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Vache de Blues signe sa deuxième édition, La maniérée souffle le verre avec Fantasy et le Thionville Jazz Festival s'ouvre à tous les publics...
Ouvrez La Boîte à M'Alice.

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00:01Votre dose quotidienne de spectacle avec le Casino 2000 de Montdorff-les-Bains au Luxembourg.
00:07Bonjour à toutes et à tous, je suis très heureuse de vous retrouver pour ouvrir avec vous une nouvelle boîte
00:12à Malice,
00:13dans laquelle il sera question de musique, avec la 3ème édition du Thionville Jazz Festival,
00:18qui aura lieu du 2 au 4 juillet, et vous verrez combien l'affiche est réjouissante.
00:23Vous ferez également connaissance avec Pauline, alias la Maniere,
00:27qui est tombée en amour pour le verre, qu'elle souffle avec fantaisie.
00:31Tout cela sans oublier quelques belles idées de sortie.
00:34Mais tout de suite, branchons les guitares, sortons nos harmonicas,
00:37pour retrouver Nico Vallone, programmateur du Vache de Blues,
00:41un festival gratuit et incontournable qui se déroulera les 26 et 27 juin à Boulanges.
00:47Que nous réserve-t-il ? Ouvrons la BAM pour le savoir. Bienvenue !
01:22Sous-titrage Société Radio-Canada
01:45Waouh ! Quelle virtuosité ! Nico, bonjour !
01:48Merci beaucoup de m'accueillir chez toi, dans ton univers, dans ton studio de répétition.
01:53Merci pour ce petit morceau que tu joues, qui donne la tonalité de ce qui va nous attendre les 26
01:58et 27 juin.
01:59Le festival Vache de Blues, il est de retour, c'est le grand revival, deuxième édition finalement, deuxième nouvelle édition.
02:05L'édition de l'année dernière, elle était donc excellente, parfaite ?
02:09Elle a tenu ses promesses ?
02:11En tous les cas, elle a tenu ses promesses, que ce soit en termes artistiques, aussi bien qu'en termes
02:14de fréquentation.
02:15Puisqu'on a eu 4000 personnes à peu près sur le site,
02:18je pense qu'il y avait une grosse attente de la part du public qui nous attendait depuis très longtemps.
02:22On sent cette demande et cette ferveur un peu des gens,
02:24et c'est reparti comme si on n'avait jamais arrêté quasiment.
02:27La particularité du festival aussi, c'est que, alors bien sûr, il est placé sous le signe du blues,
02:31mais il est gratuit aussi, avec cette volonté d'être ouvert à tous et d'être familial.
02:35Oui, absolument.
02:35Ça, c'était vraiment une condition sine qua non.
02:38Donc les gens, ils viennent et ils mettent ce qu'ils veulent.
02:39C'est génial.
02:40Dans une urne.
02:41Et finalement, la première année, on s'est rendu compte que sans faire trop de pub,
02:44ça a plutôt bien fonctionné.
02:46Donc oui, il y a un petit manque à gagner,
02:48mais finalement, quand on offre du bonheur,
02:50pour moi, je pense qu'il ne faut pas qu'on reste tout le temps sur nos créneaux
02:54et nos critères matérialistes.
02:57Offrir du bonheur, ça veut dire des fois qu'il faut s'asseoir aussi sur sa petite fierté
03:00de gagner de l'argent et de faire un festival qui absolument doit générer des tonnes de résultats.
03:04Nous, on n'est pas là.
03:05On fait un festival pour se faire plaisir.
03:07Donc même si on doit y mettre un petit peu de notre poche, on y mettra de notre poche.
03:09Et puis ce qu'on aime avec toi aussi, et ce qui est incroyable,
03:12c'est que tu as un carnet d'adresses.
03:13Alors tous les ans, je répète la même chose,
03:14qu'il y a un carnet d'adresses qui est long comme 20 bras,
03:17et ce qui permet d'avoir une programmation de haut vol à chaque fois avec toi,
03:23programmation internationale avec des artistes qui viennent du monde entier.
03:25Donc là, tu as un vrai plaisir, toi, à les puiser dans la poche.
03:28C'est un vrai plaisir parce que c'est souvent des artistes que je découvre aussi,
03:32et souvent des artistes que j'ai écoutés très longtemps.
