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  • il y a 2 semaines
Chaque week-end, l’émission pilotée par Dominique Rizet, consultant police/justice BFMTV, et Pauline Revenaz, traite d’un événement majeur de la semaine, ainsi que d’autres affaires qui sont revenues sur le devant de la scène.

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Transcription
00:10Bonjour à tous, bienvenue dans Affaires suivantes, ravi de vous retrouver avec mon complice Dominique Rizet.
00:15Bonjour Pauline, bonjour à tous.
00:16Au programme cette semaine, l'affaire Liana, le temps du deuil et du recueillement,
00:21alors qu'une marche blanche en présence des parents de Liana se déroule cet après-midi à Fourens, à suivre
00:28en direct sur BFM TV.
00:29Et puis nous reviendrons sur l'enquête des gendarmes, depuis la disparition de cette petite fille jusqu'à la découverte
00:34de son corps
00:35dans le silo d'une coopérative agricole, une autopsie a été réalisée, les analyses sont en cours et nous en
00:41parlerons avec les meilleurs spécialistes.
00:43Et puis nous évoquerons aussi le parcours judiciaire de Jérôme Barrella avec six procédures contre lui
00:48et un nouveau témoignage qui nous parvient ce matin, un père de famille qui décrit des attouchements sur sa fille
00:54en novembre dernier,
00:55des dysfonctionnements, des défaillances, des sanctions à la clé, annonce le garde des Sceaux.
00:59Qui est responsable de ce fiasco ?
01:02Affaire suivante, c'est tout de suite, restez avec nous.
01:10Les Français veulent prendre la parole.
01:12Où trouvez-vous toute cette énergie pour pourrir le pays ?
01:15On nous met le talon dessus et on ne nous écoute pas.
01:17Le forum de BFM TV la leur donne.
01:20Autour de moi, des Français qui ont très envie de parler, qui ont très envie qu'on les écoute.
01:24Je ne vais pas aller chercher quelqu'un qui n'existe pas, je vais vous parler de ma vie.
01:27Face à eux, femmes et hommes politiques de tous bords.
01:30On parle de consommateurs, moi j'ai envie qu'on parle de citoyens.
01:33La France s'écoute, la France se parle.
01:36On peut réussir à se réconcilier.
01:38C'est notre maison commune et on ne touche pas à la maison commune.
01:42Le forum BFM TV, demain à 21h en direct sur BFM TV.
02:18C'est notre maison commune et on ne touche pas à la maison commune.
02:30C'est le tour de moi, autour de toi.
02:34C'est bon le poisson d'arrière ?
02:35Les cajou sont super !
02:37On prend les meubles au paprika !
02:40On peut voir les papiers du chaux-fleur ?
02:41Get down, get down !
02:53Wow !
02:58Wow !
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03:23Tranquille les parents.
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03:28De ouf.
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03:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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04:11Mais Pierre, il a fait une grande école.
04:12Oui, mais moi j'ai 10 ans d'expérience.
04:13Mais pas de grande école.
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04:34Aujourd'hui, elle peut rester disponible pour eux.
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05:03Quoi ?
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05:29Tu ne remarques rien ?
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05:35Non !
05:36L'électricité est moins chère en fait.
05:37On en a plus aussi ?
05:39Ben ouais !
05:39Il se passe quoi ici ?
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07:50Ulysse, et c'est réglé.
08:00Bienvenue dans l'affaire suivante.
08:01Après le choc, le recueillement car la France est touchée en plein cœur.
08:05Liana, 11 ans, a été retrouvée morte après six jours de recherche intense.
08:09L'heure est maintenant, je vous le disais, au deuil et au recueillement pour les parents
08:12qui seront présents lors de cette marche blanche qui débute à 15h à Florence.
08:17Avec nous, j'accueille sur ce plateau Périne Roger-Tuber, commandante de police technique
08:21et scientifique et la direction de la PJ à Paris.
08:24Merci d'être avec nous.
08:25Général Daoust, ex-patron de l'IRCGN et du pôle judiciaire de la gendarmerie.
08:30Florian Gaterias, bonjour.
08:32Psycho-criminologue.
08:33Et Mathias Darmon, avocat d'innocence en danger.
08:36Dominique, on est présents tous les deux aujourd'hui pour cette édition spéciale consacrée à l'affaire Liana.
08:41Et ce que je vous propose, c'est d'aller d'abord tout de suite sur le terrain,
08:43retrouver Jean-Wilfrid Forkès à Florence.
08:45C'est l'heure du deuil et du recueillement, je le disais, Jean-Wilfrid.
08:48Cette marche blanche, elle boucle en fait six jours d'une charge émotionnelle intense.
08:55Oui, on est passé par la sidération, par l'émotion, par la colère ici.
09:00Il y a une communion générale qui se prépare de tous ces gens qui se sont mobilisés
09:06aux côtés des enquêteurs, des 170 gendarmes qui se sont mobilisés,
09:10qui sont partis à la recherche de ce petit corps qui a été trouvé près de ce silo.
09:16Les gens sont mobilisés ici, ils arrivent petit à petit.
09:20Lucille Martin va vous montrer, voilà, les habitants du Gers sont en train de se rassembler
09:25pour cette marche blanche qui doit débuter à partir de 15h,
09:28qui partira ici de la piscine.
09:30Ici même, Dominique, Pauline, ici même, dimanche dernier, je me souviens très bien,
09:35j'étais présent, il y avait 500 citoyens qui s'étaient mobilisés pour la battue citoyenne.
09:41Ils étaient là suite aux appels lancés sur Facebook,
09:44les appels de la municipalité pour retrouver la petite Liana.
09:47Et je suis avec des habitants ici qui sont venus avec, vous allez le découvrir,
09:52ces t-shirts, les roses blanches, des tenues blanches.
09:54Nous sommes avec Jean-Bernard et avec Lucienne Jean-Bernard.
09:58Vous m'avez dit, je suis là parce que je suis grand-père.
10:01Oui, je suis grand-père, j'ai des petites filles.
10:05Et l'émotion, bien sûr, qui nous prend à tous.
10:08Et pour les parents, on est là pour les parents aussi,
10:11pour essayer de faire quelque chose, de les réconforter,
10:14de montrer qu'on est là, quoi.
10:15Qu'on est de tout corps avec eux.
10:16Et c'est très dur.
10:17Lucille va vous montrer les t-shirts avec la photo de cette petite Liana,
10:24avec ce sourire, le sourire de Liana, à qui on va rendre hommage aujourd'hui.
10:28On va marcher pour elle, ces fleurs blanches.
10:32Lucienne, vous aussi, vous êtes avec Jean-Bernard parce que vous vouliez être là.
10:35Nous sommes grands-parents et voilà, ça nous touche énormément.
10:40Et il faut donner quand même, il faut montrer que nous sommes là
10:46et qu'il y a quelque chose à faire, voilà.
10:48C'était impossible de ne pas être là ?
10:50Ah non, c'était impossible, non.
10:51Vous venez de la région toulousaine ?
10:53Saint-Gaudin.
10:55Mais dimanche dernier, je n'ai pas pu être là pour l'abattu
10:58parce que j'ai du mal à marcher.
11:00Mais pour la marche blanche, j'ai dit, on sera là.
