- il y a 2 jours
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 12 juin 2026.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une aujourd'hui, les obsèques de la petite Liana, la cérémonie doit débuter dans un peu plus
00:14d'une heure et demie à 14h30 au cimetière de Florence.
00:19Cérémonie donc en présence de tous ceux qui le souhaitent, l'inhumation de la petite fille aura ensuite lieu dans
00:25la plus stricte intimité.
00:27Dans l'actualité également, le décès de Franck Mickaël, chanteur ultra populaire, un peu ringard pour certains.
00:33Il avait malgré tout vendu plus de 10 millions d'albums.
00:36Franck Mickaël avait 79 ans, si vous souhaitez lui rendre hommage, appelez-nous.
00:4230 de 10 pour prendre la parole et puis le foot.
00:46Et après le Mexique, hier vainqueur 2 à 0 face à l'Afrique du Sud.
00:51Ce sont les deux autres pays organisateurs qui font leur entrée en lice dans la Coupe du Monde, le Canada
00:56et les Etats-Unis.
00:57Le Canada qui affronte la Bosnie-Herzégovine, ce sera à suivre à 21h sur M6, pardon, les Etats-Unis, le
01:05Paracoui.
01:06Vous Valérie Quintin et on va avoir droit à un beau week-end.
01:09Oui, ça se confirme.
01:10Alors demain matin, on aura encore de la grisaille sur la moitié nord, un petit peu comme ce matin.
01:14Mais très vite, ça va se lever, il fera beaucoup plus vite qu'aujourd'hui.
01:16Beaucoup plus vite et beaucoup plus nettement aussi, puisque même les départements à la frontière du nord et du nord
01:22-est vont avoir du soleil demain après-midi.
01:24Pour tous les autres du plein soleil, je n'ai pas grand-chose d'autre à vous dire.
01:27Hormis qu'il y aura toujours du Mistral dans la vallée du Rhône, un Mistral d'ailleurs assez fort.
01:30Des températures qui seront à peu près stables, elles vont grimper quand même dans le sud.
01:34Fourchette de 17 à 34 degrés demain après-midi entre le Havre et Nîmes.
01:38Et puis dimanche, nous aurons des pointes, cette fois à 34-35 degrés entre le sud-ouest et la Provence.
01:43Un temps toujours très ensoleillé partout, un petit peu d'instabilité le long des frontières du nord.
01:47Quelques orages en montagne le soir dans les Alpes et les Pyrénées pour tous les autres.
01:51Juste du soleil, 27 degrés de moyenne pour le nord, 31 pour le sud.
01:54Et ça va continuer comme ça la semaine prochaine ?
01:56Oui, on ne va rien avoir à dire parce que pour le coup, il va faire beau tous les jours
01:59et de plus en plus chaud.
02:00Donc on va surtout parler de la chaleur, je pense.
02:02Et on va surveiller ça de près.
02:13Et pour commencer aujourd'hui, quatre lettres.
02:16T-D-A-H, vous entendez souvent ce sigle sans savoir, il faut bien le reconnaître, ce qui le recouvre.
02:23On a décidé d'en parler aujourd'hui à l'occasion de cette journée nationale de sensibilisation au trouble de
02:28l'attention.
02:30Avec vous, Céline Lysrao, vous êtes, je le rappelle, journaliste et fondatrice du magazine Zèbres & Compagnie.
02:36C'est un trimestriel qui est consacré justement à la neurodiversité, à tous ces troubles d'IS, comme on les
02:42appelle.
02:43On va échanger avec les auditeurs et on commence d'abord avec Laetitia.
02:48Bonjour Laetitia.
02:49Bonjour Amandine.
02:50Vous nous appelez d'où Laetitia ?
02:53Alors de Civray, dans la Vienne.
02:56Très bien, ça vous parle le TDAH ?
02:59Oui, j'ai un enfant diagnostiqué sur mes trois TDAH, donc c'est trouble de l'attention avec ou sans
03:08hyperactivité.
03:09Moi c'est avec hyperactivité, impulsivité et aussi HPI.
03:14Et du coup ce matin on était en rendez-vous dans la suite du parcours de diagnostic.
03:20Alors racontez-nous, il a 11 ans, il a été diagnostiqué il y a combien de temps ?
03:24Alors il a 12 ans, il a été diagnostiqué en fin de CM2, donc là il est en cinquième.
03:30D'accord, donc vous avez à l'entour de 10 ans quoi.
03:32Ouais, voilà.
03:33Alors moi j'avais la pédiatre qui me disait depuis le début, vous savez votre enfant il est actif, votre
03:37enfant il est actif.
03:38Et puis en fait on avait des œillères, on ne voulait pas le voir, on est tous les deux assez
03:41actifs.
03:41Donc voilà.
03:42Et on s'en est rendu compte et on a fait les demandes de diagnostic en fin de CM2 parce
03:48qu'on voyait qu'on avait une instite de CM2 à Blanvers qui était super.
03:52Qui quand il avait besoin, quand il était, qu'il avait fini ses exercices avant tout le monde, de le
03:57laisser sortir dans la cour ou dessiner.
03:59On a une autre petite qui était comme lui.
04:01Elle avait le droit de tricoter pour ne pas embêter les autres en fait.
04:04Parce que du coup ces enfants-là sont adorables mais gênent beaucoup, perturbent beaucoup les classes.
04:09Alors justement, explique-nous parce que c'est ça qui est intéressant aussi Laetitia.
04:12Comment ça se passait à l'école en tout cas avant le diagnostic ?
04:16Parce qu'une fois que le diagnostic est posé, souvent on arrive par plein de façons à maîtriser un peu
04:21tout ça.
04:22Je ne dis pas que tout va bien après mais voilà.
04:24Mais avant, qu'est-ce qu'on vous disait ? Vous étiez convoquée souvent à l'école, c'était compliqué
04:28?
04:29Alors en primaire, ce qui est très paradoxal, en primaire non parce que petite école de campagne, petite classe.
04:35Donc voilà, les instits sont avec les moyens du bord et beaucoup d'instits ont des parades.
04:41Donc ça allait, on dirait, il était fatiguant aujourd'hui.
04:43Mais voilà, ce qui est le plus embêtant et c'est pour ça que moi j'inscite les parents à
04:47faire les tests rapidement
04:49parce que le parcours est très compliqué.
04:52Parce qu'arriver au collège, ça a été une autre histoire et en ce moment, il est diagnostiqué, il est
04:57reconnu.
04:58Il y a des PAP, PAI, des accompagnements, voilà, mis en place.
05:04Mais avec certains professeurs, c'est compliqué.
05:07Je ne jette pas l'appui à ça.
05:08Mais compliqué comment ? Racontez-nous.
05:09Il bouge.
05:10Quand vous en avez 30 dans une classe et qu'il y en a un qui est autiste, un qui
05:13est TDAH, un qui est TDAH avec 10
05:15et que tous bougent en même temps ou ne bougent pas.
05:18Mais donc lui, il se lève en plein cours, il n'arrête pas de bouger, il fait tomber ses affaires.
05:22Enfin, dites-nous concrètement comment vous...
05:25Oui, ils prend la parole intempestivement sans lever le doigt.
05:30Ils parlent avec les autres, ils rigolent fort.
05:33Voilà, tout ça.
05:34Tout ça en concentré dans un cours.
05:37Tout à l'heure, je disais, il y a beaucoup de gens qui disent oui, maintenant c'est une mode.
05:43Et parfois, certains disent que c'est un bon moyen d'excuser un enfant qui est un peu trop remuant
05:47ou mal élevé.
05:49Vous en avez souffert, vous, en tant que maman, Laetitia ?
05:52Alors moi, j'en ai souffert, sachant que...
05:55Alors j'en ai souffert sans en souffrir parce que comme on est en campagne, on a les petits collègues,
05:59tout le monde se connaît.
05:59Il y a deux aînés qui, alors je pense au moins une à le TDAH, mais en fait les filles,
06:05c'est différent.
06:05Elles arrivent à maîtriser, à mettre des stratégies en place beaucoup plus facilement qu'un garçon.
06:11Les garçons, c'est plus compliqué.
06:12Et j'en ai souffert moins que certains parents parce qu'en fait, les professeurs connaissent mon mode d'éducation,
06:20savent que je suis là, que je suis, etc.
06:22C'est même eux d'ailleurs qui m'ont alerté un moment en disant non mais attendez,
06:25vous n'avez pas de mode de fonctionnement et d'éducation, donc là, il y a peut-être quelque chose
06:30avec votre enfant.
06:32Voilà, mais par contre, oui, par contre, en ce moment, je vous avoue que même s'il est diagnostiqué, on
06:36est en souffrance
06:37parce que c'est tous les quatre matins, des mots dans le cahier,
06:40Alec n'a pas eu l'attitude qu'il aurait dû avoir en cours, il n'a pas le comportement
06:44de ce qu'on appelle un jeune de 12 ans.
06:46Voilà, donc c'est très compliqué à vivre en temps de parent parce que vous prenez ça en pleine face.
06:51Mais je ne jette pas la fière sur les profs.