03:35Donc du coup, pouvoir les faire venir en France, c'est sûr, c'est un plaisir fabuleux.
03:39C'est un travail de longue haleine.
03:40Je fais quelques festivals, et surtout, j'écoute beaucoup, beaucoup de disques qu'on m'envoie.
03:44On m'envoie des disques, on m'envoie des bandes, on m'envoie des liens YouTube en permanence.
03:49Et puis je les ai au téléphone, les gars.
03:51Et puis je passe les voir quand je passe en vacances.
03:53Là, cette année, j'ai rendez-vous, on va en Auvergne, je vais voir Tia,
03:55je vais passer trois jours avec elle, ça va être super.
03:57En tout cas, ça te donne un supplément d'âme au festival.
03:59Alors, neuf artistes sont programmés cette année, donc 26-27 juin.
04:02On va aller faire le jour sur trois d'entre eux.
04:06On ne peut pas tous les évoquer, mais la première dont tu as eu envie de parler,
04:10et j'ai envie de faire honneur aux femmes, c'est une artiste italienne.
04:12Absolument.
04:13Qu'est-ce qui te touche chez elle, et qui est-elle, cette femme ?
04:15Alors moi, mon choix, il ne s'est porté pas sur trois artistes internationalement connus, justement.
04:19Moi, ce que je voulais, c'est avoir tous les artistes qui ont besoin d'avoir une visibilité.
04:23Enfin, besoin.
04:24Est-ce qu'ils ont vraiment besoin qu'un festival comme l'autre mette en avant Véronique Asbergia ?
04:27Ça fait 30 ans qu'elle tourne en Italie et en Europe et dans le monde,
04:31avec son mari Max de Bernardi, qui est le plus grand guitariste de fingerpicking en Europe actuellement.
04:35Ils sont connus lors d'une jamme dans un club à Milan.
04:39Elle, elle jouait du ukulélé, et lui, de la guitare en fingerpicking.
04:44Ils ont matché direct, ils ont créé un duo, il y a 25 ans de ça, et ce duo ne
04:49s'est jamais arrêté.
04:50À eux deux, ils ont créé un groupe qui s'appelle les Redwines Serenaders,
04:54où leur objectif, c'est de faire découvrir la musique, ce qu'on appelle le pre-war blues.
04:59Donc, pre-war blues, c'est la musique d'avant-guerre, donc musique d'avant 1940.
05:02Et encore plus dans une région très particulière, qui était donc le nord du Mississippi,
05:07et la côte est des États-Unis.
05:09Donc, toute cette petite région-là, il y a une technique de fingerpicking très particulière,
05:14qu'on appelle le pied de monde blues.
05:16Il y a des artistes comme Révérend Gary Davis, ou Mississippi John Hurt.
05:20C'est ce genre d'artiste-là, et c'est ce genre d'empreinte musicale qu'a Max de Bernardi.
05:25C'est un des seuls guitaristes au monde à jouer comme jouaient ces gens-là.
05:29Guitare à 12 chords en fingerpicking, c'est juste absolument hallucinant de voir ce qu'il fait.
05:33Et sa femme à côté, qui, elle, joue non seulement du ukulélé, qui a une voix à tomber.
05:39Elle est chanteuse de ragtime, elle chante des gospels.
05:41Elle a chanté dans les églises, ils ont vécu aux États-Unis.
05:43Donc, c'est des gens qui ont derrière eux un background musical vraiment fait de ferveur, de liesse.
05:48Ils sont beaux.
05:48Elle, elle est hyper à l'aise sur la scène, et surtout, elle joue du frattoir.
05:52Et ils font une musique, donc pre-war blues, bien sûr, fingerpicking, bien sûr,
05:57mais ragtime aussi, mais gospel aussi.
05:59Et elle, c'est une folle d'une artiste qui s'appelle Lucille Bogan, une chanteuse de gospel.
06:03Et voilà, ce mélange-là donne les Red Wine Serenaders.
06:07C'est juste d'une originalité sublimissime.
06:10Et c'est une artiste européenne que je vous engage à découvrir et à aller voir.
06:44Véronique Asberja qui va nous enchanter aux Vaches de Blouse.
06:47Il y a aussi de très belles choses qui se jouent en Espagne.
06:49Je suis assez fier dans les Espagnols et surtout ceux-là, les Suitcase Brothers.