11:04Voilà, ils sont en train de se rassembler, Dominique Pauline,
11:07les habitants du Gers, mais vous l'avez entendu, d'autres départements voisins.
11:10On attend ici certainement 5 000 à 10 000 personnes selon la mairie de Florence.
11:16Merci Jean-Wilfrid, vous restez avec nous.
11:18Entre 5 000 et 10 000 personnes attendues.
11:21Dominique, souvenez-vous, l'émotion qui a saisi tout le pays.
11:24On est en train de vivre quelque chose d'assez incroyable.
11:28Oui, ça va être très très dur cet après-midi
11:30parce que des marches blanches, on en a connues malheureusement.
11:34D'autres, la toute première, c'était dans l'affaire Dutroux.
11:36On s'en souvient, en Belgique, c'était la première marche blanche.
11:41Et puis, on en a vécu d'autres.
11:42Et aujourd'hui, ça va être extrêmement pénible.
11:44Et c'est beau, tout ce soutien qu'apporte...
11:48Il y a un élan, on le sait.
11:49Voilà, pas simplement la ville, mais toute la région.
11:52C'est porter à plusieurs le poids du chagrin.
11:56Florian Gaterias, je le rappelle, vous êtes psychocriminologue.
11:59Pourquoi est-ce qu'on a besoin de cette marche blanche ?
12:01Les parents de Diana seront là.
12:02Évidemment qu'ils en ont besoin.
12:03Et nous tous, qu'est-ce que ça représente pour nous ?
12:06D'abord, pour la famille, c'est enfin se sentir accompagné,
12:12soutenu par la société de façon générale et les proches en premier.
12:17Pour ce village, cette ville, une façon aussi de pouvoir partager ensemble
12:23une émotion qui est tout à fait normale
12:25et que l'on peut ressentir, d'ailleurs, à distance.
12:31C'est aussi un moment de suspension.
12:36Pendant cette marche blanche, chacun se met au diapason des autres
12:43dans ce concert de recueillement.
12:47Et ce n'est pas encore le moment de la revendication.
12:52La colère est suspendue.
12:53C'est un temps à part.
12:55On dit qu'en fait, c'est sanctuarisé.
12:57C'est-à-dire qu'on est tous là ensemble, portés par cet élan.
13:01Oui.
13:02C'est le but de la cérémonie de façon générale.
13:04Mais ce genre, la marche blanche en particulier,
13:07de pouvoir, effectivement, rassembler les émotions de chacun.
13:13Ensuite, ces émotions, elles seront bien toujours présentes.
13:16Dominique ?
13:17Moi, je sais que ça va être pénible.
13:20Je sais que ça va être pénible.
13:21Ça peut être aussi.
13:21Enfin, ce sera pénible et digne.
13:23Utile, nécessaire.
13:25Il faut quand même le rappeler.
13:26C'est des moments qui marquent l'histoire d'un pays.
13:28La ville de Florence a publié un communiqué
13:31demandant à chacun de se tenir dignement.
13:34Pas de présence politique ?
13:36Il n'y aura pas de politique.
13:37Il n'y aura que des habitants de la région et de la famille.
13:40Donc, pas de récupération.
13:42Et puis, de demander aux journalistes d'être dignes,
13:45de rester à distance de la famille
13:48et de ne pas importuner la famille de Liana.
13:52Très bien.
13:53On va maintenant parler de l'enquête avec vous,
13:55Général Daoust, avec vous, Périne Roger-Thuber,
13:57parce que cette semaine, on l'a vécu intensément.
14:00Il y a eu effectivement six jours de recherche, on l'a dit.
14:02Puis, il y a eu un corps qui a été retrouvé.
14:04Puis, une identification qui a été faite assez rapidement.
14:07Général Daoust, comment ça s'est déroulé ces deux derniers jours ?
14:10Et qu'est-ce qui a été fait en termes d'enquête ?
14:13Alors, en termes d'enquête, en liaison avec les experts de l'IRCGN,
14:17il y avait le travail sur la voiture.
14:19La voiture, à la fois, pour savoir si elle avait été transportée dans le coffre.
14:22Je vous parlerai de notre travail qui est réalisé pour la voiture,
14:25qui intéresse toujours énormément,
14:27mais aussi pour essayer d'avoir le calculateur pour mesurer le nombre de kilomètres
14:35entre l'école et le moment où il s'est passé quelque chose.
14:41Est-ce qu'il s'est arrêté ?
14:42Est-ce qu'on a la voiture qui montre qu'elle s'est arrêtée ?
14:45Ce qui fait que les premières études du calculateur ont donné un rayon kilométrique.
14:50C'est un modèle qui n'est pas très récent, qui n'a pas forcément...
14:53Son modèle de voiture.
14:54Voilà, son modèle de voiture.
14:56Des détails qu'on peut en avoir sur les modèles actuellement,
14:59mais qui a donné un rayon.
15:01Et c'est pour ça que les recherches étaient assez larges,
15:05qu'on avait des recherches avec l'aide des centres équestres ou autres.
15:09Les cours d'eau, il y a eu les bois, les cours d'eau, il y a eu toute une
15:12série de recherches.
15:13Tout à fait.
15:13Et c'est dans ce rayon qu'il y avait le fameux silo.
15:17Mais le silo n'est pas arrivé par hasard.
15:20C'est-à-dire que parallèlement, il y avait une équipe de la section de recherche
15:23qui travaillait sur le parcours professionnel de l'individu.
15:26Et ce parcours professionnel, c'est dans la région, il a travaillé où, comment, pourquoi ?
15:30Pour essayer de trouver des lieux qui soient des lieux de référence pour lui,
15:34des lieux de confort, entre guillemets,
15:38vers lesquels il se dirigerait, à la fois pour faire son crime
15:41et ou pour cacher le corps.
15:44Donc c'est comme ça qu'en faisant ce parcours,
15:47il y a une personne qui a dit, mais oui, il travaillait dans cette exploitation agricole.
15:51Et cette exploitation agricole, elle avait aussi un silo.
15:55Ils en avaient déjà visité un.
15:57Et là, c'est celui-là qui, hélas, on a trouvé le corps de la petite veine.
16:02Ça, c'est pour l'enquête sur la base.
16:05Tout ce qui se passe au laboratoire, ça a été après, en cascade.
16:08À Pontoise.
16:09À Pontoise.
16:10C'est-à-dire que les techniciens sur place, un maximum de prélèvements.
16:16Il faut savoir que le corps est resté un bon moment au même endroit
16:20de façon à ne pas dénaturer la scène de découverte.
16:24Qui n'est pas forcément la scène de crime, on y reviendra.
16:26Exactement, on y reviendra.
16:28Et tout ce qui a été prélevé et relevé part au laboratoire.
16:32Et ensuite, il y a le corps de la petite Liana qui a été amené en hélicoptère jusqu'à Pontoise
16:41parce qu'il y a un département de médecine légale où il y a eu la première autopsie
16:46et qui a montré qu'il n'y avait pas de traumas.
16:50Pour l'instant, on ne peut pas dire de quoi elle est morte.
16:53En tout cas, pas de traumas, c'est pas de coup de couteau sur la tête, pas de coup de
16:57couteau ou autre.
16:59Donc, il faut aller chercher des causes plus indicielles qui vont sous les tissus
17:05comme une strangulation, comme un étouffement et la toxicologie, bien sûr, avec.
