- il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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TVTranscription
00:00On va reparler de la canicule, parce que si on est sorti du dôme de chaleur qui a étouffé plus
00:06de 70 départements en France,
00:07il y en a encore quelques-uns qui ont encore très chauds, eh bien il faut quand même tirer le
00:12bilan,
00:12voir notamment ce qui se passe à l'hôpital, et on va retrouver Isor de la Gorce, qui est à
00:16l'hôpital Georges Pompidou,
00:17où la tension, bien sûr, ne retombe pas dans les hôpitaux, on s'attend à des afflux au fil des
00:22jours.
00:25Tout à fait, la tension n'est pas retombée, même si on a observé des baisses de température.
00:30Pour la première fois dimanche, un recul des activités aux urgences de près de 10%,
00:34pour autant pas de retour à la normale, parce que le taux aux hôpitaux est toujours extrêmement élevé,
00:43et surtout la crainte des soignants, c'est de voir effectivement un phénomène de décompensation,
00:48c'est-à-dire de voir de nouvelles vagues de patients arriver ici.
00:51Pourquoi ? Parce qu'il peut avoir un décalage entre les symptômes et les fortes chaleurs
00:55qui peuvent survenir quelques jours après, c'est-à-dire que les corps,
00:58notamment ceux des plus vulnérables, finissent par lâcher avec le temps,
01:02et on craint donc de nouvelles vagues de patients qui pourraient arriver
01:06et saturer de nouveau les services.
01:08Dans le reste du territoire en France, la situation est également tendue,
01:12avec par exemple une forte activité, plus de 50% d'appels au SAMU,
01:16également un doublement des hospitalisations pour les plus de 75 ans.
01:19À Toulouse également, des taux qui sont extrêmement élevés,
01:23notamment des taux d'occupation, 163% aux urgences.
01:27Le personnel dénonce toujours un manque d'anticipation et des bricolages,
01:31par exemple des couvertures de survie installées aux fenêtres,
01:33des ventilateurs qui manquent, ils réclament,
01:35et ils attendent toujours les climatiseurs qui ont été promis par le Premier ministre,
01:39et demandent une vision à plus long terme pour les hôpitaux.
01:41– Voilà, Isor de la Gorce avec Marion Delpierre,
01:44on dirait de l'hôpital Georges Pompidou.
01:45– Patrick Peloux est avec nous.
01:46– Oui.
01:47– L'homme qui avait alerté, il y a maintenant 23 ans,
01:51des conséquences dramatiques de la première grande canicule
01:54que la France ait connue en 2003, 23 ans après.
01:57Vous avez reçu les fameux climatiseurs commandés par Sébastien Lecornu,
02:00parce qu'il paraît qu'ils arrivent dans les hôpitaux là.
02:02– Non.
02:03– Pas vous.
02:03– Non, non, non, mais bon, sans doute qu'ils vont dans d'autres hôpitaux,
02:06ou peut-être des hôpitaux où il y a…
02:08– Vous dites qu'il était temps ?
02:10– Mais non, mais ça c'est parce qu'il faut que vous en parliez,
02:13il faut qu'ils montrent qu'ils font quelque chose,
02:14ça ne sert pas à grand-chose.
02:16– Ah bah quand même, si on peut rafraîchir une chambre d'un malade, non ?
02:19– Il faut une politique globale.
02:23– Bien sûr, là n'en pèse pas l'autre.
02:24– Qu'est-ce qu'ils n'ont pas fait depuis 23 ans ?
02:26Où saurait-tu être réfléchi pour faire des bâtiments
02:30qui n'avaient pas forcément besoin de climatiseurs d'ailleurs,
02:34de mettre de la végétation autour des hôpitaux,
02:36où on sait que dès que vous plantez des arbres, la température baisse ?
02:40Non, il y avait plein de choses, on a perdu 23 ans.
02:43– Ouais, on a perdu 23 ans.
02:44– On a perdu 23 ans et on est inquiets
02:46parce qu'une nouvelle canicule se profile peut-être à l'horizon.
02:50– Canicule ou pas alors ?
02:51– Alors, soyez en factuel, ce que l'on peut dire,
02:54c'est qu'on observe selon plusieurs modèles,
02:57une hausse très probable et assez forte des températures
03:01à partir de ce week-end.
03:03Regardez justement l'un des modèles, ça c'est le modèle européen
03:06et donc vous le voyez, on a une anomalie thermique
03:10représentée en rouge foncé et même en noir
03:12pour cette journée du lundi 6 juillet
03:14qui correspond à quoi ?
03:16Eh bien des températures qui peuvent aller entre 35, 38 et même 40 degrés
03:20très localement dans le sud-ouest.
03:22Nous avons un autre modèle, le modèle américain
03:25qui lui est encore plus pessimiste
03:27puisqu'il voit les 40 degrés sur une zone bien plus large.
03:30Je vous rappelle simplement que le modèle américain,
03:33c'était celui tout de même qui avait un petit peu le mieux prédit
03:35les températures que nous avions connues lors de cette canicule.
03:38Voici justement alors ce modèle
03:40et là vous le voyez très concrètement,
03:42les températures sont bien plus fortes,
03:44le gris correspond vraiment à des 40 degrés.
03:46Alors, vagues de chaleur ou canicule,
03:48ce qui est certain, c'est que donc les températures
03:50vont augmenter à partir de ce week-end,
03:52dès samedi.
03:53Donc dès samedi là ?
03:53Dès samedi effectivement.
03:55Donc on aura eu, on va avoir 5 jours de répit, pas plus quoi.
03:57Voilà, profitez bien de ces journées de répit.
03:59Répit relatif.
04:00Répit relatif tout de même.
04:01Mais voilà, ce sera vraiment une période de répit
04:03car on attend une nouvelle vague de chaleur.
04:05Est-ce que ce sera une canicule ?
04:07C'est trop prématuré pour le dire.
04:08Alors rappelez-nous la différence entre vagues de chaleur et canicule.
04:11Alors, extrêmement simple,
04:12on parle de vagues de chaleur
04:14quand la température dépasse 3 jours de suite,
04:1723 degrés 4 à l'échelle nationale.
04:19Vous savez, c'est ce fameux indicateur thermique,
04:21cette moyenne sur 30 stations.
04:23Donc si ça dépasse 23 degrés 4, pardon,
04:273 jours de suite,
04:28on parlera de vagues de chaleur.
04:29Pourquoi est-ce que c'est encore aujourd'hui
04:31très touchy, si je puis dire, de parler de canicule ?
04:34Eh bien parce que la canicule,
04:35ce sont des seuils propres à chaque département.
04:37Par exemple, 21 degrés la nuit,
04:4034 degrés le jour.
04:42Impossible de dire maintenant
04:43si on va dépasser ces seuils
04:44pour chaque département.
04:46Donc je me garderais bien de parler de canicule.
04:49Juste, vous voyez sur cette carte
04:50le fameux indicateur thermique national
04:52que l'on attend.
04:53Et vous le voyez,
04:54donc à partir de samedi,
04:55eh bien il repart à la hausse
04:57avec des valeurs qui se rapprocheront
04:58de celles que nous avons.
04:59D'accord, mais là,
05:00on a la perspective,
05:01la fin de la semaine,
05:02il y a encore des départements,
05:03pardon,
05:03où ça cogne encore fort,
05:04là, d'ici la fin de la semaine.
05:05Mais la canicule n'est pas terminée.
05:07La canicule n'est pas terminée.
05:08En fait, il y aura une espèce de répit
05:09un peu pour ceux qui avaient très très chaud.
05:12De très très chaud,
05:12on est passé à chaud.
05:13À chaud.
05:14Et ensuite, ça va repartir.
05:15Et on repartira.
05:15Mais dans le sud de la France,
05:17là, ça va passer.
05:17Nous avons toujours
05:17six départements qui sont en,
05:19cinq ou six départements
05:20qui sont en vigilance orange canicule
05:22et où l'on attend,
05:23d'ailleurs,
05:23eh bien une hausse des températures.
05:25Il va vraiment falloir aller surveiller.
05:26Voilà, les cinq départements
05:27qui sont actuellement en vigilance canicule.
05:29Et on pourrait donc,
05:29effectivement,
05:30en avoir de nouveau
05:31à partir de ce week-end.
05:32Nous sommes avec le porte-parole
05:33de la sécurité civile,
05:34le capitaine Simon Abar.
05:36Bonsoir.
05:36Donc, on est en train de gérer
05:38les conséquences de cette canicule,
05:41conséquences sanitaires,
05:42puisqu'il y a encore
05:43beaucoup de malades à soigner.
05:45Il y a sans doute des personnes
05:46qui sont chez elles en détresse.
05:49Et là, on va le découvrir
05:50dans les heures et les jours qui viennent.
05:51Et puis, il y a cette nouvelle,
05:52peut-être, vague de chaleur qui arrive
05:54et qui va rajouter de la tension.
05:57La chose qu'on peut dire,
05:57c'est restons vigilants.
05:59Restons vigilants
05:59parce que les effets sanitaires
06:01perdurent malgré
06:02les températures
06:03un petit peu plus clémentes.
06:04Eh bien, les corps
06:05continuent finalement
06:05d'être fatigués.
06:06Et donc, il faut continuer
06:07de se préserver.
06:09Préservez-vous de la chaleur.
06:10Reposez-vous un maximum au frais
06:11pour que le corps continue
06:13finalement de pouvoir
06:13s'acclimater à cette nouvelle
06:15vague de chaleur
06:15qui, on espère,
06:16sera un petit peu plus clémente
06:17que la première.
06:18Mais là, il va y avoir
06:19un afflux de personnes
06:22qui vont être en décompensation.
06:23Pendant combien de temps,
06:24pas trop de choses
06:24qu'on arrive à comprendre ?
06:26Parce que là, on a la carte.