06:53Mais non, mais bien sûr, Laetitia, mais alors, enfin, je...
06:55C'est compliqué, en fait.
06:57Je connais et comprends tout ce que vous dites, mais je trouve que c'est très important pour les auditeurs
07:01qui ne savent pas de quoi on parle, qui entendent ce terme tout le temps
07:05et qui ont tendance à se dire, ouais, bon, c'est peut-être un peu facile de donner ça comme
07:09excuse,
07:10de leur expliquer la souffrance que ça peut être à la fois pour les enfants et pour les parents au
07:14quotidien.
07:14Céline Rissarou, je rappelle, vous connaissez très bien toutes ces questions.
07:18Vous êtes à la tête du magazine Zébré et compagnie.
07:21Ce que dit Laetitia, effectivement, ces mots sans cesse, c'est pas juste un enfant qui ne tient pas en
07:29place, en fait.
07:29Non, non, et puis il est super, le témoignage de Laetitia, parce que je trouve qu'il y a tout
07:34le parcours des parents.
07:35Il y a la difficulté du diagnostic, déjà.
07:37Il y a le regard d'autrui.
07:39On adore, en France, quand on ne s'est pas expliqué, on est dans la moralité, on juge.
07:43C'est la faute, un mal élevé, c'est la faute d'un mal élevant, donc d'une mère mal
07:46élevante,
07:47parce que c'est souvent comme ça que ça se passe.
07:48Ou d'un père, mais dans la tête des gens, c'est quand même souvent la mère qui est mal
07:52élevante,
07:53donc c'est encore la faute des mères, comme tout le reste, par ailleurs.
07:56Et ensuite, il y a aussi la difficulté, une fois que le diagnostic est posé,
07:59ce qui est le cas pour le fils de Laetitia,
08:02la difficulté de le faire comprendre à l'école, mais sur le long terme.
08:07Parce que, pour être moi-même maman d'un enfant avec un TDAH,
08:11vous allez voir les professeurs au début de l'année,
08:13vous leur expliquez ce que c'est avec le diagnostic,
08:16et même les professeurs les mieux informés, les plus bienveillants, etc.,
08:23ils ont des tas d'autres enfants, donc ils oublient.
08:25Donc en fait, c'est une espèce de travail, il faut tout le temps recommencer,
08:29re-expliquer, c'est une espèce de travail.
08:31Oui, et puis il faut reconnaître que les enseignants sont plus ou moins formés,
08:33c'est-à-dire que, et Laetitia, visiblement, vous avez plutôt eu de la chance jusqu'ici,
08:37Votre fils, il est accompagné par un psychologue ?
08:42Alors, on a fait, et ça, c'est à notre charge,
08:45et je recommande à beaucoup de parents,
08:47en fait, on a essayé de monter un dossier NDPH qui a été refusé,
08:50et on a dit, on ne peut pas le laisser comme ça.
08:52Donc c'est pour avoir un accompagnement à l'école ?
08:55Voilà, ou alors un ordinateur pour suivre les cours,
08:59parce que, voilà, moi, il n'a pas de vis,
09:00mais il y a des problèmes de tension d'écriture,
09:03au bout d'un moment, qui s'avèrent compliqués, bref.
09:05Et donc, on est passé par une ergothérapeute,
09:09et qui, alors, Alec était limite en âge,
09:11mais on a quand même tenté le coup,
09:12par la méthode Colc-Fudd, avec une super ergothérapeute,
09:16chez nous, là, du côté de Fontaine-le-Compte,
09:18et elle a mis en place des stratégies pour qu'Alec puisse,
09:22quand il sent que ça monte, se calmer tout seul,
09:25s'isoler mentalement.
09:27Et là, du coup, on a fini, parce qu'on a fait six mois de méthode,
09:30et là, on est passé, pour ne pas trop surcharger,
09:34on va voir notre neurodicine,
09:36elle fait des cours de, enfin, il a des cours de,
09:38pas des cours, mais des séances de psychologie,
09:42enfin, toutes les semaines,
09:44non, tous les 15 jours, à peu près, pour gérer ça.
09:46Par contre, je me permettais,
09:47je voulais juste rajouter deux choses,
09:49par rapport au fait qu'on en parle beaucoup.
09:53Enfin, l'exemple n'est pas trop bon,
09:55mais, en fait, c'est quelque chose qui existe
09:57depuis la nuit des temps.
09:58Bien sûr.
09:58Il y a un chantier qui expliquait
09:59qu'il y avait 5% de la population qui était TDAH,
10:02mais vous savez, c'est comme quand on ouvre les yeux
10:04sur, malheureusement, ce qu'on entend actuellement
10:06dans les infos.
10:07En fait, on ouvre les yeux, ça a toujours existé,
10:09mais du coup, on ouvre les yeux et on en découvre plein
10:11parce que les gens osent parler et osent dire.
10:14Non, mais je suis d'accord avec vous, effectivement.
10:16Et puis, de toute façon, c'est scientifique.
10:18Enfin, je veux dire, ce n'est pas juste un délire de psy.
10:21C'est quelque chose de scientifiquement prouvé.
10:23Et qui évolue.
10:25Et je voulais juste faire un petit coup de pub
10:26pour le CHU de Poitiers.
10:28Allez-y.
10:28Qui a aujourd'hui ses portes ouvertes.
10:30Et il y a une...
10:32Ses portes ouvertes, nous, on vient d'intégrer
10:33l'unité TDAH de Poitiers par le CHU.
10:36Et ils ont leur journée porte ouverte
10:38à partir de 14h cet après-midi.
10:40Et il y a le docteur Harry qui nous a suivis,
10:43qui nous a aidés dans le parcours de soins,
10:45qui intervient en visio et en présentiel
10:49à partir de 16h.
10:50Et les parents, c'est vrai qu'on est très peu accompagnés,
10:53on culpabilise énormément.
10:55On rajoute en plus de la culpabilité à nos enfants
10:57parce qu'ils nous voient mal.
10:58Et je trouve que...
10:59Enfin voilà, là, il faut vraiment ouvrir
11:01et en parler, c'est...
11:02Et effectivement, il y a un certain nombre d'hôpitaux
11:05maintenant qui ont mis en place
11:06des accompagnements de parents
11:07avec des réunions où les parents
11:09peuvent se parler entre eux.
11:10Juste, Laetitia, j'en profite pour rappeler
11:12que le diagnostic, il est posé par un neuropsychiatre.
11:15Donc, encore une fois, c'est un médecin.
11:19Et après, l'accompagnement, il peut se faire aussi.
11:22Vous me confirmez, Céline, par un psychologue ?
11:23Ça dépend si on met l'enfant ou pas sous médicament ?
11:26Alors, il y a la psychothérapie et l'ergothérapie.
11:31Ce n'est pas remboursé par la CPM.
11:32Il faut vraiment dire aux éditeurs
11:34que depuis 4 ans,
11:35il existe ce qu'on appelle les PCO,
11:37les plateformes de coordination et d'orientation.
11:40Il y en a une par département.
11:41Ça a été installé par le ministère, évidemment, de la Santé.
11:45Et c'est formidable parce que c'est...
11:47C'est pour les enfants jusqu'à 12 ans.
11:50Donc, c'est un endroit où vous arrivez avec votre enfant.
11:52On ne va pas attendre d'avoir une reconnaissance MDPH
11:54pour vous le prendre en charge.
11:56Il va être envoyé vers des spécialistes
11:59qui sont des spécialistes ou du TDAH ou de l'autisme
12:02ou du dys, si jamais, selon le TND de votre enfant.
12:06Quand on dit dys, ça peut être dyslexie, dyspraxie,
12:08dysorthographique, tous les dys.
12:10Et par ailleurs, ce qui est formidable avec les PCO,
12:12c'est que, un, vous savez que vous êtes envoyé
12:14vers un professionnel de qualité,
12:16ce qui n'est pas pour le cas, donc là, c'est sûr.
12:18Et deux, ce qui est formidable,
12:19c'est qu'il y a un forfait qui s'appelle le FIP,
12:22qui est un forfait de prise en charge,
12:24justement, de l'ergothérapeute,
12:26du psychothérapeute,
12:27de tous ces spécialistes
12:28qui ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale.
12:31Et vous faites bien de le signaler
12:31parce qu'effectivement,
12:32c'est un dispositif qui est peu connu.
12:35Laetitia, restez avec nous.
12:36On va avoir d'autres témoignages de parents
12:38dans un tout petit instant
12:39qui vivent ce que vous vivez, vous aussi,
12:41au quotidien.
12:42et à tout de suite sur RTL.
12:43Contactez-nous gratuitement
12:44via l'appli RTL
12:45ou au 3210.
12:4650 centimes la minute.
12:50Amandine Bégaud.
12:51RTL Midi.
12:52Les auditeurs ont la parole.
12:54Et c'est aujourd'hui la journée nationale
12:56de sensibilisation aux troubles de l'attention.
12:58TDAH, je vous le disais,
12:59quatre lettres que vous entendez sans doute régulièrement,
13:01sans toujours savoir
13:03ce que ça veut dire,
13:05surtout quelles sont les répercussions
13:07très concrètes.
