- il y a 2 jours
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
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00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans l'heure interne de 100% politique comme tous les mercredis soirs sur CNews passées
00:0621h.
00:06Et il y a énormément d'actualités, vous le savez ce soir, puisque vous le voyez actuellement à l'écran.
00:11Air Force One, l'avion présidentiel américain est posé à Orly.
00:15Donald Trump doit sortir de l'avion d'une seconde à l'autre pour aller dîner à Versailles.
00:20Première fois depuis des décennies qu'un président américain est reçu seul à Versailles.
00:25Pour en parler ce soir, Xenia Federova.
00:27Bonsoir Xenia, nous nous accueillons avec beaucoup de plaisir.
00:30Gilles Rémy, chef d'entreprise en Russie et en Asie centrale, bonsoir à vous.
00:34Michel Fayad, que vous connaissez bien, politologue spécialiste du Moyen-Orient et auteur de « Après la guerre » aux
00:38éditions Fayad.
00:39Bonsoir Michel.
00:40Et puis le colonel Jacques Augarde, merci mon colonel, bonsoir à vous d'être là.
00:45On va évidemment garder l'image de Air Force One qui vient de se poser sur le tarmac de l
00:51'aéroport parisien.
00:52Avec évidemment un dîner, on peut dire ce qu'on veut, mais enfin l'image de Versailles, c'est l
00:58'image de Fast.
00:59Et le dernier, le dernier à avoir eu l'honneur de Versailles, dernier président étranger, c'était le président Poutine,
01:06Vladimir Poutine, qui avait été reçu à Versailles.
01:08Vous étiez d'ailleurs à la conférence de presse, Xenia.
01:11Comment on peut analyser le G7 qui vient de se conclure et Donald Trump qui est ensuite reçu à Versailles
01:16par Emmanuel Macron ?
01:17Je pense que c'est sûr qu'Emmanuel Macron veut impressionner Donald Trump.
01:23Et Donald Trump est assez sensible à ce genre de choses.
01:26Et je pense que tout le monde est sensible parce que Versailles, c'est magnifique, c'est l'histoire française.
01:31C'est un peu aussi, ça fait partie de la diplomatie aussi d'être reçu à Versailles.
01:36Je me souviens, même Vladimir Poutine était assez impressionné.
01:40Lui qui est toujours un garde-poker face, on a vu les journalistes, on a témoigné que ça les fait
01:48plaisir.
01:49Et je pense que pour Donald Trump, ça sera la même chose.
01:51Après, la vraie question, qu'est-ce que ça va donner ?
01:54Est-ce que ça va balancer quelque chose d'un côté ou d'un autre ?
01:57Je pense que c'est clair qu'aujourd'hui, Donald Trump se présente au G7 comme, même il l'a
02:02dit, comme le patron.
02:04Donc, une grande puissance par rapport à tous ces pays qui font partie.
02:09Et Donald Trump sort de l'avion, on le voit à l'instant, il descend et il va donc se
02:13rendre dans les prochaines minutes à Versailles.
02:15Voilà.
02:16Michel Fayad, comment on analyse donc ?
02:18Et vous le voyez, Donald Trump va-t-il prendre la parole, le président américain ?
02:21Il va sans doute prendre la parole.
02:23Est-ce qu'on peut l'écouter, Valéry Acknain, le président américain ?
02:26Évidemment, on l'écoute.
02:27Il y a présence pour dîner avec des grands Européens.
02:30Nous allons voir comment cela se passe.
02:31Je pense que ça va très bien se passer.
02:34Le président français sera là avec la première dame.
02:37Et je pense que nous allons passer un bon moment.
02:40La conférence de presse semble s'être bien passée.
02:46Vous avez posé beaucoup de questions, n'est-ce pas ?
02:49Je pense que l'accord va bien avancer.
02:53Est-ce que vous venez à Versailles avec nous ?
02:56Je vais essayer de vous faire faire une visite, parce que vraiment, Versailles, c'est un château incroyable.
03:13C'est difficile à croire.
03:20C'est très inhabituel.
03:23Quoi qu'il en soit, nous avons une personne très bonne à la Fed aujourd'hui.
03:29J'ai vu une déclaration récente.
03:36Est-ce que vous savez quand le protocole d'accord va être signé ?
03:39Je dirais d'ici 48 heures.
03:4248 heures environ.
03:45Cela n'a pas encore été déterminé.
03:48La version finale est en train d'être préparée.
03:55Pendant combien de temps l'armée américaine va rester dans le Golfe ?
03:59Probablement pendant un certain temps.
04:07Pendant combien de temps est-ce que l'armée va rester dans le Golfe ?
04:10Pendant un petit moment, mais je pense que ça va bien se passer.
04:13Nous allons voir.
04:14Allez, on se retrouve à Versailles.
04:18Allez, on se retrouve à Versailles.
04:21On va suivre évidemment les pérégrinations du président américain jusqu'à Versailles.
04:26Comme on analyse, on va revenir sur l'accord évidemment Michel,
04:28mais comme on analyse cette venue à Versailles du président américain
04:32après ce G7 de 48 heures à Evian,
04:35où on se souvient évidemment qu'il avait été reçu il y a quasiment 10 ans par Emmanuel Macron,
04:40avec Fast également aux Invalides à la Tour Eiffel,
04:42et puis défilé du 14 juillet.
04:44Il est rentré aux Etats-Unis, il a dit je veux le même défilé pour notre fête nationale
04:46et finalement il renoncera.
04:48Donc il y a volonté d'impressionner le président américain de la part du président français.
04:52Parce qu'il essaye de se repositionner dans l'échiquier international,
04:56notamment dans le camp occidental.
04:57Emmanuel Macron souhaite en fait essayer de montrer que la France peut encore jouer un rôle.
05:01On le voit systématiquement à chaque crise internationale.
05:04Il essaye de s'immiscer, de trouver une manière ou d'une autre,
05:07de trouver, enfin d'avoir un rôle.
05:09Et là il pense qu'avec l'accord entre les Etats-Unis et l'Iran,
05:13il pourrait avoir différents rôles,
05:14notamment pour le déminage du détroit d'Hormuz,
05:17puisqu'on connaît l'expertise de l'armée française pour déminer les mers.
05:23Et il y a également le fait que,
05:25vous savez que la France est membre du conseil de sécurité des Nations Unies,
05:29et il semble que dans l'accord entre les Iraniens et les Américains,
05:32il y aurait en fin de compte une résolution des Nations Unies.
05:36Et il y a également le fait que l'Agence internationale de l'énergie atomique
05:39va observer la dilution du stock d'uranium.
05:42Et là encore, la France est représentée.
05:44Donc Emmanuel Macron veut se positionner, veut jouer un rôle.
05:47Est-ce qu'il y arrivera ou pas ? Je ne sais pas.
05:48Jusqu'à maintenant, il a été champion du monde
05:50de gâcher toutes les opportunités qui se sont présentées à lui.
05:54– Colonel, votre analyse sur la visite de Trump,
05:57on sait qu'il y a eu beaucoup de petites humiliations
06:00à l'endroit d'Emmanuel Macron, qui a dit d'ailleurs
06:01« je ne suis pas rancunier parce que si j'étais rancunier,
06:03ça ne serait pas bon pour les intérêts de mon pays ».
06:06Il a plusieurs fois pris pour cible Emmanuel Macron.
06:09Au dernier G7, qu'il avait d'ailleurs quitté précipitamment,
06:12il avait dit « Emmanuel Macron ne comprend rien à rien ».
06:14Donc là, on est dans une période où ça se réchauffe entre Washington et Paris ?
06:17– Oui, parce qu'il y a un intérêt mutuel, comme vient de le dire mon voisin.
06:21Je crois que… Alors c'est vrai que Trump aime bien humilier.
06:26Alors je crois qu'il n'humilie pas que Macron,
06:28il humilie tous ceux qui peuvent quand il vient leur tour.
06:32Je pense en particulier à Netanyahou ces jours-ci.
06:35Il ne l'a pas, je vais dire, épargné.
06:39Mais je pense qu'il a besoin aujourd'hui des Européens.
06:43et il a besoin de l'OTAN, version Europe de l'OTAN.
06:49Et donc il se dit que Macron peut être un vecteur de…
06:52On vient de citer le déminage du Détroit d'Ormuz.
06:55J'ai lu quelque part, je ne sais pas si c'est tout à fait exact,
06:58mais j'ai lu quelque part que Trump envisageait de troquer une aide française
07:05au déminage du Détroit d'Ormuz par un surcroît d'engagement
07:09ou de réengagement en Ukraine.
07:11Donc tout est lié.
07:13Il a quand même dit devant, parce que vous parlez d'immigration,
07:15en conférence de presse, la première à Evian, il y a 48 heures,
07:17Emmanuel Macron dit on est prêt à aider,
07:20le président américain répond on n'a pas besoin d'aide.
