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00:00:04J'ai vu des enfants s'en aller, sourire aux lèvres et cœurs légers
00:00:11Vers la mort et le paradis que l'État vu t'avait promis
00:00:15Mais quand ils sautaient sur les villes, c'était vos âmes qu'on assassine
00:00:20Si le bonheur est à ce prix, de quel enfer s'est-il nourri ?
00:00:25Pour les enfants du monde entier, dire de loin que vous pleurez
00:00:30Je me ferai une prière à tous les maîtres de la terre
00:00:35Quand vous soyez de somnifères, vous dormez les yeux ouverts
00:00:39Résolée pour un instant, la magie de vos cœurs m'entendent
00:00:44Les vermes et vos frontières, levé mon corps et vos lignères
00:00:48Mes chansons voyagent à pied, en secrède mes cœurs fermés
00:00:53Ce sont les mères qui les arrêtent, leurs enfants qui les reprêtent
00:00:57Elles finiront par éclater sous les guerres de la liberté
00:01:02Nous avons vu l'enfant du monde entier
00:01:05Nous avons vu l'enfant du monde entier
00:01:13Nous avons vu l'enfant du monde entier
00:01:32Champagne. Des enfants, nous allons en parler. Vous les applaudissez. Ils seront là, présents
00:01:37pendant pas mal de séquences dans cette émission. Madame, mademoiselle, monsieur, bonsoir.
00:01:42Je vous demande d'accueillir chez vous Yannick Noir. Yannick Noir, rédacteur en chef de
00:01:52cette émission avec un public acquis, bien sûr. Yannick, on va commencer ce grand magazine
00:01:59parce que cette émission, c'est aussi un magazine avec beaucoup de sujets par les enfants,
00:02:04justement. Et tu as voulu, et nous avons immédiatement été d'accord, bien sûr, parler des enfants
00:02:08de la Terre. Alors, Marie-Claire Noir, ta maman est là. Vous avez créé ensemble en 1988
00:02:13une association qui s'appelle les enfants de la Terre. On va voir tout de suite quelques
00:02:17images qui expliquent ce qu'est cette association et puis après on en parle.
00:02:26C'est l'histoire d'une mère et de son fils. L'histoire de deux adultes qui gardèrent
00:02:37leur âme d'enfant. L'histoire de deux mains qui parlaient d'amour.
00:02:52L'histoire d'une route qu'ils prirent ensemble.
00:03:02L'histoire d'une association, d'une maison.
00:03:07Les racines de l'association Les Enfants de la Terre se trouvent ici, dans la région
00:03:11parisienne. C'est dans ce bureau, en effet, que naissent les différents projets avec
00:03:15bien sûr Marie-Claire Noir, mais aussi une dizaine de bénévoles. Ensuite, il faudra
00:03:19des ailes pour se rendre sur le terrain, là où l'association intervient. Plus près
00:03:23de nous, il y a l'hôpital Necker à Paris et bien plus loin, la Nouvelle-Guinée,
00:03:26Saotome, Haïti, le Liban, mais aussi le Tchad.
00:03:34C'est surtout grâce à cette tournée annuelle que l'association va pouvoir recueillir
00:03:38les fonds nécessaires à son fonctionnement.
00:03:40Moi, je sers de tampons entre le public et l'association, quoi. Je me sers du fait
00:03:47que je suis connu pour que les médias parlent de nous. Le reste du temps, c'est ma maman
00:03:52qui travaille.
00:03:54Bon, nous, quand on est sur le terrain, finalement, on s'amuse et ça nous permet de récolter
00:03:57un petit peu d'argent. Et pour nous, ça ne représente finalement rien du tout parce
00:04:00qu'on passe une bonne soirée, mais on peut aider quand même des dizaines d'enfants et
00:04:03c'est ça qui compte.
00:04:04On parle de dizaines d'enfants, mais il y a des millions d'enfants qui souffrent dans
00:04:07le monde.
