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  • il y a 2 jours
Mercredi 1er juillet, Hedwige Chevrillon a reçu Nicolas Chabanne, fondateur de la marque “C’est qui le Patron”, Mathieu Plane, directeur adjoint du département Analyse et Prévision de l'OFCE, et Jean-René Cazeneuve, ancien rapporteur général du Budget à l'Assemblée nationale, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:05Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:11Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19, on va parler de la loi d'urgence agricole,
00:17de l'impact de la canicule sur les agriculteurs, on va en parler avec Nicolas Chaban,
00:22c'est le fondateur, vous savez, de C'est qui le patron, mais justement il était au Sénat,
00:26il a réussi à faire adopter un de ses amendements en forçant un peu la main au gouvernement,
00:30il nous racontera tout dans un instant.
00:33Et puis après c'est l'ancien rapporteur du budget à l'Assemblée Nationale,
00:36Jean-René Cazeneuve qui sera avec nous, face à lui Mathieu Plannes,
00:40directeur adjoint du département analyse et prévision de l'OFCE,
00:43on essaiera de comprendre d'abord quel est l'impact de cette canicule,
00:46justement impact économique, on parlera du budget 2027,
00:49c'est encore pire que 2026, et puis surtout Jean-René Cazeneuve vient de rendre
00:54tout à l'heure à un rapport sur les services publics,
00:57notamment en service de la Poste, et il propose 40 mesures pour réformer la Poste.
01:02Mais pour l'instant, place au journal avec Stéphanie Collot.
01:06– Le journal.
01:08– Il est 18h, bonsoir Stéphanie.
01:10– Bonsoir Edwige.
01:11– Et donc après le faveur du Sénat, c'est l'Assemblée Nationale
01:13qui approuve définitivement le projet de loi
01:16actualisant la dépense millial, loi de programmation militaire.
01:20– Oui, le projet de loi fait grimper le budget militaire à 2,5% du PIB,
01:24ça représente 36 milliards d'euros supplémentaires pour les armées d'ici 2030.
01:30Emmanuel Macron entend promulguer la loi à temps pour le 14 juillet.
01:35Toujours à l'Assemblée Nationale, Sébastien Lecornu était interrogé cet après-midi
01:39sur l'explosion du nombre de décrets appris par le gouvernement
01:42qui complexifie la vie des entreprises.
01:44Sébastien Lecornu promet de poursuivre la simplification des normes
01:48et annonce de nouvelles étapes avec deux décrets à venir d'ici l'automne
01:51et le déblocage en urgence de 6 millions d'euros
01:53pour accélérer les procédures numériques de la justice.
01:56Le commerce en ligne ne cesse de progresser pour la septième année consécutive.
02:01Les ventes sur Internet sont en hausse de 7% en 2025,
02:04à près de 200 milliards d'euros, un record selon la FEVA de la Fédération du secteur.
02:08La plateforme Vinted est le deuxième site comportant le plus de clients en France en 2025,
02:14derrière le géant Amazon.
02:15Le secteur auto dans le vert, les ventes de voitures neuves en hausse de 11%
02:20sur le seul mois de juin selon la plateforme automobile.
02:23Et la tendance se confirme, l'électrique continue sa percée
02:26avec une part de marché qui atteint 30% le mois dernier.
02:29Tesla confirme son retour avec des ventes en hausse de 140%
02:32depuis le début de l'année.
02:35CMA, CGM, maison mère de BFM Business se renforce aux Etats-Unis.
02:38Le groupe rachète les activités logistiques de FedEx en Amérique du Nord,
02:42montant de l'opération 1,4 milliard de dollars.
02:45Il entend aussi conclure des accords commerciaux de long terme
02:48dans le fret aérien et maritime pour un montant correspondant
02:52à 3,5 milliards de dollars sur 10 ans.
02:55Aux Etats-Unis, la fin des restrictions de sécurité nationale pour Anthropique,
02:58le gouvernement américain lève les contrôles d'exportation
03:01sur Fable 5 et Mythos 5, les deux IA les plus puissantes de l'entreprise.
03:06En échange, Anthropique s'est engagé à traiter les risques de sécurité
03:10et à travailler avec le gouvernement sur les normes et sorties de ses futurs modèles.
03:16Et puis, le titre Meta bondit à Wall Street.
03:19Le groupe se prépare à lancer une offre cloud selon Bloomberg.
03:22Il faut dire que Meta a massivement investi dans ces infrastructures
03:26avec la construction d'un gigantesque centre de données,
03:29un projet estimé à 10 milliards de dollars.
03:30Et Meta envisagerait donc de proposer à des tiers des capacités excédentaires
03:35non utilisées pour sa propre IA.
03:38Les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:40Bonsoir Antoine.
03:41Bonsoir Stéphanie, bonsoir Edwil.
03:42Bonsoir Antoine.
03:43Et on commence le mois en baisse, Antoine.
03:45On commence le mois en baisse, on commence le trimestre en baisse,
03:47on commence le semestre en baisse, moins 0,79%, 8 337 points.
03:53Alors logique qu'on commence sur une tendance négative
03:55alors qu'on a quand même connu plusieurs mois assez spectaculaires sur le CAC 40.
04:00Et si on regarde du côté des valeurs, ça on dit long finalement.
04:03Les titres à la baisse sont les titres les plus résistants,
04:06les plus résilients de la cote.
04:07On a Orange qui perd 4,5% à 15,77%.
04:10On a Engie, moins 3,8%, 26,55€.
04:13On a Carrefour, moins 3,4% à 15,70%.
04:16Et puis on a aussi la technologie qui subit des prises de profit,
04:20notamment STMicroelectronics qui est la meilleure performance
04:22depuis le début de l'année.
04:23Le titre a perdu 3,3% en clôture à 62,37€.
04:27Et qu'est-ce qui a grimpé ?
04:29Tous les titres qui ont été mis de côté sur le premier semestre.
04:32Et si leur lot Sotica gagne 5,5% à 173€,
04:35le secteur auto, fort des bons chiffres dont vous avez parlé Stéphanie,
04:38Renault gagne 4,8% à 26,28€.
04:41Stellantis plus 3,27€ à 5,15€.
04:44Et puis le secteur des logiciels qui s'est fait torpiller
04:46par les perspectives de disruption par l'IA,
04:49Dassault Systèmes reprend 3,2% à 18,39€.
04:52Et Capgemini plus 3,14€ à 90,72€.
04:56Les volumes d'échanges corrects à 4,3 milliards pour un CAC 40
04:59qui a donc perdu 0,79%, 8,337.
05:02Merci Antoine.
05:03Merci Stéphanie.
05:04Rendez-vous avec vous donc au 19h, 19h30.
05:07Tout de suite, c'est le 18-19 avec mon premier invité,
05:10Nicolas Chaban, le fondateur emblématique de C'est qui le patron ?
05:14BFM Business et la Tribune présente
05:19Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
05:24Vous êtes bien dans le 18-19, on va d'abord parler de canicule,
05:29on va parler de loi d'urgence agricole
05:31et puis peut-être cette victoire d'initiative citoyenne,
05:35en tout cas celle qui réjouit son patron, le patron de C'est qui le patron ?
05:39Bonsoir Nicolas Chaban.
05:40Bonsoir, bonsoir.
05:41Merci d'être là parce qu'on a l'impression que c'est un combat que vous avez mené
05:44contre le gouvernement, contre tout le monde
05:46et puis finalement le Sénat a adopté ce que vous vouliez,
05:50votre amendement qui avait été combattu par le gouvernement.
05:52On va revenir là-dessus évidemment,
05:55même si c'est une victoire importante sur la transparence
05:58et les justes prix pour, les justes rémunérations pour les producteurs.
06:02Mais d'abord quand même un sujet, les agriculteurs, les producteurs,
06:05vous vous êtes confrontés à la sécheresse,
06:09comment vous voyez l'impact que ça peut avoir sur les éleveurs, sur les producteurs ?
06:14Alors l'impact il est très grand chez tout le monde bien sûr,
06:17tout le monde suffoque dans cette période de canicule,
06:20mais les éleveurs, il y a des choses très concrètes,
06:22c'est-à-dire que les éleveurs, les producteurs de lait, il y a moins de lait,
06:27donc évidemment parce qu'il y a des grandes chaleurs,
06:30les vaches donnent moins de lait, donc il y a moins de revenus,
06:33mais pas que, il y a des grêles absolument catastrophiques,
06:36il y a eu des tempêtes dans l'Oise, il y a un producteur, on le salue,
06:40Pomme d'or officiel, je me rappelle de son compte,
06:43c'est des tomates en agroécologie,
06:47enfin c'est des petites pépites, tout a été détruit par une tempête.
06:51Donc il y a des producteurs déjà fragiles,
06:52qui subissent de plein fouet un épisode de canicule qui va revenir.
06:58Donc on pense encore plus à eux, puisque évidemment...
07:02– Mais vous avez mesuré l'impact un peu,
07:03vous savez un peu l'impact économique cette fois-ci.
07:07– Oui, ils ont sollicité d'ailleurs ce matin le ministère en urgence,
07:11en disant écoutez, c'est déjà pas facile pour nous,
07:14on connaît le contexte, la rémunération difficile des producteurs,
07:17le fait que les exploitations disparaissent,
07:20les gens qui nous nourrissent sont en difficulté,
07:21il n'y a pas de comptabilité à faire,
07:23il faut qu'on arrive à les aider d'urgence,
07:25parce que derrière ces problèmes,
07:27il y a le fait qu'ils arrêtent leur activité.
07:30On est passé sous la barre des 349 000 exploitations en France,
07:34c'est 1 300 000 de moins qu'il y a quelques dizaines d'années,
07:38c'est dramatique, et je rappelle dans ce contexte compliqué
07:41que cette nourriture-là qu'on voit sur vos écrans,
07:44en fait pas très loin de chez nous, c'est un trésor,
07:46ne comptons pas sur les importations.
07:48À un moment donné, si les bateaux qui nous amènent la nourriture
07:51n'arrivent plus jusqu'à nous, on voit qu'il y a des contextes compliqués
07:54partout dans le monde,
07:55ou que d'autres pays les rachètent en chemin,
07:58on regrettera énormément de ne pas avoir aidé des gens
08:01qui ne demandent qu'à vivre leur travail.
08:03Oui, mais qu'est-ce qu'on peut faire ?
08:05Qu'est-ce qu'on peut faire ?
08:06Alors on ne va pas refaire toute l'histoire de l'agriculture française,
08:08Nicolas Chaban,
08:10même si vous la connaissez par cœur,
08:12et vous avez vos idées,
08:13et vous vous battez pour.
08:14Mais là, concrètement,
08:17ça veut dire quoi ?
08:18Ça veut dire qu'il faut revoir les modes de production,
08:20parce qu'il y aura de plus en plus de canicules,
08:22il y en a déjà la semaine prochaine,
08:24enfin, voire après-demain,
08:25il y en aura une autre ensuite.
08:26Il y a ces orages, vous avez raison,
08:28qui sont d'une violence incroyable,
08:29et puis qui tombent dessus sur un endroit très localisé,
08:32donc évidemment, si vous produisez des tomates
08:33et c'est juste en dessous,
08:34il y a peu de chances que vos tomates sortent.
08:37Oui, c'est très injuste,
08:38surtout rappelons-nous que c'est la profession,
08:40une des professions les plus fragiles.
08:41Ceux qui nourrissent les autres n'arrêtent pas à se nourrir eux-mêmes.
