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La soumission chimique est souvent perpétrée dans la sphère privée, loin de nos regards et de nos idées reçues. L'agresseur ? Un proche de la victime, le plus souvent, qui s’arme non pas de drogues, mais de médicaments achetés simplement en pharmacie.
Caroline Darian, lanceuse d’alerte, fondatrice de l’association #MendorsPas et victime elle-même de soumission chimique, œuvre à déconstruire nos préjugés autour de ce fléau.

À travers #MendorsPas, la fille de Gisèle Pelicot se bat pour toutes les victimes en menant des actions concrètes et cruciales. "M'endors Pas", c'est aussi le titre d'une fiction en préparation par TF1, qui racontera son histoire et son combat.

🔴 Pour aider #MendorsPas à déployer une campagne de prévention sur les dangers de la soumission chimique auprès du grand public et des professionnels de santé, de police, et de justice, vous pouvez faire un don sur la page HelloAsso de l'association : helloasso.com/associations/m-endors-pas-stop-a-la-soumission-chimique.

Retrouvez la suite de cette interview sur marieclaire.fr

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Transcription
00:00La première idée reçue à déconstruire, c'est le fait de dire ou de penser que la soumission chimique s
00:04'opère exclusivement dans la sphère festive,
00:07que ça toucherait une cible de jeunes étudiants dans les festivals, dans les boîtes de nuit.
00:13Or, pas du tout, dans plus de 50%, la soumission chimique s'opère à domicile, dans la sphère qu'on
00:19appelle intrafamiliale.
00:21Souvent, les agresseurs sont des personnes que la victime connaît, un ami, un parent, un collègue de travail.
00:27Et dans la majorité des cas, les substances qui sont utilisées pour soumettre les victimes à des femmes d'agressions
00:32sexuelles,
00:33ce ne sont pas des drogues du type MDMA, cocaïne ou même du GHB.
00:38Dans la majorité des cas, ce sont des médicaments qui sont utilisés et qui sont détournés de leur propriété de
00:43base.
00:44Et dans le top des substances qu'on retrouve, dans les molécules, ce sont des anxiolytiques, des somnifères, des antidouleurs.
00:50On a réussi à faire en sorte qu'aujourd'hui, les analyses toxicologiques, et notamment d'urines de sang et
00:56de cheveux,
00:57soient accessibles, à titre gracieux, pris en charge par la Sécurité sociale.
01:01Ce n'est pas rien, ce n'est pas assez, mais c'est quand même une première étape qu'il
01:07faut quand même saluer.
01:08Et quelle est la prochaine étape pour Mandorpa ?
01:11Il y en a tellement.
01:12La prochaine étape, c'est d'arriver à un institut s'analyser une campagne annuelle de prévention.
01:16C'est à moi que j'y tiens.
01:17Il faut qu'on arrive à toucher massivement les victimes potentielles avérées dans les grandes villes,
01:22mais aussi dans les zones rurales, qui n'entendent pas parler de ça.
01:26Et puis on en entend beaucoup parler via les affaires médiatisées.
01:29On sait qu'il y a un réservoir de victimes.
01:31On parle de plusieurs milliers de victimes en France quand même.
01:34Ça n'arrive pas qu'aux autres.
01:35Sous-titrage Société Radio-Canada
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