Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 minutes
Le président du directoire du groupe Canal+, Maxime Saada, estime que la mise en demeure mi-juin de la chaîne d’information CNews, sommée par l’Arcom de respecter davantage la diversité d’opinions sur son antenne, est «une décision politique», dans une tribune publiée mercredi sur le site du Figaro. Pour Philippe de Villiers, ancien ministre, «si vous fermez CNews, il y aura un écran noir, mais ce sera un soulèvement».

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02D'abord, ce papier est remarquable, il dit tout, et notamment la chose suivante que je répète.
00:16Jusqu'à présent, l'Arcom, ce qui était déjà scandaleux, calculait les temps de parole pour CNews.
00:24Il y avait toujours trop de temps de parole pour ceux qui déplacent le gouvernement.
00:28Maintenant, l'Arcom a franchi un pas avec le Conseil d'État.
00:35L'Arcom s'attaque à la ligne éditoriale.
00:38Les opérations à venir sont les suivantes, je vous les prédis.
00:42Des amendes, des nouveaux avertissements, des nouvelles amendes, et puis en octobre, octobre-novembre, la fermeture de CNews.
00:52C'est la volonté du Président de la République.
00:59Emmanuel Macron veut fermer CNews.
01:03Et moi, ce soir, je m'adresse à lui et je lui dis, faites bien attention, vous allez avoir un
01:10soulèvement.
01:12Je pèse mes mots.
01:14Parce que CNews, dans le paysage français, c'est une chaîne de liberté qui est reçue comme telle dans beaucoup
01:23de foyers.
01:25Et là, il ne faut pas chatouiller les Français là-dessus.
01:28Si vous fermez CNews, il y aura un écran noir, mais ça sera un soulèvement.
01:37En fait, ils vont fermer CNews en s'appuyant sur ce qu'ils appellent l'état de droit.
01:46Et l'état de droit, c'est quoi ?
01:49C'est, en fait, la formule de Camille Desmoulins.
01:55Les tyrans malhabiles usent des baïonnettes.
01:58Les tyrans habiles usent de la loi.
02:01Et donc là, Conseil d'État, l'ARCOM, Agence officielle, démembrement de l'État, on applique la loi.
02:12Avec la doctrine de Pierre Rosanvalon, qu'il avait définie en avril 2025, vous vous souvenez, dans le journal Le
02:19Monde,
02:20pour installer la société de surveillance,
02:23qui avait fait dire à Ariane Mouchkine,
02:26qui est une grande artiste de la gauche archétypale,
02:33elle avait dit, nous, la gauche, on a perdu le peuple parce qu'on a lâché le peuple.
02:38Quand les gens nous disaient ce qu'ils voyaient,
02:41on leur disait qu'ils se trompaient.
02:45Quand ils insistaient, on leur disait que c'était des imbéciles.
02:48Et quand ils insistaient, on leur disait que c'était des salauds.
02:54Elle reprend le mot, autant Lara, à traverser de Paris, salauds de pauvres.
03:00Salauds de pauvres.
03:01Les salauds de pauvres qui regardent ces news.
03:04La télévision des salauds de pauvres.
03:08De ceux qui ne s'en laissent pas compter par les médias officiels
03:12qui répètent le langage de la médiacratie.
03:15Alors, en fait, la société de surveillance,
03:19elle a pour vocation de sanctuariser le récit mondialiste et diversitaire
03:30de la caste planétaire aujourd'hui bousculée.
03:33Mais ça va plus loin.
03:35Ce que veut Hadjari, qui était un militant très engagé,
03:39et très actif et très habile,
03:42et à qui je le dis, bonhomme, on ne te lâchera pas.
03:46Il ne faut pas que tu crois que tu vas passer faux mec sous le radar.
03:50Parce que moi aussi, j'étais haut fonctionnaire.
03:52Je sais ce que c'est d'être haut fonctionnaire.
03:54Et quand tu es au service d'une cause,
03:56ce n'a rien à voir avec la fonction publique.
04:01En fait, ce qu'il veut, c'est la société
04:06pas seulement de la surveillance, mais de l'autosurveillance.
04:09Et ça, c'est le fin du fin.
04:11C'est-à-dire, d'ailleurs, on y est presque.
04:13Très souvent, je vois les animateurs de CNews qui disent
04:17« Attendez, je suis obligé de vous modérer. »
04:19« Ah oui, ah bon, pourquoi ? Qu'est-ce que j'ai dit ? »
04:21Et du coup, le gars se dit « J'aurais bien dit quelque chose,
04:26mais si jamais il me modère, je vais être ridicule. »
04:30Et moi-même, je fais attention.
04:33Parce qu'il a des consignes.
04:36C'est normal.
04:37Donc on lui dit « Attention, parce qu'après,
04:39nous, on va avoir les amendes de l'art comme... »
04:41Donc en fait, la machine est en route.
04:44Et à la fin, le journaliste s'auto-surveille,
04:49l'homme politique s'auto-surveille,
04:51le prof s'auto-surveille,
04:54la société s'auto-surveille.
04:55Et on arrive à ce que Solzhenitsyn me disait.
04:57Le système s'auto-raconte.
05:01C'est la neuve langue,
05:04celle que nous parlons désormais,
05:06une langue châtiée,
05:09pour ne pas être punie,
05:10pour ne pas être sanctionnée par l'art comme,
05:12pour être harcomisé, macronisé.
05:15Vous voyez, on joue sur les mots.
05:18Et ensuite, le ministère de la Vérité.
05:20L'art comme, c'est le ministère de la Vérité.
05:23Lisez Orwell.
05:24Vous mettez...
05:27M. Hadjari a dû lire Orwell, je pense,
05:29pour faire ce qu'il fait.
05:30Et il ira jusqu'au bout,
05:31parce que pour Macron, c'est décisif
05:34de supprimer l'art comme avant la présidentielle.
05:36Voilà.
05:37Et je répète,
05:40ça ne se passera pas comme ça.
05:41Mais en fait, j'ajoute ceci.
05:44Emmanuel Macron,
05:45puisque c'est lui le responsable,
05:47il aura abîmé les trois matrices
05:51constitutives de la France.
05:52La matrice anthropologique
05:55qui permet de distinguer la vie et la mort.
05:59Aujourd'hui, demain,
06:01après la loi sur l'euthanasie,
06:03je peux tuer mon prochain.
06:08Ça change complètement la société.
06:11Je suis un monstre.
06:14Légal.
06:16La deuxième matrice,
06:18c'est la matrice géopolitique.
06:23Il a transféré la souveraineté.
06:27Je ne suis plus souverain.
06:30Je suis un monstre légal et un rouage.
06:36Et puis,
06:37troisième matrice,
06:39la matrice civilisationnelle.
06:41Il a changé le peuplement de la France.
06:45Je suis un monstre légal,
06:48un rouage.
06:51Et je ne suis plus chez moi.
06:56Quel désastre,
06:58monsieur Macron.
07:00Merci.
07:01Merci.
07:01Merci.
07:05Merci.
Commentaires

Recommandations