nous
00:41:35députée écologiste
00:41:36on parlera évidemment
00:41:37du texte
00:41:38qui a été adopté
00:41:39au début de la semaine
00:41:39je me permets
00:41:40je suis pas députée écologiste
00:41:42pardon
00:41:42mais oui
00:41:42c'est vrai que ça ressemble
00:41:44beaucoup
00:41:44mais je suis horizon
00:41:45c'est horizon
00:41:45excusez-moi
00:41:46et Mathias Renaud
00:41:48député RN
00:41:48ça va ?
00:41:50merci à tous les deux
00:41:51d'être là
00:41:51Fanny Guinochet
00:41:52nous a rejoint
00:41:53bonsoir Fanny
00:41:53bonsoir
00:41:54alors on va d'abord
00:41:55poser le décor
00:41:56le cadre avec vous
00:41:57Fanny
00:41:57parce que la France
00:41:59avait elle-même
00:42:00instauré une taxe
00:42:01petit colis
00:42:01dont on a beaucoup
00:42:02parlé ici même
00:42:03et elle a décidé
00:42:05de l'enlever ce matin
00:42:05elle l'a enlevé ce matin
00:42:07parce qu'il y a
00:42:08la taxe européenne
00:42:09qui a été mise en vigueur
00:42:11aujourd'hui
00:42:11avec l'argument
00:42:12du gouvernement
00:42:13qui est tout simple
00:42:13de dire
00:42:14on est dans un marché unique
00:42:15on harmonise
00:42:16nos législations
00:42:18d'où la suspension
00:42:19de la taxe nationale
00:42:21la taxe tricolore
00:42:22qui avait été mise en place
00:42:23en mars dernier
00:42:242 euros
00:42:25alors que la taxe européenne
00:42:26c'est 3 euros
00:42:27sur les colis
00:42:28de moins de 150 euros
00:42:29qui sont achetés
00:42:30sur les plateformes
00:42:31extra-européennes
00:42:32pour ne pas les citer
00:42:33étaient visées
00:42:34essentiellement
00:42:35et sont visées
00:42:35les plateformes chinoises
00:42:37Chine
00:42:38Temu
00:42:38AliExpress
00:42:39etc
00:42:39l'idée c'est évidemment
00:42:40avec cette taxe
00:42:41de limiter l'afflux
00:42:43des petits colis
00:42:43ça a un enjeu aussi
00:42:46environnemental
00:42:46et puis en plus
00:42:47ces petits colis
00:42:49souvent
00:42:49ils contiennent
00:42:50des produits
00:42:51qui ne sont pas aux normes
00:42:52que ce soit sanitaire
00:42:53de sécurité
00:42:53donc c'est difficile
00:42:54de les contrôler
00:42:56donc excite
00:42:57la taxe de 2 euros
00:42:58la taxe française
00:42:59on sait combien
00:42:59elle a rapporté d'ailleurs
00:43:00depuis qu'elle était en vigueur
00:43:01oui bien moins que prévu
00:43:03parce que les plateformes
00:43:04ont vite trouvé
00:43:05la parade
00:43:06c'est à dire que
00:43:07elles ont acheminé
00:43:09leurs produits
00:43:10par avion
00:43:11dans les pays
00:43:12où il n'y avait
00:43:12pas de taxes
00:43:13c'est à dire
00:43:14la Belgique
00:43:15l'Espagne
00:43:16la Pologne
00:43:16et ensuite
00:43:17les petits colis
00:43:18ils prenaient les camions
00:43:20et ils arrivaient
00:43:21jusqu'en France
00:43:21donc elles ont investi
00:43:23ces plateformes
00:43:24massivement
00:43:24dans des centres
00:43:27de logistique
00:43:28en Pologne
00:43:29en Espagne
00:43:29en Belgique
00:43:30d'où un déport massif
00:43:32de l'ordre
00:43:33de 90%
00:43:34c'est le constat
00:43:35qui a été fait
00:43:35par les douanes
00:43:36donc vous imaginez bien
00:43:37que pour échapper
00:43:38à cette taxe
00:43:39la taxe
00:43:39elle n'a pas rapporté
00:43:40grand chose
00:43:40selon les douanes
00:43:422 millions
00:43:43un peu plus de 2 millions
00:43:442,3 millions d'euros
00:43:45par mois
00:43:46on est loin
00:43:47très très loin
00:43:48des 400 millions d'euros
00:43:50qui étaient prévus
00:43:51attendus
00:43:52dans le budget de 2026
00:43:53bon c'est un flop
00:43:54bon ça c'est pour la taxe française
00:43:55comment elle va fonctionner
00:43:56la taxe européenne
00:43:57qui est entrée en vigueur ce matin
00:43:58elle va s'appliquer
00:43:59elle s'applique
00:44:00sur les catégories de produits
00:44:01c'est à dire que si vous achetez
00:44:02des chaussettes d'un côté
00:44:03des pantalons de l'autre
00:44:05et bien vous allez payer
00:44:06une taxe sur les chaussettes
00:44:07une taxe sur les pantalons
00:44:08une taxe par colis
00:44:09c'est une taxe par catégorie
00:44:10voilà
00:44:10et ce sont les plateformes
00:44:12normalement qui payent la taxe
00:44:13sachant que les plateformes
