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  • il y a 12 heures
Regardez C'est notre époque avec Thomas Sotto du 30 juin 2026.

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00:04C'est notre époque sur RTL et depuis la canicule, il paraît qu'il ne faut pas vous chercher, que
00:09vous partez au quart de tour.
00:10Il paraît aussi que vous êtes fatigué, très fatigué.
00:12Et pourtant, les températures ont baissé quasiment partout et l'air est devenu respirable.
00:16Alors pourquoi n'arrive-t-on pas à en sortir ?
00:18On en parle avec nos deux experts ce matin.
00:20Anne Senequier, psychiatre et chercheuse à l'IRIS.
00:22Bonjour et bienvenue à vous.
00:23Bonjour.
00:24Et Bertrand Fougère, professeur en médecine et gériatre au CHU de Tours et auteur de l'âge.
00:28C'est dans la tête aux éditions Vuibert.
00:30Bonjour Bertrand.
00:31Bonjour Thomas.
00:31Est-ce que la chaleur rend fou pour commencer ?
00:34Bonne question.
00:35Non, la chaleur ne rend pas fou en fait.
00:37La chaleur, elle nous fait vivre une autre version de nous-mêmes, une version plus fatiguée, plus irritable et qui
00:44a mal dormi aussi.
00:45Donc effectivement, on n'est pas au top de notre sociabilité à ce moment-là.
00:48Mais c'est toute une histoire de bande passante en fait.
00:51Notre cerveau est axé sur maintenir notre température, nous refroidir dans un environnement qui ne le permet pas.
00:58Donc ça donne un petit peu cette sensation d'agoraphobie, de ne pas sortir de cette situation.
01:04Et donc toute cette énergie qui est dévolue à nous maintenir en bonne santé.
01:08Parce qu'effectivement, c'est le plan.
01:10En fait, le cerveau use de l'énergie et c'est pour ça qu'on est légitimement fatigué en fait.
01:14Le cerveau utilise une énergie de base pour nous maintenir en vie tous les jours, même quand on est à
01:2225 degrés.
01:23Là, il faut maintenir ses niveaux d'adaptation à travers la transpiration, à travers les systèmes d'adaptation cardiovasculaires, rénaux
01:30et un petit peu tout ça.
01:31Et puis, il y a aussi effectivement la psychologie continuer à fonctionner en société, au quotidien.
01:37Donc là, il y a un mécanisme d'urgence qui va rediriger l'énergie sur justement maintenir la température.
01:45Donc tout ce qui est à côté, eh bien, ça va sauter.
01:49Professeur Fougère, vous le sentez, vous, chez vos patients ? Vous la sentez, cette grande fatigue ou pas ?
01:52Alors, on la sent parce que d'autant plus que ce sont des patients qu'on dit fragiles,
01:56puisqu'ils ont en plus des pathologies chroniques, une insuffisance cardiaque, une insuffisance rénale, un diabète.
02:01Et donc là aussi, ils ont eu encore plus d'énergie pour essayer d'éviter de décompenser leur pathologie.
02:06Et c'est quand même ce qui s'est passé parce qu'il y a aussi un effet.
02:09Il y a l'effet sur maintenir sa température, que le cerveau puisse maintenir sa température.
02:12Et puis, il y a l'effet longueur.
02:13C'est-à-dire que là, cette période de canicule, elle a été un peu longue.
02:16Et donc, en fait, ce qui se passe, c'est que moins de sommeil, un cerveau, un corps qui doit
02:20s'adapter,
02:21qui prend beaucoup d'énergie pour justement réguler sa température.
02:24À force, on est justement dans une période à risque de décompenser aussi ces pathologies chroniques qu'on peut avoir.
02:28Mais pourquoi ça dure ?
02:29Maintenant qu'il fait frais, on pourrait se dire, ça y est, on n'a pas trop mal dormi, enfin,
02:32depuis une ou deux nuits.
02:33On passe à autre chose.
02:34Non, on est nombreux.
02:35Je me mets dedans à être fatigué, physiquement rincé, sans énergie.
02:39On a une dette physiologique, biologique.
02:41On a littéralement passé une semaine, dix jours à lutter contre la chaleur.
