Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 heures
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Christine Kelly et vous.
00:01Dernière partie à 12h49 sur Europe 1, sécurité sociale, moins de remboursement,
00:05DCTT, qui payera la facture ? 0,1, 80, 20, 30, 21, si vous voulez réagir,
00:10chers auditeurs d'Europe 1 et Christine, nous sommes avec notre invité Jacques Cressel,
00:14président de la Fédération des institutions paritaires de la protection sociale.
00:18Il était en train de nous expliquer à quel point il a fait des propositions
00:21pour que ce ne soit pas les mutuels encore,
00:24qu'ils puissent être obligés de répercuter ce déremboursement sur les Français,
00:30sur les cotisants.
00:31Il était en train de nous expliquer comment il a proposé des économies
00:35qui n'ont pas été entendues.
00:37Quelles sont les autres propositions que vous avez réalisées,
00:39Jacques Cressel, président de la Fédération des instituts paritaires de la protection sociale ?
00:44Les partenaires sociaux ont tous fait des propositions.
00:46Si je prends celles qui ont été faites par l'organisme qui me mandate comme président,
00:52qui est le MEDEF par exemple, qui sont, je crois, partagées par beaucoup,
00:55nous pensons que le numérique doit permettre d'éliminer les examens en double,
01:01de limiter les frais administratifs, de lutter contre la fraude.
01:06On voit bien que ça, c'est un vrai enjeu par derrière
01:08qui doit permettre de diminuer les dépenses de manière très importante
01:12et de manière très concrète.
01:13À l'heure de l'intelligence artificielle, par exemple, et du numérique, tout à fait.
01:16Aujourd'hui, ce sujet-là, il n'est pas sur la table.
01:19Une meilleure organisation entre, justement, ce qu'on appelle l'assurance maladie obligatoire, la Sécu,
01:25et puis les assurances maladies complémentaires, les mutuelles, les complémentaires santé,
01:29de façon à faire en sorte que, sur tous les sujets, on décide ensemble.
01:32Alors qu'aujourd'hui, l'État, la Sécurité sociale, la plupart du temps, décident tout seul.
01:37C'est le cas encore avec ces transferts de charges qui sont annoncés.
01:41Alors même qu'on devrait être capable de se dire, voilà le sujet,
01:44comment on fait pour le traiter au mieux, le moins cher possible,
01:46et avec une seule pensée par derrière, c'est faire en sorte que, pour les Français,
01:50ça soit le plus efficace.
01:51Or, malheureusement, on n'y arrive pas, pour plein de raisons historiques ou autres.
01:57Et surtout, la Sécurité sociale et l'État refusent, finalement, de travailler avec les autres.
02:02Et notamment avec nous.
02:04Ça, c'est un vrai problème depuis très longtemps.
02:06C'est une de mes grandes découvertes depuis que je m'occupe de ce secteur.
02:08Il y a un dialogue quasi impossible.
02:12Un dialogue quasi impossible, un dialogue, vous dites, refus.
02:15Un dialogue impossible.
02:16Vous êtes, rappelons, que vous êtes une organisation qui représentait des organismes
02:19chargées de compléter la protection sociale des salariés,
02:22avec une gouvernance partagée entre patrons et syndicats.
02:26Concrètement, ça veut dire quoi ?
02:27Ça veut dire qu'effectivement, tous les salariés devront finalement mettre la main à la poche ?
02:31Ça veut dire que ceux qui payent effectivement aujourd'hui les complémentaires santé,
02:38c'est-à-dire pour les salariés et les entreprises.
02:43C'est ça.
02:43Les salariés représentent à peu près 40% de ce qui est payé.
02:46Les entreprises, à peu près 50%.
02:48Et puis, il y a naturellement les seniors qui, eux, payent tout seuls tout ceci.
02:53Eh bien, ils vont bien être amenés à avoir une augmentation de leur cotisation.
02:59Et donc, il faut bien voir que ces transferts de charges,
03:02ça va s'ajouter à la dérive naturelle des dépenses,
03:06qui est de 3 ou 4% par an.
03:08Donc, si vous avez 3 ou 4%,
03:10et puis qu'ensuite, vous rajoutez 2, 3, 4 points régulièrement,
03:14vous avez des augmentations
03:15qui vont très nettement au-delà de l'évolution du pouvoir d'achat des Français.
03:19Donc, ça veut dire quoi ?
03:20Ça veut dire moins de pouvoir d'achat et plus de coût du travail.
03:24Exactement le contraire de ce dont on a besoin aujourd'hui.
03:27Moins de pouvoir d'achat.
03:28Donc, si on prolonge les courbes,
03:31moins de pouvoir d'achat et moins de...
03:34Et un coût du travail qui augmente.
03:35Et un coût du travail qui augmente, effectivement, ce dont...
03:37Et donc, moins d'emploi.
03:37Et moins d'emploi.
03:39Est-ce que...
03:40Donc, c'est la faute à qui, en fait, vous disiez,
03:42c'est une question que je vais vous poser,
03:43mais vous disiez que c'était, en fait, le manque de discussion,
03:46le manque de dialogue entre le gouvernement
03:48et des organismes comme les vôtres.
