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  • il y a 4 heures
L'éclairage économique de Bérénice Deville Fleuriot sur un sujet d'actualité.

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Transcription
00:00Le gouvernement cherche à faire des économies. Des mesures devraient être annoncées dès la semaine prochaine, dès mardi prochain, Bérenice
00:07de Villeflorio.
00:08Qu'est-ce qu'on en sait déjà de ces projets d'économie du gouvernement ?
00:11Alors, rien n'a été annoncé évidemment et il faut s'attendre à des mesures qui vont être appliquées très
00:15rapidement.
00:16Pourquoi ? Parce qu'il ne reste que six mois pour empêcher que le déficit ne dérape.
00:20Le levier le plus rapide, c'est quoi ? C'est de geler ou d'annuler des crédits déjà votés.
00:25En clair, l'argent était prévu, mais il ne sera finalement pas dépensé.
00:28Pour vous donner un exemple, en juin, le gouvernement a déjà réduit les crédits destinés aux projets des collectivités et
00:34à l'accès à l'emploi.
00:36Il a également gelé une partie des investissements prévus pour la police et l'administration pénitentiaire.
00:41Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire pour une commune ?
00:43Une subvention qui n'arrive finalement pas peut entraîner le report de la réfection d'une route, de la rénovation
00:49d'un gymnase ou de l'agrandissement d'une école.
00:52Du côté de l'État, ça peut retarder certains investissements de sécurité ou le lancement de nouveaux projets de construction
00:59de prison.
01:00Le 7 juillet, donc la semaine prochaine, le gouvernement pourrait donc de nouveau utiliser cette méthode.
01:04Il ne faut pas forcément s'attendre à une baisse des pensions dès le 8 juillet, mais plutôt à moins
01:10de financements disponibles et à des projets retardés, reportés.
01:14Alors David Amiel, qui est le ministre des comptes publics, le ministre du budget en réalité, n'y va pas
01:20par quatre chemins.
01:21Il dit « on est assis sur un baril de poudre ». Ça veut dire que ça peut nous exploser
01:25à la figure ?
01:25Exactement, c'est ce qu'il a dit, il a déclaré ça. La Cour des comptes aussi parle d'une
01:31situation vraiment alarmante.
01:32Il faut dire que les comptes étaient déjà profondément dans le rouge et de nouveaux coups sont venus s'ajouter
01:38depuis le début de l'année.
01:39David Amiel parle d'une série de chocs pour l'économie française.
01:43La guerre en Iran, évidemment, a fait grimper les prix de l'énergie. On en a beaucoup parlé sur notre
01:48antenne.
01:49Et l'inflation, ça a contribué à renchérir les charges, la charge de la dette et la canicule.
01:56L'épisode caniculaire qu'on a connu la semaine dernière aussi a entraîné de nouvelles dépenses.
02:023 536 milliards d'euros, c'est la dette française qui atteint désormais 117% du PIB.
02:08Presque le niveau record du Covid. La charge de la dette pourrait atteindre 77 milliards d'euros cette année.
02:14Elle pourrait dépasser les 100 milliards d'euros à l'horizon 2024, 2029 pardon.
02:19Pour la Cour des comptes, l'étouffement par la dette n'est pas un risque, c'est une réalité.
02:24Donc la semaine prochaine, le gouvernement va devoir chiffrer l'effort supplémentaire à réaliser.
02:30Et il doit décider où couper ou faire des économies.
02:33Bérénice, est-ce que les mesures qui seront prises la semaine prochaine pourront régler le problème ?
02:38Alors clairement non, ce seront des mesures d'urgence pour éviter que les comptes ne se dégradent encore cette année.
02:44L'objectif pour 2026, c'est de limiter le déficit à 5% du PIB.
02:48Mais les décisions, il faut bien avoir en tête que les décisions les plus douloureuses,
02:51devront surtout être prises lors du prochain budget.
02:55Il faudra choisir durablement entre réduire certaines dépenses, réformer notre modèle social ou augmenter les recettes.
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