- il y a 2 semaines
Débats en plateau autour des grands enjeux de société, enquêtes, reportages sur le terrain et révélations exclusives sont au programme. Un rendez-vous d’actualité présenté par Gauthier Le Bret, du lundi au jeudi, et par Anthony Favalli le vendredi, avec comme chroniqueur principal Erik Tegnér et également la présence de Jules Torres.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de 100% Frontières.
00:00:04Bonjour Eric. Bonjour Gauthier, bonjour à tous.
00:00:05On va se poser cette question dans un instant.
00:00:07Patrick Bruel passera-t-il sa première nuit en prison ce soir ?
00:00:11C'est du moins les réquisitions qui sont demandées contre lui.
00:00:13Le parquet demande son placement en détention provisoire après ses 48 heures de garde à vue.
00:00:18On fait le point juste après le journal de Somaïa Labidi. Bonjour Somaïa.
00:00:26Bonjour Gauthier, bonjour à tous.
00:00:27Vous allez longuement y revenir dans votre émission.
00:00:30Après 48 heures de garde à vue, le parquet requiert la mise en examen pour viol et l'incarcération de
00:00:35Patrick Bruel.
00:00:36Le chanteur et comédien de 67 ans qui était entendu depuis lundi dans le cadre d'une enquête pour violences
00:00:42sexuelles qui concernerait à ce stade 13 victimes présumées.
00:00:45Va être présenté à trois juges dès cet après-midi.
00:00:49On poursuit avec ses fortes tensions après une attaque au couteau à Belfast en Irlande du Nord.
00:00:54Des centaines de manifestants ont semé le chaos hier soir.
00:00:57Bus, voitures et immeubles incendiés.
00:00:59Après cette agression attribuée à un réfugié soudanais, la première ministre nord-irlandaise a contaminé des actes.
00:01:05Je cite une lâcheté répugnante et a appelé au calme.
00:01:09Et puis on termine avec l'escalade au Moyen-Orient.
00:01:11Téhéran vise des bases américaines du Golfe en représailles à des frappes de Washington contre des cibles iraniennes le long
00:01:17du détroit d'Hormuz.
00:01:19Un nouvel embrasement régional qui a débuté après la destruction d'un hélicoptère américain attribué au régime des Mola.
00:01:25L'Iran qui se targue à l'instant d'avoir mis à mal la diplomatie américaine grâce à ses frais.
00:01:30– Patrick Bruel, vous le rappelez donc que Somaya va-t-il passer sa première nuit en prison derrière les
00:01:35barreaux ?
00:01:36C'est du moins la demande du parquet.
00:01:37Pour en parler ce matin, Jules Torres et Hélène Rouet, le maire UDI Coubron, Ludovic Thoreau.
00:01:44Merci à vous d'être ici.
00:01:45Pierre-Marie Seff de l'Institut pour la Justice.
00:01:47– Bonjour.
00:01:47– Célia Barotte du service police-justice de CNews.
00:01:50Et un ancien magistrat, Georges Fenec.
00:01:52Donc on est solide sur les questions judiciaires ce matin.
00:01:54Célia, c'est donc la demande du parquet de Nanterre.
00:01:58Suite aux 48 heures de garde à vue de Patrick Bruel, la demande c'est de le placer en détention
00:02:03provisoire.
00:02:04Et donc on va le savoir dans les heures qui viennent.
00:02:06– Oui, pour rappel, Patrick Bruel a passé 48 heures en garde à vue.
00:02:10Une garde à vue qui s'est terminée ce matin.
00:02:12Et cet après-midi, il va donc être présenté à trois juges d'instruction.
00:02:15Le procureur de la République a requis l'ouverture d'une information judiciaire à son encontre
00:02:20et sa mise en examen pour des faits de viol, tentatives de viol, agressions sexuelles et harcèlement sexuel
00:02:26concernant neuf victimes commises entre 2010 et 2019.
00:02:30Sont également jointes au dossier de l'information judiciaire les procédures concernant 13 victimes de viol,
00:02:36tentatives de viol, agressions sexuelles et harcèlement sexuel.
00:02:38Donc vous l'avez rappelé, cet après-midi, nous saurons si les juges d'instruction suivent les réquisitions du parquet,
00:02:44c'est-à-dire de placer en détention provisoire Patrick Bruel ou de ne pas le placer en détention provisoire.
00:02:49Alors qu'est-ce qui pourrait amener les juges à prendre cette décision ?
00:02:53Eh bien, c'est le risque à l'ordre public, de troubles à l'ordre public ou encore le risque
00:02:57de réitération des faits
00:02:58ou encore le risque de pression sur les témoins, les personnes concernées dans l'affaire.
00:03:02Et vous me disiez, quand on préparait cette émission, Célia, qu'il y avait un risque aussi qu'il ne
00:03:06quitte le territoire français.
00:03:08Il avait visiblement prévu de quitter le territoire national et donc risque de ne plus pouvoir se présenter devant les
00:03:14juges.
00:03:14Il y a certaines informations qui ressortent comme quoi Patrick Bruel avait envisagé de quitter la France
00:03:20et donc il peut aussi y avoir cet élément qui est pris en compte par les juges d'instruction
00:03:24de risque de non-représentation devant les magistrats, devant la justice française.
00:03:28Georges Fennec, comment vous analysez les réquisitions du parquet qui demandent le placement en détention provisoire de Patrick Bruel ?
00:03:34Ça serait un séisme, il faut le dire. Vous avez vu la chute du Nico dans l'espace de quatre
00:03:38semaines.
00:03:39Il était encore au théâtre la semaine dernière et il passerait, si les réquisitions sont suivies, par la casse-prison.
00:03:45C'est-à-dire qu'il n'y avait pas d'équivalent jusqu'ici en France, dans différentes affaires
00:03:50où des grandes stars étaient accusées de multiples viols.
00:03:53Aucun, pour le moment, n'est passé par la casse-prison.
00:03:56Ça serait donc le premier, depuis l'affaire MeToo, à passer par la casse-prison si les réquisitions sont suivies.
00:04:02Pas tout à fait le premier. Et d'autres, on a peut-être un peu oublié.
00:04:05Lesquelles ?
00:04:06Je pense à Jean-Luc Lai, par exemple.
00:04:07Jean-Luc Lai, excusez-moi, ce n'était pas avec la vague MeToo, c'était même avant.
00:04:10Oui, c'était un petit peu.
00:04:11Moi, je pense à Gérard Depardieu, il n'est pas passé par la casse-prison.
00:04:14Il y a un appel et il est présumé innocent.
00:04:17Patrick Poivre d'Arvor, il n'est pas passé par la casse-prison, il est présumé innocent.
00:04:20Il n'y a toujours pas eu de procès.
00:04:22Ça serait le premier à passer en détention provisoire, avant même le procès,
00:04:26de grandes stars connues en France depuis la vague MeToo.
00:04:29Oui, ce qui serait effectivement un séisme, on peut dire.
00:04:31Moi, je pense que l'analyse du parquet, elle se fonde sur d'abord le contexte actuel,
00:04:36qui lui est extrêmement défavorable.
00:04:39Donc, on est en matière criminelle.
00:04:42Ce sont des viols, ce sont des crimes.
00:04:43Donc, le mandat de dépôt, il est très généralement, quasi automatiquement même,
00:04:48généralement en tout cas requis en matière criminelle.
00:04:51Et puis, il doit se fonder.
00:04:53Alors, s'il y a effectivement des éléments qu'il souhaitait ou qu'il envisageait de quitter la France,
00:04:58mais attention, un contrôle judiciaire pourrait aussi l'obliger à remettre son passeport
00:05:04et lui interdire de quitter le territoire national.
00:05:06Ça pourrait également suffire.
00:05:07Donc, alors attention, ce ne sont pas les juridictions, c'est le JLD qui décidera.
00:05:12Le juridiction, on lui va transmettre le dossier, les trois, au JLD qui lui décidera.
00:05:17Le JLD, c'est le juge.
00:05:18Le juge de la liberté de la détention.
00:05:19On a retiré le pouvoir qui existait auparavant au juridiction de mettre son mandat de dépôt
00:05:23pour le confier à un magistrat extérieur.
00:05:25Donc, le JLD, il va entendre le procureur.
00:05:28Il y aura une audience contradictoire à huis clos, bien sûr.
00:05:31Et il entendra la défense.
00:05:33Il entendra Patrick Brouel.
00:05:34On aura la réponse ce soir.
00:05:36Donc, si la décision, si le JLD estime qu'il y a des faits déjà suffisamment caractérisés
00:05:42et qui ne sont pas prescrits, attention, parce que dans cette affaire,
00:05:46il y a, semble-t-il, des faits qui sont déjà prescrits.
00:05:49S'il estime que...
00:05:50Oui, mais il y a aussi le phénomène de prescription glissante.
00:05:53Oui, alors ça, je ne connais pas.
00:05:54Très bien, Sabrina Bialin-Bouillet, c'est un fait nouveau.
00:05:57C'est-à-dire que quand vous avez de multiples plaintes et des plaintes qui ne sont pas prescrites,
00:06:01avec une prescription glissante, les plaintes qui viennent d'être prescrites
00:06:04peuvent également être prises en compte dans le dossier.
00:06:07Oui, voilà.
00:06:08Mais est-ce qu'elles peuvent donner lieu à des condamnations alors qu'elles sont prescrites ?
00:06:13Ça, je n'en suis pas certain.
00:06:14Il va falloir un jour ou l'autre attendre une décision de la Côte de Cézion.
00:06:17Je vais vous demander votre...
00:06:17Je vais y aller plus cash.
00:06:18L'ancien magistrat que vous êtes, il dort en prison ou il ne dort pas en prison ce soir, selon
00:06:21vous, Patrick Brouel ?
00:06:22Non, je ne peux pas répondre à ce dossier, je ne suis pas à la place du JLD.
00:06:24Le JLD...
00:06:25Mais vous avez été surpris par les réquisitions, vous l'avez dit.
00:06:27Oui, j'ai été surpris parce que...
00:06:27Vous ne pensiez pas qu'on demanderait son placement en détention progatoire ?
00:06:30En raison de l'ancienneté des faits.
00:06:32Ce que vous nous dites là aussi en filigrane, genre je le comprends, je décrypte,
00:06:35c'est que Patrick Brouel arrive dans un contexte qui est très défavorable.
00:06:39Exactement.
00:06:39Avec l'affaire Liana.
00:06:40Exactement.
00:06:41Et il pouvait ne pas être déféré aujourd'hui, il pouvait être aussi, coupez-moi si je me trompe,
00:06:45convoqué plus tard devant un juge d'instruire.
00:06:47Mais pardonnez-moi, si Patrick Brouel dort en prison en raison d'un contexte plus global,
00:06:54c'est quand même un sujet.
00:06:56C'est un sujet.
00:06:57Un scandale, je ne sais pas, parce qu'il y a un certain nombre de plaintes, c'est quand même
00:07:00un sujet.
00:07:00Oui, mais le trouble à l'ordre public, il est apprécié par les magistres en ce moment.
00:07:06Il y a plus de troubles à l'ordre public que je dirais dans un contexte plus ordinaire.
00:07:11Eric Tegner, votre sentiment ?
00:07:12Moi, je rejoins assez l'avis de Georges Fenech.
00:07:14D'abord, évidemment, si pendant sa garde à vue, les juges, le procureur, les enquêteurs
00:07:19ont trouvé des preuves concrètes, parce qu'il faut absolument des preuves sur les cas de viol
00:07:23qui permettent d'engager une action contre Patrick Brouel, c'est la moindre des choses
00:07:28qu'en effet, ils finissent en détention provisoire.
00:07:30Moi, là où j'ai plus de doutes, c'est qu'en effet, c'est sur la question de la
00:07:34durée.
00:07:34C'est-à-dire que lorsqu'on lit les affaires, moi j'en ai lu un certain nombre,
00:07:37les affaires les plus récentes sont d'une certaine façon, pardonnez-moi l'expression,
00:07:41les moins lourdes, alors que ce sont les plus anciennes qui sont les plus lourdes.
00:07:45Le cas le plus emblématique, c'est Flavie Flamand qui a porté cette cause
00:07:49et finalement, sa plainte n'est pas prise en compte dans cette enquête.
00:07:52Donc, on peut se retrouver avec finalement des dossiers récents,
00:07:55mais où il n'y a pas fondamentalement de preuves.
00:07:57J'en parlais hier, il y a par exemple cette nouvelle plainte qui a été posée en début de semaine
00:08:00où en effet, Patrick Brouel aurait proposé de boire un verre à une jeune femme
00:08:04à la sortie d'un spectacle.
00:08:06Elle est montée en voiture avec, elle a compris qu'en fait, ils allaient dans son appartement
00:08:09et non dans un bar.
00:08:10À ce moment-là, il lui a proposé un verre, il a essayé de l'embrasser,
00:08:14elle a dit non, ça s'est arrêté là, il est parti.
00:08:16Comment prouver ce genre d'élément ?
00:08:18Est-ce que c'est plutôt du harcèlement sexuel ou de l'agression sexuelle,
00:08:21mais non pas du viol ?
00:08:22Et donc, en fait, au-delà du débat public, ce qui va compter,
00:08:24c'est effectivement, est-ce qu'il y a eu des preuves ?
00:08:26Ce qui est certain, pour moi, c'est qu'il finit en détention provisoire,
00:08:29c'est qu'il y a des preuves.
00:08:30Donc là, les carottes sont cuites.
00:08:31C'est-à-dire qu'en termes de procès, il peut passer des années en prison derrière.
00:08:35Et il peut mal le mettre en prison s'il n'y a pas de preuves.
00:08:37Et il peut attendre, effectivement, longtemps avant d'être remis en liberté jusqu'au procès, Georges Fedec.
00:08:41Bien sûr, la détention provisoire en matière criminelle, c'est un an qui peut être prolongé.
00:08:45D'une année supplémentaire à une dernière année, jusqu'à trois ans.
00:08:48L'affaire, elle est complexe parce qu'il y a énormément de victimes,
00:08:51en plus dans des pays différents, en Belgique, en France.
00:08:55Donc, si on a désigné trois jeux d'instructions, ce n'est pas pour rien.
00:08:57C'est parce qu'il va falloir investiguer un peu dans différents endroits, avec plusieurs victimes.
00:09:02Mais s'il est placé en détention provisoire, il risque d'y rester un long moment, oui.
00:09:06Jules, c'est la chute d'une icône.
00:09:08Et c'est la première fois qu'une icône chute jusqu'à la casse prison,
00:09:12en aussi peu de temps, depuis la vague MeToo en France.
00:09:14Alors, moi, vous m'excuserez d'être un petit peu gêné par ce débat-là
00:09:18qui lie l'affaire Liana à l'affaire Patrick Bruel.
00:09:20C'est Georges Fedec qui essaye d'apprendre.
00:09:22Bien sûr, il y a un texte.
00:09:23Le message de la justice.
00:09:24Oui, mais alors, excusez-moi, pour moi, la justice, et ce n'est pas pour moi,
00:09:28c'est un des fondements de la justice, la justice, elle est indépendante.
00:09:31Les affaires ne sont pas liées.
00:09:32Et donc, on ne peut pas juger Patrick Bruel, ou en tout cas placer Patrick Bruel en détention provisoire,
00:09:37même s'il y a 30 témoignages, dont 15 plaignantes,
00:09:41qui, en effet, portent des accusations extrêmement graves.
00:09:44Et ça, pour le coup, ce n'est pas à moi de le dire.
00:09:45C'est aux magistrats et aux juges de voir s'il y a une matérialité des faits,
00:09:50si, en effet, les faits ne sont pas prescrits.
00:09:52Mais Patrick Bruel n'a certainement pas à payer pour l'affaire Liana.
00:09:56Patrick Bruel n'a pas à payer pour les défaillances de la justice dans l'affaire Liana.
00:09:59Ce sont deux affaires complètement extérieures qui n'ont rien à voir et qui sont des affaires parallèles.
00:10:06Mais il ne va pas aller en détention provisoire.
00:10:07Ou en tout cas, s'il est mis en détention provisoire parce qu'il est à l'affaire Liana,
00:10:11c'est toute notre justice qui doit être remise en cause.
00:10:13Il faut exclure que, malheureusement, le contexte actuel va peser.
00:10:17Et c'est comme ça sur plein d'autres affaires.
00:10:19Il y a une chose, en revanche, que j'exclus, c'est qu'un magistrat,
00:10:21en tout cas, quand il devient un magistrat,
00:10:25on lui dit qu'il ne peut pas juger une affaire par rapport à une médiatisation,
00:10:29par rapport à un système.
00:10:30Parce que dans ce cas, il y a beaucoup d'affaires, on va avoir un problème.
00:10:33Parce que je peux vous dire qu'on va avoir le 7 juillet la décision de Marine Le Pen.
00:10:36L'institution judiciaire va être remise en cause.
00:10:38Parce que là aussi, on pourrait dire qu'il y a une médiatisation,
00:10:41que c'est quelque chose d'extrêmement grave pour la démocratie.
00:10:43Donc moi, je veux bien qu'on nous dise que les magistrats
00:10:46peuvent être susceptibles de prendre une décision par rapport à une actualité médiatique.
00:10:50Non, mais ils l'apprendront par rapport au dossier.
00:10:52Ils l'apprendront par rapport au dossier.
00:10:53Mais reconnaissez, Jules, que le contexte n'est pas favorable.
00:10:56C'est tout ce que je dis.
00:10:57Il n'est pas favorable.
00:10:58Je vais mettre un peu d'explication, un peu de pédagogie, Georges Fenec.
00:11:01Il y a un dossier, effectivement, qui est accablant.
00:11:03Déjà, évidemment, tout part du dossier.
00:11:05Mais quand le garde des Sceaux, de manière générale,
00:11:08jamais individuelle, demande de la fermeté
00:11:11sur les affaires d'agression sexuelle ou de viol,
00:11:15les magistrats, ils peuvent se dire,
00:11:16on nous demande de la fermeté de manière globale.
00:11:18Voilà une affaire individuelle
00:11:20qui va souffrir de cette fermeté
00:11:22qu'on nous demande au niveau global.
00:11:24Elle souffre derrière.
00:11:25Trois jours d'instruction.
00:11:26Les circulaires et la volonté du garde des Sceaux
00:11:29ne s'adressent qu'au parquet.
00:11:31Là, ce sont les juges qui vont décider.
00:11:33C'est le parquet qui a fait des réquisitions.
00:11:35Oui, mais ça ne vaut que des réquisitions.
00:11:36Le juge n'est pas tenu par les réquisitions.
00:11:38Oui, mais le juge n'est pas hermétique à l'actualité
00:11:40et aux demandes des Sceaux.
00:11:40Vous avez raison, c'est ce que j'ai voulu expliquer.
00:11:42Pierre Marisselle.
00:11:43Non, mais c'est exactement ça.
00:11:44Le contexte va jouer pour beaucoup.
00:11:46Moi, ça me fait quand même penser à une autre affaire
00:11:48où on avait placé une personne en détention provisoire.
00:11:50Là, pour le coup, il était tout à fait innocent,
00:11:53en tout cas, ce qui me concerne.
00:11:54C'était l'affaire Naël.
00:11:55Vous vous souvenez du policier
00:11:57qui, en raison du contexte,
00:11:58a été placé en détention pleuriant.
00:12:01On a un risque de trouver à l'ordre.
00:12:02Alors que, très franchement,
00:12:05la légitime défense sautait aux yeux.
00:12:07Enfin, bref, il a été renvoyé aux assises.
00:12:11Donc, c'est un autre sujet.
00:12:12Mais effectivement, le contexte me paraît évident
00:12:15que sur les réquisitions
00:12:16où le procureur est supposé veiller
00:12:18aux intérêts de la société,
00:12:21c'est un peu son rôle,
00:12:22il applique une politique pénale
00:12:24décidée par le garde des Sceaux.
00:12:26– Mais ça vous choque, l'idée
00:12:27que Patrick Breuil dormait en prison ce soir ?
00:12:30– Des viols, c'est très grave.
00:12:32Les crimes, c'est très grave, effectivement.
00:12:35On peut envoyer un message très lourd.
00:12:37Maintenant, je suis d'accord avec Georges Fenech,
00:12:40une des raisons qui justifierait
00:12:42un court détention provisoire,
00:12:44c'est le risque de fuite.
00:12:47C'est pour moi la principale raison.
00:12:49– Si les enquêteurs,
00:12:50on n'a pas accès au dossier,
00:12:51si les enquêteurs,
00:12:52et comme nous dit Célia Barotte,
00:12:53avaient la crainte qu'ils quittent
00:12:54le territoire national,
00:12:55ça peut s'entendre aussi.
00:12:56Alors Hélène Rouet,
00:12:57est-ce que ça vous choque l'idée
00:12:58que Patrick Breuil dorme en prison cette nuit ?
00:13:00– Non, dès lors,
00:13:01s'il y a des preuves,
00:13:02c'est toujours pareil.
00:13:02Si les enquêteurs,
00:13:03véritablement, ont des preuves
00:13:04qui est très difficile,
00:13:05on le sait très bien,
00:13:06avec la matérialité des faits,
00:13:07d'autant plus quand les affaires
00:13:08datent d'il y a 20 ans,
00:13:09on est d'accord,
00:13:09c'est quelque chose de très difficile.
00:13:10Maintenant,
00:13:11si les enquêteurs ont véritablement des preuves
00:13:13et si en plus,
00:13:14le risque de fuite est avéré,
00:13:16non, là ça ne me choque absolument pas.