02:46Et on n'est pas tous égaux vis-à-vis de ça.
02:48Il y a ceux qui ont eu la possibilité de dormir au frais.
02:51Et j'ai envie de dire, même ceux-là, en fait, leur mécanisme physiologique a joué au yo-yo pendant
02:56dix jours.
02:56Entre, je suis à 21 la nuit, je suis à 40 la journée.
03:01Donc, le corps ne savait pas trop sur quel plan jouer.
03:04Et ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir un endroit frais pour dormir,
03:08eh bien, ont lutté en permanence pendant ces dix jours.
03:12Donc, aujourd'hui, véritablement, on est un peu en rééducation.
03:16Et ça va durer combien de temps ?
03:17Moi, ce que je dis souvent, c'est qu'on n'éteint pas les effets de la canicule comme on
03:20éteint la crime.
03:21Et donc, souvent, ça dure.
03:23Nous, ce qu'on a, et ce qui est bien documenté, même dans les études scientifiques,
03:27c'est qu'on a des effets.
03:28Et d'ailleurs, il faut rester vigilant.
03:29On va le voir, nous, sur les services d'urgence, sur les hospitalisations,
03:33pendant cinq à sept jours.
03:34Et nous, j'allais dire physiologiquement normal, il nous faut quand même 48, 72 heures,
03:38au moins deux, trois jours, en tout cas, pour pouvoir récupérer.
03:40Donc, quand on est en bonne santé, il va falloir deux, trois jours, déjà, pour récupérer.
03:44Il y a aussi beaucoup de stress sur la survenue éventuelle d'une nouvelle canicule.
03:48On sait qu'il y a beaucoup de fantasmes.
03:50Louis Baudin nous disait, pour l'instant, on ne voit rien de tel,
03:52mais rien ne dit qu'on n'y aura pas droit dans quinze jours, dans un mois, dans deux mois,
03:55et puis même si c'est dans six mois.
03:57On a l'impression que cette canicule-là, elle a marqué les esprits plus que les autres.
04:01Vous le sentez, vous aussi, ça ou pas ?
04:03Alors, très honnêtement, en fait, au tout début de la canicule,
04:06en tout cas, les établissements, nous, je vois sur les établissements médicaux sociaux,
04:08les EHPAD, les hôpitaux, on était quand même bien préparés.
04:10Et on n'a pas vu trop cet afflux sur les premiers jours.
04:13Et là, depuis le milieu de semaine dernière, en fait, on a vu un afflux très important.
04:16On a eu un week-end excessivement chargé.
04:18Vous étiez de garde, hein, vous ?
04:19Moi, j'étais de garde ce week-end.
04:20C'était l'enfer ?
04:21C'était difficile.
04:22En tout cas, mes collègues urgentistes ont vécu des nuits de vendredi à samedi,
04:25et nous, dans les services de gériatrie et dans les hôpitaux,
04:27on a dû activer les plans blancs.
04:28On en a parlé dans différents journaux.
04:30Il y a eu aussi le dédoublement des lits,
04:32des fois des déprogrammations dans certains hôpitaux.
04:34On a eu comme un afflux de patients fragiles à hospitaliser,
04:37des gens qui étaient en hyperthermie de façon assez importante,
04:39de plus de 41 degrés, qu'il faut refroidir très rapidement.
04:41Plus de 41 degrés, oui.
04:42Il faut refroidir très rapidement, qu'on met dans des bains de glace, en fait,
04:45et avec des glaces qu'on change toutes les 30 minutes
04:47pour les refroidir le plus rapidement possible,
04:48parce que l'idée, c'est que la température diminue le plus rapidement possible,
04:51parce que c'est très mauvais, justement,
04:53notamment pour notre cerveau d'être en hyperthermie comme ça.
04:55Anne Sénéquier, sur cette angoisse du retour de la canicule,
04:59c'est quelque chose de nouveau ou pas, ça ?
05:01On a l'impression qu'on allait tous mourir à un moment, là.
05:03Ça ne s'arrêterait jamais.
05:04C'est ce qu'on disait tout à l'heure, là, c'est un peu cette agoraphobie.
05:07L'agoraphobie, c'est l'impression d'être plongé dans un truc
05:09dont on ne peut pas sortir.