00:04:08Il est évident que ce que l'on fait peut paraître une goutte d'eau dans l'océan,
00:04:12des problèmes autour des enfants dans le monde entier. Il ne faut surtout pas se laisser
00:04:16aller à ce piège parce qu'à ce moment-là, on ne fera plus rien. Vous allez, vous voyez
00:04:19une maman avec un enfant qui a deux ans et qui pèse quatre kilos. Vous revenez trois
00:04:25mois après. Grâce à ce que vous avez fait, cet enfant recommence à vivre. Je pense que
00:04:30ça suffit.
00:04:38C'est facile pour eux-mêmes. Mais dans ce cas, je l'ai vu avec mes yeux et c'est
00:04:43facile pour moi d'aider.
00:04:44Cette maison, située entre Lisieux et Honfleur, recevra donc tout au long de l'année des
00:04:48enfants français défavorisés. Qu'ils soient blancs ou noirs, le cœur d'un enfant a toujours
00:04:54la même couleur.
00:05:02Alors bien que les images parlent d'elles-mêmes, j'ai envie de vous poser la question. Je vais
00:05:07laisser Yannick parler avant vous. Marie-Claire, qu'est-ce qui pousse un fils et une mère en
00:05:131988 à créer cette association? Vous faisiez partie de Caire. Qu'est-ce qui vous motive?
00:05:19Bien, on le fait pour notre plaisir. C'est le plaisir de pouvoir voir des gosses qu'on
00:05:24a eu la possibilité de croiser et de voir que quelque part, on peut les aider à aller
00:05:30mieux, à avoir à manger, à avoir des médicaments. Et là, dans le cas de ce film, peut-être
00:05:36passer des vacances qui n'ont jamais eu la possibilité de passer. C'est un plaisir.
00:05:39Moi, c'est un plaisir de pouvoir avoir un contact avec ses enfants. C'est un plaisir de
00:05:43pouvoir voir que, bon, on sert à quelque chose. Il y a vraiment des moments où on se dit
00:05:46mais qu'est-ce qu'on fait? Il y a beaucoup de problèmes. On regarde la télé.
00:05:48Il y a des injustices. On dit, bon, allez, qu'est-ce qu'on fait maintenant? Et là, on
00:05:52se dit, bon, on fait quelque chose. Et on a bonne conscience. C'est sympa. Ça nous
00:05:55fait plaisir. Et moi, je ne crois pas tellement à la charité, pitié. Je préfère de loin
00:06:02organiser des événements et puis faire ce qu'on veut après avec l'argent, quoi.
00:06:07Marie-Claire. Je crois qu'il a à peu près tout dit. Je crois que c'est toi.
00:06:11Merci, maman. J'ai envie d'ajouter que vous auriez pu, l'un et l'autre, vivre entre guillemets
00:06:17et tranquillement sans vous occuper de ce genre de problème et que vous passez aussi
00:06:22une grande partie de votre vie à vous poser des problèmes à cause des enfants en France
00:06:28et ailleurs. Et que c'est un véritable choix. C'est un engagement. C'est un investissement
00:06:32que ce n'est pas évident au départ. Est-ce qu'il y a d'autres motivations qui vous poussent
00:06:35à le faire?
00:06:36Alors, à mon avis, c'est plutôt une chance qu'on a de pouvoir le faire parce que c'est
00:06:40une chance de rencontrer des enfants. Enfin, ce n'est pas une chance malheureusement de
00:06:42rencontrer des enfants malheureux, mais le processus suivant, c'est de rencontrer un
00:06:46enfant malheureux et d'aller voir des personnes en disant bon voilà ce qui se passe dans tel
00:06:51tel pays, y compris la France. Voilà ce que vous pouvez faire pour nous. Les personnes
00:06:55qui nous aident sont contentes de nous aider. Nous, on est content d'aider les enfants.
00:06:59Les enfants sont contents d'être aidés. C'est une chaîne merveilleuse. Et je crois que c'est
00:07:02plutôt que de dire c'est bien ce que vous faites, c'est je voudrais bien faire comme
00:07:07vous. C'est ce que je voudrais donner comme message. Les gens voudraient, je voudrais
00:07:10que les gens aient envie de faire comme nous parce que c'est une chance qu'on a.