07:21On balaie, mais on est habitué au volte-face,
07:26c'est le moins qu'on puisse dire, de Donald Trump en permanence.
07:28Dès qu'il s'agit de dire quelque chose,
07:30il s'empresse un peu de dire le contraire.
07:32C'est vrai pour le MOU qui devrait être signé normalement vendredi,
07:37l'eau chaude et l'eau froide, il connaît.
07:40Mais bon, moi je pense qu'il a intérêt aujourd'hui à essayer de recoller ses vassaux,
07:44parce qu'il les prend comme tels.
07:45Il a dit, je suis le patron effectivement, comme le disait Xenia tout à l'heure,
07:49en arrivant au G7 à Evian.
07:50C'est moi le patron, c'est moi le boss,
07:52donc vous allez me suivre,
07:53mais en même temps je vous passe un petit peu de...
07:55Et puis Versailles, parce qu'il est effectivement...
07:58Il l'a dit, j'aime pas le TOC, j'aime bien ce qui est lourd.
08:02Et Versailles pour lui, c'est de l'or massif.
08:05Donc il est flatté en même temps.
08:07Il est sensible à la flatterie.
08:08Alors il est flatté, il est sur le sol, il parle toujours.
08:11Alors ça, qu'est-ce qu'il parle ?
08:12Il n'arrête jamais de parler.
08:13Et donc peut-être qu'au bout d'un moment,
08:14il va monter dans une voiture pour aller justement dîner à Versailles.
08:17Et on va retrouver Nelly Dénac en duplex de Versailles.
08:20Nelly, on était à deux heures de retard,
08:21je ne sais même pas à combien de retard on cumulait,
08:24et on est à l'heure où on se parle.
08:26Et donc Donald Trump qui est toujours sur le tarmac
08:28de l'aéroport parisien d'Orly
08:30et qui doit arriver à Versailles
08:31quand il décidera de monter dans sa voiture.
08:33Quel est le programme une fois qu'il sera arrivé à Versailles ?
08:39Vous ne croyez pas si bien dire,
08:40c'est deux heures pile de retard à l'heure qu'il est.
08:43Donald Trump, même s'il ne boude pas,
08:45évidemment son plaisir d'être reçu ici,
08:47il n'a toutefois pas droit aux honneurs dévolus,
08:50vous le rappeliez tout à l'heure,
08:51à un Vladimir Poutine en son temps
08:52ou encore un Charles III plus récemment.
08:55Il s'agit de montrer ici qu'on soigne
08:57plutôt une relation qui est devenue un peu convalescente,
09:00une relation largement détériorée,
09:02même si on le rappelle,
09:03l'amitié franco-américaine reste ancestrale.
09:06Pas de dîner de gala,
09:07on a beaucoup glosé là-dessus,
09:08mais ce qu'on appelle un dîner d'apparat,
09:10ça n'a rien à voir dans l'ordre protocolaire.
09:12Et s'il a droit à un passage éclair
09:14dans la galerie des glaces,
09:15où il pourra quand même admirer son image
09:17dans pas moins de 300 miroirs,
09:18le dîner à 30, lui, est cantonné
09:21dans ce qu'on appelle la galerie basse,
09:23c'est-à-dire un étage en dessous.
09:25Pas de stars, donc essentiellement des délégations
09:27qui étaient présentes déjà à Evian ces dernières heures,
09:30et puis quelques acteurs économiques
09:32pour faire bonne figure,
09:33et puis pour rappeler peut-être aussi
09:34à l'invité du jour,
09:36l'importance de transiger
09:38sur ces fameux droits de douane.
09:40Bon, ce qu'on retient,
09:41c'est que le président français
09:42ne pouvait pas faire l'impasse
09:43sur cette date historique,
09:44cette contribution française,
09:46sans laquelle, au fond, les Etats-Unis
09:47ne se seraient peut-être pas émancipés
09:50aussi vite de la couronne britannique.
09:52Mais ça reste, de mon point de vue,
09:54une réception à minima,
09:55qui visait aussi à le convaincre
09:57de ne pas claquer trop tôt
09:58la porte du G7.
10:00Et si on s'en tient purement à ça,
10:02moi je trouve que c'est plutôt bien joué déjà.
10:04Avec Alexandra Bishop,
10:05c'est sûr que quand on vous promet Versailles,
10:07vous ne quittez pas le G7 précipitamment
10:09comme la dernière fois.
10:10Donald Trump, on voit l'image,
10:11il vient de monter
10:12dans la fameuse voiture
10:14qu'on appelle « The Beast »,
10:16la voiture du président américain
10:18qui va donc le conduire à Versailles.
10:21On garde cette image en direct.
10:25Gilles Rémy, comment vous analysez,
10:27vous l'avez venu de Donald Trump
10:28à Versailles, le fast,
10:29pour garder le président américain
10:31le plus longtemps sur le sol de France
10:32et essayer de réchauffer les relations ?
10:34Oui, je crois que ça doit être,
10:36dans quelques heures,
10:36ça sera un gros ouf de soulagement
10:38pour la diplomatie française
10:39et les participants à ce G7
10:42parce que c'était quand même,
10:44on était plus dans la calinothérapie
10:47que dans la diplomatie.
10:48Ces trois jours,
10:49l'objectif c'était d'éviter tout esclandre
10:52et que Trump reste jusqu'au bout
10:55et donc le dîner est fait pour ça
10:57et je crois que c'est intelligent
11:00d'avoir proposé,
11:01en connaissant les affinités de Trump,
11:04d'avoir proposé Versailles
11:05pour qu'il reste jusqu'à ce soir.
11:07Pour le reste,
11:10on a critiqué Trump,
11:13moi ce que je constate tout de même,
11:14c'est que,
11:15enfin critiquer Trump
11:15sur son affaiblissement,
11:17oui, c'est un échec,
11:19l'Iran c'est un échec,
11:21mais c'était quand même lui le boss,
11:22il l'a dit ce matin,
11:23il arrive avec une heure de retard
11:25et il le dit
11:26et personne ne bronche.
11:27Alors vous voulez la séquence
11:28parce qu'effectivement
11:29c'est la séquence
11:29que tout le monde va retenir,
11:30I am the boss,
11:32la petite main
11:33sur le Premier ministre anglais,
11:35sur l'épaule du Premier ministre anglais
11:36et il arrive effectivement
11:37au milieu de tout le monde
11:38avec du retard,
11:39il attend que tout le monde
11:39soit bien dans la salle
11:40pour rentrer et dire
11:41c'est moi le patron.
12:00Alors est-ce vrai Xenia ?
12:01Est-ce que c'est le boss ?
12:03De point de vue de la puissance,
12:06c'est vrai que les Etats-Unis
12:08sont les pays les plus puissants
12:10présents dans le G7.
12:12De point de vue du monde multipolaire
12:15et de grande puissance,
12:17c'est la Chine,
12:18c'est les Etats-Unis,
12:19c'est la Russie,
12:20c'est l'Inde
12:21et aujourd'hui on a l'Europe
12:23qui essaie de se présenter
12:24comme une grande puissance
12:26mais avec beaucoup de différences
12:27entre eux-mêmes
12:30avec une stratégie
12:32qui n'est pas claire
12:32sur les questions militaires
12:34et l'armée
12:35avec l'OTAN
12:36qui est en train d'être
12:37un peu affibli
12:40par les déclarations
12:42de Donald Trump
12:43qui va peut-être même
12:45retirer en un moment
12:46les financements
12:47donc ça c'est une petite menace
12:49qu'il fait en hard deal
12:51comme on dit
12:51mais en tous les cas
12:52il y a beaucoup de questions
12:53sur ce sujet
12:53donc Donald Trump
12:54tout à fait
12:55peut se présenter aujourd'hui
12:56comme le boss
12:58et ça explique aussi
12:59pourquoi les dirigeants européens
13:00ont besoin de Donald Trump
13:02sur les sujets crucials
13:03comme les sujets ukrainiens
13:05tout est fait
13:06et ils ont même parlé
13:08avant de ces sommets
13:09comme on peut
13:11séduire
13:12on peut dire
13:12Donald Trump
13:13pour qu'il prend de notre côté
13:14parce que sans les Etats-Unis
13:16aujourd'hui
13:16pour l'Europe
13:17de continuer à s'investir
13:19par exemple
13:20dans le soutien de l'Ukraine
13:21dans cette guerre ukrainienne
13:23c'est déjà
13:23très très compliqué
13:24ça coûte cher
13:25et en tous les cas
13:26les Européennes
13:27achètent les armements
13:28des Etats-Unis
13:28c'est pas les Etats-Unis
13:29qui donnent les armements
13:30comme on sait
13:30donc oui
13:31je pense que
13:31Donald Trump
13:32se sent beaucoup
13:34très très à l'aise
13:35pour dire ça
13:36et ça c'est sa façon
13:37de dire que les choses
13:39cachent
13:39et franche
13:40c'est donc le boss
13:41Jérémy Trump
13:42ouais c'est le boss
13:44mais un boss affaibli
13:45mais qui reste
13:46on le voit bien
13:47le mal dominant
13:49et je voudrais juste
13:50revenir simplement
13:5150 ans en arrière
13:5250 ans en arrière
13:53c'est le premier G7
13:54enfin au départ c'était un G6
13:55on a rajouté le Canada
13:56c'est Giscard
13:57qui en avait été
13:57c'est la France
13:58qui avait été à l'initiative
13:59de tout ça
13:59à l'époque
14:00le G7
14:01c'était 70%
14:03du PIB
14:04de la richesse mondiale
14:05et aujourd'hui
14:05vous savez combien c'est
14:06le G7 ?