17:10Alors, Dominique, je vais me tourner vers Périne-Roger-Tuber.
17:13Qu'est-ce qu'on cherche désormais ?
17:14Parce que dans le communiqué du parquet, on nous a expliqué qu'il y avait une identification
17:17mais qu'il y avait des analyses complémentaires qui étaient nécessaires.
17:21Qu'est-ce qu'on cherche et qu'est-ce que le corps peut dire, ne peut pas dire
17:24et surtout, combien de temps vont durer ces analyses ?
17:26Je sais, ça fait beaucoup de questions.
17:28Non, mais je rejoins complètement le général Daouz, effectivement.
17:31Là, l'autopsie n'a pas permis de donner la cause de décès
17:35mais il a pu établir un diagnostic d'exclusion.
17:39C'est-à-dire, on sait qu'il n'y a pas eu vraisemblablement de trauma crânien
17:43ni de plaies par arme blanche, ni de plaies par arme à feu
17:47parce qu'avant l'autopsie, il y a quand même de l'imagerie, la radiographie, le scanner
17:51qui permettent quand même de voir s'il y avait eu un projectile,
17:55un corps étranger dans le corps de la victime, s'il y avait eu des fractures.
18:00Et il arrive qu'en fin d'autopsie, on ne puisse pas dire
18:04le praticien ne puisse pas donner la cause de décès
18:09et on attend pour cela les résultats des examens ultérieurs, post-autopsiques
18:14qui sont souvent de l'anatomopathologie
18:17donc une étude des tissus, des cellules, des organes
18:21pour déceler des lésions qui n'ont pas été perceptibles,
18:25qui n'ont pas été vues de manière macroscopique à l'autopsie.
18:28Également la toxicologie, même si le dosage biologique
18:33est un petit peu compliqué avec le temps écoulé
18:36mais peut-être, est-ce que la victime a...
18:39On a peut-être administré une substance à la victime
18:42pour qu'elle soit un peu somnolente.
18:43Une sénation, oui.
18:44Voilà.
18:44Et donc tous ces résultats, confortés par les résultats de l'autopsie
18:50vont pouvoir permettre, nous l'espérons tous,
18:53donner effectivement la cause de décès à la famille qui attend.
18:59Périne, si la victime était sédatée, comme le suggère Pauline,
19:05est-ce que ça marque l'après-méditation ?
19:10Même question à vous, Maître Darmon.
19:12Est-ce que si la victime était sédatée, c'est l'après-méditation ou pas ?
19:17Pardon.
19:18Oui, effectivement, à partir du moment où on achète ce produit au préalable
19:22et qu'il y a une intention criminelle qui est derrière.
19:24On dirait que c'est une hypothèse.
19:26Oui, mais ça veut dire qu'il y a toute une planification.
19:28Et donc la pré-méditation, elle est là.
19:30C'est qu'il y a eu un projet qui a été réfléchi, qui a été pensé, structuré.
19:35Et donc tout un plan qui a été mis en place.
19:38Et la pré-méditation, elle est caractérisée sur ça.
19:41Alors vous vous rendez bien compte autour de la table
19:42qu'il y a beaucoup de questions qui se posent encore.
19:45comprendre où et comment la petite fille a été tuée.
19:48Et ce qu'on se disait, Général Daou, c'est qu'il peut y avoir plusieurs scènes.
19:51C'est ce sur quoi planchent aussi les enquêteurs.
19:53Tout à fait.
19:54Parce que là, on a la scène de découverte, qui peut être aussi la scène de crime.
19:59Mais est-ce que, dans son parcours, il n'a pas fait une halte dans un endroit
20:04où on sait que chez lui, souvent, il y a eu maintenant, ça ressort des attouchements, etc.
20:10Est-ce qu'il est passé par chez lui ou par un lieu où il a commis le crime ?
20:16Est-ce que la voiture et le même n'est pas la scène de crime ?
20:20C'est-à-dire, sur la banquette arrière, qu'est-ce qui a pu se passer ?
20:23C'est pour ça que l'analyse du véhicule est déterminante avec la scène de découverte.
20:27Tout à fait.
20:27Donc là, on va rechercher des fluides corporels, que ce soit du sperme ou autre,
20:33et le mélange des deux qui peut se faire sur la banquette arrière, par exemple.
20:38Donc, c'est vraiment important de savoir où est la véritable scène de crime
20:43et pas seulement une scène de découverte.
20:45La scène primaire et la scène seconde.
20:46Et Périne Roger-Thubert, on pourra savoir, à l'issue de ces examens complémentaires,
20:51si cette petite fille a subi des violences et des violences sexuelles ?
20:54Alors, au cours de l'autopsie, il y a eu beaucoup de prélèvements qui ont dû être effectués.
20:58Donc, des prélèvements sous un guéo pour essayer d'avoir un ADN extérieur,
21:02notamment l'ADN du suspect.
21:03Des prélèvements également sur des zones intimes de la victime.
21:08Et donc, là encore, je pense que les prélèvements qui sont effectués
21:13vont permettre au microscope d'avoir une certitude
21:20est-ce qu'il y a eu une agression sexuelle ou pas.
21:23mais par principe de précaution.
21:25Et vu le délai écoulé, malheureusement, depuis la disparition de la jeune victime,
21:33il faut absolument faire ça de manière très précautionneuse.
21:36Exactement.
21:37Et ça, ça va durer combien de temps ?
21:38Combien de temps ça peut prendre, ces analyses ?
21:40On parle d'heures, de jours ou de semaines ?
21:43Alors, pour l'anatomopathologie, c'est plus long que quelques jours
21:48puisqu'il faut quand même fixer les pièces anatomiques
21:52qui auront été prélevées lors de l'autopsie.
21:55Donc, je pense que ça se compte plutôt en semaines.
21:58Je pense que c'est ça.
22:00En quelques semaines pour l'anatomopathologie,
22:02pour la toxicologie, c'est plus rapide.
22:05Après, il y a quand même un caractère d'urgence.
22:07Absolument.
22:08Mais il demeure des délais incompressibles d'analyse.
22:13Merci beaucoup pour ces explications.
22:15On va retourner à Florence dans quelques instants.
22:16Vous restez avec nous, mais attendez,
22:18je voudrais vous faire écouter un homme, un habitant de la région, Alain,
22:22qui a préparé des t-shirts,
22:24qui a décidé de venir à cette marche blanche
22:26et qui nous explique pour vous.
22:27Oui, écoutez.
22:29Il y a moi, il y a ma femme, ma fille, mon gendre,
22:32mes petits-enfants.
22:33On y va tous, là.
22:35On a même acheté des t-shirts.
22:37Alors, on se fait faire la photo de la petite avec le prénom et tout.
22:40La pauvre.
22:41Elle n'avait pas fait sa vie, rien du tout.
22:43A 11 ans, elle meurt comme ça, la pauvre.
22:47Restez avec nous, on revient dans une poignée de secondes.
22:49On attend entre 5 000 et 10 000 personnes
22:50lors de cette marche blanche qui débute à 15h
22:52en présence des parents de Liana.
22:58Merci si vous nous rejoignez dans l'affaire suivante.
23:00Avec Dominique, nous avons décidé de consacrer
23:01toute notre émission à l'affaire Liana.