06:27On sait que les vagues
06:29de chaleur vont revenir.
06:30On n'en est pas encore
06:31sortis de celle-là.
06:32Donc, ça veut dire quoi ?
06:34Ça veut dire qu'on est
06:36vraiment dans une situation
06:39épouvantable.
06:40D'abord, il y a un indicateur
06:42qui, pour nous,
06:43est très important.
06:44C'est la saturation des morgues.
06:46D'accord ?
06:46Deuxièmement...
06:47On y est, là ?
06:48On y est dans certaines régions.
06:49Certains coins, on y est.
06:51On trouve de plus en plus
06:52de personnes décédées
06:53chez elles.
06:54D'accord ?
06:54Hier, je travaillais.
06:56C'était incroyable
06:58le nombre d'appels
06:59de gens qui venaient
07:00voir leurs parents
07:01à Paris
07:01et qui découvraient
07:03le cadavre
07:04à la maison.
07:05Ils n'avaient plus de nouvelles ?
07:07Ils n'avaient plus de nouvelles,
07:08donc ils venaient.
07:08Alors, souvent, bien sûr,
07:09des personnes âgées
07:10ou des personnes
07:11avec des traitements
07:13qui ne supportent pas
07:15très bien la chaleur.
07:16Donc, il y a une surmortalité.
07:19C'est atroce,
07:20mais c'est comme ça.
07:21Deuxièmement, en effet,
07:22qu'est-ce qui se passe, là,
07:24sur les organismes ?
07:25Je serais bien incapable
07:26de vous le dire
07:27après une succession
07:28d'une première canicule,
07:29une deuxième qui arrive
07:30et puis l'incertitude
07:32dont vous venez de parler
07:34sur...
07:35Alors, ça, c'est du jamais vu.
07:37C'est une mauvaise nouvelle, ça,
07:38la troisième carrière.
07:39Pour nous, c'est une très mauvaise nouvelle
07:40parce que vous ajoutez à ça...
07:42Alors, grand bien,
07:43on a fait, notamment,
07:44par exemple,
07:44le directeur général de la PHP
07:46de déclencher le plan blanc,
07:47mais on ne va pas pouvoir
07:48passer tout l'été en plan blanc.
07:49C'est-à-dire qu'on ne va pas pouvoir,
07:50par exemple, reporter
07:51des opérations qu'on a reportées, là ?
07:52Ce n'est pas possible
07:53parce que, notamment,
07:54et puis, il faut comprendre,
07:55il y a des malades
07:56qui attendent des opérations
07:57depuis longtemps, etc.,
07:58qui vont être opérés,
07:59donc voilà.
08:00Deuxièmement,
08:01il va y avoir les congés
08:02parce qu'il faut bien
08:02que le personnel parte en congé,
08:04ce qui est tout à fait...
08:04On sait que la situation
08:05que j'ai entendu,
08:05l'été à l'hôpital...
08:06Ah non, mais là, là, là...
08:08Là, on aurait voulu faire
08:09une situation de pire en pire.
08:11Un peu comme au moment
08:12du Covid ou pas ?
08:14Ah mais non,
08:15mais le Covid,
08:15c'était, j'ai envie de dire,
08:17c'était...
08:17Voilà, le Covid,
08:18les gens sont restés chez eux,
08:20vous mettiez du gel hydroalcoolique,
08:21un masque,
08:22il y avait les vaccins
08:23qui arrivaient,
08:24on n'a pas de vaccins
08:25contre le système caniculaire.
08:27Ça n'existe pas,
08:28ça n'existera jamais.
08:29Donc, du coup,
08:30ça veut dire
08:30toute une politique de prévention.
08:31Moi, à mon sens,
08:32si le Premier ministre,
08:34là, il y a une interministérielle
08:36très bien,
08:36qui travaille,
08:37qui réfléchisse,
08:38qu'ils aillent vite,
08:39il faut trouver
08:39des nouveaux systèmes,
08:41je ne sais pas,
08:43tendons des toiles
08:44entre les façades
08:45des immeubles
08:45dans les villes
08:46pour faire de l'ombre,
08:47pour essayer de faire...
08:48Ça existe à Séville,
08:50notamment.
08:50Oui, à Séville,
08:51à Ronda,
08:52tout ça,
08:52ça existe en Espagne.
08:53Ça ne doit pas coûter
08:53très cher, en plus.
08:54On dit qu'on est
08:54à 1 000 morts supplémentaires,
08:56ça veut dire
08:56que ça va être
08:56très, très largement dépassé
08:58ou ça l'est déjà.
08:59Oui, ça l'est certainement déjà
09:01parce qu'entre le moment
09:02où le certificat de décès
09:03est signé
09:03et il arrive dans
09:06les tuyaux
09:07de l'administration,
09:08il faut du temps,
09:09hélas,
09:10et puis surtout,
09:10vous avez l'usure des corps
09:12et ça,
09:12on ne sait pas où on va.
09:13Capitaine Abar,
09:14vous voulez rajouter ?
09:14Je vous souhaite déjà
09:15tirer un coup de chapeau
09:16au personnel soignant
09:16qui est en première ligne
09:17avec les services de secours.
09:19Ce qu'on a pu constater,
09:20c'est plus de 22%
09:21de nos interventions
09:22sur la même période
09:23par rapport à l'année dernière.
09:25Donc oui,
09:25en effet,
09:26on constate une vraie augmentation.
09:28Par contre,
09:28ce qu'on peut dire,
09:29c'est que l'État s'est préparé.
09:30L'État s'est préparé
09:31à travers notamment
09:32une vraie modernisation
09:34au final
09:34de la réponse
09:35des services de secours.
09:36Un exemple très concret,
09:37le kit de canicule.
09:40Ce kit de canicule
09:41a été mis en place
09:42à Paris,
09:43en Ile-de-France
09:43par la BSPP.
09:45À partir du moment
09:45où quelqu'un
09:46est pris en charge
09:47avec une hypothermie,
09:48les sapeurs-pompiers
09:50arrivent avec une hyperthermie.
09:53Mais c'est quoi ce kit ?
09:54Qu'est-ce qu'il y a dans le kit ?
09:55À partir du moment
09:56où les pompiers arrivent,
09:58ils mettent en place
09:58une baignoire,
09:59une baignoire mobile
09:59dans laquelle ils vont mettre
10:00des glaçons
10:01et de l'eau fraîche
10:02pour permettre finalement
10:03de baisser
10:04la température du corps.
10:06dans ces niveaux très fraîches
10:07pour faire baisser
10:08la température ?
10:08Tout à fait.
10:09En même temps,
10:10ce n'était pas nouveau.
10:11Ce qui a été nouveau,
10:12en effet,
10:12ça a été de déporter
10:13au plus près des malades
10:14qui étaient avec la température.
10:15De ne pas attendre
10:15à l'hôpital pour le faire.
10:16De ne pas attendre
10:17à l'hôpital
10:17qui était pour le faire.
10:19Et là,
10:19il y a une réserve de glaçons
10:20qui a été mise en place.
10:21On a quand même tiré
10:22un peu les leçons
10:22parce qu'il y a eu
10:2315 000 morts en 2003.
10:2520 000.
10:25À chaque fois,
10:27tout le monde se trompe.
10:28Les chiffres
10:29qui ont été corrigés
10:30après par l'Inserm
10:31et le CNRS
10:32sont plus de 20 000 morts.
10:34Oui, parce que cette surmortalité,
10:35il faut l'étudier dans le temps.
10:37C'était 85 000 en Europe.
10:39Alors, 20 000 morts en 2003.
10:41Oui.
10:42On aura moins de morts
10:43cette fois-ci.
10:44J'en sais rien.
10:45Je ne sais pas.
10:46Vous voyez,
10:46le sénario que votre collègue
10:48vient de dire,
10:49c'est très inquiétant.
10:50Si on a des successions
10:51de périodes de chaud,
10:53ça va être de plus en plus difficile.
10:53Parce que l'été ne fait que commencer.
10:54Oui.
10:55Et puis,
10:55vous avez le ras-le-bol des gens.
10:57Il faut voir aussi
10:58de la chaleur.
10:59Les gens vont partir,
11:00vont aller ailleurs.
11:01Mais il risque de ne pas y avoir d'ailleurs
11:03par rapport à ce que vous dites.
11:05Si c'est l'ensemble du pays
11:07qui est avec une chaleur étouffante,
11:10ça va être très difficile.
11:11Thierry Amourou est avec nous.
11:13Il est le porte-parole
11:13du syndicat national
11:14des professionnels infirmiers.
11:16Frédéric Maud de la CGT.
11:18Ah, c'est pas vous.
11:18CGT.
11:19CGT Construction.
11:20Excusez-moi.
11:21Oui, je confonds.
11:21Pardon.
11:22Excusez-moi.
11:22Frédéric Maud.
11:23Et Thierry Amourou est avec nous en ligne.
11:25Pardon.
11:25Thierry Amourou,
11:27bonsoir.
11:28Un mot quand même,
11:29parce qu'il y a ces climatiseurs
11:30qui arrivent.
11:31C'est une promesse
11:32de Sébastien Lecornu.
11:32Il y en a commandé 30 000
11:35d'un coup.
11:36Est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
11:38Est-ce que les voyers arriver ?
11:39Est-ce qu'enfin,
11:39le gouvernement réagit
11:40à la mesure
11:41de ce qu'on vit en ce moment ?
11:44Alors,
11:46ils ont été commandés ?
11:48Ou pas ?
11:49Il y a eu une annonce
11:50qui a été faite.
11:52Mais vous savez,
11:53on a le souvenir
11:55des 10 000 respirateurs
11:58lors de la vague du Covid
12:01de 2020.
12:03Ils sont arrivés
12:04deux mois après la bataille.
12:05Et en plus,
12:07c'était un équipement inadapté.