06:53Et ce sont donc deux frères qui sont, à mon avis, les plus grands bluesmans en Espagne actuellement.
07:02Ah oui, non, c'est pas rien.
07:03Et l'harmoniciste qui s'appelle Victor Puertas est considéré parmi les dix plus grands harmonicistes du monde,
07:11notamment par les grands harmonicistes qui ont joué avec Medi-Waters.
07:14Jerry Portnoy, il a dit de lui que c'était pour lui le plus grand harmoniciste du monde, Victor Puertas.
07:18Ce mec a 38 ans, 39 ans, c'est...
07:20Alors non seulement il est harmoniciste, mais il est aussi organiste.
07:23Il joue de l'orgamon, il accompagne souvent.
07:26Il sait jouer de la guitare, enfin c'est des jeunes, ils savent tout faire.
07:29Mais quand je dis tout faire, c'est pas qu'ils bricolent à faire trois accords.
07:32C'est qu'ils savent tout faire bien, quoi.
07:34Il joue comme jouait Brownie McGee sur la côtesse des Etats-Unis.
07:38C'est-à-dire cette musique très enjouée, très active, finger-picking, très gaie, une musique guette.
07:44Toujours une musique festive et derrière, les deux chanteurs qui se répondent en contre-champ
07:49et qui accompagnent des fins de phrase à l'armeau, c'est juste sonctueux.
08:13Dans cette formation comme dans la précédente et puis dans celle dont tu vas nous parler ensuite, l'harmonica est
08:17au cœur.
08:18C'est l'instrument du bout, c'est un instrument qui n'était pas cher, un instrument léger.
08:21T'en as plein derrière toi.
08:23Oui, il y en a plein, oui.
08:23Mais après, là, c'est presque du commerce, mais parce que les harmonicistes et les bluesmen, ils n'avaient pas
08:28beaucoup d'harmonica.
08:29Ça valait peut-être 2,50$ l'harmonica, mais quand ils en achetaient une, ils l'usaient jusqu'à
08:33la corde et ils la réparaient eux-mêmes.
08:35L'harmonica, c'est un ascent prépondérant de par sa légèreté, de par son coût.
08:39Et surtout, c'était le premier instrument avec les jugs, ce qu'on appelait les jugs, c'est les jars.
08:44Les jars, ça faisait la basse.
08:47Ils soufflaient dans une espèce de jar et ça faisait la basse.
08:49Et avec l'harmonica, on appelait ça des jugs bands.
08:52Contre-bassine, balai, corde, le jug et l'harmonica.
08:58Donc, les premiers jugs bands, le premier, c'était les Memphis jug bands d'ailleurs.
09:02L'harmonica était le lasso le plus facile à manœuvrer, en fait.
09:05Et surtout, celui qui pouvait imiter.
09:08On pouvait imiter le chien, on pouvait imiter le train, on pouvait imiter le coq le matin.
09:11Tu peux nous montrer ?
09:12Ouais, on peut faire, ouais.
09:13Par exemple, on peut imiter le train, par exemple.
09:36Ils faisaient ça, les harmonicistes.
09:37Ils imitaient le train.
09:38Et donc, l'instrument facile, du coup, en duo, ce n'était pas cher.
09:43Une guitare, un harmonica, ça se trimbalait partout.
09:45Et ces duos, il y en a eu plein des duos comme ça.
09:47Mais le plus spectaculaire a été Sonny Terry, Brownie McGee,
09:51enregistré par Harry Oster à la bibliothèque du Congrès.
09:54C'est vraiment des artistes majeurs.
09:56Et ils sont les deux seuls, en Europe, à reprendre ce répertoire.
10:16Ce qu'on voit aussi, et tu m'en as parlé en aparté,
10:19c'est qu'il y a une ville vraiment dans laquelle il y a un vivier de bluesmen, c'est
10:23Nantes.
10:24Cette année, on a Jackets et les Jax, donc pareil, un trio nantais
10:29qui reprennent le répertoire de Chicago, mais vraiment très précisément du West Side de Chicago.
10:34Après, il y a Denis Hagenet et les New Labsters.
10:38Donc, eux, ils reprennent le répertoire de la Nouvelle Orléans.
10:40Donc, eux, c'est un octet.
