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  • il y a 13 heures
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h. 

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Transcription
00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans 100% politique parce qu'aujourd'hui en France tout est politique !
00:05Je me disais que ça faisait longtemps qu'on n'avait pas fait ça.
00:07Il y a eu tellement de soirées spéciales, etc.
00:08Et le premier sujet qu'on va traiter nous permet de commencer par un petit 100% politique.
00:13Eric Tegner, bonsoir.
00:14Naïman Fadel, bonsoir.
00:15La révélation, la révélation du moment.
00:17Jules Laurent, Jules Torres, bonsoir.
00:20Et Alain Destex, bonsoir à tous.
00:23Alors, là encore, reportage de 100% Frontières.
00:26Le canal Saint-Martin.
00:27Le canal Saint-Martin qui est devenu une zone de non-droit.
00:32Puisque vous pouvez vous y promener.
00:33Et si vous ne payez pas une taxe douanière à un petit monsieur de 14 ans qui s'appelle Hamza
00:39Dziladouane,
00:39vous vous faites asperger.
00:41Et qu'est-ce qu'a fait le maire de Paris ?
00:42Puisqu'il n'arrivait pas à interdire la baignade dans le canal Saint-Martin, il l'a autorisé.
00:46C'est formidable, on va tout faire comme ça.
00:48Vous n'arrivez pas à interdire le vol ? Autorisez le vol !
00:51Vous n'arrivez pas à interdire les violences verbales, par exemple, contre les policiers ?
00:56Autorisez à ce qu'on insulte les policiers.
00:58Tout est comme ça.
00:59Alors, évidemment, c'est moins grave que d'insulter un policier encore heureux.
01:05Mais voilà, c'est la logique dans laquelle on est.
01:07On n'arrive pas à réprimer, donc on autorise.
01:09Alors, vous allez donc découvrir la figure du bordel au canal Saint-Martin.
01:15La bordélisation, on avait dit un jour de l'Assemblée Nationale,
01:18mais là, elle est au canal Saint-Martin.
01:19C'est Hamza, dit la douane, un petit adolescent de 14 ans.
01:23Le régent du canal Saint-Martin.
01:24Qui est devenu le roi du canal Saint-Martin.
01:27Passant poussé à l'eau, policier arrosé, péage à 2 euros.
01:30Hamza F, alias la douane, 14 ans.
01:33Nouvelle terreur du canal Saint-Martin.
01:34Voilà, tout est normal.
01:36Voilà le nouveau maître du canal Saint-Martin.
01:39L'État recule face à un gamin de 14 ans.
01:41Comment vous voulez que ça aille bien dans ce pays ?
01:43Voyez donc la séquence de Tony Pitaro, que vous connaissez sur l'antenne de CNews,
01:46qui est allée donc au canal Saint-Martin filmer ce qui s'y passe.
01:50Je suis au cœur du canal Saint-Martin et juste derrière moi,
01:53il y a une interpellation par les forces de l'ordre d'individus qui sont ici au canal Saint-Martin.
01:57Depuis des jours, ça dure.
01:58Il y a de la délinquance qui s'organise, des gens qui s'en prennent directement au passant.
02:01Alors nous, on était en train de prendre un verre sur le petit restaurant là, juste là-bas.
02:04Et on a commencé à sortir notre caméra, notre iPhone, pour filmer.
02:07Et des gamins de 12 ans sont venus vers nous, nous ont traité de tous les lignes,
02:10ils nous ont dit, vous supprimez les images, etc. C'était extrêmement tendu.
02:13Ça continue, on a dû se retrancher à l'intérieur de ce bar et rester une dizaine de minutes pour
02:17être en sécurité.
02:18Alors on a discuté avec des serveurs qui nous ont dit, on est désolé, ils s'en prennent à tout
02:21le monde, c'est dangereux.
02:22Et on a dû partir, vous voyez, moi je suis ici, je dois mettre ma casquette pour ne pas être
02:25reconnu.
02:26Tellement c'est tendu, et c'est comme ça, et ça dure depuis des jours.
02:29Et heureusement, il y a la police qui est là, mais ils ne peuvent pas être partout.
02:31Et ça continue, et ça continue, et ça continue.
02:33C'est une vraie délinquance qui s'organise ici, c'est la loi de la jungle.
02:36Clairement, on est là, on a peur, on ne peut pas être en terrasse.
02:39Ils volent même des chaises directement dans les restaurants, et rien n'est fait, et ça continue.
02:44Bien.
02:45Jean Bexon, vous avez passé l'après-midi ici, est-ce qu'on voit, on ne se croirait pas au
02:49cœur de Paris ?
02:49Oui, tout à fait, on voit beaucoup de délinquances.
02:52J'ai vu des bagarres, j'ai vu la police qui était obligée d'intervenir pour séparer les digérants.
02:57Et puis j'ai vu notamment la douane qui avait...
03:00La douane, c'est un jeune qui s'est fait connaître et qui fait n'importe quoi,
03:03c'est un délinquant du canal Saint-Martin qui vole, etc.
03:05Exactement, et là, il était avec une chaise, il avait volé une chaise d'un des barques juste à côté.
03:08Il y a tout un trafic qui s'organise aussi, vous qui êtes beaucoup sur les réseaux sociaux.
03:11Oui, notamment un trafic de coques de téléphone,
03:15donc ils sont vendus comme ça, à la volée, à ceux qui assistent, qui sont autour du canal Saint-Martin.
03:20On prend la décision de partir d'ici, vous le voyez, il y a les forces de l'ordre qui
03:23tournent,
03:24parce que quand tombe la nuit, ça devient encore plus tendu.
03:27Et ici, on n'est clairement pas les bienvenus.
03:28Ici, c'est l'endroit pour les racailles, ceux qui font la loi.
03:31Donc nous, on n'est pas les bienvenus, et on rentre chez nous,
03:33parce qu'on ne va pas prendre de risques inutiles.
03:36Et donc, Jordan Florentin de 100% Frontier est allé à la rencontre d'Amza Di Ladouane
03:40pour vous dire un peu l'impunité dans laquelle il est.
03:44Ses parents nous ont donné l'autorisation de diffuser ses séquences non floutées.
03:49C'est nous qui avons pris la décision seules de le flouter,
03:52en se disant que c'est un gamin de 14 ans, il a le temps de regretter ce qu'il
03:55a fait.
03:56Et les parents ont quasiment dit à Jordan Florentin,
03:58mais invitez-le sur votre plateau, il n'y a aucun problème.
04:00Pour vous dire un peu le niveau de dinguerie dans laquelle on est.
04:04Donc écoutez le fameux Hamza Di Ladouane.
04:08Moi, je suis une star.
04:09Vous pouvez vous présenter un peu ?
04:10Je m'appelle Ladouane, mon surnom, mon vrai prénom c'est Hamza,
04:14j'habite Paris 20ème, et je viens tous les jours au canal Saint-Martin.
04:18En bref, de vrai, je ne te remercie pas tout le monde,
04:21parce que moi je mouille des gens, après la plupart des gens,
04:23ils ne veulent pas, c'est-à-dire des petites baguères,
04:26mais sinon après il n'y a rien spécial.
04:27Des fois je mouille des gens, je nage, je mouille les policiers,
04:31on me ramène à la garde à vue parce que j'ai mouillé des policiers.
04:33C'est pas autorisé ça normalement de mouiller les policiers ?
04:37Il fait chaud, d'ailleurs on a fait une bataille d'eau en plus,
04:40attendez je vous le montre.
04:41On a fait une petite bataille d'eau, c'était bien.
04:42Et vous n'avez pas eu d'amende, vous n'avez rien eu du fait d'avoir mouillé la police
04:45?
04:47La police nationale, la dernière fois, quand j'avais sauté dans l'eau
04:50et la Bénal était interdite, il m'a mis une amende de 66 euros.
04:54Et après je suis rallée dans l'eau, le lendemain,
04:57la police du canal, ils sont venus et m'ont mis une amende de 11 euros.
05:02Je ne comprends pas pourquoi.
05:04Vous les avez payés ?
05:04Oui, 11 euros j'ai payé, 70 euros, non ?
05:07C'est vous ou vos parents que vous avez payé ?
05:09Comment ?
05:09Vos parents ils sont au courant de tout ça ?
05:11Oui ils sont au courant.
05:12Mon père il sait que je nage dans le canal de Saint-Martin de bout tout petit.
05:15Après voilà, rien de spécial.
05:17Voilà donc pour le fameux Hamza dit la douane.
05:20On en pense quoi Eric Tegner ?
05:21De quoi ce qui se passe au canal Saint-Martin est-il le nom ?
05:25Alors je vais vous surprendre, moi j'aime assez ce Hamza la douane.
05:27Pourquoi ? Parce qu'il rétablit la logique des frontières.
05:30C'est-à-dire que finalement il arrive lui à faire respecter la frontière du canal Saint-Martin
05:35et c'est lui-même qui va faire finalement la règle.
05:38Le deuxième élément c'est que si tu ne payes pas, tu ne passes pas.
05:40C'est le genre de règle qu'en France ne fonctionne pas.