12:09C'était des respirateurs
12:11pour du transport,
12:12pas pour de la réanimation
12:14en hôpital.
12:16Donc là,
12:18on ne sait pas
12:18quand est-ce que ça va arriver.
12:21Et puis,
12:23comment ça va se présenter ?
12:24Autant,
12:25c'est important
12:26d'équiper les hôpitaux
12:28parce que la plupart
12:30ont des grands hauls vitrés
12:32qui sont devenus
12:33des serres médicalisées,
12:36mais des serres néanmoins,
12:38avec des chambres
12:40à 36 degrés
12:42très vitrées,
12:43sans voler,
12:45des fenêtres
12:46qu'on ne peut pas ouvrir
12:48ou que de quelques centimètres.
12:50Donc du coup,
12:51voilà,
12:51on fait le système.
12:53Et pourquoi il n'y a pas
12:54un plan clean
12:55pour l'hôpital
12:55mis en place
12:56sur plusieurs années ?
12:57Pourquoi on n'a pas
12:58anticipé
12:58puisque ces responsables
13:00politiques nous disent
13:01matin, midi et soir
13:03que de toute manière,
13:03la canicule,
13:04il va falloir s'y habituer,
13:05elle reviendra chaque année.
13:07On ne comprend pas
13:07pourquoi on n'a pas anticipé
13:09parce que c'est beaucoup
13:10d'argent à mettre
13:11sur la table
13:11sur plusieurs années.
13:13Ah non,
13:14mais l'argent,
13:15là,
13:15il n'y a pas de souci.
13:16Prenons l'exemple
13:17des EHPAD.
13:19Il y a
13:207500 EHPAD,
13:22610 000 résidents.
13:23Si vous voulez
13:25équiper
13:26les chambres
13:26de tous les EHPAD,
13:27pas simplement
13:28une seule pièce
13:30au sein de l'EHPAD
13:32où vous allez entasser
13:3380-120 résidents,
13:35eh bien,
13:36climatiser l'ensemble
13:38des EHPAD,
13:38ça représenterait
13:392 milliards.
13:41Or,
13:42la journée de solidarité,
13:44elle rapporte
13:44chaque année
13:452 milliards et demi.
13:47Mais elle existe
13:48depuis X années
13:49et du coup,
13:50on a accumulé
13:5150 milliards.
13:52où sont passés
13:53ces 50 milliards ?
13:55Pourquoi ils n'ont pas
13:55été utilisés
13:56pour les EHPAD ?
13:57Pourquoi ça n'a pas
13:58été utilisé
13:59pour les hôpitaux ?
14:00Parce qu'il faut
14:02bien comprendre
14:03que ce qui est
14:04une gêne
14:05pour nous,
14:06en parfaite santé,
14:07qui avons du mal
14:08à dormir la nuit,
14:12on est mal
14:13dans la journée,
14:13mais lorsque vous êtes
14:16à l'hôpital
14:16avec un problème
14:18cardiaque,
14:19respiratoire,
14:20même un problème
14:21chirurgical,
14:22et vous êtes
14:23dans une étuve
14:24à 36-38 degrés,
14:26mais c'est au-delà
14:29de l'inconfort.
14:30C'est-à-dire
14:31qu'il y a des gens
14:31qui meurent aujourd'hui
14:33parce que ça entraîne
14:35une aggravation
14:36de leur état
14:36et une décompensation
14:37de leur état.
14:38Mais justement,
14:39on l'avait évoqué
14:39avec Patrick Pelou,
14:40Thierry Amouroux,
14:41il y a une candidate
14:41à l'élection présidentielle
14:43qui s'interroge.
14:44Bonsoir Nathalie Arthaud,
14:45vous êtes avec nous,
14:46je rappelle,
14:46vous êtes candidate
14:47lutte ouvrière
14:48pour la prochaine
14:48élection présidentielle,
14:49vous avez écouté
14:50le début de notre discussion
14:51et c'est ce que vous demandez,
14:53c'est là-dessus
14:53que vous interpellez
14:54le gouvernement
14:54où est depuis 23 ans
14:56et passé l'argent
14:56de la solidarité.
15:00Mais bien sûr,
15:01moi quand j'entends
15:02qu'il y a des chambres
15:03d'EHPAD
15:04à 33, 34, 35 degrés,
15:06des chambres d'hôpitaux
15:08à 33, 34 degrés,
15:10ça me révolte,
15:11ça me révolte.
15:13Les malades
15:14qui sont à l'hôpital
15:15sont là pour être protégés.
15:17Au final,
15:18ils se retrouvent
15:18à être mis en danger.
15:20J'ai lu le témoignage
15:21du chef de service
15:23de l'hôpital d'Aulnay
15:24expliquer
15:25que les malades
15:26qui étaient venus
15:28pour se faire soigner
15:29pour bien d'autres choses
15:31se sont retrouvés
15:32en hyperthermie
15:33et en réanimation.
15:35Est-ce que c'est possible ça ?
15:37Et alors,
15:37bon, franchement,
15:38le gouvernement
15:38est très content de lui
15:39parce que dans les EHPAD,
15:40tout se passe bien.
15:41Mais une salle réfrigérée,
15:43franchement,
15:44franchement,
15:45tous ceux qui sont alités,
15:46qui ne peuvent pas
15:46se déplacer,
15:47comment ils font pour dormir ?
15:49Ce n'est pas acceptable.
15:51Ce n'est pas acceptable.
15:52Et oui,
15:53moi,
15:53je me souviens très bien
15:53de 2003.
15:54Il fallait être solidaire
15:56avec les anciens,
15:56avec les aînés.
15:57Il fallait tout faire
15:58pour que ça ne se reproduise pas.
16:00Il fallait climatiser
16:02les EHPAD
16:02et les moderniser,
16:03etc.
16:043 milliards par an.
16:06On est à plus de 60 milliards,
16:07là.
16:08Qu'est-ce qu'ils en ont fait ?
16:09Cette priorité-là,
16:11elle n'est même pas,
16:12finalement,
16:13elle n'est même pas respectée.
16:15Je trouve ça révoltant.
16:17Voilà.
16:17Madame Arthoresta,
16:18avec vous.
16:18Je vous pose la question.
16:19Justement,
16:20Frédéric Bianchi
16:20est journaliste
16:21à BFM Business.
16:23Vous avez enquêté,
16:23vous avez regardé
16:24où est passé l'argent
16:25ou plutôt,
16:26où passe l'argent
16:26de cette journée de solidarité.
16:28Alors, Frédéric ?
16:28Bon,
16:29alors il faut savoir
16:29que d'abord,
16:30cet argent de solidarité,
16:31c'est à peu près
16:31effectivement 3 milliards par an.
16:32C'est à peu près l'ordre de grandeur
16:33qu'on nous a donné.
16:34Où est passé l'argent ?
16:35Il n'est pas parti
16:36pour financer les vacances
16:38des ministres.
16:39Il a été utilisé,
16:39cet argent.
16:40Alors certes,
16:41il n'a pas été utilisé
16:42pour mettre une climatisation
16:43dans chaque chambre d'EHPAD.
16:45Mais ce n'est pas
16:46ce que prévoyait la loi.
16:46La loi, elle disait
16:47que chaque EHPAD
16:48devait avoir au moins
16:49une pièce climatisée.
16:51Alors, ces 3 milliards,
16:52on ne sait pas trop
16:52comment ils sont fléchés.
16:53Maintenant,
16:53ce qu'on sait en tout cas,
16:54c'est que depuis 2021,
16:56ils servent à abonder
16:57ce qu'on appelle
16:57la branche solidarité
16:59de la sécurité sociale
17:01qui a été créée.
17:02Et qu'est-ce que ça finance
17:02tout ça ?
17:03Principalement des salaires.
17:04Des salaires d'aides soignantes,
17:06d'aides à domicile,
17:07des soins,
17:08des soins dans les EHPAD.
17:09C'est tout ça
17:10que ça finance cet argent-là.
17:11Il faut savoir
17:12que la branche solidarité,
17:12c'est à peu près
17:1343 milliards d'euros par an.
17:15C'est grâce à ça
17:16qu'on a évité.
17:17Pour le moment,
17:17il faut être évidemment
17:18très prudent.
17:19Mais le drame de 2003,
17:22le docteur Pelou
17:23parlait de 20 000 morts.
17:24On n'y est pas quand même.
17:25On ne peut pas dire
17:26que rien n'a été fait
17:27depuis une vingtaine d'années.
17:30Il y a eu le plan bleu
17:31dans les EHPAD.
17:32On a oublié l'hôpital.
17:33C'est-à-dire qu'on a
17:34tout misé sur les EHPAD.
17:35Tout misé sur les EHPAD.
17:36C'était les leçons de 2003.
17:37Exactement.
17:38Et on voit qu'à l'hôpital,
17:39malheureusement,
17:40on n'a pas climatisé.
17:41L'hôpital est sans doute
17:42le grand oublié
17:43de ce qui a été dépensé.
17:45On a tout mis sur les EHPAD
17:47parce que le drame,
17:48en 2003,
17:48avait été sur les EHPAD.
17:50Mais dans les EHPAD,
17:51il y a depuis eu
17:51le plan bleu quand même.
17:53Tous les EHPAD
17:54se mobilisent évidemment
17:55pour hydrater
17:56les résidents des EHPAD.
17:58D'accord, mais Frédéric,
17:59excusez-moi là.
18:00Non, mais cet argent
18:00n'a pas été carqué.
18:01Oui, très bien.
18:02Mais regardez,
18:03là vous nous dites
18:0375% alloués
18:04pour le financement
18:05de l'établissement.
18:05D'accord.
18:0617% distribués
18:07sous forme d'allocation.
18:08Mais je vois
18:08le coût de gestion
18:10administrative
18:11de l'organisme
18:12qui gère
18:12l'argent collecté.