05:10Et là, c'est littéralement ce que l'on a vécu,
05:12et pas juste pendant deux heures, mais pendant dix jours,
05:15sans trouver de solution.
05:17Et c'est vrai que là, la perspective de revivre la même chose,
05:21sans véritablement de solution,
05:23parce que ce qui nous a manqué,
05:24ce n'est pas tant notre adaptation physiologique,
05:26c'est l'adaptation de notre lieu de vie,
05:28de notre mode de fonctionnement.
05:30Et ça, la semaine prochaine,
05:32ou même malheureusement au mois d'août ou l'année prochaine,
05:35ça ne sera pas, effectivement, beaucoup plus simple.
05:38Mais l'idée, ce n'est pas de dramatiser
05:41ou de ridiculiser ce genre de stress.
05:43Je pense que c'est très important.
05:45Mais il faut, du coup, ramener à quelques points clés.
05:48Le premier, c'est...
05:48Qu'est-ce que vous dites aux vos patients qui viennent vous voir,
05:50qui voient tout en noir, là, d'un coup,
05:52qui se disent, on est dans un tunnel, on ne sortira jamais ?
05:55Alors...
05:55Je crois que j'allais dire vous consulter, mais...
05:57Vous pouvez, il n'y a pas de souci.
05:58En fait, cette semaine, c'était faire simple.
06:01Le mot-clé, c'était ça.
06:02C'était privilégier deux, trois urgences personnelles,
06:06que ce soit au niveau du travail,
06:07au niveau de la famille ou personnel,
06:10et se fixer seulement là-dessus.
06:12Tout ce qui est à côté,
06:13eh bien, on peut fonctionner en mode dégradé.
06:15Ce n'est pas grave si tout n'est pas fait comme d'habitude.
06:18Ce n'est pas grave si les enfants ne travaillent pas leur instrument
06:21ou ne rangent pas la chambre comme c'est OK d'habitude.
06:25Il faut lâcher un peu prise.
06:26Il faut lâcher beaucoup prise, en fait.
06:28Parce que, justement, on n'a pas la capacité de gérer
06:31toutes ces petites choses que l'on gère au quotidien.
06:35Et ensuite, ça, c'est le ici et maintenant.
06:37Donc, ça veut dire traverser cette vague de chaleur.
06:40Pour la suite, c'est aussi essayer de redonner du sens à cet esprit de communauté,
06:46c'est-à-dire prendre soin de ses voisins au-dessus, en dessous,
06:49dans les immeubles, dans les quartiers, sa famille aussi.
06:53Et puis, au niveau un petit peu plus local et des exécutifs,
06:58il y a véritablement une nécessité aujourd'hui
07:00de prendre en considération ces chaleurs estivales
07:03et de pouvoir adapter la vie des gens.
07:05Parce qu'on a beaucoup parlé de prévention, de comment s'adapter.
07:09Mais à chaque fois, vous avez remarqué que c'était de la responsabilité individuelle.
07:12c'est buvez, mettez-vous au frais, allez dans des îlots de fraîcheur.
07:17Mais en fait, on ne peut pas demander aux gens de s'adapter
07:20si, en face, leur logement, leur lieu de vie, leur lieu de travail
07:23ne sont pas adaptés.
07:25Et ça, on l'a vu, le GIEC, les estimations du GIEC
07:29montrent qu'à l'aurée 2030, on a un risque de vague de chaleur
07:33beaucoup plus important que de ce qui est aujourd'hui.
07:36Donc, il faut s'adapter, véritablement.
07:38Professeur Fougère, vous êtes gériat, je le rappelle.
07:40Est-ce que les patients que vous voyez se sont pleins aussi
07:43de cette solitude, de cet abandon, de cet isolement ?
07:46Parce que j'entendais, moi, le professeur Philippe Juvin,
07:50qui est patron des urgences à l'hôpital européen, Georges Pompédou,
07:52qui disait, c'est bien gentil de s'en prendre à l'État, c'est bien gentil.
07:56Mais, la vérité, c'est que si on ne va pas sonner chez le voisin
07:59pour voir comment il va, si on n'apporte pas des bouteilles d'eau
08:01à ceux qui en ont besoin, on ne réglera jamais le problème.