00:07:13Alors, qu'est-ce qu'il faut faire? Parce que vous travaillez avec 10 à 12 bénévoles
00:07:16et bon, j'étais très surpris de savoir que vous travaillez dans un tout petit local.
00:07:21C'était très, presque artisanal, n'est-ce pas?
00:07:22C'est artisanal. On travaille chez moi tout simplement.
00:07:24Alors, qu'est-ce qu'il faut faire quand on veut prendre contact avec vous et qui peut
00:07:28prendre contact avec vous et pourquoi faire?
00:07:31Il y a plusieurs façons de nous aider. C'est d'abord, en effet, dans le bénévolat au
00:07:35bureau parce que dans le travail administratif, on a toujours besoin d'une comptable, d'une
00:07:39secrétaire, de quelqu'un qui vient nous donner un coup de main au moment où on envoie les
00:07:42brochures. On a besoin de bénévoles parce qu'on lance des campagnes dans les hôpitaux
00:07:46de Paris, Necker et Debray pour venir avec nous voir les enfants malades. On a besoin aussi
00:07:52de bénévoles pour nos vacances dans la maison de Normandie. Peut-être des personnes qui
00:07:56viendraient faire un stage de ceci, de cela, d'astronomie, d'écologie avec
00:08:00nous. Et puis, on a besoin évidemment, éventuellement, enfin pas éventuellement, on a besoin d'argent
00:08:06pour mener à bien tous nos programmes partout.
00:08:10Alors, qui peut frapper à la porte, Yannick ? N'importe qui, ce sont des gouvernements,
00:08:16des individus ? Qui vient vous voir ?
00:08:18C'est un peu qui veut, quoi. La porte est ouverte. On n'est pas là à demander. À
00:08:23partir du moment où on a la possibilité de toucher un public, on en parle. Parce que
00:08:27on parlait tout à l'heure de sacrifice. Moi, je n'ai jamais considéré ça comme un
00:08:31sacrifice. C'est un besoin. J'aime faire ça. Il n'y a pas un moment où je me dis
00:08:34que je n'ai pas envie de le faire. Je le fais parce que ça me fait plaisir. Et je
00:08:37crois
00:08:37que quand on a la possibilité de le faire, qu'on a la possibilité, à travers certaines
00:08:41manifestations, de faire une telle différence. Un môme ou des dizaines de mômes qui ont
00:08:47faim et tout d'un coup, ils n'ont plus faim grâce à un match de tennis que de toute
00:08:50façon, on aurait joué. On se dit que c'est super. On a envie d'en faire d'autres.
00:08:53Donc, c'est tout. Bon, c'est un état d'esprit qu'on essaye de développer, que j'essaie de
00:08:58développer à travers ce qu'on fait, de la manière dont on le fait avec maman. Et
00:09:01puis, les gens, en général, qui viennent jouer, qui voient les matchs, qui voient la
00:09:04façon dont on travaille, naturellement, ont envie de nous contacter. Voilà. J'aime
00:09:09pas demander. J'ai pas envie de demander. D'ailleurs, je demande rien. Par contre, si
00:09:12les gens ont confiance en nous, ils ont envie de venir avec nous, c'est un train qui est
00:09:16là. Voilà. Vous voulez monter avec nous, avec plaisir. Et c'est une joie, quoi. C'est-à-dire
00:09:20que la joie de pouvoir aider quelqu'un est aussi forte que celui
00:09:23qui est aidé, quoi. Moi, à Noël, au moment de Noël, voir mes gosses qui sont contents,
00:09:27ça me fait autant plaisir que quand je reçois un cadeau, quoi. C'est un peu ça,
00:09:29la même chose. Tu as dit, à un moment donné, parce qu'il faut qu'on se sente utile. Ça
00:09:34veut dire que tout le reste, bon, c'est bien. Le tennis, la chanson, tout ça, c'est bien.