14:07c'est la moitié
14:08c'est la moitié
14:08même pas la moitié
14:0930%
14:10on est à 30%
14:11et si on est en parité
14:12pouvoir d'achat
14:13on doit être encore plus bas
14:14c'est-à-dire le monde
14:15il a terriblement changé
14:16donc on a effectivement
14:18des dirigeants
14:18et puis en plus
14:19je voudrais être
14:21gêné personne
14:22mais la qualité
14:23on avait quand même
14:24Giscard
14:24on avait
14:27Helmut Schmidt
14:28on avait Wilson
14:29pour les Etats-Unis
14:30on avait Aldomoro
14:30pour l'Italie
14:31et on voit bien
14:32aujourd'hui
14:32on a des dirigeants
14:33quand même européens
14:34non seulement
14:35l'Europe s'est affaiblie
14:36mais les dirigeants
14:37qui sont eux-mêmes
14:38très très affaiblis
14:39en politique intérieure
14:40dans leur propre pays
14:41colonel
14:42c'est le boss
14:42Trump ?
14:44je pense qu'il est
14:45de fait
14:45le chef de cette
14:48coalition occidentale
14:49entre guillemets
14:50si le mot occidental
14:50a encore un sens
14:51il est le chef
14:53de cette coalition
14:54on le voit bien
14:55il se comporte comme tel
14:56et
14:58les chefs d'Etat
14:59du G7
15:00se comportent
15:01comme des vassaux
15:02par rapport
15:03à lui
15:04donc c'est
15:04c'est très clair
15:05c'est lui qui
15:06alors en même temps
15:07il a besoin
15:08je pense
15:09en partie
15:10des Européens
15:10des Occidentaux
15:12d'Europe de l'Ouest
15:13et en même temps
15:14eux ont totalement
15:16besoin des Etats-Unis
15:17parce que
15:18sans le soutien américain
15:20il n'y a pas d'OTAN
15:21il n'y a pas de
15:22il n'y a pas de capacité
15:24à peser
15:24sur les conflits en cours
15:27c'est évident
15:28alors écoutez
15:29puisque vous disiez
15:29les Européens
15:30sont les vassaux de Trump
15:31et bien
15:31Emmanuel Macron a répondu
15:33à cette accusation
15:34en disant qu'il n'avait
15:34jamais été faible
15:35avec Donald Trump
15:38si je n'avais pas tenu
15:39de manière constante
15:40les positions qui ont été
15:41les miennes
15:42durant les derniers mois
15:43vous pourriez
15:44avoir un doute
15:46sur les rapports de force
15:47for sure
15:52mais quand il s'est agi
15:53de la sécurité
15:54du Danemark
15:55et de la question
15:57du Groenland
15:58quand il s'est agi
15:59de l'intégrité
16:00territoriale de l'Ukraine
16:01et de la paix
16:01et de la sécurité
16:02en Europe
16:03quand il s'est agi
16:04de nos producteurs
16:06je n'ai
16:07jamais été
16:08ambigu ni faible
16:08et j'ai toujours été clair
16:10dans l'expression
16:10de mes désaccords
16:12très clair
16:13soit
16:15à Washington
16:16soit à Davos
16:17ou ailleurs
16:19mais j'ai toujours
16:20maintenu le dialogue
16:21parce que c'est ça
16:22la diplomatie
16:23si la diplomatie
16:24ça n'est que recevoir
16:25des gens avec qui
16:25vous êtes totalement d'accord
16:27la question que poseront
16:28vos successeurs
16:29c'est au fond
16:29à quoi servent ces réunions
16:30vous savez que vous êtes
16:31d'accord avec ces gens
16:31ça ne sert à rien de les voir
16:33Michel
16:33on a Donald Trump
16:34qui dit
16:35c'est moi le patron
16:36et Emmanuel Macron
16:37qui dit
16:37je n'ai jamais été faible
16:38avec Emmanuel Macron
16:40avec Donald Trump
16:41alors qui dit la vérité
16:43est-ce que Trump est le patron
16:44ou est-ce qu'Emmanuel Macron
16:46a été faible par moment
16:46moi je pense que les deux
16:47parlent à leur public
16:48Donald Trump parle
16:50avec son public américain
16:51l'opinion publique américaine
16:52en disant qu'il est
16:53le roi du monde
16:53et d'ailleurs
16:54vous vous souvenez
16:55l'organisme
16:56qu'il veut créer
16:57en parallèle à l'ONU
16:58il l'appelle le board
16:59le board c'est-à-dire
17:00le conseil d'administration
17:01il se déclare
17:02chairman of the board
17:03donc président
17:04du conseil d'administration
17:05donc le boss
17:05le patron
17:06de l'autre côté
17:07Emmanuel Macron aussi
17:08parle à son public
17:09l'opinion publique française
17:10parce qu'il sait
17:11que l'opinion publique française
17:13aime bien le côté
17:14un peu anti-anglais
17:16un peu anti-américain
17:17anti-anglo-saxon
17:18donc il joue un peu
17:20sur cette fibre-là
17:21pour montrer que lui
17:21il tient tête
17:22et redorait son blason
17:24mais dans les faits
17:25la France malheureusement
17:26suit les Etats-Unis
17:30en tout
17:30je veux dire
17:31sur le dossier ukrainien
17:32sur les différents dossiers
17:34on est complètement
17:35dépendant des Américains
17:37alors on va en venir
17:38à l'accord
17:39l'accord donc
17:40il doit être signé
17:41dans 48 heures
17:41nous dit
17:42Donald Trump
17:43entre Téhéran
17:45et Washington
17:46comment on accueille
17:47cet accord
17:48Xenia ?
17:49Qui est le gagnant
17:50de cette séquence ?