10:42Alors, ça joue, c'est cuivré, c'est vraiment très festif.
10:45Bref, et les Freaky Buds, ils jouent ce qu'on appelle le Wild Blues.
10:50C'est un blues qui est originaire d'une région très particulière des États-Unis.
10:56C'est ce qu'on appelle le North Hill Mississippi.
10:58Donc, dans le Mississippi, la région est sainte et en deux.
11:00Tu as le sud avec ce qu'on appelle le Delta Blues.
11:03Des artistes qui jouent de la slide, tu vois, Fred McDowell, Robert Johnson, ça.
11:07Et au nord, tu as un blues beaucoup plus hypnotique,
11:10qui se joue en général sur un accord.
11:12Et on appelle ça le North Hill Mississippi Blues.
11:15Et donc, les Freaky Buds, ils se sont inspirés de cette musique hallucinatoire un peu.
11:20On appelle ça Musmarizing Music, tu vois, une musique qui est hallucinante un peu.
11:23Donc, quand tu rentres dans leur concert à eux, pendant une heure et demie,
11:26tu es happé par cette espèce de rythme incantatoire tout le temps sur un accord assez sauvage.
11:31C'est un mélange un peu de White Stripe et de Robert Johnson.
11:34C'est assez incroyable ce qu'ils font, les Freaky Buds.
12:03Ça dit la richesse et la diversité de ce qui nous attend, là, dans ce festival, à travers ces trois
12:08exemples.
12:08Et puis, effectivement, tu as évoqué d'autres groupes, il y en aura neuf au total.
12:11Il y a l'ambiance aussi, donc, cette ambiance familiale.
12:13Il y a de la restauration sur place, bien sûr.
12:15Un festival n'est rien, sans des stands.
12:18Il y a les clowns.
12:19Donc, dans un écrin aussi magnifique, à Boulanges.
12:22Ouais, superbe.
12:23Autour d'un étang, c'est assez bucolique.
12:26Cette année, en plus, on va un peu plus, on va dire, peaufiner l'accueil.
12:31Parce que l'an dernier, c'est vrai qu'on démarrait.
12:32Au niveau des éclairages, on n'était pas très, très bon.
12:35Donc, cette année, il y a des choses qui vont s'améliorer encore.
12:37Ça va être encore plus cosy et plus sympa.
12:38Ça va être de mieux en mieux.
12:40De mieux en mieux.
12:40On le rappelle, c'est gratuit, donc, les 26, 27 juin.
12:42Je te laisse le mot de la fin.
12:43Pourquoi faut-il venir ?
12:44Il faut venir absolument, profiter de la famille, du beau temps, de l'étang et de la musique.
12:47Et de la musique afro-américaine.
12:49Et peut-être rencontrer plein de gens.
12:52Parce que moi, depuis 25 ans, depuis 30 ans, bientôt, à chaque fois, je vois les têtes.
12:56Là, je me dis, mais c'est incroyable.
12:57Il y a de la présence de les connaître.
12:58En fait, c'est toujours les mêmes gens qui viennent.
12:59Et en fait, il y a un public vraiment fidèle de gens.
13:01C'est incroyable.
13:02On termine en musique ?
13:03Ouais.
13:04Je veux qu'on fasse quoi ?
13:05Un truc pour toi.
13:36Super, merci.
13:42Dans notre boîte à idées, cette semaine, on retrouve une invitation à participer à la 8e édition du Dream Factory
13:48Festival, placée sous le thème « Édifier l'imaginaire ».
13:51Pendant 4 jours, vous allez découvrir des courts-métrages audacieux, oniriques, expérimentaux, qui nous invitent à changer notre perception du
13:58monde.
13:58Ainsi, avec Metz une histoire, Nora Schnitzler propose une expérience visuelle quasi-picturale du quartier impérial, tandis qu'une danse
14:07en apnée avec la faune marine de Polynésie nous attend dans « Aquaballet » de Marianne Aventurier et Alexandre Voyer.
14:13Vous verrez les Vosges autrement avec corps à corps d'Hippolyte Burckhardt-Hulen et Vincent Benedetti-Ickard.
14:20Vous explorez la nuit et ses secrets avec une fugue d'Agnès Patron.
14:24Bref, laissez-vous surprendre du 24 au 27 juin au musée de la Cour d'Or et au club de
14:29Metz dans le cadre du Dream Factory Festival.