00:09:38Ça contribue à l'équilibre. Mais si on laisse pas quelque chose en passant, ça veut
00:09:43dire qu'on vit un peu superficiellement ? Non, mais pourquoi pas. Je crois qu'à travers le
00:09:47tennis, j'ai pu toucher des gens quelque part au-delà de mes résultats. J'ai eu des contacts
00:09:53avec des gens et j'ai passé des moments merveilleux avec un public. À travers la
00:09:56chanson, j'ai maintenant des fans qui, entre 3 et 6 ans, qui, dans la rue, me disent
00:10:01« Ah, Africa ! » et ça, c'est sympa aussi. Mais là, c'est un rapport beaucoup plus direct.
00:10:05Et on travaille de manière beaucoup plus directe, quoi. C'est moins évident de dire
00:10:09un match de tennis peut inspirer un gosse. Mais je sais que moi, personnellement, un autographe
00:10:15d'Arthur H. m'a changé ma vie parce que ça m'a fait rêver. J'avais envie d'être
00:10:19joueur de tennis. Donc ça aussi, c'est important. Mais là, on est dans une situation très
00:10:23privilégiée et on se dit « Qu'est-ce qu'on peut faire encore de plus ? »
00:10:27Alors, vous en faites des choses. J'ai noté quelques-unes de vos actions. Je le dis
00:10:31à Sao Tomé, la reconstruction d'un hôpital. Au Tchad, pour la scolarisation des enfants,
00:10:36de la léproserie. En Haïti, pour la construction aussi d'un poste de santé. Je pourrais citer
00:10:40aussi le Liban, le Bénin, la France. Est-ce que vous trouvez qu'on vous aide bien ? Je
00:10:46parle pas des individus. Est-ce que les gouvernements vous entendent bien quand vous avez affaire
00:10:51à eux ? Est-ce que ça se passe bien ? Est-ce que vous êtes bien compris ?
00:10:54Les gouvernements à l'étranger, vous voulez dire ? Oui, de toute façon, nous, on a une
00:10:57politique très spéciale. On n'entre pas dans un pays sans autorisation du gouvernement.
00:11:02C'est une politique définitive pour nous. Donc, c'est comme ça, c'est comme ça. Et
00:11:07pour le moment, on n'a pas trouvé d'opposition. Absolument pas. Entre ce qui se dit ici et
00:11:13ce que l'on trouve à l'étranger, c'est pas du tout la même chose. On va dans les
00:11:17villages,
00:11:17on rencontre des personnes. Je pense en Afrique particulièrement, des personnes
00:11:20merveilleuses qui nous accueillent et qui n'ont les mots de charité, d'aide
00:11:24d'action. C'est pas le mot. C'est pas le mot. Quand on dit en France, il ne faut
00:11:27pas
00:11:28dire aider. Mais bien sûr, on aide. Si vous voyez quelqu'un qui tombe, vous l'aidez à se
00:11:32relever. Ça s'appelle aider. Il n'y a pas de querelle de vocabulaire là-bas. On les aide
00:11:37un autre jour, ça sera peut-être eux qui nous aideront. Et puis, on le prend comme
00:11:40ça. Tout à fait dans l'amitié, on ne veut pas s'appeler grosse organisation. On fait
00:11:45ce qu'on peut, c'est tout. Yannick disait, je ne demande rien. On met quand même l'adresse
00:11:49de votre association. Vous êtes d'accord ? Moi, je suis d'accord. De toute façon.
00:11:53Mais je vous dis, comme non, Yannick ne dit pas, on ne demande rien. Il dit, ceux qui
00:11:56veulent viennent vers nous. C'est tout. Voilà, c'est tout. Une démarche. S'ils ont
00:12:00confiance, ils viennent vers nous. C'est tout. Voilà, exactement. On aura l'occasion de
00:12:04reparler des enfants dans l'émission. On aura aussi l'occasion de parler de l'Afrique
00:12:07dans l'émission. Et puis maintenant, je voudrais avoir l'occasion de t'écouter chanter.