17:52Juste avant
17:52je voulais juste ajouter
17:53une chose
17:54sur ce qu'a dit
17:55Michel Fayette
17:56je pense qu'aujourd'hui
17:57beaucoup de pays européens
17:59mais la France aussi
18:00n'est pas souveraine
18:01parce que
18:02les Etats-Unis
18:02sont joués
18:03un rôle énorme
18:04en fait
18:04en façon
18:06à retirer
18:07cette souveraineté
18:08par imposer
18:10certaines choses
18:10par remplacer
18:11par exemple
18:13les questions
18:14de défense
18:15même si la France
18:16a sa propre armée
18:17dans les pays européens
18:18c'est le cas
18:19mais ça m'a fait
18:20aussi
18:22penser
18:23à faire Alstom
18:24par exemple
18:24et beaucoup de choses
18:26qui ont duré
18:27même pas
18:28même avant Donald Trump
18:30c'est le manque
18:30de souveraineté
18:31c'est un choix
18:32qui était fait
18:33par les politiciens
18:34européens
18:35et français
18:35je pense qu'aujourd'hui
18:36ça montre
18:37à quel point
18:37c'était une erreur
18:39parce que
18:39pour jouer un rôle
18:40important
18:41et diplomatique
18:42la France
18:42doit rester souveraine
18:44et pour répondre
18:45à votre question
18:46sur l'accord
18:47sur l'accord
18:48on ne sait pas
18:49exactement
18:49tous les points
18:50parce qu'on a
18:50que les partis
18:51qui fuitaient
18:52dans les médias
18:53donc on ne sait pas
18:53exactement
18:54si c'est vrai ou pas
18:55mais ce que je trouve
18:56très intéressant
18:57dans cet accord
18:58c'est les avoir
18:59gelés
19:00iraniens
19:01qui sera
19:02selon
19:02les fuites
19:04ce qui sera
19:05retourné
19:05à Iran
19:06et ça c'est quelque chose
19:07qui est une foi
19:09principale
19:10pour l'Iran
19:10aujourd'hui
19:11je pense que c'est pour ça
19:12l'Iran est prête
19:12de signer cet accord
19:13parce que
19:14ça va bouger les choses
19:16ils ont besoin d'argent
19:17c'est son argent iranien
19:18qui était gelé
19:19et voilà
19:19je l'ai déjà dit
19:21je pense que sans ça
19:22l'Iran ne va pas
19:23continuer les négociations
19:24je pense qu'on est proche
19:25de cet accord
19:26avec cette foi
19:27très importante
19:28et même Donald Trump
19:29a ouvert la voie
19:29à un fonds d'investissement
19:30pour aider l'Iran
19:31à se reconstruire
19:32Michel Fayad
19:33de 300 milliards de dollars
19:34absolument
19:34et d'ailleurs justement
19:35en fait
19:36les points ont été
19:37plus ou moins révélés
19:38par Axios
19:39Axios est en général
19:40bien informé
19:40bien sûr
19:41c'est peut-être pas
19:41ce qui sera officiellement publié
19:44mais quand même
19:44Axios en principe
19:45a les bonnes informations
19:46et il y a des points
19:47qui sont assez
19:49surprenants
19:4960 jours pour négocier
19:51ça on le savait
19:51le cessez-le-feu immédiat
19:52permanent
19:53on le savait
19:53sur tous les fronts
19:54y compris le Liban
19:55dont il faut respecter
19:56l'intégrité territoriale
19:57et la souveraineté
19:58une non-agression mutuelle
20:00et pas d'ingérence intérieure
20:0130 jours pour un accord final
20:02et les Etats-Unis
20:04doivent quitter militairement
20:05la région
20:05ça c'est quand même
20:06une victoire
20:07pour les Iraniens
20:08sans précédent
20:09ensuite 300 milliards
20:10de dollars
20:11comme vous le disiez
20:11pour reconstruire
20:12et développer l'Iran
20:13et avec le fait
20:14que les Américains
20:15autoriseraient
20:16ce genre d'investissement
20:17la levée progressive
20:19des sanctions
20:19le déblocage
20:20des actifs gelés
20:21on parle de 12 milliards
20:22immédiatement
20:2212 milliards après 60 jours
20:24et le reste ensuite
20:24la fin du blocus maritime
20:26d'ici 30 jours
20:27la libre circulation
20:28commerciale
20:28à travers le détroit d'Hormuz
20:29la dilution du stock
20:31d'uranium
20:32donc sous la supervision
20:34de l'agence internationale
20:35de l'énergie atomique
20:36en cela
20:37c'est une victoire pour Trump
20:38et l'adoption
20:39d'une résolution
20:40du conseil de sécurité
20:41de l'ONU
20:41pour chapeauter tout ça
20:42voilà les points
20:43que Axios révèle
20:44et quand on les voit
20:46il y a quelques points
20:47que Trump obtient
20:47mais le reste
20:48c'est en faveur de l'Iran
20:49donc vous vous dites
20:50tout ça pour ça
20:50c'est-à-dire une intervention
20:51américaine
20:52pour au final
20:52un résultat médiocre
20:54vous savez Gauthier
20:55en cours de latin
20:56nous nous avons appris
20:58à l'école
20:58c'est vrai
20:58on a appris
20:59comme quoi
21:00on nous citait Hannibal
21:02Hannibal tu sais gagner
21:04mais tu ne sais pas vaincre
21:05et là en fait
21:06les Etats-Unis
21:07et Israël
21:08ont gagné militairement
21:09ont gagné économiquement
21:10enfin il faut dire
21:11que les capacités militaires
21:12de l'Iran
21:13se sont réduites
21:14économiquement
21:14c'est un dévaste
21:15ils ont perdu au minimum
21:17240 milliards de dollars
21:18lors de cette guerre
21:19donc ça va très mal
21:20militairement et économiquement
21:21mais en même temps
21:22ils ont survécu
21:23et ils gagnent
21:24politiquement
21:24diplomatiquement
21:25donc en cela
21:26les américains
21:27ont mal joué
21:28écoutez justement
21:29donc Donald Trump
21:30sur cet accord
21:33dimanche
21:33nous avons trouvé
21:34un accord
21:34avec l'Iran
21:35nous avons atteint
21:37tous nos objectifs
21:38et bien plus
21:39nous avons terminé
21:40le conflit existant
21:42nous avons réouvert
21:42le détroit d'Harmouz
21:43et nous avons empêché
21:46l'Iran
21:46d'obtenir
21:47l'arme nucléaire
21:48à tout jamais
21:49et donc c'est vraiment
21:50ce que nous voulions
21:53donc à 99%
21:54l'Iran
21:55ne pourra pas
21:56avoir l'arme nucléaire
21:57et nous avons
21:59fait une déclaration
22:00au président Macron
22:01qui s'est
22:03qui ont très bien
22:05fait les choses
22:05et Brigitte
22:06nous avons fait
22:07une déclaration
22:07ils ont dit
22:08qu'ils
22:10adoraient
22:10notre accord
22:13et qu'ils
22:15étaient ravis
22:16que Hormuz
22:17soit rouvert
22:17on aurait continué
22:19sinon
22:20pendant un mois
22:21deux mois
22:21trois mois
22:22quelques semaines
22:23et on pourrait
22:24encore une fois
22:25dans quelques mois
22:28qu'est-ce qu'il leur reste ?
22:30rien
22:31aucun président
22:32de l'histoire
22:33n'a été aussi dur
22:35contre l'Iran
22:35que moi
22:37et s'ils ne respectent
22:39pas l'accord
22:39certaines choses
22:40ne sont pas mentionnées
22:42dans le protocole d'accord
22:42mais il y a certaines choses
22:44sur lesquelles on est d'accord
22:45sans avoir besoin
22:45de l'écrire
22:47s'ils ne se conforment pas
22:50à l'accord
22:50alors nous reprendrons
22:52les bombardements
22:53jusqu'à ce qu'ils
22:54respectent l'accord
22:55c'est formidable
22:55de voir ce que les bombardements
22:56peuvent faire
22:58c'est formidable
22:58de voir ce que les bombardements
22:59peuvent faire
23:00colonel
23:02Trump perdant
23:02ou gagnant avec cet accord ?
23:04moi je pense
23:04qu'il est plutôt perdant
23:06alors je rejoins
23:07ce que disait
23:08Michel Anastin
23:09mais là
23:10je crois quand même
23:11que l'Iran
23:13militairement
23:13n'est pas aussi affaibli
23:15qu'on peut le dire
23:16mais c'est un avis
23:17peut-être personnel
23:18je pense qu'ils ont
23:20remarquablement résisté
23:21et infligé des pertes
23:22ils ont frappé
23:23je rappelle quand même
23:24qu'au début
23:24sur les plateaux télé
23:25on venait nous dire
23:26que c'était la chute du régime
23:27oui oui oui
23:28alors le but initial
23:30déclaré la chute du régime
23:31est raté
23:32et même je crois
23:32que c'est exactement l'inverse
23:34le régime
23:36s'est militarisé
23:37si je puis dire
23:38c'est pour ça que
23:38j'ai un peu mesuré
23:40sur l'aspect
23:41affaiblissement militaire
23:42parce que c'est
23:43c'est les gardiens de la révolution
23:44qui ont gagné finalement
23:45et qui imposent
23:47leurs règles
23:49qui sont beaucoup plus
23:51strictes
23:51à mon avis
23:51que celles
23:52des ayatollahs
23:54si décriées en Occident
23:55voilà
23:56ça c'est une chose
23:57et je pense que
23:59la partie n'est pas terminée
24:00on va voir comment
24:01les choses évoluent
24:03mais
24:04sur la plupart des points
24:05j'ai vu
24:06récemment
24:07cet après-midi
24:08je crois une colonne
24:09une colonne double
24:10les plus pour
24:11les Etats-Unis
24:12les plus pour l'Iran
24:13et en fait largement
24:14ça penche pour l'Iran
24:16aujourd'hui
24:17moi je pense que
24:18les
24:19les
24:22représailles faites
24:23par exemple sur Israël
24:24ont beaucoup pesé
24:24dans tout ça
24:25et sur les bases américaines
24:26et sur les monarchies du Golfe
24:28qui en ont quand même
24:29un petit peu assez
24:30de prendre des missiles
24:32tout simplement
24:32parce qu'elles étaient
24:33dans le camp
24:34occidental
24:34officiellement
24:35Gilles Rémy
24:36Trump
24:36gagnant, perdant ?
