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Jalen Brunson est dĂ©sormais le hĂ©ros du cƓur des fans des Knicks
 mais aujourd’hui, j’ai surtout envie de parler du joueur qui a rendu tout ça possible. Parce qu’avant d’ĂȘtre le chouchou du Madison Square Garden, Jalen Brunson a longtemps Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme trop petit, pas assez athlĂ©tique, pas assez spectaculaire, et mĂȘme pas digne d’un choix du premier tour de draft. Pourtant, partout oĂč il est passĂ©, il a gagnĂ©.

Dans cette vidĂ©o, on revient sur toute l’histoire de Jalen Brunson : son enfance dans les vestiaires NBA, l’influence de son pĂšre Rick Brunson, ses annĂ©es Ă  Villanova, son incroyable parcours universitaire, sa draft au second tour, son dĂ©veloppement Ă  Dallas, l’erreur des Mavericks, son arrivĂ©e Ă  New York, mais aussi les raisons qui font aujourd’hui de lui l’un des joueurs les plus difficiles Ă  dĂ©fendre de toute la NBA.

đŸ‘‰đŸŒ Portrait complet de Jalen Brunson : comment un meneur que presque tout le monde sous-estimait est devenu le principal responsable du retour de New York au sommet de la NBA.

Parce qu’au fond, l’histoire de Brunson n’est pas seulement celle d’un joueur qui a dĂ©passĂ© les attentes. C’est l’histoire d’un joueur que beaucoup regardaient sans vraiment le voir. Et aujourd’hui, alors que tout New York est en furie, celui que personne ne considĂ©rait comme une future superstar est en train de devenir une lĂ©gende.

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đŸŽ”Musique de fond
Titre : Daily Dozen
Auteur : Astat
Source : https://soundcloud.com/astat
Licence : http://creativecommons.org/licenses/by-nc/3.0/

đŸŽ”GĂ©nĂ©rique
(par Aurélien Lafon : https://www.instagram.com/aurel_lafon/)
Titre musique : Plastic Submarine
Auteur musique : The Grammar Club
Source musique : https://www.facebook.com/TheGrammarClub
Licence musique : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr

🌀Et si t’as lu jusque lĂ , t’es un ouf (mais je t’adore) ! Mets moi le nom et l’emoji de ton Pokemon prĂ©fĂ©rĂ© dans la section commentaires pour te signaler ! Perso moi en ce moment, c’est Magicarpe 🎏 (oui j’ai craquĂ©, je me le suis fait tatouer)

#NBA #AnalyseNBA

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Sport
Transcription
00:00Avant de commencer la vidéo, petite parenthÚse, mon livre, l'histoire de la NBA comme vous ne l'avez jamais
00:04lu, est enfin sorti.
00:06L'idée du livre est simple, raconter les grandes époques de la NBA comme si elles appartenaient à des univers
00:11de cinéma, de séries ou de mangas.
00:13Chaque chapitre plonge dans une ambiance différente pour revivre ses histoires autrement.
00:17Si ça vous intrigue, que vous aimez la NBA et la pop culture, vous trouverez toutes les infos dans la
00:22description.
00:25Peut-ĂȘtre qu'on s'est complĂštement plantĂ© au sujet de Jalen Brunson, parce que quand tu reprends toute son
00:29histoire, le truc saute aux yeux.
00:31Toute sa vie, le mec a pris l'habitude de gagner partout oĂč il passe.
00:34Au bout d'un moment, il faut regarder la réalité en face.
00:37Depuis trÚs jeune, Jalen Brunson a été beaucoup trop sous-estimé.
00:40Et quand je dis beaucoup trop encore, je pĂšse mes mots.
00:42Au passage, les gens, sachez-le, pour le moment je mets un petit peu en pause des sondages Instagram.
00:46LĂ  je veux surtout encore parler de la finale, puis parler de la draft et de l'off-season.
00:50Il y a plein de choses Ă  voir.
00:51Mais promis, dÚs que tout ça est passé, les votes reprendront dans le canal.
00:54Donc si vous voulez avoir votre mot Ă  dire, vous savez quoi faire, suivez-moi lĂ -bas.
00:57Et tant qu'à faire, abonnez-vous ici aussi pour ne rien manquer, parce que vous l'avez sûrement remarqué,
01:01depuis un peu plus d'un mois, c'est la folie sur cette chaĂźne.
01:04Mais ouais, aujourd'hui on va reprendre l'histoire de Jalen Brunson depuis le début.
01:07Son pÚre, les vestiaires NBA, le lycée, Villanova, la draft, Dallas, New York.
01:11Et plus on avance, plus la mĂȘme idĂ©e revient.
01:14Ce Brunson-lĂ  ne sort pas de nulle part.
01:15Il était déjà en construction depuis des années et des années.
01:18On a juste mis beaucoup trop de temps à l'observer de la bonne façon.
01:21En bon fan de Villanova que je suis, ce mec je le suis depuis la fac,
01:25et j'ai plein de choses Ă  vous dire Ă  son sujet.
01:27Alors installez-vous bien, ouvrez grand vos oreilles, on lance ça tout de suite.
01:48DĂ©jĂ  si on veut avoir la bonne vision de Brunson, faut commencer par s'enlever un truc de la tĂȘte.
01:52Quand on entend fils d'ancien joueur NBA, on imagine vite les accĂšs VIP, les places au premier rang, les
01:57thunes,
01:57le gamin Ă  qui on donne tout alors qu'il ne sait mĂȘme pas encore dribbler.
02:00Sauf que Rick Brunson, ce n'est pas le genre de papa qui t'ouvre les portes.
02:04En 1995, personne ne le drafte.
02:06Il part alors oĂč il peut, en Australie, en ligue mineure, aux Philippines.
02:09Des déménagements en veux-tu en voilà, des contrats courts et cette pression permanente.
02:13Si tu rates ta chance, quelqu'un prend ta place.
02:15Et forcément, Jalen grandit en assistant à tout ça.
02:18L'instabilité, la galÚre, le combat d'un basketteur quotidien pour réussir à rester pro.
