00:00Voici de l'hommage du jour, Emma Beaujard !
00:05Bonjour tout le monde !
00:06Alors tous les jours, moi dans cette émission, je rends un hommage
00:09et aujourd'hui, j'ai décidé de rendre hommage à la fin.
00:12Voilà !
00:15Alors, pardon, non, c'est un peu intense.
00:17Non, non, pardon, annuler en place.
00:18Non, non, j'ai la flemme de pleurer.
00:20Non, non, je ne vais pas prendre ce chemin-là, je suis désolée.
00:22Déjà parce que je dois vous rappeler que je suis également d'origine arménienne.
00:25En fait, voilà, donc la monnaie en Arménie, ça s'appelle littéralement le drame, en fait.
00:29C'est-à-dire que je suis nostalgique depuis que j'ai trois ans, en fait.
00:31Donc, j'en ai marre, en fait, je passe ma vie à pleurer.
00:34Vraie histoire, l'autre jour, j'ai appelé ma grand-mère.
00:35Elle m'a dit « Comment ça va ? Comment ça s'est passé aujourd'hui ? »
00:38Je dis « Très bien, écoute, je suis allée à la natation. »
00:39Elle m'a dit « Oh, t'aurais pu te noyer ! »
00:42Voilà !
00:42J'en fais la interaction avec ma grand-mère.
00:44Non, puis je ne vais pas pleurer parce qu'en vrai, moi ça va, ça fait que deux ans que
00:47je suis là.
00:47Donc bon, je veux dire, on n'a pas traversé les mêmes choses que vous.
00:50Puis ce serait bizarre de pleurer.
00:51Là, ça serait vraiment de l'appropriation émotionnelle, selon moi.
00:53Enfin, la dernière fois, quand même, Olivier m'a fait pleurer en me disant « Vous vous rendez compte que
00:56c'est bientôt fini ? »
00:57Mais alors, j'ai pleuré, mais ça n'avait rien à voir avec l'info.
00:59C'est vraiment parce qu'il était à 5 cm de mon visage.
01:02Et ceux qui savent, savent.
01:04Voilà, il y en a qui sont plus touchés que d'autres ici.
01:06Genre Tanguy Pastureau, par exemple, il s'en fout.
01:08Bon, après Tanguy, je rappelle qu'il est immortel, qu'il est né au 15e siècle.
01:12Donc voilà, il a l'habitude de dire adieu à des choses qu'il a aimées.
01:15Non, mais voilà, moi juste, je ne sais pas, je n'aime pas les au revoir.
01:18Moi, je pars avant la fin, c'est comme ça.
01:19Par exemple, je pars avant la fin d'un concert, tu vois, avant la dernière chanson.
01:23Je suis désolée, Adolive, j'ai fait ça à ton concert.
01:25C'est parti juste après « Je suis fan, fan, fan ».
01:27Et du coup, je n'ai pas pu entendre « Je suis fan, fan, fan ».
01:31Écris une deuxième chanson, je t'en supplie, tu as du temps libre en plus maintenant.
01:34Donc, la bande originale s'arrête.
01:35Et franchement, il y a des trucs qu'on aurait préféré que ça s'arrête avant la bande originale.
01:39Petite liste non exhaustive, l'Ursaf, pour exemple.
01:42Les hommes qui portent des skinny jeans.
01:44L'heure de pointe à la ligne 13.
01:46L'heure de pointe dans la ligne 13, les chewing-gums, ça c'est juste perso.
01:49Le mardi, les gens mal polis, les faibles avec les forts, les forts avec les faibles.
01:53Je suis désolée, c'est fini, c'est moi qui vais partir.
01:54Ne me retenez pas, je vous en supplie, la BO, c'est pas vous, c'est moi.
01:57J'étais plus prête à m'engager autant quotidiennement.
01:59J'ai envie d'aller voir ailleurs, de rêver plus grand, enfin plus petit.
02:03C'est bon, je me sens prête pour la suite.
02:05Et d'ailleurs, pas plus tard que ce matin, une amie me disait, tu sais, la fin n'est pas
02:08l'opposé de l'existence.
02:09Elle en est la condition.
02:10Une chose qui ne pourrait jamais finir, ne pourrait jamais avoir de forme.
02:13Un amour éternel, dès son premier jour.
02:15J'ai dit en fait, Leïla, s'il te plaît, laisse-moi deux secondes là.
02:18Et non, je sais pas, j'aime pas gérer les fins ni les au revoir, je préfère juste...
02:22Ouais !
02:24Ouais !
02:25Ouais !
02:26Ouais !