18:14750 millions d'euros par an.
18:16Pour gérer
18:17cet argent,
18:18on dépense,
18:19donc pour l'administration,
18:20750 millions d'euros par an.
18:22C'est peut-être trop.
18:23C'est un cinquième
18:24de ce que rapporte
18:25la journée.
18:25Sans doute,
18:26c'est peut-être
18:28beaucoup.
18:29Il y a sans doute
18:29des économies à faire.
18:30Mais vous savez
18:30qu'en France,
18:31on n'est pas au problème
18:31de sous-administration
18:32parce que ce problème-là,
18:34vous pouvez le trouver
18:35dans toutes les administrations.
18:36Il y a peut-être
18:37évidemment
18:38quelques gabegies
18:39dans ce service
18:40qui est censé
18:42gérer cet argent-là.
18:43Mais ces 3 milliards et demi,
18:45encore une fois,
18:45il y en a une bonne partie
18:47qui ont été investis
18:48pour le confort
18:49des résidents
18:50dans les EHPAD.
18:50Ce qui nous a permis
18:51jusqu'à présent,
18:52et encore une fois,
18:53il faut être très prudent,
18:54le drame de 2003
18:55qui avait causé
18:56plus de 20 000 morts.
18:57Donc voyez,
18:57Mme Arthaud,
18:58l'argent,
18:58on sait comment
18:59il a été fléché.
19:00Et puis,
19:00il y en a une partie
19:01qui part à l'administration aussi.
19:06Non,
19:06mais évidemment,
19:07il faut payer
19:08les salariés des EHPAD.
19:10Et oui,
19:10moi,
19:10je tiens aussi
19:11à leur rendre
19:13un hommage
19:13comme aux salariés
19:14des hôpitaux
19:15qui ont travaillé
19:16dans des conditions
19:17extrêmement difficiles,
19:18évidemment.
19:18et il devrait être
19:20bien mieux payé,
19:21bien mieux reconnu
19:22par la société.
19:23Là-dessus,
19:23il n'y a pas de doute.
19:24Mais là,
19:24vous nous expliquez
19:25que c'est le problème
19:26de la suradministration.
19:27Mais attendez,
19:28c'est une blague.
19:29il y a 436 milliards
19:31pour la loi
19:32de programmation militaire.
19:33Le gouvernement
19:34a décidé
19:34la construction
19:35d'un porte-avions
19:36à 10 milliards.
19:37On va construire
19:38des missiles,
19:39on va fabriquer,
19:40voilà.
19:40Et on ne trouve pas
19:41de quoi climatiser
19:43ou rafraîchir,
19:44rafraîchir un EHPAD.
19:45Vous savez,
19:45tous les EHPAD.
19:46Moi,
19:46je fréquente un EHPAD
19:48très régulièrement.
19:49J'y suis allé
19:50il y a encore
19:51deux jours.
19:52J'y étais.
19:53Alors,
19:53c'est un système
19:54de climatisation
19:55mais pas dans
19:55toutes les chambres.
19:56En fait,
19:56l'air est rafraîchie
19:56et ça fonctionne bien
19:58mais parce que
19:58cette EHPAD
19:59a été construite
20:00il y a 5 ans.
20:01Il y a 5 ans
20:02et c'est une exception
20:03en réalité
20:04et c'est ça
20:04le problème.
20:05C'est que la priorité
20:06ce n'est jamais
20:07les intérêts,
20:08les besoins
20:09finalement de la population
20:10et des travailleurs
20:11en particulier.
20:13Mais Mme Arthaud,
20:13vous demandez
20:14un plan clim
20:14comme le demande
20:15Marine Le Pen
20:16en fait.
20:19Mais la climatisation
20:21est devenue
20:22incontournable.
20:23Incontournable
20:23au stade
20:24où nous en sommes.
20:26Incontournable.
20:26Comment on fait
20:26pour survivre
20:28comme ça ?
20:29Entendre
20:30qu'il y a
20:31des malades
20:31à l'hôpital
20:32qui sont en hyperthermie,
20:34c'est acceptable ça ?
20:35Donc moi,
20:36je défends l'idée
20:37qu'il faut qu'on survive
20:39dans cette atmosphère
20:41qui est devenue
20:41juste invivable
20:43et invivable
20:43à cause de quoi ?
20:45A cause de qui ?
20:47Et moi,
20:47ce qui me met aussi
20:48très en colère,
20:49j'ai entendu
20:50Farandou ce matin
20:51le ministre du Travail
20:52et des Solidarités
20:53expliquer justement
20:54sur cette journée
20:55de solidarité
20:57puisqu'il a été questionné
20:58où vont les 3 milliards
20:59par an.
21:00Et il a expliqué,
21:01ce n'est pas moi
21:02qui l'invente,
21:03lui, il a expliqué
21:04qu'il ne fallait pas
21:05faire que de l'adaptation,
21:06il fallait aussi lutter
21:07contre les émissions
21:08de gaz à effet de serre.
21:10Autrement dit,
21:11il faut verser
21:11des milliards
21:12de subventions
21:13à ArcelorMittal,
21:15à Total,
21:16à Peugeot,
21:17à Mercedes
21:18qui font les usines
21:19de batteries
21:19au nom de la décarbonation.
21:21Mais dites-moi,
21:22tous ces gros trusts
21:23qui sont richissimes,
21:24qui font des profits
21:25à n'en plus finir,
21:26ils ne peuvent pas les payer ?
21:27Ils ne peuvent pas les payer
21:28leurs investissements ?
21:29La décarbonation ?
21:30Moi, je dis
21:31qu'ils devraient les payer.
21:32Ils devraient les payer
21:32et cet argent,
21:33ils devraient évidemment
21:34aller aux EHPAD,
21:35aux hôpitaux,
21:36aux écoles aussi.
21:37Nathalie Arthaud,
21:38vous parlez de Jean-Pierre Farandou,
21:39le ministre du Travail.
21:40Lui, il voudrait
21:40qu'on vive à l'espagnol.
21:42D'ailleurs, il va se rendre,
21:43je crois, en Espagne
21:44à la rentrée
21:45pour voir un peu
21:45comment ça se passe.
21:46Peut-être décaler
21:47les horaires du travail,
21:49arrêter de travailler
21:49entre 9h et 18h,
21:50travailler peut-être
21:51plus tôt le matin
21:51ou plus tard le soir.
21:52Est-ce qu'il faut vivre
21:53désormais à l'espagnol ?
21:54Et il faut aussi
21:55que les salariés s'y mettent.
21:56Alors, justement,
21:57écoutez le ministre du Travail.
22:00À partir de septembre,
22:01j'ai proposé aux partenaires sociaux
22:03d'engager un grand travail
22:04de réflexion.
22:05D'abord, on fera
22:05le retour d'expérience
22:06sur ce qui s'est passé
22:07juillet, juillet, août
22:07de manière très lucide.
22:09Et ensuite,
22:09j'ai proposé d'ailleurs
22:10à l'invitation
22:11de la ministre espagnole
22:12du Travail
22:12que j'ai eue vendredi
22:13au téléphone.
22:14Je lui ai demandé
22:14si elle était d'accord
22:15pour nous recevoir.
22:16Bien évidemment,
22:16elle a dit oui.
22:17Donc, on va aller ensemble
22:18en Espagne.
22:19En Espagne, à Madrid,
22:20à 42h, ça fonctionne.
22:21On va faire un voyage d'études
22:23et je vais proposer
22:24aux partenaires sociaux
22:24bien sûr de venir.
22:25On y restera deux ou trois jours
22:27bien évidemment.
22:28Et on essaiera de comprendre
22:28comment la société espagnole
22:30s'est adaptée à la chaleur.
22:31Ils sont juste à côté.
22:32Il faut qu'on considère
22:33en fait que la France,
22:34l'été, ça devient l'Espagne.
22:35Voilà, madame Arthaud.
22:42Est-ce qu'ils ne pourraient pas
22:43écouter tout simplement
22:45les ouvriers ?
22:46Est-ce qu'ils ne pourraient pas
22:47tout simplement écouter
22:47les travailleurs ?
22:49Moi, je pense qu'à partir du moment
22:51où on se fatigue
22:51deux fois plus vite
22:52quand on travaille
22:53à 35 degrés,
22:55eh bien, il faut qu'on travaille
22:56deux fois moins.
22:57Voilà.
22:57On est courte,
22:58la journée de travail.
22:59On la divise même peut-être
23:01par deux en réalité.
23:02Et puis, on ralentit les cadences.
23:04Ah mais ça, les cadences,
23:05c'est un principe sacro-saint.
23:06Dans toutes les usines automobiles,
23:08vous savez,
23:08les travailleurs,
23:09ils ont dû se battre
23:09pour allonger un petit peu
23:10leur pause,
23:11pour avoir un peu plus de pause
23:12et pour les rallonger
23:13un petit peu.
23:14Par contre, les cadences,
23:15ça, il ne faut pas y toucher.
23:17La production,
23:18il faut qu'elle sorte.
23:18Il faut arrêter avec tout ça.
23:20Il faut arrêter avec tout ça.
23:21Il faut que la priorité,
23:22ça soit bien sûr la santé,
23:23la protection des travailleurs
23:24de ceux-là même
23:25qui font tourner la société.
23:27Donc moi, je ne dis pas
23:28qu'il faut se mettre
23:28à l'heure espagnole.
23:29Il faut se mettre à l'heure
23:30des travailleuses et des travailleurs.
23:32Merci, madame Arthaud,
23:33candidate à l'élection présidentielle
23:34pour le Parole de lutte ouvrière.
23:36Merci d'avoir été avec nous
23:37avant de continuer,
23:38de discuter,
23:39de voir comment on peut adopter
23:40justement les chantiers,
23:41le bâtiment,
23:41les travaux publics
23:42avec le représentant
23:43de la CGT et le bâtiment.
