- il y a 2 jours
Ce mercredi 1er juillet, Antoine Larigaudrie a reçu Géraldine Métifeux, associée gérante chez Alter Egale, et Olivier Lechevalier, directeur général de Defthedge, Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l'analyse des marchés chez eToro, Arnaud Tourlet et Guillaume Hublot, associés gérants chez KMH For Life, Benoît Fernandez-Rou, consultant spécialiste marchés devises et taux, et Benjamin Whattinne, cofondateur et CEO de Sowefund, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Tout pour investir, c'est parti, bienvenue à toutes et tous pour cette nouvelle édition de TPI sur BFM Business,
00:16en direct à la radio, à la télé, sur le web.
00:19Évidemment, 100% de nos chroniques sont à retrouver en podcast et en replay,
00:23mais on va rester aujourd'hui dans des thématiques de saison,
00:26avec une question qui vous préoccupe, quel genre d'été on va avoir du côté de vos finances personnelles ?
00:33Y a-t-il du gros temps à prévoir sur les marchés financiers ?
00:36Des déséquilibres entre IA, politique monétaire, devises, etc.
00:41L'été sera-t-il turbulent ? Y a-t-il des ajustements à faire avant de partir en vacances
00:46?
00:46L'esprit, au minimum, tranquille.
00:49On a déjà commencé à défricher le terrain cette semaine, on va continuer avec nos déchiffreurs du jour,
00:53Géraldine Métif d'Alterégal et Olivier Lechevalier de DeathHedge.
00:57Arbitrage sur les marchés avec Antoine Fraisse-Soulier, 10 euros.
01:01Petit focus sur le bitcoin dans le placement à suivre.
01:05Gros, gros coup de faiblesse en ce moment sur la reine des cryptos.
01:08On en parle avec Benoît Fernandez-Riou tout à l'heure.
01:11Puis tiens, une nouvelle canicule qui pointe peut-être le bout de son nez pour la fin de la semaine,
01:14début de semaine prochaine.
01:15On va se poser une question quasi philosophique en fin d'émission avec Benjamin Wattin de So We Found.
01:20Au vu de ce dérèglement climatique, dont on ne finit pas d'avoir des preuves concrètes,
01:26est-ce qu'on n'est pas en train de se tromper de terrain d'investissement ?
01:31Est-ce qu'on investit à bon escient et aux bons endroits là, maintenant,
01:35au vu du monde qui nous entoure et de ces changements ?
01:38Sujet très intéressant à retrouver dans le coffre-fort où il fait bon frais en fin d'émission.
01:42Sinon toujours du pratique au pratique pour vous aider au quotidien.
01:45Gros plateau dans la boîte à outils.
01:46Alors, grosse boîte à outils sur l'apport session.
01:49Un sujet très technique, mais qui vous passionne, qui vous intéresse,
01:54qui vous préoccupe, surtout quand vous êtes entrepreneur et on sait que vous êtes nombreux à nous écouter.
01:59Rendez-vous avec les spécialistes de KMSH for Life.
02:02Ils seront dans la boîte à outils.
02:05Donc, vous pouvez nous joindre par email et nous poser vos questions.
02:07L'adresse mail, c'est direct.bfmbusiness.fr.
02:09Vous pouvez nous envoyer un SMS au 7-3216.
02:12Tapez le mot-clé business suivi de votre question.
02:14Et puis, me poser vos questions directement sur mes comptes Twitter et LinkedIn.
02:18J'essaie d'y répondre au cours d'émission.
02:21Le reste de l'actualité du jour.
02:23Alors, premier semestre qui s'est achevé dans le vert pour le secteur automobile en France.
02:27Et oui, tout arrive.
02:28Les immatriculations de voitures neuves ont progressé.
02:31On parle beaucoup, presque 2% sur les six premiers mois de l'année,
02:35en finissant même par un plus 11 sur un mois au mois de juin.
02:39Et alors, un bond spectaculaire de l'électrique qui se confirme.
02:43Plus de 28% de parts de marché avec plus de 240 000 nouvelles immatriculations.
02:48On en sait plus sur la cession des activités renouvelables d'EDF aux Etats-Unis et au Canada.
02:53Ça se fera au fond KKR.
02:56La vente a été chiffrée par EDF ce matin, 4 milliards 2,
02:59de quoi notamment permettre de financer un peu du programme de l'EPR 2 en France.
03:04Aux Etats-Unis, la fin des restrictions de sécurité nationale pour Anthropik.
03:08Le gouvernement américain a levé ses contrôles d'exportation sur Fable 5 et Mythos 5,
03:13les deux IA les plus puissantes de l'entreprise pour le moment.
03:16En échange, selon l'administration Anthropik, s'est engagé à traiter les risques de sécurité,
03:20à travailler avec le gouvernement américain sur les normes et les sorties de ses futurs modèles.
03:26Allez tout de suite, le tableau de bord de vos marchés.
03:40C'est vrai qu'avec un micro qui marche, on entend mieux les choses.
03:44Le CAC 40 en légère baisse là aujourd'hui.
03:47On avait terminé le premier semestre sur une hausse lors de la séance d'hier.
03:52Et puis là, on se rééquilibre un peu, moins 0,41%.
03:54On est à 8369 points sur l'indice vedette de la Bourse de Paris.
03:59À noter encore une surperformance de l'Euronext Tech Leaders, mais de peu, plus 0,24%.
04:04Enfin, on est quand même dans le vert.
04:05L'Eurostock 50, lui, est quasiment à l'équilibre à moins 0,15%.
04:08Le DAX à Francfort, plus 0,23%, moins 0,31%.
04:12Pour l'Ibex à Madrid, un tableau un petit peu disparate.
04:15Enfin, globalement, un petit peu partout, on reste sur les starting blocks en attendant que des déclarations un petit peu
04:21plus consistantes sortent du symposium de Sintra.
04:25Vous savez, le grand symposium des banquiers centraux.
04:28On a également, du côté des valeurs, des choix assez nets.
04:33C'est vrai que je vous ai parlé de l'automobile et donc de ce rebond des ventes sur le
04:37marché français.
04:37Renan en profite pour gagner 3,19%.
04:40On est à 25,88€.
04:42Stellantis, plus 2,11€ à 5,09€.
04:46On n'oublie pas la Défense aussi.
04:48Avec Airbus, plus 2,24€ à 198,90€.
04:51Et Thales, plus 2,27€ à 229,90€.
04:54La semaine commence à être vraiment positive pour les avionneurs, la Défense, etc.
04:57Safran, qui gagne 1,3% à 349,50€.
05:01Cela dit, on n'oublie pas les semi-conducteurs, le secteur qui bouge le plus du moment.
05:05Avec notamment STMicro, qui gagne 1,27% à 65,31€.
05:10On a gagné plus de 150% sur le premier semestre.
05:13Et quasiment le même score pour Soitec, qui gagne encore ce matin 3% à 120,85€.
05:19À la baisse, on met de côté les valeurs défensives, on va dire.
05:23L'énergie, avec Engie, qui baisse d'1,9% à 27,08€.
05:27Orange, moins 1,64€ à 16,24€.
05:29A noter encore une performance vraiment médiocre du secteur du luxe,
05:34qui a été atteint hier par, on va dire, un sentiment négatif autour de Kering.
05:39Il y a eu des déclarations de la direction financière auprès des analyses qui n'ont vraiment pas convaincu.
05:43Il y a beaucoup de bureaux d'analyse qui ont abaissé leurs opinions,
05:47qui ont émis des opinions négatives autour de Kering.
05:50Ça a pesé sur l'ensemble du secteur.
05:51Singulièrement, c'est LVMH qui perd 1,6% ce matin.
05:56A noter que la plus forte baisse du SBF 120, elle est pour Viridian, qui recule de 5,8%
06:02à 78,95€.
06:05L'euro, 1,14$ pile.
06:07On sent que c'est un niveau pivot du moment.
06:09Un petit coup d'œil sur le Bitcoin qui est vraiment passé sous les 59,000$ désormais.
06:16On est à 58,897, on fera un point complet un petit peu plus tard dans l'émission
06:21sur qu'est-ce qu'on fait avec le Bitcoin pour le moment.
06:24Du côté du pétrole, et on va en reparler dans quelques secondes,
06:26notamment avec Olivier Le Chevalier de Deft Hedge,
06:28on est à 72$ sur le bret de mer du Nord, 68,57$ pour le brut léger américain.
06:35Et après son pire trimestre en 13 ans, l'once d'or fin continue son chemin à la baisse.
06:40On est sous les 4,000$ à nouveau à 3,988 points.
06:44Allez, tout de suite, on déchiffre l'actu du jour.
06:53Nos déchiffreurs du jour, Géraldine Métifeux-Alterégal.
06:55Bonjour Géraldine.
06:56Bonjour Zan.
06:57Et Olivier Le Chevalier de Deft Hedge, bonjour.
06:59Bonjour Antoine.
07:00Alors, on va rester dans la thématique de saison.
07:03L'été approche, les vacances approchent.
07:06Qu'est-ce qu'on fait et vers quel été on s'achemine ?
07:08Moi, j'ai un petit peu de pif, il n'y a pas de mal à partager un petit peu
07:13ces intuitions.
07:14Je sens qu'on s'achemine vers un été un petit peu compliqué et un petit peu volatile.
07:20Alors, je me trompe peut-être, c'est du simple sentiment.
07:23Mais quand on voit la volatilité autour de tout ce qui est lié à la tech,
07:27lié à évidemment, mais singulièrement des semi-conducteurs,
07:29on voit des mouvements exceptionnels par leur amplitude du côté de Wall Street
07:34qui peuvent intervenir sur une seule et même session.
07:37On a vraiment des mouvements de yo-yo assez incroyables.
07:40Il y a tous les quatre matins des coupes-circuits qui se déclenchent à la bourse de Séoul
07:45parce que le secteur des semi-conducteurs devient très volatile.
07:48Bon, au-delà de ça, on a des considérations matières premières,
07:52on a des considérations monétaires.