14:32Et en parlant de festival, notez également que Constellation de Metz souffle sa dixième bougie.
14:37Vous allez pouvoir déambuler à nouveau dans les rues de Metz, de nuit comme de jour, et vous émerveiller des
14:43nombreux mappings, installations numériques et œuvres de street art qui constellent la ville.
14:48Une boîte à malice spéciale se prépare d'ailleurs pour vous présenter tout cela, garder l'œil ouvert.
14:52Mais en attendant, qui dit anniversaire dit fiesta avec les nuits de Constellation, de nuit pour faire la bamboche à
14:59Blida,
14:59au programme des concerts et dj-set avec des artistes du cru bien sûr, comme Chapelier Fou, Marie-Madeleine ou
15:05Caprice,
15:06qui partageront l'affiche avec des artistes de renommée internationale, comme le roi de la French Touch, Cassius, qui va
15:12enflammer le dance floor.
15:13Des performances live, audiovisuelles et des installations seront également proposées, et plus encore.
15:19Rendez-vous les 25 et 26 juin, c'est gratuit, et toutes les informations sont à retrouver sur le site
15:24apparu à l'écran.
15:25Et il y a quelques semaines, je vous parlais du magnifique projet pédagogique Résidence Pro,
15:29qui a permis aux élèves de 12 lycées professionnels et agricoles du Grand Est de réaliser un chef-d'œuvre,
15:35qu'ils ont ensuite présenté à la Villa Médicis à Rome.
15:37Je vous invite d'ailleurs à voir ou revoir sur Youtube ou Moselle TV, le mini-documentaire que j'ai
15:42eu la chance de tourner à ce sujet.
15:44Et il se trouve que l'artiste Pauline Valcar, alias la Maniere, a participé à cette aventure en tant qu
15:50'élève il y a à peu près deux ans,
15:51une expérience qui l'a enchantée et qui l'a conduite par la suite à créer sa petite entreprise d
15:56'artisans souffleuses de verre et illustratrices.
15:59Je l'ai retrouvée dans son atelier à Blida, afin d'en savoir plus sur son travail pour le moins
16:03féerique.
16:04Là, je vais allumer mon chalumeau déjà, donc oxygène et gaz.
16:10Après, je pense que je vais finir la rose que j'ai commencée.
16:14Donc là, il me reste à faire la tige, donc à la tordre, et à placer une épine et une
16:19feuille.
16:20La rose qui figure parmi ses modèles phares.
16:23Une rose en verre de surcroît, ce verre qui la passionne et qu'elle travaille désormais à longueur de journée.
16:29De quoi ravir celle qui, après un bac spécialisé art, une licence d'histoire et un bac pro art appliqué,
16:35conjugue ses passions pour le verre et l'illustration, qui lui offre Miner Impossible.
16:40Le verre, c'est quand même une matière qui est extrêmement vivante.
16:43Elle fond, elle coule, elle vit en fait.
16:45Et je trouve ça assez fascinant de voir tout ce qu'on peut faire avec le verre.
16:48Parce qu'on peut vraiment faire tout ce qu'on veut.
16:50On peut le souffler, on peut le filer, il y a plein de techniques différentes.
16:54Et donc, c'était un peu une extension du dessin.
16:56C'est-à-dire que ça demande beaucoup de minutie, beaucoup de travail et beaucoup de concentration.
17:00C'est assez méditatif.
17:01Et en même temps, pareil, au niveau du travail des couleurs, c'est très intéressant.
17:06Mais ce n'est pas du tout la même manière.
17:07Je trouve ça assez complémentaire.
17:09Et ça me permet aussi de passer vers le 3D.
17:10En mêlant ces différents savoir-faire, la jeune femme nous embarque dans ses mondes imaginaires
17:15sous le nom La Maniere.
17:16Un pseudonyme, comme un pied de nez, à ceux qui plus jeunes moquaient son excentricité
17:21dont elle fait désormais une force.
17:23Un nom qui fait également écho à son amour pour les univers médiévaux, fantasy.
17:28Et plus précisément, pour la saga Coeur d'encre de Cornelia Funk.
17:32De quoi nous inviter à de belles échappées.
17:34Je trouve que le monde actuel est un peu triste, je pense, avec tout ce qui se passe aujourd'hui.
