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Pourquoi s'aventurer dans l'un des environnements les plus hostiles de la planète, là où même la survie semble une bataille perdue face au froid extrême ? Stéphanie Gicquel relève ce défi insensé en Antarctique, repoussant les limites de l'endurance humaine.

Elle partage son incroyable exploit : 2045 km parcourus en 74 jours, sans voile de traction, une première historique pour une femme sur ce continent glacé. Au cœur d'un froid mordant de moins 50 degrés, le corps humain s'adapte, déclenchant un instinct de survie qui décuple les forces au-delà de toute logique.

Découvrez comment la préparation intensive transforme l'impossible en quotidien et comment cette expédition révèle l'importance d'écouter sa voix intérieure, loin de la norme et de la société de consommation. C'est une invitation à interroger nos propres limites et à retrouver ce "pourquoi pas ?" qui anime nos passions les plus profondes.

#Antarctique #UltraEndurance #ExpéditionFéminine #InstinctDeSurvie

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Transcription
00:00L'Antarctique me donne le vertige, et pourtant je suis toujours là.
00:04Pourquoi s'obstiner à tenter l'impossible ?
00:06J'ai parcouru 2045 km en 74 jours à travers l'Antarctique.
00:11Quand on est à moins 50 degrés, c'est un instinct de survie,
00:15c'est-à-dire que vous n'avez pas d'autre choix que continuer.
00:18C'est-à-dire que le corps se met en mode automatique
00:21et toutes les fonctions du corps qui ne sont pas utiles à la survie se mettent en pause.
00:25Et seules les fonctions qui sont utiles à la survie fonctionnent et sont même décuplées.
00:32C'est-à-dire que bien souvent en Antarctique, j'avais des hypoglycémies
00:35parce que quand on tracte une charge plus lourde que mon poids de corps
00:39et qu'on doit aussi affronter le froid et puis marcher jusqu'à 42, 45, 50 km par jour
00:47pour arriver dans les délais, on perd beaucoup de poids.
00:50Je pesais 39 kg en fin d'expédition.
00:51Et quand j'étais à moins 50 degrés, j'ai retrouvé une énergie,
00:56c'est-à-dire que j'étais capable de marcher beaucoup plus vite
00:58que dans les moments à moins 30 degrés, malgré ces hypoglycémies,
01:03malgré ces faiblesses, parce que c'est l'instinct de survie qui se met en place.
01:07Et en fait, moi, j'ai toujours eu envie de faire corps avec l'environnement.
01:10Donc je voulais partir en Antarctique sans kite.
01:14Donc tout le monde me disait que la distance, elle était trop grande
01:16par rapport aux moyens de progression à travers l'Antarctique.
01:20En fait, la préparation, elle est là pour faire en sorte que ce qui est fou au début
01:24devienne notre quotidien.
01:25On dit souvent dans le sport de haut niveau qu'il faut 10 ans pour devenir champion du jour au
01:30lendemain.
01:30Et c'est la même chose pour une expédition.
01:32Et on me dit souvent, mais pourquoi partir dans ces environnements extrêmes
01:36ou pourquoi faire de l'ultra-endurance, courir 253 km en 24 heures ?
01:41En fait, souvent, je réponds, mais pourquoi pas ?
01:43Parce qu'on n'interroge plus la norme, en fait.
01:46On ne l'interroge plus, mais bien souvent, la société de consommation
01:49ou la société de confort nous endort.
01:53Donc on perd notre instinct de vie.
01:55Et au final, on pose la question à ceux qui ont encore cet instinct de vie
01:58de pourquoi ils essayent de trouver du sens.
02:01C'est pour ça que c'est vraiment important d'être vraiment en accord avec soi-même
02:05et d'écouter cette petite voix intérieure.
02:07Et c'est ce que j'ai fait pour l'Antarctique.
02:09On m'a dit que c'était impossible, en particulier pour une femme.
02:12Mais en fait, moi, j'ai cru à cette petite voix intérieure.
02:15Et aujourd'hui, c'est 10 ans après, c'est toujours la plus longue expédition
02:19réalisée sans voile de traction, donc sans kite, par une femme sur ce continent.

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