00:44:14vont peut-être
00:44:15répercuter sur le client
00:44:16bon
00:44:17cela dit
00:44:18ce changement
00:44:19il ne devrait pas trop
00:44:20avoir d'incidence
00:44:21parce que
00:44:22les plateformes
00:44:23ne vont pas forcément
00:44:24passer par la France
00:44:25elles vont continuer
00:44:26à passer par un certain
00:44:27nombre de pays
00:44:28même s'il y a la taxe
00:44:29là où elles ont
00:44:30leurs infrastructures
00:44:31et les emplois
00:44:32où elles ont investi
00:44:34et puis
00:44:35ce qui risque
00:44:36de se passer aussi
00:44:38c'est qu'elles vont être
00:44:38floues
00:44:39sur le contenant
00:44:41de ces produits
00:44:43voilà
00:44:43donc
00:44:43c'est vrai
00:44:44qu'on s'attend
00:44:46à ce que
00:44:46et bien
00:44:47cette taxe
00:44:48elle n'aura peut-être
00:44:50pas tous
00:44:50les effets
00:44:51attendus
00:44:52en attendant
00:44:53ce qu'espère
00:44:54l'Europe
00:44:55c'est qu'on puisse
00:44:56on ait
00:44:57de meilleurs moyens
00:44:58de contrôle
00:44:59puisque
00:45:00les plateformes
00:45:02vont être incitées
00:45:03à livrer
00:45:04de grosses quantités
00:45:07et puis
00:45:07cette taxe
00:45:08de 3 euros
00:45:09juste pour terminer
00:45:09elle est présentée
00:45:10déjà comme une solution
00:45:11transitoire
00:45:12puisque l'Union Européenne
00:45:13a dit que
00:45:13d'ici deux ans
00:45:14elle allait mettre en place
00:45:15un futur pôle
00:45:16européen
00:45:17de données douanières
00:45:19pour calculer
00:45:20les droits de douane
00:45:21de façon bien plus précise
00:45:23en fonction
00:45:23de la valeur réelle
00:45:25des biens
00:45:25et on va en reparler
00:45:26bien sûr
00:45:27avec nos deux députés
00:45:27mais d'abord
00:45:28je voulais vous entendre
00:45:28tous les deux
00:45:29est-ce que c'était
00:45:29la bonne décision
00:45:30de retirer la taxe française
00:45:31parce qu'il me semble
00:45:32qu'à un moment
00:45:32il avait été question
00:45:33de cumuler
00:45:34un de ces violents
00:45:35il était question
00:45:36effectivement
00:45:36de la conserver
00:45:37oui je pense
00:45:38que c'est une bonne décision
00:45:40il faut quand même
00:45:40se rappeler
00:45:41que c'est justement
00:45:42parce que la France
00:45:43a été insistante
00:45:44et qu'elle l'a mise en place
00:45:45avant dans le cadre
00:45:46du projet de loi de finances
00:45:48que l'Europe
00:45:49s'en est saisie
00:45:50beaucoup plus tôt
00:45:51que ce qui avait été prévu
00:45:51vous pensez que la France
00:45:53a été moteur
00:45:53de la décision européenne
00:45:55c'est évident
00:45:56et là moi je salue
00:45:57vraiment l'engagement
00:45:58des ministres
00:45:59Lescure et Papin
00:46:00qui ont été
00:46:01vraiment très allants
00:46:02dès le départ
00:46:03je pense que
00:46:04s'ils n'avaient pas maintenu
00:46:06s'ils n'avaient pas inscrit
00:46:06cela dans la loi de finances
00:46:08l'Europe aurait encore tardé
00:46:10on parlait à l'époque
00:46:11quand on commence
00:46:12à travailler notamment
00:46:12sur la loi
00:46:13qui vise à réduire
00:46:14l'impact environnemental
00:46:15de l'industrie textile
00:46:16on est en 2023
00:46:17pour les premiers travaux
00:46:18on parlait uniquement
00:46:20d'un changement
00:46:21en 2028
00:46:22effectivement
00:46:23dans le cadre
00:46:23de la réforme douanière
00:46:24donc là on voit
00:46:25que les choses
00:46:26se sont précipitées
00:46:27et c'est plutôt
00:46:28très très bien
00:46:28et effectivement
00:46:29cette harmonisation européenne
00:46:31elle était attendue
00:46:32L'Italie avait instauré
00:46:33aussi une taxe
00:46:34sur les petits colis chinois
00:46:35un peu avant nous
00:46:36Mathias Renaud
00:46:37vous vouliez garder
00:46:38la taxe française
00:46:39et vous l'auriez cumulée
00:46:40à la taxe européenne ?
00:46:41Non et le flop
00:46:42si je peux me permettre
00:46:43était prévisible
00:46:44parce qu'on a été
00:46:45le seul groupe
00:46:46au moment du budget
00:46:46à voter contre cette taxe
00:46:48précisément
00:46:49parce qu'on annonçait
00:46:49le flop
00:46:50le fait que ce serait
00:46:51contourné par la Belgique
00:46:52les Pays-Bas
00:46:53etc.