05:42C'est-à-dire qu'en général on vous dit tu casses, tu répares, ça ne fonctionne jamais.
05:46Hamza la douane, il y arrive.
05:48Et il y arrive, vous savez quoi ?
05:50Il y arrive finalement avec assez peu de moyens.
05:52Il y arrive alors que c'est le petit.
05:54Il pourrait tout à fait aujourd'hui se faire vilipender par ses congénères.
05:58Mais non, il s'impose.
05:59Et donc c'est assez intéressant de voir à quel point on est capable d'être totalement dépassé,
06:03notre État avec son armée, sa police, avec les milliards d'euros, etc.
06:08Par ce petit jeune qui depuis des semaines en effet, avec un pistolet à l'eau, fait sa loi.
06:13Mais j'ai envie de vous dire, bienfait pour les gens déjà de cet arrondissement qui ont voté pour la
06:18gauche
06:19et bienfait également pour tous ceux qui en permanence font légérer l'apologie de ce type de jeune.
06:24Vous savez pourquoi ? Parce que c'est lui l'avenir.
06:25Vous savez la France dans laquelle on va, cette France d'une certaine façon,
06:29qui est mixée entre le Wesh et le Wallah,
06:32et bien cette France-là, dans 25 ans, elle sera incarnée par Hamza Ladouane.
06:37Alors, j'ose espérer que non.
06:40Vous avez raison, c'est peut-être qu'à 25 ans, je suis arrêté.
06:46Je ne souhaite à personne, je ne dirais pas bien fait pour eux,
06:51parce qu'ils ont voté Emmanuel de Goir.
06:53Ils s'adorent, ils ne se plaignent pas.
06:54Non, non, non, il y a un cycliste, il était désemparé,
06:56il était recouvert d'eau, de la tête aux pieds.
06:59Il y avait une jeune femme à qui ils ont pris le vélo,
07:01elle était désemparée.
07:02Même si elle a voté Emmanuel Grégoire,
07:04ça ne mérite pas de se faire humilier au canal Saint-Martin.
07:07Écoutez une deuxième fois, Hamza, dit la douane.
07:12Les douaniers, ils laissent passer les gens,
07:15c'est que quand ils les payent, ils ne regardent pas leur véhicule.
07:17Moi, je fais la même avec les vélos.
07:19Tu passes 2 euros, je ne te mouille pas.
07:21Tu ne passes pas 2 euros, je t'allume.
07:22On t'arrose jusqu'à... tu pleures.
07:25Vous faites quoi à part ça ? Vous êtes à l'école ?
07:26Ouais, là c'est les vacances,
07:28et nous, après j'ai mon collège, dans le 20ème.
07:31Vous avez envie de faire quoi plus tard ?
07:32Moi, j'aimerais travailler dans...
07:36Comment ça s'appelle ?
07:39Comme investisseur.
07:40Vous avez vu un peu tout ce qu'il se dit sur vous,
07:42sur les réseaux sociaux ?
07:43Ils disent qu'ils sont une racaille,
07:45une nanny...
07:46La plupart des gens, ils sont racistes.
07:49Mais vraiment, je m'emboque des gens comme ça.
07:51Nous, on mouille des gens, on ne fait rien de mal.
07:53C'est tout.
07:54Et vos parents, ils sont au courant, tout ce que vous faites, là ?
07:56Mon père, il est au courant.
07:57Ma mère, je ne sais pas encore.
07:59Elle a vu 2-3 vidéos, c'est tout.
08:02Mais ils vous laissent faire tranquille ?
08:04Après, oui.
08:05Mon père, il me laisse faire tranquille,
08:06parce qu'il sait que je ne fais pas de bêtises.
08:08Il sait juste que je mouille des gens,
08:10je mouille de la police de temps en temps.
08:12C'est tout.
08:13Pour vous, ce n'est pas des bêtises.
08:14Et pour mon père aussi.
08:16Par tout le respect que je vous dois,
08:17tous les racistes, niquez vos mères.
08:20Non, non, par tout le respect que je dois.
08:22Non, par contre, moi, j'ai dit clairement,
08:23par tout le respect que je vous dois.
08:25Voilà, Alain Destex.
08:27Vous êtes le plus expérimenté.
08:29Joli terme, disons-le sur le plateau.
08:31Disons-le comme ça.
08:31C'est gentil, là, ce soir.
08:32Qu'est-ce qu'il se passe ?
08:33D'habitude, vous me traitez moins bien que ça, Gauthier.
08:35Le monde...
08:36Ne pleurez pas non plus.
08:38Le monde dans lequel vous avez grandi,
08:40est-ce que ça aurait été possible ?
08:43Non, ça aurait été impossible.
08:45Et ce type de délinquance et de racaillerie
08:47n'existait pas il y a 30 ans.
08:49La société a complètement changé.
08:51Bon, on croyait que les autres de non-droit,
08:52c'était en banlieue parisienne.
08:54On voit que maintenant, c'est au cœur de Paris.
08:56Maintenant, cher Eric,
08:57tous les habitants du 10e arrondissement
08:58n'ont pas voté pour Emmanuel Grégoire
09:00et pour la gauche.
09:01Et donc, il y en a quand même un certain nombre
09:03qui doivent être gênés par cela.
09:05Mais moi, ce qui me frappe,
09:06c'est d'abord la starification.
09:07Il est fier.
09:08Il commence par dire
09:09« Je suis une star ».
09:10Et puis, il a parfaitement intégré
09:12les codes de notre société
09:14puisque directement,
09:15quand on le critique,
09:15on est raciste.
09:17Ah ben oui,
09:17il a compris comment ça fonctionnait.
09:20Et puis aussi,
09:21ben voilà,
09:22moi je pense que ce garçon,
09:23à moins que son fameux père
09:24qui vous a autorisé,
09:25enfin c'est quand même incroyable,
09:27la mère qui autorise
09:29la diffusion des images
09:30de ce garçon
09:31qui, comme vous l'avez très bien dit,
09:33pourra s'amander,
09:34J'ai vu sur les réseaux
09:35que certains disaient
09:36qu'on le diffusait
09:37sans l'autorisation des parents.
09:39Totalement faux.
09:39On a toutes les preuves.
09:40Donc, on ne vienne pas
09:41nous chercher des poux.
09:42Et donc,
09:42dans quelques années,
09:44ce garçon,
09:44il va peut-être bien tourner,
09:46on l'espère pour lui.
09:47J'espère pour lui.
09:48C'est ça.
09:48Il va peut-être regretter
09:50cette séquence.
09:51Mais aujourd'hui,
09:51il ne regrette pas
09:52parce que le problème,
09:53c'est que la société
09:54a plutôt condamné,
09:56à valoriser
09:57et à apprécier
09:58son comportement.
09:59Et c'est ça
09:59qui est problématique.
10:00Je vais vous passer une séquence.
10:02Je le dis à Valérie,
10:02on la passe maintenant.
10:03Elle sait de quoi je parle.
10:04Ah Valérie, là ?
10:04Nous avons donc été
10:07au Canal Saint-Martin
10:08aujourd'hui
10:08et il y avait
10:10de la prise de cocaïne
10:11autour du Canal Saint-Martin.
10:13Et nous avons
10:14la séquence.
10:15Et nous avons le droit
10:16de vous passer
10:17cette séquence
10:17que vous allez découvrir
10:18pour donc vous dire
10:20le niveau
10:21d'impunité
10:22dans la rue
10:24des jeunes
10:24sniffs
10:25de la cocaïne
10:26au Canal Saint-Martin.
10:27Voilà.
10:27Donc, je ne sais pas
10:28si on va autoriser
10:29la cocaïne
10:29parce qu'on n'arrive
10:30pas à l'interdire.
10:31Mais voyez la séquence.
10:47Voilà donc
10:47en plein Paris
10:50des jeunes
10:51qui sont
10:52à un tel degré
10:53d'impunité
10:54qu'ils sniffent
10:55de la cocaïne
10:56devant tout le monde.
10:57Naïma Mfadel.
10:58Vous savez,
10:59souvent Gauthier,
11:00je vous dis qu'on n'a
11:00que les conséquences
11:01de nos politiques
11:02depuis 40 ans.
11:05Ce gamin-là
11:06que vous avez vu
11:06et c'est vrai
11:07que certains sourient
11:08et finalement
11:11trouvent que ça n'a pas
11:12l'air peut-être
11:12trop grave
11:12et que peut-être
11:13plus tard
11:13il s'en sortira.
11:14Moi, j'ai vu
11:14plein de gamins
11:15comme ça en fait.
11:16Mais c'était
11:16de localiser
11:17dans les quartiers
11:17qui étaient des petits
11:18délinquants,
11:19des petits caïds.
11:20Aujourd'hui,
11:21certains en sont morts,
11:22d'autres ont fait
11:23une carrière
11:23et ils sont en prison.
11:24Donc moi,
11:25je suis encore navrée
11:27qu'on continue
11:27dans cette politique
11:28du détournement
11:30du regard.
11:31Et quant à M. Grégoire,
11:32justement,
11:33le maire de Paris,
11:34mais que fait-il aujourd'hui ?