17:41Et ça permet un peu de s'évader et de se dire que dans ces univers-là, il y a
17:46des choses
17:47tristes aussi, mais eux, ils arrivent à les surmonter.
17:49Donc c'est vachement chouette de s'imaginer à leur place et de se dire que nous aussi,
17:54on pourrait être le héros de toutes ces aventures épiques.
17:57C'est ainsi qu'armée de son chalumeau, La Maniere nous raconte des histoires, féeriques,
18:03qui nous invitent aussi à réfléchir.
18:05Comme ici, avec cette pièce issue de la collection Vestige,
18:08qui s'intéresse à notre société de consommation.
18:10C'est dans l'idée où l'humanité viendrait à cesser d'exister,
18:15qu'est-ce qu'on laisserait derrière nous ?
18:16Et aussi cette question de la nature reprend ses droits,
18:19elle viendrait envahir tous ces objets qu'on a connus, qu'on a aimés.
18:23Donc il y a cette notion de temps qui passe, il y a cette notion d'humanité, de consommation.
18:27Et aussi un peu cette notion d'émotion, de ce qui reste dans les objets qu'on garde,
18:32cet attachement qu'on a avec les objets.
18:34Le travail est soigné, minutieux, avec des pissenlits, champignons en verre
18:40et un travail d'illustration autour des papillons.
18:53Et on va venir souder les deux parties.
18:56Donc je ne peux pas juste me permettre de coller, il faut vraiment souder.
18:59Donc pour ça, il faut apporter les deux zones en fusion.
19:03Donc il faut que ce soit presque blanc.
19:07C'est un travail qui est très minutieux, d'autant plus que j'adore travailler de miniatures.
19:14Donc sur les sculptures ou sur les cadres, je fais plein de petits éléments que j'assemble.
19:23J'invente des personnages.
19:25Donc par exemple, lui, son petit nom, c'est Picot.
19:27La grenouille ici, c'est Barthélémy.
19:28C'est un peu mon chou-fou.
19:30Tout le monde l'adore.
19:32Et après, sinon, j'ai plein d'autres formats.
19:34Ils sont tous au-dessus de mon bureau.
19:36Je les aime tous.
19:37Donc tout ça, c'est les prints.
19:39Je les fais aussi en stickers.
19:40C'est un travail que j'aime bien.
19:42C'est un travail qui me permet d'inventer des personnages
19:44et de leur raconter des petites histoires aussi.
19:47Et sinon, j'ai un travail à la main
19:49qu'on va retrouver soit sous forme d'herbier.
19:51Donc ça, c'est du dessin à la main.
19:54Donc c'est feutre à alcool et crayon couleur.
19:56Et sinon, là où on va retrouver le travail à la main,
19:59c'est soit sur des commandes personnalisées
20:01parce que les gens veulent tel personnage
20:03ou ils ont une envie particulière.
20:05Sinon, ça va être sur les cadres
20:06où j'associe le travail du verre
20:08pour tout ce qui va être paysage.
20:10Et après, je fais le fond en papier
20:12et aussi toujours un petit personnage en papier.
20:14Celui-là, il s'appelle Mémoire Fertile.
20:16Voilà, c'est un petit fantôme qui arrosse sa tombe.
20:18Autant de créations qui viennent nous dire
20:20de ne pas oublier l'enfant que nous avons été
20:22et avec lesquelles la Manierée
20:25souhaite réémerveiller le monde.
20:31Je vous invite vivement à suivre la Manierée
20:33sur les réseaux.
20:34Vous pourrez découvrir ces nouvelles créations,
20:37en faire l'acquisition
20:37ou encore participer à ces ateliers.
20:40Et prenons maintenant la direction de Thionville
20:42qui accueille pour la troisième année
20:44le Thionville Jazz Festival.
20:46Un événement ouvert à toutes et à tous,
20:49aux puristes comme aux curieux.
20:50La programmation est bel et bien conçue en ce sens
20:53avec de nombreux concerts gratuits
20:55comme nous l'explique Patrick Thiel,
20:57président de l'association Anatole Jazz.
20:59L'idée, c'était de vulgariser le jazz
21:02à un public pas forcément habitué au jazz.
21:06Ça a bien marché la première année,
21:07la deuxième année aussi, et cette troisième année,
21:09on va rester dans le même thème.