00:46:53et alors là
00:46:54on a été traité
00:46:54de tous les noms
00:46:55à l'époque
00:46:56par la ministre
00:46:56dans un exercice
00:46:57il faut bien le dire
00:46:59d'affichage
00:47:00parce qu'elle savait
00:47:00très bien
00:47:01ce qui allait se passer
00:47:02en nous disant
00:47:03qu'on était des traîtres
00:47:04des vendus
00:47:05aux intérêts chinois
00:47:06et compagnie
00:47:06ce qui s'est passé
00:47:08en France
00:47:08et d'ailleurs
00:47:09en Italie aussi
00:47:09parce qu'en Italie
00:47:11ils ont instauré
00:47:12exactement la même taxe
00:47:13depuis le 1er janvier
00:47:14et dès les tout premiers jours
00:47:16on a vu un effondrement
00:47:17du frais de direct
00:47:18et donc on passait
00:47:19par la Belgique
00:47:21mais peut-être
00:47:21que justement
00:47:22ça a forcé aussi
00:47:22la commission européenne
00:47:23à se dire
00:47:23bon il faut agir
00:47:24parce que si chaque pays
00:47:25installe sa petite taxe
00:47:26dans son coin
00:47:27vaut mieux une harmonisation
00:47:28vous vous étiez pas
00:47:29non plus pour
00:47:30une taxe européenne
00:47:30c'est quand même mieux
00:47:31au niveau européen
00:47:32qu'au niveau français
00:47:33même s'il y a
00:47:34un contournement possible
00:47:35c'est à dire que
00:47:36notamment on voit
00:47:37en Pologne
00:47:37c'est très simple
00:47:39en Pologne
00:47:39vous avez des immenses
00:47:40entrepôts
00:47:41vous en avez un
00:47:42notamment 750 000 m2
00:47:43donc ça veut dire
00:47:44100 terrains de foot
00:47:45d'entrepôt
00:47:45et donc ils font
00:47:46de l'import en gros
00:47:48par le transport maritime
00:47:49et ensuite
00:47:50ils vont faire
00:47:50de la distribution
00:47:51de petits colis
00:47:51intra-européenne
00:47:52donc du coup
00:47:53ils pourront échapper
00:47:53parce que l'import
00:47:55est trop gros
00:47:56pour être taxé
00:47:56et ensuite
00:47:57la distribution
00:47:58de petits colis
00:47:58échappe à la taxe
00:47:59je comprends pas
00:48:00l'import est trop gros
00:48:01pour être taxé
00:48:02parce que c'est
00:48:03de l'importation
00:48:03de gros volumes
00:48:04et donc la distribution
00:48:05de petits colis
00:48:06ensuite se fait
00:48:06via la Pologne
00:48:07et donc c'est considéré
00:48:09comme du commerce
00:48:10intra-européen
00:48:10exactement
00:48:13donc ça c'est
00:48:14encore un moyen
00:48:15d'échapper
00:48:16mais j'ai envie
00:48:17dire que la question
00:48:17de fond qu'on avait posée
00:48:18d'ailleurs au moment
00:48:19du budget
00:48:19c'est est-ce que
00:48:20finalement nous voulons
00:48:21est-ce qu'on a raison
00:48:23d'accepter
00:48:25ces petits colis
00:48:26ces biens
00:48:26sachant que
00:48:27il y en a deux tiers
00:48:28ça c'est les estimations
00:48:30de la répression
00:48:30des fraudes
00:48:31deux tiers
00:48:31qui ne respectent pas
00:48:32nos normes
00:48:33et même la moitié
00:48:34qui sont dangereux
00:48:35pour la santé
00:48:35donc à un moment donné
00:48:36il va peut-être
00:48:36falloir se poser
00:48:37la question
00:48:38de l'interdiction
00:48:39pure et simple
00:48:40vous c'est ce que vous proposez
00:48:41au RN
00:48:41c'est-à-dire à un moment
00:48:42vous faites fermer
00:48:43Chine, Temu, Aline
00:48:44c'est en tout cas
00:48:45l'alternative
00:48:46qu'on a posée
00:48:46c'est-à-dire
00:48:47et au moment du budget
00:48:47là c'est pas une position nouvelle
00:48:48on a dit
00:48:49écoutez c'est vrai
00:48:50qu'il y a des problèmes
00:48:51et à l'époque
00:48:51on avait pointé
00:48:52parce que ça commençait par là
00:48:54il faut le rappeler aussi
00:48:54sur la question
00:48:56des poupées
00:48:57pédopornographiques
00:48:57voilà ça avait commencé
00:48:58comme ça
00:48:59de façon plus large
00:49:01on constate
00:49:01qu'effectivement
00:49:03il y a toute une partie
00:49:06pour la santé
00:49:08est-ce qu'on accepte
00:49:10finalement ces produits-là
00:49:11ou est-ce qu'on essaye
00:49:12de les taxer directement
00:49:14de les taxer indirectement
00:49:15comme vous avez fait
00:49:16d'ailleurs dans une proposition
00:49:17de loi
00:49:17qui était une bonne idée
00:49:18par ailleurs
00:49:19mais je pense qu'il faut
00:49:20se poser la question
00:49:20collectivement
00:49:21et au niveau européen
00:49:22d'ailleurs
00:49:23Anne-Cécile Violent
00:49:24je le disais
00:49:24vous êtes l'autrice
00:49:25de la loi
00:49:25anti-ultra fast fashion
00:49:28pas fast fashion
00:49:28ultra fast fashion
00:49:29vous allez me dire la différence
00:49:30elle a été adoptée
00:49:31définitivement lundi dernier
00:49:32et c'est un texte
00:49:33qui met en place
00:49:34un système de pénalités
00:49:35qui cible les entreprises
00:49:36les moins vertueuses
00:49:37pourquoi d'ailleurs
00:49:38on dit ultra fast fashion
00:49:40désormais
00:49:40ça va encore plus vite
00:49:42que la fast fashion
00:49:43alors ça va beaucoup plus vite
00:49:44parce que c'est du jetable
00:49:45encore plus rapidement