11:35Parce que la police municipale
11:36dépend de lui.
11:37Au moins,
11:37la police municipale,
11:38on pourrait dire
11:40qu'elle pourrait venir
11:41faire ce qu'il y a à faire
11:42dans le canal Saint-Martin
11:44et la police nationale,
11:45le préfet de Paris,
11:46qu'est-ce qu'il fait ?
11:47C'est scandaleux
11:48ce qui se passe
11:48parce que c'est des images,
11:50vous ne pouvez pas imaginer
11:51le mal que ça fait
11:52et justement
11:53le laxisme
11:54et le message.
11:55Ce gamin-là,
11:56tranquillement,
11:57il dit que ses parents
11:58sont d'accord,
11:58mais que fait l'aide sociale
12:00justement à l'enfance ?
12:01Les assistantes sociales
12:02qu'on connaissait,
12:03qu'est-ce qu'ils font ?
12:04Pourquoi la police
12:04ne vient pas le chercher ?
12:06Ils le mettent
12:06dans un commissariat
12:08et demandent aux parents
12:09de venir les chercher ?
12:10Pourquoi on ne le fait pas ?
12:11C'est même non-assistant
12:13cette personne en danger.
12:14Il a fait de la garde à vue ?
12:15Il a fait une garde à vue
12:16pour avoir aspergé
12:17des policiers d'eau.
12:18D'accord.
12:18Moi, je suis désolé.
12:19J'adore les...
12:22On s'autorise à asperger
12:23les policiers d'eau,
12:25ça veut dire
12:25qu'on peut après
12:26les caillasser,
12:27qu'on peut après
12:28avoir des insultes.
12:28Je crois qu'il a même été
12:30de sortie
12:32le soir
12:32des émeutes
12:33post-PSG.
12:34Et tout ça,
12:35c'est qu'on vient
12:35de le chercher apparemment.
12:36Les parents
12:36ne se sont pas déplacés.
12:38Revenons deux secondes
12:38sur ce qu'on vient de voir.
12:39Jules Torres.
12:40Une prise de cocaïne
12:41en plein Paris
12:42deux jours
12:43dans la rue.
12:44C'est juste hallucinant.
12:46Les images sont absolument lunaires
12:47mais je pense que vous avez raison.
12:48En effet,
12:49quand on a une mairie
12:49et un État aussi,
12:51puisqu'il ne faut pas
12:52quand même défausser
12:52la responsabilité de l'État
12:54qui autorise tout,
12:55même qu'on s'en prenne
12:56à des policiers municipaux,
12:57qu'ils s'en prennent
12:58à des policiers nationaux
12:59dans la vidéo,
12:59je crois qu'il dit
13:00qu'il allume
13:01les policiers nationaux.
13:02Oui,
13:03c'est-à-dire qu'on tolère tout.
13:05C'est une zone de non-droit
13:06aujourd'hui,
13:06le canal Saint-Martin
13:07avec un gouverneur,
13:08avec un ambassadeur
13:09qui s'appelle Hamza,
13:10la douane,
13:10avec son propre code juridique,
13:12c'est-à-dire que
13:13quand vous ne refusez
13:15de donner deux euros,
13:16vous êtes visé
13:18par un pistolet à eau.
13:19Quand vous ne vous arrêtez pas
13:21et que vous ne voulez pas
13:22être aspergé,
13:23on vous prend
13:23et on vous vole votre vélo.
13:24C'est le cas de la jeune fille
13:26et en effet,
13:27vous consommez de la drogue,
13:28que ce soit du cannabis
13:29ou de la cocaïne
13:30en toute impunité
13:31devant sans doute
13:32des adolescents.
13:33Je ne connais pas l'âge
13:34de ces deux jeunes hommes
13:35qui en prenaient
13:36mais encore une fois,
13:36quand l'État a démissionné,
13:38quand la municipalité
13:39a démissionné,
13:39que voulez-vous ?
13:41Moi, ça ne m'étonne pas
13:41ces images-là.
13:43C'est l'impunité.
13:44Après, je veux juste
13:45insister sur quelque chose.
13:46Moi, j'ai fait quelques mois
13:47d'études à rue Louis Blanc,
13:49donc juste à côté
13:49de l'endroit
13:50de ce canal Saint-Martin.
13:52Ce n'était pas comme ça.
13:52C'était un endroit
13:53extrêmement bobo.
13:55Il n'y avait pas
13:56la racalisation de la société.
13:57Donc, c'est pour vous dire
13:58à quel point ça va vite
13:59et Hamza,
14:00Hamza la douane en l'occurrence
14:01puisqu'on parle de lui,
14:02il ne vient pas d'Aubervilliers,
14:03il ne vient pas de Saint-Denis,
14:04il habite dans le 20e arrondissement.
14:06Donc, ça montre
14:06que la racalisation de la société,
14:07elle est déjà dans la capitale.
14:09Alors, écoute,
14:09voyez cette séquence
14:10où il bloque
14:12la circulation
14:13avec un vélo,
14:14le fameux Hamza la douane.
14:36Alors, vous avez dit
14:37l'autre jour,
14:38Jules Torres,
14:39j'ai des amis
14:39qui n'accepteraient pas
14:40de se faire humilier comme ça.
14:41Eh bien,
14:42on a en tout cas
14:43un avocat
14:44qu'on connaît
14:44sur les plateaux de CNews
14:45qui n'accepterait pas
14:46de se faire humilier comme ça.
14:46Mes amis,
14:47c'est peut-être lié sur le peuple.
14:48Un avocat corse.
14:49Un avocat corse.
14:50Moi, c'est des amis corse peut-être.
14:51J'ai des amis corse aussi,
14:52on a les mêmes.
14:54Effectivement,
14:54je pense que ça se passerait mal.
14:55Je pense que ça se passerait mal.
14:57Il a poussé un coup de gueule
14:58Pascal-Pierre Garbarni,
14:59il n'en revenait pas.
15:00Il n'en revenait pas
15:00et il n'avait pas encore vu
15:01l'image de la cocaïne
15:02qu'on révèle ce soir.
15:04On sniffe de la cocaïne
15:05au canal Saint-Martin
15:07en plein jour comme ça
15:08et les équipes de CNews
15:09ont pu filmer cette séquence.
15:10Vous l'avez découverte avec nous.
15:11Elle est hallucinante d'impunité.
15:14Voyez donc le coup de gueule
15:15de Pascal-Pierre Garbarni
15:16chez Pascal-Prot ce soir.
15:18Il y a des gosses,
15:20ils piquent les chaises
15:21des restaurateurs,
15:23ils emmerdent les policiers,
15:24pardon de parler comme ça,
15:25ils mouillent les passants,
15:27ils attaquent une dame
15:28et ils la jettent dans le canal.
15:30Personne ne dit rien.
15:31Une dame en vélo,
15:32il la bouscule.
15:34Mais c'est où ?
15:34On est à l'ouest du Pécos.
15:36C'est quoi ?
15:37C'est le Far West.
15:38Et on rêve.
15:38Mais vous imaginez ça, Jacques Chiot ?
15:40Mais il se prend une conche.
15:42Je peux vous dire
15:43que le gosse,
15:44il ne va pas le faire deux fois.
15:45Et après, les parents,
15:46on va leur dire
15:47« Ouh, vous êtes où ? »
15:48Ils sont dans le 20e, les parents.
15:51Mais vous vous rendez compte ?
15:52Mais si ça vous arrive à vous ?
15:53Donc, vous êtes dans la voiture,
15:55le type, il arrive,
15:55vous jette un seau d'eau.
15:56Ah, il faut rire.
15:58Il n'y a personne qui rigole, là.
16:00Non, mais sérieux.
16:00Moi, je suis sidéré.
16:02Et ensuite, il y a des gens
16:03« Ouais, c'est sympa. »
16:04Et le maire se déplace
16:06et discute avec le gosse.
16:09Mais où on vit ?
16:10Où on vit ?
16:11Oui, mais c'est ça.
16:12Pardon, pour être un peu clivant.
16:13Pas dans un pays normal, en tout cas.
16:15Mais pour être un peu clivant,
16:17en Corse,
16:17c'est le peuple corse
16:18qui est majoritaire
16:19et donc qui impose sa loi.
16:21C'est aussi simple que ça.
16:22Il y a une société corse.
16:23Pardonnez-moi,
16:23Hamza Ladouane,
16:24il représente...
16:25Il y a beaucoup de monde
16:26qui sont avec lui
16:27dans certains quartiers.
16:28Donc, ça semble normal.
16:29C'est-à-dire que d'une certaine façon,
16:31à un moment,
16:31vous l'imposez.
16:32Et moi, j'ai envie de vous dire,
16:33je vous trouve presque
16:33un peu réactionnaire,
16:34chers amis.
16:35Parce que moi,
16:36quand je vois Hamza Ladouane...
16:37Vous êtes d'humeur ironique.
16:39Oui, d'humeur badine.
16:41Parce qu'il vous est arrivé
16:41dans la journée,
16:42vous n'étiez pas comme ça.