23:03Une marche blanche est organisée à partir de 15h.
23:06On va prendre tout de suite la direction de Florence,
23:08retrouver Jean-Wilfrid Forquès.
23:10Jean-Wilfrid, c'est tout le pays qui se recueille
23:12dans les pas des parents de Liana.
23:14Et c'est toute la région qui afflue.
23:18Oui, c'est une communion.
23:19Ici, les gens veulent s'agglomérer
23:22et être au contact de ces deux parents
23:25et d'un petit garçon qui a perdu une sœur.
23:28Et c'est pour ça qu'ils vont être là à partir de 15h.
23:30On sent déjà cette émotion qui monte
23:33avec ces t-shirts-là, avec des t-shirts
23:36et la photo de Liana portée par Adeline notamment
23:39et Sophie là, à l'instant.
23:41Vous le voyez sur les images de Lucille Martin.
23:44Nous sommes avec Eugène, Johnny et Fatima.
23:47Eugène, vous faites partie de la communauté des gens du voyage.
23:51C'était important d'être là.
23:52Oui, il me semble que c'est essentiel
23:54surtout de venir porter soutien à la famille
23:56qui en a un grand besoin
23:58parce que chez nous, comme on dit,
23:59on ne touche pas à un enfant.
24:01Et surtout pas des gosses de bas âge
24:04comme ça qui sont martyrisés.
24:06Et on est outrés et indignés
24:08de savoir que ça s'est passé comme ça.
24:11C'est inadmissible.
24:12Et pourtant, des gens, hélas, sont toujours victimes.
24:16C'est le cas, Johnny, de vos deux petites filles.
24:18Oui, c'est ça.
24:19Oui, moi, j'ai perdu ma fille Maïva et Aiden.
24:22Alors, je voudrais, avant que vous poursuiviez,
24:24qu'on montre vos tatouages à l'effigie d'Aiden, d'un côté,
24:28à l'effigie de Maïva.
24:29Et perdre un enfant, vous m'avez dit...
24:31C'est terrible, quoi.
24:32Vous m'avez dit, perdre un enfant, c'est...
24:34C'est très dur.
24:35Et nous, on est là aussi pour soutenir la famille de Liana
24:41et continuer le combat, quoi.
24:43Pour plus que ces choses arrivent dans ce monde.
24:47Et c'est pour ça que vous êtes là, vous aussi, Fatima ?
24:50Oui, tout à fait.
24:50Et c'est la première fois que je manifeste.
24:53Et je trouve que maintenant, il y a un ras-le-bol général.
24:56Vous dites manifester, c'est une marche, mais...
24:58Parce que vous voulez protester ?
24:59Non, je proteste par rapport à tout ce qui se passe.
25:04Il y a eu maintes et maintes et maintes plaintes concernant ce cas.
25:10Et ça continue.
25:12Et ça continue.
25:12Donc, stop.
25:15Merci.
25:15Merci à tous les trois.
25:17Lucille, qui m'accompagne, va venir vous montrer ces images
25:20de ces personnes qui sont en train de se rassembler.
25:23J'insiste sur un point particulier, avec de l'émotion, dans le calme,
25:28mais avec une seule volonté, être aux côtés d'un papa, d'une maman et d'un frère.
25:35Merci Jean-Wilfrid Forkest.
25:36Vous restez avec nous.
25:37De la dignité, de la gravité, du recueillement.
25:40L'émotion a frappé tout le pays.
25:42Pourquoi, Florent Gaterias ?
25:43Pourquoi est-ce qu'on est touché en plein cœur ?
25:46On est touché en plein cœur parce qu'on s'identifie très facilement à cette famille
25:50avec cette petite fille qui pourrait être la petite fille de n'importe laquelle d'entre nous.
25:57Et donc, forcément, l'enfance, c'est ce qu'il y a de plus vulnérable.
26:02Et de plus sacré.
26:03Et de plus sacré, puisque c'est notre avenir en même temps.
26:05Donc, évidemment, nous sommes tous particulièrement touchés par cet événement.
26:11Et ce qui est intéressant dans ce qui vient de redire,
26:13ce sont les mots qui ont été prononcés.
26:15On parlait tout à l'heure de suspension du temps.
26:17Mais on sent ce qu'il peut y avoir derrière.
26:19Les mots combat, les mots protester, manifestation, ras-le-bol.
26:24Il faut de l'action aussi.
26:25C'est ça.
26:26Et il faut penser qu'effectivement, ce moment de rassemblement
26:31sera un moment où tout sera serein.
26:35Mais quand sera-t-il ensuite ?
26:37Ça, c'est autre chose.
26:38Florent, c'est important pour la famille de sentir qu'elle a du monde derrière elle qui marche.
26:42C'est indispensable.
26:43D'autant plus que c'est une famille qui, pour le moins qu'on puisse dire,
26:47était relativement abandonnée par la société.
26:51Donc, effectivement, là, enfin, elle se sent soutenue.
26:55Peut-être trop tard, mais elle est enfin soutenue.
26:57Alors, on le rappelle, on attend entre 5 000 et 10 000 personnes pour cette marche blanche.
27:02C'est énorme, dites-vous.
27:03Et effectivement, on le suivra tout au long de cette émission.
27:06S'il y a tant d'émotions aussi, c'est qu'il y a quelque chose de vertigineux.
27:09Et je peux en témoigner, moi-même, je l'ai ressenti lorsque la procureure Doche,
27:13mercredi, a détaillé tout le parcours judiciaire de Jérôme Barrella.
27:17Sabina, vous allez nous le rappeler, et ça démarre en 2017.
27:20Oui, alors, c'est ça.
27:21La première plainte remonte à 2017.
27:24Une mère de famille découvre que sa fille de 17 ans
27:27entretient une relation depuis plusieurs mois
27:29avec Jérôme Barrella, qui est alors majeur.
27:32Face aux enquêteurs, la jeune fille décrit une relation consentante.
27:36Le dossier est finalement classé sans suite.
27:38En 2020, Jérôme Barrella travaille comme agent d'entretien dans un groupe scolaire.
27:43L'année suivante, il est licencié pour des comportements inappropriés
27:48envers une lycéenne sur les réseaux sociaux.
27:50À ce stade, selon le parquet Doche, aucune trace de signalement à la justice.
27:56En 2022, à Béthune, une fillette de 10 ans accuse Jérôme Barrella,
28:01un proche de son père, de l'avoir violée.
28:03Ses parents sont séparés.
28:04C'est donc la mère qui porte plainte.
28:06Une expertise psychologique estime que les propos de l'enfant manquent de clarté
28:14et aucune lésion n'est constatée.
28:16L'affaire est classée sans suite.
28:18Mais aujourd'hui, selon la procureure, cette procédure est en cours de réexamen.
28:23BFM TV révèle une nouvelle plainte déposée par une autre petite fille âgée de 10 ans.
28:29Elle raconte avoir subi des viols multiples au domicile de Jérôme Barrella
28:34entre septembre 2024 et mai 2025.
28:38Un examen médico-légal du 11 septembre 2025 atteste de lésions intimes compatibles avec son récit.
28:46Aucun placement en garde à vue ne sera effectué.