00:49:47et puis parce que
00:49:48les modèles économiques
00:49:49ne sont pas du tout les mêmes
00:49:50l'ultra fast fashion
00:49:51on est sur des produits
00:49:52qui sont fabriqués
00:49:53à l'autre bout du monde
00:49:53dans des conditions épouvantables
00:49:55et ça c'est un sujet en soi
00:49:56qu'il s'agira de traiter
00:49:58avec des impacts
00:49:59pour l'environnement monstrueux
00:50:00en fait c'est une aberration
00:50:01écologique
00:50:02économique
00:50:02puisque concurrence déloyale
00:50:04et évidemment
00:50:05sanitaire et sociale
00:50:06et même morale
00:50:06avec cette histoire
00:50:07de poupée pédoponographique
00:50:09donc on ne peut pas comparer
00:50:10par exemple
00:50:11largeur de gamme
00:50:12c'est le nombre de références
00:50:13que ces enseignes mettent
00:50:14sur leur plateforme
00:50:15tous les jours
00:50:16c'est plusieurs milliers
00:50:17chez Chine
00:50:18Timu
00:50:19et les autres
00:50:19parce qu'il y en a d'autres
00:50:20on parle toujours de Chine
00:50:21mais il y en a tellement d'autres
00:50:22et d'autres qui arrivent
00:50:23c'est les plus gros
00:50:24et c'est ceux qui ont
00:50:24le plus gros marché
00:50:25mais par exemple
00:50:26les enseignes comme Zara
00:50:27ne sont pas concernées
00:50:29ou H&M
00:50:29ne sont pas concernées
00:50:30par votre texte
00:50:31elles ne sont pas concernées
00:50:32dans un premier temps
00:50:33parce que là justement
00:50:34quand on fait la loi en 2023
00:50:35quand on l'étudie
00:50:36et qu'on aujourd'hui
00:50:37deux ans après
00:50:38on voit combien
00:50:39Chine a pris un essor
00:50:40incroyable
00:50:41donc là on s'est dit
00:50:42il faut faire un compromis
00:50:43il faut qu'on tape très vite
00:50:44et très fort
00:50:45sur Chine
00:50:46et les autres
00:50:48encore une fois
00:50:48parce que ce n'est pas comparable
00:50:50la fast fashion historique
00:50:51dont vous avez cité des marques
00:50:53ils ont déjà amorcé
00:50:55un vrai virage écologique
00:50:57avec notamment
00:50:58un rapatriement
00:50:59d'une partie de la production
00:51:00au moins en Europe
00:51:01donc on ne peut pas
00:51:02les considérer
00:51:03de la même manière
00:51:03et typiquement
00:51:04ces enseignes
00:51:05d'ultra fast fashion
00:51:05c'est 900 fois plus
00:51:07de références par jour
00:51:10sur leur site
00:51:10L'idée c'est quoi ?
00:51:11C'est de rendre
00:51:12cette ultra fast fashion
00:51:13trop chère ?
00:51:15Alors en tout cas
00:51:15c'est d'envoyer
00:51:16un signal pris
00:51:16parce que malheureusement
00:51:17même avec la pénalité
00:51:18ça restera accessible
00:51:19mais c'est de pouvoir
00:51:21envoyer un signal pris
00:51:22au consommateur
00:51:22en disant
00:51:23qu'est-ce qui se passe ?
00:51:24Est-ce que si
00:51:25mon manteau
00:51:26que je payais
00:51:2710 euros
00:51:28demain je le paye
00:51:2923 euros
00:51:30parce qu'il y a une taxe
00:51:30de 13 euros
00:51:31pourquoi ?
00:51:32Pourquoi c'est aussi cher ?
00:51:33Donc c'est aussi
00:51:34de pouvoir inviter
00:51:35le consommateur
00:51:36et ça fait partie
00:51:37de la loi
00:51:37d'être éclairé
00:51:38d'avoir une information
00:51:40obligatoire
00:51:41sur ces plateformes
00:51:42pour expliquer ce que c'est
00:51:43Vous seriez favorable
00:51:44à faire ce que dit
00:51:45Mathias Renaud
00:51:45c'est de dire à un moment
00:51:46puisque ces sites
00:51:47nous envoient
00:51:47des petits colis
00:51:49des petites merdes
00:51:50pourquoi ne pas les fermer ?
00:51:52Absolument
00:51:52mais alors
00:51:53vous savez
00:51:53il y a le principe
00:51:54de plaisir
00:51:55ou de désir
00:51:57puis il y a le principe
00:51:57de réalité
00:51:58je vous rappelle
00:51:59qu'au moment de Chine
00:52:00le gouvernement
00:52:01a essayé
00:52:02Roland Lescure
00:52:03a essayé justement
00:52:04de faire fermer
00:52:05ces plateformes
00:52:05même avec ça
00:52:06il n'a pas réussi
00:52:06parce que
00:52:07évidemment
00:52:07il y a des questions
00:52:08de droit
00:52:09donc c'est toujours
00:52:11je pense que c'est toujours
00:52:12d'actualité
00:52:13mais il faut trouver
00:52:14effectivement la bonne voie
00:52:15et les bonnes raisons
00:52:15donc idéalement
00:52:17bien sûr
00:52:17quand on dit
00:52:18que notamment à Noël
00:52:19que plus de la moitié
00:52:21des jouets sont dangereux
00:52:22c'est même pas
00:52:22le vrai sujet
00:52:23c'est comment ils arrivent
00:52:24à rentrer
00:52:24c'est pas tellement
00:52:25est-ce qu'on les taxe
00:52:26est-ce qu'on ferme le site
00:52:27c'est comment
00:52:27est-ce qu'on a mis
00:52:28autant de normes
00:52:29et comment est-ce que
00:52:30malgré toutes ces normes
00:52:31on arrive à laisser entrer
00:52:33sur le territoire européen
00:52:36des câbles qui prennent feu
00:52:37des objets dangereux
00:52:39pour la santé
00:52:41pardon mais ça
00:52:42c'est très simple
00:52:43c'est-à-dire que
00:52:43les colis qui arrivent
00:52:44notamment dans nos grands ports
