00:00Ce choix des dates, puisqu'il y avait deux choix, nous avons été consultés en début de semaine au ministère
00:05de l'Intérieur,
00:06ce choix n'est pas neutre. Et vous avez raison de le souligner.
00:09Moi, je m'inscris totalement contre ce choix-là, qui n'est pas normal parce qu'il y a une
00:15grande règle pour les élections,
00:17c'est qu'on termine la campagne à minuit, qui précède le premier ou le deuxième tour, le second tour,
00:23à minuit le vendredi.
00:25Donc, évidemment, le 1er mai, ce sera le samedi. Qu'on ne me fasse pas croire que dans les cortèges,
00:30dans les prises de position,
00:32il n'y aura aucun écho politique. Donc, première chose, ça, ça n'est pas normal.
00:37Je pense qu'il peut y avoir aussi une stratégie du chaos, parce qu'imaginez...
00:42Vous voulez par Emmanuel Macron, Bruno Otaillot ?
00:43Oui, sans doute, parce qu'on voit bien que le 1er mai, aujourd'hui, il y a peu de 1er
00:49mai qui se passent calmement.
00:50Donc, il y a toujours une montée en pression et avec parfois des débordements.
00:54Vous imaginez la veille d'un second tour ? J'espère que ce ne sera pas un second tour avec
00:59les deux ailes radicales.
01:00Mais on voit bien que, de toute façon, la gauche, dans cette réunion,
01:04ce que mon collaborateur qui assistait à cette réunion m'a rapporté, c'est que le choix de la gauche,
01:08c'était le choix qu'ont fait mon successeur Laurent Nunez et le président Emmanuel Macron.
01:14Une fois de plus, ce gouvernement a obtempéré.
01:17Et le choix du gouvernement, ça a été le choix de la gauche,
01:20parce que la gauche pense qu'une second tour, après le 1er mai, eh bien, ça l'avantagera.
01:26Eh bien, moi, je m'inscris en faux.
01:27Je veux dire ma colère ce matin.
01:29Ce choix n'est pas un choix neutre.
01:32Ça n'est pas normal sur le plan démocratique.
01:34C'est un choix.
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