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  • il y a 5 heures
Depuis mercredi, un millier de décès de plus que la normale ont déjà été recensés en France, a annoncé dimanche l'agence nationale de santé publique, alors que s'achève une canicule exceptionnelle par son intensité, prévenant que le bilan réel est voué à s'alourdir. Samedi matin, les deux funérariums de Paris étaient complets et dès la fin de semaine, les agences de pompes funèbres parisiennes et franciliennes avaient constaté une nette hausse, accompagnée de réelles difficultés pour trouver des places dans les funérariums en Ile-de-France.

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Transcription
00:00On est directement lié au phénomène de la chaleur, il n'y a pas d'autre...
00:03Enfin, dans tous les cas qu'on a eus depuis hier après-midi, on est dans ce cas-là.
00:07La canicule s'éloigne ce dimanche, mais 1000 décès de plus que la normale ont déjà été recensés depuis mercredi
00:12en France,
00:13selon les autorités sanitaires, notamment à domicile.
00:16Des données partielles qui sous-estiment le nombre total de décès précisent aussi le communiqué.
00:20Hôpitaux et services de secours sous tension cette semaine, saturation de services funéraires par endroit ce week-end,
00:26des premiers signes de surmortalité avaient fait leur apparition.
00:28On observe effectivement de nombreux décès à domicile, un petit peu en Épad, mais surtout à domicile en fait,
00:34et donc avec une obligation de transférer les personnes décédées vers une chambre funéraire.
00:40Depuis hier, ça s'est beaucoup accéléré, et donc là actuellement on est un petit peu à saturation en termes
00:46de place sur l'île de France, dans les chambres funéraires.
00:49On est sans aucune place sur Paris.
00:53Un témoignage qui rejoint celui des autres agences que nous avons appelées samedi à parier aux alentours,
00:56et qui font le même constat, une hausse très sensible de leur activité ces derniers jours,
01:00et une saturation des chambres funéraires autour de la capitale.
01:02On est à peu près à fois trois, à peu près, par rapport aux décès habituels.
01:06On n'est pas une grande société, mais à notre niveau, ça montre de toute façon qu'ils sont dans
01:11la même situation que nous.
01:12Elle doit vous rappeler justement pour vous donner l'heure à laquelle il va arriver.
01:16On part très loin, là on a des transferts vers étampes.
01:19Mais il faut savoir qu'en temps normal, quand il y a un petit peu de saturation à Paris, on
01:24va généralement en bon lieu.
01:25Mais actuellement, il n'y a plus de place non plus.
01:27Donc on a alerté la préfecture.
01:30Alerté la préfecture pour trouver d'autres lieux afin d'accueillir les défunts si la tendance se poursuit dans les
01:3524-48 heures.
01:36Selon le porte-parole de la Fédération nationale du funéraire, en plus de Paris et de la région centre,
01:40des tensions apparaissaient aussi dimanche à Angers, Nantes et dans le Nord.
01:43On a des régions où il n'y a pas du tout de conséquences actuellement.
01:46Il y a des régions où c'est un peu plus tendu.
01:49Nous, la région centre, là où nous, on gère 30 chambres funéraires,
01:52donc on a déjà une idée assez précise de ce qui se passe.
01:55Au moment où je vous parle, on a la quasi-totalité de nos chambres funéraires qui sont complètes.
01:58Et une situation qui devient critique à Paris, intramuraux, c'est Première Couronne,
02:05parce que les deux chambres funéraires intramuraux sont complètes,
02:08parce que les chambres funéraires Première Couronne commencent à l'être également,
02:12et que, par exemple, j'ai eu, moi, deux transferts de défunts du 92 dans le Loiret,
02:20parce qu'il manquait de place.
02:21Dimanche, lors d'un point presse, le sujet a été évoqué par Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur.
02:25On a renforcé les moyens de l'Institut médico-légal à Paris,
02:28donc avec une surcapacité qui a pu être mise en place grâce aux moyens de la sécurité civile,
02:35gérés par la Direction générale de la sécurité civile, pour Paris.
02:39Donc voilà, les moyens ont été renforcés.
02:41Ils pourront l'être au-delà en tant que besoin.
02:44Vendredi, la ministre de la Santé avait anticipé une hausse du nombre de décès liés à la chaleur.
02:48C'est médicalement déjà démontré, la canicule de 2003 nous l'a exprimé,
02:53mais on est dans des chaleurs encore plus fortes.
02:55Donc il y a des conséquences.
02:56Il y aura des conséquences sur le nombre de décès supplémentaires.
03:00Il y a des conséquences, on le voit, avec nos hôpitaux qui sont en tension.
03:04En toile de fond, en effet, il y a le souvenir de la canicule de 2003, qui avait fait 15
03:08000 morts.
03:08Mais on ne sera pas probablement dans la même situation d'un point de vue sanitaire,
03:12a estimé dimanche Stéphanie Riste.
03:14La ministre de la Santé a précisé que la surmortalité ne serait probablement pas la même,
03:18évoquant notamment la meilleure préparation des EHPAD.
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