23:44On va retrouver Loïc Besson.
23:46Il est à l'hôtel de Matignon
23:46pour BFM TV
23:47parce que le Premier ministre
23:48tient en ce moment
23:49une réunion de la cellule de crise.
23:51Loïc, en bras de chemise
23:51qui est assez rare.
23:55Exactement, place Beauvau
23:56parce que c'est au ministère
23:57de l'Intérieur
23:57que se tiennent à chaque fois
23:58ces cellules interministériales
23:59de crise,
23:59même si celle-ci,
24:00en effet, dans quelques instants
24:01va être présidée
24:02par le Premier ministre,
24:04le gouvernement
24:05qui tient quand même
24:05a souligné
24:07que le système a tenu,
24:09que les équipes de secours
24:10jusqu'aux armées
24:11ont su se mobiliser,
24:12s'organiser,
24:13que le système électrique
24:13aussi a tenu
24:14malgré bien sûr
24:15une surconsommation
24:16liée tout simplement
24:17au climatiseur.
24:18Pour autant,
24:19il ne faut rien minimiser.
24:21C'est clairement
24:21le mot d'ordre
24:22autour du Premier ministre
24:23qui entend quand même
24:24souligner les failles,
24:26les faiblesses
24:27qui ont été constatées
24:28ces derniers jours
24:29et qu'il faut à tout prix
24:30corriger en vue
24:31d'un nouvel épisode
24:32de canicule.
24:33D'abord,
24:34au sein des hôpitaux
24:35rappeler que même
24:36si les températures
24:37ont baissé globalement
24:37en France,
24:38la tension reste toujours
24:39très vive
24:40et il ne faut pas sortir
24:41du niveau maximal
24:43du plan Orsan.
24:45Souligner aussi
24:46qu'il y a eu
24:46des défaillances techniques
24:47dans le rafraîchissement
24:48de certains établissements
24:49essentiels
24:50comme les hôpitaux,
24:51les crèches,
24:51les écoles.
24:53Souligner aussi
24:53les faiblesses
24:54et les défaillances
24:55qu'il y a pu avoir
24:56dû à l'ancienneté
24:58du réseau de chemin de fer
24:59par exemple
24:59ou tout simplement
24:59au système de climatisation
25:01des transports
25:03en commun.
25:04et puis également
25:06réfléchir
25:07à encadrer
25:08les festivités,
25:09les activités,
25:09les rassemblements.
25:10On l'a vu,
25:11ça a été flou
25:11pour la fête de la musique
25:12par exemple.
25:13Il va y avoir
25:13le 14 juillet
25:14le Tour de France.
25:15Faut-il une doctrine
25:16plus stricte
25:16en cas de forte canicule ?
25:17Ça fait partie des sujets
25:18que le Premier ministre
25:19veut mettre sur la table.
25:21On nous promet également
25:23plusieurs annonces,
25:24une annonce en particulier
25:26et également
25:26un suivi des attentes.
25:28Sébastien Lecornu
25:28qui va forcément
25:29faire le lien
25:29avec la canicule de 2003.
25:32Ça a tenu dans les EHPAD.
25:33Évidemment,
25:34le bilan n'a rien à voir.
25:36En revanche,
25:36ça peut s'avérer
25:37plus compliqué
25:38dans les décès
25:39dits à domicile.
25:41Loïc Besson
25:42avec David Bouteillet
25:42devant le ministère
25:43de l'Intérieur
25:44pour BFM TV.
25:45Frédéric Maud,
25:45vous êtes secrétaire fédéral
25:46CGT Construction.
25:48Vous voyez faire de la construction
25:49à la mode espagnole ?
25:50Commencer tôt le matin,
25:51arrêter tôt en début d'après-midi
25:52ou décaler le soir ?
25:54Je ne sais pas.
25:55Pour l'instant,
25:55depuis le début de la séquence,
25:57on est à trois morts.
25:58Une quinzaine d'hospitalisations
26:00en hyperthermie grave,
26:02donc possiblement
26:03avec séquelles.
26:04Pardon,
26:05les trois morts,
26:06c'est dans l'exercice
26:08de leur fonction ?
26:09Oui, oui.
26:09Par exemple,
26:09un couvreur
26:10il y a eu un jeune couvreur.
26:11Oui, parce que nous,
26:12depuis le mois de mai,
26:13on prend cher.
26:15Ce n'était pas les 45,
26:17on est monté à 35,
26:18mais on avait des chocs thermiques
26:20parce qu'en 48 heures,
26:22on passait de 35 à 15.
26:23Le corps,
26:24on est habitué à être dehors.
26:25Mais le corps,
26:25pour qu'il s'habitue,
26:26on est habitué jusqu'à 30,
26:28après, au-delà, 40.
26:29Et on vous fait travailler
26:30quand il fait 35, dehors ?
26:32Je suis constructeur de route,
26:33on reçoit la cam
26:34à 160 degrés au sol
26:36et on a les pieds dessus.
26:37Nous, on a des aires ambiores
26:38à 75 degrés.
26:39On n'a plus de job étudiant,
26:40on n'a plus l'intérimaire,
26:41on n'a plus là,
26:42on n'a vraiment que les salariés à guérir.
26:43Mais on arrive au bout,
26:45là, depuis quelques étés,
26:47au bout d'une barrière thermique
26:49infranchisable.
26:49Enfin, c'est physiologique.
26:50C'est-à-dire que le sang
26:51se met à bouillir à 100 degrés.
26:52On n'en est pas loin.
26:53Voilà, on arrive au bout.
26:55Ce qui se passe là,
26:56c'est que comme rien n'a été fait
26:58depuis toujours,
26:58et pourtant,
26:59ce n'est pas faute d'être prévenu,
27:00là, tout va se faire
27:01un peu dans l'urgence.
27:02Donc, on dit que ça...
27:02Pourquoi, par exemple,
27:03qu'est-ce qu'on vous dit ?
27:03Eh bien, on va nous mettre,
27:05il faut commencer plus vite,
27:06finir plus tôt.
27:07Ouais, déjà,
27:08on commence plus vite,
27:09on ne finit pas forcément plus tôt.
27:11Vous commencez plus tôt,
27:11vous commencez à quelle heure,
27:12en période de canic ?
27:13Ça peut être 6h du matin,
27:157h du matin.
27:16Alors, le souci,
27:17c'est qu'en ville,
27:17on prend des frigos
27:18du 4e étage,
27:19parce que les gens
27:20ont besoin de dormir.
27:20Les gens se plaignent des nuisances ?
27:21Ah oui,
27:22ce n'est pas comme avant,
27:23ce qu'on a pu connaître.
27:24Aujourd'hui, c'est ça.
27:25Les gens ne comprennent pas
27:26qu'on vous fait travailler,
27:27parce que, justement,
27:28il va faire très chaud.
27:29Une patronne,
27:30l'autre fois,
27:30on discutait ensemble,
27:31elle me dit,
27:31mais même à la campagne,
27:32elle envoie ses gars
27:33sur un chantier
27:34dans un petit amour
27:34en pleine campagne.
27:36Ils ont été reçus au fusil,
27:37il était 6h du matin,
27:38ils ont été reçus au fusil.
27:39C'est compliqué
27:40de décaler les horaires en France,
27:42ce n'est pas culturel.
27:44Après, la sieste espagnole,
27:45bon, le ministre,
27:46je veux bien,
27:46mais en Espagne,
27:47c'est assez simple,
27:48ils font 6h midi,
27:496h 13h.
27:51C'est comme ça,
27:52mais c'est culturel.
27:52Il va falloir en venir là ou pas ?
27:54C'est culturel.
27:55De notre point de vue,
27:56on va y être contraints
27:57et forcés,
27:58il n'y a pas que nous.
27:59J'ai bien aimé, moi,
28:00les déclarations des camarades
28:01de la métallurgie
28:02sur les endroits
28:03où il y a des robots,
28:04il y a de la clim,
28:05là où il n'y a que des hommes,
28:05on n'en a pas.
28:07Ça illustre quand même
28:08pas mal le...
28:09Mais vous avez l'impression
28:10qu'il y a un discours,
28:14les hommes politiques
28:15ou les femmes politiques
28:16nous disent
28:16attention,
28:18les canicules vont se répéter,
28:19les vagues de chaleur,
28:20et puis derrière,
28:21l'action n'est pas là,
28:22pas à la hauteur en tout cas.
28:23Mais là,
28:23sur Paris,
28:24vous avez une commission
28:26de la mairie de Paris,
28:28Paris 50 degrés.
28:29Je rappelle que nos villes
28:31européennes,
28:3150 degrés,
28:32sont inhabitables.
28:34Depuis des siècles,
28:35nous avons construit
28:36nos villes contre le froid,
28:38ça n'a jamais été prévu
28:39pour le chaud,
28:40donc ça deviendra inhabitable.
28:41Julier 2018,
28:42on est monté à 46,8 sur Paris,
28:44on n'est quand même pas loin.
28:45Ça a duré une journée,
28:47si on a trois semaines
28:48à 48,50...
28:49Aujourd'hui,
28:50on n'est pas prêt
28:51pour vivre à 50 degrés.
28:51Du tout.
28:53Du tout,
28:53à la ramasse totale.
28:54Il y a des...
28:56On ne peut pas arrêter
28:57les constructions,
28:58il y a des délais à tenir,
29:00parce qu'il y a des clients
29:00qui ont payé,
29:01qui attendent
29:02au bout du chantier,
29:03donc il faut forcément
29:04trouver un modus vivendi.
29:05Oui,
29:06alors la demande en bâtiment
29:07pour la demande,
29:08c'est de la demande publique,
29:10notamment les collectivités,
29:11et pour les travaux publics,
29:1375% c'est de la demande publique.