08:43Ce qu'on a à faire,
08:44en tant que consommateur,
08:46déjà acheter français,
08:47vérifier le juste prix,
08:48on en parlera, être sûr que quand tu mets quelques centimes de plus,
08:51le producteur récupère ses centimes.
08:53Puis après, au niveau du gouvernement,
08:56c'est la mesure nationale la plus simple à prendre.
08:59Quand les producteurs bloquent les routes,
09:019 Français sur 10 sont encore d'accord
09:03pour être solidaires de leur mission quotidienne.
09:06Il y a une chose à faire,
09:08protéger des gens qui nourrissent les autres
09:10en mettant les moyens financiers qu'il faut.
09:12Si l'économie,
09:14qui dépend évidemment du fait que chaque jour
09:16on trouve de la nourriture dans nos assiettes,
09:18se grippe parce que ces gens-là
09:20ne sont plus là pour nous nourrir,
09:22tout va devenir compliqué.
09:23C'est quasiment un des seuls secteurs économiques
09:27où on peut aider,
09:29mais vraiment sans faire de comptabilité.
09:31Ils ne demandent pas à trois semaines de congés en plus.
09:33Ils demandent,
09:34après une tempête,
09:35après un coup de chaud,
09:36après des difficultés,
09:37des intempéries,
09:38à repartir au moins
09:39sur la base de ce qu'ils avaient avant.
09:41Franchement,
09:42il n'y a pas de...
09:42Oui, mais ça veut dire quoi ?
09:44Ça se traduit comme une aide directe ?
09:47Qu'est-ce que vous demandez ?
09:49Il faut véritablement des aides
09:51qui se fassent en urgence
09:52quand les trésoreries sont exsangues.
09:54Vous avez énormément d'exploitations
09:56où tous les soirs,
09:57on en connaît,
09:58les gens se disent
09:59est-ce qu'on continue ?
10:00Ils sont en famille,
10:02c'est des passionnés,
10:03ils font sept jours sur sept
10:04et à un moment donné,
10:05tu as une trésorerie
10:06qui est bousculée
10:07par ce qu'on vit en ce moment.
10:09Naturellement,
10:09tu as envie d'arrêter.
10:10Mais c'est dramatique.
10:11Je répète qu'on ne peut pas
10:13ne pas amener en urgence
10:15de l'aide
10:16à des gens qui nous nourrissent.
10:17Pardon pour ces mots répétés très souvent,
10:19mais je trouve que
10:21cette comptabilité économique,
10:23ces budgets qui arrivent
10:24petit à petit ou pas,
10:25c'est une insulte au bon sens
10:27et aux attentes de nous, citoyens.
10:30Dites-nous qu'il faut rajouter
10:312-3 euros de plus par mois
10:33même sur des contributions
10:36pour que ceux qui nous nourrissent
10:37tous les jours soient là demain
10:38et remplissent nos assiettes.
10:39Vous verrez qu'on sera tous d'accord.
10:41Alors, il y a justement
10:43en ce moment en débat,
10:44il y a une loi d'urgence agricole
10:46qui est en discussion,
10:49qui a été à l'Assemblée nationale,
10:50qui a été au Sénat.
10:52Et là, vous avez réussi
10:53à remporter une victoire
10:56pour que cette loi d'urgence agricole
10:57soit plus transparente,
11:00c'est-à-dire qu'on sache exactement
11:01d'où vient le poulet
11:03et qu'on achète.
11:04Et surtout,
11:04s'il ne vient pas d'Europe,
11:06il faut aussi qu'on le sache.
11:07Et puis, vous avez quand même
11:09aussi obtenu
11:10qu'il y a une juste rémunération
11:12des producteurs
11:13que ça soit établi.
11:14Alors, ce qui est rare,
11:15c'est qu'on peut dire
11:15c'est normal, c'est bien et tout.
11:17En fait, ça a été
11:18l'objet d'un bras de fer
11:20que vous avez conduit, mené.
11:21On peut voir ça
11:22sur les réseaux sociaux
11:25contre des mauvais esprits
11:26et puis contre le gouvernement.
11:28Racontez-nous un peu rapidement.
11:30Un peu d'inertie,
11:31je vais essayer de vous raconter ça
11:32très rapidement.
11:33Raphaël Petit,
11:34qui est un des responsables juridiques
11:36de C'est qui le patron,
11:37dit au moment
11:38de l'arrivée
11:39de la loi d'urgence agricole
11:41« Et si nous, consommateurs,
11:42sur la base de ce qui marche
11:43dans la vraie vie,
11:44on rajoutait un amendement
11:46pour que la rémunération
11:48des producteurs
11:48soit clairement signalée,
11:50clairement sur le produit,
11:51ce qui nous garantit
11:52à nous, consommateurs,
11:53qu'en achetant,
11:54le producteur est aidé.
11:54C'était très simple.
11:55Ce n'est pas une usine à gaz.
11:57Ça ne coûte pas un euro
11:58à l'État.
11:59Et Marie Pochon,
12:00qui est une députée,
12:01on a envoyé à tous les députés,
12:03puisque ce n'est pas notre métier,
12:04on n'est pas politique,
12:05relais,
12:05et l'Assemblée nationale
12:07dit oui.
12:08Incroyable.
12:09Nous, citoyens,
12:09pour la première fois,
12:10première étape passée,
12:12il reste l'étape du Sénat.
12:13Et là, donc,
12:14le Sénat,
12:15on se dit
12:15que ça va être une formalité
12:16puisque, encore une fois,
12:18ça ne coûte rien à l'État
12:19et ça marche déjà dans la vraie vie.
12:2115 millions de gens
12:21le font tous les jours.
12:23Ça devient une loi
12:23pour que d'autres producteurs
12:24soient aidés.
12:25Le Sénat supprime
12:27cet amendement.
12:28Alors,
12:29à Basourdi,
12:29on demande des rendez-vous,
12:30on rencontre les sénateurs,
12:32finalement,
12:33et ça, c'est merveilleux...
12:34C'était sur le principe de quoi
12:35qu'ils avaient...
12:36Juste, on essaie de comprendre
12:38la logique sénatoriale.
12:39On va dire qu'ils n'avaient pas bien
12:40à regarder
12:41ce qu'on était.
12:42sans doute.
12:43C'est bien qu'ils aient pris le temps,
12:45notamment,
12:45de nous recevoir.
12:47On a rencontré
12:48Jean-Baptiste Blanc,
12:49Laurent Duplomb,
12:50Franck Ménonville...
12:51Le fameux Laurent Duplomb.
12:53Les sénateurs
12:53qui, au départ,
12:55avaient dit non.
12:56Et quand on leur a expliqué
12:57calmement,
12:57mais nous,
12:58on est des consommateurs,
12:59on n'est pas une marque,
13:00il n'y a pas d'enjeu financier,
13:01il n'y a pas de dividendes
13:02à la fin de l'année,
13:03tout ce qui est vendu
13:04de façon solidaire
13:06dans le rayon
13:06va aux producteurs.
13:07Bon,
13:08ils ont relevé la tête,
13:08on leur a dit
13:09ça ne coûte pas un euro
13:12et ça va permettre d'aider
13:13de façon très simple
13:14beaucoup de familles
13:15de producteurs.
13:15Et là,
13:16ils sont passés
13:17d'un non à un oui,
13:18ils ont même réintégré
13:19ceux qui avaient supprimé
13:20l'amendement
13:21et là,
13:22dernier coup étonnant,
13:23le lendemain,
13:24alors qu'on se dit
13:25ça y est,
13:25on est enfin sur,
13:28je dirais,
13:28la piste d'atterrissage.
13:31Parce que franchement,
13:31quand vous êtes citoyen,
13:32vous ouvrez des grands yeux
13:33en disant
13:33mais pourquoi c'est si compliqué ?
13:35On parle d'une évidence.
13:36C'est la telle peur
13:36du lobbying,
13:37de l'influence.
13:39Oui,
13:39nous,
13:39on a rencontré plutôt
13:40des gens qui essayaient
13:41de comprendre
13:41donc je crois qu'il y a
13:43un peu,
13:43vous savez,
13:43un monde par défaut
13:44où tout le monde a peur
13:45de quelque chose
13:46qui bloque
13:46et en réalité,
13:47dès que tu prends les choses
13:48et que tu parles calmement
13:49en expliquant ce qui se passe,
13:51tout le monde est d'accord.
13:52Et là,
13:52le gouvernement
13:53fait quelque chose
13:54de technique
13:54mais Mme Gennevard,
13:55la ministre,
13:56vient de tweeter
13:57donc je vais rétablir
13:58la vérité à l'instant,
13:59il y a quelques minutes.
14:00Le gouvernement rajoute,
14:02alors c'est technique,
14:02sur l'amendement
14:03des citoyens
14:04prêts à être juste votés
14:06puisque tous les sénateurs
14:07étaient d'accord,
14:08un amendement
14:10qui n'a rien à voir
14:11avec celui de la rémunération
14:12et qui par nature,
14:13puisque c'est le gouvernement,
14:14bloque et écrase
14:16tous les autres amendements.
14:17Alors là,
14:18on a perdu un peu
14:19de notre sourire
14:19et de notre calme habituel,
14:21on a mis sur les réseaux
14:22que c'était franchement
14:23un gag,
14:24il y a eu,
14:24merci à tous ceux
14:25qui ont relayé
14:26une interpellation
14:27du gouvernement
14:28en disant
14:28mais attendez,
14:28arrêtez,
14:29ça ne coûte pas un euro
14:30à l'État,
14:31ça marche,
14:3115 millions de gens le font,
14:32on veut aider juste
14:33les producteurs
14:34par de la transparence,
14:35ne bloquez pas tout
14:36et ce matin,
14:38le gouvernement
14:39a redécalé
14:40son amendement
14:40et enfin,
14:42on va pouvoir avoir
14:43dans la loi
14:43et c'est une très bonne nouvelle,
14:45on pense aux producteurs,
14:46le fait que
14:47lorsque on parle
14:49de la rémunération
14:49des producteurs,
14:50on doit dire clairement
14:51aux consommateurs
14:51ce qu'ils gagnent
14:53pour que ce soit garanti
14:54et qu'on puisse vérifier
14:55que ça va bien
14:55aux producteurs.
14:56C'est une victoire
14:57du bon sens
14:58et de la bienveillance
14:59et on est heureux
14:59Est-ce que tous les producteurs
15:00ont envie qu'on sache
15:02combien ils gagnent ?
15:03Bien sûr,
15:04les producteurs aujourd'hui,
15:05qu'est-ce qu'ils ont à perdre ?
15:06Quand vous avez
15:07des producteurs
15:08qui gagnent 300,
15:09400 euros par mois
15:11en faisant 7 jours sur 7,
15:13vous n'avez pas de problème
15:14à dire ce que vous gagnez,
15:14vous avez plutôt envie
15:16qu'on vous donne
15:17une juste rémunération
15:18et cette juste rémunération,
15:20encore une fois,
15:20elle est quelques centimes
15:22de plus pour nous,
15:23on n'est pas en train
15:23de faire monter les prix,
15:24on est en train
15:25de ramener les produits
15:26agricoles.
15:26On verra quoi exactement ?
15:28On espère que ça aboutisse,
15:30surtout parce qu'il faut
15:30que la loi soit adoptée
15:31et puis après derrière,
15:33il faut qu'il y ait un décret
15:34et puis enfin...