00:52:46vous avez
00:52:46allez 1%
00:52:48qui sont contrôlés
00:52:49voilà 1%
00:52:49qui sont contrôlés
00:52:50en visant essentiellement
00:52:52le narcotrafic
00:52:52ou des produits
00:52:54complètement illicites
00:52:56ensuite il y a
00:52:56un contrôle répression
00:52:57des fraudes
00:52:58enfin je veux pas rentrer
00:52:59trop dans la technique
00:52:59administrative
00:53:00mais vous avez
00:53:01un contrôle répression
00:53:01des fraudes
00:53:02et là au niveau
00:53:03des distributeurs
00:53:04ils peuvent sanctionner
00:53:04il y a une proposition
00:53:06qu'on avait faite
00:53:06vous savez qu'il y a
00:53:08la commission européenne
00:53:09prévoit des pratiques
00:53:11anticoncurrentielles
00:53:12en France ça se fait
00:53:13via l'autorité de la concurrence
00:53:14dans deux cas de figure
00:53:15vous avez l'abus de position
00:53:16dominante et l'entente
00:53:17nous on voulait créer
00:53:18alors ça devrait se faire
00:53:20au niveau européen
00:53:21un troisième cas
00:53:22qui serait précisément
00:53:24les cas de dumping
00:53:26au niveau de nos normes
00:53:28donc c'est-à-dire
00:53:28à partir du moment
00:53:29où on prouve
00:53:29qu'un importateur
00:53:32viole de façon importante
00:53:33des normes intérieures
00:53:35à ce moment-là
00:53:35on crée une nouvelle catégorie
00:53:37et ce qui est important
00:53:38là-dedans
00:53:39c'est que ça permet
00:53:39d'infliger des amendes
00:53:41jusqu'à 10%
00:53:42du chiffre
00:53:43d'affaires mondial
00:53:45du groupe concerné
00:53:47donc c'est extrêmement dissuadif
00:53:48beaucoup plus
00:53:48que les contrôles
00:53:49de répression des fraudes
00:53:50on l'a déjà dit 100 fois
00:53:51sur ce plateau
00:53:51mais si ça marche
00:53:52c'est aussi parce qu'il y a
00:53:53des clients qui adorent
00:53:54et des clients qui ne peuvent
00:53:55pas s'acheter autre chose
00:53:56que cette mode pas chère
00:53:58la bataille des volumes
00:54:01la Chine l'a gagnée
00:54:02la bataille psychologique
00:54:04qu'est-ce que vous dites
00:54:05à vos électeurs
00:54:06qui aiment cette mode
00:54:09aussi
00:54:10qui ne peuvent pas
00:54:10s'acheter autre chose
00:54:11que ces vêtements-là
00:54:13alors ça c'est pas vrai
00:54:14on ne peut pas dire
00:54:15qu'on ne peut pas
00:54:15acheter autre chose
00:54:18aujourd'hui
00:54:18on a quand même
00:54:19des marques
00:54:19des t-shirts à 5 euros
00:54:21c'est difficile à trouver
00:54:22encore
00:54:22alors je suis d'accord
00:54:23je suis d'accord
00:54:245 euros c'est difficile
00:54:25mais en fait
00:54:26le problème de ces enseignes
00:54:27c'est qu'elles vont
00:54:28inciter à la consommation
00:54:29il y a quelque chose
00:54:29de très addictif
00:54:30on a des jeunes filles
00:54:31qui nous disent
00:54:32qu'elles ouvrent
00:54:32toutes les semaines
00:54:33un panier
00:54:34puisqu'il y a des références
00:54:35tous les jours
00:54:35donc elles ouvrent leur panier
00:54:36et à la fin de la semaine
00:54:37elles en voient
00:54:38donc si on regarde déjà
00:54:39le profil des consommateurs
00:54:41c'est pas que des
00:54:42elle est là alors
00:54:42la bataille psychologique
00:54:43elle est effectivement
00:54:45sur l'éducation
00:54:45et c'est pour ça
00:54:46que le Sénat a rajouté
00:54:49je trouve une proposition
00:54:50qui était intéressante
00:54:51de pouvoir aussi inviter
00:54:52sensibiliser les enfants
00:54:54sur la consommation durable
00:54:55il y a des vrais enjeux
00:54:57d'information
00:54:58et on a encore une fois
00:54:59des enseignes
00:55:00qui sont capables
00:55:01de proposer des produits
00:55:02certes un petit peu plus chers
00:55:03ça veut dire juste
00:55:04peut-être qu'au lieu
00:55:05d'acheter 3 t-shirts
00:55:05chez Chine
00:55:06j'en achète un
00:55:06sur une autre marque
00:55:07qui est un petit peu
00:55:08plus durable
00:55:11et moi je reviens
00:55:12toujours aussi
00:55:12sur l'économie circulaire
00:55:13il y a aussi
00:55:13un marché de la seconde main
00:55:15aujourd'hui
00:55:15qui est extraordinaire
00:55:16avec une offre
00:55:18extrêmement intéressante
00:55:19ce qu'il faut vraiment dire
00:55:20c'est que vraiment
00:55:21quand vous regardez
00:55:22les clients Chine
00:55:23c'est pas que des gens
00:55:24qui sont des classes
00:55:26défavorisées
00:55:26vraiment pas
00:55:27j'ai deux dernières questions
00:55:28vous faites quoi
00:55:29si dans un an
00:55:29les volumes de petits colis
00:55:31n'ont pas baissé
00:55:32avec la taxe européenne
00:55:33et bien
00:55:34demande d'interdiction
00:55:35peut-être qu'on en reparlera
00:55:36et puis sur le côté
00:55:38consommateur
00:55:38en fait
00:55:38il faut regarder le consommateur
00:55:40bien sûr
00:55:40qui actuellement
00:55:42a la capacité
00:55:43de comparer
00:55:43et demain avec la taxe
00:55:45pourra comparer
00:55:45avec 3 euros plus cher
00:55:46parce que ce sera répercuté
00:55:47très vraisemblablement
00:55:49sur le produit fini