13:08quand on en parle avec vous.
13:09Nicolas, bonjour.
13:11Bonjour Amandine et bonjour Céline.
13:13Et bienvenue,
13:14c'est la première fois, je crois,
13:15que vous nous appelez.
13:16Exactement.
13:17Alors vous, vous disiez
13:18trois enfants, trois TDAH.
13:20Oui, et un papa TDAH aussi.
13:22Oui, parce qu'il y a souvent un lien.
13:24A priori.
13:25Alors je ne vous cache pas
13:26que c'est mon grand
13:27quand il a été diagnostiqué
13:29parce que ça n'allait pas du tout,
13:30parce que c'était un authentique
13:32petit marsupilami
13:33et que surtout cela le faisait souffrir.
13:36Ça veut dire quoi,
13:37ça n'allait pas du tout ?
13:38Donnez-moi concrètement
13:39qu'est-ce qui se passait
13:40à l'école, à la maison ?
13:42Alors c'est au collège,
13:43il était extrêmement agité.
13:44Il était agité,
13:45il avait un coup de fil
13:47de la CPE par jour.
13:48C'était, je ne vous cache pas,
13:50assez décourageant.
13:51Je pense que pour lui,
13:52il était très respectueux
13:53des adultes,
13:54mais il était agité
13:55comme un diable
13:56dans un bénitier.
13:57Et d'autre part,
13:58il y avait quelque chose
14:00qui était parallèle à ça
14:01mais qui en découlait tout à fait,
14:03c'est qu'il était très anxieux.
14:05Oui.
14:05Très, très anxieux.
14:06Et ça, ça nous a amené
14:08à aller consulter
14:09et puis au bout d'un certain temps,
14:11au pédopsychiatre
14:11qui l'a vu,
14:12de dire,
14:12mais votre enfant a un TDAH.
14:14Bon.
14:16Et là,
14:17tout a changé
14:18parce qu'il y a eu
14:18une prise en charge
14:19et qu'il a été adapté
14:20médicamenteuse, certes,
14:21mais aussi par un psychomotricien.
14:23Vous vous êtes posé la question,
14:24Nicolas,
14:24des médicaments
14:25parce que je sais que
14:26il y a certains parents
14:27qui hésitent
14:28en se disant
14:29à donner un médicament
14:30à un enfant si jeune.
14:32Ça fait réfléchir
14:33parce qu'il était
14:33en cinquième.
14:34En même temps,
14:35ma femme et moi,
14:36nous sommes soignants.
14:37Oui.
14:39Et on a un regard
14:40un petit peu plus,
14:42comment dire,
14:45d'acceptation.
14:46Oui, vous êtes dit,
14:46si le médecin nous conseille,
14:48c'est qu'il faut y aller.
14:49Voilà.
14:50Malgré ça,
14:51je ne vous cache pas
14:51qu'on a réfléchi,
14:52que ça nous a fait bizarre
14:53parce qu'en plus,
14:54c'est un traitement
14:56entre guillemets
14:57pédopsychiatrique.
14:57Bien sûr.
14:58Qui est d'ailleurs prescrit
14:59sous des conditions
15:01très, très, très strictes.
15:02Qu'est-ce que ça a changé
15:04pour lui, concrètement ?
15:06Tout.
15:06Tout.
15:06C'est-à-dire ?
15:07Ça a tout changé
15:08parce qu'il était régulièrement
15:10au conseil de vie scolaire,
15:11au conseil de discipline.
15:12On nous promettait
15:13un échec scolaire.
15:15Aujourd'hui,
15:15il a 22 ans.
15:16Il va en avoir...
15:17Non, pardon.
15:17C'est sa sœur
15:18qui a 22 ans.
15:19Il a 25 ans.
15:20Il va en avoir 26
15:21et il a dit
15:22une thèse
15:23de mécanique des fluides.
15:24Ah oui.
15:25Oui.
15:25Donc, il a poursuivi
15:26ses études.
15:28Sans médicaments,
15:29vous pensez
15:29que ça aurait été impossible ?
15:31Sans médicaments,
15:32sans prise en charge.
15:33Oui, oui, oui.
15:33Ça a changé
15:34du jour au lendemain.
15:35Et contrairement
15:35à ce qu'on peut lire
15:37ou voir dans les Simpsons
15:38ou dans des caricatures,
15:39on n'en a pas transformé
15:40en automate.
15:41Par contre,
15:42il a prédempté
15:43l'impulsivité,
15:45l'inattention
15:46et tout ça.
15:47Et si vous voulez,
15:49c'était très important
15:50parce qu'il y a
15:51quelque chose
15:52dont vous ne parlez pas
15:52qui est essentiel
15:53dans le TDAH,
15:54c'est les troubles
15:55des fonctions exécutives.
15:57Alors, expliquez-nous
15:58ce que ça veut dire.
15:59Les troubles
15:59des fonctions exécutives,
16:01c'est les troubles
16:01du comportement
16:03quand il est question
16:04de réaliser une tâche.
16:05Oui.
16:05C'est-à-dire planifier,
16:08réaliser, évaluer,
16:08maîtriser le temps,
16:09maîtriser l'espace,
16:10tout ça.
16:10Oui, ce sont des enfants
16:12qui, par exemple,
16:14qui vous donnez
16:15la liste de devoirs
16:16qui sont incapables
16:16de savoir par où
16:17commencer ou quoi,
16:18qui oublient leurs affaires,
16:20mais ce n'est pas juste
16:21des petits oublis
16:22comme le font plein d'enfants.
16:24Non, pas du tout.
16:25Et alors,
16:25je peux vous dire une chose,
16:26c'est que donc,
16:27moi, après ça,
16:28je suis allé me faire
16:29diagnosticer.
16:30Et effectivement,
16:31j'étais TDAH aussi.
16:32Je suis TDAH aussi.
16:34Et effectivement,
16:35ça m'a renvoyé
16:36à énormément de souvenirs
16:37extrêmement douloureux.
16:39À l'école,
16:40vous en avez souffert,
16:41vous ?
16:41Oui, oui.
16:42Parce que moi,
16:43j'ai 58 ans aujourd'hui.
16:44Inutile de vous dire
16:44qu'à mon adolescence,
16:47ce n'était pas du tout
16:48au goût du jour.
16:49Et le seul label
16:50qui vous était attribué,
16:52c'était cancre.
16:53Ou fénéant.
16:54Ou les deux.
16:56Et vous avez le sentiment
16:57d'avoir réussi.
16:58Alors,
16:59c'est extrêmement dur
17:00et du coup,
17:00il vous a fallu,
17:01j'allais dire,
17:02et de l'énergie
17:02et de la volonté,
17:04plein de choses,
17:05à maîtriser ça
17:06aujourd'hui ou pas ?
17:08Ou malgré tout...
17:10Parce que moi aussi,
17:11je suis traité.
17:12Parce que moi aussi,
17:13j'ai un suivi.
17:14Parce que moi aussi,
17:15j'ai appris un tas de choses
17:17qui font partie
17:17de l'hygiène de vie,
17:19si j'ose dire.
17:20À savoir,
17:21maîtriser les temps forts,
17:22les temps faibles,
17:23faire de la relaxation,
17:24s'isoler,
17:25essayer de mettre
17:26un peu la main
17:26sur l'impulsivité.
17:28Et par contre,
17:29ce qu'il faut savoir,
17:29c'est qu'il y a une comorbidité
17:30qui est terrible.
17:31Et moi,
17:31je l'ai bel et bien vécu.
17:32C'est que quand on est TDAH,
17:34on a une image
17:36très dégradée de soi-même.
17:38Une image très dégradée
17:39qui est augmentée
17:41par le regard
17:41qui vous est porté.
17:43Quel regard ?
17:45Un regard,
17:45je vous dis,
17:46un regard très...
17:47Moi, par exemple,
17:48je vais vous parler de moi.
17:49Moi, j'étais une espèce
17:51de Pierre Richard
17:51qui oubliait tout,
17:53qui cassait tout,
17:54qui ne réussissait pas,
17:55qui était désordonné,
17:57qui était expert
17:58des oiseaux
17:59qui étaient dans la cour du collège.
18:00mais au bout de cinq minutes,
18:03j'étais partie ailleurs.
18:05Dans ma tête,
18:06je rêve assez.
18:07Et donc,
18:08encre,
18:08fainéante,
18:09désordonnée,
18:10maladroite...
18:10Nicolas,
18:11je voudrais vous faire échanger
18:12avec un autre papa.
18:13David,
18:14bonjour.
18:15Oui,
18:16bonjour.
18:17C'est votre fils
18:18qui a aujourd'hui 14 ans,
18:20c'est ça ?
18:21C'est ça,
18:21il vient d'avoir 14 ans
18:22il n'y a pas très longtemps.
18:23Diagnostiqué à l'âge de 6 ans,
18:25donc plutôt tôt ?
18:26C'est ça.
18:27En fait,
18:28suite à la séparation
18:29de sa maman qui...