16:43Bien sûr, mais moi,
16:43vous savez,
16:44j'ai repensé à Victor Hugo.
16:46Et j'ai repensé aux misérables.
16:49Et pour moi,
16:49Hamza Ladouane,
16:50c'est le nouveau gavroche.
16:51Vous savez,
16:51celui qui se balade dans les rues
16:52en disant,
16:53je suis tombé par terre.
16:55C'est la faute à Voltaire.
16:56Et qui est un délinquant,
16:57qui insulte tout le monde,
16:58qui vient vous emmerder,
16:59qui vous tape derrière.
17:00Les policiers,
17:01il vient les provoquer,
17:02etc.
17:02Mais voilà.
17:03Je vous fais déjà l'analyse
17:04de France Inter
17:05et sur France 5
17:05de M. Cohen
17:06des prochains jours.
17:07En effet,
17:07Hamza Ladouane
17:08et le nouveau gavroche.
17:09Vous voulez dire
17:09que gavroche a changé
17:11de comportement ?
17:13Oui, c'est-à-dire
17:13que la délinquance,
17:14elle existe
17:15et elle a toujours existé
17:16depuis des siècles.
17:17Sauf que maintenant,
17:18c'est Hamza Ladouane.
17:19Alors,
17:19on va écouter un témoin
17:20qui parle justement
17:21d'Hamza Ladouane
17:22qui a été interrogé
17:23par Jordan Florentin.
17:26C'est une personne
17:26qui s'amuse,
17:27qui profite de sa jeunesse.
17:29Voilà.
17:31Après,
17:31il arrose la police,
17:32etc.
17:33Il s'amuse.
17:36La police,
17:36en ce moment,
17:37il n'aime pas trop,
17:38je ne comprends pas pourquoi,
17:39mais on fait avec.
17:40Pour vous,
17:40c'est de l'amusement ?
17:41Oui, c'est ça,
17:42c'est que de l'amusement.
17:43Vous comprenez ?
17:43Tu as un peu choqué
17:45qu'il tire de l'eau
17:45sur la police,
17:46tout ça ?
17:46C'est ça.
17:47Après,
17:47il y a aussi,
17:47il y a les médias,
17:48il y a un peu tout.
17:49Sur TikTok,
17:50ils le mettent pas mal
17:51en story,
17:52etc.
17:54Mais voilà.
17:56Ça se passe bien
17:57au Canal Saint-Martin.
17:58En ce moment,
17:58j'essaie de le canaliser
17:59un petit peu,
18:00mais il bouge partout,
18:02c'est une personne hyperactive.
18:03De base,
18:05personne ne le connaît.
18:06C'est la vidéo
18:07qui a fait du buzz
18:08où il a rosé la police,
18:09etc.
18:09Où il avait un pistolet à eau,
18:11la police avait un pistolet à eau
18:12et ça fait un petit peu polémique.
18:13Et depuis ce jour-là,
18:14ils le mettent partout.
18:16Lui,
18:17il n'a pas peur de la police.
18:18Non,
18:18il n'a pas peur.
18:19Il s'amuse avec eux.
18:21Et d'ailleurs,
18:22je vais le dire,
18:23vraiment,
18:24tout notre soutien
18:24à la police,
18:26les policiers sont formés,
18:27mais les policiers
18:28qui ont joué,
18:28parce qu'il y a des policiers
18:29qui ont joué
18:29avec la fameuse douane,
18:31en s'arrosant mutuellement.
18:33C'est la police de Jospin
18:34des années 2000,
18:35la police de proximité.
18:36On est de retour.
18:37Non,
18:37mais il y a quand même
18:37une vingtaine...
18:38Vous avez l'air de découvrir,
18:39mais il y a vingt ans,
18:40c'était ça.
18:40Les policiers étaient là
18:41pour jouer avec les personnes.
18:43Il n'y a rien de surprenant.
18:44Comme quand je disais tout à l'heure
18:45qu'Amza, la douane,
18:46il a un avenir
18:47et donc à aucun moment
18:48les gens peuvent se dire
18:49qu'il tourne mal.
18:50On a eu Louis Boyard.
18:51On a eu un homme
18:53qui revendiquait
18:53sur les plateaux de télé
18:54d'avoir été dealer
18:56et il est devenu
18:57député de la France Insoumise.
18:59C'est quand même pas rien.
19:00Le problème,
19:00c'est qu'il n'y a pas
19:01que les Corses
19:01qui auraient mal réagi.
19:02Je pense qu'individuellement,
19:04beaucoup d'entre nous
19:04auraient mal réagi.
19:06Mais le problème,
19:07c'est qu'ils sont en meute.
19:08C'est-à-dire que
19:08si vous commencez par réagir,
19:10vous risquez d'avoir
19:11un phénomène de meute
19:12et ils se mettent
19:12à dix ou vingt ans.
19:13Et ça se retournerait contre vous.
19:14Ah oui, oui,
19:15ça se retournerait contre vous.
19:17Absolument, absolument.
19:18Oui, bien sûr.
19:20C'est moi qui irais en garde à vue
19:21ou celui qui ferait ça,
19:22bien entendu.
19:23On ira vous apporter des oraux.
19:24C'est ça des charmes
19:25de la société.
19:26Ça veut dire aujourd'hui, Gauthier,
19:27qu'on accepte que des enfants,
19:28que des mineurs fassent la loi.
19:30Clairement, là,
19:30ce qu'on voit...
19:31On a rendu la baignade autorisée
19:32parce qu'on n'arrivait pas
19:33à l'interdire.
19:34Effectivement.
19:35Il y a de la cocaille
19:35qui circule.
19:37Ils sniffent devant les caméras.
19:38Enfin, ils ne savaient pas
19:39qu'ils étaient filmés.
19:39Ils sniffent en plein jour.
19:41C'est insupportable.
19:42Jean Bexon a passé aussi du temps
19:44pour Boulevard Voltaire
19:45au Canal Saint-Martin.
19:46Il était l'invité ce soir
19:47de Christine Kelly.
19:48Il raconte tous les méfaits d'Hamza.
19:50Il a volé une chaise d'un bistrot
19:51et il s'en sert pour circuler
19:52sur sa trottinette désormais.
19:54Ce dimanche, j'ai vu ce Hamza la douane.
19:57Il avait volé une chaise
19:59d'une brasserie,
20:00une chaise rouge d'une brasserie
20:01qu'il avait mise
20:01sur sa trottinette électrique.
20:03Je suppose que sa trottinette électrique
20:04était débridée
20:04puisqu'il allait très vite
20:06et il a pris plusieurs contresens.
20:08Il a failli faucher
20:09une personne qui traversait la route.
20:11Il a par exemple piqué des mangues
20:12à une jeune femme
20:13en lui disant
20:13« t'es bonne comme t'es mangue »
20:14et il a pris les mangues
20:15et il est parti avec.
20:17Lors du match Algérie-Argentine,
20:21il devait être 4h du Martin,
20:22il est rentré dans une épicerie
20:23tenue par un Sri Lankais.
20:25Il a volé un soda.
20:27Comment est-ce qu'il a volé ?
20:28Il a pris le soda,
20:29il l'a mis à l'intérieur
20:30de son drapeau algérien
20:31puisqu'il était supporteur
20:32de cette équipe.
20:33Il y a d'une partie
20:33ce qu'il filme.
20:34C'est ce que j'ai pu ressenser,
20:36notamment le vol de cette canette
20:38chez un épicier.
20:41Il y a la fois où, en effet,
20:43il pousse des jeunes femmes
20:46et donc il en pousse 2
20:48dans le canal
20:48alors qu'elles sont en train
20:49de prendre le soleil.
20:50Vraiment, je le dis,
20:51c'est dangereux.
20:53Il roule à contresens, etc.
20:55Et en effet,
20:56j'ai une source police
20:59qui m'a dit
21:00qu'il était déjà connu
21:00pour 10 faits,
21:02notamment un fait
21:03relatif au trafic de drogue.
21:06Voilà donc pour tout ce qu'a fait
21:09Hamza Ladouane
21:10et pour le témoignage
21:12de Jean Bexon.
21:13Ce matin,
21:14témoignage absolument bouleversant
21:16de la tante de Louis
21:18qui appelle à une marche,
21:19la dernière marche
21:20pour son neveu,
21:22dimanche prochain.
21:23Jules Laurent,
21:24vous êtes avec nous,
21:25vous suivez cette affaire
21:26depuis le départ.
21:27Vous êtes même à l'origine
21:28de toutes les révélations.
21:30La famille a décidé
21:31de se confier à vous.
21:32Et c'est grâce à vous
21:33qu'on a eu
21:34le témoignage bouleversant
21:35de la tante ce matin
21:37que vous avez accompagnée
21:38avant et après l'émission.
21:39Je le dis
21:40parce qu'il y a un rôle
21:41de journaliste
21:41dans ces cas-là,
21:42ce que vous faites très bien.
21:43Et il y a aussi
21:43un rôle d'accompagnement
21:44parce qu'évidemment,
21:45c'est très lourd
21:45de prendre la parole
21:46pour rétablir la vérité
21:47alors que, je rappelle,
21:48le petit Louis
21:48n'a toujours pas été enterré.