15:35C'est le gouvernement
15:56de dire,
15:56vous avez un drapeau français
15:58quand c'est français,
15:59mais quand c'est d'un autre pays
16:01plus lointain,
16:02mettez le drapeau
16:03de cet autre pays,
16:04pourquoi il n'y est pas ?
16:05C'est une autre information
16:06et je peux repérer
16:07le drapeau français,
16:08première chose.
16:08Et ensuite,
16:09quand vous aurez une allégation
16:10qui dit,
16:12rémunère mieux le producteur,
16:14la question est combien ?
16:15Parce que sinon,
16:15ça peut rester de la com,
16:16du marketing,
16:17ça peut nous perdre,
16:18on n'a pas envie,
16:19nous consommateurs,
16:20de rajouter des centimes
16:21si on n'est pas sûr
16:22que le producteur s'en sort.
16:23C'est aussi simple que ça,
16:24ça devient une loi
16:26et c'est une grande première
16:27et ça va aider énormément
16:28de familles partout en France.
16:29Oui,
16:30ce que je voulais dire,
16:31ça c'est très très important,
16:32mais comment faire,
16:34si vous voulez,
16:34pour qu'on ait sur le paquet
16:36la remunération,
16:37la juste remunération
16:38du producteur ou de l'Elevers ?
16:40Ce n'est pas facile
16:40parce que ça sera
16:41par tonne,
16:42par gramme,
16:43par paquet,
16:43par quoi ?
16:44Oui,
16:44vous avez raison,
16:45on va non seulement pouvoir
16:46quand il y a de la place
16:47le mentionner,
16:48mais on va sinon
16:49le rendre accessible
16:50directement par la DGCCRF,
16:52il y a un organisme
16:53qui est capable d'indexer,
16:55parce qu'attention,
16:56vous vous rendez compte
16:56qu'aujourd'hui,
16:57vous avez le droit de dire
16:57le producteur gagne sa vie
16:59sans que rien ne soit dit
17:01sur le prix qui lui est payé,
17:02c'est ça qui n'est pas possible.
17:03Donc en le disant,
17:05en l'indexant,
17:05en le mettant
17:06quand on peut sur le produit,
17:08on va ensuite
17:08avec un peu de pédagogie
17:10expliquer,
17:11dans le lait,
17:11c'est très simple,
17:12un centime de différence
17:13par litre
17:14pour un producteur,
17:15c'est 5000 euros de plus
17:17pour lui par an,
17:19un litre,
17:21un centime de plus,
17:22je vais vous faire
17:22le calcul rapide,
17:23il y a 500 000 litres
17:23par an et par habitant,
17:26attendez,
17:26je vais reprendre calmement,
17:27on dirait
17:28Krasuki il y a quelques années,
17:30on a 500 000 litres
17:31en moyenne
17:32de production
17:33chez un producteur de lait,
17:34500 000 litres.
17:35Quand il gagne
17:36un centime de plus
17:37par litre,
17:38il gagne 5000 euros,
17:392 centimes,
17:3910 000 euros,
17:403 centimes,
17:4115 000 euros,
17:41ça veut dire que
17:42pour nous,
17:43les fameux 3 centimes,
17:44on boit 50 litres,
17:45ça va faire 1,50 euros
17:46à la fin de l'année
17:47et lui 15 000 euros.
17:48Il faut qu'on remette
17:50au juste prix les choses
17:51et que nous consommateurs,
17:52on ait toutes les informations.
17:54Un mot sur la transparence,
17:55vous êtes ici sur la chaîne
17:57qui traite le plus
17:58d'économie en France,
17:59le monde économique,
18:00demain,
18:01sera fait de transparence
18:02ou reculera
18:03et se déstabilisera
18:06et se déstabilisera
18:06et se déstabilisera.
18:17Attendez,
18:18où va notre argent ?
18:19Qu'est-ce que devient
18:20notre argent
18:20derrière nos achats ?
18:21Et c'est pour ça
18:22que ces lois,
18:22que ça arrive dans la loi,
18:24c'est un hommage
18:25au producteur,
18:26au respect du travail
18:27des producteurs
18:28mais aussi
18:28de notre pouvoir d'achat.
18:29On va pouvoir dire
18:30j'achète ce produit
18:31et pas celui-là.
18:32Est-ce qu'il faut,
18:32parce que là,
18:33je vois que vous avez
18:33votre brique fétiche
18:34qui est la brique
18:35de ce qui le patron...
18:36Autoriser à la relever
18:36parce qu'on peut éviter.
18:38Voilà.
18:39Qui rémunère
18:39au juste prix son producteur
18:41à chaque fois que vous arrivez.
18:42Oui, mais c'est un combat,
18:47Est-ce qu'il faut attendre
18:48à une hausse du prix du lait ?
18:49Ben non,
18:50parce que,
18:50alors,
18:51le lait en général,
18:52peut-être,
18:53si les producteurs en ont besoin,
18:54on en reparlera,
18:55mais quand on fait
18:56comme cette démarche-là,
18:58il y en a d'autres,
18:59quand t'avais l'autre,
18:59faire France,
19:00la brique rouge,
19:01je veux pas que ce soit
19:01uniquement merci
19:03chez les distributeurs.
19:05Il y a des démarches
19:06qui aident les producteurs.
19:07Si à un moment donné,
19:08il y a un juste prix,
19:09quand il y a des petits aléas,
19:10un tempéry,
19:12coût de production
19:13qui augmente,
19:14ils peuvent garder
19:15le prix pour le consommateur
19:16parce qu'il y a un amortisseur
19:17qui se fait.
19:18On est tous gagnants
19:19à ramener le juste prix
19:20aux producteurs,
19:21ça le rend moins fragile
19:22et nous,
19:23tous les producteurs
19:24de ce qu'ils patronnent
19:24en ce moment,
19:25ils subissent les intempéries
19:27mais comme ils ont pu
19:28avoir des réserves,
19:29ils ne perdent pas le sourire.
19:30C'est pour ça qu'il faut
19:31que ce soit le cas
19:31pour tous les producteurs
19:32en France.
19:35Est-ce que vous avez le...
19:36Vous savez,
19:37il y a eu ce rapport
19:38aussi sénatorial,
19:39il se passe beaucoup de choses,
19:40c'est vrai,
19:40au Sénat avec toutes les auditions.
19:41Vous savez,
19:42sur la grande distribution
19:43pour voir qui était le coupable
19:46entre la grande distribution
19:47et les industriels
19:48avec sur 100,
19:50il y en avait 64
19:51qui allaient dans la poche
19:52des distributeurs,
19:53selon ce rapport parlementaire
19:55et puis,
19:57eux se sont sortis
19:59dans les médias,
20:00chez nous,
20:00ont expliqué
20:01que c'était complètement faux,
20:02etc.
20:03Vous,
20:03qu'est-ce que vous en pensez ?
20:04Dans le match industriel,
20:06grande distribution,
20:08qui est le plus coupable ?
20:09Je ne vais pas désigner
20:11de gagnants
20:11mais je vais vous dire
20:12sans langue de bois
20:13ce que nous consommateurs
20:14on ressent.
20:15vous avez évidemment
20:18certains distributeurs
20:19bien moins qu'avant
20:20qui de temps en temps
20:21peuvent avoir des réflexes
20:22un peu difficiles
20:23lors des achats
20:24mais franchement ça a évolué
20:25et nous,
20:25dans le cadre de notre démarche,
20:27il y a quand même 130 millions
20:28de produits solidaires vendus,
20:29il n'y a pas une pression
20:30puisque la règle du jeu
20:31c'est l'arbitrage du consommateur.
20:34Mais,
20:34ce n'est pas sur les tout petits
20:36que la grande distribution
20:37appuie ou appuie le plus
20:39et maintenant déjà
20:39on est très vigilants
20:40à ce niveau-là.
20:41C'est la guerre
20:41avec les très grands groupes.
20:42Honnêtement,
20:43quand vous avez un méga groupe
20:45qui dans une opacité totale,
20:47ils ont raison
20:48la grande distribution
20:48là-dessus,
20:49on l'a vécu,
20:50ne donne aucune explication
20:51de la hausse
20:52et que la hausse
20:53centime par centime
20:54sur les produits
20:55ne profite pas aux producteurs,
20:56là en tant que consommateur
20:57tu te dis
20:57attends,
20:58je paye plus cher
20:59et même le producteur
21:00ne s'en sort pas
21:01donc là,
21:02je crois qu'il faut aussi
21:03qu'on remette la mire
21:04au bon endroit.
21:05Ça n'est pas parfait
21:06côté distribution,
21:07il y a encore des choses
21:07à régler certainement
21:08mais côté grand groupe,
21:10il faut que tout le monde
21:11sorte de l'opacité,
21:12il faut respecter nos achats,
21:13l'argent est difficile
21:14à gagner,
21:15il faut qu'on sache
21:16ce qu'il devient
21:16derrière nos actes d'achat
21:18sinon ça ne marchera pas
21:19très longtemps.
21:20Et puis la grande question
21:21ce sont les produits
21:22transformés en fait.
21:23Mais ils bougent là-dessus aussi,
21:25parfois,
21:26vous savez quoi ?
21:26Tout le monde se réveille,
21:27le tour de magie
21:28d'un monde
21:29où il y avait des choses
21:30comme ça.
21:30C'est houspillé
21:31nuit et jour par vous
21:32Nicolas Chabal.
21:33Non mais au-delà de ça,
21:34vous le voyez dans tous les secteurs,
21:36là il y a un moment donné
21:36tout le monde relève la tête
21:37c'est un foutoir mondial
21:38et se dit
21:39mais attends,
21:39c'est avec mon argent
21:40que ce monde économique
21:41se construit ainsi ?
21:42Dites-moi,
21:44à quoi profite notre argent
21:46quand on dépense
21:47et qu'on achète des produits ?
21:48Oui,
21:48c'est la responsabilité
21:49des consommateurs,
21:49le consommateur a une responsabilité,
21:51c'est un de vos leitmotivs
21:52mais c'est sûr que c'est exact
21:54et même ça vaut
21:55dans des tas d'autres secteurs,
21:56on l'a vu dans l'énergie,
21:58on l'a vu un petit peu partout,
21:59il faut qu'on ait
22:00un comportement responsable.
22:01Oui,
22:01il faut de la transparence,
22:02vous ne pouvez pas juger
22:03de l'intérêt d'acheter
22:03un produit ou un autre
22:04si on ne vous dit pas clairement.
22:09Après,
22:09il y a 22 à 30% de familles,
22:13il ne faut jamais les oublier
22:14qu'ils ne peuvent pas rajouter
22:154 euros par an
22:16sur une année
22:17de consommation de lait.
22:18Ces familles-là,
22:19il faut leur trouver
22:19des produits moins chers,
22:20le Stade de France
22:21remplir à bord de produits
22:22gaspillés chaque année,
22:24ramenons-le
22:25et vendons moins cher
22:26aux familles
22:26qui en ont besoin.
22:27Mais les 70 à 78%
22:30de gens qui peuvent mettre
22:31les 4 euros,
22:32pendant des années,
22:32vous le savez très bien,
22:33la boussole du premier prix
22:34a dit,
22:35on ne met que du premier prix.
22:36Mettez des produits
22:37en garantissant par la loi
22:39ce qu'on a fait
22:39que le producteur
22:40gagne sa vie.