28:50Cinquième affaire, une autre petite fille placée en foyer confie à son éducatrice
28:55que Jérôme Barrella lui a fait des caresses et des gestes inappropriés lors d'un week-end à son domicile.
29:01Le département du Tarn-et-Garonne fait donc un signalement qui arrive au parquet d'Oche en mars dernier.
29:07Mais rien ne bouge depuis que le père de l'enfant a été entendu et a décidé de porter plainte
29:12cette semaine.
29:14Encore une nouvelle plainte pour viol sur mineur déposée jeudi soir à Saint-Brieuc par une autre mère.
29:20Les faits remontent à 2023.
29:22Une plainte contre X avait été déposée en avril dernier.
29:25Mais quand cette mère a vu que Jérôme Barrella habitait dans le Gers,
29:30là où elle vivait avec sa fille de 11 ans,
29:32elle a eu l'idée de montrer une photo du suspect de l'enfant et la fillette a reconnu son
29:37regard.
29:37Au moins 6 affaires entre 2017 et 2026, sans compter bien sûr l'affaire liée à Liana.
29:45Merci beaucoup Sabina.
29:46Et il va falloir qu'on en parle parce qu'il y a un nouveau témoignage qui nous est parvenu
29:50ce matin.
29:51Recueilli par Maëlle Janton, Fanny Morel et toutes les équipes de Ligne Rouge, vous allez l'entendre, Patrice.
29:57Alertée par les assistantes sociales, a porté plainte vendredi.
30:02Il raconte que sa fille s'est livrée lors d'une cellule d'écoute.
30:05Et sa fille, qu'est-ce qu'elle décrit ?
30:07Elle décrit des attouchements lors d'une soirée pyjama.
30:10C'était en novembre dernier au domicile de Jérôme Barrella.
30:13Écoutez.
30:15Alors vendredi, j'ai été convoqué par deux assistantes sociales qui avaient la cellule de crise
30:19qui a été ouverte pour les enfants pour qu'ils puissent se libérer en classe.
30:23Du coup, tous les enfants dans la classe avaient droit à la parole.
30:27Et ma fille a commencé à prendre la parole.
30:29Et du coup, ça a commencé à aller un peu trop loin sur l'histoire qu'elle racontait.
30:35Donc, du coup, les deux assistantes sociales l'ont pris de côté à part.
30:39Elles ont déposé, elle a raconté tout ce qui s'était passé sur la soirée pyjama
30:43qu'elle a été invitée au mois de novembre.
30:44Ça s'est passé le mardi, je ne me trompe pas.
30:47Ils nous ont été évoqués par ces deux dames pour qu'elles nous disent le récit
30:51de ce que ma fille a dit à ces deux dames-là, ces deux personnes-là.
30:55Donc, c'était le vendredi midi après notre travail.
30:58Du coup, elles nous ont lu tout ce que ma fille avait dit sur cette soirée pyjama-là.
31:03Et ces deux dames-là nous ont dit que ce récit-là était parti au procureur à Hoche
31:08et que nous devions déposer plainte à la gendarmerie à Florence.
31:12Elle a subi des attouchements.
31:14Au cours de cette soirée pyjama, je ne peux pas rentrer un peu plus dans les détails
31:17parce que ce que j'ai entendu, moi, c'est très dur.
31:21Donc, voilà, je ne rentrerai pas plus.
31:22Il y a eu attouchement et peut-être qu'il y a eu plus.
31:26Elle va être auditionnée, tout ça.
31:28Ce serait que moi, je ferais justice moi-même.
31:30Mais bon, après, il y a une justice.
31:31Donc, il faut laisser faire leur travail, je pense.
31:35À soirée midi, je vais faire la marche blanche comme prévu.
31:40En demande de ma fille, qui était amie avec Yana,
31:45qui était en sixième, mais elles n'étaient pas dans la même classe.
31:47Du coup, oui, j'ai fait une marche blanche.
31:49Et en tant que papa victime...
31:51Vous venez d'entendre Patrice, ce père de famille
31:53qui dit avoir porté plainte vendredi dernier, Dominique.
31:56C'est vertigineux, c'est sériel.
31:58Et on a l'impression que ça ne va pas s'arrêter.
32:00Oui, les dégâts qu'a fait un seul homme, tous ces dégâts qu'il a fait.
32:03On en parlait quand on a découvert ces soirées pyjama
32:07et les attouchements et les gestes auxquels il s'est livré.
32:10Et on le disait sur ce plateau,
32:12c'est qu'il va falloir maintenant faire l'entourage complet
32:16de la petite Yana,
32:18toutes les copines qui sont venues dormir chez elle.
32:20Et visiblement, c'était son terrain de chasse à lui.
32:23Donc, inviter les amis de sa fille à la maison.
32:28Et donc, c'est ce qu'on disait,
32:30on va en découvrir encore et encore.
32:33Effectivement, il y a une sérialité des faits qui est inquiétante
32:37parce que, là encore, on en parlera tout à l'heure,
32:40il aurait pu être neutralisé avant.
32:43Et ce que dit ce papa, vous avez entendu à un moment,
32:45il dit, je ferais bien justice moi-même.
32:47C'est quelque chose qui tourne dans la tête des gens.
32:52Et c'est important d'entendre ça, de l'entendre.
32:54Bien évidemment, personne ne se fait justice.
32:58Et c'est comme ça que fonctionne notre pays.
33:01On est une démocratie.
33:02mais il le dit.
33:05Et quelque part, c'est une colère tellement légitime.
33:10Alors, une colère et une amertume,
33:12souvenez-vous qu'on a entendu chez la maman de Rosa,
33:14ce témoignage qu'on a dévoilé sur BFM TV dès mardi soir.
33:18Qui a tout déclenché.
33:20Qui a tout bien fait, cette maman.
33:22Mais ça n'a rien provoqué, si je puis dire.
33:24Il n'y a pas eu d'onde de choc.
33:25Qui a déclenché le scandale, c'est ce que je voulais dire.
33:27Et puis, il n'y a pas eu de garde à vue.
33:28On va écouter cette maman à présent.
33:33En août 2025, l'adolescente et sa mère portent plainte.
33:38Rosa est entendue par les gendarmes, examinée par des médecins.
33:42Mais neuf mois plus tard, silence radio.
33:45Le suspect n'a jamais été inquiété.
33:48Vu qu'on n'a pas de nouvelles,
33:50j'ai appelé les policiers,
33:53j'ai pris plusieurs fois de contact.
33:55Et ils m'ont dit clairement que je le soule avec mes appels.
34:01Et si je n'arrête pas à appeler,
34:03ils m'ont fait une main couronne contre un salement.
34:07Si la justice, il était à marcher un peu plus vite,
34:10peut-être aujourd'hui, il n'y en a pas disparu.
34:13Car dès le 11 septembre dernier,
34:15les résultats des examens médicaux légaux de Rosa étaient formels.
34:19Ils attestaient la présence de lésions
34:21pouvant être compatibles avec les viols qu'elle avait décrits.
34:26Pourquoi Jérôme Barrella n'a-t-il pas alors été placé en garde à vue à ce moment-là ?
34:31Y a-t-il eu un manquement de la part de la justice ?
34:34Ce qu'il faut reprendre avec vous, François et Perrine,
34:37dans ce cas de Rosa précisément,
34:38c'est que ce dossier, cette plainte, elle était très documentée.
