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Moselle Info, le journal du jeudi 25 juin 2026 - partie 2
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00:01...
00:05Bonsoir à tous ceux qui nous rejoignent.
00:07Voici les principaux titres de l'actualité ce jeudi.
00:10Depuis midi, la Moselle est en vigilance rouge canicule.
00:13Le CHR Mestionville a activé son plan hôpital en tension et plan blanc,
00:17avec un renfort des urgences et du nombre de lits notamment.
00:20Les communes s'adaptent aussi.
00:21Aujourd'hui, les écoles sont restées ouvertes,
00:23mais les parents étaient invités à garder leurs enfants.
00:26À Metz, elles seront toutes fermées demain, vendredi,
00:28avec 7 points d'accueil prévus.
00:30La loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants
00:34franchit une nouvelle étape.
00:35Elle sera examinée à l'automne au Parlement.
00:38En Moselle, le député Belkir Belhadad, seul co-signataire,
00:40salue une première victoire pour ce texte
00:42qui prévoit 78 mesures en faveur des victimes.
00:48Puis sur le plateau de Moselle Info ce soir,
00:50Elisabeth Hiche, bonsoir.
00:51Bonsoir.
00:52On parlera des lieux de baignade en Moselle,
00:53ça sera dans quelques instants.
00:55Mais d'abord, coûts en forte hausse,
00:57tarifs bloqués depuis des années,
00:58entreprises qui ferment, les ambulanciers,
01:00alertes sur un risque d'effondrement.
01:02Bonsoir, Anthony Poirel.
01:04Bonsoir, merci de me recevoir ce soir.
01:07Pas de souci.
01:07Et de représenter la profession d'ambulanciers.
01:10C'est avec plaisir.
01:11Vous êtes le délégué régional de la Chambre nationale
01:13des services d'ambulances
01:14et représentant inter-fédération.
01:16Oui.
01:16Une mobilisation générale était prévue demain
01:19sur l'ensemble du pays.
01:21Avec la canicule, seul un rassemblement à Paris
01:23est finalement prévu.
01:25Aujourd'hui, qu'est-ce qui alimente le plus
01:27la colère des ambulanciers ?
01:29Oui, je voulais juste ajouter
01:31qu'on n'est pas là pour créer le chaos.
01:32Vous l'avez bien dit.
01:33On avait un mouvement qui était décidé
01:36sur l'ensemble de la France.
01:37On n'a retenu que Paris.
01:39Donc, on assure nos urgences.
01:44On assure nos prestations auprès de nos patients
01:46en cas de canicule.
01:48Donc, voilà.
01:48Oui, dans cette période qui est très compliquée
01:50pour tout le monde.
01:51Donc, concernant nos revendications,
01:53le 8 avril, on les avait déjà présentées
01:56au ministère avec déjà une mobilisation.
01:59Nous, ce qu'on veut, c'est déjà une mise en œuvre rapide
02:02de mesures économiques exceptionnelles avant l'été
02:05pour éviter que des entreprises disparaissent
02:07donc à la rentrée.
02:09On veut également que...
02:11Alors, je vous arrête.
02:12Quelles sont ces mesures économiques concrètement ?
02:14Eh bien, les mesures économiques exceptionnelles,
02:17c'est déjà un déblocage, par exemple,
02:20d'un FIRE, d'un fonds d'investissement,
02:22pour permettre aux entreprises
02:24de pouvoir retrouver un petit peu de trésorerie
02:27et par la suite, justement,
02:30faire fixer un calendrier
02:32qui permettrait d'avoir un modèle économique pérenne
02:35pour les entreprises de transport sanitaire.
02:37Aujourd'hui, vous l'avez très bien dit aussi,
02:39on est sur des tarifs qui ont été mis en place
02:42en 2018-2020.
02:44Donc...
02:45Ça ne correspond plus à la réalité ?
02:46Ça ne correspond absolument plus à la réalité.
02:50Depuis 2018, voilà, il y a quand même 8 ans
02:52qui sont passés.
02:54On a dû supporter toutes les augmentations progressives.
02:57Et la dernière mesure qu'on réclame,
03:00c'est un plan d'action sur l'urgence préhospitalière,
03:05c'est-à-dire les missions qui nous sont données
03:07par le SAMU.