00:12:11Tu es d'accord ? En plus, c'est prévu. Autant faire ce qui est prévu. Yannick va se mettre
00:12:17en place pour une chanson qui s'appelle Don't Stay. Quand vous voyez Yannick chanter,
00:12:22c'est quelque chose qui vous fait plaisir aussi, vous, Marie-Claire, sa maman ?
00:12:25D'abord, ça me fait plaisir parce que pour moi, ça fait partie de la personnalité
00:12:28de Yannick complet depuis qu'il est petit. Pour moi, c'est comme si on était à la maison,
00:12:32toute la famille en train de faire les fous. J'ai moins peur que quand il joue au tennis.
00:12:35donc je suis très décontractée quand il chante. Yannick Noah, Don't Stay.
00:12:41Applaudissements
00:54:34La famille c'est beaucoup plus que juste le père, la mère et les enfants, ce sont les oncles, c
00:54:38'est la grand-mère, c'est le grand-père, ce sont les tantes, ce sont les cousins et on vivait
00:54:42tous ensemble, c'était déjà la famille Noël, c'était tout le village qui vivait ensemble.
00:54:48Donc toutes les fêtes on les vivait ensemble, tous les événements on les partageait ensemble et c'est un peu
00:54:52comme ça que moi j'ai grandi, c'est dans cette ambiance là que j'ai grandi au milieu de
00:54:56beaucoup de cousins, au milieu de beaucoup d'oncles, de beaucoup de tantes.
00:54:59Et ce sont des gens qui, quoi là, la famille de temps en temps repart un peu, chacun repart de
00:55:05son côté, moi je suis parti loin mais on se retrouve toujours quelque part sur la route.
00:55:09Qu'est-ce qui t'a, Yannick, le plus surpris quand t'es arrivé à Nice puis à Paris alors,
00:55:12quand t'es arrivé ? Quel a été le plus grand cassement quand t'es arrivé ?
00:55:17Le froid, j'avais très froid. D'être tout d'un coup, alors que quand j'étais au Cameroun j
00:55:25'étais le métis, tout d'un coup j'étais le noir.
00:55:28Donc les gens qui changeaient autour de moi ont décidé que j'étais le noir, ça, ça a changé.
00:55:34Ça a changé, ouais, le froid et tout d'un coup je suis devenu bamboula, quoi. C'était une expérience
00:55:39nouvelle pour moi.
00:55:40Alors qu'est-ce que tu dirais également et qu'est-ce que vous diriez tous à ceux qui ne
00:55:44connaissent pas l'Afrique ?
00:55:46Car je trouve que c'est une vraie richesse de la connaître. Pourquoi faut-il aujourd'hui aller en Afrique
00:55:52?
00:55:53Je crois qu'on a maintenant dans cette société, les valeurs sont un peu brouillées. Je crois que maintenant on
00:56:01parle beaucoup de réussite et de bonheur à travers l'argent, à travers certaines choses qui en Afrique ne comptent
00:56:08pas vraiment.
00:56:08En Afrique, les valeurs sont restées des valeurs de la terre, de la famille et à travers ça c'est
00:56:15une base qui est on ne peut plus solide.
00:56:17Et on voit les Africains passer à travers des difficultés, vivre avec très peu de choses mais garder quand même
00:56:23une foi et une force intérieure qui a disparu maintenant.
00:56:27Et c'est vrai que les gens quand ils vont en vacances, quand ils vont en vacances en Afrique, c
00:56:33'est ce qui les choque, c'est cette joie de vivre. Il y a une joie, il y a une
00:56:36énergie et c'est un pontier.
00:56:38J'ai l'impression qu'on positive tout là-bas, qu'on voit toujours les choses du bon côté.
00:56:42Oui parce que c'est pas tellement compositif, je crois que c'est plutôt l'inverse, c'est qu'on
00:56:46a nous tendance à négativer un peu ici quand on est en France.