29:15Donc à un moment donné,
29:16il y a aussi un devoir
29:16d'exemplarité,
29:17qu'on n'observe pas plus que ça,
29:19déjà.
29:20Sur les délais,
29:21je pense qu'il y a moyen
29:22de travailler,
29:23on y travaille déjà,
29:24puis on a réussi
29:24à faire bouger les lignes,
29:27ça me part tout,
29:28mais j'ai envie de dire,
29:30on n'en est plus là,
29:31j'étais la semaine dernière
29:31sur Bruxelles,
29:33interpellé par la Commission européenne
29:35sur l'industrie,
29:36c'est la même chose.
29:37Nous,
29:38on est sur la cité de demain
29:39et un plan Marshall.
29:40Enfin,
29:41il y a un moment donné,
29:42plan Marshall,
29:43c'est la construction.
29:43– Ce qu'on vous demande
29:44de construire aujourd'hui,
29:45est-ce qu'on prend vraiment en compte
29:46le fait qu'il fera
29:48de plus en plus chaud
29:49et qu'il faut donc adapter
29:50le bâti à ces nouvelles données ?
29:53– Il y a des choses
29:54qui sont faites,
29:55on ne peut pas le nier,
29:56il y a des choses
29:57qui sont faites,
29:58est-ce que c'est à la hauteur
29:59des enjeux ?
30:00De mon point de vue,
30:01non,
30:01parce qu'on continue le béton
30:03qui est très conducteur,
30:05on continue toutes ces choses.
30:06– Il y a des nouveaux matériaux
30:07qui arrivent quand même.
30:08– Il y a des nouveaux matériaux
30:08qui arrivent.
30:09– C'est toujours des grandes baies vitrées ?
30:10– Voilà, plein sud.
30:12– Voilà.
30:13– Non, mais c'est tout ça,
30:14c'est qu'on a fait
30:15en fonction du froid,
30:16c'est-à-dire que nos baies vitrées
30:17sont orientées plein sud,
30:19on s'est protégés du nord,
30:20on a pris en compte
30:21les vents dominants,
30:22enfin,
30:23mais c'est séculaire.
30:25Là, aujourd'hui,
30:25boum,
30:26il y a coup d'arrêt.
30:27– Donc c'est vraiment
30:27un changement de mentalité
30:28?
30:29– C'est complètement autre chose,
30:30c'est pour ça qu'on porte
30:31l'idée,
30:32l'idée,
30:33parce qu'on n'est pas
30:34forcément compétent
30:35à dire qu'on a raison sur tout,
30:36mais l'idée de
30:37pourquoi pas se mettre
30:38autour d'une table
30:39entre professionnels,
30:40chercheurs,
30:40parce que j'entendais
30:41parler végétalisation.
30:43Dans les grandes villes
30:43où ça a été fait massivement,
30:45ils ont réintroduit
30:45le paludisme
30:47qui avait disparu
30:47depuis 40 ans,
30:48notamment en Asie.
30:49Peut-être se rapprocher
30:51des chercheurs
30:51en phytotechnie,
30:52donc la science des plantes,
30:53pour faire les choses
30:54un peu plus sérieusement,
30:55pour mettre du monde autour,
30:56et pas que de la com politique.
30:57– On va retrouver
30:59Marie-Gentrique,
31:00elle est à Chanteloup-les-Vignes,
31:01nous sommes donc
31:01dans les Yvelines,
31:03parce que Marie,
31:05cette canicule
31:06a montré aussi
31:06des défaillances
31:07de réseaux électriques,
31:09d'où la colère
31:10de bon nombre
31:11de commerçants,
31:12certains que vous avez rencontrés
31:13d'ailleurs,
31:13et vous êtes avec eux,
31:14des boulangers.
31:16– Oui,
31:17plus que la colère,
31:18c'est surtout
31:18le désarroi des commerçants,
31:20parce qu'effectivement,
31:21pendant des heures,
31:22des heures,
31:23parfois même des jours,
31:24ils n'ont pas eu
31:24d'électricité.
31:25Je suis avec Sandrine,
31:26qui est boulangère
31:27depuis 40 ans maintenant.
31:28Alors Sandrine,
31:29il y a eu plusieurs coupures
31:30d'électricité,
31:31mais la grosse coupure,
31:32elle a duré
31:32une trentaine d'heures.
31:32– Pardon,
31:32on va écouter le Premier ministre,
31:34Sébastien Lecornu.
31:34– Sur le terrain météorologique,
31:36mais enfin évidemment,
31:37je le fais devant les médias,
31:39avoir une pensée particulière
31:40pour les victimes,
31:42non seulement d'ailleurs en France,
31:44mais aussi dans désormais
31:45beaucoup de pays en Europe
31:46de cette canicule,
31:48leurs familles,
31:48et celles et ceux
31:49qui sont évidemment
31:51éprouvés par cette crise climatique
31:55et de chaleurs extrêmes
31:57sur lesquelles
31:57on va revenir dans un instant.
31:58Je pense que pour cette CIC,
32:00je vous propose de regarder
32:02de la manière
32:03la plus rationnelle possible
32:05globalement la liste
32:05de ce qui a fonctionné
32:07et beaucoup de choses
32:08ont fonctionné.
32:09Et d'ailleurs,
32:09ce qui a fonctionné globalement
32:10est ce qui a été anticipé.
32:12Puis les éléments,
32:13à mon avis,
32:13qui méritent une attention
32:15particulière,
32:15et je le dis clairement,
32:17des choses qui ont moins
32:18bien fonctionné
32:18et sur lesquelles je souhaite
32:20qu'on puisse trouver
32:20un certain nombre
32:21de réponses.
32:22Certaines ont déjà été documentées
32:23par les équipes
32:24et les ministères,
32:25et je vous en remercie,
32:26et ça a été remonté,
32:27et qu'on puisse prendre
32:28un certain nombre
32:29de décisions
32:29dans les jours qui viennent,
32:30étant entendu que
32:31la perspective
32:33d'une reprise
32:33d'un épisode caniculaire
32:35est possible,
32:36avec la prudence,
32:37évidemment,
32:38qu'il convient d'avoir.
32:39Sur ce qui a bien fonctionné,
32:40je le dis vraiment
32:41pour les équipes
32:41de Météo France,
32:42la directrice générale
32:44Virginie Schwartz
32:45est là-bas,
32:46je veux le dire
32:46parce que globalement,
32:48l'ensemble de la chaîne
32:49de prévision
32:50et ensuite de réaction
32:52au fond des agents
32:54de Météo France
32:54jusqu'aux agents hospitaliers
32:57à l'entrée des urgences
32:58de nos hôpitaux
32:58en passant par les forces
33:00de sécurité civile,
33:01l'ensemble de la chaîne
33:02a tenu.
33:03Et notamment sur la qualité
33:04des prévisions,
33:05je me rappelle
33:06qu'il y a quelques années,
33:07parfois Météo France
33:08faisait l'objet
33:08de procès un peu faciles
33:10et on voit bien
33:10que les différents investissements,
33:12la qualité des équipes
33:13nous a quand même permis
33:13d'avoir des modèles
33:14qui sont solides
33:15et qui nous permettent
33:16en plus d'avoir
33:16des partenariats
33:17avec les différents pays
33:18qui nous entourent.
33:19Donc ça, évidemment,
33:20cette réactivité-là
33:21nous a permis
33:22de notamment traiter aussi
33:23la question
33:24de la fête de la musique
33:25dans des temps records
33:26puisqu'entre le moment
33:26où les alertes ont été données,
33:27le moment où on est rentré
33:28en discussion
33:29avec l'ensemble des préfets
33:30des forces de sécurité civile,
33:31des forces de sécurité intérieure,
33:32on a eu une organisation
33:33qui a bien fonctionné.
33:35La deuxième des choses,
33:35c'est évidemment la solidité
33:37et la réactivité
33:38des capacités hospitalières.
33:40Heureusement qu'on a pris
33:41les décisions d'Orsane 2,
33:42Madame la Ministre de la Santé,
33:43et d'Orsane 3 dans les temps
33:45avec beaucoup de subsidiarité
33:46qui ont permis
33:46de déclencher
33:47les différents plans,
33:48blanc ou bleu aussi
33:50pour les établissements
33:51médico-sociaux.
33:52Enfin, on va y revenir
33:53parce qu'il y a de l'inertie
33:54évidemment sur la tension hospitalière
33:56et si les températeurs
33:57sont meilleures,
33:58ce n'est pas pour autant
33:58que la situation
33:59n'est pas tendue
34:00dans les différents hôpitaux.
34:01On va y revenir.
34:02La troisième des choses,
34:03évidemment,
34:03sur mise à l'intérieur
34:04à la réactivité
34:04des forces de sécurité civile.
34:06Les chiffres sont impressionnants,
34:07je le dis pour le directeur général.
34:09L'ensemble de la chaîne,
34:10que ce soit les militaires
34:10sur évidemment Paris et Marseille,
34:14mais c'est vrai aussi
34:15l'ensemble des 10 du pays,
34:16l'activité opérationnelle
34:17a été très très forte
34:18et donc évidemment,
34:19ça pose des questions
34:20aussi d'endurance
34:21sur les semaines à venir
34:22avec la question
34:23des risques
34:23et des feux de forêt.
34:24La quatrième des choses,
34:26c'est évidemment,
34:27et à la fois ça a fonctionné,
34:29mais on va y revenir,
34:31c'est pour moi
34:31le sujet de préoccupation
34:32numéro un,
34:33c'est les dispositifs locaux
34:35de protection des personnes.
34:37Globalement,
34:38toute personne fragile
34:39confie un établissement spécialisé,
34:41je pense très fort aux EHPAD,
34:42ça a fonctionné.