08:03Cette solitude-là, il vous la raconte ou pas ?
08:04Alors, il la raconte et surtout, c'est vraiment un des messages clés
08:07dans les prochaines aussi vagues de chaleur qu'on a aussi essayé d'anticiper.
08:10Moi, c'est un message que j'ai essayé de diffuser le plus possible
08:12parce que les établissements, les hôpitaux, je le redis,
08:16les établissements médico-sociaux, ça a été dur, mais on a su s'adapter
08:19et on a des professionnels de santé autour des gens
08:21pour pouvoir justement répondre à leurs demandes.
08:24La principale mortalité qu'on a eue, c'est les gens à domicile.
08:26Et c'est les gens à domicile parce que justement,
08:28leur logement n'était probablement pas adapté
08:29et parce qu'il faut absolument qu'on ait aussi cette conscience collective
08:32de se dire, bah oui, j'ai une voisine qui a 85 ans,
08:36qui vit toute seule, qui n'a peut-être pas d'aidant
08:38ou de service à domicile qui passe chez elle,
08:40je vais frapper chez elle le matin et le soir pour savoir si elle va bien
08:44parce que justement, on se retrouve dans ces situations d'isolement
08:46qui peuvent être dramatiques en termes de santé, ça c'est sûr,
08:49mais même en termes justement de leur isolement social,
08:52de leur solitude, puisqu'on a vu aussi
08:54qu'il y a quand même plein d'événements qui se sont arrêtés.
08:56Donc c'est des gens qui avaient peut-être aussi des activités
08:58qui se sont complètement arrêtés pendant une semaine
09:00et donc qui se sont retrouvés vraiment tout seuls.
09:02Et l'isolement, on le sait, c'est un vrai paramètre aussi
09:05de mauvaise santé.
09:07Vous avez une mortalité qui a augmenté, vous, à l'hôpital ou pas ?
09:10Alors, au sein des services hospitaliers,
09:11en fait, ce qu'on a eu, c'est qu'on n'a eu pas une mortalité
09:14dans les services, mais par contre, on a eu une mortalité
09:15notamment sur les passages aux urgences,
09:17on a eu une mortalité dans les appels aussi
09:19qui ont été faits à la régulation du SAMU
09:20avec les déplacements à domicile, avec de la mortalité
09:22qui a été supérieure chez les gens qui mourraient chez eux.
09:26Donc ça, oui, il y a eu une surmortalité.
09:27Pour le coup, le ministère de la Santé a sorti des chiffres
09:30là aujourd'hui, il y avait quand même eu une surmortalité
09:31pendant cette vague de chaleur.
09:32Anne Sénéquier, il paraît que la fatigue augmente
09:35l'hormone du stress, c'est vrai ça ou pas ?
09:37Oui, le cortisol, c'est ça ?
09:39Le cortisol, effectivement, c'est l'hormone du stress,
09:42mais globalement, ce n'est pas juste une hormone,
09:44une cause, une conséquence.
09:46Véritablement, là, si on doit y mettre un fautif,
09:49ça va plutôt être le combo fatigue, épuisement,
09:53manque de sommeil, parce que ce manque de sommeil,
09:56véritablement, a été peut-être l'énorme goutte d'eau
10:01qui a fait déborder le vase de tous les Français.
10:04Parce qu'à partir du moment où on n'est pas en capacité
10:07de dormir correctement, en plus, on a dormi,
10:09mais un sommeil fragmenté, ce qui implique
10:11que le sommeil profond, celui qui est véritablement régénérateur
10:15tous les jours, ne fonctionne plus.
10:17Donc là, le plan de cette semaine, c'est de récupérer un sommeil.
10:21Et il faut le dire aussi, les Français ont des troubles du sommeil
10:24de plus en plus présents, parce qu'on a perdu une heure et demie de sommeil
10:28par rapport à ce que l'on dormait dans les années 70.
10:30Ça, c'est la moyenne. On dort une heure et demie de moins dans les années 70.
10:33Oui, oui. Nos modes de vie, les écrans, tout ça,
10:35fait qu'aujourd'hui, on dort moins bien.