22:41Vous verrez
22:41qu'on est des millions
22:42à vouloir rajouter
22:44des centimes
22:44pour que ceux
22:45qui nous nourrissent
22:45tous les jours
22:46puissent vivre dignement
22:47dans leur travail.
22:48Il faut qu'on rétablisse
22:49un curseur
22:50qui n'est pas tout
22:51vers le premier prix,
22:52dégradation de la valeur
22:53et tout est par terre.
22:54On trouve un équilibre
22:55et il faut ramener
22:56les produits agricoles
22:59qui récupèrent
23:00de la matière agricole
23:02chez les producteurs,
23:03il faut les ramener
23:03au juste prix.
23:04Et dites-vous,
23:04consommateurs,
23:05qu'un produit dans ce cas-là
23:07n'est pas plus cher,
23:08il est au juste prix.
23:09C'est celui d'à côté
23:10qui n'est pas au prix
23:11qui défendra
23:12le travail du producteur.
23:13Dans cette loi,
23:14il y a eu plusieurs aspects aussi.
23:16Il y a eu la question de l'eau,
23:17la gestion de l'eau
23:18avec les fameuses bassines.
23:19Il y a eu aussi
23:20le bras de fer.
23:21Quelle est votre position
23:22vous Nicolas Chaban ?
23:24La première question
23:25n'était pas facile.
23:26J'ai répondu
23:26parce que l'arbitrage
23:27grande distribution...
23:28En plus,
23:29c'est chez eux quand même
23:29que vous placez vos produits.
23:31Vous avez vu
23:31qu'on le dit pas mal.
23:33On est consommateurs,
23:34on est libres, indépendants
23:35et ils savent
23:36qu'on est les clients
23:37de leurs magasins
23:37qui respectent notre position
23:39et notre indépendance.
23:40Sur l'eau,
23:41c'est un problème
23:41tellement complexe
23:42et je n'ai pas la possibilité
23:44de vous donner un avis
23:46aussi éclairé
23:47que celui des producteurs.
23:48Il est bien évident,
23:49on le voit
23:49avec cette canicule phénoménale
23:51que s'il n'y a pas d'eau,
23:52il n'y a pas de bris.
23:52Le stockage d'eau, oui.
23:53Voilà.
23:54Donc,
23:55c'est toujours le même rapport
23:57entre quelque chose
23:58qui nous mettra tous d'accord,
24:00évidemment,
24:01sur des enjeux de long terme
24:02et notamment l'environnement.
24:03Et puis,
24:04cette espèce de court terme,
24:05pardon,
24:06mais ça me rappelle
24:06la juste rémunération,
24:08où tu te rends compte
24:09que si tu veux
24:09qu'un producteur
24:11améliore ses pratiques,
24:12fasse un produit de qualité,
24:13fasse en sorte
24:14que l'environnement
24:16soit préservé
24:16dans le cadre de son travail.
24:18On ne peut pas lui demander ça
24:19s'il n'arrive pas
24:20à se nourrir lui-même.
24:21Donnez-lui,
24:22et j'ai un très bel exemple,
24:23les fameux centimes
24:24qui lui manquaient.
24:25Payez-le au juste prix.
24:26Et vous savez
24:26ce qui se passe ?
24:27J'étais avec eux
24:28il y a deux heures.
24:29Les producteurs de la Bresse
24:30étaient à Paris.
24:31Ils sont en train
24:32de faire quelque chose
24:33d'incroyable.
24:34Ça fait dix ans
24:34qu'ils ont une juste rémunération
24:35avec cette démarche.
24:37Eh bien,
24:37ils nous ont dit
24:38ne rajoutez pas d'argent,
24:40on va prendre
24:41de l'alimentation
24:42désormais 100% française
24:43pour les vaches.
24:44Ça veut dire
24:44que ça ne vient plus du Brésil,
24:45il n'y a plus de déforestation.
24:47On prend de l'alimentation française,
24:49ce qui veut dire
24:49si un jour
24:50il y a des problèmes
24:51géopolitiques,
24:52la souveraineté alimentaire
24:54sera défendue.
24:55Ça ne coûte pas plus cher
24:55parce qu'ils gagnent leur vie.
24:57Ils peuvent faire des choses
24:58qu'on espère tous
24:59qu'ils feront
25:00à grande échelle.
25:01La juste rémunération,
25:03c'est la grande soeur
25:03de beaucoup d'améliorations
25:05au niveau de la production.
25:07Et quelle est votre position
25:08Nicolas Chaban aussi
25:09parce que vous parliez
25:10du sénateur Laurent Duplomb
25:11dans sa fameuse loi
25:13le fait qu'on ait
25:16réintroduit
25:17deux pesticides ?
25:19Alors ça,
25:20c'est le fameux débat
25:21qui évidemment
25:22oppose
25:23deux familles de producteurs.
25:27Vous avez
25:27des producteurs
25:29qui dépendent
25:29évidemment
25:30de la noisette
25:31et qui font appel
25:32évidemment
25:33à la concurrence internationale
25:34en disant
25:34attendez,
25:35on nous demande
25:36nous de produire
25:37des produits
25:38à un certain prix,
25:39d'autres qui utilisent
25:40ces produits
25:41le font
25:42sans qu'on puisse le faire.
25:43Ça c'est une chose.
25:45Après vous avez
25:45deux millions de gens
25:47consommateurs
25:48qui disent
25:49en leur âme et conscience
25:50en ayant vu
25:51les données
25:51et en les ayant appréciées
25:53on n'en veut pas.
25:55Il faut à un moment donné,
25:57j'en ai parlé
25:57avec tout le monde,
25:58qu'on s'en remette
26:00maintenant que le monde évolue
26:01avec les enjeux
26:02et l'angoisse
26:03quand même
26:03de cette situation
26:04un peu compliquée
26:05à l'avis citoyen.
26:07Ça sera un arbitre
26:09tellement plus naturel.
26:10Mais ça veut dire quoi ?
26:11À un moment donné,
26:12il faut refaire peut-être
26:14et encore je me demande
26:14s'il faut le refaire
26:15une espèce de grande
26:16consultation citoyenne,
26:18mettre tout à plat,
26:19expliquer les données
26:20du problème.
26:21Le grand patron
26:22c'est celui
26:22qu'achète au final.
26:23Et vous avez une autre solution
26:24que je donne à tout le monde,
26:26c'est que quand
26:27vous êtes citoyen,
26:29vous pouvez être plus puissant
26:30que toutes les lois
26:31et les partis politiques
26:32et tous les décrets
26:33nationaux ou internationaux.
26:35Si vous n'achetez pas
26:36un produit
26:37issu de quelque chose
26:38que vous considérez
26:39comme un normalement
26:41fait d'un point de vue
26:42environnemental,
26:42vous allez affaiblir
26:43naturellement
26:44le fait qu'il existe
26:45et que son histoire
26:46se fasse dans des conditions
26:47qui ne sont pas les bonnes.
26:48Donc on a des petites solutions,
26:50mais rappelons-nous
26:50qu'on a un pouvoir total
26:51et nos achats
26:53organisent l'ensemble
26:53du monde économique.
26:55Voilà,
26:55ce sera le mot de fin.
26:57Excellente conclusion.
26:58Merci à tous ceux
26:59qui ont partagé,
26:59merci pour cette invitation.
27:01Ça a changé le sort
27:02de cet amendement
27:04qui va changer
27:05le sort des producteurs.
27:05C'est une initiative citoyenne.
27:06Ce que je note,
27:07c'est quand même,
27:08d'un premier temps,
27:08ils ont dit non,
27:09c'est qui,
27:09celui-là,
27:10qu'est-ce qu'il nous veut
27:11et tout.
27:11Une sorte de peur
27:12de l'étranger
27:13et puis qu'en fait,
27:15une fois qu'on discute
27:16avec eux,
27:17ils sont ouverts,
27:17ils ont compris.
27:18C'est important comme démarche.
27:19Merci d'y revenir.
27:20Quand on leur a dit
27:21qu'on ne gagnait pas d'argent
27:22à la fin de l'année,
27:22que ça partait vers le producteur
27:23et que tout était
27:25populaire et citoyen,
27:26ils ont relevé la tête
27:28en disant,
27:28OK,
27:28vos intérêts ne sont pas individuels,
27:30on va donc défendre
27:31l'intérêt collectif.
27:31Peut-être que c'est rentré
27:32aussi un peu dans la tête
27:33du gouvernement.
27:34Merci d'avoir été avec nous,
27:35Nicolas Chaban.
27:36C'est qui le patron ?
27:37Voyez-vous,
27:38quand vous allez acheter
27:38cet été sur les marchés,
27:40ayez un comportement responsable.
27:42Voilà,
27:42c'est vous qui décidez,
27:43c'est vous qui achetez.
27:45Dans un instant,
27:45on parlera de l'avenir de la poste,
27:47ça c'est très important.
27:48Il y a un rapport
27:49qui a été sur le service public
27:51qui a été rendu tout à l'heure
27:52par Jean-Pierre Cazeneuve,
27:54député en ce temps
27:54pour la République.
27:55Il était l'ex-rapporteur général
27:58des budgets
27:58à l'Assemblée nationale.
27:59Il viendra nous en parler.
28:01Est-ce qu'il faut fermer
28:01des bureaux de poste ?
28:02Et puis bien sûr,
28:03on parlera du budget 2027.
28:05Face à lui,
28:06Mathieu Plannes,
28:07économiste,
28:07un des meilleurs économistes,
28:08directeur adjoint
28:09du département
28:09Analyse et prévisions
28:11de l'OFCE.
28:12BFM Business et la Tribune
28:13présente
28:17le 18-19
28:18d'Edwis Chevrillon.
28:22Vous êtes toujours
28:23dans le 18-19
28:24avec deux invités.
28:25Jean-René Cazeneuve
28:26qui est député ensemble
28:27pour la République du Gers,
28:29ex-rapporteur général du budget.
28:30Bonsoir Jean-René Cazeneuve.
28:31Merci d'être avec nous.
28:32Et face à vous,
28:33économiste de Renaud,
28:34Mathieu Plannes,
28:35directeur adjoint
28:35du département Analyse et prévisions
28:37de l'OFCE.
28:38Bonsoir Mathieu.
28:39Bonsoir.
28:39Beaucoup de questions
28:40à vous poser.
28:40Vous avez remis tout à l'heure
28:41un rapport
28:42sur les services publics,
28:43notamment la Poste.
28:44Vous faites 40 propositions
28:46où vous expliquez
28:47voilà,
28:47il faut peut-être réduire
28:49la taille du réseau.
28:50Il y a pas mal
28:51de propositions.
28:52Surtout,
28:52il faut essayer
28:53que l'endettement
28:56pèse moins
28:56sur la Poste
28:57et sur l'État.
28:58Et puis,
28:58bien sûr,
28:59on parlera du budget
29:002027.
29:01Vous êtes encore pire
29:02que 2026.
29:04D'abord,
29:04vous faites quoi
29:05le 18 avril prochain ?
29:07Vous savez,
29:08le 2 mai ?
29:09Aussi ?
29:09Vous le faites quoi ?
29:10Le 18 avril prochain ?
29:11Oui,
29:11le 2 mai.
29:12Vous savez ce que vous faites ?
29:13Je vote, oui.
29:14Voilà,
29:14d'accord.
29:15c'est un petit piège,
29:17voilà,
29:18c'est juste les nouvelles dates.
29:18Je suis, je suis.
29:19De l'élection présidentielle,
29:20c'est bien,
29:20vous avez suivi.