34:43Je pense aussi
34:44à l'hébergement d'urgence,
34:46ici ou là,
34:47il y a évidemment
34:47toujours des difficultés,
34:48mon propos est national,
34:49donc il peut souffrir
34:50d'exceptions locales.
34:52Ces publics sont connus,
34:53il existe des plans,
34:54ils ont été déclenchés,
34:55la chaîne de commandement,
34:56si j'ose dire,
34:57a bien fonctionné.
34:58Sur les populations
35:00de nos concitoyens
35:01fragiles à domicile,
35:03à la fois les plans
35:04ont bien été déclenchés,
35:05l'exécution de ces plans,
35:06j'en dirai un mot
35:07dans un instant,
35:07a été beaucoup plus difficile,
35:09ce qui explique
35:09la décision que nous avons prise
35:10avec les ministres
35:11de cette activation
35:12du réseau des facteurs
35:14pour permettre
35:15de venir ici ou là,
35:16venir supplier
35:17les différentes difficultés locales,
35:19parce que des mairies
35:20parfois ayant
35:21un manque de moyens,
35:22des centres communaux
35:23d'action sociale
35:23qui ont pu être débordés,
35:24un réseau associatif
35:25qui avait besoin
35:26de suppléances.
35:27En tout cas,
35:28on voit que c'est perfectible,
35:29j'en dirai un mot
35:29dans un instant.
35:30Enfin,
35:30de manière plus générique,
35:31le système énergétique
35:32a tenu,
35:33je le dis parce que
35:34parfois beaucoup
35:34de contre-vérités
35:35circulent ici ou là,
35:36je vous rappelle quand même
35:37que globalement,
35:38avec la climatisation,
35:39on est à 25% de consommation
35:40en plus par rapport
35:41à la période ordinaire,
35:43quelque chose comme
35:44globalement 58 gigawatts,
35:45on est loin des 80 gigawatts
35:47des pics de l'hiver,
35:48mais enfin,
35:49globalement,
35:50la tension était là
35:50et le réseau était
35:51non seulement de qualité,
35:52mais en plus,
35:53on a continué
35:53à exporter de l'électricité
35:54pendant toutes ces périodes.
35:55J'en parle maintenant
35:56parce que c'est un des défis
35:57qu'il va falloir relever aussi
35:58sur la résilience
35:59de ces réseaux
36:00dans la durée.
36:01Et enfin,
36:02un mot pour les transports
36:03et la SNCF,
36:05dans lequel il y a eu
36:06des situations
36:06un peu chaotiques au début,
36:08mais il y a une réactivité
36:09très importante
36:09du ministère des Transports
36:10et des équipes de la SNCF,
36:11il faudra le dire,
36:13ces équipes,
36:13parce que s'il y a eu
36:14vraiment des situations
36:15très pénibles,
36:16il y a aussi un principe
36:17de précaution
36:17qui s'est évidemment
36:19très vite installé,
36:20retrait des rames
36:21qui ne sont pas encore
36:21climatisées,
36:22moyennant quoi,
36:23ça a créé évidemment
36:23des perturbations réelles,
36:24mais la capacité
36:26à protéger les voyageurs
36:28est largement ce qui a dominé
36:29et je crois pouvoir dire
36:30que ça a fonctionné.
36:31Si j'avance,
36:33toute comparaison mécanique,
36:34si j'ose dire,
36:35et la ministre de la Santé
36:36l'a dit,
36:36et je pense que les chiffres
36:37de Santé publique France
36:39viendront encore le démontrer
36:40dans les heures qui viennent,
36:41toute comparaison mécanique
36:42avec 2003
36:44serait assez mal à propos.
36:45Je le dis prudemment,
36:46c'est un peu tôt,
36:47mais on le voit bien,
36:49le nombre de victimes
36:50à domicile
36:51est bien plus important
36:52que sur tous les épisodes
36:53précédents.
36:55En clair,
36:56la surmortalité à domicile,
36:58c'est-à-dire
36:58quand les forces de secours
36:59arrivent,
37:00malheureusement,
37:01les personnes sont
37:02déjà décédées.
37:04Et à l'inverse,
37:05les EHPAD ont tenu
37:06avec une pression
37:07qui est forte,
37:08un engagement important
37:09évidemment des équipes,
37:10enfin aussi beaucoup d'argent
37:11qui ont été mis
37:12ces dernières années,
37:13le fameux Ségur
37:15du médico-social,
37:16aussi est passé par là,
37:18je le dis comme
37:18ancien président
37:19de département,
37:19on a donc quelque chose
37:20qui a bien tenu,
37:22mais sur lequel
37:22il va falloir y revenir
37:24et puis évidemment
37:25le point d'intention
37:25particulier,
37:26c'est l'hôpital.
37:27Si j'avance maintenant
37:28sur les fragilités
37:29sur lesquelles
37:29ensuite,
37:30dans le clos
37:32de cette CIC,
37:33je souhaite que nous avancions,
37:34mais en transparence,
37:35je les mets ici
37:36sur la table,
37:37c'est,
37:37oui,
37:38je le fais devant la presse
37:39pour l'instant
37:39et ensuite on y reviendra
37:40sur les réponses
37:41sans la presse
37:42et entre nous.
37:43La première fragilité,
37:45c'est évidemment
37:45la fragilité hospitalière
37:46et l'inertie
37:47sur les hôpitaux.
37:49Je remercie les organisateurs
37:50de nombreux événements
37:51qui ont accepté
37:52les décisions des préfets
37:53de gré à gré
37:54ou en tout cas
37:54souvent de gré à gré,
37:55mais si on les a prises,
37:57ces décisions,
37:57c'était pour éviter
37:58d'avoir une tension hospitalière
38:00plus forte
38:00que ce que nous avons connu.
38:01Je le dis en revanche
38:02tout de suite
38:03sans attendre la CIC,
38:05il va sans dire
38:05que Orsan 2 et 3
38:07doivent être maintenus
38:08dans les jours qui viennent
38:09pour laisser la capacité
38:11aux différents hôpitaux
38:12de maintenir
38:13les plans blancs,
38:14l'ensemble des scénarios
38:15de déprogrammation
38:16sur lesquels on viendra
38:16dans le détail,
38:18les rappels évidemment
38:18de personnels soignants
38:20avec un message
38:21de gratitude particulier,
38:22là aussi on en reparlera
38:23pour qu'elles ne soient pas oubliées
38:25évidemment
38:25dans cette période particulière.
38:27La deuxième fragilité
38:28qui a largement occupé
38:29les débats publics
38:31voire politiques
38:32pour ne pas dire
38:32parfois politiciens,
38:33c'est la capacité
38:34de rafraîchissement
38:36des établissements
38:36de santé.
38:38Donc la ministre
38:39m'a fait une proposition
38:40qu'on a tout de suite
38:41validée avant le week-end
38:42de l'acquisition
38:43de 30 000 climatiseurs.
38:45Les premiers milliers
38:46de ces climatiseurs
38:47sous l'autorité de la ministre
38:48vont être livrés
38:49en fin de semaine,
38:50début de semaine prochaine
38:51et un défi logistique
38:52est de priorisation important
38:53mais c'est une priorité
38:54pour nous absolue
38:54en cas de reprise
38:55du phénomène
38:56d'avoir une situation hospitalière
38:57qui soit beaucoup plus douce,
38:59beaucoup plus amortie
39:00et ensuite les ministres
39:01de la transition écologique
39:01et ministres de l'énergie
39:03et ministres de la santé
39:04ont à réfléchir
39:05sur des solutions
39:06beaucoup plus structurées.
39:07Après je le redis,
39:08ces dernières années,
39:10c'est sûr
39:10quand on a remis
39:10100 euros sur l'hôpital,
39:11c'est davantage
39:12la revalorisation des soignants
39:13ou le matériel médical
39:15qui a été priorisé.
39:16Le bâtimentaire
39:17faisait partie aussi
39:18de ces 100 euros
39:18mais de manière
39:19plus résiduelle.
39:20En tout cas,
39:20on ne peut pas rattraper
39:21tous les retards
39:21en seulement quelques années.
39:23En tout cas,
39:23la commande des 30 000 climatiseurs
39:24est bien validée
39:25et les premières livraisons
39:27en quelque sorte
39:27vont intervenir rapidement.
39:29La troisième fragilité,
39:31je le disais en introduction,
39:32pour moi,
39:32c'est la plus préoccupante.
39:34Elle dit aussi quelque chose
39:35de notre société
39:36sur la question
39:37de la solitude,
39:38la question des personnes
39:39qui vivent seules,
39:40des personnes qui vivent seules
39:42parce qu'elles n'ont plus
39:42de proches.
39:44Parfois aussi,
39:44je l'ai vu
39:45chez moi à Vernon,
39:47des personnes qui vivent seules
39:48et qui ont des proches
39:49qui ne s'occupent plus d'eux.
39:50Ce qui pose aussi
39:51la question du rôle
39:52de la puissance publique
39:53dans cette affaire.
39:53Là, clairement,
39:54on a quelque chose
39:55qui théoriquement fonctionne bien
39:57mais sur lequel
39:58on a vu cette semaine
39:59que c'était perfectible.
40:01La tenue des registres communaux
40:02des personnes vulnérables.
40:03Parfois,
40:04les fichiers sont de mauvaise qualité.
40:06À l'heure du numérique,
40:07de l'intelligence artificielle,
40:08on a du mal à comprendre
40:08mais en tout cas,
40:09c'est un défi,
40:09ça impose à nous
40:10et ça, évidemment,
40:11il va falloir le traiter.
40:12Ce qui explique ce pourquoi,
40:13au fond,
40:14sur les publics EHPAD
40:15ou sans-abri,
40:16ça a été plus facile
40:17de les mettre en protection
40:18que sur des personnes
40:19qui sont tout simplement
40:20dans leur sphère privée.