18:30Enfin,
18:30avec sa maman,
18:32je me suis séparée
18:33et en fait,
18:34elle ne voulait pas entendre
18:36du tout
18:36qu'il y avait des problèmes
18:37avec notre fils.
18:39Et moi,
18:40j'ai fait faire tout de suite
18:41les démarches
18:41pour le diagnostiquer.
18:42effectivement,
18:43il était...
18:44Donc,
18:45TDAH est dyspractique
18:47avec un haut potentiel
18:48et en fait,
18:50sa scolarité en primaire
18:51s'est plutôt bien passée
18:53mais par contre,
18:54l'arrivée au collège
18:55a été très,
18:56très,
18:56très compliquée.
18:57C'est-à-dire ?
18:58Ben,
18:59Noah,
18:59par exemple,
19:00en 6e,
19:01ça a été une année catastrophique
19:03avec des mots
19:04pratiquement tous les jours.
19:06Deux,
19:06trois mots tous les jours.
19:08J'avais les professeurs
19:09sur le dos
19:11jusqu'à ce que,
19:12en fait,
19:13en quatrième,
19:14du coup,
19:14cette année,
19:15en fait,
19:16en début d'année,
19:17il s'est fait carrément
19:17exclure de l'établissement.
19:20Ah oui,
19:20il a été exclu.
19:22Oui,
19:22donc j'ai dû retrouver
19:23un autre collège
19:25où ça se passe
19:27plutôt pas mal
19:28mais en fait,
19:28Noah,
19:29il faut être tout le temps
19:29derrière lui
19:30sinon c'est très compliqué.
19:32Même aujourd'hui,
19:34dans le collège
19:35où il est actuellement,
19:37c'est pareil,
19:39c'est beaucoup mieux
19:41parce que j'ai échangé
19:42avec le personnel
19:44mais il a encore des mots.
19:47Encore ce matin,
19:48je regardais Pronote,
19:49il a été en retard
19:51et puis il a fait une remarque
19:53donc il s'est pris un mot.
19:56Donc voilà,
19:57c'est compliqué au quotidien
19:59d'autant plus que Noah,
20:01moi je pars le matin
20:02pour travailler,
20:03je lui mets
20:04son traitement sur la table
20:05mais Noah,
20:06il oublie,
20:08il oublie de temps en temps
20:09de le prendre
20:09et là,
20:10je sais que
20:11ça va être compliqué
20:12la journée.
20:14David,
20:14on est avec Céline Lissraou,
20:16c'est hyper culpabilisant
20:18pour les parents.
20:18Qu'est-ce qu'on peut faire
20:20en tant que parent
20:21effectivement
20:21quand on reçoit
20:22des mots tous les jours ?
20:23Alors,
20:24il faut évidemment
20:24expliquer à l'école
20:25mais en fait,
20:27Nicolas le disait
20:27très bien tout à l'heure,
20:28c'est-à-dire que
20:29ce qu'on sous-estime,
20:30on parle de la difficulté
20:31des parents
20:32mais ce sont les enfants
20:33qui sont en souffrance.
20:33Oui, la souffrance des enfants
20:34bien sûr,
20:35qui sont stigmatisés.
20:37C'est les enfants
20:37qui ont l'impression
20:38qu'ils ne font rien de bien,
20:39c'est les enfants
20:40qu'ils ont l'impression
20:40qu'ils jamais n'y arriveront
20:42et cette piètre
20:43estime d'eux-mêmes
20:44et Nicolas le dit
20:45parce que lui
20:45il a bientôt 60 ans
20:46et il la vit encore,
20:47ils vont la traîner
20:48toute leur vie.
20:50Donc évidemment,
20:51c'est quelque chose,
20:51il faut entendre
20:52la souffrance des enfants,
20:54celle des parents aussi
20:55mais la souffrance des enfants
20:56et ensuite,
20:57dans les deux exemples
20:58qu'on a entendus là,
21:00le moment
21:01qui est le moment
21:02de bascule,
21:02c'est l'arrivée en sixième
21:03et c'est souvent le cas
21:05pour ces enfants
21:05parce qu'aussi longtemps
21:06que vous êtes encadré
21:07dans une petite classe
21:08où vous connaissez
21:09l'institutrice,
21:10il n'y a pas trop de monde,
21:11l'institutrice sait
21:12que vous êtes un peu...
21:13et puis les enfants petits
21:14obéissent mieux
21:15parce qu'il y a aussi
21:16comme ça,
21:16il y a la contrainte,
21:17ça marche
21:17et quand vous passez
21:18en sixième,
21:19en fait,
21:19ces enfants,
21:19ils explosent en plein vol
21:21parce que imaginez,
21:22vous passez d'une classe
21:23où vous connaissez les gens
21:24à une classe
21:24où vous avez
21:25douze profs différents,
21:27souvent vous changez
21:27de classe
21:28d'une heure à l'autre
21:31et ça veut dire
21:33que chaque changement
21:34de classe,
21:34c'est aussi le risque
21:35de perdre son sac,
21:38son stylo,
21:38voilà.
21:39David et Nicolas,
21:40restez avec nous,
21:41on va poursuivre la discussion
21:42dans un tout petit instant
21:43et puis on retrouvera
21:44Jean-Alphonse Richard,
21:45l'heure du crime
21:46comme tous les jours
21:46à 14h.
21:47Bonjour Jean-Alphonse.
21:48Bonjour Amandine.
21:48Le programme dans un instant,
21:50à tout de suite.
22:09Et on continue
22:11à évoquer
22:12dans un tout petit instant
22:14ce trouble
22:14qui touche
22:155 à 6%
22:16de la population
22:17aujourd'hui en France.
22:18c'est difficile d'avoir
22:19des estimations précises
22:20parce que dans bien des cas
22:22ce n'est pas diagnostiqué
22:23le TDAH.
22:24On va continuer
22:25nos échanges
22:26dans un tout petit instant
22:27et puis à 14h,
22:28ce sera donc l'heure du crime
22:29avec vous Jean-Alphonse
22:30et aujourd'hui
22:30l'affaire du pédophile
22:32multirécidiviste
22:33Francis Évrard,
22:34un vrai scandale judiciaire.
22:35Oui et on a l'impression
22:36effectivement que
22:37certains scandales
22:38se suivent et se ressemblent.
22:39Il y a aujourd'hui
22:40la terrifiante affaire Liana,
22:42on est le jour des obsèques,
22:43et bien il y a 14 ans
22:44c'était l'enlèvement
22:45et le viol
22:45d'un petit garçon
22:46a roubé le petit Ennis,
22:485 ans,
22:48lui il a survécu,
22:49on a réussi à le sauver.
22:50Comme dans l'affaire Liana,
22:52c'est étonnant
22:52parce qu'il y a un effet
22:53miroir terrifiant,
22:54le suspect avait été oublié
22:56par la justice.
22:57Là aussi,
22:59on avait envoyé son dossier
23:00par la Poste,
23:01comme quoi...
23:02Oui ça se répète,
23:02mais c'est la preuve
23:03qu'on ne sert pas les leçons.
23:04Et c'était il y a 14 ans.
23:06Cet homme,
23:07c'est Francis Évrard,
23:08pourtant c'était un pédophile
23:09connu,
23:10très dangereux,
23:12multirécidiviste,
23:12il violait depuis l'âge de 16 ans
23:14et chaque fois qu'il sortait
23:15de prison,
23:15il récidivait.
23:16Et là,
23:16on l'a laissé sortir de prison,
23:18très mal encadré,
23:19on l'a laissé évoluer
23:20et puis il y a eu ce viol
23:20du petit garçon.
23:22C'est cette histoire
23:23terrifiante,
23:24mais qui aujourd'hui
23:25parle beaucoup,
23:26que je vous raconte.
23:27Francis Évrard,
23:28un scandale judiciaire
23:29à 14h.
23:30A tout à l'heure,
23:31Jean Alphonse,
23:32il est 13h30.
23:3412h30,
23:3514h,
23:36RTL Midi,
23:36les auditeurs ont la parole.
23:38Avec Amandine Bégaud.
23:40Bonjour,
23:40je m'appelle Anne,
23:41je habite en Moselle,
23:42j'ai 40 ans.
23:42J'ai un petit garçon
23:43qui est TDAH
23:44qui a été diagnostiqué
23:46en janvier de cette année
23:47après un parcours
23:48plutôt long
23:48parce qu'aujourd'hui,
23:49on ne détecte pas
23:49le TDAH avant 7 ans.
23:51Il est actuellement
23:52sous médicaments,
23:53sous méthylphénidate
23:54et on a vraiment vu
23:55un gros changement
23:56que ce soit à l'école
23:57ou à la maison.
23:58Le témoignage d'Anne
24:00au 3210
24:01et vous êtes nombreux
24:02parents d'enfants
24:03effectivement
24:05diagnostiqués TDAH
24:06pour nous raconter
24:07aujourd'hui
24:08votre quotidien,
24:09le leur aussi
24:10et cette souffrance
24:11sont souvent
24:11d'être étiquetés
24:12comme cancre.