02:23Toute son enfance, il l'a vécu comme ça.
02:25L'incertitude, les rÎles secondaires, les coups de téléphone qui peuvent changer une carriÚre.
02:28Et Rick s'accroche.
02:29Il est finalement appelĂ© en NBA oĂč il passe presque 10 saisons,
02:32mais toujours avec cette obligation de prouver qu'il mérite sa place.
02:35Pour lui, rien n'a jamais été acquis.
02:36Quand t'es gamin et que tu vis ça, ça te marque.
02:39Tu te rends vite compte qu'ĂȘtre basketteur pro, c'est un beau mĂ©tier,
02:41mais c'est aussi un mĂ©tier oĂč tu dois galĂ©rer.
02:43C'est pas juste les projecteurs et les paillettes.
02:45Et l'anecdote cool, c'est évidemment celle des Nix de 1999.
02:48Rick fait partie de cette fameuse équipe finaliste,
02:50la derniÚre à avoir fait ça avant aujourd'hui.
02:52Sauf que bon, faut le dire, son rĂŽle en finale n'est pas fou.
02:559 secondes dans le match 3, c'est tout.
02:57Le pĂšre a fait partie de l'histoire des Nix,
02:58mais on peut pas dire qu'il l'est vraiment touché.
03:00Et aujourd'hui, le fils, lui, est en train de l'écrire pour de vrai.
03:03Mais bon, avant d'ĂȘtre le hĂ©ros du Madison Square Garden,
03:06Jalen Brunson a dû passer par tout un tas d'étapes.
03:08Lui aussi, rien ne lui a été servi sur un plateau.
03:10NĂ© dans le New Jersey en 1996,
03:12il suit les différents mouvements de son pÚre
03:13avant que la famille ne se pose dans l'Illinois.
03:15LĂ , Jalen le suit partout.
03:17Et trÚs vite, il se rend compte, grùce également à l'appui de sa mÚre Sandra,
03:20ancienne voleyeuse, que dans ce monde-lĂ ,
03:22si tu ne bosses pas comme un acharné, rien n'est possible.
03:24Et lĂ , tu comprends beaucoup de choses sur son caractĂšre et son attitude aujourd'hui.
03:28Rick ne le couvre pas comme le futur crack de la famille.
03:30DĂ©jĂ , lui-mĂȘme a assez Ă  faire avec la gestion de sa propre carriĂšre.
03:33Avec son fils, dans le discours, il est dur, direct, parfois trop.
03:36Mais le message est clair.
03:37Si tu ne crĂ©es pas ton chemin toi-mĂȘme, personne ne le fera Ă  ta place.
03:40Alors tu bosses, tu te prépares,
03:42et quand la porte s'ouvre, t'arrives pas les mains dans les poches.
03:44Alors au lycée, quand il débarque à Stevenson High School,
03:47Jalen retient la leçon.
03:48Parce que clairement, mĂȘme s'il a du basket,
03:50c'est pas non plus le genre Ă  faire sauter les fans au plafond.
03:52C'est un meneur gaucher, pas immense, pas ultra explosif,
03:54mais qui sait ce qu'il fait.
03:55Son coach Pat Ambrose le décrit comme un gamin
03:57qui comprenait déjà le basket comme un adulte.
03:59Pas le plus impressionnant dans les highlights,
04:01mais celui qui déjà est capable de contrÎler le match possession aprÚs possession.
04:05Alors ok, il a des limites physiques, c'est vrai,
04:07mais il compense avec son cerveau.
04:08Sauf au mort, Brunson tourne Ă  plus de 20 points par match
04:10et emmÚne Stevenson en finale de son état.
04:12En face, c'est Simeon, triple champion en titre
04:14avec Jabari Parker et Kendrick Nunn.
04:16Défaite 58 à 40. Premier appel violent.
04:19Face aux grosses machines, ĂȘtre trĂšs fort ne suffit pas.
04:21Il faut continuer Ă  s'entraĂźner. Encore et encore.
04:23Alors arrive l'année suivante.
04:25Il arrive complÚtement déter et sort un truc de grand malade.
04:27En demi-finale, Stevenson tombe sur le lycée de Whitney Young,
04:30mené par Jalil Okafor, l'un des plus gros prospects du pays.
04:33Et lĂ , Brunson sort un match de rĂȘve.
04:3556 points, 7 rebonds, 3 interceptions,
04:3716 sur 30 au tir, 7 sur 14 Ă  3 points,
04:4017 sur 23 au lancé.
04:41Il met 56 des 68 points de son équipe
04:44sans perdre un seul ballon. C'est dément.
04:46Il porte tout, tout seul.
04:47Et en plus, il est hyper propre.
04:49Mais le truc triste dans cette histoire,
04:50c'est que ce soir-lĂ , Stevenson perd le match.
04:52Ça, pour moi, c'est presque plus important que les 56 points.
04:55Parce qu'aprĂšs la rencontre, ce que Brunson retient,
04:57c'est pas sa performance, c'est la défaite.
04:58Il réagit en mettant une photo de lui dévastée
05:00en fond d'écran de son téléphone.
05:02Tous les jours, il la regarde.
05:03Il tombe dessus.
05:04Pas pour se faire du mal, mais pour ne pas oublier.
05:06L'échec, quand ça arrive, ça doit devenir un carburant.
05:09Et ce qui est beau, c'est qu'en senior,
05:10il revient pour finir le boulot.
05:12Cette saison-lĂ , Brunson devient Mister Basketball de l'Illinois.
05:15Il participe au McDonald's All-American.
05:17Il est Gatorade Player of the Year.
05:18Puis mÚne son lycée au premier titre de son histoire.
05:20Une saison parfaite.
05:21En finale de l'état, Stevenson gagne 57 à 40
05:24contre Normal Community.
05:25Brunson plante 30 points Ă  9 sur 15 au tir
05:27et 9 sur 9 au lancé.
05:29Propre, encore une fois, en marquant plus de la moitié
05:31des points de son équipe.
05:32Il domine individuellement.
05:33Mais surtout, enfin, il remporte le titre,
05:35la banniĂšre.