24:38Non il est perdant
24:39il est perdant
24:40puisqu'on parle de Hormuz
24:41mais Hormuz était libre
24:42de circulation
24:44il a été ouvert au départ
24:45voilà c'est ça
24:48le régime est renforcé
24:49je veux dire
24:52pour combien de temps
24:53je ne sais pas
24:53mais en tout cas
24:54c'est une victoire
24:55et on connait les perdants
24:56les perdants
24:57c'est les pays du Golfe
24:58c'est Israël
25:00l'Europe
25:01pas perdant
25:02puisqu'elle était
25:02spectatrice
25:03comme toujours
25:05donc non
25:06mais simplement
25:07c'est qu'au final
25:08il faut quand même
25:08se féliciter
25:10du fait qu'on est
25:11dans un processus
25:12de discussion
25:12cela étant
25:13quand l'Iran
25:14a été bombardé
25:15ils étaient en négociation
25:17à Oman
25:18donc tout ça pour ça
25:19mais enfin en tout cas
25:20il vaut mieux
25:21commencer à se reparler
25:22que de s'envoyer des bombes
25:24surtout qu'on sait
25:25que ces bombes
25:26ne règlent rien
25:26Alors vous avez parlé
25:27plusieurs fois d'Israël
25:28vous avez mentionné Israël
25:29Donald Trump s'est exprimé
25:30sur Benyamin Netanyahou
25:31et il a dit publiquement
25:33qu'il y avait eu un désaccord
25:34sur le Liban
25:35et sur l'intervention
25:36au sud du Liban
25:37et les bombardements
25:38sur Beyrouth
25:39et qu'il s'était fâché
25:40avec Benyamin Netanyahou
25:41je vous propose d'écouter
25:42le président américain
25:46Les démocrates
25:46les démocrates en parlent
25:47tout le temps
25:48nous avions
25:49cet accord
25:50vous aviez cet accord
25:52qui légalement
25:53leur donnait
25:54l'arme nucléaire
25:55et si ça avait été le cas
25:56Israël
25:59aurait disparu
25:59et
26:00Bibi Netanyahou
26:01c'est quelqu'un de bien
26:02mais parfois
26:03il est un petit peu excité
26:04mais c'est quelqu'un
26:05de très bien
26:06nous avons un très bon
26:07partenariat avec lui
26:08c'est un très bon
26:09premier ministre
26:10nous nous sommes disputés
26:11quelque peu
26:12avec le Liban
26:13on lui a dit
26:14non il faut être
26:15un petit peu plus
26:19plus soft
26:20avec le Liban
26:22mais ça a été
26:23un partenariat
26:25formidable
26:25je suis le gros partenaire
26:27et eux
26:27ce sont le plus petit partenaire
26:29mais il est venu
26:32aux Etats-Unis
26:33il a supplié
26:35Barack Obama
26:36de ne pas faire
26:37l'accord iranien
26:38il a dit
26:39ça pourrait être
26:39la fin d'Israël
26:40et ça aurait été la fin
26:41si je n'étais pas arrivée
26:42alors est-ce qu'il y a
26:43rupture entre Israël
26:44et les Etats-Unis
26:45là on sent
26:46un Donald Trump
26:47plus modéré
26:47que quand on s'est retrouvé
26:48il y a quelques jours
26:50Xenia et on avait ouvert
26:51notre émission
26:51par les propos de Donald Trump
26:52sur Netanyahou
26:53disant mais vous êtes devenu fou
26:54est-ce que là
26:55on est sur un apaisement
26:56ou au contraire
26:57il y a l'accord
26:57donc l'accord est imposé
26:59à Benjamin Netanyahou
27:00il ne peut rien dire
27:01on en est à quel stade
27:02de la relation
27:03à mon avis
27:04ce n'est pas une rupture
27:05c'est sûr
27:06parce que les Etats-Unis
27:07et Israël
27:08sont très très liés
27:10ce sont les alliés
27:11très proches
27:11mais c'est sûr
27:13que Donald Trump
27:13qui cherche une sortie
27:14de ces conflits
27:16qui a compris
27:16je pense qu'aujourd'hui
27:19c'est plus possible
27:20de rester
27:21parce que ça coûte cher
27:22comme il a déjà dit
27:23et à mon avis
27:25avant demi-terme
27:26c'est le besoin
27:27de gagner le voie
27:28il ne peut pas perdre
27:29en fait la popularité
27:30c'est sa porte de sortie
27:31ça c'est sa porte de sortie
27:33et évidemment
27:34que ce n'est pas
27:34l'idée
27:36de Benjamin Netanyahou
27:37aujourd'hui
27:38en plus Netanyahou
27:38si je ne me trompe pas
27:39il aura les élections
27:40aussi en Israël
27:41il sera candidat
27:42il sera candidat
27:43il n'a pas beaucoup
27:45de chances
27:45de gagner
27:46surtout si tout ça
27:47s'arrête tout de suite
27:49et en fait
27:50comme a été évoqué
27:53le régime iranien
27:54est renforcé
27:56militarisé
27:57et donc
27:57en fait
27:58tout ça
27:59c'est quelque chose
28:00qui nous montre
28:00que même s'ils ne sont pas d'accord
28:02moi je ne suis pas sûre
28:03que Netanyahou
28:03sera capable
28:04de mener cette guerre
28:05toute seule
28:05dans les Etats-Unis
28:06mais je pense
28:07qu'ils vont faire tout
28:08pour essayer
28:08de saboter
28:10en façon
28:11de
28:13possiblement
28:13cet accord
28:13qui n'est pas
28:14un bon accord
28:15pour Israël
28:15aujourd'hui
28:16donc on verra
28:16cet accord
28:17encore une fois
28:18c'est un mémorandum
28:19le vrai accord
28:20doit être
28:21signé
28:22pendant 90 jours
28:24de négociation
28:25et c'est ça
28:25ce qui va nous montrer
28:26à quel point Israël
28:27est toujours influente
28:29et quelle est la puissance
28:31d'influence
28:32de Netanyahou
28:32sur Trump
28:33alors comment vous jugez
28:35les prises de position
28:36du président américain
28:37sur Israël
28:38et sur l'intervention
28:38au Liban
28:39Michel Fayad
28:39donc on sait évidemment
28:40votre attachement au Liban
28:41et même la déclaration
28:42de Donald Trump
28:43disant que c'était aux Syriens
28:44quasiment
28:45d'aller faire la guerre
28:46au Hezbollah
28:46il y a plusieurs choses
28:48déjà sur la Syrie
28:50c'est le pire des scénarios
28:52pour les Libanais
28:52que la Syrie rentre au Liban
28:54c'est quelque chose
28:55qui est complètement rejeté
28:57par la quasi-totalité
28:59des Libanais
28:59donc ça serait une grave erreur
29:01que la Syrie rentre
29:02surtout que la Syrie d'aujourd'hui
29:04c'est pas même la Syrie
29:05des Assad
29:06qui est rentrée
29:06qui a fait des massacres au Liban
29:08et qui a été la plus grande
29:11criminelle
29:12durant la guerre du Liban
29:13mais la Syrie de Joulani
29:16ça serait pire encore
29:17parce qu'on a vu
29:18ce qu'il a fait en Syrie
29:19en un an
29:20exactement
29:20il a massacré
29:21les Zalaouites
29:22les Druzes
29:23les Kurdes
29:23donc ce qu'il ferait au Liban
29:24il continuera à le faire
29:25contre les chiites
29:26contre les chrétiens
29:27contre les Druzes
29:27en fait ce que propose Trump
29:28c'est de faire rentrer
29:29des islamistes en plus au Liban
29:31voilà donc remplacer
29:32Al-Qaïda à la place des Mola
29:34remplacer une occupation
29:35par une autre
29:35pourquoi est-ce que je dis
29:36une occupation par une autre
29:37parce que pour la première fois
29:38depuis 1982
29:39les renseignements de l'armée
29:40libanaise disent
29:41que la majorité
29:42des combattants du Hezbollah
29:43ne sont plus libanais
29:44ils sont aujourd'hui
29:45majoritairement iraniens
29:46irakiens et afghans
29:46pour la première fois
29:47depuis 1982
29:48donc c'est devenu
29:49une force d'occupation
29:50au Liban
29:51donc ce que Trump nous propose
29:52c'est de remplacer
29:53une force d'occupation iranienne
29:54par une force d'occupation syrienne
29:56non merci
29:57les Libanais ne veulent
29:58ni des Iraniens
29:59ni des Syriens
30:00ils veulent un Liban libre
30:01souverain et indépendant
30:02la seule manière
30:03c'est l'armée libanaise
30:04qu'elle soit renforcée
30:05qu'elle soit aidée
30:06etc.