40:21Et ça,
40:23je crois qu'il va nous falloir
40:24avancer dans la planification
40:25ce qui est une des grandes différences
40:27avec 2003.
40:29S'il y en a une,
40:30c'est bel et bien celle-ci.
40:31Elle va concerner
40:32la puissance publique.
40:33Elle va aussi concerner
40:34tout à chacun
40:35parce que, pardon,
40:36mais il y a aussi
40:36une géographie de cette affaire
40:38davantage en milieu urbain,
40:39encore plus d'ailleurs
40:40en Ile-de-France
40:40que dans le reste du pays
40:42et donc aussi,
40:43c'est la question un peu
40:43de l'anonymat
40:44de cette société
40:46dans laquelle
40:47il y a moins de solidarité
40:48alors ça ne veut pas dire
40:49que l'État ne va pas faire des choses
40:50mais enfin,
40:51je le mets aussi là comme ça
40:52sur une dimension
40:53beaucoup plus culturelle peut-être
40:54auquel en tout cas
40:55je suis à titre personnel
40:56très attaché.
40:56La quatrième fragilité,
40:58et je le dis
40:59et avec le ministre de l'Intérieur
41:00on a fait notre maximum
41:01avec ses équipes,
41:02si ça dure,
41:03il faut qu'on ait
41:03une doctrine générale
41:04encore plus claire,
41:05les manifestations sportives,
41:07les grands événements,
41:08etc.
41:08que tout le monde arrive
41:09à bien comprendre
41:10ce dont il s'agit
41:11sans abîmer
41:12la subsidiarité
41:13et la capacité
41:14au niveau local.
41:15Je pense que là,
41:16c'est un des grands
41:17retours d'expérience,
41:18moi en tout cas
41:18c'est ma culture
41:19d'élu local
41:19mais j'y suis très attaché,
41:21doctrine générale,
41:22à l'État de prendre
41:23les très grands événements,
41:24les questions se poseront
41:25s'il y avait une reprise
41:26évidemment sur un certain
41:27nombre de grands événements
41:28pour cet été,
41:29mais surtout ne pas
41:30abîmer l'intelligence locale
41:31et ce sont les ministres,
41:32j'ai parfois entendu dire
41:33le gouvernement
41:33se défaut sur les préfets,
41:35c'est le nom de Béabas
41:36et oui,
41:37les préfets sont les représentants
41:38du gouvernement,
41:39c'est pas grave.
41:40En tout cas,
41:40moi je ne peux pas dire
41:41que tout est centralisé
41:42tout le temps
41:42et je pense que les ministres
41:43délèguent leur pouvoir
41:44au corps préfectoral,
41:46c'est ce qu'on a appris
41:46des dernières crises
41:47et je pense qu'évidemment
41:48il faut le maintenir.
41:49Enfin, évidemment,
41:50il nous faut préciser les choses
41:51et donner de la visibilité,
41:52c'est-à-dire qu'avant même
41:53une reprise d'une éventuelle canicule,
41:55d'un coup d'un seul,
41:57la plupart des acteurs du pays
41:58arrivent à comprendre globalement
41:59comment ça va s'organiser,
42:01qu'est-ce qui va se passer,
42:02qu'est-ce qui doit être supprimé,
42:03qu'est-ce qui ne l'est pas
42:03et je crois beaucoup
42:04évidemment à cette intelligence-là.
42:06Ensuite,
42:11sur les remontées chiffrées,
42:13c'est un peu Paris
42:14et le désert français,
42:15on a beaucoup,
42:15beaucoup d'informations
42:16qui ne reviennent
42:16de la PAC parisienne,
42:18beaucoup d'informations
42:19reviennent au système
42:19d'informations et de données
42:20ont parfois un peu de décalage
42:22et si on se compare
42:22avec d'autres pays
42:23proches de nous
42:24comme l'Espagne,
42:25ce n'est pas complètement satisfaisant.
42:27Et puis enfin,
42:27certaines réponses sont en cours
42:28mais on a un enjeu
42:29sur les infrastructures,
42:30on a beaucoup parlé
42:31des écoles
42:31qui sont de la responsabilité
42:32des communes,
42:33j'ai parlé des réseaux
42:34de distribution d'électricité,
42:36de transport d'électricité
42:37et de distribution,
42:38on a une électrification
42:40de la France d'après-guerre
42:41qui a fait notre fierté
42:42mais enfin,
42:42on voit bien aussi
42:43qu'on a des réseaux
42:43qui sont un tout petit peu vétustes,
42:45inversement,
42:45les réseaux centraux
42:46qu'on a beaucoup entretenus
42:48sur lesquels on a mis
42:48beaucoup d'argent
42:49vont tenir,
42:50c'est moins vrai
42:51des petits réseaux de proximité
42:52sur lesquels on a un effort à faire,
42:54avec le ministre Tabarro
42:54on a déjà fait ce qu'il fallait
42:55sur la régénération
42:56des transports ferroviaires
42:57dont l'argent
42:57était mis sur la table
42:58mais on parle d'adaptation
43:00au changement climatique,
43:01il n'y a pas que la climatisation,
43:02la question des réseaux
43:03de manière globale
43:04est un sujet très important
43:06et qui emporte d'ailleurs
43:07plusieurs chefs de file
43:08très différents
43:09dans la société civile ou privée.
43:12Dernier point,
43:13on va l'évoquer en CIC,
43:14il y a des impacts économiques
43:15notamment beaucoup
43:15sur le monde agricole
43:16sur lequel je souhaite
43:17qu'on retrouve,
43:18en tout cas qu'on arrive
43:20à prendre du temps ce soir
43:20pour prendre un certain nombre
43:22de décisions
43:22pour accompagner nos agriculteurs
43:24sans oublier la question
43:25des risques de feux de forêt
43:26qui cette semaine
43:27va être particulièrement prégnante
43:29et nous amènera aussi
43:30à prendre un certain nombre
43:31de décisions.
43:32Pour finir,
43:32moi j'ai demandé au ministre
43:34pour cette réunion
43:35et le travail va se poursuivre
43:36dans les 48 à 72 heures
43:38qu'on imagine
43:39une nouvelle planification
43:41pour les chaleurs extrêmes
43:42parce qu'on ne peut pas faire
43:43comme si ce qui s'était passé
43:45n'était pas extraordinaire,
43:46ça l'était,
43:47ça l'était,
43:48on ne peut pas faire non plus
43:49comme si ça ne peut pas
43:50se reproduire,
43:51ça va se reproduire
43:51et donc on va déclencher,
43:54construire
43:54et potentiellement déclencher
43:56si besoin on était
43:58un plan hors sec
43:59chaleurs extrêmes
44:00qui n'existe pas aujourd'hui
44:01qu'on va créer,
44:03qui va emporter
44:03les différents acteurs du pays,
44:05qui va créer de la subsidiarité
44:06et qui va pouvoir clarifier
44:07le rôle de chacun
44:08à la fois sur la gestion
44:10de crise de court terme
44:10mais aussi sur l'adaptation
44:11de plus long terme.
44:13Dernier message,
44:14sans langue de bois,
44:15je veux vraiment remercier
44:16l'ensemble des équipes
44:16de l'État
44:19pour avoir géré
44:19beaucoup de crises
44:20dans ma vie de ministre
44:21ou dans ma vie élu locale,
44:23c'est jamais très agréable
44:24d'être sous le feu de la critique,
44:25qu'elle soit justifiée ou non,
44:26souvent on l'est vécue
44:27de manière très injustifiée
44:29par celles et ceux
44:30qui n'ont pas beaucoup dormi
44:30ces jours derniers
44:31dans les différentes équipes
44:32mais comme on dit chez moi
44:33en Normandie,
44:34il y a les diseux,
44:35il y a les feuseux
44:35et donc je vous propose
44:36de continuer de gérer
44:37ces différentes crises
44:38avec beaucoup de sang-froid
44:39parce que c'est ce que
44:40les Françaises et les Français
44:41attendent de nous.
44:42Voilà.
44:42Merci beaucoup.
44:43Merci à la presse.
44:46Voilà, on vient de suivre
44:47la conférence de presse
44:49Guillaume Daré
44:50du Premier ministre
44:51Sébastien Lecornu
44:52qui a fait un bilan
44:54de la vague de chaleur
44:55sachant,
44:56enfin de la canicule,
44:57sachant qu'il y en a une autre
44:58qui va arriver.
44:59La perspective
45:00d'une nouvelle canicule
45:02et d'un nouveau moment caniculaire
45:04est possible,
45:05donc c'est évidemment
45:05ce qui est marquant
45:06et ce qui est à retenir.
45:07Intéressant aussi...
45:08Il a cité d'ailleurs
45:08sur l'endurance
45:09qu'il va falloir tenir
45:10dit le Premier ministre.
45:10On l'a vu aussi
45:11qu'il quand même a pris
45:12ses distances
45:13avec la canicule de 2003.
45:14On voit que ça a beaucoup
45:15été évoqué ces derniers jours.
45:17Il dit c'est différent,
45:17c'est différent
45:18parce qu'à ses yeux
45:19les EHPAD ont tenu,
45:20c'est ce qu'il note
45:21avec notamment
45:22cette pièce rafraîchie
45:24qui existe dans les EHPAD
45:25et en revanche,
45:26il le constate
45:27beaucoup de morts à domicile
45:28et effectivement pour tenir,
45:30c'est ce qu'il annonce,
45:31une planification
45:31qui va être mise en place,
45:33des propositions
45:34qui vont être faites
45:34dans les prochains jours,
45:35la mise en place
45:36d'un plan hors sec,
45:38chaleur extrême
45:39pour construire
45:40et peut-être déclencher
45:41un plan très rapidement,
45:42peut-être dès la semaine prochaine,
45:43si à nouveau
45:44on est confronté
45:45à des épisodes caniculaires.
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