21:11On mixe avec des artistes qui sont vraiment jazz
21:13et des artistes qui sont moins jazz,
21:15comme Manu Katché, il y a deux ans.
21:17Cette année, en première partie,
21:18on a Sansevérino.
21:20Il n'est pas forcément jazz,
21:22mais c'est un guitariste,
21:23gypsy, chansonnier français,
21:26qui a un projet avec l'ascar Volcano.
21:28Donc c'est pour attirer le public
21:29qu'il viendra plus pour Sansevérino
21:32que pour écouter du jazz.
21:33Mais il y a une sensibilité jazz tout de même.
21:35La grosse, grosse, grosse tête d'affiche,
21:37c'est le samedi, Aldi Meola.
21:38Donc c'est un des plus grands guitaristes
21:41encore vivants de jazz américains
21:44qui a joué avec les plus grands
21:46depuis les années 80.
21:47Il a joué avec Chick Corea.
21:49Il avait un fameux trio dans les années 80
21:51avec Paco Diluccia et John McLaughlin.
21:54C'est un album hyper connu.
21:56Donc là, ça sera vraiment,
21:57vraiment le summum de ces trois jours.
22:28En tout, il y a 15 ou 16 concerts
22:31sur trois jours.
22:32Donc c'est pas rien.
22:33Donc seulement trois qui sont payants.
22:35On a toujours le vendredi et le samedi
22:39une fanfare qui va se...
22:41Deux fanfares différentes d'ailleurs
22:43qui déambulent dans la ville
22:44pour animer et pour amener le spectateur
22:47ici sur le parvis.
22:49Place Anne-Gromerche,
22:50on va avoir le samedi des concerts.
22:52Et ici, donc, on a l'apéro concert
22:57à 18h30-19h avant les concerts payants.
23:00Et l'année dernière, on a rajouté
23:03à la sortie des concerts payants
23:05un after.
23:06Parce qu'on s'est rendu compte
23:07pour la première édition
23:08que quand les gens sortaient,
23:09ils étaient tellement au chaud.
23:10Ils avaient, comme le parvis,
23:12on a les food trucks,
23:14on a les boissons,
23:15il y a les tables qui sont dressées.
23:17Donc ils étaient un peu frustrés
23:18de partir.
23:19Ils restaient là sur le parvis
23:21à boire des coups et à manger.
23:24Et donc on réitère ça cette année.
23:26Donc après le concert,
23:27on aura tous les trois soirs
23:29un after avec trois groupes différents.
23:42On veut faire jouer des jeunes
23:45de la grande région.
23:46Donc sur le parvis,
23:48sur la scène de la place Anne-Gromerche,
23:50on aura des groupes locaux.
23:52Donc on a par exemple Dréer Quartet,
23:55ce sont des petits jeunes
23:56qui doivent avoir 22-23 ans,
23:58qui avaient été deuxième
24:00au tremplin de 2024.
24:03Et ils sont, mais, exceptionnels.
24:16Au autrement, sur le parvis,
24:18on a Electrologie,
24:19c'est un trio de jeunes messins
24:21qui composent aussi.
24:22On a un trio de guitaristes grecs.
24:25Donc c'est original.
24:40Ne vous reste plus qu'à bloquer vos soirées
24:42des 2, 3 et 4 juillet
24:44pour vous enivrer au son du jazz
24:46en toute convivialité.
24:48Et l'heure est déjà venue
24:49de refermer la boîte à malice,
24:50mais bien sûr,
24:50on se retrouve très vite
24:51pour de nouvelles aventures culturelles.
24:53En attendant,
24:54je vous laisse avec l'auteur,
24:55compositeur et interprète
24:56de jazz Murat Osturk
24:58qui signe une merveille
25:00de nouvel album,
25:01Simple Thing.
25:02Preuve en est
25:03avec ce premier titre,
25:04The Sign,
25:05dans lequel il unit sa voix
25:06à celle de Sacha Lay,
25:08un titre illustré aujourd'hui
25:09par un clip aérien
25:10d'une grande poésie
25:12réalisé par le messager Fred Kempf.
25:14Laissez-vous porter
25:15et à très vite.
26:47Votre dose quotidienne de spectacle
26:49avec le Casino 2000
26:50de Montdorf-les-Bains au Luxembourg.
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