34:41Elle a été prise le 22 août 2025.
34:43Il y a eu un premier examen médical probant
34:45avec un traitement adéquat, très vite adapté.
34:48Et puis un deuxième examen médico-légal le 11 septembre
34:51qui rendait crédible ce récit de viol.
34:54Donc la science, là aussi, était au service de l'enquête et pourtant.
34:57Oui, la science était au service de l'enquête.
34:59Elle a fait l'objet d'une audition en salle Mélanie,
35:02avec un protocole Mélanie.
35:03C'est-à-dire, c'est une salle qui est faite pour ça,
35:06où on ne retrouve pas la froideur d'un commissariat ou d'une brigade.
35:11Avec un enquêteur qui, les trois quarts du temps,
35:14et même en civil, ont créé un lien, une empathie
35:17qui fait que ça libère la parole de l'enfant.
35:19Donc il y avait tout ce qu'il y avait pour être parfaitement crédible.
35:23C'est pour ça que le dossier constitué a été envoyé au parquet de Toulouse
35:27pour, suite à donner, parce que n'oublions pas,
35:29on est dans une brigade territoriale.
35:32Même si elle a fait venir les spécialistes pour la salle Mélanie
35:35et de l'audition des mineurs,
35:37il n'empêche que là, on rentrait, c'était un crime.
35:40Et un crime, c'est une unité de recherche spécialisée de la police judiciaire.
35:43Général, est-ce que les appels à la gendarmerie sont enregistrés ?
35:47Parce que cette dame dit qu'on lui a dit qu'on en venait promener,
35:50dans des termes peu élégants.
35:54Merci. Est-ce que les appels sont enregistrés ?
35:56Alors, normalement, les appels sont enregistrés.
35:58Donc on pourra en retrouver.
35:59Et là, ce sera intéressant de lire le rapport de l'inspection générale.
36:03C'est la bande où l'appel est enregistré.
36:07Et s'ils ont vraiment répondu comme ça...
36:10Qu'est-ce qui va se passer ? Qu'est-ce que risque ce gendarme ?
36:12Alors, pour les propos tenus, pas pour le travail réalisé,
36:15parce que le travail réalisé, c'est une sanction.
36:20Là-dessus, il y a la charte d'accueil du public
36:23qui ne prévoit absolument pas ce genre de comportement.
36:26Mais qu'est-ce qu'il fallait attendre pour mettre cet homme hors d'état de nuire ?
36:30Est-ce que quelqu'un, au moins, a tapé son nom sur les fameux fichiers ?
36:33Vous pouvez nous rappeler, Dominique Letage, Cassiopée ?
36:35Est-ce qu'il y a eu cette démarche-là ?
36:37Quel serait le pire, d'avoir tapé ou de ne pas avoir tapé le nom ?
36:40Alors, toute la difficulté.
36:41Cassiopée, c'est le fichier qui est réservé à la magistrature, à la justice.
36:47Et l'otage, c'est le fichier police-gendarmerie
36:50de traitement des antécédents judiciaires.
36:54Donc, la première chose, il faut qu'il soit rentré dans l'otage.
36:59C'est-à-dire qu'une unité...
37:00Ça sera l'objet, sans doute, de l'enquête administrative.
37:02Exactement. Est-ce qu'il n'y a pas un loupé au début ?
37:05Ou lors du classement, après la plainte pour la mineure de 17 ans ?
37:12Est-ce que ça a été bien rentré ?
37:14Si ça a été bien rentré, pourvu que ça n'ait pas été rentré
37:18avec une faute d'orthographe dans le nom,
37:20ou que celui qui va chercher pour voir s'il est dans le fichier
37:27ne se trompe pas sur l'orthographe du nom
37:30parce que derrière, eh bien, ça ne ressortira pas.
37:33Alors, j'accueille David Sénat qui nous a rejoint,
37:35magistrat, avocat général près de la Cour d'appel de Versailles.
37:38Qui doit porter cette responsabilité maintenant ?
37:40David Sénat, on le sait, les procureurs généraux
37:42vont être convoqués à 8h30 lundi matin chez Gérald Darmanin
37:46pour leur dire quoi d'abord et qui est-ce qui va devoir porter
37:48le prix de ce fiasco judiciaire ?
37:52Gérald Darmanin, il a dit qu'il y aura des sanctions de toute façon.
37:54Il a déjà prévenu.
37:56Il a prévenu, mais c'est l'enquête qui le dira,
37:58qui permettra de le dire dans quelques jours, dans 15 jours.
38:01On est tous les uns et les autres dans l'incapacité
38:04de dire avec précision ce qui a failli.
38:07On peut avoir des intuitions, des anticipations,
38:09on ne le sait pas.
38:10On peut, sans risque de se tromper, dire qu'au sein de la chaîne pénale,
38:15il y a eu certainement plusieurs défaillances.
38:17Plusieurs, c'est ça que je voudrais dire.
38:18Et même avant.
38:20On a évoqué l'affaire de 2021,
38:22un licenciement pour conduite inappropriée
38:24avec une mineure dans un lycée.
38:27Il n'y a pas eu de dénonciation de ces faits.
38:28Visiblement, il n'y a pas de signalement pour l'instant.
38:30Il n'y a pas eu d'article 40.
38:32Ce qui est obligatoire, on le rappelle.
38:33À l'autorité judiciaire, ce qui est obligatoire.
38:35On est en 2021.
38:37Si véritablement il y a eu conduite appropriée,
38:39ça s'appelle agression sexuelle à minima,
38:41peut-être du viol, un viol,
38:43et peut-être qu'à ce moment-là,
38:45on aurait pu déjà judiciariser cette affaire,
38:48interpeller, placer en garde à vue et poursuivre.
38:51Donc, la chaîne pénale soit,
38:53mais il y a aussi tout ce qui est en amont de la chaîne pénale,
38:57qui manifestement a failli.
38:58On en parle peu, mais quand même,
39:00dès 2021, il y avait cette possibilité.
39:03David Senna, qu'est-ce que le ministre de la Justice,
39:07garde des sceaux, va dire aux procureurs généraux demain ?
39:09Qu'est-ce qu'il peut leur dire ?
39:11Ce qu'il peut leur dire, c'est qu'il peut leur rappeler
39:12que les procureurs généraux sont d'une part en charge
39:15de décliner au plan local les directives du garde des sceaux.
39:20Donc, les circulaires pénales ?
39:22Ils le savent déjà.
39:23Ils doivent veiller concrètement à leur application,
39:26mais vraiment sur le terrain,
39:28c'est-à-dire dans les ressorts,
39:30faire émerger des difficultés s'il y en a,
39:33faire des propositions s'il y a lieu,
39:36solliciter des moyens,
39:38et veiller à ce que les tribunaux soient en capacité de dégager.
39:41Mais à vos côtés, il y a Mathias Darmon,
39:43donc avocat d'innocence en danger,
39:44des dossiers qui se perdent, des non-priorités.
39:46Vous allez me dire, vous, je vous vois un peu sourire,
39:48mais c'est un sourire qui n'est pas un sourire.
39:51C'est votre quotidien, en fait,
39:53à force de prioriser des priorités, finalement,
39:56les dossiers, on ne sait pas vraiment où ils atterrissent.
39:57C'est ça, ce que vous voyez ?