07:55Géraldine, on va peut-être garder un œil sur son portable pendant les vacances,
07:58pendant qu'on prend le soleil, parce qu'il risque de se passer beaucoup, beaucoup de choses.
08:02Alors, il va sans doute se passer des choses pendant l'été
08:04parce que traditionnellement, il y a un peu moins de volume.
08:07Donc, forcément, celui qui appuie sur le bouton a forcément un peu plus de poids en réel.
08:13C'est ça.
08:13Maintenant, moi, je partage votre opinion, comme vous le savez,
08:15de se dire que je trouve que tout ça est un tout petit peu volatile,
08:18cette nervosité qui existe quand même depuis assez longtemps.
08:21En fait, on va l'oublier dans quelques jours
08:22parce qu'on va nous dire que le premier semestre a été très bon.
08:25Voilà ce qu'on va nous dire.
08:25C'est exceptionnel que le deuxième trimestre même
08:27est un meilleur trimestre pour le Nasdaq, un meilleur trimestre pour le CAC, etc.
08:30Comme moi, j'avais sécurisé mes clients, autant vous dire que je n'ai pas l'air d'une imbécile.
08:34Néanmoins, je trouve toujours qu'on marche un peu sur des oeufs.
08:38Je trouve tout ça très bizarre.
08:40Moi, je me souviens de Micron avec 86% de marge
08:42et de Apple en parallèle, quelques jours plus tard,
08:45qui explique qu'il va augmenter ses prix et qu'il ne tient plus les marges.
08:48Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la planète bourse, à mon sens.
08:52Et donc, pour revenir sur votre propos,
08:54oui, l'été va être extrêmement compliqué.
08:56Garder son téléphone portable près de soi,
08:59moi, je pense que c'est dangereux pour les nerfs.
09:00Le mieux, c'est qu'on se met d'accord avec son CGP, son conseiller, son ami, son IA,
09:06qui on veut, au début de l'accord, en disant
09:07« Ok, je vais être impavide, je suis d'accord pour tenir la pause
09:11et tant pis si je me casse ta figure. »
09:13Ou alors, on se dit « Les gars, j'aurais déjà dû un peu écouter
09:16et me dire qu'il fallait que je fasse un petit peu attention.
09:18En tout cas, je sécurise avant l'été pour être un peu peinard. »
09:21Souvenons-nous également que le mois de septembre est traditionnellement assez mauvais.
09:23Donc, on peut s'enchaîner facilement trois mois à ces mauvais.
09:26Et donc, plutôt revenir peinard en disant « Je suis un peu allégé.
09:29J'ai bien gagné, j'ai bien joué.
09:30Je prends mes pauses un peu.
09:31Je me sécurise.
09:32Je garde un œil sur les actions,
09:34mais je garde un montant qui va être relativement faible
09:36et qui ne dépassera pas les 20 %,
09:37parce que si ça se casse la figure,
09:39vous n'aurez sans doute pas le temps de réagir,
09:40parce que vous le dites, c'est de savoir dans une seule séance.
09:43Je ne sais pas sur quel endroit de la planète vous serez.
09:45Je ne sais pas ce qui va réussir.
09:47Moi, personnellement, et je n'ai pas encore les résultats d'entreprise,
09:49vous non plus, j'imagine ?
09:50Non ? Voilà.
09:51Non.
09:53Pas particulièrement.
09:54Je ne sais pas de quel côté va tomber la pièce,
09:56mais si vous voulez passer un été tranquille,
09:57on se sécurise tranquillement.
09:58Pour ceux qui étaient investis,
09:59prenez vos plus-values.
10:01Ça ne mange pas de pain,
10:02ces plus-values sont très importantes.
10:03Si vous êtes sur des fonds écrétés un peu,
10:05parce que le gérant aussi va partir en vacances,
10:07on ne sait jamais.
10:08Donc, prenez un peu des distances avec tout cela.
10:11Compte tenu de l'évolution des taux dont vous parliez,
10:13moi, je pense qu'il n'y a pas tellement de risques
10:15à rester investi sur des fonds obligataires classiques
10:17type un Kermia Flex-Fible Bond ou un DNC Invest Alpha Bond
10:20qui ne va pas casser trois pattes à un canard.
10:21En plus, on a des rendements qui se portent vraiment bien.
10:24Plutôt pas mal.
10:25Donc, moi, je pense qu'on peut tenir un été plutôt comme ça
10:27en relativisant.
10:29Le monétaire, grâce à nos amis Yori Boren,
10:32ça reste des revenus qui ne sont pas trop mauvais
10:36et mieux que le CAT que la banque va vous proposer.
10:37Donc, pourquoi pas ?
10:38Et puis, on voit à la rentrée comment on redéploie le cash
10:41et est-ce qu'il est trop tôt à la rentrée
10:43et qu'on attend un petit peu
10:44ou est-ce qu'on s'y met à ce moment-là ?
10:46Voilà notre sentiment de marché.
10:47Voilà les conseils qu'on donnait aux clients,
10:48qu'on a sécurisé.
10:49On ne leur dit pas d'y aller non plus.
10:50Ça, c'est sûr.
10:52Et quand je parlais du téléphone portable,
10:53je ne parlais pas vraiment des clients.
10:54Je parlais plutôt des pros des marchés.
10:56C'est pour ça que vous dites
10:56non, les gars, on va se mettre d'accord tout de suite.
10:58Oui, du calme.
11:00Sincèrement, les mouvements risquent très brusques.
11:02Oui, ça arrive toujours l'été.
11:06De temps en temps, ça explose au Japon
11:08et c'est toute la planète qui répond.
11:11Parce que tout est un peu interconnecté.
11:13Et puis la tech est quand même extrêmement volatile
11:14depuis toujours,
11:16depuis plusieurs mois.
11:18Et encore plus depuis la fin de la guerre
11:20qui n'est pas une fin de guerre, etc.
11:21Mais tout ça devrait quand même
11:23à un moment ou un autre déborder du vase
11:25et je préfère qu'on soit un petit peu
11:26sur les côtés tranquillement.
11:28Et en tout cas, si les clients restent,
11:30ils restent parce qu'ils savent qu'ils sont d'accord
11:32pour prendre des grosses volées.
11:34Parce que comme vous le disiez,
11:35des mouvements dans la journée,
11:36ça peut être 11, 15, 16%.
11:37Donc après, voilà,
11:39il vaut mieux avoir pris ces positions un peu avant.
11:41Alors, vous disiez, on marche sur des œufs.
11:44Et Olivier Lechevalier,
11:46le prix des œufs, c'est quelque chose
11:48qui vous intéresse ?
11:49Parmi les sujets que vous avez relevés,
11:51parce qu'on va faire un petit point
11:52sur les matières premières
11:54et sur les actifs.
11:55Justement, c'est un peu votre dada,
11:57les couvertures,
11:58les cours des matières premières en particulier.
12:01Et les œufs,
12:03vous nous parlez d'un marché
12:04qui est manipulé depuis trois ans.
12:06Alors, on sait que c'était
12:08un enjeu de campagne de Donald Trump,
12:10le prix des œufs.
12:11Enfin, ça nous avait tenus en haleine
12:13pendant des mois.
12:14Oui, mais c'est vrai que Géraldine
12:15a fait l'introduction en disant
12:16qu'il fallait marcher sur des œufs
12:17là, peut-être, cet été.
12:18Et donc, effectivement.
12:19Et oui, parce que j'en parle régulièrement
12:21dans mes notes de marché,
12:22des œufs, etc.
12:23Et puis en disant qu'ils étaient montés
12:24à 8,50 $ la douzaine aux États-Unis.
12:27Ça avait fait un tollé.
12:28Il y avait tout le monde qui disait,
12:29ah mince, c'est quand même
12:30un produit de base qui explose.
12:32Et en fait, là, le ministère de la Justice
12:35américaine, en fait, s'est rendu compte
12:36que les prix étaient manipulés
12:38tout simplement par les trois
12:39plus grandes sociétés,
12:40trois plus grandes coopératives
12:41américaines.
12:41Il y aurait eu un cartel.
12:43Exactement.
12:44Et donc, tous les matins,
12:45il s'était dit, en gros,
12:47il faut, en fait, se mettre d'accord
12:48sur le prix des œufs.
12:49Et donc, c'est pour ça que ces gens-là
12:51ont fait leurs meilleurs bénéfices
12:53depuis ces trois dernières années.
12:55Rothschild et Morgane dans les années 20
12:56sur le prix de l'or.
12:58Exactement.
12:58Voilà.
12:59C'était vraiment ça.
13:00Mais ce que je trouvais intéressant...
13:01Enfin, Antoine, du coup.
13:02Oui.
13:02C'est quelque chose du coup.
13:04Quelque chose comme ça.
13:05Et du coup, ils ont fait leur meilleur
13:06trimestre de l'histoire
13:08à chaque fois pour chacun d'entre eux.
13:09Et ce que je trouvais intéressant,
13:10c'était, on manipule les œufs
13:12et comme on avait manipulé
13:13le Libor à une certaine période
13:14où les profits, etc.
13:16Donc, du coup, voilà.
13:17C'était ça qui était un peu intéressant
13:19pour lancer un peu le brief matière première.
13:22Mais bon, là, je pense qu'ils vont se...
13:24Ça va être quand même...
13:25Je pense qu'autant, là...
13:28Les amendes.
13:29Les amendes, là.
13:29Je pense que ça va leur coûter cher,
13:31cette histoire.
13:32Plus que les droits de douane,
13:33c'est sûr.
13:33Ah oui, c'est sûr.
13:35Non, il y a un truc.
13:36On terminait BFM Bourse là-dessus hier.
13:40Meilleur trimestre pour le CAC 40 depuis deux ans.
13:43Meilleur trimestre depuis 2020
13:45pour les marchés américains.
13:47Oui.
13:47Pire trimestre en 13 ans pour l'or.
13:50Exactement.
