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  • il y a 13 heures
Invité de RTL ce maint, Édouard Philippe a estimé que ce «serait dangereux» que Gabriel Attal et lui soient tous les deux présents au premier tour de la présidentielle le 18 avril prochain, et que les deux se départageront «entre novembre et février».

«La multiplication des candidatures au début de l'élection, elle est très légitime (...) C'est normal que les gens le fassent s'ils ont envie de le faire, s'ils ont envie de dire des choses», a -t-il déclaré.

Et d'ajouter: «Après, entre novembre et février, il va falloir que chacun mesure bien, moi y compris, le risque que représenterait un trop grand nombre de candidats dans le même espace politique, ou dans un espace politique à peu près compatible, et le risque d'élimination qui arriverait à ce cauchemar absolu, un deuxième tour avec Madame Le Pen ou Monsieur Bardella face à Monsieur Mélenchon».

La sélection «va se faire dans le temps, dans un processus qui est qui n'est pas écrit», indique l'ancien premier ministre qui tiendra son premier meeting de campagne dimanche.

Concernant Gabriel Attal, il a mis en avant «des différences politiques» et «des différences personnelles», notamment son expérience «d'élu local dans une ville populaire, industrielle depuis 25 ans». «J'ai un âge qu'il n'a pas (ndlr, 55 ans contre 37) (...), je viens de la droite. Il vient de la gauche», a-t-il aussi ajouté.

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Transcription
00:00Ce qu'on ne comprend pas très bien, c'est la différence entre Gabriel Attal et vous.
00:03Vous avez un point commun indélébile, vous êtes des enfants politiques du macronisme,
00:06vous avez tous les deux été Premier Ministre d'Emmanuel Macron.
00:09Mais qu'est-ce qui vous distingue en fait ?
00:10C'est cosmétique ou politique ?
00:12Vous simplifiez un peu la peine.
00:13Il y a des différences politiques, il y a des différences personnelles,
00:15elles sont d'ailleurs très respectables.
00:16Je ne dis pas que je suis élu local maire du Havre depuis 16 ans,
00:20élu dans une ville populaire industrielle depuis 25 ans.
00:25Comprendre, vous avez une expérience qu'il n'a pas.
00:27J'ai un âge qu'il n'a pas, on n'est pas les mêmes.
00:29Ce n'est pas dénigrant de dire ça.
00:31Comment ça va se terminer ?
00:32Il a ses caractéristiques, il a du talent, mais moi j'ai les miennes et ce n'est pas les
00:38mêmes.
00:38Je viens de la droite, il vient de la gauche.
00:40C'est une différence assez nette à mon avis.
00:42Quand et comment allez-vous vous départager ?
00:45Je pense que ça va se faire dans le temps, dans un processus qui n'est pas écrit.
00:51C'est quoi ? C'est octobre le temps ?
00:53Ça a eu en tout cas, on a les dates de la présidentielle.
00:55Ce sera quelque part entre octobre et février,
00:57mais je ne peux pas vous dire que ça se passera le 23 novembre.
00:59Il n'y a aucune hypothèse, vous êtes tous les deux candidats, vous pensez, le 18 avril ?
01:02Je pense que ce serait dangereux.
01:03Je pense que la multiplication des candidatures au début de l'élection, elle est très légitime.
01:10Si les gens ont quelque chose à dire aux Français, ils le disent.
01:13Ce n'est pas moi qui ai...
01:13Moi je suis candidat, je ne vais pas les dire aux autres.
01:15Mais enfin, pourquoi vous êtes candidat ?
01:16Donc c'est normal qu'ils le fassent, s'ils ont envie de le faire, s'ils ont envie de
01:19dire des choses.
01:20Après, à partir entre novembre et février, il va falloir que chacun mesure bien, moi y compris,
01:25le risque que représenterait un trop grand nombre de candidats dans le même espace politique
01:30ou dans un espace politique à peu près compatible,
01:31et le risque d'élimination qui arriverait à ce qui pour moi est un cauchemar absolu.
01:36Mais un cauchemar absolu, c'est un deuxième tour avec Mme Le Pen ou M. Bardella face à M. Mélenchon.
01:41Justement, Le Pen ou Bardella, on saura dans moins d'une semaine maintenant qui sera le candidat du Rassemblement national.
01:46Vous avez une préférence ? Il y a une différence entre les deux ?
01:48Non, je n'ai pas de préférence.
01:49C'est les mêmes ?
01:51Je ne crois pas.
01:53Quand vous regardez les sondages aujourd'hui, ils donnent le sentiment d'être presque interchangeables.
02:00Je pense qu'ils ne sont pas identiques.
02:03Je pense même qu'il y a des divergences.
02:05En tout cas, manifestement, on voit commencer à apparaître des divergences de fond,
02:08des divergences sur la ligne politique.
02:10Ce qui met du flou.
02:11Je ne sais pas ce que le Rassemblement national veut sur les retraites.
02:14Parce que vous voyez bien que M. Bardella essaie de dire qu'il va falloir quand même transformer les choses
02:19parce qu'il essaie de se crédibiliser.
02:20Et il sait et il voit bien qu'il y a un problème.
02:22Mais en même temps, j'entends qu'il n'en tire pas toutes les conséquences.
02:24Et puis que Mme Le Pen, elle considère que 60 ans ou 62 ans, je ne sais pas, ça reste
02:28un objectif.
02:28Vous voyez bien qu'on ne comprend pas très bien ce qu'ils veulent faire en matière de politique étrangère.
02:32On a bien compris qu'ils étaient anti-OTAN.
02:34Mais on se demande s'ils ne sont pas un peu pro-poutiniens.
02:36Et de fait, ils le sont.
02:36J'entends M. Bardella dire qu'il est pro-ukrainien, qu'il veut soutenir l'Ukraine.
02:40Mais il n'y a jamais été.
02:41Il n'a jamais été présent à l'Assemblée européenne au Parlement de Strasbourg
02:45quand il a fallu prendre une décision pour aider l'Ukraine.
02:48Donc qu'est-ce qu'ils veulent ?
02:50Ce n'est pas clair.
02:51Ça, c'est la campagne qui permettra de le dire.
02:53Et peut-être que le 7 juillet, on verra la différence entre cet amalgame que l'on fait entre eux
02:58et puis le candidat qui, finalement, pourra y aller.
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