24:14C'est ce que nous disait
24:14Nicolas qui est toujours
24:15avec nous
24:16comme enfant turbulent
24:17aussi.
24:19Bonjour Nathalie.
24:21Bonjour Amandine.
24:22Vous,
24:23c'est votre fille
24:23et votre mari
24:25qui ont été
24:26diagnostiqués.
24:27Expliquez-nous.
24:28Eh bien,
24:29tout simplement,
24:30c'est un petit peu
24:31similaire
24:32au témoignage
24:33des parents précédents.
24:35ma fille
24:37avait toujours
24:38des sujets
24:38d'inquiétude
24:39et elle était
24:39un petit peu
24:40angoissée.
24:41Donc,
24:41on l'a amenée
24:42voir une psychologue,
24:44une pédopsy
24:46et puis là,
24:47la pédopsy
24:47au fur et à mesure
24:48dit
24:48il faudrait peut-être
24:49faire quand même
24:50un bilan,
24:51je soupçonne
24:51qu'elle soit TDAH.
24:53Donc,
24:53on a fait un bilan
24:54neuropsy
24:55et avec la neuropsychologue,
24:57nous avons détecté
24:58qu'elle était TDAH
25:00avec hyperactivité.
25:02Et là,
25:02ça a été une révélation
25:03parce que ça a expliqué
25:05beaucoup de choses
25:05dans son comportement.
25:07Qu'est-ce qui clochait
25:07d'après vous,
25:08enfin,
25:08au quotidien ?
25:10Ah,
25:10mais elle bougeait
25:11tout le temps
25:12et c'est une enfant
25:13qui n'arrivait pas
25:13à rester concentrée
25:14donc imaginez à l'école
25:17les instituteurs
25:17qui disaient
25:18mais elle a la bougeotte,
25:19on nous a même conseillé
25:21une sorte de coussin
25:23à mettre sous ses fesses
25:24pour qu'elle reste concentrée
25:25et pas bouger,
25:27manque d'attention,
25:29un peu rêveuse
25:30et quand on dit cancre,
25:32le monsieur qui a dit cancre
25:33mais c'était exactement ça,
25:34c'était un peu
25:35elle ne se concentre pas,
25:37elle s'en fiche
25:38de ce qu'on lui dit.
25:39Elle s'en fiche,
25:40Oui,
25:40oui,
25:40tout à fait,
25:41tout à fait
25:42mais le bilan,
25:43moi,
25:44ça m'a,
25:44je ne sais pas comment vous dire
25:45mais ça explique
25:47beaucoup de choses
25:47et là,
25:48après,
25:48on est dans la compréhension,
25:50comprendre
25:50parce qu'un TDAH,
25:51quand on vous dit ça,
25:53on est un petit peu perdu
25:54qu'est-ce que c'est exactement,
25:56est-ce qu'elle aura
25:57des difficultés dans la vie,
25:58comment l'aider,
26:00comment la comprendre,
26:02donc en fait,
26:03la neuropsy nous a accompagnés,
26:05nous a expliqués
26:06ce qui se passait
26:07dans son cerveau
26:09et trouver des astuces,
26:11en fait,
26:11des parades.
26:12C'est des enfants,
26:13par exemple,
26:14Nathalie,
26:14à qui il faut répéter,
26:15enfin,
26:15on a l'impression
26:16de répéter 100 fois
26:17la même chose.
26:18Ah, mais oui,
26:18mais tout le temps,
26:19mais tout le temps,
26:21c'est exactement ça,
26:22ça va être les enfants
26:23qui vont perdre
26:24leur matériel scolaire,
26:25vous ne comprenez pas,
26:26ils perdent leur stylo,
26:28les bouchons,
26:28je ne vous parle pas
26:29de la quantité de feutre
26:30que j'ai acheté,
26:30les bâtons de colle,
26:31je crois que je n'en ai jamais
26:32autant,
26:33c'est toutes des petites choses
26:34comme ça,
26:35et puis la petite chose
26:36qui n'a pour vous
26:37pas d'importance,
26:38elle va la garder
26:39toute sa vie,
26:41c'est les petites choses
26:42comme ça,
26:42mais c'est aussi,
26:45moi je suis plus
26:46dans la positivité
26:47en disant
26:48on peut aider,
26:49il suffit d'avoir
26:51les clés,
26:51et les clés,
26:53c'est pour ça que c'est important
26:53de passer par la caisse
26:54diagnostique,
26:56diagnostique,
26:56et puis surtout
26:58être aidée,
26:59moi j'avoue,
27:00je me suis beaucoup aidée,
27:01je ne suis pas quand même
27:02réseau social à fond,
27:04mais Instagram
27:05m'a donné énormément
27:06d'astuces,
27:07parce que vous avez
27:08des comptes
27:09que je suis
27:10et qui donnent
27:11des petites astuces,
27:12et ça,
27:13ça m'a beaucoup aidée,
27:13montrer à ma fille,
27:14lui dire,
27:15tu vois là,
27:15toi t'es comme ça,
27:16trouve une parade,
27:17on peut faire autrement,
27:19il faut trouver
27:20des astuces.
27:21Merci beaucoup Nathalie
27:22pour votre témoignage,
27:23Émilie,
27:24bonjour.
27:25Bonjour Amandine.
27:26Alors vous,
27:26vous avez découvert
27:27à l'âge adulte
27:28que vous étiez TDAH.
27:30À 44 ans.
27:32À 44 ans.
27:33Oui.
27:33Et avant,
27:34personne n'avait trouvé
27:37ce qui vous faisait
27:38souffrir en plus.
27:39Alors en fait,
27:41moi j'ai,
27:42étant enfant,
27:44c'était dans les années
27:45tu es nus,
27:46donc en 1980,
27:48donc étant enfant,
27:49j'avais déjà
27:50quelques symptômes,
27:52notamment la résistance
27:53au sommeil.
27:54Oui,
27:55ce sont des enfants
27:56qui parfois ont du mal
27:56à dormir.
27:56Je rappelle,
27:57juste parce que
27:58c'est donc trouble
27:59de l'attention
28:00avec ou sans hyperactivité,
28:01c'est ce que veut dire
28:02TDAH.
28:03Effectivement,
28:04il y a de l'anxiété aussi,
28:06il n'y a pas que
28:06les enfants qui bougent
28:07beaucoup et ces problèmes
28:08de sommeil,
28:08oui.
28:09Voilà,
28:10et donc moi,
28:10l'hyperactivité,
28:11elle était surtout mentale.
28:12Mais comme j'étais
28:13une élève brillante,
28:15toujours première de la classe,
28:16puisque à 42 ans,
28:18on m'a diagnostiqué,
28:18enfin,
28:19diagnostiqué,
28:19détecté aussi HPI
28:20avec un Q8 en 44.
28:24Ça se passait bien
28:25à l'école
28:25et du coup,
28:26on me pardonnait
28:26mes turbulences.
28:28Oui,
28:29c'est ce qui vous sauvait.
28:30Voilà.
28:31Et puis sans doute
28:31ce qui vous sauvait aussi
28:32pour le suivi à l'école,
28:33c'est-à-dire que
28:33votre haut potentiel
28:35vous permettait
28:36de pallier le reste.
28:38Exactement.
28:39Et comme j'étais
28:41rigolote et tout,
28:42je ne souffrais pas.
28:44Voilà,
28:45ça s'est bien passé.
28:47Les études ont continué,
28:49ça s'est bien passé.
28:51et puis j'ai commencé
28:52à souffrir de troubles
28:53anxieux généralisés
28:55vers l'âge de 20 ans
28:56au commencement,
28:58on va dire,
28:58des études supérieures.
29:01Et donc,
29:02on vous a diagnostiqué,
29:03j'accélère juste
29:03un tout petit peu,
29:04pardon,
29:04Émilie.
29:05Justement,
29:05à l'époque,
29:06on était encore
29:07dans les années 2000,
29:08donc je n'ai pas pensé
29:09et on ne m'a pas conseillé
29:10d'aller voir un psychiatre
29:11ou un psychologue.
29:14Donc,
29:15moi,
29:15j'ai souffert de troubles
29:16anxieux généralisés
29:18de mes 20 ans
29:19à mes 32 ans.
29:21Je me suis soignée,
29:23auto-médiquée,
29:25on va dire,
29:26avec des substances illégales
29:29pour calmer,
29:30en fait,
29:31cette hyperactivité mentale
29:32qui me rendait anxieuse.
29:35Et suite à un traumatisme,
29:38une grosse peine de cœur,
29:40en 2012,
29:42j'ai fait une dépression.
29:45et donc,
29:46j'ai rencontré
29:46une première psychiatre
29:48qui a déclenché
29:49que j'étais bipolaire.
29:50À tort,
29:51donc.
29:52Voilà.
29:53Donc,
29:53on vous a mis sous traitement
29:55pour ça,
29:55alors que vous n'étiez pas
29:56du tout bipolaire.
29:57et surtout,
29:59on m'a mis sous traitement
30:00pour l'anxiété
30:01avec les benzodiazépines.
30:03Bien sûr.