13:51Et on a reçu deux spécialistes
13:52du marché de l'or ces deux dernières semaines
13:55qui nous disaient, alors,
13:57oui, on est sur des niveaux d'équilibre
13:59parce que, voilà,
14:00il y a beaucoup de positions
14:01un peu spéculatives
14:02qui s'étaient accumulées
14:04ces derniers mois
14:04qui sont liquidées.
14:06Parallèlement, il y a quand même
14:06des forces de rappel
14:07parce qu'il y a des banques centrales
14:09qui sont toujours à l'achat.
14:11Et globalement, l'or,
14:13si on regarde la tendance
14:13à un peu plus long terme,
14:14il y a une vraie cassure
14:15à un moment donné.
14:16Et ça, c'est...
14:17Ouais, c'est peut-être
14:18signifiant de quelque chose, Olivier.
14:20Je ne suis peut-être pas autant
14:20spécialiste sur l'or
14:21que les gens qui sont venus
14:22cette semaine.
14:23Mais en tout cas,
14:23c'est vrai que j'avais toujours alerté
14:25en disant que là,
14:26il y avait Kevin Warge déjà
14:28quand on reprend la Fed
14:29qui dit, maintenant,
14:30ça va être un peu plus difficile.
14:31Donc, on se dit là,
14:32c'est vrai que pendant les vacances,
14:3328-29 juillet prochain,
14:36il va y avoir quand même
14:36une réunion de la Fed
14:37pour savoir si on garde les taux,
14:39si on hausse les taux, etc.
14:40Donc, il y a un impact direct,
14:41en tout cas, sur le dollar.
14:43Donc, ça, c'est une première raison aussi.
14:45Donc, si vous avez des rendements
14:45qui sont plus intéressants
14:46grâce aux taux,
14:47vous allez plutôt aller...
14:49Maintenant, vous dirigez
14:50sur des actions
14:51qui ont un rendement
14:52que peut-être d'aller prendre l'or
14:53où il a atteint des sommets.
14:54Il y a les ETF aussi
14:55où on voit bien
14:56qu'il y a pas mal de prises de profit
14:57où les gens se retirent.
14:59Donc, ça fait...
15:00Et puis, comme l'or est coté en dollars,
15:02forcément, quand vous devez acheter,
15:03c'est un peu la double peine.
15:05Donc, les gens vont ralentir
15:06un petit peu aussi
15:08leurs achats d'or, je pense,
15:10sur cette partie,
15:11notamment du côté de l'Asie, en tout cas.
15:14Voilà.
15:15Et puis aussi,
15:16avec les entrées de SpaceX, etc.,
15:20les fonds ont dû réallouer de l'argent.
15:22Donc, je pense qu'il était plus facile de dire
15:24je suis rentré dans des fonds or
15:25et du coup, je vends
15:27pour pouvoir aller avoir de la liquidité
15:28pour aller justement prendre des actions
15:30aussi, SpaceX, ces derniers temps.
15:33Donc, il y a l'effet des taux,
15:34l'effet de la banque centrale, du coup,
15:36le dollar qui s'enchérit
15:37et puis, du coup, un peu un effet de marché aussi
15:39où la tech gagne l'IA
15:41et du coup, voilà,
15:42tout le monde s'engouffre dans cette dynamique.
15:44Alors, en parlant de l'IA,
15:46il y a deux sujets qui sont super intéressants.
15:49Déjà, Géraldine,
15:50on a beaucoup parlé de souveraineté
15:52ces derniers jours.
15:53On voit que les grandes administrations françaises
15:55maintenant,
15:57ne font pas comme l'Allemagne
15:58qui construit son cloud souverain
16:00avec Amazon.
16:01Non, mais ce n'est pas une blague.
16:03Non, mais c'est drôle.
16:04C'est ouf.
16:05Oui, c'est ouf.
16:06C'est complètement drôle.
16:09Non, il y a des start-up françaises
16:12qui, entre guillemets,
16:14boycottent le cloud souverain.
16:16Alors, ce n'est pas complètement un boycott,
16:18mais...
16:18C'est quoi ?
16:18C'est une question de prix ?
16:20C'est une question d'esprit ?
16:22Nous, on veut être libres
16:22de faire ce qu'on veut ?
16:23C'est quoi l'esprit ?
16:26Je pense que ce n'est pas forcément...
16:27Alors, je crois que ce n'est pas
16:27leur première lettre.
16:28C'est une lettre qui a été signée
16:29par 5 scale-ups.
16:31Il faut être précis, du coup.
16:32Enfin, on a scale-up.
16:33Alan, Doctolib,
16:34NPCity,
16:35Lifen et Résilience.
16:36Oui.
16:36Et en leur indiquant qu'au fond,
16:39leur réglementation imposait
16:41quelque chose de franco-français,
16:43etc.
16:43C'est un frein...
16:44Je traduis, hein.
16:46C'est un frein à la croissance...
16:47On veut être libre.
16:47Oui, voilà.
16:48Mais enfin, comme vous l'indiquez,
16:49les libertés ne l'ont pas
16:50parce que tout le monde...
16:51Et je trouve que cette lettre
16:52n'est pas tellement à point nommée
16:54parce que c'est quand même
16:55juste 10 jours
16:56après l'administration Trump
16:57qui dit, les gars,
16:59l'IA qui fonctionne bien
17:00ne donne plus aux étrangers.
17:01Je caricature encore un peu,
17:02pardonnez-moi.
17:02Alors, c'est en train de changer, là.
17:04Mais bref...
17:04Oui, j'ai reçu le mail hier soir,
17:05mais ça ne marchait toujours pas
17:06sur mon truc ce matin.
17:07Oui.
17:07Enfin bon.
17:08Mais j'ai le mail,
17:09j'ai le mail,
17:09donc je me dis que ça a marché.
17:10Parce que comme je le paye,
17:11j'imagine qu'ils vont quand même
17:11me délivrer les services aussi.
17:13Ah, il faudrait, oui.
17:13Mais j'imagine,
17:14je vais appeler le SAV,
17:15je vais voir comment ça se passe.
17:16Mais ce que je dirais là,
17:17c'est que ça me semble un peu
17:18à contre-courant de dire,
17:19les gars,
17:20vous nous freinez dans nos démarches,
17:21on ne peut pas être des grands acteurs,
17:22alors même que la souveraineté énergétique,
17:24la souveraineté numérique,
17:26c'est à mon avis des thèmes
17:28plutôt d'avenir
17:28sur lesquels on doit investir.
17:30Et tant pis,
17:31ça nous coûte un peu plus cher.
17:32Enfin, je ne sais pas,
17:32je ne suis pas la seule
17:33à avoir acheté le chat de Mistral,
17:34qui est quand même un chat
17:35qui n'était pas aussi bon
17:35que d'autres pendant un certain temps,
17:37qui est un peu mieux manière
17:38depuis quelques semaines,
17:39mais il y a un côté quand même
17:41où la souveraineté fait sens.
17:42Alors, en réalité,
17:43si je suis très honnête,
17:44leur discours, c'est de dire
17:45vous nous opposez quelque chose
17:46alors que demain,
17:47on a un truc européen,
17:48donc le franc français
17:49ne sera peut-être pas compatible.
17:50Très honnêtement,
17:50je pense que si,
17:51parce que si on résume sur autre chose,
17:53un pareil qui n'est pas très très bon,
17:54mais quand même,
17:54je me permets,
17:55il y a un statut qui s'appelle
17:56CIF en France pour mon truc,
17:58qui s'appelle
17:58le Conseil d'investissement financier,
17:59qui n'est pas un statut européen,
18:01mais qui est compatible
18:01avec l'européen qui lui est le PSI,
18:03et ça marche très bien.
18:04Donc, je pense qu'en réalité,
18:05c'est un faux débat.
18:06Et c'est, en fait,
18:07le changement de statut
18:08qui leur parlait cher,
18:09etc, etc.
18:10Bah oui, bon, bah ok,
18:11il faut changer le statut
18:11et il faut y aller.
18:12Moi, je pense sincèrement
18:13que la souveraineté,
18:14et plus on va mettre,
18:15et plus tôt on va le mettre,
18:16de souveraineté numérique
18:18dans nos outils,
18:19dans tout ce qu'on va servir,
18:20et surtout sur des données de censure,
18:21si je peux me permettre,
18:22plus ça vide, ça fera sens.
18:23Et moi, je ne vois pas
18:24où est la difficulté là-dessus.
18:24Et donc, j'aurais cette lettre
18:27un peu détonnante,
18:29un peu...
18:29C'est curieux, oui.
18:31Et je pense qu'en plus,
18:32leur momentum
18:32était assez mal choisi,
18:33malheureusement,
18:34parce que ça tombe pile au moment
18:35où on se dit, bah si,
18:35la souveraineté,
18:36c'est hyper important, quoi.
18:37Ouais, et où on choisit
18:38des acteurs français du cloud
18:40et des data
18:40pour nos administrations, etc.
18:42Voilà, je trouve
18:43que ça tombe un peu à côté,
18:44et on parle de grands noms,
18:45de gens qu'on utilise.
18:45Là, en plus,
18:46il me semble qu'ils ont dû
18:48remporter des choses
18:48pour des ministères,
18:49je crois qu'ils ont reçu
18:50des appels d'offres
18:51de mutuelles pour les administrations.
18:51Oui, tout à fait,
18:52avec des administrations, etc.
18:54Il y a rien qui a été officialisé,
18:56mais ils travaillent là-dessus.
18:57Et puis, c'est un acteur
18:58qui a du poids,
18:59qui a un nom...
19:01Bah, Doctolib aussi,
19:02parce que vous le savez,
19:02c'est simple.
19:04Oui, totalement.
19:04C'est un petit ratos
19:06pour les particuliers.
19:07Oui, pitié,
19:08nos données de santé.
19:09Ouais,
19:10on n'aimerait pas les savoir
19:11sur un cloud en Alaska
19:12ou...
19:13Ouais, ouais,
19:14en plus en Alaska,
19:15mais...
19:15Je suis assez d'accord.