10:37Donc, c'est déjà un problème en temps normal.
10:39Donc là, effectivement, il y a énormément de patients
10:42qui se plaignent de ça. Donc là, le plan, cette semaine,
10:44c'est d'essayer de retrouver une régularité.
10:47Donc, il ne faut pas regarder le match de l'équipe de France
10:49à 23h ce soir. Ce n'est pas raisonnable.
10:50Ce n'est pas raisonnable. Si, on va le faire.
10:54Mais si on peut essayer d'avoir une régularité
10:56les autres jours, c'est plutôt pas mal.
10:58La question de l'alimentation aussi.
11:00J'imagine que les personnes qui viennent vous voir,
11:02qui consultent... Alors, on a tous eu moins faim
11:04pendant cette canicule. Est-ce que ça, ça affaiblit les organismes ?
11:07Alors, ça peut affaiblir les organismes, c'est sûr.
11:09Il faut vraiment privilégier
11:11les aliments qui sont riches en eau.
11:12Et puis, ne pas oublier, quand même, je le dis souvent,
11:14et notamment chez les plus fragiles, les apports en protéines.
11:17Parce que les protéines, c'est ce qui fait le mus,
11:19c'est ce qui fait votre autonomie.
11:21Et ça, c'est souvent des moments
11:22où on a moins envie de ces protéines.
11:24Peut-être le message, quand même, de cette semaine, en plus de tout ce qui a été dit,
11:26c'est de dire, restons les températures biaises,
11:29mais restons vigilants, notamment auprès de nos proches
11:31qui sont les plus fragiles.
11:32Et donc, la fragilité dure encore.
11:34Encore durée, et restons vigilants.
11:36Pour l'alimentation, on peut se faire plaisir, là,
11:38après tout ce qu'on a subi ?
11:39Maintenant, c'est kebab, pizza, hamburger ?
11:42Alors, se faire plaisir,
11:43ce n'est pas forcément kebab, pizza, burger.
11:45Se faire plaisir avec une alimentation fraîche,
11:48de saison, des fruits, des légumes.
11:51Pas forcément du gras et de l'alcool,
11:53parce que...
11:54Je savais que ça ne passerait pas.
11:55Oui, là...
11:56Une assiette colorée.
11:57Une assiette colorée ?
11:58Bonne façon de le dire.
11:59Si vous aviez, pour finir, un conseil chacun à donner
12:02pour encaisser ce qu'on a vécu,
12:04pour se préparer à la suite,
12:05s'il y avait un truc à retenir
12:06pour être mieux ou que ce soit moins difficile
12:08la prochaine fois, Anne Sénéquier ?
12:09Je reste sur le faire simple.
12:11Il faut vraiment se choisir une priorité,
12:14rester axé là-dessus,
12:15et une fois que ça sera terminé,
12:17effectivement,
12:17commencer à penser la suivante,
12:20que ça soit discuté avec la copropriété
12:22pour qu'ils arrêtent d'enlever
12:23ces plantes qui grimpent sur la façade
12:27et qui pourraient nous protéger,
12:28qu'on puisse aller sur les mairies
12:30en disant,
12:30il faut adapter les écoles,
12:32et ainsi de suite.
12:33Donc, il y a ce ici et maintenant
12:35qui est pour nous,
12:36parce que de toute façon,
12:37on a été un peu laissé seul vis-à-vis de ça,
12:39et ensuite, effectivement,
12:40transporté au local et au plus large
12:43pour qu'on ait un pays adapté
12:45à ces vagues de chaleur.
12:46Et pour vous, Bertrand Cougère ?
12:47En un mot, anticipation,
12:49anticipation de la situation,
12:50en la préparant au mieux,
12:51et puis au moment où ça arrive,
12:52je le redis,
12:53vigilance auprès des proches fragiles,
12:55allez frapper chez votre voisine,
12:56prenez des nouvelles
12:56de votre grand-mère.
12:57En tout cas, voilà,
12:59un impact collectif.
13:00On se sert les coudes.
13:02Merci beaucoup à tous les deux.
13:03Anne Sénéquier, psychiatre et chercheuse à l'IRIS,
13:04Bertrand Fougère, professeur en métier.
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