03:09Alors, pareil, on est sur un modèle économique de 2018
03:12et qui, aujourd'hui, n'est plus du tout adapté à cette période.
03:16Il y a des entreprises qui disparaissent déjà, aujourd'hui ?
03:19Est-ce qu'il y a des exemples en Moselle
03:21ou dans la région, en Lorraine ?
03:22Alors, sur Nancy, je n'ai pas les noms,
03:25mais il y a deux entreprises, oui,
03:27qui ont dû fermer parce qu'elles n'avaient plus
03:29de moyens économiques pour tenir, je veux dire,
03:35sur leur activité.
03:38On a également des entreprises qui vont être en danger
03:43à la rentrée en septembre, puisque août, juillet,
03:47on a quand même une baisse d'activité.
03:49Et dans le même temps, on a peur de reprendre en septembre
03:55avec, je dirais, une trésorerie encore plus aggravée
03:58qu'aujourd'hui.
03:59Vous êtes un maillon essentiel entre le domicile d'urgence
04:02et l'hôpital, ça, il faut bien le rappeler.
04:04Est-ce qu'aujourd'hui, vous avez le sentiment,
04:06et je pense que c'est le cas, d'être sous-estimé,
04:08finalement, par les pouvoirs publics, par l'État ?
04:10Oui, on ne nous entend pas très clairement.
04:12Le 8 avril, on les avait alertés,
04:14on avait fait des propositions,
04:16on n'a jamais eu de réponse.
04:20Demain, les ambulanciers, s'ils viennent à disparaître,
04:22et c'est ce qui se passe, c'est un effondrement silencieux
04:24de la profession, il n'y aura plus ce maillon essentiel
04:27de la chaîne de soins qui ira chez le patient
04:30pour l'emmener faire des soins.
04:31Alors, je ne sais pas à quel plan ils ont prévu pour nous remplacer,
04:35mais si on continue dans cette direction,
04:37ça va être catastrophique.
04:39Vous avez posé un ultimatum au 1er juillet.
04:42Oui.
04:42Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ?
04:45Eh bien, cette mobilisation du 26, donc, à Paris,
04:50en fait, c'est la dernière fois qu'on avertit l'état de nos difficultés.
04:56À partir du 1er juillet, progressivement, les ambulanciers vont commencer
05:02à ne plus faire certaines activités.
05:05C'est-à-dire qu'on va progressivement se désengager
05:08de notre activité sanitaire, que ce soit sur l'urgence préhospitalière,
05:12que ce soit sur les sorties d'hospitalisation ou les consultations.
05:18Voilà.
05:19Progressivement, de toute façon, comme on est en train de s'effondrer
05:21tout doucement, eh bien, on utilisera nos dernières armes
05:29pour éviter qu'on existe et qu'on a besoin de nous.
05:32Donc là, vous parlez de désengagement à l'heure actuelle aujourd'hui.
05:35Est-ce qu'il y a déjà des zones en Moselle qui sont déjà fragilisées ?
05:39Alors, aujourd'hui, non.
05:42Aujourd'hui, les ambulanciers, malgré tout, continuent à se battre,
05:46continuent à être présents, continuent leur prise en soin
05:50au niveau des patients, continuent d'assumer les missions données par le SAMU
05:56et malgré les difficultés qu'on rencontre.
06:01J'espère qu'on entendra ce cri de détresse.
06:04Merci beaucoup, Anthony Poirel, d'avoir été avec nous dans Moselle Info.
06:09Merci à vous.
06:10Mais pas de problème.
06:11Un sujet crucial pour l'avenir de notre système de santé, on le rappelle.
06:14Allez, je vous en parlais tout à l'heure avec la canicule.
06:17Les points d'eau sont particulièrement convoités.
06:19Problèmes, tous ne sont pas autorisés à la baignade.
06:22C'est l'objet de notre chronique du jour.
06:27Bonsoir, Elisa, une nouvelle fois.
06:29Merci, bonsoir.
06:30Alors, avec les fortes chaleurs, Elisa, les Mosellans cherchent des points de fraîcheur.
06:33Donc, entre plages non surveillées, plans d'eau gratuits et revendications
06:36d'un retour de la baignade en ville, notamment à Metz.
06:40Où peut-on réellement se baigner cet été ?
06:42Alors, où peut-on se baigner ?
06:43Ça a l'air d'être une question simple comme ça, mais pas tant que ça, finalement.