19:17Donc, j'ai trouvé
19:17que c'était un peu
19:18un contre-courant.
19:18Alors, il y a une histoire de coup.
19:20Il y a l'histoire
19:21que ça pourrait changer,
19:21que demain,
19:22il y aura un autre acteur.
19:23Je trouvais que c'était
19:24un peu détonnant,
19:25avant l'été,
19:26d'envoyer cette lettre comme ça
19:27au ministre des Numières,
19:28qui me dit,
19:28pourquoi pour ça ?
19:29Voilà.
19:29Donc, vous voulez porter ça,
19:31parce que je me disais,
19:31votre chance,
19:32un peu à contre-courant.
19:34Et souveraineté,
19:35bah tiens,
19:36on va en parler
19:36avec un sujet super intéressant,
19:38et là,
19:38on n'en parle pas assez
19:39sur cette antenne,
19:40mais ce qui se passe en Afrique,
19:42qui est véritablement
19:44un creuset de terres rares
19:46et de matières premières
19:48à calculer tout ce qui se passe
19:49autour du cobalt.
19:51Plus 160% sur un an,
19:53et on a même le Congo,
19:55qui limite les exportations.
19:57Oui, oui, oui,
19:57tout à fait.
19:58160% sur un an,
19:59ce qu'il faut savoir,
20:00c'est le cobalt,
20:01vous en avez besoin
20:01dans toutes les batteries.
20:02Oui.
20:02Vous en avez besoin partout,
20:03pour l'IA,
20:04pour tout ce qui est électrification,
20:08en tout cas.
20:08On en a beaucoup parlé
20:09du coltan aussi au Congo,
20:11qui est une matière première
20:12essentielle pour tout ce qui est
20:14télécom,
20:14semi-conducteurs, etc.
20:16Là, cobalt, oui,
20:17effectivement,
20:18on est en plein dans la problématique aussi.
20:19Exactement,
20:20mais du coup,
20:20c'est vrai que le Congo,
20:22il joue un peu le rôle de l'OPEP,
20:23on peut le voir un peu comme ça,
20:25parce que du coup,
20:25il va contrôler en fait
20:26tout simplement le prix.
20:27Il a dit, bon ben voilà,
20:28moi je détiens 80% des exportations
20:30sur le cobalt,
20:31donc il a commencé à mettre
20:33des quotas d'exportations
20:34sur le sujet.
20:35Donc forcément,
20:36les prix ont pris 160% en un an,
20:40mais les gens se sont couverts quand même,
20:41les industriels,
20:42il n'y a pas de sujet,
20:43mais en tout cas,
20:44il faut voir qu'on va peut-être avoir
20:47un coût supplémentaire encore lié à ça
20:49dans les 12-18 mois prochains
20:51en fonction de la libération
20:53des couvertures aussi des entreprises.
20:55Donc ça,
20:56c'est des sujets qu'on a en parallèle,
20:59qui est assez intéressant,
21:00qui suit,
21:01du coup,
21:01on avait parlé aussi de l'argent récemment,
21:04qui a été monté à des sommets,
21:06qui s'étaient liés à l'or,
21:07qui s'étaient emballés,
21:08et qui liés aussi à la demande des industriels.
21:10Donc, mais tout ça, bon,
21:12il y a un peu l'effet aussi des investisseurs particuliers
21:15qui s'étaient engouffrés dedans.
21:17Et donc, effectivement,
21:18ça faisait partie des hausses de prix.
21:21Donc là, tout ça,
21:21c'est un peu lié à la demande quand même
21:23de la tech,
21:24et on voit bien qu'on a beaucoup de sujets
21:26tout autour de tout ça,
21:27de toutes les matières premières.
21:28Avec l'ADRAM,
21:30qui fait monter les prix chez Apple,
21:32chez Microsoft aussi.
21:34J'ai l'impression qu'il y a peu de corrélation quand même,
21:36parce que moi,
21:37je comprends parfaitement,
21:38je serais le Congo,
21:38j'imagine que c'est une position plutôt assez intéressante,
21:40de savoir qu'ils exportent 80%,
21:42c'est-à-dire qu'ils ont le monde dans leurs mains,
21:44un peu comme ils le sont,
21:45tu comprends,
21:45qu'ils veuillent tirer les marrons du faux.
21:48Ça, ça ne me paraît pas délirant.
21:49Mais ce qui me paraît délirant,
21:50et c'est ce qu'on disait tout à l'heure,
21:51c'est-à-dire qu'il y a cette appétence du particulier
21:53pour tout ce qu'il y a déjà gagné,
21:54donc ils vont gagner autre chose.
21:56J'achète parce que ça monte.
21:57Voilà, c'est ça.
21:57Et donc, il y a coté un peu des années 2000.
21:59Alors, pour les plus anciens d'entre nous,
22:02mais oui, à chaque fois, je suis obligée de le dire,
22:04parce que ça date un peu,
22:05mais souvenez-vous,
22:06c'est un peu quand même des discours navets,
22:08je ne veux pas être un oiseau de mauvaise au cœur,
22:09mais quand on cherche absolument à acheter,
22:11quand on décale des valeurs,
22:12qui sont sur des très très grosses valeurs,
22:14qu'on va sur des plus petites valeurs,
22:15et ainsi de suite,
22:16et qu'on décale dans la chaîne systématiquement
22:17pour trouver ce qui vaut moins,
22:18parce que c'est bon,
22:20est-ce qu'à chaque fois,
22:21on a bien vérifié que la valeur était là,
22:22et qu'on achète au bon prix,
22:23je ne suis pas certaine.
22:24Mais peut-être que 160% sur le commerce,
22:26c'est de bon prix,
22:32C'est-à-dire qu'après,
22:34ils vont un peu peut-être dicter la loi
22:36pour des gens comme Tesla,
22:37l'augmentation des prix,
22:39pour la Chine...
22:40Il faut quelqu'un qui l'achète,
22:41quand même,
22:41il y a des gens qui sont là,
22:45eux sont les meilleures performances
22:47sur les matières depuis le début.
22:49Là, je me suis fait une petite liste,
22:50d'ailleurs, des sociétés
22:51qui avaient cartonné,
22:53il y a les constellations énergie,
22:55en fait, là, eux,
22:56c'est les contrats pour l'IA,
22:58mais c'est tout ce qui est nucléaire,
23:00donc on revient à Glencore,
23:01forcément, comme il est raffineur
23:03sur le cobalt,
23:03donc effectivement,
23:04ces gens-là en bénéficient,
23:05et puis là, on l'a vu dans le pétrole aussi,
23:07on a vu que Eni s'était rapproché
23:10de Mercuria, là, récemment,
23:11pour pouvoir, en fait,
23:12aller profiter des marges,
23:13parce que les raffineurs,
23:14ce sont eux qui ont fait
23:14les plus grosses marges, là,
23:17pendant cette période du Détroit.
23:18Deux choses là, oui, c'est vrai,
23:20mais vous le dites vous-même,
23:22là, après cette psychose
23:24autour du Détroit d'Ormouz,
23:26on va revenir à des problématiques
23:27d'offres et de demandes
23:28qui vont nous ramener directement
23:29au pays source.
23:30Ça, c'est évident.
23:31Et puis, deuxième chose,
23:32moi, je me souviens quand même
23:33d'un super cycle de la dérame.
23:35Il y a deux bonnes grosses décennies
23:37qui s'étaient terminées
23:38par un bain de sang.
23:39Il y a la moitié des industriels
23:41du secteur qui avaient été rayés
23:42de la carte.
23:44C'est peut-être là qu'il va falloir
23:45faire attention sur l'évaluation
23:47et la valeur réelle
23:48que tout cela crée.
23:49Je suis désolé,
23:49on est obligés de s'arrêter.
23:52Géraldine Métifeux,
23:53Alter Egal,
23:54Olivier,
23:54Le Chevalier Daft Edge,
23:55merci pour ce déchiffrage
23:57encore une fois.
23:58Très, très riche en informations
23:59et en sujets à suivre.
24:00Tout l'été, bien entendu.
24:02Allez, tout de suite,
24:02les arbitrages.
24:10Antoine Fressoulier dit taureau.
24:12Bonjour.
24:13Le CAC 40 avait terminé le semestre
24:16sur une hausse.
24:17On s'était fixé au-delà
24:18des 8400 points.
24:20Première journée de juillet
24:21et une baisse.
24:22On est en repli de 0,39%.
24:24Mais enfin, rien de bien significatif.
24:25On sent encore les marchés
24:26un petit peu dans l'attente
24:27de ce qui pourrait ressortir
24:28du symposium de Sintra,
24:30sans doute,
24:30mais aussi assez peu de décisions.
24:32Il faut voir aussi que la semaine
24:33va être écourtée du côté
24:34de Wall Street.
24:35Il n'y aura pas de séance vendredi,
24:36donc ça, ça doit peser naturellement.
24:38Oui, oui.
24:39Alors, effectivement,
24:39le CAC 40, on démarre
24:41ce second semestre,
24:42c'est le premier jour
24:43du second semestre aujourd'hui,
24:44par une petite baisse,
24:46mais rien de bien méchant.
24:48On voit qu'on a un CAC 40
24:49qui navigue maintenant
24:52entre 8300 et 8500 points.
24:55Alors, si on fait un petit bilan
24:56de ce qui s'est passé,
24:58donc déjà au mois de juin,
24:59on a quand même un CAC 40
25:00qui gagne 2,7%.
25:01Et surtout 7,5% sur le deuxième trimestre.
25:06C'est sa meilleure performance trimestrielle
25:08depuis le premier trimestre 2024.
25:10Donc ça, c'est quand même à noter.
25:12Et il progresse de plus de 3%
25:13depuis le début de l'année.
25:15Alors, du côté des valeurs,
25:16ce qui est intéressant de regarder
25:17sur cette première partie de l'année,
25:19et bien c'est ST Microelectronics,
25:22en fait, qui est la plus forte hausse du CAC,
25:25donc avec une hausse de 190%,
25:27mais c'est aussi la plus forte hausse
25:29du stock 600 Europe.