29:22Vous votez,
29:23Mathieu Plannes ?
29:23Ah oui, oui.
29:24C'est un peu bizarre
29:25comme date,
29:25c'est un peu bizarre comme date,
29:25non ?
29:26Je crois que la constitution
29:28est faite de telle manière
29:29qu'il n'y a pas 256 possibilités,
29:32donc non,
29:33il faut le...
29:34Bon,
29:34il faudra voter.
29:36Alors,
29:36d'abord,
29:37une petite question rapide,
29:38est-ce qu'on a déjà une idée
29:39du coût économique
29:41de cette canicule ?
29:42Est-ce que ça va peser
29:42sur la croissance ou pas ?
29:44Je ne sais pas quel...
29:44Mathieu Plannes,
29:45est-ce qu'à l'OFSE,
29:46vous avez fait...
29:46Non,
29:46on n'a pas évalué ça,
29:48l'INSEE avait fait cet exercice
29:49pour l'année dernière
29:50parce qu'il y a eu
29:50quelques épisodes caniculaires
29:51et trouver des chiffres
29:53qui ne sont pas significatifs,
29:55c'est très compliqué à mesurer.
29:57Ce qu'on sait,
29:57c'est que la récurrence
29:58des épisodes climatiques
29:59va peser sur la croissance
30:00à moyen et long terme.
30:01Ah oui ?
30:02Oui,
30:02c'est ça,
30:02on voit bien sur plusieurs effets,
30:04on les connaît,
30:04il y a à la fois les effets
30:05des rendements agricoles
30:07qui sont assez connus.
30:07On vient d'en parler,
30:08oui.
30:09Il y a toutes les infrastructures
30:11qui sont mises à mal,
30:11les transports,
30:12donc on a quand même
30:13des problématiques
30:13assez importantes.
30:15On a la problématique
30:16de la productivité,
30:18on voit dans un certain nombre
30:18de secteurs,
30:19y compris dans le bâtiment,
30:20ça devient très compliqué
30:21de travailler sous ces chaleurs,
30:22y compris pour des salariés
30:23dans les bureaux
30:23si ce n'est pas climatisé.
30:25Donc vous avez un ensemble de choses,
30:26c'est plusieurs canaux de transmission
30:27qui sont importants
30:28et puis après,
30:29vous avez tous les effets,
30:30des dégâts climatiques,
30:31etc.
30:32Donc aujourd'hui,
30:34les effets sont quand même
30:36assez,
30:37ils ne sont pas négligeables,
30:38mais ils sont difficiles à mesurer,
30:39surtout qu'on a des chocs
30:39qui étaient très forts avec le pétrole
30:40qui emportaient un peu tout le reste.
30:42Mais ce qu'on sait,
30:43c'est qu'effectivement,
30:44ça pèse sur la croissance
30:44à long terme.
30:45D'accord, ok.
30:46Vous avez un commentaire ?
30:47Non, mais je pense qu'effectivement,
30:50je vois bien,
30:50le chantier routier
30:52près de chez moi,
30:53dans le Gers,
30:53est arrêté,
30:54donc il est arrêté
30:55il y a quelques jours,
30:55donc ça va jouer effectivement
30:58sur la croissance,
30:59mais probablement à la marge.
31:00Et sur les agriculteurs,
31:02évidemment.
31:02Les agriculteurs,
31:03évidemment,
31:04alors les cultures de printemps
31:05sont à peu près récoltées,
31:07donc effectivement,
31:07maintenant,
31:08il y en a...
31:08C'est déjà le blé,
31:09la culture d'été.
31:11Oui, oui, bien sûr,
31:12il y a ça,
31:13mais il y a quand même
31:14les habitudes de télétravail
31:15qui se sont installées
31:15depuis le Covid
31:16qui permettent d'amortir,
31:17je crois,
31:18ce type de phénomène.
31:19Oui, la moissonneuse-batteuse
31:20en télétravail,
31:21ce n'est pas l'idéal,
31:22genre René Caznavant,
31:23si je puis me permettre.
31:25On parlera du budget,
31:26mais juste avant,
31:26je voudrais quand même
31:27qu'on parle de ce rapport
31:27que vous avez remis tout à l'heure
31:28sur la Poste,
31:30parce que c'était
31:30sur les services publics,
31:31mais en fait,
31:32c'est focalisé sur la Poste.
31:34Vous avez auditionné
31:34Marie-Ange de Bon,
31:35qui du reste sera mon invité
31:38aussi dans le 18-19
31:40dans le cadre d'Aix-en-Provence.
31:41Est-ce que...
31:44Qu'est-ce qu'on avait conclu ?
31:46C'est-à-dire que la Poste
31:46ne peut plus être la Poste ?
31:48Enfin, en deux mots,
31:49la Poste remplit
31:51quatre missions
31:51de services publics.
31:52Oui, ça,
31:52ça fait depuis des années.
31:561990.
31:57Oui, 1990,
31:58c'était la précédente
31:59loi postale.
32:01Et le coût
32:02de ces services publics
32:04pèse de plus en plus
32:06lourdement
32:06sur les résultats
32:07de la Poste.
32:08Pourquoi ?
32:08Parce que globalement,
32:10c'est une économie
32:10à coût fixe.
32:11Vous avez des bureaux de Poste,
32:13vous avez des véhicules,
32:15vous avez...
32:15Bon,
32:16et avec une activité
32:18qui s'effondre.
32:20Bon,
32:21le courrier
32:21a été divisé
32:22par trois
32:23ou trois et demi
32:24sur les 15-20 dernières années.
32:26La fréquentation
32:27des bureaux de Poste
32:28a été divisée
32:29par trois
32:29sur les 15 dernières années.
32:31Les gens vont
32:32beaucoup moins
32:33à la banque.
32:34Aujourd'hui,
32:34ils font évidemment
32:35leur virement de chez eux.
32:36Ils ouvrent des comptes,
32:37les 40% des comptes
32:38aujourd'hui
32:38qui sont ouverts
32:39à distance.
32:40Bon,
32:40donc,
32:41l'activité s'effondre
32:42et c'est un coût fixe.
32:45Donc,
32:45le coût,
32:46malgré tout le travail
32:47de la Poste,
32:48moi je tiens à saluer
32:49le travail de la Poste
32:50pour se réorganiser,
32:51etc.
32:52Malgré tout ce travail,
32:54le déficit
32:55pour la Poste
32:56augmente.
32:57Il est de l'ordre
32:58de 2 milliards
32:59en 2025.
33:00Là-dessus,
33:01il y a une compensation
33:02de l'État
33:03qui est partielle,
33:04qui est importante,
33:05qui a augmenté,
33:05mais qui est de l'ordre
33:06du milliard.
33:08Et donc,
33:09il reste 1 milliard
33:10qui est à la charge
33:11de la Poste.
33:11Il y a des gens
33:11qui vont se poser
33:12est-ce que c'est à la Poste
33:12de supporter
33:13ce type de coût ?
33:14Pourquoi c'est important ?
33:15C'est un service public,
33:16non ?
33:17Non.
33:19Les services publics,
33:20c'est une partie
33:24de l'activité de la Poste.
33:26Le courrier,
33:27c'est 15%
33:28de l'activité de la Poste.
33:29C'est fini,
33:30le côté facteur,
33:31il n'y a que les facteurs.
33:31Non,
33:31l'essentiel de l'activité
33:33de la Poste aujourd'hui,
33:34c'est de la logistique,
33:36c'est du numérique,
33:37c'est 45%
33:38à l'international.
33:39Les concurrents
33:39de la Poste,
33:40si vous recevez
33:41Marie-Ange de Bon,
33:42elle vous dira
33:42que c'est DHL,
33:43que ce sont
33:44les justiciens chinois,
33:45que c'est Amazon.
33:47Oui,
33:47mais elle a un rôle clé.
33:48Vous, députés,
33:49si on vous ferme
33:50vos bureaux de poste
33:51chez vous,
33:52vous n'allez pas
33:52être contents,
33:53ça,
33:53je peux vous le dire.
33:55Ce n'est pas du tout
33:56ce que j'ai dit.
33:57Simplement,
33:58c'est que je dis
33:59que c'est un problème
33:59pour la Poste
34:00parce que le milliard
34:01de pertes qu'elle a dessus,
34:02c'est un milliard
34:03qu'elle ne peut pas investir
34:04en particulier
34:06pour être compétitif
34:07sur tous les marchés
34:08sur lesquels
34:08être en concurrence
34:09avec des acteurs
34:10internationaux.
34:10Donc ça,
34:11c'est un vrai problème
34:12pour la Poste.
34:13Donc comment on y répond ?
34:14La Poste continue
34:15à se transformer,
34:16c'est une chose.
34:17Est-ce que l'État
34:17va augmenter sa compensation ?
34:19Bon,
34:20on connaît tous ici
34:20l'État des finances publiques,
34:22donc on peut le demander
34:23à l'État,
34:24ce n'est pas complètement
34:25illogique,
34:26mais ce n'est pas certain.
34:30La troisième solution,
34:32le troisième levier,
34:32c'est adapter
34:35les missions
34:36de services publics
34:37à la réalité des usages.
34:39Si les Français
34:39n'utilisent plus
34:40les boîtes jaunes,
34:41il faut juste
34:41enlever les boîtes jaunes.
34:42À un moment donné,
34:43il y a quand même
34:43une logique économique
34:44qui s'impose
34:45tout en maintenant
34:46évidemment le service public,
34:47mais il faut l'adapter
34:48aux usages.
34:49Vous n'en voyez plus de courrier,
34:50on ne va pas maintenir
34:52non plus un système
34:53comme si on avait
34:5417 milliards
34:55d'envois courriers
34:57comme c'était le cas
34:58il y a 15 ans
34:59et on est passé
34:59à 5 milliards
35:00d'envois.
35:01Et en même temps,
35:01les bureaux de poste,
35:02ça sert beaucoup,
35:03c'est surtout
35:04souvent la dernière présence,
35:07la dernière boutique
35:08si on peut dire,
35:09dans des villages,
35:09sur le territoire français,
35:11c'est évident.
35:12Bien sûr,
35:12mais c'est pour ça
35:13que l'adaptation
35:14de ce que fait
35:14la poste souvent,
35:17la loi aujourd'hui
35:18l'oblige à garder
35:19ses 17 000 points
35:20de contact.
35:22Est-ce qu'il faut
35:23rester sur 17 000 ?
35:24Moi, je pense
35:24qu'il faut assouplir
35:26cette règle-là
35:26et pas que ce soit
35:27un tabou
35:27comme ça
35:28jusqu'à la fin des temps.
35:29Mais ce qu'elle fait,
35:30c'est qu'elle transforme
35:31un certain nombre
35:31de bureaux de poste
35:32en agences commerciales
35:34qui sont quelquefois
35:35hébergées par les
35:36collectivités territoriales,
35:37ça les coûte moins cher,
35:38il y a d'autres activités
35:39et elle transforme
35:39ces agences commerciales
35:41quand c'est nécessaire
35:42en points de commerce.
35:45En points relais.
35:46Et ça,
35:46dans un territoire rural,
35:47je termine là-dessus,
35:48excusez-moi,
35:48dans un territoire rural
35:50comme le mien,
35:51c'est vachement intéressant
35:51dans un village
35:52où vous n'avez plus
35:53qu'un seul commerçant
35:54qui est très content
35:55d'avoir le trafic
35:56de la poste.
35:58Mathieu Plarny.