00:55:50mais il faut aussi
00:55:51regarder du côté
00:55:53du producteur
00:55:53c'est à dire
00:55:54qu'il y a une vraie
00:55:55stratégie chinoise
00:55:56en matière textile
00:55:57en matière industrielle
00:55:58pour vendre
00:55:59y compris à perte
00:56:01et il y a une étude récente
00:56:02qui a montré
00:56:02qu'il y a quasiment
00:56:03un quart
00:56:03des exportations chinoises
00:56:05en Europe
00:56:05qui sont faites à perte
00:56:06pour casser nos industries
00:56:08par le prix
00:56:09y compris en étant
00:56:10subventionnées par le gouvernement
00:56:11et ensuite
00:56:12s'installer définitivement
00:56:14quitte à remonter
00:56:15les prix ensuite
00:56:15donc il faut aussi
00:56:16expliquer ça aux consommateurs
00:56:17et dernière question
00:56:18d'ici deux ans
00:56:19arrive donc ce projet
00:56:20d'union douanière européenne
00:56:22qui aura son centre
00:56:23à Lille
00:56:26elle est là la clé
00:56:27elle est dans le fait
00:56:28d'avoir une douane générale
00:56:30pour toute l'Europe
00:56:32il y a un vrai sujet
00:56:33et mon collègue l'a dit
00:56:34il y a un vrai sujet
00:56:34de contrôle
00:56:35de moyens de contrôle
00:56:36donc c'est vrai
00:56:36que ces taxes
00:56:37elles vont servir aussi
00:56:38aux états membres
00:56:40mais évidemment
00:56:41à l'union européenne
00:56:41que de pouvoir financer
00:56:42davantage de moyens
00:56:44et de RH
00:56:44pour pouvoir faire
00:56:45ces contrôles
00:56:47on parle de 2 euros
00:56:48mais en fait
00:56:48à partir du 1er septembre 2026
00:56:50la loi qui a été votée
00:56:52définitivement au Sénat
00:56:53lundi
00:56:54va aussi rajouter
00:56:55des pénalités
00:56:55donc ce ne sera pas
00:56:56simplement ces 2 euros
00:56:57donc encore une fois
00:56:58il y a un vrai signal prix
00:56:59qui est envoyé
00:57:00pour permettre justement
00:57:01d'accompagner cela
00:57:02mais il est certain
00:57:03que ce qu'il faudrait
00:57:04c'est que l'Europe
00:57:05s'en saisisse aussi
00:57:06pour pouvoir avoir
00:57:07une force de frappe
00:57:07beaucoup plus importante
00:57:08et une harmonisation
00:57:09qui est indispensable
00:57:10compte tenu
00:57:11des dommages
00:57:13énormes
00:57:14sur l'environnement
00:57:15mais aussi
00:57:15sur l'économie française
00:57:16et européenne
00:57:17Merci
00:57:18on va tout de suite
00:57:19passer à Bourbon Express
00:57:20c'est le journal
00:57:20de l'Assemblée nationale
00:57:21avec Marco Pommier
00:57:22c'est tout de suite
00:57:28Bonsoir Marco
00:57:29Bonsoir Adeline
00:57:30A la une de Bourbon Express
00:57:31ce soir
00:57:31d'abord la polémique
00:57:32sur les dates
00:57:33de la prochaine élection présidentielle
00:57:35qu'on connaît
00:57:35depuis ce matin
00:57:36Oui Emmanuel Macron
00:57:37a enfin tranché
00:57:39alors sortez vos agendas
00:57:40le premier tour
00:57:41se déroulera
00:57:41le 18 avril 2027
00:57:44le second
00:57:44vous le voyez
00:57:45deux semaines plus tard
00:57:46le 2 mai
00:57:46des dates
00:57:47qui vous l'avez dit
00:57:48font déjà polémique
00:57:49dans la classe politique
00:57:50car le scrutin
00:57:51tombera pendant
00:57:52les vacances scolaires
00:57:53et le second tour
00:57:54se tiendra au lendemain
00:57:55du 1er mai
00:57:55une journée hautement symbolique
00:57:57sur le plan politique
00:57:58et social
00:57:59Alicia Rogue
00:57:59et Eva Billion
00:58:00ont demandé
00:58:01l'avis des députés
00:58:03Traditionnellement
00:58:03le premier tour
00:58:03est en avril
00:58:04fin avril
00:58:05le deuxième tour
00:58:05est début mai
00:58:06alors les dates
00:58:08elles sont ce qu'elles sont
00:58:09c'est pas la première fois
00:58:09qu'il y a une élection présidentielle
00:58:11qui aura un tour
00:58:12qui enjambera
00:58:13des vacances scolaires
00:58:15Les deux dates
00:58:16ils avaient des inconvénients
00:58:17et des avantages
00:58:17donc peu importe la date
00:58:18maintenant c'est dans
00:58:19une période scolaire
00:58:20donc il va falloir
00:58:21que le gouvernement
00:58:21mette tout en place
00:58:23pour qu'il y ait
00:58:24une grande partie
00:58:25de la population
00:58:25qui soit en capacité
00:58:27de donner des procurations
00:58:28et que tout le monde
00:58:29soit au courant
00:58:30de comment ils peuvent faire
00:58:31Ces dates posent un problème
00:58:33quand même
00:58:33parce que normalement
00:58:34le samedi
00:58:34la veille
00:58:35d'un second tour
00:58:36de présidentielle
00:58:37il n'y a pas
00:58:37de propagande politique
00:58:39quelle qu'elle soit
00:58:41sur les médias
00:58:41ou dans la rue
00:58:42ici on va avoir
00:58:43un 1er mai
00:58:43donc on va nous dire
00:58:44oui c'est une manifestation sociale
00:58:45mais on sait très bien
00:58:46que beaucoup
00:58:47auront la tendance
00:58:48et la tentation
00:58:49à en faire
00:58:50une manifestation politique
00:58:52Bon on est obligé
00:58:53de vous demander
00:58:53votre avis à vous aussi