05:36Et c'est bien le plus important.
05:37Franchement, dÚs le lycée, il suffisait de l'observer
05:39pour le remarquer, le tempérament de Brunson.
05:41Et pourtant, quasi personne ne prenait le temps de le regarder.
05:44Tout le monde n'avait d'yeux que pour Ben Simmons,
05:46Jalen Brown, Brandon Ingram.
05:48Tous ses profils avec un avantage physique.
05:50C'est tristin, parce que déjà, Brunson montrait de vraies choses.
05:53Et heureusement, ça n'a pas échappé à Jay Wright,
05:55le coach de Villanova.
05:56AprĂšs Stevenson, cette fac ressemble au choix parfait pour lui.
05:59LĂ -bas, il y a une tradition.
06:00On s'emballe avec des mixtapes.
06:02Tu dois jouer juste, peser dans tous les secteurs,
06:04te battre, accepter ton rĂŽle.
06:05C'est pas une usine à stars, c'est une vraie école de basket.
06:08Et pour Brunson, Villanova, franchement,
06:10difficile de trouver mieux, vu son profil.
06:12LĂ -bas, il apprend pas Ă  devenir plus flashy.
06:14Au contraire, il apprend Ă  devenir plus utile,
06:16plus sérieux, plus mature.
06:18DĂšs sa premiĂšre saison, Brunson est titulaire
06:20dans une équipe champion NCA, mais pas en patron absolu.
06:22Il joue avec Ryan Arcidiakono,
06:24Josh Hart, Chris Jenkins, Michael Bridges,
06:26Phil Booth, des gars installés,
06:27qui connaissent tous les systÚmes et qui agissent déjà en vétéran.
06:30Lui doit s'intégrer, et il y arrive.
06:32Presque 10 points par match, mais les stats,
06:33on s'en fout. Pour un joueur de 18 ans,
06:35encore, il fait sa place en jouant propre.
06:37Quand dans le tournoi, au moment du Elite 8 contre Kansas,
06:40il doit mettre deux lancers dans le Money Time,
06:42il ne tremble pas.
06:42Puis Brunson, il est pas venu Ă  Villanova
06:44pour y passer qu'une seule année.
06:45Non, il veut profiter de la présence de Jay White
06:47pour se former et devenir le joueur
06:49le plus accompli possible.
06:51Lors de sa saison Sophomore,
06:52avec le départ d'Arcidiakono,
06:53Brunson prend plus de responsabilités.
06:55Puis en 2018, il devient carrément
06:57le visage du programme.
06:58Et là, ça devient monstrueux.
07:00PrĂšs de 19 points, plus de 4 passes,
07:01plus de 50% au tir,
07:03plus de 40% Ă  3 points.
07:04Pour un meneur créateur,
07:05c'est dingo une telle efficacité.
07:07Il rafle presque tous les trophées possibles.
07:09Joueur de l'année,
07:10Wooden Award,
07:11Naismith Award,
07:12Bob Cousy Award,
07:13Big East Player of the Year.
07:14Et le plus fort,
07:15c'est qu'il ne gagne pas
07:16parce qu'il saute plus haut que tout le monde.
07:17Il gagne purement et simplement
07:18parce qu'il contrÎle la meilleure équipe du pays.
07:20Parce que ouais,
07:21il faut en ĂȘtre conscient,
07:22Villanova 2018,
07:23c'est juste une machine.
07:2436 victoires,
07:25champion de la Big East,
07:2812 points d'écart pendant la marche Madness.
07:30Autour de Brunson,
07:31Michael Bridges,
07:32Dante DiVincenzo,
07:33Eric Pascal,
07:34Omari Spellman,
07:34Phil Boos.
07:35Contre Kansas,
07:36Villanova plante 18 tirs Ă  3 points.
07:38En finale,
07:39DiVincenzo sort 31 points depuis le banc.
07:41Et Brunson accepte ça
07:42parce que le bon choix,
07:43c'est pas toujours
07:43« Je dois briller tout seul ».
07:45Le collectif et la win passent toujours avant.
07:47Et encore une fois,
07:48quand tu regardes ce qu'il faisait à l'époque,
07:49le joueur qui va devenir plus tard en NBA,
07:51il est déjà là.
07:52Ses appuis,
07:52ses fins de son rythme,
07:53son jeu au poste contre des meneurs plus petits,
07:55sa capacité à ralentir quand tout le monde accélÚre,
07:57tout est bien présent.
07:58Jay Wright continue de le pousser
08:00mĂȘme quand il gagne tout
08:01et ça le booste.
08:02Brunson racontait que ce coaching
08:03l'avait rendu humble
08:04parce que Wright ne le laissait jamais s'installer
08:06dans le confort
08:06mĂȘme aprĂšs des grosses perfs.
08:08Sa philosophie,
08:09elle était simple,
08:10trouver le bon équilibre
08:11entre l'effort individuel
08:12et l'attitude collective.
08:13Et une nouvelle fois,
08:14ça le porte vers la win.
08:15Et cette façon de penser aujourd'hui,
08:17on sait trĂšs bien
08:17que ça va le suivre
08:18pendant toute sa carriĂšre.
08:19C'est lĂ  qu'en 2018,
08:20Brunson arrive Ă  la draft
08:21avec un CV que les franchises NBA
08:22disent adorer.
08:23Deux titres NCA,
08:24des distinctions individuelles,
08:25le statut de patron
08:26de la meilleure équipe du pays.
08:28Il a montrĂ© qu'il pouvait ĂȘtre
08:29un leader,
08:29un shooter fiable,
08:30habitué à la pression
08:31des gros matchs.
08:32En théorie,
08:32un CV comme ça,
08:33ça coche toutes les cases
08:34pour la draft.
08:35Sauf qu'en NBA,
08:36on ne regarde pas seulement
08:37ce que tu as fait,
08:38on mise aussi sur ton potentiel,
08:39ton corps,
08:40ton plafond,
08:41ton Ăąge,
08:41tes outils.