03:50Ils refusent donc de discuter et de vous écouter.
03:52Oui, exactement.
03:53C'est un...
03:54Nous sommes prêts à le faire en permanence.
03:57On se fait convoquer pour dire ça sera ça.
03:59Nous demandons depuis très longtemps...
04:00Convoquer pour écouter des ordres.
04:01Exactement.
04:02Nous demandons depuis très longtemps
04:04qu'on soit capable d'avoir une gouvernance partagée
04:06sur, après tout,
04:08à partir du moment où...
04:09Mais il reste théorique.
04:10Nous payons, il est normal que nous co-décidions.
04:12C'est ça.
04:13Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
04:14Et on sait très bien que, au niveau de l'hôpital,
04:17au niveau de la médecine de ville,
04:18au niveau de tout ce qui est optique et autres,
04:22il y a des économies possibles.
04:24On doit être capable de faire mieux.
04:27Et pour ça, il suffit de se mettre autour de la table
04:29et de discuter.
04:30Aujourd'hui, malheureusement, ça n'existe pas.
04:32Alors, dernière question avant le mot de la fin
04:34de Gabriel Cluzel et Karim Maloum.
04:37C'est sous Emmanuel Macron,
04:39parce qu'on peut regarder sous tous les différents présidents de la République,
04:41il n'empêche que les faits sont là,
04:43c'est sous Emmanuel Macron que le déremboursement est record.
04:46Est-ce que ça vous choque, selon vous ?
04:48Alors, ce qui reste à la charge des salariés à la fin
04:52a plutôt eu tendance à diminuer.
04:54Par contre, ce qui est transféré aux mutuelles et autres
04:58a plutôt tendance à augmenter.
05:00Et donc, in fine, ce sont les Français et les entreprises
05:05qui finissent par payer.
05:06Et donc, ça, c'est le problème.
05:07Mais le problème le plus grave,
05:09c'est surtout l'augmentation de la dépense.
05:11Il faut absolument être capable de faire en sorte
05:14que cette dépense n'augmente pas plus vite
05:15que la richesse, déjà dans un premier temps.
05:17Parce que si elle continue à augmenter de manière considérable,
05:20il est clair qu'on ne s'en sentira pas.
05:21Merci beaucoup Jacques Ressel,
05:23en direct sur Europe,
05:24un président de la Fédération des Instituts Parités
05:26et de la Protection Sociale.
05:27Gabriel Cluzel, Karim Maloum,
05:28On voit bien que c'est un miroir aux alouettes.
05:30C'est-à-dire qu'une finée,
05:31c'est quand même le contribuable qui paie.
05:33Moi, je constate que dans le domaine,
05:34il y a les vaches à lait et les vaches sacrées.
05:36Les vaches à lait, c'est les contribuables
05:38qui, au bout de la route,
05:40les primes augmentant,
05:41ce qui est légitime,
05:42puisque les mutuelles ne vivent pas d'amour et d'offresse,
05:45ils mettent la main au portefeuille.
05:47Et les vaches sacrées,
05:48c'est tout ce dont on n'a pas le droit de parler.
05:50Je pense à la fraude sociale.
05:52Charles Pratt, c'est son sujet,
05:53on n'a pas le droit d'en parler.
05:54L'AME, impossible d'en parler.
05:56Il y a un certain nombre de sujets comme ça
05:57qui sont absolument tabous.
05:59Et Nicolas continue à payer.
06:02Je comprends parfaitement
06:03qu'un organisme comme la Sécurité sociale
06:05cherche à faire des économies.
06:07C'est normal.
06:07Mais les économies, on peut les faire.
06:09Vous venez de citer quelques exemples.
06:11Ce n'est pas possible de continuer
06:12à l'heure du numérique,
06:14à l'heure de l'intelligence artificielle,
06:15de ne pas industrialiser
06:18pour faire des économies d'échelle.
06:19Et le deuxième point,
06:20quand vous faites transfert de charges
06:22pour les entreprises,
06:23au moment où ils cherchent
06:24à baisser pour gagner en compétitivité,
06:26vous les bloquez,
06:27donc ils ne peuvent pas embaucher.
06:29Et pour terminer,
06:30quand quelqu'un ne peut pas se soigner,
06:33soit des emphémies, des économies,
06:35mais il finit,
06:35on va tomber malade
06:36et ça coûtera plus cher
06:38pour la Sécurité sociale.
06:39Incroyable.
06:40En tout cas,
06:40c'est important de mettre
06:41un coup de projecteur sur tout ça.
06:43Bonjour Clélie Mathias.
06:44Bonjour, Masha Christine.
06:45Quel programme aujourd'hui.
06:46Bonjour à tous.
06:47Dans un instant,
06:47on reviendra sur les rapports
06:49des inspecteurs généraux
06:50de la justice et de la gendarmerie.
06:52Ils sont en train de le dévoiler
06:54dans l'affaire, bien sûr,
06:55Liana.
06:56Quelle défaillance,
06:57quelle responsabilité.
06:58On en parlera,
06:59on en dépattera aussi.
Commentaires

Recommandations