00:58:54Mathias Renaud
00:58:55et Anne-Cécile Violent
00:58:56le 2 mai
00:58:57bah oui
00:58:57on sera dans la période
00:58:58de réserve
00:58:59de la campagne
00:59:00c'est-à-dire le vendredi
00:59:01à minuit
00:59:01normalement c'est silence radio
00:59:03ça veut dire que par exemple
00:59:04les manifs du premier moment
00:59:05on ne pourra pas les voir
00:59:05à la télé
00:59:06s'il y a des slogans
00:59:07Bah normalement
00:59:08elles ne doivent pas
00:59:08se tenir tout court
00:59:09parce que là
00:59:10il y aura un point
00:59:10à éclaircir
00:59:11nous le 1er mai
00:59:12on a un événement partisan
00:59:13qui s'appelle
00:59:13la fête de la nation
00:59:15vous savez qu'historiquement
00:59:16le 1er mai
00:59:16on défilait aussi
00:59:17on a transformé ça
00:59:18en fête de la nation
00:59:19on ne va pas pouvoir le faire
00:59:20réserve électorale oblige
00:59:22si effectivement
00:59:23les manifs du 1er mai
00:59:25souvent quand même
00:59:25organisées par des syndicats
00:59:27et par la gauche
00:59:28deviennent en gros
00:59:29des manifs anti-RN
00:59:30si jamais au deuxième tour
00:59:32à la veille du scrutin
00:59:33ça posera un vrai problème
00:59:34donc là je pense
00:59:35qu'il y a un sujet
00:59:35à traiter par le ministre
00:59:36de l'Intérieur
00:59:37qui est en charge des élections
00:59:38Anne-Cécile Violent
00:59:39Non mais effectivement
00:59:39la période de réserve
00:59:40c'est qu'il n'y a aucune
00:59:41manifestation possible
00:59:43non seulement pas
00:59:43de méditalisation
00:59:44mais pas du tout
00:59:45de manifestation
00:59:47après vous savez
00:59:48je crois que
00:59:48de toute façon
00:59:49à un moment donné
00:59:49il faut trancher
00:59:50et moi j'ai envie de dire
00:59:53voilà
00:59:53Il y avait d'autres dates possibles
00:59:55pourquoi avoir tranché
00:59:56pour celle-ci ?
00:59:58Alors moi j'ignore
00:59:59les raisons pour lesquelles
01:00:00ça a été arbitré ainsi
01:00:02On a mis le 1er mai en tout cas
01:00:03mais c'est vrai que
01:00:03Frédéric Valthou le disait
01:00:04la tradition est quand même
01:00:05assez régulée
01:00:07que c'est entre fin avril
01:00:08et début mai
01:00:08donc je pense qu'on a voulu
01:00:09garder cette tradition-là
01:00:10mais écoutez vous savez
01:00:12je crois que quand on a
01:00:13vraiment le sens citoyen
01:00:14on va voter déjà
01:00:16quelles que soient
01:00:16les vacances
01:00:17ou le week-end
01:00:18prolongé du 1er mai
01:00:19je pense qu'il faut aussi
01:00:21pouvoir prendre un peu de hauteur
01:00:22et vraiment s'engager
01:00:25pour aller voter
01:00:25Bon et puis dans cette course
01:00:27à l'Elysée
01:00:27Marco
01:00:28Edouard Philippe
01:00:29a gagné aujourd'hui
01:00:30un soutien de taille
01:00:31Oui celui de Laurent Wauquiez
01:00:33le président des Républicains
01:00:34à l'Assemblée
01:00:35il choisit donc
01:00:36le candidat d'horizon
01:00:37plutôt que Bruno Retailleau
01:00:38le président de son propre parti
01:00:40dans une interview
01:00:41accordée au Figaro
01:00:42il déclare
01:00:43vous le voyez
01:00:43je crois qu'Edouard Philippe
01:00:45peut incarner l'ordre
01:00:46et le sérieux
01:00:46permettant de redresser
01:00:47la France
01:00:48déclaration moyennement
01:00:49accueillie
01:00:50dans les rangs
01:00:50de son groupe
01:00:51la députée
01:00:52Marie-Christine Dalloz
01:00:53déplore ses propos
01:00:54on ne peut pas tirer
01:00:56contre son camp
01:00:56dit-elle
01:00:57une pierre
01:00:58c'est une pierre
01:00:58dans le jardin
01:00:59de Bruno Retailleau
01:01:00ambiant chez les Républicains
01:01:01Anne-Cécile Violent
01:01:02c'était dans votre bingo
01:01:032026
01:01:04le ralliement
01:01:05de Laurent Wauquiez
01:01:06à Edouard Philippe
01:01:08je ne crois pas
01:01:09je ne crois pas
01:01:09mais Laurent peut
01:01:11tout à fait être
01:01:11quelqu'un qui peut
01:01:12effectivement rassembler
01:01:13moi je le connais bien
01:01:14c'est mon président de région
01:01:16mais je crois que
01:01:18de source assez sûre
01:01:20et assez proche
01:01:21de monsieur Wauquiez
01:01:22je crois que
01:01:22l'AFP a été un petit peu
01:01:24rapide sur l'interprétation
01:01:25de l'article du Figaro
01:01:26ah
01:01:27et donc qu'est-ce qu'il faut
01:01:28comprendre ?
01:01:28que peut-être
01:01:29c'est un petit peu
01:01:30plus nuancé que ça
01:01:30ou en tout cas
01:01:31c'est pas un soutien total
01:01:32moi je me
01:01:33voilà je me réjouis
01:01:35de ce qu'a dit
01:01:36Laurent Wauquiez
01:01:37ce que vous voulez dire
01:01:37c'est que Laurent Wauquiez
01:01:38in fine ne soutiendrait pas
01:01:39forcément Edouard Philippe
01:01:40on a dit mal
01:01:40certainement mais c'était
01:01:41peut-être un peu précipité
01:01:42par l'AFP
01:01:44par l'AFP
01:01:45ah bon
01:01:46d'accord
01:01:46qui a sorti une dépêche
01:01:48suite à l'article du Figaro
01:01:50oui
01:01:50et donc vous pensez
01:01:51qu'il y a eu
01:01:52une surinterprétation ?