00:13:17En revanche,
00:13:17je rejoins Gilles,
00:13:18ça c'est vrai,
00:13:19Patrick Breuil n'a pas à payer
00:13:20pour l'affaire Liana,
00:13:21Patrick Breuil n'a pas à payer
00:13:22pour ce contexte
00:13:23et ces deux affaires,
00:13:24je l'espère,
00:13:25je compte sur l'indépendance
00:13:26des magistrats,
00:13:27je l'espère,
00:13:28non, effectivement,
00:13:29rien à voir,
00:13:29il ne faut pas tout mélanger.
00:13:31Maintenant que Patrick Breuil
00:13:32dorme en prison ce soir,
00:13:32je suis désolée,
00:13:33si les preuves,
00:13:33elles sont là,
00:13:34ça ne me choque absolument pas.
00:13:35– Je peux peut-être compléter,
00:13:37les magistrats n'ont même pas besoin
00:13:38de preuves,
00:13:39ils ont besoin d'indices graves
00:13:40et concordants.
00:13:42Mais par contre,
00:13:43là où ils vont se pencher,
00:13:44le GLD,
00:13:44c'est est-ce qu'il y a des risques
00:13:45de concertation ?
00:13:46Est-ce qu'il y a des risques
00:13:47de pression sur les témoins ?
00:13:49Est-ce qu'il y a des risques
00:13:49de disparition des preuves ?
00:13:51Est-ce qu'il y a des risques
00:13:52de fuite ?
00:13:53C'est ça qui justifie
00:13:54la détention,
00:13:55c'est même pas,
00:13:55on n'en est pas au stade des preuves,
00:13:57il va y avoir des recherches
00:13:58de preuves.
00:13:58– Oui mais ils ne l'ont pas
00:13:59arrêté chez lui,
00:13:59c'est-à-dire qu'ils l'ont convoqué,
00:14:01c'est-à-dire qu'il a pu s'organiser,
00:14:11Patrick Bruel soit le seul
00:14:12à payer ce qui se passe en ce moment.
00:14:14Mais si, entre guillemets,
00:14:15ça veut dire que d'un coup
00:14:16la justice elle se réveille
00:14:17et que du coup il va passer
00:14:18quatre mois de prison en plus,
00:14:20pardonnez-moi d'un point de vue cynique,
00:14:21ça ne me dérange pas.
00:14:22C'est-à-dire qu'à un moment
00:14:23on demande tous les quatre matins
00:14:24qu'en effet la justice
00:14:25elle soit plus ferme
00:14:26et donc à un moment
00:14:27il faut être capable d'accepter
00:14:28des décisions qui soient très dures.
00:14:29Le problème,
00:14:30si ce n'est que Patrick Bruel
00:14:32parce que ce sont les féministes
00:14:33qui le demandent.
00:14:34Et en règle générale
00:14:34c'est souvent comme ça
00:14:35que ça se passe.
00:14:35Alors là pour aller dans le sens d'Éric,
00:14:37effectivement si Patrick Bruel
00:14:39termine en détention provisoire
00:14:40s'il y a des preuves,
00:14:40très bien.
00:14:41Moi je suis juste choqué
00:14:42que les pédocriminels
00:14:44du périscolaire
00:14:46qui ont été jugés
00:14:48il y a une semaine et quinze jours
00:14:49n'aient pas passé une nuit en prison.
00:14:51C'est-à-dire qu'eux
00:14:52ils ont violé des enfants
00:14:53entre trois et cinq ans
00:14:54pour l'un d'eux.
00:14:56Il n'a pas passé une nuit en prison.
00:14:57Il est venu pavaner
00:14:58dans les allées du palais de justice.
00:15:00Il est reparti chez lui
00:15:01très tranquillement.
00:15:02Et les réquisitions
00:15:03un an de prison aménageable
00:15:04sous bracelet électronique.
00:15:05Donc effectivement
00:15:06pour aller dans le sens d'Éric
00:15:08si on tape sur Bruel
00:15:09il faut taper sur tout le monde.
00:15:10Ce sont 52 là.
00:15:11Et que des pédocriminels
00:15:13il y en a un
00:15:13qui est en détention provisoire
00:15:14mais que les deux
00:15:15qui sont passés en jugement
00:15:17on attend le jugement final
00:15:18on a eu les réquisitions
00:15:19Célia Barotte
00:15:20aucun des deux
00:15:21si on suit les réquisitions
00:15:22ne passera ne serait-ce
00:15:24qu'une nuit en prison.
00:15:24Ils n'ont même pas fait
00:15:25de la détention provisoire
00:15:26et ils n'iront pas en prison
00:15:28après leur jugement.
00:15:29Donc effectivement
00:15:30on peut se dire
00:15:30est-ce qu'il y a un deux poids deux mesures
00:15:31en fonction de si on est connu
00:15:33ou si on ne l'est pas.
00:15:35On est face à des situations
00:15:37totalement différentes
00:15:38on sait que
00:15:39quand même la justice
00:15:41individualise chaque peine
00:15:42mais il ne faut pas
00:15:43que ce dossier
00:15:45Patrick Bruel
00:15:45paye les conséquences
00:15:47de l'actualité
00:15:48mais on ne peut pas
00:15:49non plus exclure
00:15:50qu'au regard de l'actualité
00:15:52les messages de fermeté
00:15:53donnés par le garde des Sceaux
00:15:54se répercutent
00:15:57dans les tribunaux.
00:15:58Le directeur.
00:15:59A contrario
00:15:59ce n'est pas parce que
00:16:00les autres n'ont pas été condamnés
00:16:01qu'on ne va pas condamner celui-là
00:16:02on ne va pas le faire
00:16:03en sens inverse.
00:16:04Deuxième chose
00:16:04vous l'avez dit
00:16:05attendez
00:16:05ce n'est pas un viol
00:16:06ce n'est pas deux viols
00:16:08c'est trois viols
00:16:08alors maintenant la justice se réveille
00:16:10mais c'est grand temps
00:16:10s'il est coupable
00:16:11s'il y a assez de preuves
00:16:12comme le disait Georges Fenech
00:16:14les gars restent en prison
00:16:16ils ont toutes les preuves
00:16:17ils ont tous les témoins
00:16:18ils savent très bien
00:16:18et c'est là-dessus
00:16:19qu'il faut se baser
00:16:19parce que s'ils ont l'impression
00:16:21qu'en effet
00:16:22alors icône ou pas icône
00:16:23j'en ai absolument
00:16:24rien à faire
00:16:25parce qu'aujourd'hui
00:16:26les citoyens regardent
00:16:27ce qui se passe
00:16:27et c'est vrai que c'est lui
00:16:28qui est médiatisé
00:16:29mais ça pourrait être
00:16:29dix mille qui sont médiatisés
00:16:30mais je pense que là
00:16:31il y avait Harvey Weinstein
00:16:34aux Etats-Unis
00:16:35qui est toujours en prison
00:16:36il n'y avait pas
00:16:36d'équivalent en France
00:16:37en prison
00:16:40si Patrick Bruel
00:16:41va en prison
00:16:42ça serait la première fois
00:16:43qu'une star
00:16:45chute à ce point-là
00:16:46jusqu'à la casse prison
00:16:46depuis la vague 8
00:16:48oui mais ce que je veux dire
00:16:49par la star ou pas star
00:16:50il a commis 3 viols
00:16:524 ou pas
00:16:53mais je pense que les enquêteurs
00:16:54ont beaucoup de choses
00:16:55dans les mains
00:16:55ils restent en prison
00:16:56tout simplement
00:16:57pas pour le fait
00:16:58qu'il part
00:16:59attendez Ludovic Toro
00:16:59s'il est coupable
00:17:00sa place est en prison
00:17:01il n'y a aucun sujet là-dessus
00:17:02aucun sujet là-dessus
00:17:04la question qui est posée ce matin
00:17:05c'est
00:17:06est-ce que le contexte général joue
00:17:08et est-ce qu'on est aussi ferme
00:17:11avec tout le monde
00:17:12être ferme avec Patrick Bruel
00:17:13c'est très bien
00:17:14mais être ferme avec les pédos criminels
00:17:15du périscolaire
00:17:16ça me semble important aussi
00:17:18mais surtout
00:17:19il ne faut pas se faire le contraire
00:17:20et se dire
00:17:20c'est l'ambiance locale
00:17:21il va prendre cher
00:17:22non
00:17:22il a fait vraiment
00:17:23il doit être condamné
00:17:24après le reste bien sûr
00:17:25mais il faut continuer
00:17:26vous avez bien vu que là
00:17:27c'est parti
00:17:28que ça devient quelque chose
00:17:29de national
00:17:29que toute la France bouge
00:17:30que tous les français
00:17:31et les parents sont révoltés
00:17:32donc là il faut des réponses
00:17:34donc là
00:17:34il va sûrement prendre
00:17:35c'est évident
00:17:36puisqu'on lit
00:17:36on va en parler tout à l'heure
00:17:38il y a une volaire globale
00:17:39dans le pays
00:17:39mais pas à barrage
00:17:40donc soit vraiment
00:17:41il sent qu'il a vraiment
00:17:42commis ses viols
00:17:43et bien on le laisse en prison
00:17:44tout simplement
00:17:45je précise que la détention
00:17:46provisoire n'est pas
00:17:47je le rappelle en tout cas
00:17:48une condamnation
00:17:49évidemment
00:17:49et que au final
00:17:51il encourt 20 ans
00:17:53de réclusion criminelle
00:17:54sans s'il est coupable
00:17:56il n'est pas
00:17:56là on ne plaisante plus
00:17:57si vous voulez
00:17:57et si sa culpabilité
00:18:00est avérée
00:18:01devant une cour d'assises
00:18:02il encourt une très lourde peine
00:18:04il faut le savoir
00:18:05il la prendra
00:18:05il connaît ou pas il connaît
00:18:07il prend sa peine
00:18:07et bien sûr
00:18:08enfin la justice
00:18:10va s'appliquer dessus
00:18:11mais là on est au stade
00:18:11de la garde
00:18:11il n'y a pas du sujet
00:18:12je suis d'accord avec vous
00:18:13il n'est peut-être pas coupable
00:18:14et il y a une question aussi
00:18:15c'est qu'en effet
00:18:16une partie des manifestantes
00:18:17nous on a tenu cette ligne
00:18:18la semaine dernière
00:18:19on a jugé que la justice
00:18:20elle allait quand même vite
00:18:21il y avait des manifestantes
00:18:22qui pensaient
00:18:23qu'il fallait que ça se fasse
00:18:24dans la rue
00:18:25et à ce moment-là
00:18:25il a un droit expliquer
00:18:26justement
00:18:27qu'elle dévoyait la cause
00:18:28la problématique qu'on a
00:18:29c'est qu'une partie
00:18:30des manifestantes
00:18:30qui étaient là
00:18:32heureusement
00:18:32sur lequel il y en a
00:18:33mélangé avec Némésis
00:18:34et avec des citoyennes
00:18:35etc
00:18:36c'était les manifestantes
00:18:37devant chez Patrick Brouel
00:18:38et en effet
00:18:39si ce soir
00:18:40il est libéré
00:18:41c'est une certitude
00:18:42que la pression
00:18:42elle va continuer à augmenter
00:18:44elle va continuer à augmenter
00:18:45sur Gérald Darmanin
00:18:46et donc
00:18:46c'est une évidence
00:18:47que ça a une incidence
00:18:48au vu du contexte
00:18:49oui mais nous citoyens
00:18:50on veut qu'enfin
00:18:51la justice soit rendue
00:18:53sans prendre le contexte général
00:18:55et la faillite de la justice
00:18:56enfin peut-être
00:18:57alors c'est un mec
00:18:58comme un autre
00:18:59peut-être qu'il n'a pas
00:19:00commis ses viols
00:19:01mais à mon avis
00:19:02c'est les enquêteurs
00:19:02et la justice
00:19:03qui a les pièces
00:19:03qu'on n'a pas aujourd'hui
00:19:04pour dire tout simplement
00:19:05vu ce qu'on a
00:19:07sous le dossier
00:19:07tu restes en prison
00:19:09on verra
00:19:10on va suivre
00:19:11on va suivre
00:19:12ça toute la journée
00:19:12vers quelle heure
00:19:13ça devrait tomber Célia ?
00:19:14normalement c'est
00:19:15cet après-midi
00:19:15qu'il est présenté
00:19:16à ses juges d'instruction
00:19:18donc on peut s'attendre
00:19:19quand même à une décision
00:19:21en fin de journée
00:19:21on imagine effectivement
00:19:23le stress dans la défense
00:19:24puisqu'il va être représenté
00:19:25par ses avocats
00:19:26ses avocates d'ailleurs
00:19:28qui vont plaider
00:19:29devant le juge des libertés
00:19:30pour le contrôle judiciaire
00:19:32et pour qu'il ne dorme pas en prison
00:19:33donc elles vont pouvoir
00:19:34plaider et défendre
00:19:35Patrick Bruel
00:19:36devant le juge des libertés
00:19:37pour qu'il dorme chez lui ce soir
00:19:38qu'il soit placé
00:19:39sous contrôle judiciaire
00:19:40j'imagine qu'elles vont proposer
00:19:42qu'on lui prenne son passeport
00:19:43pour éviter qu'il puisse se déplacer
00:19:45et quitter le territoire national
00:19:47mais il a le droit
00:19:48à une défense
00:19:48devant le juge des libertés
00:19:49bien sûr
00:19:50et n'oubliez pas
00:19:50que le juge des libertés
00:19:52et la détention
00:19:52doit motiver sa décision
00:19:54il doit dire
00:19:55en quoi cette détention
00:19:56qui est l'exception
00:19:57comme vous le savez
00:19:58elle est absolument nécessaire
00:19:59dans ce dossier
00:20:00il ne va pas faire de référence
00:20:02à une autre affaire criminelle
00:20:03il va se contenter
00:20:05du dossier
00:20:05quels sont les risques
00:20:06si je ne l'incarcère pas
00:20:08c'est ça
00:20:08on va en reparler
00:20:09dans un instant
00:20:10et puis on va évidemment
00:20:12regarder ce qui va se passer
00:20:12toute la journée
00:20:13et la décision
00:20:14qui tombera
00:20:15donc dans la journée
00:20:16Patrick Burel
00:20:17passera-t-il sa première nuit
00:20:18derrière les barreaux
00:20:19Patrick Burel
00:20:19va-t-il dormir en prison
00:20:21on va revenir avec
00:20:22ce qui se passe autour
00:20:23évidemment de l'affaire Liana
00:20:24il y avait une nouvelle
00:20:25marche blanche hier
00:20:26et effectivement
00:20:27il y a une colère dans le pays
00:20:28Ludovic Thoreau
00:20:28chaque parent de ce pays a peur
00:20:30il y avait un célèbre journaliste
00:20:31qui avait dit
00:20:31une époque
00:20:33la France a peur
00:20:33aujourd'hui les parents de France
00:20:34ont peur
00:20:35écoutez l'émotion
00:20:36de la tante de Liana
00:20:37lors de la marche blanche d'hier
00:20:40son départ nous a profondément
00:20:42bouleversés
00:20:43et elle nous manque
00:20:44terriblement
00:20:46son sourire
00:20:47sa présence
00:20:48sa douceur
00:20:48et tous les sourires
00:20:50qu'elle nous laisse
00:20:50resteront à jamais
00:20:51gravés dans nos cœurs
00:20:53nous ne l'oublierons jamais
00:20:55son amour
00:20:57et la joie
00:20:57qu'elle nous a apporté
00:20:58dans nos vies
00:21:00continueront de vivre
00:21:01à travers de chacun
00:21:03de nous
00:21:05nous voulons également
00:21:06remercier sincèrement
00:21:07toutes les personnes présentes
00:21:09votre soutien
00:21:10votre affection
00:21:12votre présence
00:21:13à nos côtés
00:21:14nous apporte
00:21:15beaucoup de réconfort
00:21:16merci d'être ici
00:21:18aujourd'hui
00:21:19pour honorer sa mémoire
00:21:21Liana
00:21:22tu resteras pour toujours
00:21:24dans nos pensées
00:21:25et dans notre cœur
00:21:27nous t'aimons énormément
00:21:29et nous ne t'oublierons
00:21:31jamais
00:21:42voilà
00:21:42l'émotion
00:21:43d'une famille
00:21:44déchirée
00:21:44par le meurtre
00:21:45de Liana
00:21:46qui aurait pu être
00:21:47évité
00:21:48comme tant d'autres
00:21:49on va y revenir
00:21:49dans un instant
00:21:50on va écouter
00:21:51les différents avocats
00:21:52parce que tous
00:21:53ne disent pas la même chose
00:21:53l'avocat
00:21:54de la famille de Liana
00:21:55ne dit pas du tout
00:21:56la même chose
00:21:56que l'avocat
00:21:57de la famille de Rosa
00:21:58Rosa
00:21:58c'est cette petite fille
00:21:59qui a été abusée
00:22:00elle aussi par Jérôme B
00:22:02Jérôme Barrella
00:22:03à l'âge de 10 ans
00:22:04plusieurs viols
00:22:05de multiples viols
00:22:06et des constatations
00:22:08ont été faites sur elle
00:22:10par des médecins
00:22:10et des psychiatres
00:22:11qui prouvaient le viol
00:22:12il lui avait laissé
00:22:13des lésions absolument
00:22:14ignobles
00:22:15et rien n'a été fait
00:22:16elles n'ont pas été entendues
00:22:18la maman de Rosa
00:22:19et Rosa
00:22:20on se retrouve dans un instant
00:22:20à tout de suite
00:22:24de retour dans 100% Frontière
00:22:25et le gouvernement
00:22:26va une nouvelle fois
00:22:26s'exprimer sur l'affaire Liana
00:22:27c'est le mot de Bréjon
00:22:29qui va le faire
00:22:29porte-parole du gouvernement
00:22:30je vous propose de l'écouter
00:22:31Face à cela
00:22:32il faut d'abord agir
00:22:33avec détermination
00:22:35n'écarter aucune responsabilité
00:22:38et établir d'abord les faits
00:22:42les rapports d'inspection
00:22:43seront remis
00:22:44vous le savez
00:22:44le 19 juin
00:22:45il est évident
00:22:47qu'il y a eu
00:22:48des dysfonctionnements
00:22:50manifestes
00:22:51il faut comprendre
00:22:51désormais
00:22:52ce qui relève
00:22:53des responsabilités individuelles
00:22:55et des dysfonctionnements
00:22:56et des dysfonctionnements
00:22:57systémiques
00:22:58dans l'ensemble
00:22:59des services publics
00:23:00impliqués
00:23:01ce sont les mots
00:23:02du président de la république
00:23:05ensuite
00:23:06il faut rappeler
00:23:07que beaucoup de choses
00:23:08ont été faites
00:23:10depuis 9 ans
00:23:11tant en matière
00:23:12de réponses budgétaires
00:23:13de réponses législatives
00:23:16et de réponses
00:23:17réglementaires
00:23:18il faut bien sûr
00:23:19renforcer
00:23:20tout ce qui doit l'être
00:23:22mais à la lumière
00:23:23des faits
00:23:25je vous renvoie
00:23:25vers bien sûr
00:23:26les rapports d'inspection
00:23:27et avec méthode
00:23:30on ne répond pas
00:23:31à un drame
00:23:32par décrit
00:23:34la précipitation
00:23:35et la démagogie
00:23:37sont des réponses
00:23:39qui ne sont pas
00:23:40à la hauteur
00:23:41et qui ne sont pas
00:23:42respectueuses
00:23:44un texte de loi
00:23:45a été porté
00:23:46en conseil des ministres
00:23:48vous le savez
00:23:49il y a plusieurs semaines
00:23:51s'il doit être modifié
00:23:53c'est uniquement
00:23:54au regard
00:23:55des faits
00:23:57et encore une fois
00:23:57avec méthode
00:24:03ce sont les mots
00:24:04je le redis
00:24:05pour être très clair
00:24:05du président de la république
00:24:07que je vous ai
00:24:09scrupuleusement
00:24:09et rigoureusement
00:24:13relaté
00:24:15j'en viens à la partie
00:24:17plus formelle
00:24:18du conseil des ministres
00:24:20avec deux ordonnances
00:24:22qui visent à appliquer
00:24:24aux collectivités
00:24:25d'outre-mer
00:24:26et à la Nouvelle-Calédonie
00:24:27des évolutions
00:24:29qui a lu
00:24:29les propos
00:24:30d'Emmanuel Macron
00:24:31Emmanuel Macron
00:24:32je le dis à Benjamin
00:24:33on va pouvoir aussi
00:24:33écouter
00:24:34ce qu'il a dit
00:24:35hier
00:24:35et ressortir le son
00:24:36il a du mal
00:24:38à appréhender
00:24:38cette affaire
00:24:39comme il a toujours eu du mal
00:24:40à appréhender
00:24:41les affaires
00:24:42quand on n'a rien à dire
00:24:43il faut rien dire
00:24:44de cet ordre-là
00:24:44c'est-à-dire qu'on se souvient
00:24:46évidemment
00:24:46de l'affaire Lola
00:24:47de l'affaire Philippine
00:24:48je peux citer
00:24:49Samuel Paty
00:24:50je peux citer
00:24:50Dominique Bernard
00:24:51les mots
00:24:51qu'il enfile
00:24:52comme les perles
00:24:53sur un collier
00:24:53plus jamais ça
00:24:54et puis on attend
00:24:55toujours
00:24:55la prochaine victime
00:24:57donc écoutez
00:24:58Emmanuel Macron
00:24:59ça c'était hier
00:25:00donc à l'Elysée
00:25:02nul ici
00:25:03n'ignore
00:25:05je dirais
00:25:05qu'à quelques kilomètres
00:25:06du pic
00:25:07un drame aussi
00:25:08est advenu
00:25:10qui bouleverse
00:25:11le pays tout entier
00:25:12et donc
00:25:13évidemment
00:25:14je ne peux pas
00:25:15commencer cette cérémonie
00:25:16sans avoir
00:25:16une pensée
00:25:18pour
00:25:19une de nos familles
00:25:20et pour tant de familles
00:25:21qui sont touchées
00:25:22par les drames
00:25:24les horreurs
00:25:26dire toute la détermination
00:25:27du gouvernement
00:25:28des pouvoirs publics
00:25:29mais aussi dire
00:25:30toute l'affection
00:25:31que nous avons
00:25:32à l'égard
00:25:33de la famille
00:25:34de la petite Liana
00:25:35voilà
00:25:35il a du mal
00:25:36à appréhender
00:25:37cette affaire
00:25:37Emmanuel Macron
00:25:38il a du mal
00:25:38à appréhender
00:25:39peut-être qu'il a du mal
00:25:39à se transposer
00:25:40et à se mettre
00:25:41à la place
00:25:41des parents de Liana
00:25:42qui viennent de perdre
00:25:43leur petite fille
00:25:43oui dès qu'il y a des victimes
00:25:45on a le sentiment
00:25:45qu'Emmanuel Macron
00:25:46au mieux
00:25:47n'en a pas grand chose
00:25:48à faire
00:25:49au pire
00:25:49n'en a vraiment
00:25:50rien à faire
00:25:51c'est à dire que
00:25:51quand il y a en effet
00:25:53des victimes
00:25:53bon bah
00:25:54il peut lui arriver
00:25:55par exemple
00:25:55de parler de brainwashing
00:25:56puis 48 heures plus tard
00:25:58on a une surveillante
00:25:58qui est tuée
00:26:00dans notre pays
00:26:00le brainwashing
00:26:01c'était la vache de cerveau
00:26:02vous savez
00:26:03sur les faits divers
00:26:04donc non
00:26:04le président de la république
00:26:05n'a jamais apporté
00:26:07un vrai soutien humain
00:26:09aux familles de victimes
00:26:10moi j'ai souvenir
00:26:10d'Harmonie Comine
00:26:12de la veuve