08:42Et trĂšs vite lĂ ,
08:42avec Jalen Brunson,
08:43on sent qu'il y a un truc
08:44qui coince.
08:45Les scouts le connaissent trĂšs bien,
08:46c'est pas le problĂšme,
08:47tout le monde l'a vu gagner
08:47avec Villanova.
08:48Mais les rapports tournent
08:49toujours autour des mĂȘmes doutes.
08:51Pas assez grand,
08:52pas assez long,
08:52pas assez explosif,
08:53pas assez rapide
08:54pour créer face aux défenses NBA
08:55un joueur qui peut ĂȘtre
08:57ciblé défensivement.
08:58Au combine,
08:59il est mesuré à à peine
09:011m85 sans chaussure.
09:02Rien de catastrophique,
09:03juste pas le profil
09:04qui habituellement
09:05fait kiffer les GM.
09:06En gros,
09:06tout le monde est conscient
09:07de son plancher,
09:08mais tout le monde pense
09:09qu'il a déjà atteint son plafond
09:10ou pas loin.
09:11Aujourd'hui,
09:11on sait tous que c'est une connerie.
09:12Tout le monde s'est planté.
09:14Pourtant,
09:14pour un joueur de 21 ans
09:15qui sort de la fac,
09:16vraiment,
09:17ses qualités sont déjà
09:18assez insane.
09:18Cuit, basket,
09:19toucher,
09:20gestion sur pick and roll,
09:21adresse au tir,
09:22footwork,
09:22jeu d'eau au panier,
09:23efficacité en isolation
09:24malgré son manque de vitesse.
09:25Les scouts voient ça pourtant.
09:27Ils voient le joueur talentueux
09:28qu'il est,
09:28mais ils le rangent
09:29dans une case
09:30et ils refusent de l'en sortir.
09:31Un joueur sûr,
09:32utile,
09:32mature,
09:33presque déjà fini,
09:34mais en NBA,
09:35sûrement pas plus
09:35qu'un bon backup selon eux.
09:37Et ça,
09:37c'est assez fou.
09:38Il a coché toutes les cases
09:39Ă  la fac,
09:39pourtant,
09:40personne n'imagine
09:41qu'il pourra devenir
09:41un futur patron.
09:42Ça, encore une fois,
09:43c'est assez dingue
09:44de s'en rappeler aujourd'hui
09:45quand on voit
09:45ce qu'il est devenu.
09:46Mais la draft,
09:46ça fonctionne souvent comme ça.
09:48Les franchises préfÚrent
09:49miser sur leur fantasme
09:50plutĂŽt que sur leur certitude.
09:52Brunson a beau avoir prouvé
09:53qu'il était un super joueur
09:54de basket,
09:54il ne vendait pas
09:55quelque chose d'assez sexy.
09:57Je peux comprendre,
09:58mais cette mentalité-là,
09:59ça fait pourtant passer
10:00à cÎté de joueurs
10:01qui ont tout
10:02pour devenir de futurs cracks.
10:03MĂȘme Mark Cuban racontera
10:04plus tard
10:04que le scouting des Mavs
10:05le voyait comme un peu
10:06en surpoids,
10:10qui gagnait demande
10:10mais qui ne correspondait pas
10:11physiquement aux standards
10:12de la NBA.
10:13Pourtant, Brunson ne gagnait
10:14pas par magie.
10:15Il gagnait parce qu'il lisait
10:16mieux le jeu que les autres,
10:17qu'il manipulait mieux
10:18les défenses,
10:18parce qu'il contrĂŽlait
10:19mieux le tempo.
10:20Mais ça, encore une fois,
10:21les scouts et les GM
10:22refusaient de le voir
10:23ou en tout cas de l'accepter.
10:24Résultat,
10:25le premier tour se termine
10:26et son nom n'est pas appelé.
10:27Il est complÚtement snobé.
10:29Les Mavericks finissent
10:29finalement par le drafter
10:31mais dans l'indifférence totale
10:32au deuxiĂšme tour
10:33avec le 33Ăšme choix.
10:34Parce qu'Ă  Dallas,
10:35toute la lumiĂšre est sur
10:36Luka Doncic récupéré
10:37aprĂšs un trade avec Atlanta.
10:39Logique,
10:39Luka est le gros coup
10:40de cette soirée,
10:40le futur visage de la franchise.
10:42Brunson, lui,
10:43arrive ensuite
10:43presque comme un bonus.
10:45Un jeune trÚs respecté
10:46pour son parcours Ă  la fac
10:47mais qui traĂźne
10:47une valise de doute
10:48derriĂšre lui.
10:49Au final,
10:49c'est bien ça le souci.
10:50La NBA avait bien vu
10:51ce que Brunson savait faire,
10:52évidemment,
10:53elle n'avait juste pas cru
10:54que ça pouvait fonctionner
10:55au niveau supérieur.
10:56Le problĂšme,
10:56c'est que trop vite,
10:57on lui a collé une étiquette
10:58et mĂȘme en tant que rookie,
10:59il a eu du mal à s'en défaire.
11:00Un bon joueur,
11:05et déjà,
11:05tout le monde ne parlait
11:06de ce qu'il n'était pas.
11:07Pas assez grand,
11:08pas assez explosif,
11:09pas assez long,
11:10pas assez moderne
11:10dans son jeu et ses outils.
11:12Tout ça,
11:12alors que ses vraies qualités,
11:13ses appuis,
11:14sa lecture,
11:14son contrĂŽle,
11:15son sang-froid
11:16étaient clairement
11:17sous les yeux de tout le monde.
11:18Il fallait juste accepter
11:19de regarder autre chose
11:20que son physique.
11:21Dans la NBA actuelle,
11:21un prospect qui n'est pas
11:22un monstre athlétique
11:23ou physique
11:24ne fait rĂȘver personne.
11:25C'est triste,
11:26mais c'est la réalité.
11:27Néanmoins,
11:27dÚs ses débuts,
11:28il prouve qu'il peut ĂȘtre
11:29une bonne surprise,
11:29un choix malin.