35:59C'est vrai,
35:59j'ai regardé
35:59et les chiffres
36:00sont quand même frappants.
36:01C'est vrai,
36:02quand vous dites
36:02on est passé de 17 milliards
36:04d'envois de lettres
36:06et on est aujourd'hui à 5,
36:07on sera à 3,
36:08apparemment,
36:09en 2030
36:10et on garde un réseau
36:11de postes de 17 000 points
36:13avec un coût
36:14des infrastructures
36:15extrêmement élevé
36:16avec une vraie mission
36:17quand même
36:17de service public
36:18et les Français
36:19se sont attachés
36:19mais ce que je regardais
36:20aussi dans votre rapport,
36:21c'est que par exemple,
36:22je ne sais pas si on appelle ça
36:22les agences postales
36:24municipales ou quelque chose,
36:25voilà,
36:2658% on voit,
36:27moins de 5 personnes par jour.
36:29C'est-à-dire qu'effectivement,
36:30le coût d'entretien
36:32de ces réseaux-là,
36:33alors c'est très important
36:34pour les personnes âgées
36:35par exemple
36:35ou pour l'accès bancaire,
36:36c'est-à-dire qu'effectivement,
36:37vous voulez ouvrir un compte
36:39et si vous ne faites pas
36:40de façon dématérialisée,
36:41la poste est là
36:42dans les coins
36:42les plus reculés.
36:43Donc c'est vrai
36:44que c'est un maillage
36:44du territoire important,
36:45c'est un vrai service public
36:46mais on demande à la poste
36:47d'être rentable aussi.
36:48Donc il faut trouver des solutions
36:49où est-ce que les Français
36:50sont prêts à payer
36:51le coût de ces infrastructures.
36:53Donc il faut garder
36:55cette proximité
36:56et puis la poste
36:57c'est très attaché
36:58aux services publics,
36:58c'est dans ses gènes
36:59si vous voulez.
37:00Absolument,
37:00est-ce que Philippe Vall
37:01a vraiment bien transformé
37:02la poste de ce côté-là ?
37:03Il a fait un job remarquable.
37:04Il faut la transformer,
37:06il y a les maisons de services
37:08France Service
37:09qui ne sont pas
37:10en relève de la poste,
37:11pourquoi ?
37:11Parce que ça permettrait
37:12de mutualiser.
37:14Il y a aujourd'hui
37:15des bus postaux
37:16qui permettent
37:17de courir plus de communes
37:18avec une seule équipe.
37:20Il y a des innovations
37:21qui peuvent permettre
37:22parce qu'un euro,
37:24vu l'état
37:24de nos finances publiques,
37:26la question pour nous,
37:28pour l'État français,
37:28c'est si vous avez un euro,
37:30est-ce que vous continuez
37:31à l'investir
37:31pour un service
37:32que n'utilisent plus
37:33les Français ?
37:34Le budget moyen
37:35des Français à la poste,
37:36c'est 20 euros.
37:37C'est leur budget
37:38d'un foyer aujourd'hui
37:39par an,
37:40c'est 20 euros.
37:41Bon, où est-ce que
37:41vous mettez cet euro ?
37:43Dans la transition écologique
37:44ou dans nos hôpitaux ?
37:45C'est une vraie question
37:46et donc je pense
37:48qu'il faut...
37:48Et donc vous proposez
37:50en conclure sur ce sujet
37:51mais vous proposez
37:52une loi postale
37:53en fait ?
37:54Une loi postale
37:55après les élections présidentielles
37:56de manière à mettre à jour,
37:58adapter,
37:58donc l'émission
38:00de services publics
38:00pour donner de l'oxygène
38:02à la poste.
38:02On peut faire la même chose
38:03puisque vous parlez
38:04de services publics
38:04sur la SNCF.
38:05J'ai écouté ce matin
38:06chez nos confrères
38:07de France Inter,
38:07Jean Castex,
38:08c'est tout le problème
38:09des petites lignes
38:10qui coûtent cher.
38:11Il vous dit...
38:12Son business
38:12ne s'effondre pas lui.
38:14Oui, enfin sur les petites lignes
38:15ça s'effondre quand même un peu.
38:17Oui mais c'est vrai
38:17qu'il y a quand même
38:18une fréquentation importante
38:19du train de plus en plus,
38:20enfin en tout cas
38:21sur les grandes lignes.
38:22Mais c'est vrai
38:22que c'est comment
38:24on répartissait cette charge
38:25en gros
38:26et est-ce qu'on maintient
38:27des lignes
38:28qui ne sont pas rentables
38:29alors que c'est un vrai service public
38:30c'est pareil pour la poste
38:31en fait on a ces mêmes problèmes.
38:32Moi j'ai découvert aussi
38:33sur la distribution
38:34de la presse aussi
38:35qui était quand même
38:36un choix très important.
38:37Ça c'est très inquiétant
38:38parce qu'en fait
38:39effectivement
38:39le soutien de la presse
38:41c'est énorme.
38:42600 millions.
38:43600 millions en réalité
38:44de soutien à la presse
38:45par la distribution
38:46parce qu'en fait
38:47je crois que
38:49ça rapporte à la poste
38:50je crois une 30 centimes
38:51je crois à peu près
38:51par journal
38:52alors que son coût réel
38:53est plutôt de plus d'un euro
38:54quelque chose comme ça
38:55d'un euro 20.
38:56Donc vous voyez
38:57il y a aussi
38:57les effets en cascade
38:58que ça peut induire
39:00mais est-ce que c'est le rôle
39:01de la poste
39:02de subventionner
39:03ou pas la presse indirectement ?
39:05Donc c'est des vraies questions
39:06je trouve ça intéressant.
39:06C'est une vraie question
39:07sur les services publics
39:08en fait
39:09on le voit
39:10je parle de la SNCF
39:11parce que là
39:11on lui demande d'ouvrir
39:13son application
39:15à la concurrence
39:16donc bon
39:17est-ce que c'est logique
39:18ou pas logique ?
39:19Le service public
39:21devient
39:22enfin il y a un vrai questionnement
39:23il y a eu
39:23les questionnements
39:24sur l'audiovisuel
39:25ils sont tous
39:26un par un
39:26là c'était la poste
39:27dont vous êtes chargé
39:28mais ils sont tous
39:29un par un
39:30c'est remis en cause
39:32enfin c'est remis en cause
39:33L'objectif
39:35de cette mission
39:36je l'ai fait
39:36avec un autre député socialiste
39:38c'est bien de
39:39pérenniser la poste
39:40moi mon inquiétude
39:41aujourd'hui
39:41c'est que
39:42si le trou
39:43continue à grossir
39:44la poste
39:44ne sera plus capable
39:45de s'adapter
39:46donc pour sauver
39:47ces services publics
39:48il faut juste
39:49sans dogmatisme
39:51se mettre autour d'une table
39:52avec les collectivités territoriales
39:53avec l'État
39:54avec la poste
39:55qui fait un super boulot
39:56et voir comment
39:57on adapte
39:58ces services publics
39:59pour ne pas que ça coûte trop cher
40:00alors maintenant
40:01je voudrais qu'on parle
40:01comme du budget
40:02parce que ça y est
40:03on est à la date
40:03de la présidentielle
40:05on voit bien
40:06que ça se précipite
40:08très vite
40:09on voit déjà
40:10l'ébauche de rallumant
40:11vous avez vu
40:12l'ébauche de rallumant
40:13de Boquiez
40:14à Édouard Philippe
40:15est-ce que vous
40:16qui êtes député
40:17alors ensemble
40:17pour la République
40:18vous vous dites
40:18tiens ça serait peut-être bien
40:19effectivement
40:20que tout le monde
40:20se mette derrière
40:21y compris Gabriel Attal
40:22se mette derrière
40:24Édouard Philippe
40:25écoutez je pense que
40:26il faut d'abord parler
40:27programme
40:28on est à neuf mois
40:30de l'élection
40:32non non mais
40:32il y a aussi
40:34un certain bénéfice
40:35à avoir
40:36deux candidats
40:37qui vont travailler
40:38qui vont
40:40probablement
40:40travailler sur des électeurs
40:42un petit peu différents
40:43qui vont produire
40:44des idées
40:45donc je pense
40:46qu'il y a un certain
40:47intérêt
40:48à avoir
40:49deux candidats
40:49assez proches
40:50je vous l'accorde
40:52pour peu que
40:53trois candidats
40:54au final quand même
40:54il est un peu à côté
40:56il n'y a pas de chance
40:56pour peu que
40:57effectivement
40:58le ralliement
40:59sur l'un ou sur l'autre
41:00se fasse pas trop tard
41:01ok
41:01on parle du budget
41:03parce que là justement
41:03un budget 2027
41:05ça ça va être pour vous
41:05Mathieu Plagne
41:06est-ce que ça va être
41:07encore pire que
41:07je parle sur le plan
41:09économique
41:10le plan politique
41:11je me tournerai vers vous
41:13député Cazeneuve
41:14est-ce que c'est encore pire
41:15que 2026
41:16l'équation impossible
41:18disons qu'elle est plus complexe
41:19pour la raison qu'on connaît
41:20qui est politique
41:22forcément
41:22on est dans un moment
41:24où il va falloir faire
41:25un effort assez conséquent
41:26y compris pour le budget
41:28de 2027
41:28si on veut respecter
41:30la trajectoire sur laquelle
41:31on s'est engagé
41:31vis-à-vis des partenaires européens
41:33et on a d'autres petits effets
41:35à côté
41:35qui font qu'on va devoir
41:36mettre un peu plus
41:37parce que par exemple
41:38on a la suspension
41:38de la réforme des retraites
41:39qui a un coût plus important
41:41en 2027
41:42on a la hausse de la prime
41:42d'activité
41:43qui monte en charge
41:44il y a l'effort
41:45de défense supplémentaire
41:46donc si vous mettez
41:46tout ça bout à bout
41:47nous on a fait le calcul
41:48la loi FCE
41:49l'effort budgétaire
41:52qu'il faut faire
41:52pour respecter
41:53nos engagements européens
41:54je crois pas qu'on le fera
41:55il est autour de 40 milliards d'euros
41:58donc
41:58pour 27
41:59pour 27
41:59donc c'est extrêmement conséquent
42:01c'est plus que 26
42:04oui donc
42:05la question c'est
42:06on voit bien
42:06qu'on pourra pas le faire
42:08dans les circonstances
42:09qu'on connaît
42:09mais on peut pas
42:10ne rien faire aussi
42:11et donc c'est quoi en fait
42:12la feuille de route
42:13pour dire
42:14moi je pense que ça serait une erreur
42:15d'aller vers une loi spéciale
42:17parce que la question
42:18de la loi spéciale
42:18pose beaucoup de problèmes
42:19et résout pas nos problèmes
42:21justement
42:23qu'il y a de toute façon
42:24on peut pas tenir indéfiniment
42:26avec une loi spéciale
42:27donc il faut se mettre d'accord
42:27sur un budget à minimum
42:28mais qui permet quand même
42:30de montrer qu'on continue
42:31à réduire le déficit
42:31peut-être pas à la vitesse
42:32qui est souhaitée
42:33mais au moins
42:34dire qu'il faut pas reculer
42:36sur 2027
42:36et donc il faut trouver
42:37un compromis
42:37pour maintenir une trajectoire
42:39une trajectoire
42:39peut-être moins ambitieuse
42:40que ce qui était prévu
42:41mais il faut quand même
42:41que le déficit continue à baisser
42:43petit à petit
42:43alors c'est vrai qu'on a eu
42:44quand même une bonne nouvelle
42:45je dis quand même
42:46des bonnes nouvelles
42:47c'est que 2025 a été
42:48quand même un peu plus bas
42:48que prévu
42:49on est à 5,1
42:50on devait être à 5,4
42:52donc voilà
42:52ce qui serait bien
42:53c'est qu'on soit
42:54légèrement en dessous des 5
42:55ce qui serait quand même
42:56plutôt une bonne chose
42:56mais c'est-à-dire que
42:57le candidat ou la candidation
42:59aura un dossier budgétaire
43:01extrêmement serré
43:03avec une réduction du déficit
43:05qui va s'imposer
43:06mais il faut être crédible
43:08il faut être crédible
43:08et le faire correctement
43:10Jean-René Cazeneuve
43:11deux éléments complémentaires
43:12si je peux me permettre
43:15d'abord l'année 26
43:18n'est pas terminée
43:19et elle s'annonce
43:21difficile et très difficile
43:22c'est-à-dire que
43:23vous avez l'effet
43:24crise en Iran
43:27avec un ralentissement
43:28de l'activité économique
43:31donc un ralentissement
43:32des recettes
43:33probablement une augmentation
43:34d'un certain nombre
43:35de coûts
43:36et donc le point de départ
43:39pour 2027
43:40je ne sais pas ce que dira
43:41le ministre du budget
43:42la semaine prochaine
43:44mais je ne suis pas certain
43:46qu'on soit à 5
43:47qui était l'objectif
43:48aujourd'hui
43:48qui était prévu
43:49malgré les 6 milliards
43:50d'économies
43:51qui ont été annoncés
43:51on va voir
43:52on va voir
43:53mais il y a vraiment
43:54une tension très forte
43:55déjà pour atteindre
43:55l'objectif en 26
43:56donc un point de départ
43:57qui va être plus difficile
43:58deuxième élément
43:59qui rend l'équation
44:01de 2027
44:03aussi très difficile
44:04je partage absolument
44:05votre optique
44:05c'est l'augmentation
44:06des intérêts
44:07de la dette
44:07aujourd'hui
44:09si vous voulez
44:09on sort de près
44:12à zéro
44:12pas tout à fait à zéro
44:13mais pas loin
44:14et on se ré-endette
44:16à 3,6
44:183,7
44:19aujourd'hui
44:21et on emprunte
44:23entre 25 et 30 milliards
44:24tous les mois
44:2525 et 30 milliards
44:27tous les mois
44:27donc on a une équation
44:292027
44:30donc moi je crois
44:31très difficile
44:32d'atteindre l'objectif
44:34tel qu'il était prévu
44:35initialement
44:35pour être à 2,9
44:36je ne vois pas comment
44:37politiquement
44:38donc il faut une nouvelle
44:38finance rectificative
44:39ou pas ?