30:04Or,
30:05il faut savoir
30:05que le TDAH
30:07a plusieurs comorbidités,
30:08donc,
30:09notamment les troubles
30:10du sommeil
30:10et la procrastination,
30:12mais aussi
30:14une tendance
30:17aux addictions.
30:19Et donc,
30:20en plus des,
30:22on va dire,
30:23des drogues illégales,
30:26eh bien,
30:26je suis devenue dépendante
30:29aux benzodiazépines aussi.
30:31Parce que ce trouble anxieux
30:33ne me quittait pas
30:34et me faisait souffrir
30:35énormément.
30:36Votre médecin généraliste
30:37qui a fini par vous parler
30:38de ce TDAH,
30:39donc trouble du comportement,
30:41j'imagine que depuis,
30:41vous avez été prise en charge,
30:43etc.
30:44Comment vous allez aujourd'hui ?
30:45Est-ce que vous avez l'impression
30:46d'avoir retrouvé
30:47la vie,
30:48j'allais dire ?
30:49Écoutez,
30:50suite à une énième hospitalisation
30:53pour dépression
30:54et choc
30:54et stress post-traumatique,
30:57sur insistance
30:57de mon généraliste,
30:58je ne l'ai su qu'après,
31:00le psychiatre
31:01que je voyais
31:02à la clinique
31:03où j'étais suivie
31:06m'a fait passer
31:07les tests
31:07pour le TDAH
31:08et je rentrais
31:10totalement dans les cases.
31:11Mais aujourd'hui,
31:12vous allez comment,
31:12Émilie ?
31:13Eh bien,
31:13on a commencé la médication
31:15et du jour au lendemain,
31:17mon trouble anxieux
31:18généralisé
31:18a disparu.
31:21Je suis passée
31:23d'un état dépressif
31:24à un état,
31:25on va dire,
31:26normal.
31:27Oui.
31:28Et depuis,
31:30ça va mieux.
31:32Malheureusement,
31:32toutes ces années
31:34à prendre des substances,
31:36déjà,
31:37quand on a un TDAH,
31:38c'est qu'on a un défaut
31:39de dopamine
31:40dans le cerveau,
31:41donc un problème
31:43à trouver du plaisir
31:44à faire les choses.
31:46Mais à force
31:47de toutes ces substances
31:48légales ou illégales
31:50que j'ai prises,
31:51j'ai détérioré,
31:52on va dire,
31:53le système
31:53de la récompense
31:54dans le cerveau.
31:55Ça laisse des traces.
31:56Merci beaucoup,
31:57Émilie.
31:58Juste pour finir,
32:00aujourd'hui,
32:01malheureusement,
32:02j'ai foutu en l'air
32:03une carrière
32:04qui était chouette.
32:07Et aujourd'hui,
32:07je bénéficie
32:08de la RQTH
32:10et je ne suis plus
32:11capable
32:12de travailler
32:13à temps complet.
32:14Vous êtes
32:15considérée
32:16comme travailleur
32:16en situation
32:17de handicap.
32:18Je me considère
32:20comme handicapée
32:21maintenant.
32:21Merci beaucoup,
32:22Émilie,
32:23pour votre témoignage
32:24et on vous souhaite
32:25beaucoup de courage
32:25et effectivement,
32:26on voit à quel point
32:27c'est parfois
32:27un parcours du combattant.
32:29Juste, Nicolas,
32:29d'un mot.
32:31Non, alors, écoutez,
32:32je voulais,
32:33Nathalie a évoqué
32:34ce que je voulais dire,
32:35à savoir que,
32:35bon, moi,
32:36le truc,
32:37c'est que c'est un trouble
32:38neurodéveloppemental
32:38qui joue sur un circuit
32:39de récompense
32:40et que les parents
32:41doivent savoir
32:42que le risque majeur
32:43de ne pas faire soigner
32:44ses petits,
32:45ses devoirs,
32:46se développer des dépendances
32:48à l'adolescence.
32:49Moi, alors,
32:50je vous parle
32:50en tant que soignant,
32:51on voit des ados
32:52qui arrivent,
32:52qui sont très dépendants
32:53à toutes sortes
32:54de substances
32:55et puis, en fait,
32:55ils sont TDAH
32:56et quand on le traite,
32:57ça va bien
32:58et puis,
32:58je donne effectivement
33:00à Nathalie
33:01toute ma compassion.
33:03Oui,
33:03oui,
33:04ah pardon,
33:05Émilie,
33:05c'est effectivement,
33:07je n'abuse pas,
33:08un handicap invisible
33:10avec en plus le fait
33:11qu'il faut savoir
33:12que les enfants
33:12s'épuisent
33:13parce qu'ils passent
33:14la vie en adaptation
33:15et en suradaptation.
33:16donc,
33:17il faut vraiment
33:20être vigilant
33:21parce que
33:21quand on les aime,
33:23c'est beaucoup de souffrance
33:23pour eux,
33:24que cette maladie-là.
33:25Et c'est pour ça
33:25que je tenais à parler
33:26de ce sujet-là.
33:27Merci beaucoup,
33:28Nicolas,
33:28pour votre témoignage
33:29également.
33:31Céline Lysraou,
33:32merci aussi
33:33d'être venue.
33:34Je rappelle
33:34le titre de votre magazine,
33:36ça s'appelle
33:36Zèbres et compagnie,
33:37ça évoque
33:38tous les problèmes
33:39de dys,
33:40neurodiversité.
33:41Il y a donc ce dossier,
33:44notamment dans le numéro
33:45de ce trimestre
33:46sur les parents
33:47au bord du burn-out.
33:48Et on rappelle
33:49à quel point
33:49effectivement
33:50c'est indispensable
33:51de faire ce diagnostic
33:52sans doute
33:53pour au moins
33:54arriver à vivre mieux
33:56avec tout ça.
33:56Merci beaucoup.
33:57Merci.
33:57Céline,
33:58dans un instant
33:59tout autre sujet,
34:00on va revenir
34:00sur la disparition
34:01d'une icône pour beaucoup.
34:03Franck Michael,
34:04décédé aujourd'hui
34:06à l'âge de 79 ans.
34:07A tout de suite sur RTL.
34:09Envoyez-nous vos messages
34:10sur l'application RTL
34:11ou appelez-nous
34:12au 30 de 10.
34:1350 centimes la minute.
34:17Amandine Bégaud,
34:18RTL Midi,
34:19les auditeurs ont la parole.
34:21Bonjour Raphaël de Musillac.
34:23On a eu la chance
34:23de recevoir
34:24Franck Michael
34:24il y a une dizaine d'années
34:25dans notre salle de spectacle.
34:26Quelque chose m'avait marqué.
34:27J'avais été attristé
34:28d'être un petit peu squeezé
34:30par le monde
34:30de médiatique français.
34:32C'est-à-dire qu'il avait compté
34:33qu'il ne ferait pas inviter
34:34chez Drucker.
34:35Pourtant,
34:35il a vendu quand même
34:36un billon de dick.
34:37Et c'était un vrai plaisir
34:38de le recevoir,
34:39de l'accueillir.
34:50Et comme Raphaël,
34:51vous êtes très, très nombreux
34:52à vouloir rendre hommage
34:55aujourd'hui à Franck Michael.
34:57Décédé,
34:57on l'a appris ce matin
34:58à l'âge de 79 ans.
35:00On va commencer avec vous,
35:01Marcel.
35:01Bonjour.
35:02Oui, bonjour.
35:03Alors racontez-nous,
35:04vous êtes fan de Franck Michael ?
35:07Oui, oui, oui.
35:08Nous sommes fans.
35:10Mon mari et moi,
35:12mon mari était beaucoup plus fan
35:14de Johnny Hallyday,
35:16enfin de tous les groupes
35:18que je ne connaissais pas très bien.
35:21Mais disons que Franck Michael,
35:24finalement,
35:24nous sommes allés
35:25à un de ses confères.
35:27Et mon mari n'a pas été déçu du tout.
35:29Oui.
35:30Pourquoi ?
35:31Parce que c'était...
35:32Parce que disons que
35:34ce n'était pas tout à fait son style
35:37lorsque nous écoutions des disques,
35:41des choses comme ça.
35:42Lui, il y avait beaucoup
35:43de Johnny Hallyday,
35:44enfin un tas de groupes
35:46que moi,
35:47je ne connaissais pas vraiment.
35:49Mais moi,
35:49j'aimais beaucoup Franck Michael.
35:51Et puis finalement,
35:52nous sommes allés,
35:53comme nous habitons Nangy,
35:55à la cartonnerie,
35:56nous sommes allés
35:58dans un petit village à côté.
36:03Et Montargis,
36:04et franchement,
36:05mon mari m'a dit,
36:06écoutez,
36:07écoute,
36:07je ne suis pas déçue du tout.
36:09Je ne me suis pas embêtée.
36:12Marcel,
36:12c'est quoi votre chanson préférée
36:13de Franck Michael ?
36:15Oh, écoutez,
36:16toutes.
36:17Toutes ?
36:18Oh, je les adore.
36:20Et en plus,
36:21je n'ai pas pu acheter
36:24ces derniers CD,
36:25tout ça.