06:46Avec les températures qui dépassent allègrement les 30 degrés,
06:49les lieux de baignade sont pris d'assaut en Moselle.
06:51Alors, encore faut-il trouver un endroit sécurisé, propre, autorisé,
06:55où l'eau est de bonne qualité.
06:56Et trouver tout cela, ce n'est pas évident.
06:59Alors, pour avoir plus de possibilités de baignade,
07:01il faut s'éloigner un petit peu de Metz.
07:03Alors, direction Moselle Sud,
07:04notamment sur la base de loisirs de Langate,
07:07où sa plage non surveillée ne désemplit pas.
07:09Face à cette affluence, la commune a décidé de rétablir
07:12une baignade surveillée sur sa plage,
07:15regardée sur place.
07:1738 degrés,
07:18et l'étendue stock à Langate
07:20devient une véritable oasis.
07:22On a l'eau qui est super bonne.
07:24Et puis les enfants, ils adorent ça.
07:26Là, on est en train de se rafraîchir
07:28avec les petits loups.
07:29Voilà.
07:31Les petits siloups.
07:32Comment vous vivez la canicule ?
07:34Assez difficilement, mais bon,
07:36vu qu'on est là, c'est très bien.
07:38La période de canicule,
07:38elle est assez difficile à vivre actuellement,
07:40parce qu'on va dire que c'est étouffant,
07:42que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur.
07:44On a beaucoup de mal à se rafraîchir
07:46et avoir un point d'eau,
07:47c'est très important, surtout pour les enfants.
07:49C'est vrai que ça fait mal qu'il fasse chaud comme ça.
07:51J'habite sur Sarbourg.
07:53Sur Sarbourg, il y a un plan d'eau,
07:54mais ce n'est pas le top du top.
07:56Ici, on est sur Langate.
07:57C'est franchement pas mal.
07:59Il y a des amis, il y a de l'eau,
08:01il y a de la fraîcheur, c'est tout ce qu'il faut.
08:03C'est super.
08:03Une plage pour le moment accessible,
08:05mais non surveillée.
08:07À partir du 1er juillet,
08:08on va réouvrir la surveillance de la plage
08:10qui avait été fermée depuis le Covid.
08:12On remettra en place un mètre nageur
08:14pour surveiller la zone baignade basse
08:17avec location pédalo, paddle, kayak
08:20et un mètre nageur pour la surveillance
08:22du toboggan aquatique
08:23qui sera également ouvert toute la période estivale.
08:25La nouvelle municipalité de Langate
08:27rend l'accès gratuit à cette plage
08:29qui devient surveillée ainsi qu'au toboggan
08:32durant toute sa durée d'ouverture cet été.
08:36Vous l'avez compris, la sécurité est un enjeu,
08:39mais beaucoup sont prêts à faire l'impasse
08:40sur une baignade, sur une plage
08:42qui ne serait pas surveillée,
08:43donc sans mètre nageur,
08:45pour se diriger vers un lieu gratuit.
08:47À Sarbourg, à l'étang Lévesque,
08:49de nombreux habitants profitent gratuitement
08:51de cet étang, un lieu apprécié
08:53pour se rafraîchir.
08:54On a tendu le micro sur place.
08:57Si on reste tout le temps à la maison,
08:59il va faire trop chaud,
09:00et du coup, c'est important de venir ici
09:02pour se protéger un peu de chaleur.
09:05Il fait très très chaud,
09:07c'est vrai que c'est important
09:08qu'il y ait des endroits comme l'étang Lévesque,
09:11comme Mittersheim, etc.
09:12On peut aller se baigner,
09:13où c'est un accès gratuit, c'est pas mal.
09:16Le plus difficile à vivre,
09:17c'est de rester enfermé chez soi
09:18par ces fortes chaleurs,
09:20et du coup, on sort un petit peu
09:22là où il y a des petits points d'eau
09:24et puis, ça permet de se rafraîchir un petit peu
09:27et d'avoir autre chose
09:29que de rester enfermé dans le noir chez soi.
09:31Pour avoir un peu plus de frais,
09:33profiter justement d'être un peu à l'extérieur,
09:36au frais,
09:36et puis pouvoir se rafraîchir facilement.
09:38Alors, vous l'avez vu,
09:39nous étions sur des baignades
09:40non surveillées mais autorisées.