44:40non
44:40d'accord
44:41ça c'est une sorte
44:42de piège à deux balles
44:43tendu par les insoumis
44:45et par les oppositions
44:46ils ne votent pas le budget
44:47donc j'imagine bien
44:48qu'ils ne vont pas voter
44:48un budget rectificatif
44:50c'est juste
44:50pour simplement
44:52avoir
44:52un peu
44:54de temps de parole
44:55et mettre un peu plus
44:58la chienlit
44:59dans l'hémicycle
44:59mais franchement
45:00non non
45:02donc moi
45:03le budget
45:042026
45:05va être
45:05tendu
45:06pour atteindre
45:07les 5%
45:08qui sont prévus
45:08et donc le point de départ
45:10risque d'être un peu plus
45:11difficile
45:12et être sur la trajectoire
45:13de 3% en 2029
45:14ça va être extrêmement difficile
45:15pour les exos
45:16qui sont un peu exogènes
45:17dont je viens
45:18de vous parler
45:20voilà
45:20donc si on sort très vite
45:21de la crise d'Hormuz
45:22bah
45:22il ira mieux
45:23si la Russie s'effondre
45:26et que l'Ukraine
45:27avant la fin de l'année
45:28tant mieux
45:29bon bah oui
45:29il y a quand même
45:30des gros
45:31incertitudes économiques
45:32Mathieu Blan
45:33c'est vrai que
45:342026
45:35c'est une année compliquée
45:36c'est une année compliquée
45:37on le voit
45:37elle a très mal débutée
45:38on a quand même
45:39moins 0% de croissance
45:41oui mais on a
45:41plutôt une bonne surprise
45:42c'est là où je voulais
45:43dire
45:44exactement
45:44c'est que
45:45au fond
45:46si ça reste
45:47comme c'est
45:48au niveau
45:49des accords
45:50et qu'on arrive à trouver
45:51vraiment un accord
45:52de paix durable
45:53et que le détroit d'Hormuz
45:55refonctionne normalement
45:55on voit que le prix du pétrole
45:56a baissé quand même très vite
45:58très vite
45:58on est quasiment à 70 dollars
46:00on voit que l'inflation
46:01est passée de 2,4
46:01à 1,8
46:02donc ça c'est quand même
46:03une petite bouffée d'oxygène
46:05sachant que le gouvernement
46:05a quand même tenu
46:06pour ne pas débourser trop
46:08regardez
46:09en fait
46:09ce qu'a proposé
46:11Sébastien Lecornu
46:11je crois que c'est à peu près
46:121,2 milliard
46:13depuis le mois de mars
46:14jusqu'à aujourd'hui
46:15si on regarde
46:16ce qu'on a mis
46:16sur la table
46:17lors des bouclés tarifaires
46:18on est à 70 milliards
46:19donc c'est vrai que là
46:21il y a eu quand même
46:21c'est sûr qu'il a tenu
46:22il a tenu la baraque
46:23il a tenu
46:24et c'est vrai que ça arrive
46:25du coup ça limite quand même
46:26les effets
46:27des dépenses
46:27après il y a eu par contre
46:29la surcharge d'intérêts
46:29mais ça il est pour rien
46:31c'est à dire qu'effectivement
46:31les taux ont été réévalués
46:36puis un effort de défense aussi
46:37enfin lié à ce qui se passait
46:39dans le détroit
46:40mais globalement
46:41on voit qu'il a quand même
46:42plutôt bien tenu la baraque
46:43de ce côté là
46:43par contre c'est vrai que la croissance
46:44sera certainement inférieure
46:46aux 0,9%
46:47qui étaient prévus
46:48aujourd'hui les 0,9%
46:49paraissent assez difficilement
46:50atteignables
46:52et chaque dixième de croissance
46:53en moins
46:54c'est des recettes fiscales en moins
46:55et donc c'est du déficit en plus
46:56voilà
46:57donc une équation économique
47:02extrêmement complexe
47:02et qui devrait nous motiver
47:04alors je suis peut-être
47:05un grand naïf
47:06les neuf ans que je suis député
47:08je reste encore
47:09un peu naïf
47:10mais qui nécessitait
47:11une sorte de quand même
47:13d'entente nationale
47:14vu l'ampleur du problème
47:16que nous avons à régler
47:18et on n'en prend pas le chemin
47:19quand je vois les réactions
47:20sur lesquelles
47:21il y avait une motion de censure
47:22tout à l'heure
47:23oui oui
47:23donc je ne sais pas
47:24si elle va passer
47:25évidemment pas
47:26mais c'est quand même
47:28insupportable
47:28la situation est suffisamment
47:30compliquée
47:30il faut chercher des solutions
47:31ensemble
47:31et donc la sortie
47:32parce que comment on vote
47:34un budget 2027
47:35qui reste une question
47:36alors s'il n'y a pas de budget
47:372027
47:38il y aura un budget
47:392027
47:39mais oui
47:39une loi spéciale
47:41à ce moment-là
47:41comme vous le disiez
47:42on retourne sur la loi spéciale
47:43après le problème
47:44c'est qu'on va rentrer
47:45assez vite
47:46dans la campagne présidentielle
47:48encore là
47:48les lois spéciales
47:49on a eu deux fois
47:50des lois spéciales
47:51mais avec des budgets
47:52qui ont été adoptés
47:52en février
47:54là la question c'est
47:55est-ce que
47:55si la loi spéciale
47:57est-ce que justement
47:58là on n'adopterait pas
48:00un budget en février
48:00c'est ça le problème
48:01comment ça va passer
48:01le président de la République
48:02part je crois
48:03le 18 mai
48:04de l'année prochaine
48:0618 mai
48:0710 solutions
48:08le lendemain
48:08il faut quand même
48:094 semaines
48:10minimum
48:11donc vous avez
48:12une nouvelle assemblée
48:13qui arrive fin juin
48:15à peu de choses près
48:16donc session spéciale
48:18budget directif
48:19en juillet
48:20c'est quand même très long
48:21moi mon scénario
48:23central
48:24je crois que c'est que
48:26le gouvernement
48:27va proposer un budget
48:28un peu
48:29un minima
48:30un budget
48:31de gestion
48:33rigoureuse
48:33mais sans rupture
48:35sans grande décision
48:36en matière
48:36parce qu'il n'a pas
48:37la légitimité politique
48:38pour le faire
48:39qui permet
48:40d'enjamber
48:42jusqu'à l'élection
48:43présidentielle
48:44et qu'il va la faire passer
48:46par 49 francs
48:47et là
48:48les oppositions
48:49auront effectivement
48:50un dilemme
48:51important
48:52alors certains
48:53ont leur capacité
48:54à ne pas résister
48:55au dilemme
48:55mais
48:57est-ce que
48:58ça a un sens
48:59de faire tomber
49:01le gouvernement
49:01de ne pas avoir
49:02de bûlée
49:02sachant que de manière
49:03il va tomber
49:03à 4 points
49:05des élections présidentielles
49:07je pense que
49:08moi
49:08je pense que
49:09les socialistes
49:10par exemple
49:10et peut-être même
49:11le RN
49:11peuvent dire
49:12écoutez
49:12nous sommes
49:14responsables
49:15donc on ne va pas
49:15faire cette connerie
49:17supplémentaire
49:18c'est un très mauvais budget
49:19et dès qu'on arrive
49:20au pouvoir
49:21on changera tout
49:23oui
49:23mais bon
49:25ça risque d'être
49:26quand même très politisé
49:26à chaque fois
49:27les mesures
49:27mais c'est vrai que
49:28tout ce que détestent
49:29les économistes
49:30parce que ça fait
49:31ça lève
49:31des incertitudes
49:31ça a fait peser
49:33des incertitudes
49:33d'ailleurs
49:34on a évalué
49:34ces coûts
49:35qui étaient importants
49:35pour le coup
49:36qui étaient
49:38assez significatifs
49:39non c'est qu'on peut
49:40aller aussi
49:41vers une sorte
49:42année blanche
49:43c'est peut-être
49:43un peu fort comme mot
49:44mais si vous ne prenez
49:44pas de décision
49:45c'est de dire
49:45comment on l'a vu
49:46par exemple
49:47le barème
49:48des exonérations
49:49de cotisations patronales
49:50n'a pas été indexé
49:51donc les entreprises
49:52vont du coup
49:53avoir un petit
49:53augmentation
49:54de ce côté là
49:56la question va se poser
49:57sur le barème
49:57de l'impôt sur le revenu
49:58va se poser
49:59sur les prestations sociales
50:01il y aura
50:02des hausses d'impôts
50:04non c'est inévitable
50:04tout le monde le dit
50:05vous le dites non ?