11:30Sa saison rookie est propre,
11:31prĂšs de 9 points,
11:323 passes,
11:33des titularisations,
11:33de l'efficacité,
11:34mais évidemment,
11:35le Texas n'a Dieu
11:36que pour Donchich.
11:37Luka devient le soleil
11:38et Brunson doit apprendre
11:39Ă  exister dans l'ombre
11:40avec un petit contrat
11:41et un rĂŽle qui ne lui offre
11:42rien de garantie
11:43pour la suite de sa carriĂšre
11:44dans la grande ligue.
11:45AprĂšs,
11:45ce serait mentir quand mĂȘme
11:46que de dire que les Mavs
11:47ne le respectaient pas.
11:48Rick Carlyle l'aime bien,
11:49il lui donne des minutes,
11:50mais pas encore un rĂŽle majeur.
11:51Sur ses deux premiĂšres saisons,
11:52Brunson alterne entre
11:53garbage time,
11:54D&P,
11:55titularisation
11:55ou rĂŽle de 6Ăšme homme.
11:56Il connaĂźt tout,
11:57il a beau prouver,
11:58il ne sait jamais
11:59comment il sera utilisé
12:00le lendemain.
12:00Malgré ça,
12:01il progresse.
12:02Lors de la saison 2020-2021,
12:03sa 3Ăšme en NBA,
12:04il cumule plus de 12 points,
12:06plus de 3 passes,
12:06avec plus de 50% au tir
12:08et plus de 40% Ă  3 points.
12:09Encore une fois,
12:10peu de monde le voit,
12:11mais c'est méga,
12:12méga propre.
12:12Et enfin,
12:13arrivent les playoffs,
12:14les matchs super intenses,
12:15ceux pour lesquels,
12:16on le sait,
12:16Brunson est vraiment capable
12:18de se montrer.
12:18Pourtant,
12:19face aux Clippers en 2021,
12:20le meneur souffre.
12:21Série physique,
12:22switch,
12:22longueur,
12:22défenseur plus grand.
12:23Sur les 4 derniers matchs,
12:24il ne met que 18 points au total.
12:26Et lĂ ,
12:26il en prend plein la tronche.
12:28Tous les vieux doutes
12:28reviennent sur la table.
12:29Est-ce qu'il peut vraiment tenir
12:30quand les défenses s'intensifient ?
12:32Est-ce qu'un petit meneur comme lui
12:33peut survivre en playoff ?
12:34MĂȘme du cĂŽtĂ© de Dallas,
12:36on le sent,
12:36on commence Ă  douter de ses limites.
12:38Sauf que Brunson,
12:39on le connaĂźt,
12:39Ă  chaque fois qu'il y a eu des doutes
12:40le concernant,
12:41il les a explosés.
12:42Avant la saison 2021-2022,
12:44il peut signer une extension
12:45de 55 millions sur 4 ans.
12:47C'est pas faramineux,
12:47mais pour lui,
12:48c'est la sécurité.
12:49Le problĂšme,
12:49c'est que Dallas hésite.
12:51Luka,
12:51Porzingis,
12:52Tim Hardaway Jr.,
12:53il y en a du monde Ă  payer.
12:54Concernant Brunson,
12:55la situation est plus floue.
12:56Est-ce que ça vaut le coup
12:57de mettre du fric
12:57sur un deuxiÚme petit créateur
12:59pas élite défensivement
13:00alors que t'as déjà Luka
13:01dans ce profil ?
13:02Et en plus grand,
13:02les Mavs temporisent,
13:03ils ne lui disent pas non,
13:04mais ils repoussent
13:05les négociations
13:06à l'année suivante.
13:06Sauf qu'en NBA,
13:07on le sait,
13:08trop hésiter,
13:09et trop attendre,
13:09parfois,
13:10c'est équivalent
13:10Ă  se tirer une balle
13:11dans le pied.
13:11Parce que la saison suivante,
13:12Brunson change de catégorie.
13:14Peu Ă  peu,
13:14il gagne une place de titulaire.
13:16Dallas gagne plus de 50 matchs
13:17et lui monte Ă  plus de 16 points,
13:19presque 5 passes,
13:19avec toujours cette efficacité
13:21de dingo.
13:21Puis arrivent les playoffs 2022.
13:23Luka se blesse au mollet,
13:24manque le début de la série
13:25contre Utah
13:26et lĂ ,
13:26Brunson doit prendre les commandes.
13:28Le Game 2 est mémorable.
13:2941 points,
13:308 rebonds,
13:315 passes,
13:310 perte de balle,
13:3215 sur 25 au tir,
13:336 sur 10 Ă  3 points.
13:35Dallas gagne sans Luka,
13:36Brunson roule sur le jazz
13:37et lĂ ,
13:38tout le monde commence Ă  comprendre.
13:39LĂ ,
13:40on ne parle plus juste d'un backup
13:41ou mĂȘme d'un lieutenant,
13:42on parle d'un mec
13:42qui est capable de porter
13:43sa team vers la win.
13:44Comme avec Villanova en fait.
13:46Mais jusque lĂ ,
13:46personne n'avait suffisamment
13:47cru en lui
13:48pour le penser ĂȘtre capable
13:49de faire la mĂȘme chose en NBA.
13:50Match 3,
13:51toujours sans Luka,
13:52il assure encore.
13:5231 points et 5 passes.
13:54Sur l'ensemble de la série,
13:55il tourne Ă  prĂšs de 28 points
13:56avec au moins 23 points
13:57Ă  chaque match.
13:58Puis au deuxiĂšme tour,
13:59contre Phoenix,
13:59Luka revient.
14:00Il s'adapte.
14:00Les Mavs s'imposent en 7
14:02avec un Brunson Ă  24 points
14:03Ă  11 sur 19 au tir
14:04dans le match décisif.
14:05TrĂšs fort encore une fois.
14:07Dallas tombe ensuite
14:07contre Golden State
14:08mais Brunson finit ses playoffs
14:10Ă  plus de 21 points de moyenne par match.
14:12Pour faire simple,
14:12tous les doutes
14:13qu'il avait soulevés
14:14lors de ses premiers playoffs,
14:15un an Ă  peine aprĂšs,
14:16il les efface un par un.
