00:00Oui, bien sûr, il y a un manque de moyens considérable dans tout ce genre de situation.
00:05Aujourd'hui, les gamins et les jeunes ados sont livrés à eux-mêmes,
00:08donc il se passe de telles choses.
00:10Mais on ne peut même pas le reprocher aux effectifs sur place.
00:15Il n'y a pas de moyens, mais d'une façon ou d'une autre,
00:16l'État ne donne pas les moyens pour faire en sorte que la situation s'arrange de manière générale.
00:22Ce qui est valable pour eux est valable malheureusement pour les policiers,
00:25est valable pour certains membres de la justice qui veulent faire leur travail,
00:29parce qu'il y en a quand même quelques-uns,
00:31c'est valable pour l'hospitalière, etc.
00:34L'État ne donne pas de signaux qui font un fait que la situation va s'améliorer.
00:40Quand on parle, il refuse le terme en sauvagement, le ministre de l'Intérieur.
00:44Ça vous surprend ou pas ?
00:45Non, ça ne me surprend pas, parce qu'on est dans un gouvernement que je connais bien,
00:49qui achète la paix sociale à longueur de temps, d'une façon ou d'une autre,
00:52et qui pense et qui se trompe d'ailleurs.
00:54Et d'ailleurs, ça fait face à quelques disputes que j'ai de temps en temps avec eux.
00:59Au moins qu'ils disent la vérité, au moins qu'ils assument ce qui se passe
01:03et qu'ils disent les bons mots que les gens veulent entendre.
01:06Le mot de Gérald Darmanin, c'est quand même Gérald Darmanin
01:08qui a imposé le mot d'ensauvagement dans le débat public,
01:10qui a été le patron de Laurent Nunez et qui est son collègue au gouvernement.
01:13C'est ça, c'est-à-dire qu'on emploie des termes
01:16qui sont très faibles par rapport à une situation,
01:18et au moins les gens, ils savent ce qui se passe,
01:20tout simplement ils sont confrontés à ce genre de choses,
01:22ils veulent juste entendre dire les choses avec des vrais termes forts,
01:25parce que la situation est grave.
01:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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