25:30Donc c'est vraiment la valeur phare européenne,
25:34j'ai envie de dire, du premier semestre.
25:37Alors, évidemment, ça bénéficie,
25:40bien sûr, d'un double moteur.
25:42C'est évidemment le rebond
25:43des semi-conducteurs en bourse,
25:44et l'explosion des investissements
25:48dans les data centers,
25:49les infrastructures, etc.
25:50Donc on a un titre qui explose littéralement,
25:54on peut le dire.
25:55En deuxième position,
25:57on nous trouve ArcelorMittal,
25:59qui revient donc sur ses plus hauts de 2011.
26:02On est un titre qui prend 35%
26:04depuis le début de l'année.
26:06Et la troisième forte hausse,
26:08c'est BNP Paribas,
26:09qui, elle, pourrait être de 25%
26:12et est au plus haut historique.
26:15Et là, évidemment,
26:15c'est la thématique remontée des taux
26:20qui devraient d'ailleurs se poursuivre,
26:22je pense, sur le second semestre.
26:23Je pense que le secteur bancaire
26:25a encore de beaux jours devant lui.
26:27En revanche,
26:28si on regarde de l'autre côté,
26:30des plus fortes baisses,
26:32eh bien, la plus forte baisse de l'année,
26:34c'est Stellantis.
26:36Stellantis qui perd 46%
26:38depuis le début de l'année.
26:39Alors, évidemment,
26:40on a beaucoup d'explications,
26:42évidemment,
26:43avec la demande qui ralentit
26:46un peu partout en Europe,
26:47aux États-Unis,
26:48et la concurrence chinoise
26:50qui s'intensifie.
26:51Tout ça, donc,
26:52fait que Stellantis, donc,
26:54a cassé 5 euros en bourse,
26:55hier.
26:56On repasse aujourd'hui au-dessus.
26:57Mais bon,
26:58c'est pas glorieux.
27:00Et plus étonnant,
27:01la deuxième plus forte baisse
27:02de ce premier semestre,
27:04c'est Essilor Luxottica,
27:06qui perd 38% quand même
27:08depuis le début de l'année.
27:10Alors, c'est un titre
27:10qui avait énormément progressé.
27:12c'est plus un retour,
27:14finalement,
27:15de la valorisation
27:17qui était très,
27:17très élevée,
27:18un des plus forts
27:20ratios PE de la cote.
27:23Et on va trouver aussi Capgemini
27:25qui perd 38%.
27:26Évidemment,
27:27toutes les sociétés
27:29de services informatiques,
27:31eh bien,
27:31comme aux États-Unis,
27:33ont été pénalisées.
27:36Voilà.
27:37Et pour terminer,
27:38je voulais parler du stock 600
27:40qui, lui,
27:41est en belle hausse
27:42sur le semestre,
27:43qui progresse de 8,3%
27:45sur le premier semestre.
27:46Et en fait,
27:47ce qui est très intéressant,
27:48c'est de voir
27:49que les 5 plus fortes hausses
27:50du stock 600,
27:51eh bien,
27:51ce sont 5 valeurs
27:52qui sont dans
27:54les semi-conducteurs.
27:55Donc,
27:55on va trouver
27:56STMicroelectronics,
27:57comme je le disais auparavant,
27:59Infineon,
28:00donc l'équivalent allemand
28:02de STM
28:03qui prend 117%.
28:05Et plus étonnant,
28:06eh bien,
28:06on va trouver Nokia,
28:09qui prend 109%
28:11depuis le début de l'année.
28:12Et là,
28:13c'est vraiment une belle revanche,
28:14j'ai envie de dire,
28:15pour ce titre,
28:17finalement,
28:17qui était à la casse
28:19depuis de nombreuses années
28:21et qui renaît un peu
28:23de ses cendres,
28:24puisqu'on a quand même
28:25un titre qui est passé
28:26de 6 euros
28:28au plus de 17 euros
28:29au mois de juin.
28:31Incroyable.
28:31Et donc,
28:32c'est assez intéressant.
28:33Incroyable.
28:34Ben oui, effectivement,
28:35cette tech européenne,
28:36qui reprend vraiment
28:37de la vigueur
28:38et on le constate
28:41véritablement tous les jours,
28:41tiens à ajouter
28:42à votre palmarès
28:44du côté du SBF 120,
28:46la troisième plus forte hausse.
28:47Alors,
28:47ça nous a beaucoup étonné hier,
28:48mais c'est,
28:49pour le semestre,
28:51c'est Mersenne,
28:52l'ancien carbone Lorraine,
28:53mais qui est en plein
28:54dans la problématique
28:55des terres rares
28:56et des minéraux nécessaires
28:57à l'équipement électrique,
28:59au data center,
29:00etc.
29:00Donc,
29:01merci beaucoup,
29:02Antoine Fressoulier-Dittoreau,
29:03pour ce point complet
29:04sur le semestre boursier.
29:07Comme ça,
29:07on a bien fait le point.
29:09Restez avec nous
29:09dans un instant.
29:10Évidemment,
29:11votre moment pratico-pratique.
29:13Grosse boîte à outils
29:14avec deux intervenants
29:14avec nous
29:15de chez KMH4Life.
29:17on va parler de l'apport session.
29:19Mais oui,
29:19entrepreneurs,
29:20vous nous écoutez,
29:22on le sait,
29:22et on sait que c'est un sujet
29:24qui vous intéresse
29:25et sur lequel vous avez besoin
29:26de toutes les lumières
29:27de nos pros
29:28qui viennent nous rejoindre
29:29sur le plateau
29:29dans quelques secondes,
29:30à tout de suite.
29:37Grosse boîte à outils,
29:38on vous a même convoqué
29:39non pas un,
29:40mais deux spécialistes
29:41de ces problématiques
29:46régulatives,
29:48régulatoires,
29:49bref,
29:50fiches techniques
29:51de sujets
29:52qui vous intéressent
29:52et notamment vous,
29:53entrepreneurs,
29:54qui avez la tête dans les papiers
29:55et qui souvent
29:56n'auraient pas trop le temps.
29:57On se le disait hors antenne.
29:59Arnaud Tourlet
30:00de KMH4Life.
30:01Bonjour Antoine.
30:02Un habitué
30:02à un des plateaux
30:03de BFM Business
30:04et on vous retrouve
30:05avec votre collègue Guillaume Hublot.
30:07Bonjour.
30:08Merci d'être là.
30:08On va peut-être commencer
30:09par un peu de lecture,
30:11justement,
30:11pour nos chefs d'entreprise
30:12cet été.
30:13Alors c'est technique,
30:14mais attendez,
30:16c'est le nerf de la guerre.
30:18Effectivement,
30:18alors vous avez écrit
30:19un livre blanc
30:20qui est bleu,
30:21en vrai.
30:22Un livre bleu,
30:23oui.
30:23Justement pour essayer
30:24de tout comprendre
30:24sur ce sujet
30:25qui porte un nom
30:27qui rappelle un petit peu
30:28un code Wifi
30:29qui est donc
30:30le 150-0-B-Terre.
30:35Et c'est le nerf de la guerre
30:36pour l'entrepreneur.
30:38Arnaud Tourlet,
30:38est-ce que vous pouvez
30:39nous rappeler un petit peu
30:41tous les enjeux techniquement
30:42de cette problématique ?
30:44Alors, je vais laisser Guillaume
30:45parler des enjeux techniques,
30:46mais déjà,
30:47peut-être juste en guise
30:48d'introduction,
30:48pourquoi on a fait ça ?
30:50Pourquoi on a sorti
30:51ce livre blanc bleu ?
30:53Tout simplement
30:54parce qu'il y a une grosse demande.
30:57et...
30:57Je vous confirme,
30:58on a des tas de questions dessus
30:59et c'est...
31:00On le sait,
31:00dans les années à venir,
31:01il va y avoir énormément
31:01de sessions d'entreprise.
31:04La démographie,
31:04notamment, joue dans ce sens-là.
31:07La grande transmission.
31:08Exactement.
31:08On y revient.
31:09Et, par rapport à cette demande,
31:11on a constaté que, en fait,
31:13les réponses n'étaient pas
31:16vraiment convaincantes,
31:17que ce soit de la part de l'ensemble
31:20de l'écosystème,
31:22des banques, des assurances,
31:24des spécialistes, des avocats,
31:26des notaires.
31:27C'est compliqué d'avoir des réponses
31:30qui vraiment satisfassent
31:32les entrepreneurs sur ce sujet-là.
31:34Donc, on s'est dit,
31:35il faut qu'on amène quelque chose.
31:36Il faut qu'on...
31:37Enfin, c'est notre métier,
31:38de conseiller les gens
31:39sur la gestion de leur patrimoine,
31:41de manière générale.
31:42Et sur ce sujet précis,
31:44on a vu qu'il y avait un manque.
31:47Donc, on a sorti ce livre blanc.
31:49Et, Guillaume,
31:50je te laisse dire un peu pourquoi
31:51et de quoi il s'agit,
31:53plus précisément.
31:54Oui.
31:54Et ce besoin de précision,
31:56j'allais vous le dire
31:56avant de vous céder la parole,
31:59ça a aussi été un enjeu
32:00de la dernière...
32:02Enfin, de la dernière loi budgétaire.
32:04Il y a eu, justement,
32:06des modifications.
32:07Donc, c'était peut-être important
32:08de revenir sur l'ensemble
32:09de ces points-là.
32:11Donc, concrètement,
32:12comment ça se présente ?
32:13Quel est le dispositif ?
32:14Alors, concrètement,
32:16lorsqu'un entrepreneur
32:17cède son entreprise,
32:18il va notamment payer
32:20beaucoup de plus-value.
32:23Et il y a un dispositif
32:25qui s'appelle l'apport session,
32:26qui est le fait pour un entrepreneur
32:29d'apporter ses titres
32:30à une société holding,
32:31dans ce cas-là,
32:34l'imposition des plus-values
32:35est déclenchée,
32:36mais elle est mise en report
32:37d'imposition.