39:58Oui, c'est un dysfonctionnement qui est rentré dans la norme
40:01depuis des années, voire des décennies.
40:04On a des dossiers dans l'association de l'innocence en danger
40:07qui sont gérés depuis extrêmement longtemps
40:09et qui ne sont pas gérés ou mal gérés ou trop lentement.
40:12Et c'est ça qu'on reproche aujourd'hui à la justice.
40:16Et là, ce qui est absolument effarant,
40:18dans la frise que vous avez montré tout à l'heure,
40:20donc le parcours de Jérôme Barrella,
40:22là, 2022, plainte pour viol,
40:24qui a été classée sans suite en 2024,
40:27nous, on aimerait bien, par exemple,
40:28que le classement sans suite soit motivé
40:31de manière un petit peu plus explicite.
40:33C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les victimes,
40:34quand leur plainte est classée sans suite,
40:36elles reçoivent un avis à victime chez elles
40:38qui écrit « insuffisamment ».
40:41Mais elles ne savent pas plus que ça.
40:41On ne sait pas ce qui s'est passé.
40:42On ne sait pas ce qu'il y a eu dans le dossier.
40:44On ne sait pas quelles investigations ont été menées.
40:45Et ça, c'est particulièrement violent pour les victimes.
40:47Maître, vous avez combien de dossiers en attente
40:49à Innocence en danger à l'association ?
40:52C'est difficilement chiffrable.
40:53Mais on en a plusieurs dizaines, facilement.
40:55Et là, j'ai...
40:57Des dossiers qui traînent ?
40:58Des dossiers qui traînent.
40:59Ou des dossiers où on a des personnes
41:00qui ont déposé plainte en 2021, en 2020,
41:02pour des faits de viols incestueux.
41:04On se bat pour avoir des juges d'instruction.
41:06On se bat pour avoir une enquête
41:08qui avance un minimum.
41:09Et en fait, ce qu'on est obligé de faire maintenant,
41:11c'est qu'on dépose une plainte.
41:13Légalement, au bout de trois mois,
41:14on a le droit de déposer une plainte
41:16avec constitution de partie civile.
41:17Donc, on a le droit de saisir un juge d'instruction.
41:19Et c'est ce qu'on fait maintenant
41:21de manière quasiment systématique
41:22parce que le parquet, malheureusement,
41:25n'est pas en mesure de répondre à nos attentes.
41:27Et si on ne passait pas par cette case
41:30constitution de partie civile,
41:31on pourrait attendre un an, deux ans
41:33avant d'avoir un placement en garde à vue
41:35de mise en cause.
41:35Et donc, c'est beaucoup trop long
41:37pour des victimes.
41:37Alors, moi, je disais,
41:38chez nos confrères du Figaro,
41:40là, on préparait une émission avec Pauline,
41:41on a vu ce papier dans le Figaro hier,
41:44qui disait que la réforme de la police judiciaire
41:46fait que maintenant,
41:49on attend que l'enquête soit faite
41:51pour aller chercher l'auteur présumé.
41:53C'est l'acte final.
41:54Alors qu'avant, dans un dossier comme ça,
41:56plainte pour viol,
41:57on serait allé chercher le type,
41:58on lui en dit monsieur.
41:59Voilà.
42:00Donc, maintenant, on ne fait pas ça.
42:01On entend la petite fille,
42:02on entend les parents,
42:04examen médico-légal de la petite fille,
42:06on entend les éducateurs,
42:08on entend tout le monde,
42:09et à la fin,
42:10on va chercher l'homme.
42:12Qu'est-ce que l'auteur présumé ?
42:14Ça, c'est problématique,
42:15parce que, typiquement,
42:16dans les dossiers qu'on a à gérer,
42:19le mis en cause peut être entendu
42:20deux ans, trois ans après,
42:21et c'est beaucoup trop tard,
42:22parce qu'il y a déjà un risque
42:23d'irritération, d'impaction.
42:24Absolument.
42:26Là, on a des personnes
42:27qui travaillent avec des mineurs
42:28encore pendant ces années.
42:29Donc, c'est insensé de se dire
42:31que cet homme-là est en liberté.
42:33Et ensuite, c'est pour les victimes,
42:37il y a vraiment quelque chose
42:38de très important à comprendre,
42:39c'est que cette attente-là
42:41est une forme de victimisation secondaire.
42:43En fait, c'est de la violence
42:45qui leur est imposée par la justice.
42:47L'attente est une souffrance,
42:49l'attente est une autre violence.
42:50Et la France a été condamnée
42:52par la CEDH,
42:52par la Cour européenne des droits de l'homme,
42:53pour cela.
42:54Moi, j'ai déposé des recours
42:55auprès de la CEDH,
42:56parce qu'on n'a pas de juge d'instruction
42:57au bout de quatre ans.
42:58Et ça, c'est absolument insupportable
43:00pour les victimes.
43:00C'est d'une violence inouïe,
43:02et je crois qu'on ne se rend pas vraiment compte.
43:03Alors, on reprend notre débat,
43:04on va juste prendre la direction de Florence
43:06pour retrouver Jean-Wilfrid,
43:08cette marche blanche
43:09qui va démarrer dans un peu plus d'une heure.
43:11Et vous êtes effectivement
43:12avec des habitants
43:12qui ont tenu à répondre présent.
43:16Écoutez, à cette même heure,
43:18la semaine dernière,
43:19il y avait 500 personnes
43:21pour la battue citoyenne.
43:23Et je peux vous dire que déjà,
43:25à une heure du début
43:26du coup d'envoi de la marche,
43:28ici, la marche blanche,
43:29il y a déjà au moins 500 personnes.
43:31Le maire me disait
43:32que tout à l'heure,
43:33on en attendait certainement
43:34dix fois plus,
43:35c'est-à-dire 5000 personnes,
43:36voire même 10 000 personnes
43:38attendues ici
43:38avec des slogans.
43:40Vous le voyez,
43:41ces panneaux,
43:42ces pancartes
43:42en hommage à Liana,
43:44à toutes ces petites filles
43:45qui ont disparu.
43:47Ce message également
43:48de cette dame,
43:48vous tuez nos enfants,
43:49de nos enfants,
43:50stop,
43:51grands-parents révoltés.
43:52Et je suis justement
43:53avec une grand-mère,
43:54une arrière-grand-mère,
43:55vous m'avez dit.
43:56Joël, bonjour.
43:58Grand-mère et arrière-grand-mère.
43:59Et qui est en colère.
44:00Oui.
44:01Parce que j'ai peur pour eux.
44:03J'ai peur pour eux
44:03avec tout ce qui se passe.
44:05Ils ne peuvent plus
44:06aller nulle part.
44:07Ils sont en danger partout.
44:09Ce qui est arrivé
44:10à cette famille,
44:11à la famille de Liana,
44:12ça vous a touché ?
44:13Ah oui, énormément.
44:14Oui, oui.
44:15Je plains les parents,
44:15les pauvres.
44:16Vous vous habitez à Lectour.
44:17On a beaucoup parlé
44:18cette semaine
44:18de cette commune
44:19que certains habitants
44:21du pays ne connaissaient pas.
44:22C'est à proximité
44:23de Florence.
44:24C'est la commune
44:25dans laquelle
44:27Jérôme Barrella
44:27travaillait comme...