21:50Ce matin,
21:52la tante de Louis
21:53a répondu à Laurent Nunez
21:54sur le terme
21:55en sauvagement
21:55en l'invitant
21:56à regarder les vidéos
21:57avec elle.
21:58Je crois que
21:59le ministère de l'Intérieur
22:00qui n'avait pas pris contact
22:01jusque-là,
22:02jusque ce matin,
22:03donc c'est toujours pareil,
22:04c'est un peu tard,
22:05mais comme dirait l'adage,
22:06mieux vaut tard que jamais.
22:07Je crois que le ministère
22:07de l'Intérieur
22:08s'est donc rapproché,
22:09c'est bien cela,
22:10de la famille du jeune Louis.
22:11C'est ça.
22:12Au alentour de 20 heures,
22:13le ministre de l'Intérieur
22:14a demandé
22:15s'il pouvait s'entretenir
22:18pour revenir sur cette affaire.
22:20La famille est actuellement
22:22en discussion
22:22pour savoir justement
22:23comment est-ce qu'ils vont répondre
22:25à cette demande
22:26de la part du ministre
22:27de l'Intérieur.
22:29Ce qui est sûr,
22:29ce qu'on m'a répondu,
22:30c'est, vous savez,
22:31nous on a attendu une semaine
22:32pour avoir une réponse
22:33du ministre de l'Intérieur.
22:34Lui pourra bien attendre
22:35un jour
22:35pour qu'on prenne la décision
22:37pour revenir peut-être
22:38lui parler,
22:40revenir sur ce qui s'est passé
22:41et est-ce qu'il reviendra
22:42sur cette question
22:43de l'ensauvagement
22:44à laquelle il a annoncé
22:47justement
22:48quand il a parlé,
22:49vous savez,
22:49de l'affaire Louis
22:50et qu'il a justement
22:52insulté cette famille
22:53en refusant
22:54de qualifier la société
22:55d'ensauvagée.
22:56Et puis l'autre question,
22:58c'est est-ce que
22:58le ministre de l'Intérieur
23:00participera
23:00à la marche,
23:01par exemple,
23:02de dimanche,
23:03organisée donc
23:03par la mère
23:04et la tante de Louis ?
23:06Ça serait aussi
23:06un très beau geste
23:07de Laurent Nunez
23:08que de s'y rendre
23:09pour marquer son soutien
23:11suite aux polémiques
23:12qu'il y a eu effectivement
23:12puisqu'il n'utilise pas
23:13le terme ensauvagement
23:14et il dénonçait
23:14la récupération politique
23:15alors que la famille
23:16n'était pas du tout
23:17sur ce procès-là.
23:18Ça serait un bel hommage
23:20que de voir Laurent Nunez
23:21derrière la banderole
23:21de la famille
23:22avec le portrait
23:23de Louis.
23:24C'est une question
23:25qui se pose actuellement
23:26dans la famille.
23:27Les membres de la famille
23:27sont en train
23:28d'en débattre
23:28parce que l'invitation,
23:30elle a été ouverte
23:30à tous les politiques
23:32qui sont en responsabilité
23:33et évidemment
23:34que Laurent Nunez
23:36fait partie des personnes
23:36qui sont invitées.
23:37Il est ministre
23:38de l'Intérieur.
23:38La question des violences
23:40des mineurs
23:40ça le concerne directement.
23:42C'est un sujet
23:42qu'il doit traiter lui-même.
23:43La question
23:44de l'ensauvagement
23:44de la société
23:45c'est une des priorités
23:46aujourd'hui
23:48sur laquelle Bovo doit agir.
23:50Donc la famille
23:50évidemment attend
23:51que le ministre
23:52de l'Intérieur
23:53se rende sur place
23:54à Narbonne
23:55lors de ce qu'elle appelle
23:56la dernière marche.
23:57Écoutez donc
23:58l'attente de Louis
23:59qui répondait ce matin
24:00en exclusivité
24:00dans 100% frontière
24:02au ministre de l'Intérieur
24:03sur le terme
24:04d'ensauvagement.
24:06Les vidéos
24:07alors
24:08j'ai les reçues moi
24:11j'ai dû les visionner
24:12je ne sais pas
24:13combien de fois maintenant
24:15il n'y a pas de mots
24:16pour exprimer
24:17ce qu'ils ont fait
24:17et je suis très étonnée
24:19d'avoir entendu
24:20le ministre de l'Intérieur
24:22dire qu'il ne faut pas
24:23parler d'ensauvagement.
24:24Ce monsieur
24:25doit être au courant
24:26c'est l'homme
24:26le plus informé de France
24:27il a dû les voir
24:28les vidéos
24:30s'il ne les a pas vues
24:31je suis à Paris
24:31je les ai sur mon téléphone
24:33on peut les regarder
24:34ensemble avec monsieur
24:35le ministre
24:35je l'invite
24:36et après on verra
24:37s'il ne veut pas parler
24:38d'ensauvagement
24:38je suis là monsieur
24:39le ministre
24:39venez on les regarde
24:40ensemble
24:41et on parlera après.
24:42Vous avez été très choqué
24:43par les propos de Laurent Lunez
24:44qui refuse le terme
24:45d'ensauvagement
24:46qui dit qu'il y a
24:47de la récupération politique
24:48mais alors premièrement
24:49on s'est toujours exprimé
24:50très clairement
24:50sur ça
24:51on ne fait pas
24:52de récupération politique
24:54on n'en fait pas
24:55après les gens
24:55se saisissent du sujet
24:56mais c'est bien
24:57qu'ils s'en saisissent
24:58tout le monde est amené
24:59peu importe le bord politique
25:00à se saisir de ce sujet
25:02et oui le terme
25:03d'ensauvagement
25:03il ne veut pas le prendre
25:05excusez-moi
25:05je ne peux pas comprendre
25:07parce que
25:07ces vidéos-là
25:08vous les avez passées
25:10quel terme il faut utiliser
25:11qu'il me le dise
25:13lui
25:14quel terme
25:15il veut qu'on l'utilise
25:15On ne l'a pas assez souligné
25:17ce matin
25:17mais il y avait déjà eu
25:18des accords
25:18au sein du gouvernement
25:19entre Aurore Berger
25:21et Laurent Lunez
25:22sur le terme
25:22de récupération politique
25:27On m'a interrogé
25:28pour me demander
25:28si je considérais
25:29qu'il y avait
25:29un ensauvagement
25:30donc j'ai redit
25:31que je trouvais
25:32que ce terme
25:33avait une connotation
25:36extrêmement violente
25:37et j'ai dit
25:37qu'il y avait
25:37une exploitation
25:38de cette affaire
25:39bon je vous renvoie
25:41aux déclarations
25:41de monsieur Eric Zemmour
25:42sur cette affaire
25:44qui a parlé
25:44de nécessité
25:46de remigration
25:47enfin voilà
25:47il a fait un lien
25:48très direct
25:49avec l'immigration
25:51c'est précisément
25:52cette déclaration
25:52que je visais
25:53il y a eu une exploitation
25:54qui a été faite
25:55ou par des groupuscules
25:56ou par des groupuscules
25:57d'ultra droite
25:58là je ne crois pas
25:59qu'il y ait eu
25:59de récupération
26:00je pense qu'il y a eu
26:00une indignation
26:01qui est une indignation
26:02collective
26:02une indignation
26:04collective légitime
26:05il y a un cri
26:06d'une mère
26:06qui s'est exprimé
26:07et ce cri
26:08il ne doit pas être
26:09un cri comme ça
26:10qui ne génère pas
26:11ensuite de conséquences
26:13en fait il y a
26:13double réponse
26:14d'Aurore Berger
26:14un elle répond
26:15à Laurent Lunez
26:15et deux elle parle de cri
26:16elle sait très bien
26:17qu'Emmanuel Macron
26:18a dit il ne faut pas crier
26:19après la mort de Liana
26:20et là elle dit
26:20c'est le cri
26:21d'une mère
26:22et je sais qu'elle a été
26:22très touchée par l'interview
26:23dans les colonnes
26:24du journal du dimanche
26:25que vous avez menée
26:26messieurs Torres et Laurence
26:28avec Charlotte Dornelas
26:29la maman donc
26:31de Louis
26:31et on voit
26:32effectivement
26:33qu'il n'y a pas du tout
26:33la même sensibilité
26:34entre Laurent Lunez
26:35et Aurore Berger
26:36sur la récupération politique
26:38et sur cette affaire
26:39de manière sans doute
26:40plus globale
26:40oui moi je ne veux pas
26:40révéler des discussions privées
26:41mais c'est vrai
26:42que quand on a
26:43publié l'interview
26:44sur le site internet
26:45du journal du dimanche
26:46le samedi soir
26:47Aurore Berger
26:47moi elle m'a envoyé
26:48un message
26:48parce qu'elle venait
26:49de lire cette interview
26:50elle a dit en substance
26:51qu'elle avait été
26:52oui scotchée
26:53par le courage
26:54de la maman de Louis
26:56par sa dignité
26:57et ça lui rappelait
26:58toutes ces femmes
26:59hors du commun
27:00dont on parle finalement
27:00depuis plusieurs semaines