32:38Si la holding cède
32:39par la suite,
32:39dans les trois ans,
32:40les titres,
32:41l'impôt est dû,
32:42sauf ce dispositif
32:45de 150 zérobétaires
32:46qui lui permet
32:47de maintenir le report.
32:49Les conditions,
32:50en fait,
32:51c'est de faire du capital-risque.
32:52Le système,
32:53il a été fait
32:54pour qu'on soutienne l'économie.
32:58C'est de l'injection
32:59de capitaux dans les entreprises.
33:00Et donc,
33:01c'est un enjeu en France
33:02puisqu'on nous parle toujours
33:04du fait que les entreprises
33:06sont sous-capitalisées,
33:07qu'on manque d'investissements
33:08et qu'un certain nombre
33:10d'entreprises
33:10sont forcées de partir
33:11à l'étranger
33:11pour trouver ces financements.
33:14Donc là, c'est tout l'enjeu
33:15du mécanisme.
33:18Et ce que le législateur
33:20me semble avoir oublié,
33:21c'est qu'il s'agit
33:22de capital-risque.
33:23C'est-à-dire que les gens
33:23qui mettent,
33:24qui apportent un million,
33:26par exemple,
33:26dans une société holding,
33:27aujourd'hui,
33:28ils vont devoir mettre
33:29700 000 euros
33:30en capital-risque.
33:32Et il n'y a pas
33:33que des gains,
33:34il y a aussi des pertes.
33:34C'est le principe
33:36du capital-risque,
33:37j'allais vous dire.
33:37Voilà.
33:39Et quels sont
33:40les points précis
33:41qui ont changé
33:41dans la dernière loi budgétaire ?
33:43Alors, le législateur
33:44est venu passer
33:46la cote par,
33:47on ne doit pas
33:48tout réinvestir.
33:50Avant,
33:51c'était 60%
33:51de réinvestissement.
33:53Aujourd'hui,
33:53on est passé à 70%.
33:5570%,
33:56donc évidemment,
33:57on va augmenter
33:58le risque
33:58que prend l'entrepreneur
33:59au moment même
34:00où il prend sa retraite.
34:02Tout à fait.
34:03Le deuxième point,
34:04c'est qu'on avait
34:04deux délais
34:05de détention
34:06des titres achetés.
34:07Un délai
34:08à 12 mois
34:09et un délai
34:10à 5 ans.
34:115 ans, c'était
34:11pour les fonds d'investissement.
34:13Et 12 mois,
34:14c'était pour les participations
34:15en direct,
34:16c'est-à-dire l'entrepreneur
34:17qui joue un rôle
34:17de business angel.
34:21Ça, c'est terminé.
34:23Oui.
34:23Le délai est désormais
34:24à 5 ans.
34:26Oui.
34:26Et ça,
34:28ça modifie radicalement
34:29le paysage
34:31parce que quand
34:32vous investissez
34:33à titre individuel
34:36directement
34:36dans une entreprise,
34:38l'entreprise,
34:38elle peut faire faillite.
34:39Oui, tout à fait.
34:40ou en général,
34:41il y a des clauses
34:42qu'on appelle des drag longs
34:43ou des tag longs
34:44qui, si la société
34:45est vendue,
34:47ça force les minoritaires
34:48à vendre en même temps.
34:49Et dans des projets
34:50de start-up,
34:50ça peut arriver.
34:51Et donc, la condition,
34:53en cas de faillite
34:53ou en cas de drag long,
34:55de détention des titres
34:56pendant 5 ans
34:57ne pourra pas
34:58être maintenue.
34:59ce qui fait que,
35:01désormais,
35:02les gens qui voudraient
35:04utiliser ce mécanisme-là
35:06doivent forcément
35:07se retourner
35:07vers des fonds
35:08d'investissement spécialisés.
35:09Ben oui.
35:10J'allais vous dire,
35:11on passe de l'auto-private equity
35:13à la nécessité
35:14de se mettre
35:15sous la coupe
35:15d'un fonds d'investissement,
35:17tout bêtement.
35:17Oui.
35:18Mais après,
35:18il n'y a pas que le private equity,
35:19il n'y a pas que les fonds
35:20de private equity classiques.
35:22Il y a d'autres choses
35:23qu'on peut faire
35:24dans ce dispositif-là.
35:26Et tout l'intérêt,
35:27d'ailleurs,
35:27c'est ça,
35:27c'est ce que nous,
35:28on préconise,
35:28c'est d'avoir
35:30une diversification
35:30des investissements.
35:32Et à partir de là,
35:33d'ailleurs,
35:33juste pour donner 2-3 chiffres
35:35d'ordre de grandeur,
35:36si vous avez
35:39une nécessité
35:40de diversification,
35:41une volonté de diversification,
35:42ça veut dire qu'il faut
35:43au moins investir
35:44dans 5 ou 6 fonds différents.
35:46Oui.
35:47Sachant que les tickets d'entrée,
35:48c'est en général,
35:49c'est 100 000 euros.
35:50Donc, il faut avoir
35:51au moins 500-600 000 euros
35:54à réinvestir.
35:55Donc, en gros...
35:56C'est pas donné à tout le monde,
35:57j'allais vous dire.
35:58C'est pour ça,
35:58c'est ce qu'on dit.
35:59Si vous n'êtes pas dans le cas
36:02où vous cédez une entreprise
36:04pour au moins 1 million d'euros,
36:06c'est compliqué
36:08de faire ça,
36:09le 150 au BTR,
36:10la port cession.
36:11à partir de 1 million d'euros,
36:12c'est jouable
36:13parce que vous allez réinvestir
36:1470% de ces 1 million,
36:16donc 700 000.
36:17Avec 700 000 euros investis,
36:18vous pouvez diversifier
36:19sur 5, 6, 7 fonds.
36:21Et là, vous pouvez faire
36:21du private equity,
36:22vous pouvez faire
36:23des bois et forêts,
36:24vous pouvez faire de l'hôtellerie,
36:25vous pouvez faire plein de choses.
36:26Par contre,
36:27il y a des trucs
36:27qu'on ne peut plus faire.
36:28Là aussi,
36:28la loi de finance a changé.
36:30Par exemple,
36:31les activités de marchands de biens
36:32dans l'immobilier,
36:33terminées,
36:34on ne peut plus.
36:35Ah oui, d'accord.
36:37C'est toujours l'esprit
36:38de il faut que l'argent vive.
36:41C'était l'esprit de la loi.
36:42Il y a peut-être autre chose
36:43que ces dernières modifications
36:46de la loi budgétaire ont adoptées.
36:48C'est vrai qu'il y avait
36:48une sorte de grand satan
36:50qui s'appelait la holding.
36:53Toutes ces modifications
36:54nous remettent à l'esprit
36:56que pour certains patrimoines
36:58et notamment celui
36:58des entrepreneurs,
36:59la holding,
37:00ce n'est pas le grand satan,
37:01c'est même la boîte à outils.
37:03C'est le titre de la rubrique.
37:04Est-ce que c'est ça
37:06que vous avez ressenti
37:06justement dans les modifications
37:09qui ont été faites
37:10sur la dernière loi budgétaire ?
37:12Alors oui, effectivement,
37:13on ressent que la holding
37:14est considérée
37:15comme un grand satan
37:16alors qu'effectivement,
37:17c'est une boîte à outils.
37:19De temps en temps,
37:20elle est dévoyée.
37:23Et moi,
37:24je pense que l'administration fiscale
37:26avait déjà en fait
37:26tous les outils
37:27pour combattre ces dérives.
37:30On n'avait pas besoin de loi.
37:32et de ce fait,
37:33on arrive à des lois
37:34très, très dogmatiques
37:37qui s'éloignent
37:38de l'utilité
37:41pour la collectivité
37:43en fait,
37:44de ces outils.
37:45Parce qu'on a une utilité
37:46évidemment pour le dirigeant,
37:47mais on a une utilité
37:49pour la société tout entière.
37:50Oui, tout à fait.
37:52Arnaud Tourlet,
37:52le mot de la fin,
37:53il nous reste 30 secondes.
37:55Les clés d'un apport session réussi,
37:57ce serait quoi selon vous ?
37:59Alors déjà,
37:59c'est une étape cruciale
38:00dans la vie d'un entrepreneur
38:02de s'aider à une entreprise,
38:03que ce soit pour partir à la retraite
38:05ou pour peut-être
38:05en racheter une autre.
38:06Et la recommandation
38:08que donnent beaucoup
38:09de professionnels
38:09qui se succèdent
38:11sur ce plateau,
38:12c'est de commencer
38:12à y plancher
38:13dès la création de l'entreprise.
38:14Alors, on peut commencer
38:16à y penser
38:16dès la création,
38:17mais en tout cas,
38:17en effet,
38:18il faut y penser assez tôt.
38:19Il ne faut pas attendre
38:20le fait de dire
38:21je vais vendre
38:22dans trois mois.
38:23Il faut y penser tôt,
38:24il faut créer sa holding
38:25assez tôt
38:26et il faut décider
38:28combien on met dans la holding
38:29et combien on met
38:30en dehors de la holding.
38:30Vous n'êtes pas obligé
38:31d'apporter 100% des actions
38:32de votre boîte dans la holding
38:34parce que c'est un vrai projet de vie.
38:35Il faut savoir
38:35quels seront vos besoins derrière,
38:37quels seront vos objectifs
38:39et donc ça se prépare.
38:40Voilà, tout à fait.
38:41Effectivement,
38:42ça se prépare très en amour.
38:43Arnaud Tourlet,
38:44associé gérant
38:46KMH for Life
38:47avec Guillaume Hublot
38:48qui était avec nous.
38:49Merci d'avoir vraiment refait
38:51cette fiche technique
38:52avant les vacances.
38:53Toujours utile
38:53pour vous entrepreneurs
38:55qui nous écoutez sur
38:56La Port Session.