30:07maintenant sur les Etats
30:08par rapport aux Etats-Unis
30:09et Israël
30:09vous savez
30:12a toujours eu des problèmes
30:14c'est-à-dire que
30:15depuis les années 70
30:17on se rappelle
30:17lors de la guerre du Kippour
30:20les Israéliens espéraient
30:21que Kissinger
30:22qui était aux manettes
30:23aux Etats-Unis
30:23qui était le secrétaire d'Etat
30:24allait venir les aider
30:25puis il ne les a pas aidés
30:26c'est le général Alexander Haig
30:28qui est un catholique
30:29qui a sauvé Israël
30:30à la dernière seconde
30:31de la disparition
30:32lors de la guerre du Kippour
30:33donc les Américains
30:34étaient prêts à lâcher Israël
30:35à ce moment-là
30:35ensuite
30:36quand il y a eu l'opération
30:37paix en Galilée
30:38en 82 au Liban
30:39les Américains étaient contre
30:40Ronald Reagan
30:41a dit à Begin
30:43à la fin de l'opération
30:43paix en Galilée
30:44maintenant il faut faire
30:45la paix avec Arafat
30:46il faut lui donner
30:46la Gaza et la Cisjordanie
30:49ce couple
30:50ne s'est pas toujours entendu
30:51contrairement à ce qu'on croit
30:52parce qu'aux Etats-Unis
30:53il y a deux lobbies
30:54qui s'affrontent
30:54un lobby pro-israélien
30:56qui est composé
30:57et de juifs
30:57et de chrétiens
30:58évangéliques
30:58et il y a un lobby pro-arabe
31:00dans lequel il y a également
31:01des juifs
31:02et donc ce lobby pro-arabe
31:03est extrêmement puissant
31:04il essaye d'influencer
31:05il s'appuie sur quelque chose
31:07de très important
31:07qui est le complexe
31:08militaro-industriel américain
31:09parce que l'Arabie saoudite
31:10le Qatar
31:11les Émirats
31:11sont les principaux
31:12acheteurs d'armes américaines
31:13vous voyez l'image
31:14évidemment du château de Versailles
31:15de la porte du château de Versailles
31:17par laquelle évidemment
31:18on attend l'entrée
31:19d'un instant à l'autre
31:20du convoi
31:21du président américain
31:22qui va être reçu
31:23par Emmanuel Macron
31:24ça sera évidemment
31:24à suivre en direct
31:26sur CNews
31:26pendant ce G7
31:27il a été aussi question
31:28de la guerre en Ukraine
31:30Emmanuel Macron
31:31s'est exprimé à nouveau
31:32sur la guerre en Ukraine
31:33et sur la Russie
31:36la participation du président Zelensky
31:38nous a permis d'avoir
31:39une discussion
31:40en profondeur
31:42sur l'Ukraine
31:44qui pour la première fois
31:45en ces termes
31:46nous a permis de dégager
31:47des éléments d'accord
31:49importants
31:50d'abord le soutien
31:51indéfectible à l'Ukraine
31:52la solidarité à son peuple
31:54dont les infrastructures essentielles
31:56le patrimoine culturel
31:58ont été attaqués
31:58après les multiples attaques
32:00contre la population civile
32:01l'Ukraine avance
32:03résiste
32:04la Russie recule
32:05c'est pourquoi
32:07nous sommes tous convenus
32:08d'accroître
32:08la fourniture
32:09de capacités
32:10de défense aérienne
32:11de systèmes
32:12et d'intercepteurs
32:14supplémentaires
32:14ainsi que de capacités
32:17de longue portée
32:18on va garder évidemment
32:20en direct
32:20l'image
32:21de la porte
32:22du château de Versailles
32:23et on commentera
32:24dès qu'on a l'arrivée
32:25l'Ukraine avance
32:26et résiste
32:27la Russie recule
32:28voilà ce que dit
32:28Emmanuel Macron
32:29quelle analyse vous en faites
32:30Xenia ?
32:31c'est encore une fois
32:32une communication
32:35c'est souvent
32:36qu'on attend
32:37que la Russie recule
32:38mais si on regarde
32:38la réalité des terrains
32:39aujourd'hui
32:40il y a des combats
32:41autour de Konstantinovka
32:43c'est la partie
32:44de la République
32:45de Donetsk
32:45et la Russie
32:47est plutôt avance
32:47qu'elle recule
32:48mais sauf que
32:49dans les communications
32:50de l'Occident
32:51c'est plutôt
32:53important de dire
32:54que la Russie recule
32:55parce que ça peut
32:56se permettre un peu
32:57de justifier
32:58encore et encore
32:59le soutien financier
33:01les armements envoyés
33:03à Zelensky
33:03parce que si
33:06les Européens
33:07apprennent
33:07qu'en fait
33:08depuis toutes ces années
33:09tous ces envois
33:10d'argent
33:10en fait
33:11l'Ukraine n'avance pas
33:13et la Russie
33:13continue à avancer
33:14ça va quand même
33:15poser beaucoup de questions
33:16donc je pense que c'est
33:17plutôt en communication
33:18à ces moments-là
33:19après ce qui est important
33:21de ce soir
33:22sur ce que
33:23pour Emmanuel Macron
33:24l'Ukraine reste
33:25son objectif
33:26continue à soutenir
33:27continue à faire
33:28tout ce qui est possible
33:29sauf qu'on ne voit pas
33:30vraiment
33:30quelle est la stratégie
33:32de l'Europe
33:33et d'Emmanuel Macron
33:34en fait des sorties
33:35de ces conflits
33:35parce que
33:36si l'idée
33:37est d'imposer
33:38mettre la pression
33:39sur la Russie
33:40et imposer
33:41certaines conditions
33:42que la Russie
33:43a priori
33:43ne va pas accepter
33:44il n'y aura pas
33:45des négociations
33:46ce conflit va continuer
33:47donc je pense qu'aujourd'hui
33:49encore une fois
33:49on est dans un impasse
33:51et cet impasse
33:53peut-être
33:53peut être résolu
33:54si
33:55en un moment
33:56Donald Trump
33:56revient
33:57dans les sujets
34:00parce que c'est lui
34:01qui garde
34:01un dialogue direct
34:02avec Vladimir Poutine
34:03ce n'est pas le cas
34:04pour les Européens
34:05Gilles Rémy
34:05je rappelle que vous êtes
34:06chef d'entreprise en Russie
34:07quand vous entendez
34:08Emmanuel Macron dire
34:09l'Ukraine résiste
34:10et avance
34:10la Russie recule
34:12vous l'analysez comment ?
34:13Alors sur le terrain
34:14si on en croit
34:15les blogueurs russes
34:17les chaînes télégrammes
34:18etc
34:18je ne suis pas
34:19j'en suis pas convaincu
34:20mais je ne suis pas
34:20expert militaire
34:21sur le terrain
34:22mais c'est vrai
34:22qu'il n'y a pas eu
34:22de grandes contre-offensives
34:24ce que je note quand même
34:25c'est qu'il y a une escalade
34:27en revanche
34:28et c'est peut-être
34:29la seule décision
34:30à peu près
34:32concrète
34:32enfin concrète
34:34à souligner
34:34de ce G7
34:35c'est
34:36que l'Europe
34:37on verra
34:38ce que fera
34:39les Etats-Unis
34:39mais enfin le G7
34:40disons
34:41s'engage à soutenir
34:42des armes
34:43à portée
34:43intermédiaire
34:44ou non portée
34:44ça veut dire
34:45qu'on a quand même
34:47on s'apprête
34:48à livrer
34:48des armes
34:49qui peuvent toucher
34:50la capitale
34:50d'un Etat
34:51qui possède
34:53l'arme nucléaire
34:56c'est quand même
34:57une aggravation
34:59une aggravation
34:59d'un processus
35:00et un processus
35:01que personne
35:02personne
35:03ne maîtrise
35:04aujourd'hui
35:05la première guerre mondiale
35:07personne ne voulait
35:07la guerre
35:07les gens se connaissaient
35:09à la différence
35:09d'aujourd'hui
35:10je parle
35:10d'une très mauvaise
35:12appréciation
35:12de la réalité
35:13de la Russie
35:13mais la première guerre mondiale
35:14a eu lieu
35:15et pourtant
35:16les grandes familles
35:19européennes
35:19au pouvoir
35:19se connaissaient
35:21mais il y a
35:21sur une succession
35:22de malentendus
35:23ça s'est passé
35:24aujourd'hui
35:26chaque jour
35:27qui passe
35:27chaque semaine
35:28aggrave la situation
35:29je suis tout à fait d'accord
35:30je pense aujourd'hui
35:32que la porte de sortie
35:33c'est une intervention
35:35de Trump
35:36ce qu'il avait essayé
35:37de faire
35:38il y a quelques mois
35:39en Alaska
35:39colonel
35:40comment vous analysez
35:41les propos d'Emmanuel Macron
35:42l'Ukraine résiste
35:43et avance
35:44la Russie recule
35:45je suis en fait d'accord
35:46avec ce qui vient d'être dit