27:02moi je ne défends pas
27:02Aurore Berger
27:03sur toutes ces choses là
27:04mais ça montre quand même
27:05une sorte d'humanité
27:07qu'on ne voit pas beaucoup
27:08dans ce genre de séquences
27:09on a beaucoup parlé
27:10d'Emmanuel Macron
27:11qui parlait en effet
27:12de cris
27:12de lavage de cerveau
27:14de précipitation
27:15de démagogie
27:16et c'est vrai que ça manque
27:17d'humanité
27:18et dans ce genre de moment
27:19c'est quand même bien
27:19qu'il y ait une partie
27:20du personnel politique
27:21et en l'occurrence
27:21ici une ministre
27:22bien
27:23qui met un petit peu
27:24d'humanité dans le débat
27:25je pense que c'est une bonne chose
27:27elle ne l'a pas fait
27:27qu'en message prévient
27:28elle l'a fait aussi
27:29dans le rendez-vous
27:29avec Pierre Devineau
27:30mais donc c'est une bonne chose
27:32après le sujet
27:33c'est est-ce qu'on va changer
27:34les choses
27:34parce que
27:35n'avoir que des réactions
27:38humanistes
27:39c'est très bien
27:39mais ensuite
27:40il faut évidemment
27:40changer les choses
27:41c'est déjà mieux
27:42si on a évidemment
27:43le diagnostic
27:43la famille va peut-être
27:45réussir quelque chose
27:46parce qu'on a eu
27:47ce phénomène nouveau
27:47c'est-à-dire
27:48depuis quelques mois
27:49les familles parlent
27:50ce n'était pas le cas avant
27:51mais maintenant
27:52si les partis politiques
27:54les membres
27:55les plus connus
27:56du gouvernement
27:56d'autres
27:57viennent participer
27:58à ces marches blanches
27:59le week-end prochain
28:00ça peut véritablement
28:01créer un choc
28:02et changer les choses
28:03parce qu'elle a raison
28:04quand elle dit
28:05il faut récupérer politiquement
28:07évidemment
28:07ce qu'elle veut dire
28:08il ne faut pas en tirer
28:09un bénéfice politique
28:11mais il faut se saisir
28:12des problèmes
28:13et puisque M. Nunez
28:14qui est en parenthèse
28:15pour moi
28:16il est en compétition
28:16avec Castaner
28:17pour le plus mauvais
28:18ministre de l'Intérieur
28:19sous Macron
28:19je ne sais pas lequel
28:20vous n'avez pas oublié
28:21qu'il était aux côtés
28:22de Christophe Castaner
28:23oui mais
28:24à mon avis
28:25il était secrétaire d'Etat
28:25à mon avis
28:26il y a compétition
28:27il y a compétition
28:28entre les deux
28:30on faisait même le contraste
28:31on disait
28:32le très mauvais ministre
28:33de l'Intérieur
28:34et le très bon
28:35secrétaire d'Etat
28:36alors il est en train
28:37de le rattraper
28:37mais puisqu'il a critiqué
28:38Eric Zemmour
28:39moi je me souviens
28:39qu'Eric Zemmour
28:40lors d'un anniversaire
28:41du Bataclan
28:42s'était rendu
28:43sur les lieux du Bataclan
28:45et ça avait choqué
28:46beaucoup de gens
28:47à l'époque
28:47mais c'est aussi
28:48le rôle d'Eric Zemmour
28:49et ça aurait été
28:50bien que d'autres politiques
28:51le fassent
28:52d'aller lors d'un anniversaire
28:54sur le Bataclan
28:54et souligner
28:56notamment
28:57que c'est
28:57l'islamisme
28:59qui avait été
28:59à l'origine de la tente
29:00parce que dans
29:00les commémorations
29:01du Bataclan
29:02on n'a pas entendu
29:03beaucoup le mot islamisme
29:04la pause
29:05on va se retrouver
29:05dans un instant
29:07et on va continuer
29:08à écouter le témoignage
29:09très fort
29:09de la tente de Louis
29:11puis on reviendra
29:11sur une des informations
29:13que vous avez révélées
29:13ce matin
29:13dans 100% Frontières
29:14je le rend
29:15une attaque
29:16au couteau
29:16à Fréjus
29:17qui a fait un mort
29:18l'auteur
29:19est sous OQTF
29:20à tout de suite
29:25on va revenir donc
29:26sur le témoignage
29:27bouleversant
29:27de la tente de Louis
29:28ce matin
29:28dans 100% Frontières
29:30alors pourquoi
29:31elle prend la parole
29:31je rappelle que Louis
29:32n'est même pas enterré
29:33elle prend la parole
29:34pour défendre la mémoire
29:35de son neveu
29:37que la presse quotidienne régionale
29:39a sali
29:39l'indépendant
29:40qui a parlé de Rix
29:41qui a mis une photo
29:43qui n'a rien à voir
29:44avec le lynchage
29:45meurtrier
29:47de Louis
29:47alors ils n'ont pas supporté
29:49ce qu'on a dit
29:49dans 100% Frontières
29:50l'indépendant
29:51ils ont fait un édito
29:52contre nous
29:52messieurs les journalistes
29:54vous avez fait un édito
29:54contre la tente
29:55c'est la tente
29:56qui vous parle
29:57c'est la tente
29:57qui vous accuse
29:58c'est la tente
29:59qui ne veut pas vous répondre
30:00et vous avez forcé
30:01cette tente
30:01à prendre la parole
30:03alors qu'elle était
30:03à côté de son neveu
30:05en train de mourir
30:06parce que vous parliez
30:07de Rix
30:08écoutez
30:09le témoignage de la tente
30:11on a décidé
30:13après le départ de Louis
30:15avec sa maman
30:16qu'on n'allait pas
30:17se laisser faire
30:18parce que
30:19on avait les leviers pour
30:20parce qu'on savait
30:21qu'on allait être forte
30:22et qu'on allait parler
30:23mais je ne pense pas
30:24que toutes les familles
30:26peuvent le faire
30:26parfois le chagrin
30:27c'est trop difficile
30:28le souhait de ma soeur
30:29encore une fois
30:30je m'exprime en son nom
30:31je tiens à préciser
30:32qu'elle prendra la parole
30:34pour l'instant
30:35je me fais son porte-voix
30:36mais ça viendra
30:37elle est extrêmement digne
30:39et en gros
30:40Louis
30:41c'est pas juste un nom
30:42c'est pas un fait divers
30:43et maintenant ça suffit
30:44et elle invite
30:46d'ailleurs
30:46tous les parents
30:48de France
30:49à nous suivre
30:50parce que
30:51aujourd'hui c'est Louis
30:52mais demain
30:52c'est peut-être
30:53un des autres enfants
30:54il faut maintenant
30:55que les gens parlent
30:57on va écouter
30:58donc à nouveau
30:59la tante de Louis
31:00parce que c'est important
31:00elle nous dit
31:01qui était son neveu
31:03Louis c'est un jeune homme
31:05alors vous l'avez précisé
31:06qui avait un TDAH
31:09donc ça veut dire
31:10qu'il est très vif
31:10il est très intelligent
31:12mais il ne pouvait pas
31:13être scolarisé
31:14dans une école normale
31:15puisqu'en fait
31:16il a des troubles
31:16de l'attention
31:17et c'est un jeune homme
31:18comme on en connaît
31:19beaucoup
31:19mais c'est vrai
31:20avec une fragilité
31:21quelque chose
31:22d'un peu différent
31:23des autres
31:23et ensuite
31:24qu'il était
31:25dans ce foyer
31:26parce que
31:27l'État ne nous a pas
31:28proposé de structure
31:29les deux parents de Louis
31:31qui ont décidé
31:31de le placer
31:32au sein de l'aide sociale
31:33à l'enfance
31:33tout à fait
31:34c'est un choix des parents
31:35ses parents ont responsabilité
31:37et l'éducateur
31:37l'a très bien dit tout à l'heure
31:38ses parents se sont toujours
31:40occupés de lui
31:40on ne pouvait pas
31:41le laisser comme ça
31:42il fallait qu'on trouve
31:43une structure
31:44la seule qui s'est proposée
31:45à eux
31:45c'était celle-ci
31:47et vous voyez cette tante
31:48et la maman dans le JDD
31:49pourquoi elles prennent
31:51la parole ?
31:52évidemment pour la mémoire
31:53de leur fils neveu
31:54et pour qu'on arrête
31:55de le salir
31:55et de parler de Rix
31:56comme s'il y avait une équivalence
31:57entre le bourreau
31:58et la victime
32:00mais
32:01elles prennent la parole
32:02pour tous les autres
32:03elles prennent la parole
32:04pour qu'il n'y ait pas
32:05un nouveau nom
32:06à cette liste interminable
32:07où il y a Elias
32:08où il y a Philippine
32:09où il y a Lola
32:10où il y a Benoît
32:11où il y a Matisse
32:11elles prennent la parole
32:13pour les autres
32:13alors qu'elles n'ont même pas
32:14encore enterré leur enfant
32:16absolument
32:16c'est d'une dignité extrême
32:18mais qu'est-ce qu'elle demande
32:19également ?