50:06une loi spéciale
50:07vous n'avez normalement
50:09pas la possibilité
50:09de le faire
50:11il y a la question
50:13épineuse
50:13dont on parle
50:14assez peu aussi
50:15de la contribution
50:16exceptionnelle
50:17sur les grandes entreprises
50:17ça représente
50:187 milliards et demi
50:19et normalement
50:19c'est exceptionnel
50:20c'est censé s'arrêter
50:21elle saute
50:237 milliards et demi
50:24donc c'est beaucoup
50:25si la loi spéciale
50:26ça saute
50:27ça saute
50:28et donc
50:28oui il y aura
50:29quand même des enjeux
50:30budgétaires très forts
50:32de ce côté là
50:33donc c'est voir
50:33comment quelque chose
50:34d'à peu près présentable
50:35acceptable
50:36pour être présenté
50:38sans prendre
50:3830 mesures
50:39qui fâchent
50:40et qui tranchent
50:41un peu trop
50:42du côté des partis politiques
50:44voilà
50:44mais c'est
50:45je pense que le gouvernement
50:46prépare ça
50:47après
50:47ce qu'il faut savoir
50:49et d'ailleurs il y a un rapport
50:50de l'OCDE là
50:50qui est sorti aujourd'hui
50:51qui dit qu'en gros
50:53ce qu'il va trouver
50:54d'ici la fin de la décennie
50:55c'est une centaine
50:55de milliards d'euros
50:57du coup
50:58à mettre
50:58donc c'est-à-dire
50:59qu'il va falloir
50:59un programme
50:59quand même assez crédible
51:00aussi budgétaire
51:01parce que ce que je veux dire
51:01c'est déjà
51:02il faut passer
51:02le cap
51:04de 2017
51:06et puis après
51:07c'est quel programme
51:08budgétaire
51:08parce qu'on va avoir
51:09certainement une surenchère
51:10moi je ne sais pas
51:10ce qui va être
51:12proposé pendant l'élection
51:13de la campagne
51:15mais comment
51:15cette contrainte
51:17budgétaire
51:17qui est quand même
51:18assez particulière
51:19la France
51:19est dans une situation
51:20assez particulière
51:20un peu inédite
51:21comment elle va être
51:22intégrée dans les programmes
51:23sachant qu'effectivement
51:24c'est pas très populaire
51:25c'est pas très populaire
51:25mais nécessaire
51:26et puis moi je pense
51:27que c'est nécessaire
51:28aussi d'être crédible
51:30vis-à-vis de nos investisseurs
51:31vis-à-vis des marchés
51:31on ne se rend pas compte
51:32comme ça
51:32c'est une masse financière
51:36de perdre des taux d'intérêt
51:37de quelques dixièmes de points
51:38c'est des dizaines
51:40de milliards d'euros
51:41supplémentaires de dépenses
51:42là j'ai envie de dire
51:43autour de cette table
51:44on est d'accord
51:45j'imagine
51:463 années 59
51:46mais en même temps
51:48sur les bancs
51:48de l'Assemblée nationale
51:49et puis peut-être
51:50le futur
51:51ou le candidat
51:53à la présidence
51:53de la République
51:54ou même
51:54celui qui sera
51:55ou celle qui sera élu
51:56ne sera pas du tout
51:57sur cette ligne-là
51:58non ?
51:59je crois
52:00que la réalité
52:02économique
52:03et la réalité
52:03de nos finances publiques
52:04s'imposera
52:06à tout
52:07vous êtes très optimiste
52:09on le souhaite
52:09évidemment
52:10non non non
52:10je ne suis pas optimiste
52:12la réalité s'impose
52:13par définition
52:14et elle obligera
52:16le futur
52:16ou la future
52:17président de la République
52:18à prendre des décisions
52:19compliquées
52:20et difficiles
52:21vous voyez
52:22une retraite
52:23à 67 ans
52:24voire à 70 ans
52:26pour moi
52:27il n'y a pas
52:27d'autre scénario
52:28il n'y a pas
52:29d'autre scénario
52:30que ça
52:30on est en train
52:31d'être étranglé
52:32par les intérêts
52:33de la dette
52:34donc il est urgentissime
52:35après il y a plusieurs méthodes
52:36pour le faire
52:38si c'est Mélenchon
52:39que je n'espère pas
52:40évidemment
52:40il va vous dire
52:41qu'il va chercher
52:4120 milliards
52:4230 milliards
52:4340 milliards
52:43d'impôts supplémentaires
52:44je n'y crois pas
52:45en tout cas
52:45c'est l'histoire
52:46qu'il va raconter
52:46donc effectivement
52:47ce qui est important
52:48c'est dans la phase
52:49maintenant
52:50dans les 8 mois
52:51qui nous restent
52:52avant cette fameuse élection
52:54est-ce qu'on va avoir
52:55une surenchère habituelle
52:57des candidats
52:58sur les promesses
52:59sur un risque gratis
53:00la retraite à 60 ans
53:01la sixième semaine
53:03de congé payé
53:03j'ai vu
53:04ou est-ce que
53:08il y a un peu
53:09de maturité
53:10et moi je crois
53:10les français
53:11intelligents
53:12je crois qu'il faut parier
53:13sur l'intelligence
53:14des français
53:14vous croyez sur une estrade
53:16et donc
53:18non non mais
53:18je veux dire par là
53:20c'est que
53:20celui qui aura
53:22un discours de vérité
53:23je pense
53:25aura
53:26un écho
53:28Mathieu Plain
53:28non mais c'est
53:30je pense qu'il faut
53:31voilà
53:31c'est là qu'il faut
53:32travailler les choses
53:32sérieusement
53:33c'est-à-dire qu'il faut
53:34avoir une vision
53:35aujourd'hui on est un peu
53:36dans un dogme
53:36du court terme
53:37on le voit
53:38et commencer à travailler
53:39une vision du moyen
53:40long terme
53:40c'est-à-dire
53:41qu'est-ce qu'on veut
53:41que la France soit
53:42oui mais il y a une échéance
53:44qui bloque tout
53:44qui bouche l'horizon
53:46oui mais je pense
53:47que ça serait important
53:48de faire des promesses
53:49sur le pouvoir d'achat
53:51sur les retraites
53:52en fait ça va pas être possible
53:53on va pas pouvoir tout faire
53:54donc il faut donner
53:55les grandes priorités
53:56c'est quoi les grandes priorités
53:57pour la France
53:58pour investir dans l'avenir
54:00pour les stratégies industrielles
54:02l'innovation
54:03l'éducation
54:03les questions de santé
54:04voilà il y a tout ça
54:05et comment on peut le rendre
54:06compatible avec une stratégie
54:08budgétaire
54:08c'est-à-dire qu'il faut à la fois
54:09réduire les déficits
54:11et ne pas casser
54:12préserver notre avenir
54:13c'est-à-dire investir
54:14continuer à investir
54:15continuer à avoir de la croissance
54:17continuer à être compétitif
54:18et donc il faut trouver
54:19cette stratégie
54:19et cet équilibre
54:20c'est-à-dire bien sûr
54:21il va falloir faire des efforts
54:22il faut qu'ils soient
54:22assez bien partagés
54:23la question c'est aussi
54:25le bon partage
54:25de ces efforts
54:26c'est-à-dire qu'il ne faut pas croire
54:26que soit les entreprises
54:28soit les ménagements payés
54:29soit les riches
54:29soit les retraités
54:30c'est un peu tout le monde
54:31en fait globalement
54:32et moi je suis assez d'accord
54:34c'est-à-dire
54:34c'est un effort de solidarité globale
54:35on a besoin de ça
54:37pour défendre nos intérêts
54:38à nous
54:38Est-ce que vous ne pensez pas
54:39et ce sera peut-être
54:40le mot de la conclusion
54:41qu'on va connaître
54:42ce qui s'est passé en 1981
54:44c'est-à-dire que tout d'un coup
54:45donc François Mitterrand
54:47est arrivé au pouvoir
54:48donc ça a été
54:49on a balayé
54:51les promesses
54:52il a balayé
54:53tout ce qui avait été fait
54:54avant
54:54les promesses ont été tenues
54:56ça a duré un an
54:58et puis après
54:59évidemment il a fallu
55:00la réalité économique
55:01comme vous dites
55:02elle a rattrapé
55:03elle a rattrapé
55:05François Mitterrand
55:05et son Premier ministre
55:06est-ce que vous ne pensez pas
55:07que c'est ça qui va se passer
55:10Je ne
55:11si c'est
55:12est-ce qu'il va y avoir
55:13un an
55:14pendant lesquels
55:15on va lâcher
55:16faire les promesses
55:17etc
55:17et après la rigueur
55:18va arriver en 2028
55:19ça je n'y crois pas
55:20d'accord
55:20bon moi je crois
55:21vraiment
55:22que la tâche
55:23du prochain
55:25ou de la prochaine
55:26Premier ministre
55:26sera de prendre
55:27des mesures
55:29difficiles
55:30responsables
55:31dès le
55:32j'ai déjà oublié la date
55:33le 2 mai
55:34dès le 2 mai
55:35il doit prendre
55:36via des décrets
55:36via un certain nombre
55:37de choses
55:38il doit prendre
55:38des décisions
55:38difficiles
55:39et faire en sorte
55:40que le projet
55:41le rectificatif
55:43règle notre problème
55:43c'est obligatoire
55:45obligatoire
55:46mot de la fin
55:47oui c'est pas impossible
55:48enfin après
55:49au fond
55:50on va voir aussi
55:51comment les investisseurs
55:52comment les marchés
55:53voient cette élection
55:54c'est à dire que
55:55la question aujourd'hui
55:56n'est pas qu'économique
55:56elle est vraiment politique
55:57c'est à dire
55:58quelle visibilité vous donnez
55:59quelle crédibilité vous avez
56:00dans votre programme économique
56:02et donc
56:02les marchés
56:03c'est un peu
56:04voilà
56:04je pense que les tensions
56:05qu'on voit aujourd'hui
56:06sur les marchés
56:06sur les fameux spreads
56:08sont souvent liées
56:08à des événements politiques
56:09plus qu'économiques
56:10et on aura certainement
56:11l'occasion d'en reparler
56:12en tous les cas
56:13merci beaucoup
56:14Jean-René Cazeneuve
56:14d'être venu ici
56:16merci beaucoup
56:16Mathieu Plannes
56:17voilà
56:18dans un instant
56:19vous retrouvez Stéphanie Collot
56:20nous on se retrouve demain
56:21pour le 18-19
56:22et puis aussi
56:23samedi matin
56:24parce que je serai
56:25à Aix-en-Provence
56:26comme une grande partie
56:26de la rédaction
56:27de BFM Business
56:28pour les rencontres économiques
56:29où je recevrai
56:30notamment
56:30Jean-Hervé Lorenzi
56:31forcément
56:31le président des rencontres
56:32économiques
56:33je recevrai aussi
56:34Clément Beaune
56:35Patrick Poyenet
56:35le patron de Total Energy
56:37la patronne de La Poste
56:38Marie-Ange de Beaune
56:39Patrick Martin
56:40le président du MEDEF
56:40et d'autres évidemment
56:41d'autres chefs d'entreprise
56:43et Renaud Muselier
56:44le président de la région
56:45puisque nous serons
56:46en Provence
56:48à Côte d'Azur
56:49allez bonne soirée
56:52le 18-19
56:54d'Edwige Chevrillon
56:55sur BFM Business
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