36:26et je regrette
36:27parce que ces derniers CD,
36:28parce que
36:29où nous habitons,
36:32il n'y a pas de...
36:33Vous habitez où, Marcel ?
36:35À Nangy.
36:36Oui.
36:37En Seine-et-Marne.
36:39Voilà.
36:40Alors donc,
36:41là,
36:41on n'a pas de vendeur de dix,
36:43soit là,
36:43Melun.
36:43Et puis bon,
36:44nous ne sommes pas tous jeunes non plus.
36:46Et puis,
36:47un peu de problème de santé.
36:49Alors donc,
36:50là,
36:50j'aimerais,
36:51je voudrais pouvoir
36:52rasser
36:53ces derniers CD.
36:56ou DVD,
36:57peu importe.
36:58Voilà.
36:58Bon, on doit pouvoir
36:59s'organiser quand même,
37:00Marcel.
37:00Il y a peut-être des gens
37:01dans votre région
37:02qui peuvent...
37:02Oui, ben, sur Melun.
37:03Sur Melun,
37:03je crois qu'il y a quelque chose.
37:05Mais il faudrait
37:06que nous nous déplacions.
37:07Voilà.
37:08Bon, s'il y a des auditeurs
37:09qui nous écoutent
37:09dans la région,
37:10autour de Melun,
37:11et qui peuvent peut-être
37:12vous rendre ce service,
37:13Marcel,
37:14on vous transmettra...
37:15Ben, écoutez,
37:16on va peut-être
37:16pouvoir y aller.
37:17On avait quelques petits
37:18problèmes de santé,
37:19mon mari,
37:20avec les yeux,
37:21tout ça,
37:21alors il a un peu
37:22des problèmes
37:23pour la conduite.
37:24Alors donc,
37:25on va le débrouiller.
37:26Vous avez d'autres chanteurs
37:28qui pourraient ressembler
37:29à Franck Michael
37:30que vous aimez aussi ?
37:32Oui, on aimait bien
37:33Herbert Léonard.
37:37Mon mari,
37:38il a plein de groupes
37:39que moi,
37:39je ne connaissais pas avant.
37:42Les groupes,
37:43il y a aussi les...
37:45Oh, c'est-à-dire
37:46que je lui demande.
37:49Les groupes qu'on aimait bien,
37:53c'est là, non ?
37:54Ah ben, il est parti.
37:55Il est parti,
37:56sans vous prédire.
37:57Mais ça va pas,
37:58ça, Marcel.
37:59Les groupes qu'on aime bien,
38:00les Stones,
38:02tout ça...
38:03Qu'est-ce qu'il y a ?
38:04Dyer Straight.
38:06Dyer Straight,
38:07enfin, tout ça.
38:08Tout ça,
38:08nous, on aimait bien
38:09Alida,
38:10on aimait bien
38:11tout ça,
38:12mais tout.
38:12Beaucoup de choses
38:13d'y fait tout à fait
38:14différente.
38:15C'est éclectique.
38:16Merci en tout cas,
38:17Marcel,
38:18pour votre témoignage.
38:19À CDC,
38:20mon mari,
38:20il adore,
38:21moi, je n'aime pas.
38:23Merci beaucoup,
38:24Marcel,
38:25Jean-François.
38:25Enfin, nous,
38:25on lui rend vraiment hommage.
38:27Merci.
38:28Parce qu'il était très bien.
38:30Très gentil,
38:31très...
38:31sympathique.
38:31Merci beaucoup,
38:32Jean-François,
38:33bonjour.
38:34Bonjour.
38:34Vous aussi,
38:35vous l'avez vu en concert,
38:36Franck Michael.
38:37Oui, oui,
38:37moi,
38:37je l'ai vu pour mes activités,
38:38j'ai été le voir en concert.
38:41Oui, oui,
38:42c'était...
38:44Bon,
38:44moi,
38:44je suis un peu jeune,
38:45j'ai 56 ans,
38:46mais c'était...
38:46Bon,
38:46on peut aimer,
38:48mais il m'a 56 ans.
38:49Et puis,
38:50il y avait beaucoup...
38:50La salle était pleine,
38:51et puis,
38:52c'était aux élites de Montpellier.
38:55Et c'est vrai que les gens de 70, 80, voire plus,
39:01étaient folles de lui,
39:02et puis on voyait qu'il y avait une super ambiance dans la salle,
39:04et puis ils étaient ravis de l'assister à son concert,
39:06et puis quand il chantait son énorme, énorme tube,
39:09toutes les femmes sont belles,
39:11ben voilà,
39:11toutes les femmes sont belles, etc.
39:13Il n'y a pas que ça,
39:14parce que moi,
39:14j'en connais plein d'autres,
39:15mais c'est le gros tube
39:16que tout le monde retiendra de lui.
39:18Les femmes sont belles,
39:19et puis j'ai eu la chance
39:20de l'avoir au téléphone une fois,
39:21il m'a parlé,
39:22donc très sympa.
39:23Et dans quel cadre ?
39:25Pourquoi vous l'avez changé avec lui,
39:26ce jury ?
39:27Tout simplement,
39:28je ne sais pas si je peux le dire,
39:29mais parce que moi,
39:30je suis animateur radio moi-même,
39:32donc pour mes activités,
39:33puis je suis responsable promo
39:34d'artiste archi-connu.
39:36On peut citer Jean-François Mickaël,
39:38on peut citer Christian du groupe Raft,
39:41et puis d'autres aussi.
39:42Et donc,
39:43c'est pour ça que je l'avais au téléphone
39:44pour une proposition
39:45par rapport à la radio
39:46où je suis animateur
39:46pour faire une interview, etc.
39:48Mais il m'avait super bien reçu,
39:49il ne me connaissait pas,
39:50mais bon,
39:52il fait un truc ensemble,
39:53voilà.
39:54Et puis,
39:54c'est vrai que moi,
39:56je n'ai jamais été au restaurant
39:57avec lui,
39:58mais c'est par téléphone,
39:59il m'avait été super bien reçu,
40:00puis bon,
40:00des fois,
40:01les gens sont surpris
40:02quand ils ne nous connaissent pas,
40:03ils ont peut-être,
40:04ils sont un peu froid,
40:05lui,
40:05pas du tout.
40:06Très chaleureux.
40:08très chaleureux,
40:09et puis même en concert,
40:10il signait les autographes,
40:11plein de choses.
40:12C'était vraiment quelqu'un
40:14de très sympa.
40:14Puis après,
40:15comme je disais,
40:16le chanteur qui lui ressemble le plus,
40:17c'est Frédéric François.
40:19Oui,
40:19bien sûr.
40:20Voilà,
40:20c'est un peu
40:21la même tranche d'âge
40:23et puis il se partage
40:24les fans.
40:26Jean-François,
40:26merci à vous
40:27pour cet hommage.
40:29On va continuer
40:29à saluer
40:31la mémoire
40:32de Franck Miguel
40:33dans un tout petit instant.
40:34On sera avec Raphaël,
40:36restaurateur,
40:37qui a eu la chance
40:37de le recevoir.
40:38Et puis François,
40:40à tout de suite.
40:42Bonne journée !
40:43Allô,
40:44pourquoi tu ne réponds pas ?
40:47Sur RTL.
40:48Je ne laisserai pas tomber zéro,
40:50mais du vent dans les voiles.
40:55Amandine Bégaud.
40:56RTL midi,
40:57les auditeurs ont la parole.
41:07Et vous êtes nombreux
41:08à vouloir rendre hommage
41:09à Franck Miguel
41:10dont on a appris
41:11ce matin
41:12la disparition.
41:13François,
41:14bonjour.
41:15Oui,
41:15bonjour Amandine.
41:16Vous êtes tout jeune,
41:17vous,
41:17pour être fan
41:19de Franck Miguel.
41:21Alors,
41:21fan,
41:21c'est un grand mot,
41:22c'est plus la nostalgie
41:23qui prend le dessus
41:24aujourd'hui.
41:25Oui,
41:25vous avez 39 ans,
41:26c'est ça ?
41:27Oui,
41:27voilà,
41:27j'ai 39 ans
41:28et en fait,
41:28c'était le chanteur
41:29préféré de ma grand-mère
41:30et de ma mère,
41:31de sa soeur
41:32qui est décédée
41:32depuis quelques années
41:33maintenant.
41:34Et en fait,
41:34j'ai le souvenir ému
41:36des cassettes audio
41:37à l'époque,
41:37on avait les cassettes audio.
41:39On programmait les CD
41:40de Franck Miguel
41:41sur des cassettes
41:41pour que mon père
41:42puisse les écouter
41:43dans son 40 tonnes
41:44qui était routier.
41:45Oui.
41:45Et mon père est décédé aussi
41:46depuis quelques années
41:47maintenant,
41:48donc c'est un peu
41:48tout ça qui remonte
41:50aujourd'hui
41:51et qui est assez émouvant
41:53parce que tout à l'heure
41:54vous avez utilisé
41:55le terme
41:55qu'on dit souvent
41:56quand on parle de lui,
41:57de Frédéric François
41:58et d'autres,
41:59ringard.