14:17Il a fait ses preuves
14:18et mĂȘme plus.
14:19Il veut rester Ă  Dallas
14:20et le contexte est parfait
14:21pour renégocier son deal à Laos.
14:23C'est lĂ  que l'erreur
14:23de Mark Cuban devient lourde.
14:25Quand il pouvait avoir Brunson
14:26pour pas cher un an plus tĂŽt,
14:27les Mavs ont attendu.
14:28Quand ils lui proposent
14:29le mĂȘme montant en 2022,
14:31il est déjà trop tard.
14:32Sa valeur a explosé.
14:33Il faut un petit effort.
14:3487 millions sur 5 ans.
14:35Ils ne peuvent pas faire mieux.
14:37Et malheureusement,
14:37New York a du fric
14:38et se positionne trĂšs vite
14:39sur le dossier.
14:40PremiĂšre vraie erreur
14:41pour Nico Harrison
14:42en 2021.
14:43Concernant Brunson,
14:44il a loupé le coche.
14:45Il a eu peur de surpayer
14:46un joueur auquel
14:46il ne croyait pas assez
14:47et quand enfin
14:48il a compris Ă  quel point
14:49il pouvait devenir utile,
14:51il était devenu trop cher.
14:52Direction New York
14:52donc pour Jalen Brunson
14:53et sur le coup,
14:54le contrat fait jaser.
14:554 ans et 104 millions.
14:56Pour l'époque,
14:57ça représente une vraie somme
14:58pour un mec
14:59qui n'est mĂȘme pas all-star.
15:00Pour beaucoup,
15:00il reste encore surtout
15:01un meneur d'1m88,
15:03un ancien deuxiĂšme tour,
15:04trĂšs bon en play-off
15:05mais qui n'a encore jamais
15:06fait suffisamment ses preuves
15:07en tant que premiĂšre option
15:07sur une saison complĂšte.
15:09Beaucoup se demandent alors
15:09si les Knicks
15:10ne sont pas encore en train
15:11de payer trop cher
15:12un joueur sympa
15:12mais pas assez talentueux
15:14pour changer leur destin.
15:15Bon, maintenant,
15:15on sait ce que ça a donné
15:16mais on s'en rend compte quand mĂȘme.
15:18Ça a toujours Ă©tĂ©
15:18un petit peu l'histoire de sa vie
15:19Ă  Jalen Brunson
15:20de susciter le doute
15:21partout oĂč il passait.
15:22Et pour une fois,
15:23lĂ , New York
15:23ne se laisse pas hypnotiser
15:25par un nom.
15:25Non, les Knicks
15:26payent un vrai joueur de basket.
15:28Parce qu'Ă  Big Apple,
15:29on cherche un meneur
15:29depuis une éternité.
15:30Kemba Walker,
15:31Alfred Payton,
15:32Derrick Rose en mode vétéran,
15:33Dennis Smith Jr.,
15:34Frank Nilikina,
15:35Trébert,
15:36qui en a eu du monde
15:36qui est passé à ce poste
15:37mais personne n'a convaincu.
15:39Alors on fait confiance Ă  Brunson.
15:40On attend de lui
15:41qu'il apporte du contrĂŽle,
15:42du pick and roll,
15:43de la création en fin de possession
15:44et surtout de la sérénité
15:46pour organiser le jeu.
15:46Et lĂ , on peut dire
15:47ce qu'on veut
15:47par rapport aux erreurs
15:48qui ont été faites par le passé.
15:50Cette fois-ci,
15:50les Knicks sont vus trĂšs justes.
15:52Puis en plus,
15:52on tient Ă  bien l'accueillir.
15:53Pour qu'il se sente
15:54comme chez lui,
15:55son pÚre est recruté
15:55dans le coaching staff
15:56de Tom Thibodeau.
15:57La NBA sanctionnera mĂȘme
15:58la franchise un peu plus tard
15:59pour tampering à propos de ça.
16:01Mais on s'en fout,
16:02Leon Rose s'en tape son meneur.
16:04Il l'a trouvé pour New York.
16:05Thibodeau voit en Brunson
16:06le profil parfait
16:07qui correspond exactement
16:08Ă  sa philosophie
16:10de dureté
16:10et de jeu placé sur demi-terrain.
16:12Et surtout,
16:12Brunson ne se fait pas avaler
16:14par New York
16:14comme ça a été le cas
16:15pour tant d'autres avant lui.
16:17Et finalement,
16:17c'est peut-ĂȘtre ça le plus fort
16:18parce qu'on sait qu'Ă  Big Apple,
16:20tu peux trĂšs vite
16:21te faire aspirer ton Ăąme.
16:22DĂšs sa premiĂšre saison,
16:23il tourne Ă  24 points,
16:24plus de 6 passes
16:24avec une efficacité
16:25une nouvelle fois super propre.
16:27Les Knicks gagnent 47 matchs
16:28et retrouvent de la structure.
16:29Au premier tour 2023,
16:30New York élimine Cleveland 4-1.
16:32PremiÚre série gagnée
16:33depuis 2013.
16:34Et le symbole est beau.
16:35Cleveland a Donovan Mitchell
16:36que les Knicks
16:36avaient voulu récupérer
16:37quelques mois plus tĂŽt.
16:38Mais dans cette série,
16:39le patron,
16:40c'est pas Mitchell,
16:41c'est clairement Brunson.
16:42A ce moment-lĂ ,
16:42les 104 millions dépensés
16:44pour le recruter
16:44ne sonnent déjà plus pareil.
16:46Ça devient mĂȘme un super coup.
16:47Contre Miami,
16:48au deuxiĂšme tour,
16:48les Knicks tombent.
16:49Mais Brunson ne disparaĂźt pas.
16:50Plus de 30 points de moyenne,
16:5148 minutes dans le Game 6,
16:5341 points inscrits.
16:54Puis la saison suivante,
16:55il devient All-Star,
16:56All-NBA.
16:57Et en play-off 2024,
16:58il pose 47 points
16:59et 10 passes
17:00contre Philadelphie.