38:56Merci beaucoup à une prochaine fois
38:58et on passe au placement à suivre.
39:00Merci.
39:02Tout pour investir.
39:03Le placement à suivre.
39:06Benoît Fernandez-Riou,
39:08des établissements Benoît Fernandez-Riou.
39:10Comment allez-vous ?
39:11Très bien.
39:12Merci.
39:13Bon, mieux que le Bitcoin, j'espère.
39:14On va se consacrer justement
39:16à la reine des cryptos
39:17et on a vu que depuis quelques semaines
39:18la tendance était franchement négative.
39:20On a cassé plusieurs seuils importants.
39:23Alors très symboliques,
39:24après l'analyse technique donne d'autres chiffres,
39:26mais on est passé sous les 60 000 dollars.
39:29On est même passé sous les 59 000 dollars
39:32ces dernières heures
39:33et on a l'impression que le segment
39:36est un petit peu, j'allais dire,
39:38déserté pour employer les grands mots.
39:41Quel est votre sentiment
39:42autour de ce qui se passe
39:43sur le Bitcoin en ce moment ?
39:45Oui, c'est exactement ça.
39:47Le Bitcoin est un peu délaissé.
39:49La plupart des cryptos qui suivent
39:51effectivement aussi comme Ethereum
39:53et qui suivent le reste
39:56du mouvement le sont également.
39:59Disons que la mode est un petit peu passée
40:02parce que les cours sont effectivement très bas.
40:05On a en gros divisé par deux
40:07depuis le plus haut au-delà des 120 000.
40:10Là, on est sous les 60 000,
40:11comme vous l'avez dit,
40:13et on est clairement en dessous
40:15du plus bas du début d'année
40:17qui était déjà une zone un peu compliquée
40:19autour des 60 000, 70 000.
40:20On était remonté en mai, vers fin avril,
40:24début mai, vers 80 000 et on avait
40:26un petit peu d'espoir.
40:27Mais là, on a buté sur une sorte d'oblique
40:31qui agit en forme de résistance
40:33et ça a renvoyé les cours sous les 60 000.
40:36Et là, très clairement,
40:37on est désormais en train de rechercher
40:40le point bas, le point haut ultime récent
40:44on l'a eu au-delà des 120 000.
40:46Le point haut qui pourrait revenir
40:49quand on regarde en logarithmique
40:51pourrait être autour des 150, 170 000,
40:53mais ça, c'est dans plusieurs années.
40:55Et là, désormais,
40:57tout le monde est un petit peu
40:58à la recherche du point bas ultime,
40:59sachant que ce point bas,
41:02il est évidemment lié au coût du Bitcoin,
41:05c'est-à-dire en gros le coût de minage,
41:08puisque quand on achète un Bitcoin,
41:09on est très clairement sur une production électrique,
41:12une certaine consommation électrique
41:14pour pouvoir le produire.
41:15Et elle ne fait que progresser dans le temps,
41:17puisque la difficulté augmente
41:19et on estime que ce coût
41:21est au plus haut 80 000
41:24et au plus bas 60 000, 50 000
41:27pour les mineurs
41:29qui sont le plus industrialisés,
41:31qui ont rentabilisé leur ASICS depuis longtemps.
41:35Mais tout ça fait que désormais,
41:38plus on descend
41:38et plus on embarque la plupart des mineurs,
41:41donc un petit peu toute l'industrie crypto,
41:43vers des pertes
41:44et vers des dépréciations en quelque part.
41:47Donc, c'est ce qui se passe.
41:49Cette recherche de points bas
41:50autour d'un coût de minage
41:54qui dépend de chaque mineur,
41:56mais qui se situe autour des 50 000 à 70 000
42:00en moyenne
42:01et 80 000 pour les moins efficaces.
42:04Donc, c'est ce que le marché recherche.
42:06La pression risque de rester forte,
42:08parce qu'on l'a vu et on en parle aussi au quotidien,
42:11il y a énormément de mineurs maintenant
42:12qui sont sollicités par leur capacité de calcul,
42:16par l'IA, par les fournisseurs de données, etc.
42:21Donc ça, ça risque de rajouter de la pression
42:23autour de la rentabilité du Bitcoin en tant que tel.
42:26Tout à fait.
42:27Tous ceux qui avaient des GPU, notamment,
42:30passent petit à petit sur l'IA
42:31qui est beaucoup plus rentable.
42:33Effectivement, il ne reste que les ASICs
42:34qui, eux, ne peuvent pas faire autre chose que du Bitcoin.
42:37Et donc, on a de moins en moins de mineurs.
42:39Et effectivement, même eux commencent à être touchés
42:43parce qu'on se rapproche effectivement petit à petit
42:45des 50 000 dollars.
42:47Donc, le Bitcoin en passant sous cette fameuse,
42:51ce fameux zone de support autour des 60 000
42:54qui avait tenu en début 2026,
42:56mais qui désormais vient d'être franchi à la baisse.
42:59Donc, c'est une sorte d'alerte.
43:01Le Bitcoin ne devrait pas aller bien plus bas
43:04que les fameux 50 000, 60 000,
43:10même si on a un point bas, entre guillemets,
43:13ultime vers 38 500, 40 000, disons.
43:16Et c'est peut-être ça qu'il va falloir surveiller
43:18effectivement comme placement à suivre
43:20parce qu'après, malgré tout,
43:22on peut avoir un retour à meilleure fortune
43:23sur cette reine des cryptos qui donne le là
43:26et qui, effectivement, a connu par le passé déjà
43:31et généralement tous les quatre ans
43:32un point bas autour du coup de minage
43:35qui ne cesse de progresser.
43:37Et c'est, entre guillemets, le bon moment
43:39pour se positionner sur du long terme.
43:42Mais pour l'instant, on ne fait que rentrer
43:43en début de cette phase, donc à surveiller
43:46durant cet été, effectivement.
43:47Oui, ça risque d'être aussi
43:49peut-être des sources de déstabilisation des marchés
43:53cet été, effectivement, cette forte correction
43:55sur le Bitcoin qui pointe.
43:58Autre source de déstabilisation possible,
44:00quand même, on va peut-être dire un mot,
44:03Bernouard Fernandez-Riou,
44:05de cette faiblesse continue du Yen par rapport au dollar.
44:09On a vu, il y a quelques années,
44:11que les coups de grisouilles pouvaient venir, justement,
44:13du côté des marchés japonais
44:14et du côté des considérations monétaires
44:17dans des marchés assez peu liquides,
44:21assez peu pratiqués du côté de la saison estivale.
44:26Bon, là, on est quasiment sur un plus bas de 40 ans
44:29pour le Yen.
44:31Est-ce que vous pensez que la tendance peut se poursuivre
44:33et provoquer des à-coups de nature
44:35à rendre notre été vraiment pas terrible ?
44:39Effectivement. Alors, sur USDJPY,
44:41on est sur un plus haut
44:44parce que le Yen est en devise de contrepartie,
44:47effectivement. Donc, c'est un plus bas sur le Yen,
44:49comme vous l'avez dit, de plus de 40 ans.
44:51La dernière fois que le Yen était si bas,
44:53ça a été au début des années 90.
44:55Avant, nous étions évidemment dans un autre monde.
44:58Donc, c'est une sorte de, sur l'USD JPY,
45:02de all time high récent,
45:04enfin, de point haut ultime.
45:06Et on vient très clairement de dépasser
45:08la zone que défendait Mordicus,
45:10la Bank of Japan, c'est-à-dire 162.
45:12Après avoir défendu les 160,
45:14qui est la zone un peu symbolique,
45:16mais là, 162 a cassé.
45:18On a eu des ventes d'options,
45:20des rachats de stops,
45:22enfin, pas mal de, voilà,
45:24de positions qui étaient derrière cette barrière des 162.
45:27Et ça a propulsé les cours jusqu'au moment où on parle
45:29à 162, 70 exactement.
45:32Ça pourrait continuer,
45:33mais il faut faire attention parce que la Boj
45:36et puis le Ministère of Finance japonais
45:38vont très certainement vouloir contrer cette tendance de fond.
45:42Ça va être compliqué quand même
45:44de laisser filer le Yen bien plus bas.
45:48tout réside évidemment dans
45:50avec quelle ampleur
45:51et avec quels outils
45:52et à quel moment, évidemment,
45:55les autorités japonaises vont vouloir répliquer.
46:00Il se peut que ce soit
46:01via une hausse de taux, évidemment.
46:03Ça peut aussi être un arrêt
46:05d'achat massif
46:06des bons du Trésor américain,
46:08ce qui embêterait un petit peu, là,
46:11pour le coup, l'économie américaine
46:13et le financement de sa dette, notamment.
46:16Donc, il y a plusieurs options.
46:18La parole, en tout cas, ne suffira plus
46:20puisque la parole, elle l'avait utilisée
46:21précédemment, au printemps.
46:23Et là, désormais, au-delà des 162,
46:26c'est plutôt des actes que le marché attend,
46:28des actes forts, des actes massifs.
46:30Au-delà de la parole,
46:32elle avait déjà, entre guillemets,
46:35brûlé un peu plus de 60 milliards
46:37d'équivalents dollars américains
46:38pour essayer de contrer cette tendance
46:40sous les 160.
46:41Mais malheureusement, là, désormais,
46:43il va falloir aller bien plus fort
46:45et peut-être avec d'autres outils.
46:47Et encore un dossier chaud pour cet été.
46:50Merci de nous avoir mis le nez dessus.
46:52Benoît Fernandez-Riou,
46:54stratège taux et devise.
46:56On passe au coffre-fort.
46:59Tout pour investir, le coffre-fort.
47:02Le coffre-fort, le coffre-fort.
47:04Hier, on a un peu déchiffré les choses
47:07avec Souleymane-Jean Galadima de Sapiens
47:10qui nous disait que c'est peut-être
47:12le moment d'investir,
47:14de protéger nos portefeuilles en investissant
47:17sur ce qui nous protège.
47:19Et je trouvais la formule bien trouvée.