41:59Non,
42:00j'ai dit que certains
42:01disaient de lui
42:02qu'il était ringard.
42:03Et du coup,
42:03j'ai regardé un peu
42:04la définition du mot ringard,
42:05c'est donc artiste sans talent.
42:07Moi,
42:07je trouve que
42:08pour un artiste sans talent
42:09qui a quand même rempli
42:10l'Olympia,
42:11plusieurs fois,
42:11le palais des sports...
42:1210 millions d'albums vendus,
42:14il y a plein d'artistes
42:15qui n'arrivent pas à ça.
42:16Donc,
42:17je trouve qu'on peut
42:18remanier un peu
42:19la définition du mot ringard.
42:20Mais voilà,
42:21ce que je retiendrai de lui
42:22en tout cas,
42:22c'est une voix chaleureuse
42:23et surtout un homme très gentil.
42:25Moi,
42:25je suis musicien,
42:26on avait eu la chance
42:27de partager quelques mots
42:28avec lui
42:28à l'issue d'un concert.
42:30Quelqu'un de très humble,
42:32simple
42:32et extrêmement sympathique.
42:34Et ses concerts
42:35étaient des moments
42:36de convivialité,
42:37de bienveillance
42:38avec un bel échange
42:39avec son public.
42:40Et un public
42:41extrêmement fidèle.
42:42Oui,
42:43voilà.
42:43Et puis,
42:43de tout âge,
42:44vous savez,
42:44c'est un peu comme
42:45quand on va voir
42:45un dos chez nous autres.
42:46Vous avez des têtes blanches
42:47et vous avez aussi des enfants,
42:49des ados,
42:49des pré-ados.
42:50Et moi,
42:50c'était mon cas,
42:51notamment en 2003
42:52à l'Olympia,
42:53quand il y avait
42:54notamment sur scène
42:55la sœur de Céline Dion,
42:56Claudette Dion
42:57et les musiciens d'Elvis
42:58avec qui il avait fait
42:59quelques morceaux d'Elvis
43:00sur scène.
43:01C'était un moment
43:03super cool.
43:04Et j'en garde
43:05un bon souvenir,
43:06bien que je sois
43:06comme la personne
43:07tout à l'heure,
43:08éclectique.
43:08Moi,
43:09j'adore Renaud,
43:09Gainsbourg et d'autres.
43:10Et ça me permet aussi
43:13d'écouter des artistes
43:14comme lui.
43:15Et la nostalgie d'aujourd'hui,
43:16c'est la même
43:17il y a quelques mois
43:18maintenant
43:18quand Claude Barzotti
43:19nous a quittés.
43:21Et je pense qu'on aura
43:22le même sentiment nostalgique
43:23quand ça arrivera
43:24à Frédéric François
43:25le plus tard possible,
43:26évidemment.
43:26Merci beaucoup,
43:27François,
43:28pour votre témoignage.
43:29Raphaël,
43:29bonjour.
43:30Bonjour, Amandine.
43:31Alors,
43:32vous aussi,
43:32vous l'avez rencontré.
43:33En fait,
43:33vous avez une salle de spectacle
43:34en Bretagne
43:35et il était venu chanter.
43:37On a eu l'occasion
43:38et on a eu ce plaisir
43:39de l'accueillir
43:40sur deux dates.
43:41Et c'est vrai
43:41que souvent,
43:42on pense Michael,
43:43on pense un peu
43:44« Fonflon »,
43:44« Chanson à l'eau de rose ».
43:46Ce n'est pas que ça.
43:48Oui,
43:49c'était des chansons simples,
43:50des chansons d'amour,
43:51mais n'ayant pas
43:53de mépris pour la douceur,
43:54déjà.
43:54Bien sûr,
43:55ben oui,
43:55ça fait du bien.
43:56Je trouve qu'il y avait
43:57un peu de condescendance
43:59de certains médias
43:59à son égard.
44:00Je crois,
44:01je ne veux pas dire de bêtises,
44:02c'était plus de 10 millions
44:02d'albums vendus.
44:03Oui, oui, oui.
44:04Et je trouve
44:05qu'il y avait un décalage
44:06C'est du snobisme presque,
44:08j'allais dire.
44:09Oui, c'est ça.
44:10Un décalage entre son succès
44:11et la représentation
44:12qu'on faisait de lui.
44:14Je ne sais pas,
44:15doit-on écouter un artiste
44:16parce qu'il n'est pas
44:17dans les cases ?
44:19Franck Miguel,
44:19il ne le faisait pas
44:19dans les cases
44:20de Saint-Germain-des-Prés,
44:21ça c'est sûr.
44:22Mais je trouve
44:23que considérer l'artiste,
44:24c'est aussi respecter
44:25son public.
44:27Merci beaucoup,
44:28Raphaël,
44:29pour ce témoignage
44:30et vous avez tout à fait raison.
44:31Et effectivement,
44:32ce qui compte,
44:33effectivement,
44:33c'est tous ces gens
44:34qui venaient en concert,
44:35ces gens qui ont acheté
44:36ces albums,
44:3710 millions d'albums
44:38vendus au cours
44:39de ces 50 ans de carrière.
44:41Joël, bonjour.
44:43Oui, bonjour.
44:44Alors, vous vouliez
44:44rendre hommage,
44:45faire un petit clin d'œil
44:46à Bernadette Chirac.
44:47Ces obsèques,
44:48je le rappelle,
44:49auront lieu
44:50cet après-midi à Paris.
44:52Vous l'avez connu.
44:53Vous teniez le kiosque
44:54de la place de la Madeleine
44:56à Paris
44:57dans les années 90.
44:58Oui,
44:59c'était le 1er mai 1996,
45:02jour où le siège
45:03du Crédit Lyonnais
45:04boulevard des Capucines
45:05a brûlé entièrement.
45:07C'était l'après-midi,
45:08je reçois un appel téléphonique
45:10du concierge
45:11de l'hôtel Crillon,
45:12place de la Concorde,
45:14me demandant
45:15s'il me restait
45:16des magazines Le Point
45:17avec le portrait
45:18de Mme Chirac
45:19en couverture.
45:20Je lui ai répondu
45:21que oui.
45:22Il m'a alors dit,
45:23je vous envoie
45:24Mme Chirac
45:25qui va vous prendre
45:265 numéros.
45:28Bien sûr,
45:29je n'y ai pas cru
45:29car,
45:31qui plus est,
45:31le secteur
45:32était bouclé
45:33à cause de ce gigantesque
45:34incendie.
45:35Et donc,
45:35vous l'avez vu débarquer
45:36à votre kiosque
45:37pour prendre ses magazines ?
45:39Oui,
45:39un quart d'heure après,
45:41elle est arrivée
45:41toute seule à pied
45:42avec son petit sac à main.
45:45Elle m'a acheté
45:45les 5 points
45:46que je lui ai mis
45:47dans un sac plastique.
45:49Elle me les a payés.
45:51Elle était déjà
45:52à l'Élysée à l'époque.
45:54Ah oui,
45:55elle était à l'Élysée.
45:56Oui,
45:56oui.
45:57Comme nous n'étions
45:58que tous les deux,
45:59elle a engagé
46:00la conversation
46:00pendant près de 10 minutes.
46:03Elle m'a dit
46:04que son mari
46:04était dans un meeting
46:05au palais des congrès
46:06de la Porte Maillot
46:07et qu'elle était donc libre
46:09de sortir se promener.
46:11Voilà.
46:12Vous en regardez
46:12quel souvenir, Joël ?
46:13Un très bon souvenir.
46:15Elle avait été très gentille,
46:16très chaleureuse
46:18et elle m'avait invité.
46:20Je lui avais dit
46:21que j'avais fait
46:22des études d'horticulture
46:24à Objean,
46:25en Corrèze
46:25et elle m'a donc invité
46:26à visiter
46:27ces nouvelles plantations
46:29de rosiers
46:29qu'elle avait faites
46:30dans le parc de l'Élysée.
46:32Et effectivement,
46:33quelques temps après,
46:34j'ai reçu
46:36un carton
46:37de l'Élysée
46:38m'invitant
46:38à venir
46:40visiter le parc
46:41et c'est ce que nous avons fait
46:44entre midi et deux,
46:45un jour de printemps
46:47comme ça
46:47et nous avons visité
46:49le parc
46:50tous les deux
46:50sans être dérangés.
46:52Génial !
46:52C'est un moment,
46:53j'imagine,
46:53que vous gardez
46:54en mémoire à vie.
46:56Ah oui,
46:57bien sûr.
46:57Elle m'a cité
46:58tous les rosiers,
46:59tout ça.
47:00C'était assez extraordinaire.
47:02Merci beaucoup,
47:03Joël,
47:03pour votre témoignage
47:05et c'était aussi
47:05une façon pour nous
47:06de rendre hommage
47:07à Bernadette Chirac.
47:09Ses obsèques,
47:09je le rappelle,
47:10auront lieu
47:10cet après-midi
47:12à Paris.
47:14Dans un instant...
47:14...
47:15...
Commentaires