01:01:53je pense que c'est
01:01:54c'est de l'anticipation
01:01:55vous savez chez Horizon
01:01:56on aime bien
01:01:56voir loin pour faire bien
01:01:58je pense que Laurent Wauquiez
01:02:00ou alors l'AFP
01:02:01montre qu'elle voit bien
01:02:02pour faire bien aussi
01:02:03on continue Marco
01:02:04en attendant la présidentielle
01:02:06le travail parlementaire
01:02:07continue
01:02:07et on retiendra aujourd'hui
01:02:09l'adoption définitive
01:02:10une proposition de loi
01:02:11pour garantir un avocat
01:02:13à tous les enfants
01:02:14placés et protégés
01:02:16un texte qui s'adresse
01:02:17aux 300 000 enfants
01:02:18dans le pays
01:02:18concerné par une procédure
01:02:20d'assistance éducative
01:02:21aujourd'hui seulement
01:02:227% d'entre eux
01:02:23sont assistés par un avocat
01:02:24devant le juge des enfants
01:02:26la proposition de loi
01:02:27portée par la socialiste
01:02:28Aïda Adizadeh
01:02:29veut donc y remédier
01:02:30son texte a été adopté
01:02:32aujourd'hui à l'unanimité
01:02:33une adoption saluée
01:02:35avec émotion
01:02:35dans l'hémicycle
01:02:36vous allez le voir
01:02:37standing ovation
01:02:38sur les pans
01:02:39de la gauche
01:02:40mais aussi des représentants
01:02:41d'associations
01:02:42dans les tribunes
01:02:44S'il y a des larmes
01:02:45qui coulent aujourd'hui
01:02:46dans cette assemblée
01:02:47c'est que c'est plus
01:02:47de 18 années de combat
01:02:49qui viennent de se clôturer
01:02:50aujourd'hui
01:02:51grâce à la représentation nationale
01:02:53grâce au gouvernement
01:02:54je vous remercie encore
01:02:55monsieur le ministre
01:02:55d'avoir compris
01:02:56vous garde des sceaux
01:02:57l'urgence de ce combat là
01:02:58tout n'est pas fait
01:02:59la mise en oeuvre
01:03:00va demander du temps
01:03:02et de l'exigence
01:03:03nous avons 6 mois
01:03:04pour nous mettre
01:03:04en ordre de bataille
01:03:05pour faire que cette loi
01:03:06demain change
01:03:07la vie des enfants placés
01:03:08et le coût de cette réforme
01:03:09est estimé à 300 millions d'euros
01:03:11ça correspond en fait
01:03:12à la hausse de l'enveloppe
01:03:13de l'aide juridictionnelle
01:03:14qui permettra de financer
01:03:16un avocat commis d'office
01:03:17pour chaque enfant concerné
01:03:19Autre texte important
01:03:20définitivement adopté
01:03:21par le Parlement
01:03:22c'est la loi de programmation
01:03:23militaire
01:03:24la LPM
01:03:24Oui le gouvernement
01:03:25souhaitait actualiser
01:03:27cette loi votée
01:03:28il y a deux ans et demi
01:03:29et bien après l'accord
01:03:30trouvé la semaine dernière
01:03:30entre députés et sénateurs
01:03:32en commission mixte paritaire
01:03:33l'Assemblée a définitivement
01:03:35validé le texte
01:03:36cet après-midi
01:03:37au lendemain du vote
01:03:38positif du Sénat
01:03:39Insoumis, communistes
01:03:40et écologistes
01:03:41ont voté contre
01:03:42les autres groupes
01:03:42ont voté pour
01:03:43à la clé
01:03:4436 milliards d'euros
01:03:45supplémentaires
01:03:46pour les armées
01:03:46d'ici à 2030
01:03:47portant l'effort
01:03:49total de défense
01:03:50à 436 milliards d'euros
01:03:51sur la période 2024-2030
01:03:54on écoute
01:03:54la ministre des armées
01:03:56Evidemment
01:03:57au moment de ce vote
01:03:58je pense aux femmes
01:03:59et aux hommes
01:03:59qui composent nos armées
01:04:00et pour lesquelles
01:04:01notre mobilisation
01:04:02sera extrêmement utile
01:04:04parce que cela veut dire
01:04:05plus d'entraînement
01:04:06plus de munitions
01:04:07pour les armes de la France
01:04:08merci à chacune
01:04:10et chacun d'entre vous
01:04:10Et bien sûr
01:04:12c'est aussi un vote symbolique
01:04:13car Emmanuel Macron
01:04:14espérait promulguer
01:04:15cette loi
01:04:15avant le 14 juillet
01:04:16Et bien merci Marco
01:04:18merci Anne-Cécile Violant
01:04:20d'avoir été là ce soir
01:04:21députée Horizon
01:04:22de Haute-Savoie
01:04:23et merci Mathias Renaud
01:04:25députée RN de la Somme
01:04:26Merci Fanny et Olivier
01:04:28Et merci à vous aussi
01:04:29Et surtout merci à vous
01:04:31de nous avoir suivis
01:04:31chez vous
01:04:32Cette émission est rediffusée
01:04:33tout à l'heure
01:04:33à 23h30
01:04:34Vous la retrouvez également
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01:04:42sur la 8
01:04:43A demain
01:04:43Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:47Sous-titrage Société Radio-Canada
01:04:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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