17:01Record de points en play-off
17:02pour un Knick.
17:02LĂ , Brunson n'est plus
17:03juste un bon coup,
17:04il devient le visage de la franchise.
17:06En 2024,
17:06l'histoire s'arrĂȘte encore
17:07au second tour
17:08contre les Pacers,
17:09cette fois-ci,
17:10mais peu importe,
17:11le Madison Square Garden
17:12tombe complĂštement amoureux de lui.
17:14Alors l'été suivant,
17:14il prolonge 4 ans
17:16pour 150 millions.
17:17Il aurait pu prétendre à plus,
17:18mais peu importe,
17:19ça lui va à lui.
17:20Jalen a enfin trouvé sa maison
17:21et en bon capitaine
17:22qu'il est devenu,
17:23avec ce contrat,
17:24il permet aux Knicks
17:25de garder un petit peu
17:26de flexibilité financiÚre.
17:27En 2025,
17:28il remporte le trophée
17:28de clutch player de l'année,
17:29un truc qui lui va tellement bien.
17:31Brunson,
17:31en fin de match,
17:32ne cherche pas le show,
17:33il cherche l'efficacité,
17:34il ralentit le tempo,
17:35prend son temps,
17:35cherche le contact.
17:36Dans le clutch time,
17:37en termes de stats,
17:38il domine toute la ligue.
17:39Quand les Knicks vacillent,
17:40ils savent désormais
17:41sur qui s'appuyer.
17:42A ce stade-lĂ ,
17:43ça devient limite ridicule
17:44de se rappeler
17:44qu'il a été snobé
17:45au premier tour de la draft.
17:47Ça devient ridicule aussi
17:48de penser que les Mavs
17:49ne l'ont pas prolongé
17:50alors qu'ils en avaient l'occasion,
17:51pour pas cher en plus.
17:52L'image de New York
17:53a changé avec son arrivée,
17:54tout simplement
17:55parce que son jeu,
17:56qui se joue plus avec la tĂȘte
17:57qu'avec le physique,
17:59est complĂštement infernal
18:00à défendre.
18:04Il ne saute pas
18:04par-dessus les intérieurs,
18:06il ne crée pas
18:062 mÚtres de séparation
18:07pour planter un step-back
18:08de fou malade.
18:09Lui, il joue dans les petits espaces,
18:10il passe l'épaule,
18:11il maĂźtrise parfaitement
18:12ses appuis,
18:13ses feintes,
18:13il s'arrĂȘte brutalement,
18:14gagne une fraction de seconde
18:15et ça lui suffit
18:16pour déclencher son tir.
18:17Il sait trĂšs bien
18:18qu'il battra pas son défenseur
18:19avec son physique,
18:20alors du coup,
18:20il s'adapte,
18:21il fait autrement,
18:22il l'oblige à réagir.
18:23En fait,
18:23il l'oblige Ă  faire des erreurs.
18:25Le premier truc
18:25qui rend son jeu
18:26aussi pénible à défendre,
18:27c'est le rythme.
18:28Brunson n'attaque jamais
18:28deux fois de la mĂȘme façon.
18:30Il peut accélérer,
18:31ralentir,
18:31s'arrĂȘter,
18:32refuser un écran,
18:33revenir dessus,
18:33garder son défenseur
18:34dans son dos
18:35et attendre que le pivot
18:35fasse un choix.
18:36Si le big reste planté
18:37dans la peinture,
18:38tire Ă  mi-distance.
18:39S'il monte,
18:40il va au contact.
18:40S'il y a switch,
18:41il attaque le mismatch.
18:42Un vrai jeu d'échec.
18:43Et c'est lĂ  que son footwork
18:44est super utile,
18:45il est complÚtement létal.
18:47Brunson est peut-ĂȘtre
18:47l'un des meilleurs
18:48arriĂšre NBA dans le domaine.
18:49Il sait s'arrĂȘter net
18:50dans la peinture,
18:50pivoter,
18:51feinter,
18:51varier ses angles
18:52et finir quand mĂȘme
18:53sans ĂȘtre dĂ©sĂ©quilibrĂ©.
18:54Et ce n'est pas un hasard.
18:55Toute sa vie,
18:56il a bossé son jeu au poste.
18:57Chose rare pour un meneur.
18:58Et ça paye.
18:59En gros,
18:59Brunson a un jeu
19:00d'intérieur old school
19:01alors qu'il mesure
19:02Ă  peine 1m88.
19:03C'est original,
19:04mais ça fonctionne du tonnerre.
19:05C'est ça qui donne
19:06parfois l'impression
19:07qu'il joue à un rythme différent.
19:08C'est pas spectaculaire,
19:09c'est certain,
19:10mais c'est diablement efficace.
19:11Brunson paraĂźt juste
19:13plus malin
19:13que tous ses adversaires
19:15Ă  chaque fois
19:15qu'il est sur le parquet.
19:16C'est juste un monstre
19:17pour manipuler les défenses
19:18et c'est pas un hasard
19:19si ce jeu-lĂ 
19:20se transforme aussi bien
19:21dans les money time serrés
19:22ou encore dans les playoffs.
19:23Quand arrivent ces moments chauds,
19:24les 3 points sont mieux contestés,
19:26la raquette est plus fermée,
19:27les systÚmes mieux anticipés.
19:28Et lĂ ,
19:29Brunson reste dangereux
19:29parce qu'il a plusieurs réponses.
19:31Mid-range,
19:31floater,
19:32post-up,
19:32provocation de faute,
19:33pick and roll.
19:34Son jeu n'est pas juste mental,
19:35il est technique.
19:36Quand tout devient difficile,
19:37il peut encore se fabriquer
19:38un tir correct,
19:39mĂȘme dans une possession cassĂ©e.
19:41Pendant des années,
19:41on a parlé de compensation
19:42avec lui
19:43Ă  cause de son manque de physique
19:44mais je pense que
19:45c'est mĂȘme pas le bon mot.