35:47alors Gilles Rémy
35:49est modeste
35:49mais en fait
35:50il ferait un excellent
35:50expert militaire
35:51en tout cas
35:52sur certains plateaux
35:53parce qu'en réalité
35:55on parlait de Konstantinovska
35:58il y a deux minutes
35:59avec Ramators
36:00derrière
36:01c'est la dernière limite
36:02en fait
36:03de l'objectif terrain
36:04de la Russie
36:06au Donetsk
36:07donc je pense que
36:09il y a une volonté
36:10de communiquer
36:11absolument
36:12d'imposer
36:13à l'opinion publique
36:14européenne
36:15et française en particulier
36:16que
36:17la défaite
36:18de l'Ukraine
36:19soutenue par l'OTAN
36:20n'est pas inéluctable
36:22face à la Russie
36:23or moi je pense
36:24que cette défaite
36:25malheureusement
36:25ou heureusement
36:27selon les points de vue
36:28elle est là
36:29et donc
36:30poursuivre cette guerre
36:31alimenter cette guerre
36:33en augmentant
36:34les pressions
36:34sur la Russie
36:35quelle qu'elle soit
36:37fait le malheur
36:37à mon avis
36:38des peuples
36:38et le malheur
36:39du peuple ukrainien
36:39en particulier
36:40qui est exsangue
36:41aujourd'hui
36:41on est à
36:42je crois
36:4328 ou 29 millions
36:44d'Ukrainiens
36:45en Ukraine
36:46on était à 53
36:48au moment de l'indépendance
36:49de l'Ukraine
36:49au moment de l'effondrement
36:50de l'URSS
36:51je pense qu'ils ont fui
36:52ils ont quitté
36:53oui ils ont fui
36:54ils ont fui
36:54mais il y a aussi
36:55des pertes terribles
36:56dans cette guerre
36:56moi j'ai pas les
36:57on a pas les chiffres
36:58et puis là on rentre
36:59dans un domaine
37:00très sensible
37:01de propagande mutuelle
37:02d'ailleurs
37:03il faut dire les choses
37:03mais le colonel
37:06McGregor
37:06l'expert américain
37:07des chiffres
37:09au-delà
37:09d'un million
37:10de tués
37:11côté ukrainien
37:12les pertes ukrainiennes
37:13et quand vous voyez
37:14qu'on est obligé
37:15de recruter les gens
37:15de force
37:16dans les rues
37:17des villes
37:18et des villages ukrainiens
37:20on arrache les gens
37:21à leur famille
37:23pour qu'ils soient
37:24à peu près valides
37:25ça donne pas
37:26une impression
37:27de force
37:28et de puissance
37:29même morale
37:30je dirais
37:31on se bat
37:32pour son pays
37:33on se bat
37:33pour son drapeau
37:34on n'est pas forcé
37:35d'aller se battre
37:37ou alors c'est très grave
37:38je veux dire
37:38les officiers
37:40et les sous-officiers
37:41il a existé dans le passé
37:41non mais son candidat
37:43à prendre une balle
37:43dans le dos
37:43si vous voulez
37:44donc c'est pas comme ça
37:45qu'on gagne une guerre
37:46à mon avis
37:46donc s'il n'y avait
37:47le soutien occidental
37:49voilà ce que je veux dire
37:50le soutien occidental
37:51massif
37:52financier
37:5390 000 milliards
37:54d'euros
37:56on rajoute
37:5625 milliards d'euros
37:57et allez
37:58allons-y
37:59gaiement
38:00et militaire
38:01avec des conseillers
38:03avec des
38:04des matériels
38:06avec des
38:07des technicités
38:08etc
38:09cette guerre
38:10serait depuis longtemps
38:10terminée
38:11on attend toujours
38:11l'arrivée de Donald Trump
38:12à Versailles
38:13je vous propose
38:14de l'écouter
38:14avant qu'il n'arrive
38:15à Versailles
38:15sur justement
38:16ses relations
38:17avec à la fois
38:19Volodymyr Zelensky
38:20et Vladimir Poutine
38:22hier matin
38:23nous avons eu
38:24une conversation
38:24très intéressante
38:25sur la guerre
38:26en Ukraine
38:26j'ai parlé
38:27avec le président
38:27Poutine
38:28j'ai parlé
38:28avec le président
38:30Zelensky
38:31il était présent
38:33et le président
38:34Poutine
38:35nous avons échangé
38:35au téléphone
38:40la Russie
38:41perd beaucoup
38:42de soldats
38:44plus que l'Ukraine
38:45puisque c'est
38:46le parti
38:49offensif
38:50attaquant
38:51donc il perd
38:51davantage de soldats
38:52mais j'ai eu
38:54un appel
38:54avec le président
38:54Poutine
38:55dimanche
38:56j'ai exprimé
38:57l'espoir
38:58que j'avais
38:59nous avons
38:59une conversation
39:00très constructive
39:01et une conversation
39:02très intéressante
39:03avec le président
39:03Zelensky
39:04également
39:04je pense que
39:05les deux
39:05veulent
39:07arriver à une conclusion
39:09mais ils ne savent pas
39:09comment le faire
39:10donc on voit
39:11qu'il ménage à la fois
39:12Volodymyr Zelensky
39:13et Vladimir Poutine
39:14Donald Trump
39:15il dit
39:15j'ai eu une très bonne
39:16discussion avec Poutine
39:18et avec Zelensky
39:20on a vu
39:20cette image
39:21effectivement
39:21au G7
39:22où Emmanuel Macron
39:23a mis en scène
39:24l'arrivée
39:24de Volodymyr Zelensky
39:25en allant le chercher
39:25il n'a même pas
39:28laissé faire cela
39:29pour Donald Trump
39:29puisqu'il a envoyé
39:30le chef de son protocole
39:31accueillir Donald Trump
39:32donc le seul
39:32qu'il a vraiment accueilli
39:33c'est Volodymyr Zelensky
39:36c'est vrai que
39:37je pense qu'à un moment
39:39d'un courage
39:39parce qu'on parle
39:40d'Alaska souvent
39:41ils ont été d'accord
39:43Trump et Poutine
39:44Poutine a expliqué
39:45à Donald Trump
39:46ce qu'il y a
39:47la Russie
39:47cherche aujourd'hui
39:48qui sont les lignes rouges
39:49sauf que
39:50pour Zelensky
39:52qui est soutenu
39:52largement par les Européens
39:56accepter
39:56la perte
39:58de Donbass
39:59et même Crimée
40:00c'est quelque chose
40:01qui est très difficile
40:02et même pas acceptable
40:04aujourd'hui
40:04et c'est ça
40:05à mon avis
40:06ce sont les points
40:07plus importants
40:08et plus difficiles
40:09aujourd'hui
40:10quand il y aura
40:11une compréhension
40:12qu'à un moment
40:13il faut faire ses compromis
40:14peut-être
40:15ça peut avancer
40:16mais jusqu'à un moment
40:17où il est encore une fois
40:19soutenu par les Européens
40:20qui continuent de dire
40:21que la Russie
40:22est fragilisée
40:23l'économie russe
40:24et à genoux
40:25et qu'en fait
40:26on va continuer
40:27et on attend aussi
40:29les déclarations
40:30des Français
40:30Bruno Le Maire
40:30qui était ce matin
40:31chez Pascal Praud
40:32on va faire la guerre
40:33à la Russie
40:34économiquement
40:35ce qui est très intéressant
40:36il l'avait déjà dit
40:37il l'avait dit
40:37et il l'avait dû rectifier
40:39il l'a parodie ce matin
40:40d'ailleurs ce matin
40:41il y avait une discussion
40:42intéressante
40:43entre Pascal et Bruno Le Maire
40:45où il a plutôt
40:46changé de discours
40:46mais effectivement
40:47quand il était ministre
40:47il disait
40:48on va mettre l'économie russe
40:49à genoux
40:49exactement
40:50donc ça
40:51on peut aussi parler
40:52du fait qu'officiellement
40:53on n'est pas en guerre
40:54avec la Russie
40:55mais sauf qu'on cherche
40:57en défaite stratégique
40:58et militaire
40:58la Russie
40:59donc c'est vrai
41:00qu'il y a une vraie escalade
41:02et cette escalade
41:03et cette volonté
41:03de continuer cette guerre
41:04ça vient
41:05aujourd'hui
41:06on attend ça
41:06par les discours européens
41:08ça vient de l'Europe
41:09donc vous avez
41:10Donald Trump
41:10qui dit
41:10je pense que tous les deux
41:12veulent paix
41:12il faut trouver un moyen
41:13de sortir
41:14et après vous avez
41:15les Européens
41:16qui disent
41:17non on va continuer
41:18de soutenir l'Ukraine
41:19il faut mettre l'Ukraine
41:20dans la position des forces
41:21est-ce que c'est vraiment réaliste
41:23c'est ça la vraie question
41:24à mon avis
41:25après 4 ans
41:26ça devient évident
41:27que ce n'est pas réaliste
41:28de tout
41:28alors vous voyez
41:29l'image
41:30à Versailles
41:31évidemment
41:31c'est une image
41:32absolument magnifique
41:33le cadre du château
41:34de Versailles