32:20Elle demande
32:20et elle l'a dit clairement
32:21la perpétuité
32:22pour les auteurs
32:23et là c'est très important
32:24parce qu'on sait
32:25que la justice française
32:26est particulièrement laxiste
32:28avec les mineurs
32:29au nom de l'excuse
32:30de minorité
32:31qui date de l'ordonnance
32:32de 1945
32:32donc là il faut être clair
32:34et il faut espérer
32:35en tant que citoyen
32:36même si c'est au juge
32:37de décider
32:38que les auteurs
32:39auront une peine sévère
32:41et la perpétuité
32:42comme le demande la mère
32:44parce que très jeune
32:45on sait qu'on n'a pas
32:46le droit de tuer
32:46il faut arrêter
32:47cette excuse de minorité
32:49à 8, 10, 12 ans
32:50on sait qu'on ne peut pas tuer
32:52et on sait que
32:54si on tue
32:55on doit en supporter
32:56les conséquences
32:56et cet aspect là
32:57je pense que
32:58quand la mère dit
32:58qu'elle ne veut pas
32:59qu'elle se bat
33:00la mère et la tante
33:01disent qu'elle se batte
33:02pour d'autres aussi
33:03c'est aussi pour
33:04que la justice joue son rôle
33:06Naïma M. Fadel
33:07vous êtes mère de famille
33:08je me souviens de votre émotion
33:09d'ailleurs sur ce plateau
33:10où on avait eu
33:11une nouvelle disparition
33:12il me semble que
33:13c'était la petite Louise
33:15quand on est mère de famille
33:16qu'on voit
33:17cette liste
33:18interminable
33:19c'est-à-dire que
33:19Liana est à peine enterrée
33:22on rajoute un prénom
33:23Louis
33:23je suis très frappé
33:24mardi soir
33:25nous faisons une soirée spéciale
33:26sur les enfants assassinés
33:28et je pose la question
33:29à quand le prochain
33:31jeudi
33:32je refais une soirée spéciale
33:33où on appelle
33:34cette soirée
33:35nos enfants assassinés
33:36et où on rajoute
33:37le nom de Louis
33:37à la liste
33:38c'est-à-dire que
33:39je vais vous retrouver
33:39dans deux jours
33:40avec un nouveau prénom
33:41oui
33:42écoutez Gautier
33:44effectivement
33:44je suis maman
33:45et je pense
33:46à cette famille
33:46je n'ose même pas
33:48imaginer la douleur
33:49et la souffrance
33:50qu'il doit vivre
33:51et c'est vrai
33:52qu'on en a assez
33:53en tant que citoyen
33:54dégrené
33:54des noms
33:55de gamins tués
33:57moi je voudrais aussi
33:57vous rappeler
33:58Shem Sedin
33:59tué par les frères
34:00d'une gamine
34:01avec qui il châtait
34:02qui l'ont massacré
34:03qui l'ont lâché
34:04au pied de son appartement
34:06et qui l'ont tué
34:07et je crois que l'assassinat
34:08n'avait pas été retenu
34:08ça a été requalifié
34:10sans la bande organisée
34:11voilà
34:11bon bah vous voyez
34:12donc à Open Bar
34:13ils peuvent continuer
34:14mais vous savez
34:15ce que je retiens moi
34:16aujourd'hui
34:17et c'est pour ça
34:18que j'en ai marre
34:19en fait
34:20de ces politiques
34:20qui viennent
34:21et qui nous brandissent
34:23toujours
34:23attention à la récupération
34:25extrême droite
34:26etc etc
34:27et qui n'arrêtent pas
34:28de venir avec des éléments
34:29de langage
34:30qui nous veulent nous dénier
34:31qui nous dénient même
34:33le droit
34:33d'être dans la souffrance
34:35dans l'émoi
34:36et de crier
34:37cette rage
34:38qu'on ressent
34:39et la tante
34:42de Louis
34:43ce que je trouve
34:43formidable
34:44avec la maman
34:44c'est qu'ils appellent
34:45tous les politiques
34:46à venir
34:46c'est qu'ils ne disent pas
34:48ni les uns
34:49ni les autres
34:49ils demandent
34:50à l'unité
34:51de la nation
34:52autour de ces assassinats
34:54de ces gamins
34:55autour de la barbarie
34:57autour de l'ensauvagement
34:59de notre société
35:00Neymar
35:01Laurent Nunes
35:01s'en est pris
35:02à Éric Zemmour
35:02pour le moment
35:03le seul
35:04que j'ai vu
35:04annoncer
35:05sa participation
35:06à la marche
35:07dimanche
35:08c'est Éric Zemmour
35:09donc
35:10qu'il y aille
35:11Laurent Nunes
35:12qu'ils y aillent tous
35:13ils accueillent
35:14tout le monde
35:15ils accueillent
35:16tout le monde
35:17et s'il n'y va pas
35:18je poserai la question
35:18pourquoi il n'y va pas
35:20il peut se déplacer
35:21en très peu de temps
35:22il est ministre de l'intérieur
35:23les moyens de déplacement
35:24sont faciles
35:24donc ça sera intéressant
35:26nous y serons évidemment
35:28les équipes
35:28de 100% Frontières
35:30seront mobilisées
35:31dimanche
35:31à cette
35:33fameuse dernière marche
35:34on verra qui y est
35:35on verra qui n'y est pas
35:37ce qu'on est certain
35:37c'est que
35:38vous savez parfois
35:38il refuse
35:39il ne va pas dans un endroit
35:41il se fait représenter
35:42notamment par le
35:43ministre délégué
35:44auprès de Laurent Nunes
35:45qui s'appelle
35:45Jean-Diné Berger
35:46et bien on l'a interrogé
35:47cet après-midi
35:48et son cabinet nous a dit
35:49qu'il y avait un voyage
35:50prévu dans les Antilles
35:51donc Laurent Nunes
35:52est obligé d'y aller
35:53c'est à dire que
35:53s'il n'y va pas
35:54et bien c'est déjà
35:55d'une façon assez insultante
35:57et j'ai envie de vous dire
35:57moi je m'attends déjà
35:58à ce personnel politique
36:00qui va peut-être nous expliquer
36:01ah oui mais c'est Éric Zemmour
36:03qui récupère
36:03vous avez raison Gauthier
36:04il suffit qu'il y aille
36:05en fait il suffit qu'il y aille
36:07c'est la famille
36:07qui vous demande
36:08d'y aller
36:08bien sûr c'est toujours
36:09la même chose
36:09si la famille vous dit
36:10n'y allez pas
36:11il ne va pas c'est la famille
36:12mais là la famille vous dit
36:13allez-y
36:14allez-y
36:14alors Régine Delfour
36:16je salue aussi son travail
36:17sur le terrain
36:18a interrogé
36:19des voisins de Louis
36:22c'était un gamin
36:23super gentil
36:24il s'amusait toujours
36:25avec mes enfants
36:27je l'ai connu
36:28quand il avait 8 ans
36:309 ans
36:30la première fois
36:31qu'il est venu
36:31il m'a dit
36:33il m'a dit
36:33ouais tonton
36:34je vais essayer
36:34de te jouer un morceau
36:35il a joué
36:36j'étais surpris
36:37parce qu'il jouait très bien
36:38depuis que j'ai appris
36:39cette tragédie
36:40ça m'a complètement bouleversé
36:42c'est vraiment des lâches
36:43on ne peut pas faire ça
36:44un gamin
36:45Louis est un enfant gentil
36:47agréable
36:48qui ne voyait pas le mal
36:49Louis était serviable
36:50pour les personnes handicapées
36:52et je sais de quoi je parle
36:53je ne suis personne handicapée
36:54je ne comprends pas
36:55que la ZE
36:58en soirée
36:59avec du personnel
37:01qui sont censés protéger les enfants
37:03que ces enfants sortent d'un établissement
37:05c'est impossible
37:08de vous confier
37:09un enfant
37:10et de voir ce qui s'est passé
37:12vous êtes responsable
37:15vous êtes responsable
37:16de ce massacre
37:18à ce jour je suis en colère
37:19en colère
37:20parce que je ne réalise pas
37:21le décès de Louis
37:23ça me halte
37:25je trouve que le scandale
37:26de l'aide sociale à l'enfance
37:27n'a pas encore assez pris
37:28dans ce pays
37:28cet enfant était sous responsabilité
37:30d'état
37:30Régine Delfour a également
37:31interrogé des amis de Louis
37:34c'était un gentil garçon
37:36il jouait avec nous
37:38dans le village
37:38on faisait du foot avec lui ici
37:42on jouait souvent avec lui
37:44il était gentil
37:44ça m'a fait mal
37:46parce que je n'arrivais même pas
37:46à regarder les vidéos
37:47c'est horrible
37:48c'est inhumain
37:50de faire ça
37:50à un enfant gentil
37:53peut-être qu'il avait des problèmes
37:54il était un peu hyperactif
37:57mais il était gentil
37:59il ne faisait pas de mal
38:01rien
38:01les vidéos je les ai regardées
38:04et franchement c'est traumatisant
38:05ce n'est pas beau à voir
38:08comment c'est possible
38:09de faire ça en fait ?