00:56:49Je crois qu'ils sont plutôt normaux. En fait on retrouve quelque part cet état d'esprit quand on va
00:56:55dans les campagnes en France aussi.
00:56:57Les gens sont beaucoup plus heureux et se contentent de beaucoup moins que dans les villes où on découvre des
00:57:04nouvelles maladies, le stress, tout ça.
00:57:06Un mot sur ce sujet ?
00:57:09Oui, j'allais bon dire en bonne cocorico que je suis aux premières paroles de Yannick, mais il a refait
00:57:15les différences en disant qu'en effet finalement c'est peut-être pas tellement un problème d'Afrique,
00:57:19c'est un problème de grandes villes et de petites villes. L'amour et la gaieté on peut les trouver
00:57:24que ce soit en Afrique ou en Europe.
00:57:27Bon, c'est vrai que c'est plus facile de danser au coin du feu à minuit, autour d'un
00:57:32feu, en Afrique, chez moi dans les Ardennes.
00:57:36Donc ça fait énormément, on ne parle pas assez de la chaleur africaine, la vraie chaleur du soleil.
00:57:41Merci à vous. Là on parlait de l'Afrique et par exemple dans les grandes villes il y a des
00:57:46faits divers, ce que nous raconte maintenant Bernard Lavillier.
00:57:53Applaudissements.
00:58:09Comment va le monde ? Il est rouge sans, et à mon avis il l'est pour longtemps.
00:58:16Comment va la vie ? Il y a des endroits, elle vous dit dollar combien je te dois.
00:58:23Comment va l'amour ? Il joue les absents, demandent aux vautours de gagner du temps.
00:58:30Comment va le monde ? Il est rouge sans, et à mon avis il l'est pour longtemps.
00:58:40Après bien des années d'errance et de silence embarrassés,
00:58:46Les hommes n'ont toujours pas de nationalité.
00:58:54Comment parler de non-violence à un amour qu'on a violé ?
00:59:00La dignité n'est pas votre spécialité.
00:59:14Comment va la guerre ? Elle va comme elle va.
00:59:18Elle est planétaire, on se reverra.
00:59:21Comment va la banque ? La banque surnage.
00:59:25Pour les grands requins, il n'y a pas de naufrage.
00:59:28Comment va la mort ? Comment va la mort, record absolu ?
00:59:32Toujours très discrète, je n'en sais pas plus.
00:59:35Comment va la guerre ? Elle va comme elle va.
00:59:39Elle est planétaire, on se reverra.
00:59:46Elle est planétaire, on se reverra.
00:59:53Après bien des années d'errance et de silence embarrassés,
00:59:59Les hommes n'ont toujours pas de nationalité.
01:00:06Comment parler de non-violence à un amour qu'on a violé ?
01:00:12La dignité n'est pas votre spécialité.
01:00:34Je ne veux plus gueuler comment va le monde.
01:00:37Et qu'on me réponde, il va comme il va.
01:00:41Comment va la vie ? Elle n'est pas très fière.
01:00:44Sur ses cinq colonnes, dans les faits divers.
01:00:48Comment va l'amour, quand il vous a vus ?
01:00:51A fait demi-tour, on n'en parle plus.
01:00:55Je ne veux plus gueuler comment va le monde.
01:00:58Et qu'on me réponde, il va comme il va.
01:01:05Après bien des années d'errance, de population déplacée,
01:01:11La solitude n'a pas de nationalité.
01:01:19Il faudrait casser ce silence, vous l'avez mal interprété.
01:01:25La dignité n'est pas votre spécialité.
01:01:33Comment va le monde ? Il est où je sens.
01:01:36Et à mon avis, il l'est pour longtemps.
01:01:40Comment va l'amour ? Il joue les absents.
01:01:43Demande au retour de gagner du temps.
01:01:47Comment va la vie ? Elle n'est pas très fière.
01:01:50Sur ses cinq colonnes, dans les faits divers.
01:02:09Yannick Noir, rédacteur en chef de cette émission.
01:02:12On le retrouve dans un instant avec d'autres invités après les pubs.
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