47:21Mais là, on va se poser la question de base
47:23avec Benjamin Wattin de Sowifund.
47:25Bonjour Benjamin.
47:29J'espère que vous nous entendez.
47:31Je vous entends très bien.
47:32Super, tout va bien. On a le son.
47:35Vous posez une question essentielle.
47:37C'est-à-dire, on est entre deux canicules.
47:39Il y en aura peut-être d'autres
47:42sur le reste de la saison estivale.
47:43Enfin, on sent que c'est bien parti pour.
47:46Au milieu de tout ça,
47:47avec nos biais comportementaux sur les marchés
47:49dictés par la politique monétaire,
47:51l'intelligence artificielle,
47:52ceci, cela.
47:54Est-ce qu'on investit là où il faut ?
47:56Est-ce qu'on investit correctement ?
47:58Et est-ce que ce n'est pas finalement
48:00le cœur des questions
48:02qu'on doit se poser
48:03quand on est investisseur particulier,
48:06quand on a des finances personnelles ?
48:07De se dire, ce monde qui m'entoure
48:09et qui m'embête surtout
48:11quand on est au-delà des 40 degrés
48:13dans des apparts mal isolés.
48:14Est-ce qu'on investit bien son argent là où il faut ?
48:19C'est une grande question.
48:21C'est une question multiple.
48:23Si vous voulez, ça fait en effet
48:25depuis quelques semaines qu'on n'arrête pas de voir
48:27Jean-Covicis sur les plateaux
48:29qui nous explique quelque chose d'assez radical
48:31et assez simple, qui est
48:33qu'on a du mal à comprendre
48:34qu'on vit dans un monde
48:38qui va être de plus en plus différent
48:40donc que le monde dans lequel on vivait, il est fini.
48:42Et ça veut dire quoi concrètement ?
48:44Ça veut dire que les combustions fossiles,
48:46ce qui a fait notre pouvoir d'achat jusqu'à maintenant
48:49et notre confort,
48:51eh bien c'est en quelque sorte terminé.
48:53Et ce qui veut dire par la même occasion
48:56que la chaleur, ça n'est plus un aller à météo,
48:59c'est une véritable maintenant économie,
49:02une véritable économique permanente.
49:04Et donc quand on parle d'économie permanente,
49:06on parle de création de marché.
49:08Donc si vous voulez,
49:09déjà le simple fait qu'il y ait des canicules
49:11et qu'on soit dans cette situation,
49:12dans ce changement profond,
49:15eh bien c'est pas hyper optimiste,
49:17mais c'est aussi une opportunité de marché.
49:19Oui, et puis c'est une stratégie,
49:21je dirais que c'est une philosophie de long terme
49:23parce qu'on ne va pas acheter
49:25deux, trois actions de sociétés
49:27qui fabriquent des éoliennes
49:28en se disant bon ben voilà, problème réglé.
49:30Non, c'est quelque chose de plus général
49:31qui touche les fondamentaux économiques
49:33et je dirais notre philosophie d'investissement
49:35de tous les jours.
49:38Si vous voulez, il y a quelque chose en effet,
49:40un diagnostic qui est assez intéressant.
49:41Je vous rappelle encore le contexte,
49:44toutes ces images frappantes qu'on a vues
49:46parce que c'est important de rappeler.
49:47Qu'est-ce que ça veut dire ces augmentations de chaleur ?
49:51Ça veut dire plus de 1000 morts
49:55depuis le...
49:56par rapport à l'année dernière
49:57et plus de 1000 morts là depuis le 24 juin,
49:59selon la santé publique.
50:01Ça veut dire quoi ?
50:02Ça veut dire qu'il y a des interventions en hausse
50:04de tous nos systèmes de santé,
50:06pompiers, semi-hôpitaux, des malaises,
50:08manque de productivité.
50:10Il y a aussi des études qui démontrent que c'est compliqué
50:12de travailler au-dessus de 22-23 degrés dans les bureaux.
50:15Donc ça pose beaucoup de questions en termes d'organisation structurelle,
50:20d'infrastructures.
50:21Et si vous voulez, les tendances et les projections d'observatoires
50:26comme Allianz Trade,
50:27c'est des pertes très très importantes
50:30de l'ordre de plus de 250 milliards de dollars
50:33de PIB cumulés pour la France entre 2026 et 2030.
50:37Donc qu'est-ce que ça veut dire ?
50:38Ça veut dire qu'on ne peut pas en faire abstraction
50:40et que nous, en tant que particuliers,
50:42il faut en effet qu'on agisse.
50:46Mais comment on peut agir ?
50:47Et c'est là que j'essaie de répondre à votre question.
50:49C'est plutôt la réponse immédiate et naturelle,
50:57c'est on a chaud, on veut s'acheter un climatisateur
51:00et qu'est-ce qu'on va acheter ?
51:01On va acheter des climatisateurs,
51:03des climatisateurs mobiles, du monobloc
51:05qui sont des aberrations énergétiques, thermodynamiques.
51:11Ça surconsomme de l'électricité,
51:12ça rejette beaucoup plus de chaleur
51:13qu'un climatiseur mieux dimensionné.
51:18Et donc ça aggrave la précarité énergétique des ménages
51:24parce qu'ils payent plus et ils ont des choses qui sont un peu moins bien.
51:27Donc tout ça, c'est un système qui doit être pensé,
51:29mais si on se met à la place du consommateur,
51:31ça veut aussi dire qu'il y a des investissements
51:38qui sont plus intéressants que d'autres.
51:41Et peut-être à soulever, qui est hyper important, c'est que,
51:45et là on peut parler souveraineté, c'est ça qui m'intéresse,
51:48c'est Zouati dans une de ses interventions
51:52qui représente le Mirova, qui est un acteur reconnu dans l'Impact Investment,
52:02qui parle de quelque chose d'intéressant, c'est que,
52:05non seulement on est en train de réagir de manière un peu abrupte et rapide,
52:12en achetant et en consommant, mais en plus il faut savoir que la filière,
52:16c'est un quasi duopole chinois et japonais.
52:20Donc d'un côté on a Daipin au Japon, et de l'autre côté on a Gris et Midéa.
52:26Oui, effectivement, c'est pas ça qui va nous arranger sur le long terme.
52:30On peut peut-être terminer, Benjamin, par vous, chez Sowifun,
52:35vous investissez en dur dans les entreprises,
52:37et justement, via ce changement de paradigme,
52:41un petit peu ce changement de philosophie,
52:42vous avez plusieurs exemples de sociétés qui ne sont pas forcément très très connues,
52:47parce que, voilà, les sociétés d'infrastructures,
52:50les sociétés d'énergie verte, etc.,
52:51sont des solutions qui sont étudiées par beaucoup d'analystes,
52:56et puis il y a sur le terrain des sociétés peut-être un petit peu moins connues,
52:59mais qui ont vraiment les mains dans le cambouis de ce changement climatique.
53:04C'est ça. Aujourd'hui, il y a une carte unique, je pense, en France à jouer.
53:08Déjà, on a une des énergies les plus bas carbone, avec le nucléaire et avec le solaire.
53:16Là où il y a quelque chose aussi d'intéressant, c'est qu'il y a la partie solaire,
53:22c'est quand il y a beaucoup de soleil qui fait chaud,
53:24donc du coup, c'est encore de l'énergie bas carbone.
53:28Donc, on a peut-être quelque chose à jouer avec la clim en France
53:33pour pouvoir réagir à un certain nombre de besoins.
53:36Il y a des sociétés, et là, merci pour la question,
53:40dont j'ai prêché pour la paroisse Soifan,
53:42que vous pouvez retrouver sur plutôt les marchés non cotés,
53:46où là, on a une société comme Sirona Technologies,
53:50où l'idée de départ, c'est une réalité scientifique qui fait qu'on oublie souvent
53:55que même si on arrête toutes ces émissions demain,
53:59eh bien, il y a quand même une quantité colossale de CO2 dans l'atmosphère
54:03qu'il va falloir retirer activement.
54:05Et donc, Sirona, eh bien, capte directement ce CO2 dans l'air
54:10et va pouvoir aspirer au travers de modules et de sortements solides,
54:15donc là, c'est un peu technique,
54:16mais ce CO2 est le stocker définitivement dans des roches souterraines.
54:21Eh bien, Sirona est aujourd'hui accessible sur notre plateforme à partir de 1 000 €
54:26et va pouvoir vous permettre en plus de défiscaliser aux côtés de professionnels
54:32comme Xange et Local Globe qui ont déjà investi plus de 4 millions.
54:35Vous avez Wimfisher qui est une start-up dans les Alpes
54:38qui a gagné pas mal de concours d'innovation
54:41qui, eux, vont chercher du vent.
54:42Là où il est vraiment hyper puissant, c'est au-dessus de 300 mètres.
54:48Donc là où les éoliennes classiques, elles, elles ne vont pas pouvoir réagir.
54:51Et c'est deux fois plus puissant qu'une éolienne en termes de capacité de production.
54:57Et du coup, ça permet aussi, là, de déployer plus rapidement,
55:02de manière un peu plus efficace, un nouveau système.
55:07Et donc, imaginons demain que notre clim tourne avec des systèmes comme Wimfisher.
55:11C'est beaucoup plus bas carbone que du charbon,
55:14comme chez nos voisins polonais ou allemands de temps en temps.
55:18Benjamin Wattin, Sowifun, le nom des sociétés.
55:21Vous pouvez les retrouver chez vous, chez Sowifun.
55:24Merci de nous avoir mis le nez sur ces problématiques environnementales
55:28au milieu de cet été qui s'annonce extrêmement chaud.
55:31Benjamin Wattin, Sowifun.
55:33Merci infiniment.
55:34TPI, c'est terminé pour aujourd'hui.
55:35Marie-Cœur de Roi tout de suite pour les experts IMO.
55:38Et je vous retrouve aux côtés de Guillaume Sommoir pour BFM Bourse 15h30.
55:42A tout à l'heure.
55:45Tout pour investir sur BFM Business.
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