09:42Repartons cette fois-ci de la Moselle Sud
09:44pour se rapprocher de Metz,
09:46où hier soir,
09:47l'association Metz-Ville d'Eau
09:48a organisé une mobilisation
09:50pour réclamer le retour de la baignade
09:52au contrebas de la maison de l'Eclusier.
09:55C'est au plan d'eau.
09:56Écoutez.
10:00Nous nous battons depuis 2019
10:02pour la création d'une baignade naturelle
10:05dans ce magnifique endroit
10:06qui n'a aujourd'hui aucun usage.
10:08Partout en France,
10:10les mairies et les municipalités
10:12sont en train de changer les priorités
10:15et se rendent compte
10:17que le rafraîchissement
10:19est devenu un intérêt vital
10:21de la population.
10:22Avec notre action aujourd'hui,
10:24nous voulons aussi montrer
10:25que le bain des remparts
10:28au bout du canal de Jouy
10:29est l'endroit idéal
10:31pour une baignade naturelle.
10:32Pourquoi ?
10:33Parce qu'il n'y a pas eu
10:36de cyanobactéries depuis six ans.
10:38Tandis que dans la Moselle,
10:39il y en a eu encore l'année dernière,
10:42Metz-Plage a été fermée
10:44à la baignade naturelle.
10:45On continuera de défendre ce projet
10:46en conseil municipal.
10:48Je cite à chaque fois le même exemple.
10:50La première fois qu'on a amené
10:52le sujet de la piétonnisation
10:53de la Fournirue en conseil municipal,
10:55François Grodidier nous a répondu
10:56non, les gens sont contre.
10:58On a ramené une pétition
10:59avec 40 000 personnes,
11:00donc on a obtenu
11:01la piétonnisation de la Fournirue.
11:02On démontra argument par argument
11:04les arguments de François Grodidier
11:06pour que bientôt,
11:07on puisse se baigner
11:08dans la baignade des remparts.
11:09Après quelques prises de parole,
11:11dont je vous ai fait un extrait
11:12juste ici, écoutez.
11:14Le besoin de rafraîchissement est vital
11:18et il n'y a pas de baignade ouverte
11:21en ce moment à Metz.
11:22C'est une injustice.
11:24Et malgré la présence
11:26de la police municipale
11:27aux abords de cette baignade,
11:28comme vous avez pu le voir,
11:30les militants ont troqué
11:31leur tenue de ville
11:32pour leur maillot de bain
11:33et se sont jetés à l'eau.
11:34Alors comme vous pouvez le voir,
11:36à la sortie, contravention.
11:38Vous avez vu, quatre policiers municipaux
11:40avaient la directive
11:41de mettre une contravention
11:42pour chaque baigneur
11:43qui était à ce niveau-là
11:44près de la maison de l'Éclusier.
11:46Une contravention de 150 euros
11:48était à la clé.
11:50Alors message de la mairie
11:52en face du maire,
11:53François Grodidier,
11:54avant surtout un argument financier
11:56contre le fait de rendre baignable
11:58cet espace.
11:59Quelques chiffres,
12:01selon la mairie,
12:02cela coûterait 5 à 10 milliards d'euros
12:04pour la baignade des remparts,
12:05ce qui représente 140 m²
12:07contre 350 000 pour Metz-Plage.
12:11Alors voilà, plus largement,
12:12vous pouvez retrouver
12:13sur le site ARS Grand Est
12:15une liste que vous allez voir
12:16apparaître sur votre écran juste ici.
12:18La liste de tous les sites
12:20en indiquant la qualité de l'eau
12:22et bonne nouvelle,
12:2392% des sites de baignade
12:25présentent une eau de bonne
12:27à excellente qualité
12:28selon les derniers contrôles de l'ARS.
12:31Entre sécurité, qualité de l'eau
12:32et accès public,
12:33la baignade est devenue
12:34un véritable enjeu de l'été.
12:37Avec les fortes chaleurs annoncées
12:38ces prochains jours,
12:39les plages Moselland
12:40devraient encore faire le plein.
12:41Merci beaucoup Elisa.
12:42Merci à vous.
12:43Pour cette chronique très intéressante
12:45encore une fois.
12:47Allez, on se laisse le temps
12:48d'une petite respiration.
12:49L'info continue dans quelques instants.
12:50Restez bien avec nous.
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