00:26:12du gendarme Comine
00:26:13qui avait interpellé
00:26:15le président de la république
00:26:16un 14 juillet
00:26:17et il avait fait
00:26:17bon comme s'il n'était pas
00:26:18au courant
00:26:19de ce qui s'était passé
00:26:19comme s'il ne la connaissait pas
00:26:21donc Emmanuel Macron
00:26:22n'a jamais été du côté
00:26:23des victimes
00:26:24n'a jamais su trouver
00:26:25les mots
00:26:26pour être au côté des victimes
00:26:27j'évacue évidemment
00:26:28les hommages aux Invalides
00:26:29où là pour le coup
00:26:30il a toujours été
00:26:31plutôt au niveau
00:26:32mais c'est vrai
00:26:33que c'est un président
00:26:33dont on ne comprend pas
00:26:34le lien qu'il a
00:26:35avec les français
00:26:36on a l'impression
00:26:37que tout ça
00:26:38en fait
00:26:38ce n'est pas un sujet noble
00:26:39que les sujets nobles
00:26:40c'est la coalition des volontaires
00:26:42pour sauver l'Ukraine
00:26:43c'est la grande diplomatie
00:26:45mais que
00:26:45la justice du quotidien
00:26:47l'insécurité galopante
00:26:49dans notre pays
00:26:49l'hyper-violence
00:26:50qui touche tous les français
00:26:51il n'en a rien à faire
00:26:53il n'en a rien à faire
00:26:54du sort visiblement
00:26:55de nos enfants
00:26:55il y a peut-être
00:26:56peut-être des explications
00:26:57certains diraient
00:26:58qu'il n'a pas d'enfant
00:26:59et que ça peut expliquer cela
00:27:00je ne sais pas
00:27:00si ça participe
00:27:01on peut ne pas avoir d'enfant
00:27:02et réussir à se transposer
00:27:03on peut tout à fait
00:27:04voilà
00:27:04mais lui visiblement
00:27:06il n'y arrive pas
00:27:07il a du mal
00:27:08il a du mal
00:27:08effectivement à aborder
00:27:10avec les bons mots
00:27:11parce que
00:27:11ce n'était pas une question
00:27:12de ne pas avoir d'enfant
00:27:13par exemple
00:27:13pour la veuve du gendarme Comine
00:27:14à qui il n'a même pas
00:27:15adressé quasiment
00:27:17quasiment pas adressé la parole
00:27:18quand il la croise
00:27:19et elle l'a expliqué
00:27:20sur
00:27:20mais quand c'est les enfants
00:27:21vous me pardonnerez
00:27:22mais je trouve que
00:27:23c'est même encore pire
00:27:23c'est encore pire
00:27:24parce que ça concerne
00:27:25tous les français
00:27:26depuis maintenant une semaine
00:27:27on dit que ce sujet-là
00:27:28il transcende les clivages
00:27:30il transcende l'intérêt partisan
00:27:31Eric Tegner
00:27:32je ne suis pas
00:27:34particulièrement
00:27:35un soutien de Gérald Darmanin
00:27:36mais on a vu à minima
00:27:37comment il était lui-même
00:27:38affecté par ce qui se passait
00:27:39et bien par contraste
00:27:40on voit qu'Emmanuel Macron
00:27:41qui pourtant est au pouvoir
00:27:43depuis 9 ans maintenant
00:27:44ne l'est absolument pas
00:27:45c'est-à-dire qu'il n'y a
00:27:46moi je mets au défi
00:27:47n'importe qui
00:27:48de trouver un seul moment
00:27:49des 9 dernières années
00:27:51on sent chez lui
00:27:52presque une sorte de
00:27:53on sent qu'il se laisse
00:27:54un peu aller
00:27:55de l'empathie
00:27:56c'est-à-dire qu'à un moment
00:27:56qu'il se retrouve un peu
00:27:57parce que c'est très dur
00:27:58quand on est président de la République
00:27:59on nous remonte
00:28:00tous les problèmes
00:28:01tous les morts etc
00:28:02mais on voit comment déjà
00:28:03il était absent
00:28:04lors des différents hommages
00:28:05des soldats
00:28:06qui sont morts au combat
00:28:07il y a quelques semaines
00:28:09alors qu'il est le chef
00:28:10d'état-major des armées
00:28:11c'est la dernière chose
00:28:12qui lui reste aujourd'hui
00:28:13il en était incapable
00:28:14et ça je pense que ça effraye
00:28:16énormément les français
00:28:16c'est-à-dire que tous les français
00:28:17qu'on peut parfois rencontrer
00:28:18autour de cette table
00:28:19et bien ils nous disent
00:28:20en fait on est effrayé
00:28:21par ce président de la République
00:28:22qu'on ne comprend pas
00:28:23avec qui on sent
00:28:24qu'il y a une véritable fracture
00:28:25Pierre-Marie Sèvres
00:28:26il faut voir son bilan
00:28:27Emmanuel Macron
00:28:28avait promis
00:28:29vous savez pour punir
00:28:30pour lutter contre l'insécurité
00:28:32la première chose à faire
00:28:33c'est de mettre
00:28:34les mauvais en prison
00:28:35c'est pas plus compliqué que ça
00:28:37il y a un président Salvador
00:28:38qui le prouve
00:28:39dans une situation
00:28:40un petit peu extrême
00:28:41un petit peu différente de la nôtre
00:28:42mais qui prouve une chose
00:28:43c'est que quand on met
00:28:44les délinquants
00:28:44et les criminels en prison
00:28:45il n'y a plus de crimes
00:28:46et de délits
00:28:47c'est un enfant de 4 ans
00:28:48on comprenait ça
00:28:49Emmanuel Macron a promis
00:28:5115 000 places de prison
00:28:51en 2017
00:28:52donc sur 5 ans
00:28:53à moins qu'il soit de 20
00:28:55et qu'il imaginait
00:28:56que ce serait sur 10 ans
00:28:57on est presque 10 ans plus tard
00:28:59il en aura construit
00:29:00à peine plus de 4 000
00:29:01donc ça c'est le premier bilan
00:29:03Emmanuel Macron a nommé
00:29:04Nicole Belloubet
00:29:04qui est l'incarnation
00:29:05du laxisme judiciaire
00:29:07Nicole Belloubet
00:29:08qui a libéré
00:29:09pendant le Covid
00:29:11plus de 6 000 détenus
00:29:12au moins 6 000 détenus
00:29:14on parle en plus
00:29:15d'une affaire
00:29:16de l'affaire Liana
00:29:18de viol sur mineur
00:29:19de pédocriminalité
00:29:21bon c'est une affaire
00:29:23assez ancienne
00:29:23mais Emmanuel Macron
00:29:24a beaucoup insisté
00:29:25il a fait la cour
00:29:26à Eric Dupond-Moretti
00:29:27pendant longtemps
00:29:28Eric Dupond-Moretti
00:29:29on ne peut pas dire
00:29:30que ce soit tellement
00:29:30l'avocat des victimes
00:29:31il a beaucoup de talent
00:29:32par ailleurs
00:29:33mais dans l'affaire Doutreau
00:29:34au contraire
00:29:35c'était l'avocat
00:29:35des mises en cause
00:29:37et les enfants
00:29:38qui accusaient
00:29:39les mises en cause
00:29:41selon tous les témoignages
00:29:42il les avait terrorisés
00:29:43lors des audiences
00:29:45donc on ne peut pas dire
00:29:46qu'Eric Dupond-Moretti
00:29:48donc le deuxième ministre
00:29:49de la justice
00:29:49d'Emmanuel Macron
00:29:50je ne suis pas sûr
00:29:50que ce soit un exemple
00:29:51parce que c'est comment
00:29:52ça s'est terminé
00:29:53oui mais c'est exactement
00:29:53l'inverse de l'affaire
00:29:55qu'on a là
00:29:55c'est-à-dire qu'on nous dit
00:29:56pendant l'affaire Doutreau
00:29:57on a trop écouté
00:29:58la parole des enfants
00:29:58mais là on découvre
00:29:59qu'en fait
00:29:59on n'écoute pas tant que ça
00:30:00peut-être pas assez
00:30:02donc justement
00:30:03Emmanuel Macron
00:30:04a le pire bilan sécuritaire
00:30:06et pourtant il y a de la compétition
00:30:07avec François Hollande
00:30:08etc.
00:30:09a le pire bilan sécuritaire
00:30:10de tous les présidents
00:30:11de la Ve République
00:30:12c'est une évidence
00:30:12Georges Fenech
00:30:13comment vous jugez
00:30:15donc il y a Maude Bréjon
00:30:15qui lit les propos
00:30:17d'Emmanuel Macron
00:30:19qui reconnaît
00:30:19des dysfonctionnements
00:30:20il y avait sa réaction
00:30:21à l'étranger
00:30:21la semaine dernière
00:30:22il y avait sa réaction
00:30:23à l'Elysée
00:30:23hier soir
00:30:24et on ne sent pas
00:30:25énormément d'empathie
00:30:26et surtout
00:30:27il y en a un peu
00:30:28ras-le-bol
00:30:28c'est comme après
00:30:30les énièmes émeutes
00:30:31post-victoire du PSG
00:30:32à l'Elysée
00:30:33où il disait exactement
00:30:33la même chose
00:30:34que l'année dernière
00:30:34plus jamais ça
00:30:36on en a ras-le-bol
00:30:37on en a marre
00:30:40il y a eu Philippine
00:30:42qu'est-ce qui s'est passé
00:30:43après Philippine
00:30:43il y a eu Elias
00:30:44qu'est-ce qui s'est passé
00:30:45après Elias
00:30:46il y a eu Liana
00:30:47à chaque fois
00:30:48ces drames
00:30:49ils ont un point commun
00:30:50ils auraient pu être évités
00:30:51Philippine et Lola
00:30:52c'est parce que les bourreaux
00:30:53étaient sous OQTF
00:30:54Elias c'est parce que
00:30:55c'était des multirécidivistes
00:30:56qui n'avaient pas le droit
00:30:57de se voir
00:30:58et Liana c'est parce que
00:30:59c'était un pédocriminel
00:31:00multirécidiviste
00:31:00qu'on aurait mis
00:31:01dû mettre hors d'état
00:31:02de nuire depuis longtemps
00:31:03voilà
00:31:04et en attendant
00:31:04les parents français ont peur
00:31:06en attendant
00:31:07les parents français ont peur
00:31:08oui je pourrais vous répondre
00:31:09que la différence
00:31:10avec toutes les affaires
00:31:11que vous avez
00:31:11tragiques
00:31:12que vous avez rappelé
00:31:13c'est que cette fois-ci
00:31:16ça n'est même plus
00:31:17qu'on dit un fait divers
00:31:18un fait de société
00:31:19c'est même plus un fait de société
00:31:20c'est un fait politique
00:31:21c'est ça toute la différence
00:31:22aujourd'hui
00:31:23c'est que les français
00:31:23sont dans la rue
00:31:24ils manifestent
00:31:26ils manifestent
00:31:26devant Vendôme
00:31:27ils manifestent devant
00:31:28les palais de justice
00:31:29il y a une colère sourde
00:31:30qui monte
00:31:3162 000 personnes
00:31:3262 000 personnes
00:31:33c'est ça la différence
00:31:34c'est que tout à coup
00:31:35à moins d'un an
00:31:36d'élection présidentielle
00:31:37c'est devenu
00:31:38un fait politique
00:31:39parce que
00:31:40on n'a rien
00:31:41ou quasiment
00:31:42rien fait
00:31:43et effectivement
00:31:44Pierre-Marie
00:31:45a raison de dire
00:31:46s'il avait voulu
00:31:47de la fermeté
00:31:47place Vendôme
00:31:49il aurait fait
00:31:49d'autres choix
00:31:50ministériels
00:31:52il n'aurait pas
00:31:53il n'aurait pas
00:31:54laissé faire
00:31:54par exemple
00:31:55la réforme
00:31:56de l'ordonnance
00:31:57de 45 sur les mineurs
00:31:58qui a été fait
00:31:59à contresens
00:32:00par madame Belloubet
00:32:01il n'aurait pas fait
00:32:02supprimer
00:32:03les courtes peines
00:32:04d'emprisonnement
00:32:04et je pourrais
00:32:05égrener comme ça
00:32:06tout ce qui a été fait
00:32:07sous ces quinquennats
00:32:08donc là
00:32:09il est face
00:32:10aujourd'hui
00:32:10à un fait politique
00:32:11qui est obligé
00:32:12d'intervenir
00:32:14on va aller sur le terrain
00:32:15en rejoint de politique
00:32:16mais je fais juste
00:32:16une insiste
00:32:17parce qu'effectivement
00:32:18contrairement à d'autres affaires
00:32:19il y a une mobilisation
00:32:21dans la rue
00:32:21Lola vous n'aviez pas
00:32:22le droit de manifester
00:32:23Philippine
00:32:24fallait pas le récupérer
00:32:26politiquement ce drame
00:32:27donc c'est à dire
00:32:27que c'est très intéressant
00:32:28là des gens se réveillent
00:32:30et disent que la justice
00:32:31est laxiste
00:32:31certains le disent
00:32:32depuis très longtemps
00:32:32et certains
00:32:34réagissent avec la même
00:32:35véhémence
00:32:36peu importe
00:32:37le cas de figure
00:32:37je note que
00:32:39effectivement là
00:32:39tout le monde réagit
00:32:40et c'est tant mieux
00:32:41autour de Liana
00:32:42Lola et Philippine
00:32:43on les a laissés un peu seuls
00:32:44Pauline Trevzer
00:32:45vous êtes sur le terrain
00:32:46et vous menez d'ailleurs
00:32:46avec Noemi Hardy
00:32:47un boulot extraordinaire
00:32:48vous avez recueilli
00:32:49de nombreux témoignages
00:32:50et vous continuez
00:32:51à mener votre enquête
00:32:52de journaliste
00:32:53et on s'est eu ce matin
00:32:54par téléphone
00:32:55et vous m'avez dit
00:32:56on a enquêté avec Noemi Hardy
00:32:58et on se rend compte en fait
00:32:59qu'il y a beaucoup plus
00:33:00de victimes
00:33:01que ce qu'on pensait
00:33:02de Jérôme Barrella
00:33:03il y a toutes celles
00:33:04qui n'ont pas porté plainte
00:33:05et vous me disiez
00:33:06donc un nombre de victimes
00:33:07beaucoup plus important
00:33:08que ce qu'on dit
00:33:09aujourd'hui dans les médias
00:33:12Oui tout à fait Gauthier
00:33:14car il faut bien comprendre
00:33:15qu'il y a ces victimes
00:33:17qui souhaitent désormais
00:33:18témoigner à notre micro
00:33:20mais il y en a également
00:33:21d'autres qui n'ont pas
00:33:22encore le courage
00:33:23qui sont traumatisés
00:33:25et qui ne veulent pas
00:33:26encore témoigner
00:33:27face caméra
00:33:28et ce qu'on voulait vous dire
00:33:28c'est que par exemple
00:33:29ici à Hoche
00:33:30dans un rayon de 100 mètres
00:33:32nous avons appris hier
00:33:34qu'il y avait encore
00:33:35deux victimes présumées
00:33:37de Jérôme Barrella
00:33:39une première victime
00:33:40tout juste majeure
00:33:42qui aurait porté plainte
00:33:43et une deuxième victime
00:33:45qui travaille dans un établissement
00:33:47juste en face
00:33:48qui aurait été harcelée
00:33:49sexuellement
00:33:50par Jérôme Barrella
00:33:51dans son lieu de travail
00:33:55et là on parle vraiment
00:33:56d'un rayon de 100 mètres
00:33:57toujours dans cette ville
00:33:58de Hoche
00:33:59c'est ici
00:33:59qu'également
00:34:00Jérôme Barrella
00:34:01était licencié
00:34:03dans ce club de sport
00:34:04où la petite Rosa
00:34:05aurait rencontré
00:34:07cet homme
00:34:08qu'il aurait ensuite violé
00:34:09c'est dans ce club
00:34:10de sport
00:34:11qui était également
00:34:12licencié
00:34:13Lisa
00:34:13vous aviez diffusé
00:34:15hier son témoignage
00:34:16alors on parle
00:34:17ici d'une ville
00:34:18mais en fait
00:34:18c'est dans tout le territoire
00:34:20du Gers
00:34:20que Jérôme Barrella
00:34:21aurait pu agir
00:34:22puisque l'enlèvement
00:34:23de la petite Liana
00:34:24était cette fois
00:34:26Florence
00:34:26en fait ce qu'on veut
00:34:27vous expliquer
00:34:27c'est qu'en réalité
00:34:28il pourrait y avoir
00:34:29beaucoup plus de victimes
00:34:31de Jérôme Barrella
00:34:32que ce que l'on dit
00:34:34pour l'instant
00:34:34alors s'il y a
00:34:35six procédures
00:34:37de confirmer
00:34:37au moment où on se parle
00:34:38il pourrait y avoir
00:34:39d'autres signalements
00:34:40et encore d'autres plaintes
00:34:42dans les jours à venir
00:34:43Gauthier
00:34:43Merci beaucoup
00:34:44merci beaucoup
00:34:45Pauline Trevzer
00:34:46et Noemi Hardy
00:34:47je vais redire
00:34:48ce que a dit
00:34:50Maude Bréjean
00:34:50en citant Emmanuel Macron
00:34:51parce qu'on n'a pas
00:34:52assez souligné cette phrase
00:34:53et cette phrase va faire parler
00:34:54on ne répond pas
00:34:55à un drame
00:34:56par des cris
00:34:57la précipitation
00:34:58et la démagogie
00:34:59n'est pas une réponse
00:35:00à la hauteur
00:35:00voilà ce que dit
00:35:02Emmanuel Macron
00:35:02on ne répond pas
00:35:03à un drame
00:35:04par des cris
00:35:05la précipitation
00:35:06et la démagogie
00:35:07n'est pas une réponse
00:35:08à la hauteur
00:35:10il insulte toutes les personnes
00:35:11qui ont manifesté
00:35:13devant les palais de justice
00:35:14devant les tribunaux
00:35:14il faut bien se rendre compte
00:35:15moi j'en ai couvert
00:35:17énormément des manifestations
00:35:18mais là c'était vraiment
00:35:19le cri du peuple
00:35:20le cri de la France
00:35:20le cri des parents
00:35:21comme vous avez expliqué
00:35:22Gauthier
00:35:23c'était même des primo-manifestants
00:35:25ces personnes qui se trouvaient
00:35:26devant les palais de justice
00:35:27ou encore devant
00:35:28le ministère de la justice
00:35:29et donc avec cette déclaration
00:35:30j'estime qu'Emmanuel Macron
00:35:33leur crache au visage
00:35:34et les maîtrise
00:35:35parce que c'est quand même
00:35:36des parents qui sont épleurés
00:35:38et qui ont peur aussi
00:35:39pour leurs enfants
00:35:39oui Ludovic Thoreau
00:35:40mais excusez-moi
00:35:41c'est pas seulement Emmanuel Macron
00:35:42c'est la porte-parole
00:35:43comment on peut parler
00:35:44de démagogie aujourd'hui
00:35:45quand on voit ce qui s'est passé
00:35:46avec la petite
00:35:47ça veut dire qu'il est
00:35:48complètement hors circuit
00:35:49en fait
00:35:50il est non concerné
00:35:52c'est tout simplement
00:35:53nous sommes tous concernés
00:35:54lui il est pas concerné
00:35:55par ça
00:35:56mais par toutes les autres choses
00:35:57quand il prend la parole
00:35:58on se dit qu'il parlait
00:35:58je sais pas
00:35:59d'un accident
00:35:59ou d'un chien écrasé
00:36:01un peu d'empathie
00:36:02comme vous disiez tout à l'heure
00:36:03c'est une petite fille
00:36:04qui a été violée
00:36:05qui a été tuée
00:36:05et d'autres avant
00:36:06et là
00:36:07faut pas parler de démagogie
00:36:08mais on parle pas de démagogie
00:36:10vous avez bien vu
00:36:11il y aura d'autres témoignages
00:36:12ce gars là
00:36:12il a peut-être fait d'autres choses
00:36:13qu'on va déclarer
00:36:14on parle de démagogie
00:36:15Madame la porte-parole
00:36:16je suis désolé
00:36:17vous êtes porte-parole
00:36:17mais vous avez le droit aussi
00:36:18en tant que femme
00:36:19de dire des choses
00:36:20et la vérité
00:36:20elle lit
00:36:21elle fait son job de porte-parole
00:36:22le problème c'est pas
00:36:23Maud Bréjou
00:36:23elle lit la déclaration
00:36:24d'Emmanuel Macron
00:36:24c'est une femme
00:36:26non c'est pas ses mots
00:36:26c'est les mots d'Emmanuel Macron
00:36:27oui mais elle est porte quand même
00:36:28moi quand je porte des mots
00:36:29même d'un autre
00:36:30je les assume
00:36:30elle fait son job de porte-parole
00:36:32c'est pas le sujet
00:36:33Emmanuel Macron
00:36:34on ne répond pas à un drame
00:36:35par des cris
00:36:36la précipitation et la démagogie
00:36:37n'est pas une réponse à la hauteur
00:36:39les mots d'Emmanuel Macron
00:36:41Eric Tegner
00:36:41je trouve ça atroce
00:36:43vous savez pourquoi
00:36:43parce que ça me fait penser
00:36:44à ce témoignage
00:36:45de cette mère de Rosa
00:36:46c'est pire que ce qu'on disait
00:36:47hier soir en fait
00:36:47mais c'est pire
00:36:48c'est-à-dire qu'on pensait
00:36:49que c'était une erreur
00:36:50qu'un gendarme ait dit
00:36:51à la mère de Rosa
00:36:52on va porter plainte contre vous
00:36:53si vous continuez à nous appeler
00:36:54chaque lundi matin
00:36:55pour savoir
00:36:55où en est la plainte
00:36:57contre finalement
00:36:58le violeur de votre fille
00:36:59en fait ce que dit Emmanuel Macron
00:37:01c'est la même chose
00:37:02c'est la même chose
00:37:03c'est-à-dire qu'en fait
00:37:04calmez-vous
00:37:05rentrez à la maison
00:37:06faites confiance
00:37:07arrêtez de nous emmerder
00:37:08parce que voilà
00:37:09sinon vous êtes problématique
00:37:11vraiment pour moi
00:37:11en fait ça me sidère
00:37:13ça me sidère
00:37:13et encore une fois
00:37:15je vois le contraste
00:37:16c'est vraiment pas pour le défendre
00:37:17Gérald Darmanin
00:37:17mais en fait
00:37:18il y a d'un côté
00:37:19un ministre de la justice
00:37:20qui essaye d'avoir
00:37:21il n'aurait jamais dit ça
00:37:21mais jamais de la vie
00:37:23c'est-à-dire jamais de la vie
00:37:24quelqu'un
00:37:24mais même le plus mauvais
00:37:27communicant
00:37:27c'est-à-dire que même
00:37:27si c'était juste du fake
00:37:29de la communication
00:37:30personne ne répondrait ça
00:37:31mais aucun français ne l'aurait dit
00:37:32mais bien sûr jamais
00:37:33personne, aucun citoyen
00:37:34mais même l'extrême gauche
00:37:35même les plus racistes du pays
00:37:37c'est-à-dire qu'il n'y a qu'Emmanuel Macron
00:37:38pour dire ce genre de choses
00:37:39Georges Fenech
00:37:40Georges Fenech
00:37:40je relis cette phrase
00:37:41et je demande à ce qu'on la sorte
00:37:42et qu'on puisse la voir à l'écran
00:37:44avec une citation d'Emmanuel Macron
00:37:46pour que chacun puisse se rendre compte
00:37:48on ne répond pas à un drame
00:37:49par des cris
00:37:50la précipitation
00:37:51et la démagogie
00:37:52n'est pas une réponse
00:37:53à la hauteur
00:37:54est-ce que la politique
00:37:55d'Emmanuel Macron
00:37:55depuis 9 ans
00:37:56est à la hauteur ?