41:35Brigitte Macron
41:36et Emmanuel Macron
41:37s'avancer
41:38donc pour accueillir
41:39vraiment d'une seconde
41:40à l'autre
41:40s'ils sont sortis
41:41du château de Versailles
41:43donc Donald Trump
41:44on va rester
41:45sur cette image
41:46Michel Fayad
41:47c'est ce que la France
41:49sait faire de mieux
41:50Versailles
41:51c'est juste magnifique
41:51il n'y a que Jean-Michel Apathy
41:53qui veut raser
41:53le château de Versailles
41:54mais c'est une beauté absolue
41:57et effectivement
41:58les images
41:58qui vont suivre
41:59toute la soirée
42:00c'est des images
42:01dont on sera fier
42:02en tant que français
42:03de les voir à l'international
42:04parce qu'on renvoie souvent
42:05des images
42:06beaucoup plus tristes
42:06là évidemment
42:07c'est ce que la France
42:08comme je le disais
42:09sait faire de mieux
42:10bien sûr
42:11la France va montrer
42:12son plus beau visage
42:13ce soir
42:13c'est certain
42:14et ça fera le tour du monde
42:15et on sera fiers
42:16d'être français
42:16comme vous le dites
42:17etc
42:18maintenant la question
42:19c'est plutôt
42:19ce qui est la question
42:21de l'Ukraine
42:21il y a beaucoup
42:22de paradoxes
42:23à mon sens
42:23le premier c'est
42:25pourquoi est-ce qu'on dit
42:27que l'Ukraine
42:28ne pourrait pas être partagée
42:29alors qu'on a partagé
42:31la Serbie
42:32on lui a extrait
42:34le Kosovo
42:34pour le rendre indépendant
42:35nous en tant qu'Européens
42:36pourquoi est-ce qu'on permet
42:38au loin le convoi
42:39de Donald Trump
42:39qui s'avance vers
42:41le président Macron
42:42et vers le château de Versailles
42:43pourquoi est-ce qu'on permet
42:44que le tiers de Chypre
42:45pays membre de l'Union Européenne
42:47soit occupé par la Turquie
42:48pourquoi est-ce qu'en 2023
42:50lorsque la Turquie
42:51avec l'Azerbaïdjan
42:53ont attaqué
42:53le Haut-Karabakh
42:54qui était une république autonome
42:55arménienne
42:56et proclamée indépendante
42:57autoproclamée indépendante
42:59donc en Azerbaïdjan
42:59on ne les a pas aidés
43:01à survivre
43:02et on a laissé
43:03120 000
43:04femmes, enfants
43:05vieillards
43:06et hommes
43:07marcher dans la rue
43:08pour rejoindre l'Arménie voisine
43:10et quitter leur terre ancestrale
43:12donc c'est quand même
43:13un double discours
43:15qu'on a en Europe
43:15et c'est quand même
43:16bien malheureux
43:17pourquoi est-ce qu'on est fort
43:18avec la Russie
43:19faible avec la Turquie
43:21alors je vous propose
43:22qu'on reste désormais
43:23sur ces images
43:23en direct
43:24donc du château de Versailles
43:25puisqu'on a vu le convoi
43:26de Donald Trump au loin
43:27Emmanuel Macron
43:28et Brigitte Macron
43:29sont évidemment
43:30devant le château
43:31pour l'accueillir
43:33colonel ce soir
43:34la France veut donner
43:34son meilleur visage
43:36au monde entier
43:38oui certainement
43:39c'est l'intention
43:40de Macron
43:41et de sa
43:42de sa diplomatie
43:45entre guillemets
43:45parce que je trouve
43:46que la diplomatie française
43:47se limite un peu
43:49à l'apparat
43:49et pas tellement
43:50au fond
43:51à l'action
43:52mais oui bien sûr
43:54c'est Versailles
43:55c'est
43:56certainement
43:57un excellent dîner
43:58c'est d'excellents
43:59champagne
43:59etc
44:00donc c'est un peu
44:01l'image
44:02malheureusement
44:03la seule image
44:04qu'on retienne
44:04de la France
44:05aujourd'hui dans le monde
44:06c'est notre gastronomie
44:07notre apparat
44:08et pas
44:10la puissance d'équilibre
44:11que nous étions
44:12il y a encore
44:13une trentaine d'années
44:14certains ont dit
44:15justement
44:16Xenia
44:16qu'il y a quelques
44:17dizaines d'années
44:18le traité entre
44:19les Etats-Unis
44:20et l'Iran
44:20se serait signé
44:22à Paris
44:23en France
44:23alors que là
44:24probablement
44:25on parle de la Suisse
44:26mais effectivement
44:26vu que
44:27c'est dans 48 heures
44:28Donald Trump
44:29rester 48 heures de plus
44:30et signer-le en France
44:31non ça ne sera pas le cas
44:32est-ce que la diplomatie française
44:33se limite
44:34à des dîners
44:35à de la gastronomie
44:36au château de Versailles
44:37où elle fait plus que cela
44:39dans le monde entier
44:40ça fait plus que ça
44:41évidemment
44:42en tous les cas
44:42moi
44:43je me suis intéressée
44:45de la France
44:46depuis très longtemps
44:47et je
44:47je veux
44:48et la France
44:49s'était perçue
44:49comme une puissance
44:51diplomatique
44:52et la langue française
44:53la langue diplomatique
44:56internationale
44:56pour on peut dire
44:57donc
44:57pour nous
44:57c'était toujours
44:58pour les Russes
44:59en tous les cas
44:59c'est toujours
45:00une puissance diplomatique
45:02on a toujours regardé
45:04avec beaucoup de fierté
45:05la décision
45:06de la France
45:07n'est pas allée
45:08à une guerre
45:08en Irak
45:09par exemple
45:10le fameux discours
45:11à l'ONU
45:12tout ça
45:12ça montrait
45:13une image
45:13de la France
45:16raisonnable
45:16puissante
45:17logique
45:17diplomatique
45:18aujourd'hui
45:18malheureusement
45:19on ne voit pas plus ça
45:20on a l'impression
45:21que la France
45:22plutôt suit
45:23un schéma
45:25qui est déterminé
45:26par les autres
45:27par Ursula von der Leyen
45:28par exemple
45:29et qui était
45:30effectivement invité
45:31au G7
45:32la présidente
45:33de la commission
45:33européenne
45:33Jérémy
45:34comment vous réagissez
45:35à ces images
45:35alors qu'on le voit
45:36on a donc
45:37ces deux images
45:38donc la voiture
45:39du président
45:40américain
45:41qui va entrer
45:42dans la cour
45:42du château de Versailles
45:43dans
45:43bah maintenant
45:44et donc
45:45le couple Macron
45:46qui attend
45:46le président américain
45:48pour l'accueillir
45:49pour se dîner
45:50ce soir
45:51bah écoutez
45:51moi je m'en réjouis
45:52puisqu'il vient
45:53à Versailles
45:55et Trump
45:56va bientôt
45:58célébrer
45:58le 250ème anniversaire
46:00des Etats-Unis
46:01notre histoire
46:01est quand même
46:02un peu plus longue
46:03un peu plus riche
46:04et tout l'enjeu
46:06c'est effectivement
46:07qu'on soit
46:07qu'on profite
46:10et qu'on valorise
46:11nos atouts
46:13qui ont été
46:13c'est vrai
46:14bien compromis
46:16dans ces dernières années
46:17et on va donc voir
46:18la voiture
46:19dans la cour
46:20du président américain
46:21qui va sortir
46:22d'une seconde
46:24à l'autre
46:24puisqu'il est juste
46:24devant
46:26le couple
46:28Macron
46:28voilà
46:28vous voyez donc
46:29The Beast
46:30la voiture
46:30du président américain
46:32c'était aussi
46:33une manière
46:33évidemment
46:33de le garder
46:35jusqu'au dernier moment
46:36sur le sol de France
46:37Michel Fayad
46:37de faire en sorte
46:38qu'il ne quitte pas
46:38précisément
46:39le G7
46:40oui parce que
46:41l'objectif
46:42c'était vraiment
46:42de montrer
46:43à Donald Trump
46:44encore une fois
46:45que la France
46:46peut montrer
46:46peut jouer un rôle
46:48à travers
46:48les différents conflits
46:49dans le monde
46:50que la France
46:51est un partenaire
46:53digne de soi
46:54que la France
46:55traite
46:56soi-disant
46:57d'égal à égal
46:57avec les Etats-Unis
46:58mais enfin
46:58tout ça
46:58c'est du théâtre
47:02et donc
47:02vous allez le suivre
47:03avec Michael Dorian
47:04merci à tous
47:04d'avoir été
47:05avec nous ce soir
47:06pour l'or inter
47:06j'espère
47:08j'ose espérer
47:08qu'il va attendre
47:09Michael Dorian
47:10pour sortir de la voiture
47:11le président américain
47:13très belle soirée
47:13on se retrouve demain
47:14pour 100% Frontières
47:15on se retrouve
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