38:10au micro de Régine Delfour
38:11et de Timothée Ferroger
38:12je vais terminer avec cette information
38:13que vous avez révélée ce matin
38:14Jules Laurent
38:15donc ça se passe du côté de Fréjus
38:17un mort et trois blessés
38:18dans un règlement de compte à Fréjus
38:21le principal suspect
38:22est un Guinéen sous OQTF
38:23encore une fois
38:25encore un mort
38:25lié à une personne sous OQTF
38:27évidemment on pense tout de suite
38:28à Lola et Philippine
38:29exactement
38:29et dans la nuit du 27
38:30samedi 27
38:31au dimanche 28 juin
38:33aux environs de 4h du matin
38:34près de la plage
38:35à Fréjus
38:36dans le centre-ville
38:37il y a un bilan provisoire
38:39qui est établi tout de suite par la police
38:40avec une attaque à l'arme blanche
38:42aux environs de la plage
38:43il y a un mort
38:44trois blessés
38:45qui sont retrouvés par la police
38:47on a le corps
38:48qui a été retrouvé par la police
38:50et déplacé dès le lendemain matin
38:52selon nos informations
38:53la personne
38:54qui est l'auteur présumé
38:55de cette attaque
38:56est un ressortissant guinéen
38:58sous OQTF
38:59qui était armé d'un couteau
39:01ce dernier était aussi
39:02connu des services de police
39:04notamment pour avoir
39:05des faits de vol
39:06à son actif
39:07et toujours
39:08selon nos informations
39:09la piste principale
39:11de l'enquête
39:11se conduit vers
39:13un commanditaire
39:14de cette attaque
39:14c'est-à-dire
39:15quelqu'un qui aurait
39:15payé l'individu
39:17sous OQTF
39:17pour commettre
39:18cette attaque
39:19qui a eu lieu
39:19à 4h du matin
39:20en plein Fréjus
39:21le maire de Fréjus
39:22a donc réagi
39:23à la mort
39:24d'un fréjusien
39:25il nous a dit
39:25qu'il avait moins de 30 ans
39:26qu'il était inconnu
39:27des services de police
39:28selon ces informations
39:29parce qu'on parle
39:30de règlement de compte
39:30donc là aussi
39:31il faut mettre
39:31effectivement un mandat
39:32aurait été donné
39:33à cette personne
39:34sous OQTF
39:34pour aller s'en prendre
39:36à ces personnes
39:37je rappelle
39:37un mort et trois blessés
39:39mais il ne faut jamais
39:41confondre le bourreau
39:42et la victime
39:42donc on verra
39:43ce que dit l'enquête
39:43évidemment
39:44pourquoi il y a eu
39:45un règlement de compte
39:46mais voilà
39:46je veux l'expliquer
39:47pour ne pas qu'on ait
39:48la sensation
39:48qu'on mette sur le même plan
39:50un bourreau et sa victime
39:51écoutez le maire de Fréjus
39:52qui réagissait ce matin
39:53dans 100% Frontière
39:54l'ensauvagement de la société
39:56est maintenant
39:56clairement hors de contrôle
39:58les maires ne sont pas
39:59au courant
40:00de la situation
40:01des OQTF
40:02on ne connaît pas
40:02leur situation géographique
40:04on ne sait même pas
40:05s'ils sont présents ou pas
40:06et dans le même temps
40:07je vois que
40:08on condamne
40:10la mairie
40:10de la municipalité
40:11de Chessy
40:12parce qu'on refuse
40:13parce que le maire
40:13a décidé de refuser
40:14de marier un OQTF
40:16vous le voyez bien
40:17la situation
40:18est hors de contrôle
40:19qu'il s'agisse
40:20des OQTF
40:21mais de manière plus générale
40:22la problématique
40:23de la sécurité
40:24et la problématique
40:26prioritaire
40:26de nos compatriotes
40:27je le vois bien
40:27à Fréjus
40:28et pour autant
40:29l'État est incapable
40:30d'y mettre
40:31les moyens nécessaires
40:32ni même de prendre
40:33la moindre décision
40:34en tout cas favorable
40:35au peuple français
40:36en ce qui concerne
40:37les OQTF
40:38qui à l'évidence
40:39sont des dangers publics
40:40on le voit malheureusement
40:41dans les faits divers
40:42trop régulièrement
40:43donc désormais
40:44il faut que
40:44le législateur
40:45se saisisse de cela
40:46et fasse davantage confiance
40:48aux maires
40:49et aux collectivités
40:50territoriales
40:51pour gérer
40:51cette problématique
40:52et pour surveiller
40:53ces OQTF
40:54à défaut
40:55de les renvoyer
40:56puisque l'État
40:57ne souhaite pas
40:58le faire manifestement
40:59Combien de temps
41:01va-t-il falloir attendre
41:02pour que ça s'arrête
41:03je rappelle la promesse
41:04d'Emmanuel Macron
41:05dans les colonnes
41:06de Valeurs Actuelles
41:07à Louis Dragnel
41:07il y a quelques années
41:08100% d'exécution
41:09d'OQTF
41:10et même pas à 10
41:11J'ai fait un petit calcul
41:12intéressant
41:12depuis qu'Emmanuel Macron
41:13est en poste
41:14il y a sans doute
41:14autour de 1,5
41:161,6 million
41:17d'OQTF
41:17qui ont été délivrés
41:18parce que vous savez
41:19qu'il y avait
41:20avant la loi immigration
41:21un délai de péremption
41:22qui était de 1 an
41:22aujourd'hui c'est 3 ans
41:23et donc si on fait le calcul
41:24je vous prends la fourchette basse
41:25si on a exécuté 5%
41:27des OQTF
41:28ça fait à peu près
41:291,4 million d'OQTF
41:30qui n'ont pas été exécutés
41:31dans ce pays
41:31si on prend 10%
41:32c'est 1,3 million
41:33donc évidemment
41:34avec un caractère
41:35extrêmement criminogène
41:36dans les personnalités
41:37à qui on délivre
41:38des OQTF
41:39il ne faut pas s'étonner
41:40que dans l'actualité
41:41tous les jours
41:42de manière quotidienne
41:43vous ayez des OQTF
41:44qui soient représentés
41:45dans les fêtes délinquantes
41:46j'ai pris un exemple
41:47ce matin qui était très clair
41:48vous allez sur le site
41:48du journal du dimanche
41:49vous tapez OQTF
41:50vous avez quasiment
41:51toutes les semaines
41:52pour ne pas dire tous les jours
41:53des OQTF
41:54qui sont impliqués
41:54dans des fêtes de violence
41:56dans des fêtes de délinquance
41:57parfois c'est dans des meurtres
41:58parfois c'est dans des viols
42:00donc à un moment donné
42:00ce sujet là
42:01est l'un des sujets
42:02où Emmanuel Macron
42:03a l'une des plus grandes responsabilités
42:05parce que les conséquences
42:06sont extrêmement fortes
42:07par rapport aux promesses
42:08qu'il a faites
42:08notamment en 2019
42:11on va revenir évidemment
42:13sur le désarroi
42:14vous savez des habitants
42:15du quartier
42:17du canal Saint-Martin
42:19avec les incivilités
42:20qui se multiplient
42:21depuis le début de la canicule
42:22avec ce jeune garçon
42:23de 14 ans
42:24dont vous avez parlé
42:26Hamza la douane
42:27il se fait surnommer la douane
42:28on se demande
42:28où sont monsieur et madame la douane
42:29ses parents
42:31on en parlera dans un instant
42:32on les a eu au téléphone
42:34ils ont donné l'autorisation
42:35qu'on le passe déflouté
42:36on a préféré le passer déflouté
42:37ils voulaient venir sur le plateau
42:38oui je crois que Hamza la douane
42:39on pourrait avoir une exclusivité
42:40mais on n'est pas dans la promotion
42:41de la délinquance
42:42non
42:42il devrait être retiré
42:44de sa famille
42:44c'est pas possible
42:45non mais si normalement
42:47dans ce cas
42:48il y a plein d'enfants
42:49qu'on va retirer de leur famille
42:50mais là c'est grave quand même
42:51oui mais il y en a des milliers
42:53des gens comme ça
42:55mais dans ce cas là
42:56on va avoir que des centres
42:58d'éducation fermés
42:59alors vous vous parlez comme ça
43:01non mais Alain Destextes
43:02dit que moi j'aurais été
43:03enlevé de ma famille
43:04non mais tu faisais ça toi
43:07mais c'est pas ça
43:08le jeune Torres
43:09regardez
43:10l'âge qu'il a
43:12la réussite qu'il a
43:13on sait pas
43:14il a changé
43:15il a 18 ans
43:17il interrogeait déjà les ministres
43:20allez
43:21bonne soirée
43:22avec Mickaël Dorian
43:24merci
43:24merci
43:25merci
43:25merci
43:25merci
43:26merci
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