00:37:57Est-ce que lui-même
00:37:58le président qu'il est
00:37:59est à la hauteur ?
00:38:00Est-ce qu'il arrive
00:38:01à se transposer deux secondes
00:38:02et à se mettre à la place
00:38:03de la famille de Liana
00:38:04je rappelle qu'au moment
00:38:06du lavage de cerveau
00:38:07du brainwashing
00:38:07pour dénoncer
00:38:08donc les chaînes info
00:38:10qui parleraient trop
00:38:10selon lui
00:38:11de faits divers
00:38:11et bien quelques heures plus tard
00:38:13Mélanie était tuée
00:38:14à coup de couteau
00:38:14en fouillant des sacs à dos
00:38:16elle était surveillante
00:38:17d'un établissement scolaire
00:38:18pendant que lui
00:38:18il dissertait sur les océans
00:38:20à Nice
00:38:20avec la mer derrière lui
00:38:22on avait l'impression
00:38:22qu'il était au festival de Cannes
00:38:23Cette déclaration
00:38:24elle est extrêmement choquante
00:38:26c'est un coup de poignard
00:38:27dans le cœur
00:38:27des familles
00:38:29des victimes
00:38:29c'est vraiment une faute
00:38:32d'avoir exprimé
00:38:34cette démagogie
00:38:35mais alors il vise qui ?
00:38:36il vise peut-être aussi
00:38:37le garde des Sceaux
00:38:37parce que le garde des Sceaux
00:38:38s'est excusé quand même
00:38:39il a déjà dit
00:38:41qu'il y avait des dysfonctionnements
00:38:42le directeur de la gendarmerie aussi
00:38:47pardonnez-moi
00:38:47le cri qu'on a entendu le plus
00:38:49ces derniers jours
00:38:50c'est le cri de la mère de Rosa
00:38:51pardonnez-moi
00:38:52le cri principal
00:38:53qu'on a entendu
00:38:54qui fait que les gens se mobillent
00:38:55c'est celui-ci
00:38:56donc je sais quoi
00:38:57c'est elle qui l'insulte
00:38:58c'est une faute
00:38:59une faute
00:39:00voilà
00:39:00c'est pas une erreur
00:39:02c'est une faute
00:39:03c'est plus qu'une faute
00:39:03la part du chef de l'Etat
00:39:04qui doit rassembler
00:39:06les Français en ce moment
00:39:07de les diviser
00:39:08en disant aux victimes
00:39:09finalement taisez-vous
00:39:10ne soyez pas démagogues
00:39:11c'est pas possible
00:39:12d'entendre des choses
00:39:13Jules Torres
00:39:13elle va rester cette phrase
00:39:14on ne répond pas à un drame
00:39:15par des cris
00:39:17il ne veut pas entendre
00:39:17le cri de la mère de Rosa
00:39:18comme le dit très bien Eric
00:39:19il ne veut pas entendre
00:39:20le cri des familles
00:39:21oui ça le gêne
00:39:22ça le dérange
00:39:22le président de la République
00:39:23que son bilan
00:39:24ça soit aussi Liana
00:39:25ça soit aussi Elias
00:39:27ça soit aussi Lola
00:39:28et ça soit aussi Philippine
00:39:29ça le dérange
00:39:30je comprends que ça le dérange
00:39:31comme souvent dans ce genre de cas
00:39:32Emmanuel Macron
00:39:33non seulement
00:39:34montre une déconnexion abyssale
00:39:36avec la réalité
00:39:37de ce que vivent
00:39:37les victimes françaises
00:39:38et par ailleurs
00:39:39oui je suis désolé
00:39:40il les insulte un petit peu
00:39:42en disant ça
00:39:43parce qu'en effet
00:39:43Eric a tout à fait raison
00:39:44c'est quoi les cris qu'on entend ?
00:39:46bon c'est les cris peut-être
00:39:47des manifestants
00:39:48et des manifestantes
00:39:49qui étaient devant la place Vendôme
00:39:50ça veut dire quoi ?
00:39:51ça veut dire qu'elles n'ont pas
00:39:51le droit de crier
00:39:52c'est ces gens-là
00:39:53qui les insultent ?
00:39:53c'est ces gens-là
00:39:54qui les insultent ?
00:39:56peut-être même
00:39:57la mère de Liana
00:39:58c'est peut-être même
00:39:59la mère de Rosa
00:40:00donc à un moment donné
00:40:01on ne comprend pas
00:40:02ou alors on comprend trop bien
00:40:03cette sortie du président
00:40:04de la République
00:40:05et moi ce que je trouve
00:40:06le plus dingue
00:40:07c'est que c'est la dichotomie
00:40:08qu'il y a entre
00:40:09ces paroles-là
00:40:10et le constat
00:40:11qui est dressé
00:40:11par le même président
00:40:12de la République
00:40:13parce qu'il fait dire
00:40:14à Maude Brejon
00:40:14que c'est la confiance
00:40:16des institutions
00:40:16qui est posée
00:40:17bah excusez-moi
00:40:18quand il y a
00:40:18la confiance des institutions
00:40:20qui est posée
00:40:21à savoir
00:40:22l'état de droit
00:40:23le laxisme judiciaire
00:40:24bah oui
00:40:25il peut y avoir
00:40:26de la démagogie
00:40:27c'est pas très grave
00:40:29en politique
00:40:29et vous le savez mieux que moi
00:40:31on le sait aussi bien
00:40:32la démagogie
00:40:33elle est partout
00:40:33dans le monde politique
00:40:34la précipitation
00:40:35elle est partout
00:40:37les magistrats
00:40:37ils ne sont pas précipités
00:40:38pour aller défendre
00:40:39leurs corporations
00:40:40sur toutes les matinales
00:40:41sur toutes les chaînes
00:40:42d'information
00:40:43le cadavre de Liana
00:40:44n'était pas encore découvert
00:40:45on ne savait même pas
00:40:46si c'était celui-là
00:40:47vous aviez le syndicat
00:40:48de la magistrature
00:40:48qui disait
00:40:49attention attention
00:40:50n'attaquez pas les magistrats
00:40:51alors c'est peut-être
00:40:51les magistrats
00:40:52qui l'attaquent
00:40:52mais je ne le crois pas
00:40:53donc à un moment donné
00:40:55il faut faire mine base
00:40:56dans ce genre de moment
00:40:57il faut un peu de décence
00:40:58et là le président de la république
00:40:59il manque de décence
00:41:00alors je vais vous faire écouter
00:41:01un cri
00:41:01il est même insultant
00:41:02je vais vous faire écouter
00:41:03un cri
00:41:03puisqu'il parle de cri
00:41:04Emmanuel Macron
00:41:05c'est le cri de la maman de Rosa
00:41:07dont la petite fille
00:41:07a été violée
00:41:08une dizaine de fois
00:41:09à l'âge de 10 ans
00:41:10sur laquelle on a laissé
00:41:11des lésions anales et vaginales
00:41:12et les enquêteurs
00:41:13ils ont eu une réponse
00:41:14ils ont dit à la maman de Rosa
00:41:15continuez à nous appeler
00:41:16c'est contre vous
00:41:17qu'on va porter plainte
00:41:18voilà
00:41:18et là vous avez la maman de Rosa
00:41:20qui est en larmes
00:41:20et qui se dit
00:41:20on aurait pu éviter
00:41:21le meurtre de Liana
00:41:23et elle doit vivre aussi
00:41:24avec sa petite fille
00:41:24qui essaye de se reconstruire
00:41:26et elle pousse un cri
00:41:28effectivement
00:41:28elle pousse un cri
00:41:29et visiblement
00:41:29ça dérange l'Elysée
00:41:32je suis avec eux
00:41:33tout mon être
00:41:35et je regrette
00:41:37que je ne fasse plus
00:41:38je suis désolée
00:41:44merci à vous
00:41:47comment la votre fille
00:41:48l'avoue
00:41:51comme elle a dit
00:41:52je souris devant
00:41:54mais derrière
00:41:56je vais essayer de survivre
00:41:58c'est la douleur de peine
00:41:59pour elle
00:42:02malheureusement
00:42:02qu'elle a la culpabilité
00:42:05pour Liana
00:42:07comme moi
00:42:09je ne dors pas
00:42:10je ne mange pas
00:42:12je ne suis pas capable
00:42:13de travailler
00:42:13c'est compliqué
00:42:15très très compliqué
00:42:16vous parlez beaucoup
00:42:17de la culpabilité
00:42:18de votre famille
00:42:19mais qui sont pour vous
00:42:20les coupables aujourd'hui
00:42:21qui est-ce que vous faites
00:42:22déjà Jérôme Barrella
00:42:23et la justice
00:42:25pourquoi ils n'ont pas
00:42:26fait leur travail
00:42:28moi je vais essayer
00:42:29de faire mon travail
00:42:31en tant que maman
00:42:32j'étais allée voir
00:42:33le gendarmerie
00:42:34je posais plainte
00:42:35on a fait
00:42:36tous les examens
00:42:39pourquoi ils n'étaient pas arrêtés
00:42:41pourquoi ils n'ont pas
00:42:42fait leur boulot
00:42:43pourquoi ils étaient libertés
00:42:45en mode juin
00:42:48quand moi je posais plainte
00:42:49en mode de août 2025
00:42:51on est 2026
00:42:53je vous remercie
00:42:54voilà le drame
00:42:56de la famille
00:42:57de Rosa
00:42:57qui avait fait
00:42:58toutes les constatations
00:42:59médicales et psychiatriques
00:43:01sur la petite Rosa
00:43:01donc réécoutez
00:43:03Maud Bréjon
00:43:03ouvrez bien les oreilles
00:43:05quand elle lit la parole
00:43:06du président de la république
00:43:07et qu'elle dit
00:43:08que selon le président
00:43:09faut ni cri
00:43:10ni démagogie
00:43:12il est évident
00:43:13qu'il y a eu
00:43:14des dysfonctionnements
00:43:16manifestes
00:43:17il faut comprendre
00:43:17désormais
00:43:18ce qui relève
00:43:19des responsabilités
00:43:20individuelles
00:43:21et des dysfonctionnements
00:43:22systémiques
00:43:23dans l'ensemble
00:43:24des services
00:43:25publics
00:43:26impliqués
00:43:27ce sont
00:43:27les mots du président
00:43:29de la république
00:43:29on ne répond pas
00:43:30à un drame
00:43:31par décrit
00:43:32la précipitation
00:43:34et la démagogie
00:43:36sont des réponses
00:43:38qui ne sont pas
00:43:39à la hauteur
00:43:40et qui ne sont pas
00:43:42respectueuses
00:43:42vous savez vous disiez
00:43:43Ludovic Thoreau
00:43:44que c'était dur pour elle
00:43:46elle a du mal
00:43:46à lire ces mots
00:43:47c'est pas les mots
00:43:47de Maud Bréjon
00:43:48elle fait son job
00:43:49de porte-parole
00:43:51et elle lit
00:43:52les mots
00:43:53d'Emmanuel Macron
00:43:53et on voit bien
00:43:54que ça lui fait mal
00:43:55de lire des mots pareils
00:43:56ça lui fait mal
00:43:57Maud Bréjon
00:43:57je la connais un peu
00:43:59elle a toujours été
00:44:00très dure
00:44:00sur les questions régaliennes
00:44:01elle a pas envie
00:44:02de lire ça
00:44:03elle a pas envie
00:44:04de lire ça
00:44:04j'ai envie d'entendre
00:44:05Hélène
00:44:06parce qu'on n'a pas
00:44:06entendu tout le monde
00:44:07sur ce que vous venez
00:44:08dire je suis complètement
00:44:08d'accord avec vous Gauthier
00:44:09mais à ce moment là
00:44:09alors on part
00:44:10en fait je suis désolée
00:44:11en fait quand on a
00:44:12un président de la république
00:44:13qui est capable en fait
00:44:14d'être dans sa tour d'ivoire
00:44:16à ce point
00:44:16d'être insultant à ce point
00:44:18d'être indécent à ce point
00:44:19pardon pardonnez-moi
00:44:20mais pour qui il se prend
00:44:22pour juger les français
00:44:24de cette manière là
00:44:25non mais c'est juste
00:44:25hallucinant
00:44:26et faut pas s'étonner après
00:44:27que ce soit
00:44:28on le voit dans tous les sondages
00:44:29dans tous les baromètres
00:44:29le président qui suscite
00:44:31alors un populaire
00:44:31ça ils l'ont tous été
00:44:32mais qui suscite
00:44:33autant de haine
00:44:34autant de dégoût
00:44:35il n'y a personne
00:44:36qui a suscité
00:44:36autant de haine
00:44:37et les français
00:44:38qu'Emmanuel Macron
00:44:39donc ça c'est juste
00:44:40et après il ne faut pas
00:44:40s'étonner non plus
00:44:41dans ce pays
00:44:41qu'en fait il y a des parents
00:44:43qui font attention
00:44:43à leurs enfants
00:44:44par eux-mêmes
00:44:45il y a des parents
00:44:46qui parlent de se faire justice
00:44:47soi-même
00:44:47il ne faut pas s'étonner
00:44:48quand on a président pareil
00:44:49parce que là on va se rendre compte
00:44:50qu'en fait avec ces mots-là
00:44:51c'est juste une manière de dire
00:44:52vous vous taisez
00:44:53parce que dans tous les cas
00:44:54il n'y a rien qui va changer
00:44:55c'est moi le patron
00:44:56c'est moi qui décide
00:44:56c'est ça qui est en train d'être dit
00:44:57parce que tous les mots
00:44:58qu'on a envie d'entendre
00:45:00réforme de l'état de droit
00:45:01réforme de la constitution
00:45:03castration chimique
00:45:03tous les mots que moi
00:45:04j'ai envie d'entendre
00:45:05dans la bouche de Maude Bréjean
00:45:06dans la bouche d'Emmanuel Macron
00:45:07pardon
00:45:08tous ces mots-là justement
00:45:09sur le bilan d'Emmanuel Macron
00:45:11qui est catastrophique
00:45:11tous ces mots
00:45:12qu'on a envie d'entendre
00:45:13en fait on ne va toujours pas
00:45:14les entendre
00:45:14et des prochaines victimes
00:45:15je peux vous l'assurer
00:45:16il y en aura
00:45:17mais oui
00:45:17donc voilà
00:45:18en fait c'est un crachat
00:45:20à la tête des français
00:45:20c'est un crachat
00:45:21à la tête de la mère de Rosa
00:45:23c'est un crachat
00:45:23aux parents de Liana
00:45:24qu'Emmanuel Macron fait
00:45:25une fois de plus
00:45:26c'était déjà le cas avec Lola
00:45:27c'était déjà le cas avec Philippine
00:45:29déjà le cas avec Elias
00:45:30on pourrait faire une heure
00:45:31sur tous les prénoms
00:45:32on va continuer à en parler
00:45:33et on va revenir évidemment
00:45:34sur cette phrase d'Emmanuel Macron
00:45:35qui va faire réagir
00:45:36toute la journée
00:45:36c'est certain
00:45:37et au-delà
00:45:38on ne répond pas
00:45:39à un drame par des cris
00:45:40la précipitation et la démagogie
00:45:41n'est pas une réponse à la hauteur
00:45:42voilà la réponse
00:45:43du chef de l'état
00:45:45suite au drame de Liana
00:45:46qui a entraîné aussi
00:45:47enfin qui a fait mettre
00:45:48au devant de la scène
00:45:50le drame de Rosa
00:45:50et d'autres
00:45:51vous avez entendu
00:45:52les explications
00:45:53Jolene Trefzer
00:45:54beaucoup de victimes
00:45:55de Jérôme Barrella
00:45:56visiblement n'ont pas porté plainte
00:45:57et on n'est qu'au début
00:45:58de ce dossier
00:45:59et comment peut-on avoir
00:46:00un président de la République
00:46:01si froid
00:46:02si froid
00:46:03sur ces sujets-là
00:46:04depuis bien trop longtemps
00:46:05à tout de suite
00:46:09Il est presque midi
00:46:10dans 100% Frontières
00:46:11dans un instant
00:46:12et je sais que ça va faire aussi
00:46:13la une du journal de Somaia
00:46:14on va revenir
00:46:15sur les propos
00:46:16d'Emmanuel Macron
00:46:17lus par Maud Bréjon
00:46:18vous voyez ces propos
00:46:19on ne répond pas
00:46:20à un drame
00:46:21par des cris
00:46:22la démagogie
00:46:23n'est pas une réponse
00:46:23à la hauteur
00:46:24voilà la réponse
00:46:25d'Emmanuel Macron
00:46:26suite au drame de Liana
00:46:27le journal à midi
00:46:28de Somaia
00:46:29Et vous le disiez
00:46:30du scandale
00:46:32à l'affaire d'Etat
00:46:32l'exécutif sous pression
00:46:34après le meurtre
00:46:35de la petite Liana
00:46:35ce matin
00:46:36en Conseil des ministres
00:46:37Emmanuel Macron
00:46:38a reconnu
00:46:39des dysfonctionnements
00:46:40manifestes
00:46:41toutefois
00:46:41le chef de l'Etat
00:46:42ne veut pas répondre
00:46:43à un drame
00:46:44par des cris
00:46:44comme nous l'explique
00:46:45la porte-parole
00:46:46du gouvernement
00:46:46qu'on écoute
00:46:48il est évident
00:46:49il est évident
00:46:50qu'il y a eu
00:46:50des dysfonctionnements
00:46:52manifestes
00:46:53il faut comprendre
00:46:54désormais
00:46:54ce qui relève
00:46:55des responsabilités
00:46:56individuelles
00:46:57et des dysfonctionnements
00:46:58systémiques
00:47:00dans l'ensemble
00:47:01des services publics
00:47:02impliqués
00:47:03ce sont les mots
00:47:04du président de la République
00:47:05on ne répond pas
00:47:07à un drame
00:47:08par des cris
00:47:09la précipitation
00:47:11et la démagogie
00:47:12sont des réponses
00:47:14qui ne sont pas
00:47:15à la hauteur
00:47:16et qui ne sont pas
00:47:18respectueuses
00:47:18on poursuit avec ce
00:47:20camouflet
00:47:21pour le garde des Sceaux
00:47:22les députés
00:47:23ont rejeté
00:47:23le projet de loi
00:47:24sur la justice criminelle
00:47:25porté par Gérald Darmanin
00:47:27avec 18 voix contre
00:47:2816 et contre 16
00:47:30en commission des lois
00:47:31à l'Assemblée
00:47:31l'ensemble de la gauche
00:47:33a voté contre
00:47:34et le RN
00:47:34s'est abstenu
00:47:35selon des sources parlementaires
00:47:37toutefois
00:47:38le texte
00:47:38qui contient notamment
00:47:39la création
00:47:39d'un dispositif
00:47:40de plaidés
00:47:41coupables décriés