19:46Brunson n'a pas juste
19:47compensé son manque de taille,
19:48il a construit tout un jeu
19:49avec ses appuis,
19:50son rythme,
19:50ses épaules,
19:51ses feintes,
19:51son sang-froid
19:52et aujourd'hui,
19:53le joueur qu'on disait
19:53trop limité physiquement
19:54est devenu le genre de problĂšme
19:56que personne n'a vraiment
19:57envie de gérer au printemps.
19:58Donc aujourd'hui,
19:59on en est lĂ ,
19:59un mec qui a brisé les codes,
20:01qui a brisé tous les pronostics
20:02qu'on pouvait faire
20:02sur la suite de sa carriĂšre.
20:04Jalen Brunson vient d'ĂȘtre
20:05élu MVP des finales
20:06aprĂšs avoir offert au Nix
20:07leur premier titre
20:08depuis plus de 50 ans.
20:0927 ans aprĂšs les finales
20:10jouées par son pÚre,
20:11le fiston l'a vengé,
20:12toujours face aux Spurs,
20:13la mĂȘme affiche qu'Ă  l'Ă©poque.
20:14Sauf que lui avait
20:15un rĂŽle primordial,
20:16le nom de Brunson
20:17n'est désormais plus associé
20:18au fond du banc,
20:19il vient d'écrire l'histoire.
20:21Et franchement,
20:21avec le recul,
20:22je trouve ça complÚtement fou.
20:24C'est mérité tout ça.
20:25Ses playoffs 2026
20:25ressemblent presque
20:26à un résumé de sa carriÚre.
20:27Contre Atlanta,
20:28les Nix se font secouer.
20:29Deux défaites d'un point,
20:30une série qui sent le piÚge.
20:31Mais Brunson ne panique pas.
20:3241 points
20:33dans les seuls
20:34quatriĂšmes quart temps.
20:35Quand le match devient tendu,
20:36la balle revient naturellement
20:37dans ses mains.
20:38Comme si toute l'équipe
20:39savait déjà
20:39oĂč se trouver la solution.
20:40Ensuite, deuxiĂšme tour
20:41contre Philadelphie.
20:42Et lĂ , c'est encore autre chose.
20:43Game 1 contre Philly,
20:4435 points Ă  12 sur 18 au tir.
20:46Mais ce qui marque,
20:47c'est la maniĂšre
20:47dont il a manipulé
20:48toute la défense des Sixers
20:49pendant toute la série.
20:51Pull-up,
20:51floater,
20:52pass, drive,
20:52tir extérieur.
20:53A chaque lecture,
20:54Brunson trouve la bonne punition.
20:56On a l'impression
20:56qu'il désingue une défense
20:58en improvisant en direct.
20:59C'est trĂšs fort.
21:00Puis pour moi,
21:00Cleveland,
21:01en finale de conférence,
21:02surtout le match 1,
21:03c'est le déclic.
21:04En fait,
21:04c'est le moment signature du run.
21:05Les Nix sont menés
21:06de 22 points
21:06dans le quatriĂšme quartan
21:07du Game 1.
21:08Le Garden est sonné.
21:09Puis Brunson prend feu.
21:1038 points,
21:11un run de 44 Ă  11.
21:12Match renversé.
21:13Il cherche le switch constant
21:14sur James Harden
21:15et il lui fait perdre les pédales.
21:17Brunson le cible sans hésiter.
21:18Appui,
21:19rythme,
21:19main gauche,
21:20step back,
21:20une attaque permanente.
21:22Et enfin,
21:22juste aprĂšs,
21:23derniÚre étape,
21:24en finale face aux Spurs,
21:25il confirme.
21:26Pourtant,
21:26San Antonio le défend plutÎt bien.
21:28Castle,
21:28Fox,
21:29Harper,
21:29parfois Wemba Niyama
21:30sur des switch.
21:31Les tirs sont plus difficiles.
21:32Il est maladroit,
21:33c'est sûr,
21:33mais loin d'ĂȘtre invisible.
21:34Il provoque,
21:35il intercepte,
21:36il est clutch,
21:36obtient des fautes.
21:37Dans le Game 1,
21:38il met 13 points
21:39dans le quatriĂšme quartan.
21:40MĂȘme quand le match lui rĂ©siste,
21:41il trouve un moyen de peser
21:43tout le temps.
21:43C'est lĂ , en fait,
21:44que si on fait le bilan,
21:45l'histoire est juste magnifique.
21:46C'est pas juste un récit sympa
21:48Ă  propos d'un gars
21:48venu du deuxiĂšme tour
21:49et devenu superstar.
21:50Non,
21:51c'est l'histoire d'un joueur
21:52que la NBA a longtemps mal compris.
21:53Un gars dont on a vu la taille
21:54avant de voir
21:55ce qu'il pouvait vraiment faire.
21:56Et lĂ ,
21:57il touche les sommets.
21:58Quand tu repenses Ă  Rick Brunson,
21:59qui avait à peine joué
22:00dans sa finale de 1999
22:01et que tu vois le rĂŽle du fiston aujourd'hui,
22:03la boucle est quand mĂȘme assez folle.
22:05Franchement,
22:05j'adore cette histoire.
22:06Mais vous,
22:06dites-moi franchement,
22:07Ă  quel moment de la carriĂšre
22:08de Jalen Brunson,
22:09vous vous ĂȘtes rendu compte
22:10de quel crack il était.
22:11Allez,
22:12soyez honnĂȘtes,
22:12j'ai hĂąte d'avoir vos retours
22:13dans les commentaires.
22:14Ensuite,
22:15si la vidéo vous a plu,
22:16pensez Ă  la booster.
22:16Ça aide Ă©normĂ©ment la chaĂźne.
22:18Vous connaissez.
22:19Enfin,
22:19abonnez-vous ici
22:20si ce n'est pas encore fait
22:21parce que croyez-moi,
22:22j'ai pas encore fini
22:23de vous publier des super vidéos
22:24avant l'été.
22:25Allez,
22:25merci pour tout la team.
22:26Prenez soin de vous
22:27et moi,
22:27je vous retrouve tout de suite
22:28juste en dessous
22:29dans la section commentaires.
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