00:47:42doit être débattu
00:47:43dans l'hémicycle
00:47:43à la fin du mois
00:47:44il y arrivera donc
00:47:46dans sa version
00:47:46adoptée par le Sénat
00:47:47et non modifiée
00:47:48par la commission
00:47:50c'est l'autre information
00:47:51de cette mi-journée
00:47:52après 48 heures
00:47:53de garde à vue
00:47:54le parquet requiert
00:47:55la mise en examen
00:47:56pour viol
00:47:56et l'incarcération
00:47:57de Patrick Bruel
00:47:58le chanteur et comédien
00:48:00de 67 ans
00:48:01qui était entendu
00:48:01depuis lundi
00:48:02dans le cadre
00:48:03d'une enquête
00:48:04pour violences sexuelles
00:48:05qui concerne à ce stade
00:48:0613 victimes
00:48:07présumées
00:48:07va être présentée
00:48:08à trois juges
00:48:09dès cet après-midi
00:48:11elle a une également
00:48:12ouverture du procès
00:48:13du meurtre
00:48:13de Maxime Vacant
00:48:15cet homme de 27 ans
00:48:16mort dans la nuit
00:48:17du 7 au 8 octobre
00:48:182022
00:48:19après avoir reçu
00:48:2043 coups de couteau
00:48:21dans un parc
00:48:22proche de chez lui
00:48:23à Mézières-les-Messes
00:48:24par un jeune homme
00:48:25âgé de 17 ans
00:48:27à l'époque
00:48:27l'avocat de la famille
00:48:29de la victime
00:48:29dénonce un acharnement
00:48:30et réclame une réponse
00:48:31judiciaire
00:48:32à la hauteur
00:48:32de la gravité des faits
00:48:34C'est un acharnement indéniable
00:48:36on n'arrivera pas
00:48:37à nous faire croire
00:48:38à discréditer
00:48:38quoi que ce soit
00:48:39les faits sont établis
00:48:40les faits sont là
00:48:41il faudra connaître
00:48:42les explications
00:48:43sur ce qu'on peut appeler
00:48:44effectivement
00:48:45cet acharnement
00:48:46Les attentes de la famille
00:48:47à l'heure actuelle
00:48:48elles sont doubles
00:48:48la première
00:48:49c'est de pouvoir
00:48:50avoir un éclaircissement
00:48:50sur les circonstances
00:48:51de la mort de Maxime
00:48:53et puis la deuxième
00:48:54évidemment
00:48:54c'est de voir
00:48:56l'oeuvre de justice
00:48:57puisqu'ils attendent
00:48:58une réponse judiciaire
00:48:59Et puis on termine
00:49:01avec cette grève
00:49:01de 24 heures
00:49:02débutée aujourd'hui
00:49:03à la SNCF
00:49:04un mouvement
00:49:04qui perturbe fortement
00:49:05la circulation
00:49:06des trains régionaux
00:49:08et de banlieues
00:49:09un TGV sur 3 supprimé
00:49:11un intercité sur 2 annulé
00:49:12de quoi mettre à rue
00:49:14des preuves
00:49:14les nerfs des usagers
00:49:16Tous les autres moyens
00:49:17alternatifs
00:49:18sont aussi bloqués
00:49:19donc le RERC
00:49:20qui a un problème
00:49:21donc on pouvait
00:49:23juste pas arriver à l'heure
00:49:24On est censé être
00:49:25à 9h en stage
00:49:26et au travail
00:49:26au tribunal de Versailles
00:49:27et on vient d'apprendre
00:49:29on n'avait pas prévu
00:49:30la grève en fait
00:49:31donc on se retrouve
00:49:31un peu pensé
00:49:32parce que notre train
00:49:33à 8h50
00:49:34on commence à 9h
00:49:34donc c'est un petit peu juste
00:49:35On part à Vannes
00:49:36et les trains précédents
00:49:38ont été annulés
00:49:39les trains suivants
00:49:40ont été annulés
00:49:41et le nôtre
00:49:42par miracle
00:49:42a été maintenu
00:49:44Il y avait beaucoup de trains
00:49:45qui étaient supprimés
00:49:46et il y en avait certains
00:49:47qui étaient accessibles
00:49:49mais avec des tarifs
00:49:50exorbitants
00:49:51voilà pour le tour d'horizon
00:49:52de l'actualité
00:49:53à midi Gauthier
00:49:54Merci beaucoup Somaïa
00:49:56donc on va revenir évidemment
00:49:56sur les propos
00:49:57d'Emmanuel Macron
00:49:58mais à midi
00:49:59je veux qu'on refasse un point
00:50:00sur Patrick Bruel
00:50:01Patrick Bruel
00:50:02va-t-il dormir
00:50:03en prison cette nuit
00:50:04il doit être présenté
00:50:05à un juge
00:50:06donc des libertés
00:50:07et comment ça va se passer
00:50:09exactement Georges Fenech
00:50:10c'est-à-dire que là
00:50:10la garde à vue est terminée
00:50:11donc il est au dépôt
00:50:13actuellement
00:50:13c'est-à-dire qu'il attend
00:50:14dans une cellule
00:50:15du palais de justice
00:50:16c'est bien ça ?
00:50:17On appelle ça le petit dépôt
00:50:18il est à la disposition
00:50:19du juge
00:50:20voilà
00:50:20donc sa garde à vue
00:50:22est terminée
00:50:22il est à la disposition
00:50:23du juge
00:50:24c'est-à-dire qu'il ne peut pas
00:50:25quitter le palais de justice
00:50:26le juge va
00:50:27ensuite
00:50:29les trois instructions
00:50:30qui ont été désignées
00:50:31vont lui notifier
00:50:32la mise en examen
00:50:33il a plusieurs possibilités
00:50:35ou il s'explique immédiatement
00:50:36ou il demande un délai
00:50:38pour préparer sa défense
00:50:39et s'exprimer ultérieurement
00:50:41et ensuite se posera
00:50:42la question
00:50:43de la mise en détention
00:50:44ou de la mise
00:50:45sous contrôle judiciaire
00:50:46et là il y a un débat
00:50:47contradictoire
00:50:48qui va s'organiser
00:50:49cette fois-ci
00:50:49devant le JLD
00:50:51où le procureur
00:50:52prend ses réquisitions
00:50:53c'est un débat oral
00:50:54à huis clos
00:50:56le juge de la liberté
00:50:57c'est ça
00:50:57la détention
00:50:58donc le débat a lieu
00:51:00et à l'issue
00:51:01de ce débat
00:51:01encore que
00:51:02il y a toujours
00:51:03la possibilité aussi
00:51:04qu'il demande
00:51:05à différer
00:51:06ce débat contradictoire
00:51:08sur la détention
00:51:08à ce moment-là
00:51:09le JLD peut prononcer
00:51:11une incarcération provisoire
00:51:12il va en prison quand même
00:51:14mais ça n'est pas
00:51:15de la détention juridiquement
00:51:16et il prépare sa défense
00:51:17pour ce débat contradictoire
00:51:19pendant 4 jours
00:51:20au bout de 4 jours
00:51:20a lieu le débat contradictoire
00:51:21on verra
00:51:22quelle sera sa décision
00:51:23ce soir
00:51:23et à l'issue de ce débat
00:51:25une décision sera prise
00:51:26ou contre le judiciaire
00:51:27ou mandat de dépôt
00:51:28et s'il est placé
00:51:29et s'il est placé
00:51:29en détention provisoire
00:51:30il peut y rester
00:51:30un certain temps
00:51:31il peut y rester
00:51:332 ans
00:51:34voire 3 ans
00:51:35éventuellement
00:51:35il peut être remis en liberté
00:51:37avant aussi
00:51:38avant le jugement
00:51:39mais on peut pas
00:51:41au bout de combien de temps
00:51:41derrière les barreaux
00:51:42il peut mettre
00:51:43une demande de remise en liberté
00:51:45dès le soir même
00:51:46je t'apprends à moi
00:51:47dès le soir même
00:51:48il peut demander
00:51:49sa mise en liberté
00:51:50et le juge répond
00:51:52à chaque fois
00:51:52à ses demandes
00:51:53de mise en liberté
00:51:53il peut faire appel
00:51:54des décisions de refus
00:51:56devant la chambre d'instruction
00:51:57donc la procédure
00:51:59c'est une procédure
00:52:00de droit commun ordinaire
00:52:01qui va s'appliquer
00:52:02pour Patrick Bruel
00:52:03mais encore une fois
00:52:04la décision va quand même
00:52:06être difficile à prendre
00:52:07dans la mesure
00:52:08où les faits
00:52:09qui pourraient justifier
00:52:10qui ne sont pas prescrits
00:52:12en fait
00:52:13qui pourraient justifier
00:52:14une mise en détention
00:52:16provisoire
00:52:16ne sont pas des faits
00:52:17apparemment
00:52:18de ce qu'on en lit
00:52:18vraiment caractérisés
00:52:20de viol
00:52:21les faits les plus caractérisés
00:52:23sont des faits
00:52:24qui remontent à 20 ans
00:52:25et qui sont déjà prescrits
00:52:26donc dernière question
00:52:27est-ce que l'affaire Liana
00:52:28est-ce que le contexte
00:52:30de fermeté
00:52:30dans lequel on est
00:52:31la demande
00:52:32d'autorité
00:52:33du Gérald Darmanin
00:52:35pour les affaires
00:52:36d'agression sexuelle
00:52:37de viol
00:52:37peuvent influer
00:52:38sur la volonté
00:52:39de placer
00:52:40Patrick Bruel
00:52:41derrière les barreaux
00:52:41alors si vous posez
00:52:42la question
00:52:42aux juges directement concernés
00:52:44ils vous répondront
00:52:44non
00:52:45mais les juges
00:52:45sont des hommes
00:52:46et des femmes
00:52:47donc ils sont perméables
00:52:48aussi à tout ce qui se passe
00:52:49dans la société
00:52:49et il y a une demande
00:52:50du ministre de la justice
00:52:51globale de fermeté
00:52:52il voit bien
00:52:53qu'il y a un trouble
00:52:55exceptionnel en ce moment
00:52:56à l'ordre public
00:52:57de ce type d'infraction
00:52:58donc ils ne sont pas
00:52:59hermétiques
00:53:00à ce qui se dit
00:53:01dans la société
00:53:02Jules
00:53:02oui mais bien sûr
00:53:03que ça va être très compliqué
00:53:04pour le juge d'instruction
00:53:07et le juge surtout
00:53:07de la liberté
00:53:08de la détention
00:53:08parce qu'il y a un climat
00:53:09il y a un climat
00:53:10qui est là
00:53:11il y a en effet
00:53:12l'affaire Liana
00:53:12il y a une demande
00:53:14de fermeté
00:53:14du ministre de la justice
00:53:16sur toutes les affaires
00:53:17de violences conjugales
00:53:18de violences sexuelles
00:53:19de viol
00:53:20et de violences
00:53:21sur les enfants
00:53:22donc évidemment
00:53:23que le climat
00:53:24pourrait nourrir
00:53:25une décision
00:53:26qui ne soit pas favorable
00:53:27à Patrick Bruel
00:53:28reste que
00:53:28la question
00:53:29qui est extrêmement importante
00:53:30c'est qu'en effet
00:53:32dans les 13
00:53:33pour l'instant
00:53:33dans les 13 plaignantes
00:53:34il y a des affaires
00:53:36qui remontent
00:53:36à 1997
00:53:37qui remontent
00:53:38à 1999
00:53:39à 2001
00:53:40toutes ces choses-là
00:53:42toutes ces affaires de viol
00:53:43a priori pour l'instant
00:53:44de ce qu'on sait du dossier
00:53:45ils sont prescrits
00:53:47donc le sujet
00:53:47c'est est-ce qu'aujourd'hui
00:53:48la détention provisoire
00:53:50est justifiée
00:53:51par rapport à la matérialité
00:53:52des faits
00:53:53qu'il y a
00:53:53dans toutes ces plaintes
00:53:55est-ce qu'il y a un risque
00:53:56et Cécilia Barod
00:53:56qui nous le disait tout à l'heure
00:53:57que Patrick Bruel
00:53:58fuit la France
00:54:00moi j'ai un léger doute
00:54:01là-dessus
00:54:01il a une tête
00:54:02qui est extrêmement connue
00:54:04il y a des services de police
00:54:05et de renseignement
00:54:06qui sont aux aguets
00:54:07si je puis dire
00:54:08donc sur ce sujet-là
00:54:09c'est intéressant
00:54:10et puis la question
00:54:11c'est est-ce qu'il pourrait y avoir
00:54:12un trouble à l'ordre public
00:54:13ça c'est le GLD
00:54:15qui va décider
00:54:15et est-ce que
00:54:16Patrick Bruel
00:54:17aujourd'hui
00:54:17au vu de l'antériorité
00:54:19des plaintes
00:54:20est dangereux
00:54:21pour la société
00:54:22alors évidemment
00:54:23pour les victimes
00:54:24il est dangereux
00:54:25pour la société
00:54:25et s'il est condamné
00:54:27évidemment qu'il est dangereux
00:54:28pour la société
00:54:28mais la question c'est
00:54:29est-ce que Patrick Bruel
00:54:30pourrait récidiver
00:54:31c'est toute la question
00:54:32qui se pose à chaque fois
00:54:33pour la détention provisoire
00:54:34beaucoup de personnes
00:54:35pourraient vous répondre
00:54:36que non
00:54:36aujourd'hui il ne représente
00:54:38pas une menace
00:54:39directe pour la société
00:54:40mais par contre
00:54:40qu'il pourrait représenter
00:54:42un trouble à l'ordre public
00:54:43et ça on l'a vu
00:54:44ces derniers jours
00:54:44et pourquoi Georges Fenech
00:54:45est-il présenté
00:54:46à trois juges d'instruction
00:54:47pourquoi faut-il
00:54:48trois juges d'instruction
00:54:49pour le cas Bruel
00:54:51la co-saisine
00:54:52elle est facultative
00:54:55lorsque l'affaire est complexe
00:54:57celle-ci en étude
00:54:58même s'il y a un
00:54:59mis en examen
00:55:01il y a de nombreuses
00:55:02plaignantes
00:55:02il va y avoir
00:55:03de nombreuses expertises
00:55:05de nombreuses confrontations
00:55:07et donc
00:55:08une affaire aussi sensible
00:55:10aussi
00:55:10c'est pas mal
00:55:11qu'il y ait une collégialité
00:55:12d'instruction
00:55:13pour prendre les décisions
00:55:14les plus lourdes
00:55:15Eric Tegner
00:55:15oui c'est vrai
00:55:16il y a eu des plaintes
00:55:17qui ont été faites
00:55:17y compris à l'étranger
00:55:18c'est-à-dire que
00:55:19beaucoup se sont interrogés
00:55:20au début pour dire
00:55:21pourquoi est-ce qu'il n'y a pas
00:55:22une convocation
00:55:23et une mise en garde à vue
00:55:24plus tôt
00:55:24parce qu'il y a un travail
00:55:25considérable et important
00:55:26aussi administratif
00:55:27de regroupement
00:55:28évidemment de ces différentes plaintes
00:55:30mais ce qui est certain
00:55:31de toute façon
00:55:32pour Patrick Bruel
00:55:33c'est que sa carrière
00:55:34de toute façon
00:55:35s'est terminée
00:55:35que ses spectacles
00:55:37de toute façon
00:55:37dans les cas
00:55:38c'est une évidence
00:55:39que c'est terminé
00:55:39et que pour le coup
00:55:41s'il y a des preuves
00:55:41il va être condamné
00:55:43et la condamnation
00:55:44je crois genre
00:55:44ça peut aller jusqu'à
00:55:4520 ans de prison
00:55:46oui il encourt
00:55:47une très longue peine
00:55:48d'emprisonnement
00:55:48bien entendu
00:55:49il peut même être 30 ans
00:55:50s'il y a viol sur mineur
00:55:51et en l'occurrence
00:55:51sur les vues flamands
00:55:52elle avait 16 ans
00:55:52quand au moment des fêtes
00:55:54c'est prescrit
00:55:55c'est prescrit
00:55:55et la majorité sexuelle
00:55:58est à 15 ans
00:55:58c'est quand même
00:55:59la chute d'une idole
00:56:01Patrick Bruel
00:56:02vous imaginez
00:56:02Patrick Bruel
00:56:03tous les jours
00:56:04toutes les radios
00:56:05diffusent
00:56:06ses grands tubes
00:56:07il a été absolument
00:56:08vous vous souvenez
00:56:09où la Bruel mania
00:56:11mais il n'est pas
00:56:12au-dessus des lois
00:56:13bien sûr qu'il n'est pas
00:56:14au-dessus des lois
00:56:14mais c'est ce que je vous disais
00:56:15tout à l'heure
00:56:15c'est la première chute
00:56:17d'une icône
00:56:18jusqu'à potentiellement
00:56:19la casse prison
00:56:20s'il y va
00:56:20depuis la vague MeToo
00:56:21on a eu des chutes d'icônes
00:56:23on a eu des chutes
00:56:24récemment
00:56:24il y a eu des grands noms
00:56:25ils ne sont pas passés
00:56:26à l'heure où on se parle
00:56:27par la casse prison
00:56:28s'il est placé en détention provisoire
00:56:29c'est la première icône
00:56:30Pierre-Marie Sèvres
00:56:31et tout le monde était
00:56:33évidemment à égalité
00:56:34devant la loi
00:56:35enfin j'espère
00:56:36enfin j'espère
00:56:37d'ailleurs parce que
00:56:37quand je vois que les pédocriminels
00:56:40du périscolaire parisien
00:56:41ne vont pas en détention provisoire
00:56:42pour certains d'entre eux
00:56:44je me pose la question
00:56:45effectivement
00:56:45de si on est tous égaux
00:56:46devant la loi
00:56:47et qu'il est urgent
00:56:48de mettre à mon avis
00:56:49les pédocriminels
00:56:50hors d'état de nuire
00:56:50et quand je vois les réquisitions
00:56:51qui ne demandent même pas
00:56:53une nuit en prison
00:56:54pour des pédocriminels
00:56:55qui s'en sont pris
00:56:56à 9 enfants
00:56:56de 3 à 5 ans
00:56:57je me pose des questions
00:56:59mais effectivement
00:56:59si Patrick Bruel
00:57:00dort ce soir
00:57:01en prison
00:57:02c'est la première fois
00:57:04depuis la vague MeToo
00:57:04qu'on a une star
00:57:05qui tombe à ce point-là
00:57:07jusqu'à la casse prison
00:57:08Mais vous voyez
00:57:09que c'est pas facile
00:57:11d'être magistrat
00:57:12je ne voudrais pas
00:57:12être à la place
00:57:13du magistrat du JLD
00:57:14qui va décider
00:57:15et dans ces cas-là
00:57:16quand on a tant de débats
00:57:17est-ce que le contexte
00:57:18doit compter
00:57:19etc.
00:57:20c'est effectivement
00:57:21très difficile de trancher
00:57:22c'est toute une fonction
00:57:24le mieux
00:57:25c'est tout de même
00:57:26de se référer
00:57:27à ce que le code
00:57:28de procédure pénale
00:57:29prévoit
00:57:29et bien trop des cas
00:57:31et à l'Institut pour la justice
00:57:32c'est ce contre quoi on se bat
00:57:33on trouve que la loi
00:57:34est trop laxiste
00:57:35que c'est la loi
00:57:36qui permet au juge
00:57:37de prendre des décisions laxistes
00:57:40et donc
00:57:42c'est vers ça
00:57:44qu'il faut aller
00:57:44c'est vers une réforme
00:57:45de la loi pénale
00:57:46la loi peut être changée
00:57:48par les parlementaires
00:57:48on a des essais régulièrement
00:57:50nous à l'Institut pour la justice
00:57:51on dépose des amendements
00:57:52des propositions de loi
00:57:53régulièrement
00:57:53c'est très rarement repris
00:57:54on a réussi à en faire voter une
00:57:56l'année dernière
00:57:56sur la loi narcotrafic
00:57:57mais donc c'est la loi
00:57:58qu'il faut changer
00:57:59c'est entre les mains
00:58:00de nos députés
00:58:00c'est ça qu'il faut retenir
00:58:02Hélène Roué
00:58:03c'est la loi qu'il faut changer
00:58:04c'est à dire
00:58:05vous trouvez que
00:58:06en l'occurrence
00:58:07si jamais on veut que
00:58:08quand on a des faits
00:58:09d'une particulière gravité
00:58:10il faille mettre
00:58:11en détention provisoire
00:58:12c'est pas ce que prévoit le code
00:58:13le code de procédure pénale
00:58:14ne prévoit pas
00:58:15que la gravité
00:58:16est une raison
00:58:17de mettre en détention provisoire
00:58:19le trouble à l'ordre public
00:58:20peut en être une
00:58:21mais c'est pas aussi clair que ça
00:58:23oui
00:58:23le fait de ne pas être présenté
00:58:25de ne pas être présent
00:58:26sur le sol national
00:58:27ça s'en est une
00:58:28le risque de ne pas se présenter
00:58:29à la justice
00:58:30ça s'en est un
00:58:30mais est-ce que c'est suffisant
00:58:32le contrôle judiciaire
00:58:33peut permettre
00:58:34de répondre à ce problème là
00:58:36Hélène
00:58:36moi sur l'actualité purement
00:58:38aujourd'hui
00:58:38je ne serais pas
00:58:39je ne serais pas choquée
00:58:40que Patrick Bruel
00:58:41dorme en détention ce soir
00:58:42si les magistrats
00:58:43arrivent à trouver des preuves
00:58:44s'ils ont tout ça etc
00:58:45ça je ne suis absolument
00:58:46pas choquée là dessus
00:58:46comme on l'a dit en première heure
00:58:48il ne faut absolument pas
00:58:49en revanche
00:58:49que le contexte actuel
00:58:51que l'affaire Liana
00:58:52effectivement
00:58:53ait véritablement
00:58:54des prises là dessus
00:58:55mais si vous me permettez
00:58:55moi je voudrais faire
00:58:56un petit retour en arrière
00:58:57en fait sur l'affaire
00:58:58Patrick Bruel
00:58:58c'est véritablement
00:59:00moi je me questionne
00:59:01quand même
00:59:01sur est-ce qu'aujourd'hui
00:59:02le nombre de victimes
00:59:03est-il la condition
00:59:05du déclenchement judiciaire
00:59:06moi c'est ça qui me chiffonne
00:59:07beaucoup dans cette affaire
00:59:07je me demande
00:59:08s'il y avait eu seulement
00:59:10une femme
00:59:10seulement deux
00:59:11je me demande
00:59:12si Patrick Bruel
00:59:13aurait passé 48 heures
00:59:13en garde à vue
00:59:14peu importe en réalité
00:59:15que ce qu'elle dise
00:59:16soit vrai ou non
00:59:17moi j'ai quand même
00:59:18le sentiment
00:59:18qu'aujourd'hui
00:59:19Patrick Bruel
00:59:20va être jugé
00:59:21véritablement par des magistrats
00:59:23c'est bien
00:59:23mais je me demande
00:59:24si c'est uniquement
00:59:25grâce aux médias
00:59:26et uniquement grâce
00:59:27au nombre de victimes
00:59:28ça j'estime quand même
00:59:29que c'est un problème
00:59:29aujourd'hui dans les affaires
00:59:30d'agression sexuelle
00:59:31dès lors qu'il y a
00:59:32une seule victime
00:59:33elle n'est pas forcément
00:59:34écoutée
00:59:35en revanche quand il y en a 30
00:59:36en revanche quand il y en a 30
00:59:37oui bon là forcément
00:59:38on commence à s'y intéresser
00:59:39mais ça je trouve même
00:59:40vous voulez dire qu'on croit
00:59:41les femmes que quand elles sont
00:59:42en nombre
00:59:43bah davantage
00:59:43et surtout
00:59:44surtout pour des icônes
00:59:45des célébrités
00:59:46de manière générale
00:59:47ça on l'a vu beaucoup
00:59:47quand elles sont 30 à arriver
00:59:49oui forcément
00:59:50on va commencer véritablement
00:59:51à s'y intéresser
00:59:52pour les seulement
00:59:52et ça existait aussi
00:59:54pour parfois
00:59:54des célébrités
00:59:56qui n'ont qu'une
00:59:57ou deux plaintes
00:59:57bah elles sont quand même
00:59:58beaucoup moins écoutées
00:59:59et ça c'est un problème
00:59:59dès la première plainte
01:00:00il faudrait écouter
01:00:01comprendre etc
01:00:02pour l'espèce
01:00:02c'est quand même
01:00:03la plainte de Flavie Flamand
01:00:04qui a tout déclenché
01:00:05parce que c'était une victime
01:00:07si vous me permettez
01:00:08c'est pas tout à fait vrai
01:00:09on parlait déjà
01:00:10de Patrick Bruel
01:00:10bien avant
01:00:11écoutez on parlait déjà
01:00:12de Patrick Bruel
01:00:12en 2019
01:00:13moi je suis tombé hier
01:00:14je vais tout vous dire
01:00:15je suis tombé hier
01:00:16sur une vidéo humoristique
01:00:18de Grolan
01:00:19dans 2019
01:00:19qui précisément
01:00:20caricaturait Patrick Bruel
01:00:22dans une situation
01:00:23de massage
01:00:23si vous voulez
01:00:24Patrick Bruel
01:00:24c'est pas quelque chose
01:00:25de nouveau
01:00:25donc Flavie Flamand
01:00:26mais vous rejoignez
01:00:27ce que je dis
01:00:27parce qu'en fait
01:00:28Flavie Flamand
01:00:29si ce qu'elle dit
01:00:30a accéléré les choses
01:00:31je vais vous dire
01:00:32tant mieux
01:00:32mais j'estime quand même
01:00:33que c'est un problème
01:00:34parce qu'on n'a pas
01:00:35à chaque fois
01:00:35des Flavie Flamand
01:00:36si vous voulez
01:00:36pour accélérer
01:00:36les processus
01:00:38alors certains ont dit
01:00:39sur le plateau
01:00:39la carrière de Patrick Bruel
01:00:41est terminée
01:00:42ses principales dates
01:00:43de concert ont été annulées
01:00:44le 16, 17 et 18 juin
01:00:46à Paris
01:00:47le 22 juillet à Toulon
01:00:48le 23 juillet à Narbonne
01:00:50Pôle 10 août Montréal
01:00:51en novembre et décembre
01:00:52Québec en décembre
01:00:54et pas de participation
01:00:54au concert des enfoirés
01:00:56donc oui effectivement
01:00:57et alors là en plus
01:00:58il est placé en détention provisoire
01:00:59même en contrôle judiciaire
01:01:02c'est la chute d'une icône
01:01:03et on verra donc aujourd'hui
01:01:04si la chute de l'icône
01:01:05va jusqu'à la casse prison
01:01:06je veux qu'on revienne
01:01:07sur les propos
01:01:08d'Emmanuel Macron
01:01:09sur l'affaire Liana
01:01:10tenue ce jour
01:01:11en Conseil des ministres
01:01:12et rapportée
01:01:13par Maude Brégeon
01:01:14la porte-parole du gouvernement
01:01:16on va revoir
01:01:17donc les propos
01:01:18d'Emmanuel Macron
01:01:19on ne répond pas
01:01:20à un drame par des cris
01:01:21la démagogie n'est pas
01:01:22une réponse à la hauteur
01:01:23voilà
01:01:23je ne sais pas si la réponse
01:01:25d'Emmanuel Macron
01:01:25est à la hauteur également
01:01:26voilà
01:01:27la réponse d'Emmanuel Macron
01:01:29au drame de Liana
01:01:31et à mon avis
01:01:31ça va faire énormément réagir
01:01:33Eric Tegner
01:01:33une nouvelle fois
01:01:33oui parce que
01:01:35ça montre une déconnexion
01:01:36énorme
01:01:37c'est à dire que
01:01:37ce qui nous choque
01:01:38c'est de voir qu'en fait
01:01:39la personne qui l'insulte
01:01:40c'est la mère de Rosa
01:01:41cette mère de Rosa
01:01:42qui effectivement
01:01:42y aura fait le cri
01:01:43où elle dit tout simplement
01:01:44qu'elle elle a fait son boulot
01:01:46mais que la justice
01:01:46n'a pas fait son boulot
01:01:47qu'elle s'est retrouvée
01:01:48tous les lundis
01:01:49à devoir appeler
01:01:51la gendarmerie
01:01:52les enquêteurs
01:01:52pour demander
01:01:53où en était l'enquête
01:01:54sur le violeur
01:01:55quand même de sa fille
01:01:56qui a été violée
01:01:57près de 11 fois
01:01:58c'est quand même immense
01:01:59imaginez les week-ends
01:02:00qu'elle devait passer en stress
01:02:01en se disant
01:02:01lundi matin je vais appeler
01:02:02et à se retrouver
01:02:03avec un enquêteur
01:02:04qui lui dit
01:02:04madame
01:02:04on va finir par porter
01:02:05plein de comptes de vous
01:02:06si vous continuez
01:02:07à nous harceler
01:02:08dans le fond
01:02:08Emmanuel Macron
01:02:09c'est exactement
01:02:09la même chose
01:02:10qu'il dit aujourd'hui
01:02:11il dit
01:02:16mais on a d'à côté
01:02:17des gens qui demandent
01:02:18une réforme de la justice
01:02:19Emmanuel Macron
01:02:20par cette phrase
01:02:20il a tout bazardé
01:02:21Pierre Maricev
01:02:22on ne vous a pas encore entendu
01:02:23sur la réaction
01:02:23d'Emmanuel Macron
01:02:24moi je me souviens
01:02:25qu'Emmanuel Macron
01:02:26lui il répond par rien
01:02:27il ne veut pas qu'on réponde
01:02:28par des crimes
01:02:29il ne répond par rien
01:02:30ou il répond par des promesses
01:02:32non tenues
01:02:32qui confient nos mensonges
01:02:33je me souviens
01:02:33d'une promesse non tenue
01:02:34le 100% d'exécution
01:02:36des OQTF
01:02:37vous vous souvenez
01:02:37de cette blague ?
01:02:39bien sûr
01:02:39à Louis Dragnel
01:02:40en 2019
01:02:41il nous promet
01:02:42100% d'exécution
01:02:43des OQTF
01:02:44très franchement
01:02:46intenable
01:02:46et deuxièmement
01:02:48on ne voit pas
01:02:49où sont les efforts
01:02:50qu'il a fournis
01:02:50pour arriver à augmenter
01:02:52ne serait-ce que
01:02:53les 5 pauvres pourcents
01:02:54qu'on a d'exécution
01:02:55des OQTF
01:02:56donc voilà
01:02:57il nous dit
01:02:57qu'on ne peut pas répondre
01:02:58par des cris
01:02:59lui il vaut mieux répondre
01:03:00par des cris
01:03:01que par rien du tout
01:03:02deuxièmement
01:03:03et là en l'occurrence
01:03:04je pense qu'effectivement
01:03:05la réponse qu'il faut donner
01:03:07à cette affaire là
01:03:07on ne va pas la trouver
01:03:08comme ça en une seconde
01:03:10d'un jour à l'autre
01:03:11et je ne voudrais pas
01:03:12par exemple
01:03:12que LFI
01:03:14qui est très capable
01:03:16de hurler plus fort
01:03:17que les autres
01:03:18nous mettent en place
01:03:19des solutions
01:03:20à la mort moelle nœud
01:03:21comme ils en sont
01:03:21comme ils en sont
01:03:23les porteurs
01:03:25depuis de nombreuses années
01:03:26et effectivement
01:03:27ce qui est vrai
01:03:28c'est qu'il faudra
01:03:28qu'on ait un débat profond
01:03:31et radical
01:03:32parce que la situation grave
01:03:33appelle à des solutions
01:03:34radicales
01:03:35sur la justice pénale
01:03:36il faudra qu'on ait
01:03:37un débat profond
01:03:37et effectivement
01:03:38j'espère que ce n'est pas
01:03:40une solution
01:03:40à la mort moelle nœud
01:03:42qui sera prise
01:03:42oui mais quand il dit
01:03:43la démagogie
01:03:43c'est ce que c'est
01:03:44la démagogie
01:03:45la démagogie
01:03:46c'est dire ce que vous avez
01:03:47dit tout à l'heure
01:03:47ça veut dire que
01:03:48si on mettait
01:03:49tous les délinquants
01:03:49en prison
01:03:50il n'y aurait plus
01:03:51d'actes de délinquance
01:03:52pour lui c'est ça
01:03:53la démagogie
01:03:54la démagogie
01:03:55c'est dire que finalement
01:03:55ce qu'il avait promis
01:03:56ça veut dire les 15 000
01:03:57places de prison
01:03:58on puisse les construire
01:03:59absolument
01:04:00c'est ça
01:04:00les démagogies
01:04:01à chaque fois qu'il parle
01:04:02de démagogie
01:04:02on est en train de brainwash
01:04:03avec un fait divers
01:04:04il n'est pas loin de le penser
01:04:05je pense
01:04:05il a parlé de Diana
01:04:06pour lui on brainwash
01:04:07sur un fait divers
01:04:08si vous permettez
01:04:09on pourrait mettre
01:04:10en parallèle
01:04:11cette réaction
01:04:12d'Emmanuel Macron
01:04:13à celle
01:04:14je m'en souviens
01:04:14par exemple
01:04:15d'un Jacques Chirac
01:04:15quand il recevait
01:04:17à l'Elysée
01:04:17les victimes
01:04:18des erreurs judiciaires
01:04:19ou d'un Nicolas Sarkozy
01:04:21quand il recevait
01:04:23les victimes
01:04:24ou les familles
01:04:25de victimes
01:04:25voyez-vous
01:04:26et pour cela
01:04:27d'ailleurs
01:04:27il s'était retrouvé
01:04:28sur le mur des cons
01:04:29dès lors que vous intéressez
01:04:31aux victimes
01:04:31vous êtes mal vu
01:04:33et par la justice
01:04:34et par certains syndicats
01:04:35voyez-vous
01:04:35donc c'est ça
01:04:37la différence
01:04:37entre un chef de l'Etat
01:04:38qui a d'empathie
01:04:39pour le peuple
01:04:40il entend la souffrance
01:04:41et là
01:04:42on a un président
01:04:43qui ne comprend pas
01:04:44à quel point
01:04:45les français sont en colère
01:04:46et souffrent
01:04:47le message du président
01:04:49est clair
01:04:50n'en parlons plus
01:04:51c'est ça qu'il dit
01:04:52en gros
01:04:52n'en parlons plus
01:04:53on va gérer ça
01:04:54mais n'en parlons plus
01:04:55mais quand il parle
01:04:55de démagogie
01:04:56je vais lui dire
01:04:57qu'on est tous démagogues
01:04:58toute la France
01:04:58aujourd'hui
01:04:59est démagogue
01:04:59tout simplement
01:05:00et revenons
01:05:01à la mère de Rosa
01:05:02qui aujourd'hui
01:05:03se sent coupable
01:05:04la seule coupable
01:05:05aujourd'hui
01:05:05c'est elle
01:05:06elle dit
01:05:06je suis coupable
01:05:07d'avoir pas réussi
01:05:07et empêché
01:05:08la mort de Lyanna
01:05:09je ne sais pas
01:05:10si vous vous rendez compte
01:05:11de la chose
01:05:11c'est terrible
01:05:12pour cette dame
01:05:13elle a à la fois
01:05:13son enfant
01:05:14qui a été violé
01:05:14et vous avez rappelé
01:05:15le rapport médical
01:05:17qui est accablant
01:05:17qui est accablant
01:05:18et qui est antérieur
01:05:19bien antérieur
01:05:20à plusieurs mois
01:05:21avec personne d'abouger
01:05:22et aujourd'hui
01:05:22ils se sent coupable
01:05:23de ne pas avoir
01:05:24les parents de Lyanna
01:05:24ont demandé pardon
01:05:25mais c'est ce que je vous dis
01:05:26c'est pas eux
01:05:27demandez pardon
01:05:27c'est pas eux
01:05:28demandez pardon
01:05:28c'est au président
01:05:29de la République
01:05:29de nous dire
01:05:30dégagez
01:05:30asseyez des démagogues
01:05:31vous racontez
01:05:32n'importe pas
01:05:33je gère
01:05:33vous gérez rien
01:05:34alors écoutez justement
01:05:35à nouveau
01:05:35la maman de Rosa
01:05:36qui a fait part
01:05:37de sa grande émotion
01:05:38en conférence de presse
01:05:39les mamans
01:05:39qui prennent la parole
01:05:40ça a tout changé
01:05:41la maman de Lola
01:05:42la maman de Philippine
01:05:43la veuve du gendarme Comine
01:05:45la maman d'Elias
01:05:46elles sont d'un courage inouï
01:05:47et voilà
01:05:48ce que leur répond
01:05:49Emmanuel Macron
01:05:50du mépris
01:05:52pourquoi
01:05:54pourquoi
01:05:54il faut attendre
01:05:55autant longtemps
01:05:56avoir des réponses
01:05:57je vais appeler
01:05:58tous les lundi matin
01:05:59tous les lundi matin
01:06:01le temps que ma fille
01:06:02elle était chez le psychologue
01:06:04j'ai eu des réponses
01:06:05l'affaire
01:06:06il est en cours
01:06:07mais je suis
01:06:08la maman de victime
01:06:09je peux pas
01:06:11entendre ça
01:06:12qu'il est en cours
01:06:13il était pas entendu
01:06:14il était pas convoqué
01:06:16moi j'ai entendu
01:06:17j'ai été entendu
01:06:18deux fois
01:06:18la dernière fois
01:06:20que j'ai appelé
01:06:20ils m'ont dit
01:06:21si je continuais à harceler
01:06:23ils m'ont fait porte-plaine
01:06:24j'ai eu la culpabilité
01:06:26que j'ai pas assez fait
01:06:27que je
01:06:29j'étais pas à la hauteur
01:06:30en tant que maman
01:06:31aujourd'hui
01:06:32je vois que
01:06:33la justice
01:06:33il m'a pas suivi
01:06:36en tant que maman
01:06:37en tant que victime
01:06:38en tant que
01:06:39qu'il est ma fille
01:06:41elle est une victime
01:06:41qui elle souffre
01:06:44tous les jours
01:06:46elle souffre
01:06:47parce qu'elle a vu
01:06:48l'Iana mourir
01:06:48elle a entendu
01:06:49dans le journal
01:06:50et c'est la même personne
01:06:53pourquoi
01:06:53elle n'était pas arrêtée
01:06:54pourquoi
01:06:55voilà donc
01:06:56les questionnements
01:06:56de la maman
01:06:57de Rosa
01:06:58et je vous propose
01:06:58d'écouter
01:06:59l'avocat
01:06:59qui a fait une charge
01:07:01très lourde
01:07:01contre les enquêteurs
01:07:03et les magistrats
01:07:03qui l'accusent
01:07:04d'être fainéant
01:07:05écoutez-le
01:07:06écoutez-le
01:07:09c'est-à-dire
01:07:09cette occasion
01:07:10unique
01:07:11de pouvoir
01:07:12taper un grand coup
01:07:13dans la fourmilière
01:07:13et faire en sorte
01:07:14que la justice
01:07:14retrouve son éclat
01:07:15et qu'on arrête
01:07:16de la reléguer
01:07:17au dernier rang
01:07:18comme c'est le cas
01:07:18depuis trop longtemps
01:07:19on évoque
01:07:20un problème
01:07:21de moyens financiers
01:07:22c'est une réalité
01:07:23j'aimerais aussi
01:07:24dénoncer une autre réalité
01:07:25que je vois au quotidien
01:07:26celle de magistrats
01:07:27qui travaillent
01:07:28quatre fois moins
01:07:28que leurs collègues
01:07:29celle d'enquêteurs
01:07:30paresseux
01:07:31des vrais fainéants
01:07:33qui sont aussi
01:07:34à l'origine
01:07:35de ce drame humain
01:07:36et qui ont
01:07:37évidemment
01:07:37quand je vous entends
01:07:38ce qui a été dit
01:07:39notamment le fait
01:07:40que alors qu'elle appelait
01:07:41chaque semaine
01:07:41les enquêteurs
01:07:42pour savoir quand
01:07:43M. Barrella
01:07:44elle va être interpellé
01:07:44qu'on lui dit
01:07:45arrêtez
01:07:45vous nous harcelez
01:07:46on va déposer plainte
01:07:47contre vous
01:07:47et bien il y a des fautes humaines
01:07:49derrière ce drame
01:07:50il dit que les enquêteurs
01:07:51ont été de vrais fainéants
01:07:52Georges Fenech
01:07:53les enquêteurs ont été
01:07:54de vrais fainéants
01:07:55voilà ce que dit
01:07:56l'avocat de la maman
01:07:56de Rosa
01:07:58ça existe
01:07:58ça existe
01:08:00j'entendais Charles Consigny
01:08:01un avocat
01:08:02sur une autre chaîne
01:08:02qui disait
01:08:03que quand il se rendait
01:08:03dans les tribunaux
01:08:04il voyait les magistrats
01:08:05à 16h30
01:08:07se carapater
01:08:08ça existe
01:08:09c'est pas la majorité
01:08:10bien loin de là
01:08:11mais ça existe
01:08:12le problème
01:08:13c'est que quand
01:08:14vous avez affaire
01:08:15notamment dans un tribunal
01:08:16à un magistrat
01:08:17qui ne remplit pas
01:08:18son office correctement
01:08:19et comme il est inamovible
01:08:21c'est difficile
01:08:22de s'en débarrasser
01:08:23et comme il n'est pas sanctionné
01:08:25on est coincé
01:08:26vous savez comment on faisait
01:08:27je vous choquais sans doute
01:08:29on faisait une promotion
01:08:30pour le faire partir ailleurs
01:08:32et ainsi
01:08:33il montait en grade
01:08:34non mais c'est terrible
01:08:35ce que je vous dis
01:08:36mais c'est vrai
01:08:36et d'ailleurs le sujet
01:08:37a été soulevé
01:08:38très clairement hier
01:08:39par le garde des Sceaux
01:08:40sur notre antenne
01:08:42un journaliste
01:08:43vous le disiez très justement
01:08:43un journaliste fainéant
01:08:44c'est pas très grave
01:08:45un magistrat fainéant
01:08:47ça peut avoir plus de conséquences
01:08:48ah oui
01:08:48un journaliste fainéant
01:08:49un enquêteur fainéant
01:08:50ça peut avoir plus de conséquences
01:08:51c'est pas très grave
01:08:52il prend un petit blâme
01:08:53la direction
01:08:54Languerland
01:08:55un inspecteur des impôts
01:08:56bon j'en connais pas beaucoup
01:08:57de fainéants
01:08:58mais c'est pas très grave
01:08:59non plus au contraire
01:09:00ils sont pas assez fainéants
01:09:02je ne sais pas
01:09:02il y a tout un tas de professions
01:09:04vous pouvez avoir
01:09:05des paresseux
01:09:05des fainéants
01:09:06et d'ailleurs je pense
01:09:06qu'il y en a dans toutes
01:09:07les professions
01:09:09mais un magistrat
01:09:11un policier
01:09:12un militaire fainéant
01:09:14bah c'est grave
01:09:15parce que
01:09:15et d'ailleurs je pense
01:09:16qu'il y en a de moins en moins
01:09:17parce que
01:09:18on n'a pas l'occasion
01:09:20aujourd'hui d'être fainéant
01:09:21et quand il y a
01:09:21des vies qui sont en jeu
01:09:22et bah la fainéantise
01:09:24et bien il faut qu'elle disparaisse
01:09:25et là en l'occurrence
01:09:26on voit bien que
01:09:27c'est pas une question de moyens
01:09:29et je donnais cet argument hier
01:09:30c'est à dire que
01:09:32imaginez donc
01:09:33un militaire
01:09:33qui refuse d'aller
01:09:35sur le front
01:09:35parce qu'il y a un manque de moyens
01:09:37un policier
01:09:38qui vous dit
01:09:38non non
01:09:39je n'irai pas sécuriser
01:09:40le parc des princes
01:09:41lors de la finale
01:09:41de l'église des champions
01:09:42parce que
01:09:43je manque de moyens
01:09:44bah non
01:09:44ils font des efforts
01:09:45ils font peut-être plus d'heures
01:09:46que ce qui est prévu
01:09:47dans leur contrat
01:09:48mais c'est ça le pacte social
01:09:49en réalité
01:09:50c'est quand il y a
01:09:50des menaces
01:09:51sur la sécurité des français
01:09:52et bien on donne tout
01:09:53pour en protéger
01:09:54le plus grand nombre
01:09:55et dans l'affaire Liana
01:09:55malheureusement
01:09:56et bien beaucoup ont failli
01:09:57on va se retrouver
01:09:58dans un instant
01:09:59on va continuer à parler
01:10:00de l'affaire Liana
01:10:01vous allez faire des révélations
01:10:02aussi Jules Laurent
01:10:03d'une vieille dame
01:10:05qui a été agressée
01:10:06dans une église
01:10:07une église à Saint-Etienne
01:10:08vidéo à l'appui
01:10:09on va voir tout ça
01:10:10et puis on parlera aussi
01:10:12de ce qui se passe
01:10:12à Belfast
01:10:14puisque des violences
01:10:15ont écloté
01:10:16mardi soir à Belfast
01:10:17après l'attaque
01:10:19au couteau révoltante
01:10:20d'un Soudanais
01:10:22et donc des manifestations
01:10:23anti-immigration
01:10:24du côté de l'Irlande
01:10:26à tout de suite
01:10:29Les parents de France
01:10:30sont en colère
01:10:31les parents de France
01:10:31aujourd'hui
01:10:32ils ont peur
01:10:32ils ont peur
01:10:33que Liana
01:10:34ça soit le sort
01:10:35réservé à leur enfant
01:10:36parce que Liana
01:10:37c'est devenu
01:10:38la petite fille
01:10:39de tous les parents
01:10:40de France
01:10:40chacun peut se transposer
01:10:42les parents
01:10:42qui habitent à Paris
01:10:43quand ils voient
01:10:44le nombre
01:10:44de personnes suspendues
01:10:45dans le périscolaire
01:10:46on a franchi la barre
01:10:47des 130
01:10:48ils ont peur
01:10:49en déposant
01:10:49leur enfant
01:10:50à l'école le matin
01:10:51on va en parler
01:10:52juste après le rappel
01:10:53des titres de Sommeil
01:10:53à la Biti
01:10:56L'exécutif
01:10:57sous pression
01:10:58après le meurtre
01:10:58de la petite Liana
01:10:59ce matin
01:11:00en conseil des ministres
01:11:01Emmanuel Macron
01:11:02a reconnu
01:11:02des dysfonctionnements
01:11:03manifestes
01:11:04toutefois
01:11:04le chef de l'état
01:11:05ne veut pas répondre
01:11:06à un drame
01:11:07par des cris
01:11:08la démagogie
01:11:09n'est pas une réponse
01:11:09à la hauteur
01:11:10a-t-il martelé
01:11:12à la une également
01:11:13de fortes tensions
01:11:14après une attaque
01:11:15au couteau
01:11:15à Belfast
01:11:16en Irlande du Nord
01:11:17des centaines
01:11:18de manifestants
01:11:19ont semé
01:11:19le chaos
01:11:20hier soir
01:11:21bus, voiture
01:11:22et immeubles incendiés
01:11:23après cette agression
01:11:24attribuée à un réfugié
01:11:25soudanais
01:11:26la première ministre
01:11:27nord-irlandaise
01:11:28a condamné
01:11:29des actes
01:11:29d'une lâcheté répugnante
01:11:30et a appelé au calme
01:11:32de son côté
01:11:33le premier ministre britannique
01:11:34Keir Starmer
01:11:35a dénoncé
01:11:35des violences choquantes
01:11:36et inacceptables
01:11:37et puis au cinquième jour
01:11:39de son voyage en Espagne
01:11:41le pape Léon XIV
01:11:42va bénir à Barcelone
01:11:43la plus grande tour
01:11:44de la Sagrada Familia
01:11:45fameuse basilique
01:11:46toujours inachevée
01:11:47de Gaudi
01:11:48le Saint-Père
01:11:49en profitera également
01:11:50pour célébrer une messe
01:11:51dans ce joyau architectural
01:11:52du modernisme catalan
01:11:54qui est aussi
01:11:54la plus haute église du monde
01:11:56quand on s'en prend
01:11:58à un enfant
01:11:58on s'en prend
01:11:59à tous les français
01:11:59parce que chaque français
01:12:00peut se transposer
01:12:01chaque parent
01:12:02du moins peut se transposer
01:12:03en disant
01:12:03ça pourrait être mon enfant
01:12:04mais on pourrait se dire
01:12:05ça pourrait être ma petite soeur
01:12:06etc
01:12:07Gérald Darmanin hier
01:12:08il a parlé avec ses tripes
01:12:09c'est pas Emmanuel Macron
01:12:10Gérald Darmanin
01:12:10il dit pas
01:12:11faut pas de cri
01:12:12faut pas de démagogie
01:12:13il a dit
01:12:13si c'était mon enfant
01:12:14bien sûr que j'aurais
01:12:14une réponse animale
01:12:16donc écoutez
01:12:16le garde des sceaux
01:12:17et je me rappelle
01:12:18de David Lysnard
01:12:19vous vous souvenez
01:12:20quand une grand-mère
01:12:20avait été agressée à Cannes
01:12:21et d'ailleurs on va parler
01:12:22d'une grand-mère
01:12:22qui a été agressée
01:12:23dans une église
01:12:23il avait dit
01:12:24si ça avait été ma grand-mère
01:12:25j'aurais peut-être fini
01:12:26en prison
01:12:26voilà ce qu'avait dit
01:12:27David Lysnard
01:12:28écoutez Gérald Darmanin
01:12:30ici depuis six jours
01:12:33je dis des choses
01:12:33extrêmement fortes
01:12:34qui est en effet
01:12:35à me fâcher
01:12:37avec des personnes
01:12:37de mon corps social
01:12:38ce que je ne veux pas
01:12:39parce que moi
01:12:40j'apprécie le travail
01:12:41des magistrats
01:12:41c'est que je leur dis
01:12:42que le problème
01:12:42n'est pas le fonctionnement
01:12:44de la magistrature
01:12:45vis-à-vis des enquêteurs
01:12:46on n'en est plus à
01:12:47le problème
01:12:48c'est la confiance des gens
01:12:49dans l'autorité judiciaire
01:12:51et de manière plus générale
01:12:52de l'autorité de l'État
01:12:53on ne peut pas défendre
01:12:54à la fois l'État de droit
01:12:55et l'impuissance publique
01:12:56ce n'est pas possible
01:12:57donc je comprends très bien
01:12:58les gens
01:12:58moi j'ai deux petits garçons
01:13:00si l'un d'entre eux
01:13:00était violé
01:13:01je portais plainte
01:13:02que neuf mois après
01:13:03je n'ai toujours pas de réponse
01:13:04et que je vois le violeur
01:13:06potentiellement toujours libre
01:13:07bien sûr que
01:13:08l'instinct animal du père
01:13:09ou de la mère de famille
01:13:11mène
01:13:12à des instincts animaux
01:13:13il faut évidemment
01:13:14et c'est la démocratie
01:13:15les empêcher notre civilisation
01:13:17c'est que nous réglons
01:13:18ces conflits autrement
01:13:19à condition que l'État
01:13:20sache répondre
01:13:21rapidement et fermement
01:13:23à cela
01:13:23sinon c'est la loi
01:13:25de tous contre tous
01:13:26donc ce qui se passe aujourd'hui
01:13:27c'est très important
01:13:28pour la concorde civile
01:13:29alors une dernière information
01:13:31qui est tombée hier
01:13:32132 animateurs
01:13:33suspendus à Paris
01:13:33dont 52
01:13:34pour suspicion
01:13:35de violences sexuelles
01:13:37ou sexistes
01:13:37le contrat social est rompu
01:13:38vous n'avez plus confiance
01:13:40quand vous déposez
01:13:41votre enfant à l'école
01:13:42en maternelle
01:13:43à la crèche
01:13:43peu importe où
01:13:45écoutez des parents
01:13:46qu'on a interrogés justement
01:13:48nous on est
01:13:49on subit tous les jours
01:13:51les conséquences
01:13:52des décisions pas prises
01:13:53on vit avec
01:13:54une peur
01:13:55permanente
01:13:56on est très très vigilant
01:13:58sur absolument
01:13:59tout ce que nos enfants font
01:14:01dès qu'il y a
01:14:01un contact d'adultes
01:14:02malheureusement
01:14:03d'adultes masculins
01:14:04surtout
01:14:04et on est
01:14:06on est très tendus
01:14:07ma filleule
01:14:07elle a 12 ans
01:14:08et quand elle était
01:14:09en maternelle
01:14:10dans le troisième arrondissement
01:14:11il y a eu déjà
01:14:1225 plantes
01:14:13pour un cas d'abus
01:14:16nous ça fait
01:14:17même avant
01:14:18mon fils
01:14:18il a 9 ans
01:14:19même avant
01:14:20la naissance
01:14:20de mon fils
01:14:20il y avait des problèmes
01:14:21déjà
01:14:21on le savait
01:14:23c'était là tout le temps
01:14:24mais ça c'est partout
01:14:25depuis très longtemps
01:14:26c'est juste qu'on a normalisé
01:14:28en fait
01:14:28des défaillances
01:14:29du système
01:14:30je pense qu'il faut expliquer
01:14:31à ses enfants
01:14:32et à ses petits-enfants
01:14:33petite fille
01:14:34ou petit garçon
01:14:35peu importe
01:14:35ce qu'il faut faire
01:14:36et pas faire
01:14:37est-ce que vous
01:14:37en tant que grand-père
01:14:38cette situation
01:14:39vous inquiète ?
01:14:40bien sûr qu'elle m'inquiète
01:14:42c'est le quotidien
01:14:43on aura un discours
01:14:44pendant un an
01:14:45c'est les élections
01:14:46qui arrivent
01:14:46ça va être du blabla
01:14:49du blabla
01:14:49puis concrètement
01:14:51derrière
01:14:51des paroles
01:14:52mais pas d'actes ?
01:14:53complètement
01:14:54voilà
01:14:55donc chaque parent
01:14:56de ce pays
01:14:56peut se dire
01:14:57si c'était ma fille
01:14:58si c'était mon enfant
01:14:59c'est pour ça
01:15:00qu'il y a de telles mobilisations
01:15:01dans le pays
01:15:02Eric Tegner
01:15:02oui et les gens
01:15:03sont désabusés
01:15:04ils sont désabusés
01:15:05et j'ai envie de vous dire
01:15:06ils ont raison
01:15:06ils ont raison
01:15:07parce que vous savez
01:15:08le périscolaire parisien
01:15:10une partie de ses parents
01:15:11c'était des parents
01:15:12quand même
01:15:12d'une classe moyenne supérieure
01:15:13qui avaient parfois
01:15:14des contacts
01:15:14des accès avec des hommes politiques
01:15:16ils étaient à Paris
01:15:17on dit que tout est centralisé
01:15:18et pour autant
01:15:18on ne les a pas écoutés
01:15:19alors imaginez les parents
01:15:20qui sont au fin fond de la Corrèze
01:15:22au fin fond de la Creuse
01:15:23dans le Grand Est
01:15:24c'est une évidence
01:15:25qu'on ne les écoute pas
01:15:26qu'on ne les entend pas
01:15:27et on est dans un pays
01:15:28où évidemment
01:15:28qu'il ne faut pas rendre justice
01:15:30soi-même
01:15:30mais il faut se battre
01:15:32systématiquement
01:15:32c'est-à-dire que sinon
01:15:33les plaintes ne sont pas
01:15:34prises en compte
01:15:35sinon on n'en a absolument
01:15:36rien à faire
01:15:36mais à tous les niveaux
01:15:37parce qu'on a aujourd'hui
01:15:39un état qui est en déliquescence
01:15:40et qui est ultra violent
01:15:42avec les victimes
01:15:43et tout le monde l'a vécu
01:15:44pendant le Covid
01:15:44les gens l'ont vécu
01:15:45ils voulaient aller voir
01:15:46leur père ou leur grand-père
01:15:47qui était malade
01:15:48on leur a dit
01:15:48t'as pas le droit
01:15:49d'aller le voir
01:15:49et on a été atroce
01:15:51vis-à-vis des familles
01:15:52des victimes
01:15:52on se rappelle également
01:15:54lors des attentats
01:15:54du Bataclan
01:15:55comment ceux
01:15:56qui allaient reconnaître
01:15:57les corps de leur famille
01:15:58quand ils se sont rendus
01:15:58à l'hôpital
01:15:59ils ont été absolument
01:16:01maltraités
01:16:01pour l'identification
01:16:02des corps
01:16:02et là on voit
01:16:03ce type de cas
01:16:04où ça n'est pas pris en compte
01:16:05c'est-à-dire qu'on paye
01:16:06pour un état
01:16:07et derrière la réponse
01:16:08elle est toujours violente
01:16:09contre les victimes
01:16:09écoutez ce papa
01:16:10terrible témoignage
01:16:11celui d'un père désabusé
01:16:12par la justice lente et faible
01:16:14il était face à Gérald Darmanin
01:16:15d'ailleurs sur une chaîne
01:16:15concurrente
01:16:16et il lui disait
01:16:17le violeur de ma fille
01:16:17est toujours en liberté
01:16:18sa petite fille
01:16:19a été enlevée et violée
01:16:20par un homme visé
01:16:21par deux plaintes
01:16:21toujours en liberté
01:16:22c'est un homme
01:16:24qui a poussé ma fille
01:16:25dans la voiture
01:16:26devant le collège
01:16:28il l'a mis en montagne
01:16:29et il l'a violée
01:16:30cette personne-là
01:16:31avait déjà deux plaintes
01:16:32contre lui
01:16:32pour violer également
01:16:33exactement
01:16:34et il n'y avait pas
01:16:36de casier
01:16:36parce que du coup
01:16:37ça n'avait pas été jugé
01:16:39mais il avait déjà eu
01:16:40deux plaintes
01:16:41donc ma fille
01:16:42c'était la troisième
01:16:44et moi je ne me suis pas
01:16:45arrêté là
01:16:47j'ai demandé
01:16:48parce que du coup
01:16:49j'avais malheureusement
01:16:50dû à la première affaire
01:16:51j'avais une avocate
01:16:52qui est spécialisée
01:16:52dans ça
01:16:53et on a été
01:16:54on a été
01:16:55on a été plus loin
01:16:56du coup la police
01:16:57la police
01:16:58ont été le chercher
01:17:00directement
01:17:01directement chez lui
01:17:02et
01:17:04il a eu une détention
01:17:05pas une détention provisoire
01:17:06parce que
01:17:07il aurait été en prison
01:17:09actuellement
01:17:09mais plus une garde à vue
01:17:10et la garde à vue
01:17:12elle a duré
01:17:12du coup 24 heures
01:17:14la procureure
01:17:15et le président
01:17:17ils ont voulu
01:17:18le condamner
01:17:19en détention provisoire
01:17:21et c'est le juge
01:17:22de liberté détention
01:17:23qui a refusé
01:17:25totalement
01:17:26comme quoi
01:17:26la personne n'était pas
01:17:27dangereuse
01:17:29alors qu'il y a eu
01:17:29des peines contre lui
01:17:30et cette personne-là
01:17:32habite
01:17:33juste devant un collège
01:17:34en fait
01:17:35et puis il y a un véritable
01:17:36scandale
01:17:36dont on ne parle pas assez
01:17:37et nous on va le faire ce matin
01:17:38c'est l'aide sociale
01:17:38à l'enfance
01:17:39il y a du proxénétisme
01:17:41qui est mis en place
01:17:43au milieu des enfants
01:17:44qu'on place à l'ASE
01:17:45donc vous pensez que
01:17:46vous allez extraire
01:17:47un enfant d'une famille
01:17:48vous pensez qu'il est à l'abri
01:17:49c'est la double peine
01:17:50c'est donc des réseaux
01:17:52de proxénétisme
01:17:53les pédocriminels
01:17:54cherchant des enfants
01:17:55donc ils sont dans
01:17:55les classes maternelles
01:17:57ils sont dans les classes primaires
01:17:58ils sont dans les collèges
01:17:59et les lycées
01:17:59et ils sont à l'aide sociale
01:18:00à l'enfance
01:18:01vous voyez ce qui s'est passé
01:18:02par exemple une maman
01:18:03une maman
01:18:04elle porte plainte
01:18:05contre son mari
01:18:05qui abuse de son enfant
01:18:07et bien la maman
01:18:08qu'est-ce qu'on va lui faire
01:18:09on va lui arracher sa fille
01:18:10et donc sa fille
01:18:11elle va aller où
01:18:11elle va aller à l'aide sociale
01:18:12à l'enfance
01:18:13et après avoir été abusée
01:18:14par le père
01:18:15elle va peut-être se retrouver
01:18:16dans un réseau de proxénétisme
01:18:17voilà ce qui se passe
01:18:18c'est un scandale colossal
01:18:20donc voyez ce reportage
01:18:21de notre journaliste
01:18:22Régine Delfour
01:18:22qui a recueilli
01:18:23le témoignage d'une mère
01:18:24absolument édifiant
01:18:25sa fille a subi
01:18:26des attouchements
01:18:27par le père
01:18:28encore une fois
01:18:28la justice n'a pas su
01:18:29les protéger
01:18:30pire
01:18:30elle s'est même retournée
01:18:31contre elle
01:18:32puisqu'on l'a menacée
01:18:32de ne plus avoir
01:18:33la garde de sa fille
01:18:34si elle ne la confiait pas
01:18:36au père
01:18:36vous voyez un peu le sujet
01:18:37et voyez ça
01:18:40un dimanche de septembre 2015
01:18:42de retour de chez son père
01:18:43Marie avoue à sa mère Sarah
01:18:45l'impensable
01:18:47elle avait 4 ans
01:18:48c'était en septembre 2015
01:18:49elle est revenue
01:18:50de chez son père
01:18:50et c'est là qu'elle me dit
01:18:51maman
01:18:53spontanément
01:18:54t'as pas me touché le zizi
01:18:55m'embrasse sur la bouche
01:18:56waouh
01:18:57ça a été
01:18:58un tsunami quoi
01:18:59Sarah consulte
01:19:01le service pédiatrique
01:19:02d'unité d'enfance en danger
01:19:03qui lui assure
01:19:04que sa fille
01:19:05peut continuer
01:19:06à aller chez son père
01:19:07mais les abus
01:19:08se poursuivent
01:19:09et Sarah porte plainte
01:19:10la juge aux affaires familiales
01:19:12a considéré
01:19:13que
01:19:13ce que je disais
01:19:14ce que ma fille
01:19:16disait
01:19:17du coup
01:19:17c'était pas vrai
01:19:19en quelque sorte
01:19:20vu qu'elle m'a obligée
01:19:21à remettre
01:19:22ma fille
01:19:23à son père
01:19:23sous peine
01:19:24d'aller en prison
01:19:2545 000 euros
01:19:27d'amende
01:19:27et
01:19:29de perdre la garde
01:19:30si je le faisais pas
01:19:31Sarah fait appel
01:19:32et perd
01:19:33en octobre 2019
01:19:35la police
01:19:36convoque Sarah
01:19:37car le père
01:19:38de sa fille
01:19:38est en détention
01:19:39provisoire
01:19:40pour tentative
01:19:41de viol
01:19:42sur une mineure
01:19:43de moins de 15 ans
01:19:44il est employé
01:19:45en tant que surveillant
01:19:46dans un collège
01:19:47il a agressé
01:19:47une jeune fille
01:19:49en mars 2019
01:19:51il a été condamné
01:19:53aucun service
01:19:54de l'état
01:19:55n'a jugé
01:19:56nécessaire
01:19:56de prévenir
01:19:57Sarah
01:19:57et de soustraire
01:19:59sa fille
01:19:59à son père
01:20:00Sarah a décidé
01:20:01en janvier 2023
01:20:02de porter plainte
01:20:04contre l'état
01:20:05pour dysfonctionnement
01:20:07et donc
01:20:08le scandale
01:20:08de l'ASE
01:20:09l'aide sociale
01:20:09à l'enfance
01:20:10vous vous rendez compte
01:20:10quand même
01:20:11la petite fille
01:20:12est victime d'inceste
01:20:13la mère le signale
01:20:14et on menace
01:20:15à la mère
01:20:16de lui retirer
01:20:16la garde de son enfant
01:20:17et donc vous voyez
01:20:17le scandale de l'ASE
01:20:18un autre avocat
01:20:19Frédéric Pichon
01:20:20qui a l'habitude
01:20:21de ces dossiers là
01:20:22il explique que
01:20:23quand vous vous retrouvez
01:20:24à l'ASE
01:20:24c'est la double peine
01:20:24en fait pour les enfants
01:20:26pourquoi est-ce que
01:20:27être placé à l'ASE
01:20:28c'est la double peine
01:20:29c'est la double peine
01:20:30alors il y a des cas
01:20:33de carence des parents
01:20:34je n'ai lu pas
01:20:35la difficulté
01:20:36mais j'allais dire
01:20:37que dans 50% des cas
01:20:38et ce n'est pas moi
01:20:38qui le dis
01:20:39c'est même un rapport
01:20:40qui a été rendu
01:20:41par la CIVIS
01:20:42où ces placements
01:20:43pourraient être évités
01:20:44donc on a
01:20:45quelque chose
01:20:46qui est de l'ordre
01:20:47du placement abusif
01:20:48que les enfants
01:20:49ils sont arrachés
01:20:50à leurs parents
01:20:51alors qu'il y a
01:20:51simplement parfois
01:20:52des difficultés
01:20:53qui peuvent être
01:20:54conjoncturelles
01:20:54ça peut être
01:20:55l'enfant
01:20:56qui a un handicap
01:21:00qui est un peu difficile
01:21:01à être traité
01:21:02il faut simplement
01:21:03que les parents
01:21:03soient accompagnés
01:21:04on va aller beaucoup plus
01:21:05c'est-à-dire que l'enfant
01:21:06il a déjà un handicap
01:21:07il va être doublement traumatisé
01:21:09par un arrachement
01:21:10à son milieu familial
01:21:11il y a des gens
01:21:12de bonne volonté à l'ASE
01:21:13mais d'abord
01:21:13ils ne sont pas assez nombreux
01:21:14ils ne sont pas toujours
01:21:16très bien formés
01:21:17et puis malheureusement
01:21:18il y a d'autres enfants
01:21:19qui eux-mêmes sont en difficulté
01:21:20c'est-à-dire que ces enfants
01:21:20ils vont subir
01:21:21à leur tour
01:21:22j'ai eu le cas
01:21:22dans un dossier à Grenoble
01:21:23où les enfants
01:21:24ils ont été placés
01:21:25ma cliente a alerté
01:21:28les autorités
01:21:29sur le fait
01:21:29qu'il avait subi
01:21:30des nouvelles agressions sexuelles
01:21:32de la part
01:21:32d'autres mineurs
01:21:33un petit peu plus âgés
01:21:34on n'a pas du tout
01:21:35traité ça avec sérieux
01:21:36on l'a même accusé
01:21:38de complotisme
01:21:39et il s'est avéré
01:21:40malheureusement
01:21:41quelques semaines plus tard
01:21:42que cet enfant
01:21:42qui avait commis des abus
01:21:44en effet sur une dizaine
01:21:45d'enfants
01:21:46donc on a récupéré la garde
01:21:47mais en attendant
01:21:49finalement
01:21:50les enfants que je défendais
01:21:51ils avaient été abusés
01:21:53par le père
01:21:53et ensuite
01:21:53ils ont été abusés
01:21:54dans un foyer
01:21:54donc il y a eu une double peine
01:21:55effectivement
01:21:56Jules Laurent
01:21:56c'est vous qui l'avez interrogé
01:21:58ce qu'il dit est hallucinant
01:21:59des abus par dizaines
01:22:01au sein de l'aide sociale
01:22:02à l'enfance
01:22:02chargée de protéger
01:22:03les enfants
01:22:03et ce qu'il dénonce
01:22:05maître Pichon
01:22:06c'est que finalement
01:22:06il y a un placement
01:22:07aujourd'hui
01:22:08assez systématique
01:22:09finalement
01:22:09des juges vis-à-vis de la ZEU
01:22:11c'est-à-dire que
01:22:11des juges qui finalement
01:22:12se protègent
01:22:13font un effet parapluie
01:22:14et ne veulent pas
01:22:15prendre de responsabilité
01:22:16donc finalement
01:22:16ils ne vont pas aller
01:22:17au fond des dossiers
01:22:18ils vont systématiquement
01:22:19placer les enfants
01:22:20à l'aide sociale
01:22:20à l'enfance
01:22:21en se défaussant
01:22:22sans prendre en compte
01:22:23qu'il y a aujourd'hui
01:22:24ce scandale
01:22:24de proxénétisme
01:22:25au sein de l'aide sociale
01:22:26à l'enfance
01:22:26qu'il y a des problèmes
01:22:27avec les mineurs isolés
01:22:28qui font partie aujourd'hui
01:22:29de l'aide sociale à l'enfance
01:22:30qu'il y a des viols
01:22:31commis par des éducateurs
01:22:32au sein de l'aide sociale
01:22:33à l'enfance
01:22:34et les juges finalement
01:22:35font une sorte de chat-perché
01:22:36en disant
01:22:37moi j'ai fait mon devoir
01:22:38j'ai placé l'enfant
01:22:39à l'aide sociale à l'enfance
01:22:41sans prendre en compte
01:22:42la réalité qui est réelle
01:22:43et qui est aujourd'hui
01:22:43la bombe finalement
01:22:44qui va exploser
01:22:46aux yeux
01:22:47des traitements
01:22:48finalement
01:22:49sexuels
01:22:49vis-à-vis des enfants
01:22:50et des maltraitances
01:22:51c'est l'aide sociale à l'enfance
01:22:52c'est la prochaine
01:22:53la prochaine bombe médiatique
01:22:55qui va exploser
01:22:56après le périscolaire
01:22:58parisien
01:22:59après le scandale
01:23:00Liana
01:23:00vous avez raison
01:23:01l'aide sociale à l'enfance
01:23:01il faudra en parler
01:23:02et nous on sera là
01:23:02pour en parler
01:23:03vous avez la parole
01:23:04Jules Laurent
01:23:04vous allez la garder
01:23:05puisque vous allez nous faire
01:23:06d'autres révélations
01:23:07l'agression
01:23:08d'une vieille dame
01:23:09dans une église
01:23:10alors on va voir les images
01:23:11et on va pouvoir les commenter
01:23:12en gardant les micros ouverts
01:23:14puisque c'est des images
01:23:15de vidéosurveillance
01:23:16racontez-nous
01:23:16ce qui s'est passé
01:23:17la vidéo que vous êtes
01:23:18en train de regarder
01:23:19nous l'avons récupéré
01:23:20des caméras
01:23:21finalement de surveillance
01:23:22de la cathédrale
01:23:23Saint-Charles
01:23:23à Saint-Etienne
01:23:24elle date de lundi
01:23:26un peu avant la messe
01:23:27autour de 18h
01:23:2818h30
01:23:29il y a une femme
01:23:30âgée à peu près
01:23:31de 70 ans
01:23:31qui pénètre donc
01:23:32au sein de la cathédrale
01:23:34elle a l'habitude
01:23:35finalement d'aller
01:23:36à la messe
01:23:37et là on voit
01:23:37un homme
01:23:38un individu
01:23:39qu'elle décrit
01:23:39de type nord-africain
01:23:40qui va venir
01:23:41en fait faire semblant
01:23:43de regarder
01:23:43les affiches
01:23:44avec elle
01:23:45et puis finalement
01:23:46brusquement
01:23:47vous allez voir
01:23:48il va finalement
01:23:49aller dans un vol
01:23:51extrêmement violent
01:23:52lui arracher
01:23:53son collier
01:23:54donc voilà
01:23:55ça dure une quinzaine
01:23:56de secondes
01:23:57c'est extrêmement brutal
01:23:59il arrache finalement
01:24:00ce collier
01:24:01et puis vous allez voir
01:24:01il va finalement
01:24:02s'enfuir
01:24:04en partant
01:24:04en courant
01:24:05donc en fait
01:24:06c'est extrêmement
01:24:07traumatisant
01:24:07pour cette dame
01:24:08elle était en
01:24:09état de choc
01:24:10elle a un hématome
01:24:12d'ailleurs au niveau
01:24:13du cou
01:24:13et elle a donc
01:24:15ensuite
01:24:15elle s'est réfugiée
01:24:16dans la sacristie
01:24:17pour aller parler
01:24:17à la fois au curé
01:24:18et à une sacristaine
01:24:20pour demander
01:24:21qu'est-ce qu'elle pouvait faire
01:24:22est-ce qu'elle pouvait déposer plainte
01:24:23elle a finalement donc
01:24:24déposé plainte
01:24:25hier matin
01:24:26on ne sait pas encore
01:24:27qui est l'individu
01:24:28qui est allé finalement
01:24:29lui voler
01:24:30dans un acte extrêmement violent
01:24:31son collier
01:24:32simplement
01:24:33moi j'ai eu
01:24:34le curé de la paroisse
01:24:35au téléphone ce matin
01:24:36il m'explique
01:24:37que depuis quelques mois
01:24:38il y a eu à peu près
01:24:40cinq vols
01:24:41de médailles
01:24:42de chaînes de baptême
01:24:43autour de personnes âgées
01:24:44et qu'il y a finalement
01:24:45une sorte de
01:24:46de dispositif mis en place
01:24:48par des voleurs
01:24:48parce que
01:24:49pour accéder à l'église
01:24:50il faut passer par des portes latérales
01:24:51qui sont assez discrètes
01:24:52et finalement
01:24:53ils vont cibler aujourd'hui
01:24:54des personnes âgées
01:24:55pour aller les voler
01:24:56au sein de l'église
01:24:57avec des vols extrêmement violents
01:24:59et on voit que c'est méthodique
01:25:00parce qu'il y a une forme d'approche
01:25:02il va regarder les affiches
01:25:03il se met à côté d'elle
01:25:04il va la voler brutalement
01:25:05aujourd'hui
01:25:06la femme âgée
01:25:07on tient à le préciser
01:25:08elle est en état de choc
01:25:09mais elle va bien
01:25:10au niveau de sa santé
01:25:10on s'en prend donc
01:25:11aux enfants dans ce pays
01:25:12et aux grands-mères
01:25:13et puis je veux qu'on termine
01:25:14par des images
01:25:15à Belfast
01:25:16en Irlande
01:25:17que va nous proposer
01:25:18Benjamin Olivier
01:25:19puisqu'il y a une révolte
01:25:21populaire
01:25:22et de vives tensions
01:25:23des manifestations
01:25:24des axes routiers bloqués
01:25:26des manifestations
01:25:27anti-immigration
01:25:28suite à une attaque
01:25:30au couteau révoltante
01:25:31où le principal suspect
01:25:32est un Soudanais
01:25:34donc on voit que
01:25:36ces manifestations
01:25:37anti-immigrés
01:25:38qui dérapent
01:25:38parfois
01:25:40font suite
01:25:41et ce n'est pas la première fois
01:25:42au Royaume-Uni
01:25:43à des agressions
01:25:45commises par des étrangers
01:25:46là en l'occurrence
01:25:47une attaque au couteau
01:25:48d'un Soudanais
01:25:49comme principal suspect
01:25:50Oui mais c'est ça
01:25:51c'est l'avenir du pays
01:25:51pardonnez-moi
01:25:52à ce qui va se passer
01:25:53en France
01:25:53c'est-à-dire qu'à un moment
01:25:54en Grande-Bretagne
01:25:55il y a une immigration
01:25:56de masse depuis des années
01:25:57qui a été finalement
01:25:58tolérée, voulue
01:25:59à travers cette idée
01:26:00de multiculturalisme
01:26:01il y a eu plein de scandales
01:26:02les grooming gangs
01:26:03etc
01:26:03il y a de nombreux cas
01:26:04effectivement de meurtres
01:26:05où il y a des migrants
01:26:06qui s'en prennent
01:26:07souvent même à des enfants
01:26:08et à un moment
01:26:09il y a une grande partie
01:26:10de la population britannique
01:26:11qui en a absolument ras-le-bol
01:26:12et qui en a ras-le-bol
01:26:13pourquoi aussi ?
01:26:14parce qu'elle ne se sent pas
01:26:14forcément représentée
01:26:16dans les urnes
01:26:16alors il y a le parti
01:26:17Niguel Farage
01:26:18qui monte en ce moment
01:26:18mais sinon la droite britannique
01:26:20a souvent été extrêmement lâche
01:26:22et donc aujourd'hui
01:26:22il y a un parfait ras-le-bol
01:26:24effectivement qui est violent
01:26:25et moi je peux vous dire
01:26:26que étant donné qu'on suit ça
01:26:27depuis plusieurs mois
01:26:27c'est de plus en plus violent
01:26:29ça ne va pas s'arrêter
01:26:30alors je vois effectivement
01:26:31notre titre de violente
01:26:31manifestation anti-immigrés
01:26:33à Belfast
01:26:34ce qui était violent avant tout
01:26:35c'était évidemment
01:26:36le Soudanais
01:26:37qui massacre
01:26:39à coups de couteau
01:26:41il a voulu décapiter
01:26:43c'est absolument glaçant
01:26:46on le voit
01:26:46essayer de décapiter
01:26:47un homme
01:26:48dans la rue
01:26:49c'est pas du raciste
01:26:50de se révolter contre ça
01:26:51c'est qu'à un moment
01:26:51en fait ils en ont ras-le-bol
01:26:52parce qu'ils savent
01:26:53que parce que c'est un Soudanais
01:26:54on ne va pas en parler
01:26:55parce que c'est un Soudanais
01:26:57et bien on ne va pas
01:26:58traiter ce genre de sujet
01:26:58et ils le voient très bien
01:26:59c'est-à-dire que même
01:27:00il y a une police
01:27:01on en a parlé déjà
01:27:02la semaine dernière
01:27:03il y a même une police
01:27:03britannique aujourd'hui
01:27:04qui systématiquement
01:27:05a pu recevoir des consignes
01:27:07qui tend à dire
01:27:07qu'ils vont effectivement
01:27:09s'en prendre bien plus
01:27:10par exemple à quelqu'un
01:27:11qui va être blanc
01:27:11parce que s'il est face
01:27:13à quelqu'un de couleur
01:27:14et bien il est préjugé raciste
01:27:15et donc c'est lui d'abord
01:27:16qu'il faut arrêter
01:27:17c'est vrai que c'était une tentative
01:27:18vous faites bien de le dire
01:27:19c'était une tentative
01:27:20de décapitation
01:27:21une tentative de décapitation
01:27:22voilà ce qui s'est passé
01:27:23à Belfast
01:27:24décapitation et dégorgement
01:27:25donc on voit bien quand même
01:27:26que les britanniques
01:27:27sont à un seuil d'acceptabilité
01:27:29de cette immigration massive
01:27:31qui parfois
01:27:31et bien amène
01:27:33à ce genre d'attaque
01:27:34la question c'est
01:27:35quand est-ce que ça arrive en France
01:27:36parce qu'on a vu
01:27:37un million de personnes dans la rue
01:27:39pour manifester
01:27:40contre l'immigration massive
01:27:42c'était à Londres
01:27:43il y a quelques mois
01:27:44bon en France
01:27:44on a regardé ça
01:27:45un petit peu loin
01:27:46en donnant des chiffres d'ailleurs
01:27:47qui n'étaient pas tout à fait
01:27:48proches de la réalité
01:27:49et en France
01:27:50c'est vrai que quand il y a
01:27:51ce genre de choses
01:27:52bon ben il n'y a pas
01:27:52de manifestation
01:27:53vous êtes diabolisé
01:27:54par les médias
01:27:55qui vous accusent
01:27:56de récupération
01:27:57ou de dérive fascisante
01:27:59donc le sujet
01:28:00c'est à la prochaine attaque
01:28:01qui pourrait se dérouler
01:28:02comme celle-ci
01:28:03que feront les français ?
01:28:04Que feront les français ?
01:28:05Effectivement
01:28:06est-ce qu'il y aura une grande manifestation ?
01:28:07On se souvenait
01:28:08et on se souvient
01:28:09de la pétition de Philippe Devilliers
01:28:10d'ailleurs sur le site
01:28:11du journal du dimanche
01:28:12parce qu'on se souvient
01:28:13de ce qui s'était passé
01:28:15au Royaume-Uni
01:28:15et de ces grandes manifestations
01:28:17contre l'immigration
01:28:18quand l'Etat est responsable
01:28:19il ne faut pas s'étonner
01:28:20que les citoyens
01:28:22qui ont donné
01:28:23quand même
01:28:24un contrat social
01:28:24qui ont signé
01:28:25un contrat social
01:28:26avec l'Etat
01:28:27s'en prennent à l'Etat
01:28:28lui-même
01:28:28et le problème
01:28:29c'est que là
01:28:29en l'occurrence
01:28:30c'est les policiers
01:28:31les gendarmes
01:28:32et l'autorité
01:28:32qui est mis en cause
01:28:34Le problème
01:28:34c'est qu'aujourd'hui
01:28:35en France
01:28:35quand il y a des drames
01:28:35qui embarrassent la gauche
01:28:36il ne se passe rien
01:28:37quand c'est le périscolaire
01:28:38il ne se passe rien
01:28:38quand c'est Lola Philippine Elias
01:28:40ou l'immigration
01:28:41là en l'occurrence
01:28:41est au cœur de ces affaires
01:28:42ou les OQTF sont au cœur
01:28:44de ces affaires
01:28:44il ne se passe rien
01:28:45donc j'ai malheureusement
01:28:45le sentiment
01:28:46que pour l'instant
01:28:46les Français
01:28:47ne sont pas encore
01:28:47assez mûrs
01:28:48comme les Irlandais
01:28:48pour manifestement
01:28:50limite devenir violents
01:28:51c'est la fin de 100% Frontières
01:28:52pour aujourd'hui
01:28:53merci à tous
01:28:54d'avoir été là
01:28:55d'ailleurs merci aussi
01:28:57pour hier
01:28:57puisqu'on était une nouvelle fois
01:28:58leader
01:28:58plus on nous attaque
01:28:59plus on est premier
01:29:00donc moi je conseille
01:29:00à tout le monde
01:29:01de continuer à nous attaquer
01:29:02parce que ça nous va bien
01:29:03faites une petite vidéo
01:29:04une petite saisie
01:29:05n'hésitez pas
01:29:06Pierre De Villeneau
01:29:07pour Midi News
01:29:08quel est le programme ?
01:29:09Vous aussi vous êtes leader
01:29:09très bien
01:29:10on est tous leaders
01:29:11on est très contents
01:29:12non mais
01:29:13arrêtons de crier
01:29:14parce qu'on ne
01:29:15on ne règle pas un drame
01:29:17avec des cris
01:29:18cette phrase
01:29:19est totalement
01:29:20révoltante
01:29:21mais elle est bien
01:29:22significative
01:29:22de ce qui se passe
01:29:23sur ce pas de vague
01:29:25sur cet establishment
01:29:26qui existe
01:29:27on y reviendra largement
01:29:29mais j'ouvrirai
01:29:30Midi News
01:29:30par un témoignage
01:29:31il s'appelle Aaron
01:29:32il est en première
01:29:33il était au théâtre
01:29:34de la Scala
01:29:35et il a assisté
01:29:36à ce discours
01:29:37totalement désastreux
01:29:39polémique
01:29:40de monsieur Bessy
01:29:41le patron du théâtre
01:29:42de la Scala
01:29:42avec des attaques
01:29:43antisémites
01:29:44des menaces
01:29:44des insultes
01:29:45il sera là
01:29:45Aaron avec nous
01:29:46il a le courage
01:29:47de venir témoigner
01:29:47merci beaucoup Pierre
01:29:49on vous retrouve tout de suite
01:29:49pour Midi News
01:29:50et nous à ce soir
01:29:51pour l'heure interne
01:29:51de 100% politique
01:29:55sous-titrage ST' 501
01:29:55Merci.
Commentaires