44:29Le lycée Maréchalane.
44:30Au lycée Maréchalane.
44:31Un lycée que vous connaissez ?
44:32Oui, oui, oui.
44:33Puisque j'y étais quand j'étais jeune.
44:34Vous me disiez jusqu'à présent,
44:35nous,
44:37tout ça,
44:37on le voyait.
44:38On le voyait à la télé.
44:39Et là,
44:39ça nous touche parce que c'est...
44:41Oui, c'est ce que je vous disais
44:42tout à l'heure.
44:43Qu'on le voyait à la télé,
44:44mais on ne pensait pas que dans...
44:46Enfin,
44:46moi, il n'y a pas longtemps,
44:47j'avais dit à quelqu'un,
44:48ça peut arriver aussi
44:49dans ce petit village.
44:50Et effectivement,
44:51vous voyez,
44:52c'est arrivé
44:52huit jours après
44:53que je l'ai dit.
44:54Oui, parce que la dernière
44:55catastrophe ici,
44:56c'était la tuerie de Montfort.
44:58Dominique pourrait me confirmer,
45:00c'était en 1999,
45:02le quadruple morte,
45:02meurtre à quelques kilomètres
45:04d'ici
45:04avec un jardinier coupable
45:07qui a été...
45:08qui a reçu la réclusion criminelle
45:11à perpétuité,
45:12condamné pour ces faits.
45:13Et depuis,
45:14et depuis,
45:14c'est un département tranquille,
45:16un département paisible
45:17où il fait bon vivre.
45:18Et ce type d'affaires,
45:20malheureusement,
45:21n'est pas d'actualité.
45:22C'est pour ça,
45:23c'est pour ça aussi
45:24qu'il y a l'émotion,
45:24qu'il y a eu la sidération,
45:25que les gens aussi
45:27sont ici présents,
45:29se serrent les coudes,
45:30veulent manifester,
45:31se mobiliser
45:31pour dire non
45:32et pour être aux côtés
45:33des parents
45:34qui vont arriver tout à l'heure
45:35et de cette famille
45:37qui a été touchée
45:38par ce drame
45:38absolument terrible ici.
45:41Merci beaucoup,
45:41Jean-Willfried Forkest,
45:42vous restez avec nous.
45:43Quel est le niveau
45:44de responsabilité
45:45de chacun d'Avitena ?
45:46Ce n'est pas un problème
45:47de moyens,
45:48a dit Emmanuel Macron.
45:50Il y a combien de procureurs
45:51pour combien d'habitants ?
45:53On est en bas du tableau
45:54au niveau européen.
45:55Est-ce que ça,
45:56c'est une des clés d'explication ?
45:57C'est une clé d'explication.
45:58Ce n'est pas la seule.
45:59Ce n'est pas la seule,
46:00mais on ne peut pas
46:00faire l'économie
46:01de ce débat.
46:02On est en bas
46:03de l'échelle européenne.
46:05On est juste
46:06un peu devant,
46:06je crois,
46:07la Slovénie
46:08et d'autres pays
46:09de ce style.
46:11Peut-être le Monténégro
46:12où était le président
46:12de la République
46:13quand il a fait
46:13ses déclarations.
46:15On est vraiment
46:16très très bas.
46:17Regardez,
46:18le nombre de magistrats
46:19pour 100 000 habitants.
46:20Voilà, 3.
46:22Et on est quand même
46:23dans le bas du tableau.
46:24On est dans le bas du tableau.
46:25Hoche,
46:26le parquet d'Hoche,
46:27c'est 3 magistrats
46:28du parquet
46:28pour un département
46:29de près de 200 000 habitants
46:31et un peu plus l'été,
46:33probablement 300 000.
46:34Ce qui veut dire
46:34qu'on a quand même
46:35un vrai problème de moyens.
46:3710 000 procédures nouvelles
46:38qui arrivent
46:39dans ce parquet
46:39chaque année,
46:40sans préjudice
46:41de tous ceux
46:42qu'il faut traiter
46:42et qui sont plus anciennes.
46:43C'est une charge importante
46:44avec des procédures
46:45qui sont sensibles.
46:47Les violences faites
46:47aux femmes,
46:48les violences faites
46:48aux personnes vulnérables,
46:50les violences faites
46:50aux enfants,
46:51ce ne sont pas des procédures
46:52qu'on traite rapidement
46:53et donc il y a une dimension
46:55extrêmement importante
46:57d'attention
46:58qui actuellement
46:59n'est pas possible.
47:01Alors après,
47:01les responsabilités,
47:02on verra ce qu'elles sont.
47:04On a appris hier
47:04que la procureure d'Hoche
47:06avait donné une instruction
47:07le 14 février
47:08pour faire interpeller
47:09Jérôme Barrella
47:10et que ça n'aurait pas
47:12été fait
47:12alors que l'instruction
47:13aurait été donnée.
47:14Je parle sous le contrôle
47:16de chacun ici.
47:18Donc, il faudra
47:19identifier véritablement...
47:20Elles seront multiples
47:21les responsabilités,
47:22elles ne pourront pas
47:23porter le chapeau
47:23toute seule.
47:24Est-ce que l'intelligence
47:25artificielle
47:25pourrait aider
47:27la justice ?
47:28L'intelligence artificielle
47:30doit se greffer
47:31sur de l'intelligence humaine
47:33avant tout.
47:34C'est de cela.
47:35Ça ne remplacera jamais
47:36l'appréciation.
47:36Pour trier des dossiers,
47:37pour trier des dossiers...
47:38Ma question paraît peut-être
47:39un peu légère,
47:41mais pour trier des dossiers...
47:42Comment on peut faire mieux
47:44collectivement ?
47:44Est-ce que c'est une...
47:45Je ne suis pas sûr...
47:46Je parle sous votre contrôle,
47:47M. le Président,
47:47mais je ne suis pas sûr
47:48que l'IA puisse remplacer
47:51des procureurs,
47:52des magistrats,
47:53des juges.
47:54Parce qu'en fait,
47:54il y a un principe fondamental,
47:55c'est la personnalisation
47:57de la peine
47:57et au même titre
47:58de la personnalisation
47:59des dossiers aussi.
48:01L'histoire est différente
48:02pour chacune et chacun.
48:03C'était juste
48:04pour le tri des dossiers.
48:05Pour aller plus vite,
48:06pour gagner en rapide.
48:07Il y a effectivement
48:07un besoin
48:08d'identification
48:09des urgences.
48:10La procédure,
48:11on peut peut-être
48:12le dire à ce stade,
48:14elle n'a pas été
48:14peut-être identifiée,
48:16signalée quand elle est arrivée,
48:19notamment depuis Toulouse
48:20jusqu'à Hoche
48:21comme étant prioritaire.
48:23Peut-être s'est-elle
48:24effectivement noyée
48:25ou perdue
48:25dans un flot,
48:26dans un flux
48:26et là peut-être
48:27à ton besoin d'outils
48:30on a raillé
48:31l'envoi d'un envoyé
48:32par la poste.
48:32Il faut tout numériser.
48:34Ça devrait prendre
48:3510 secondes
48:35d'envoyer un dossier
48:36et d'embarquer à un autre.
48:37Mais c'est dans une vie idéale.
48:38Ça a pris 13 jours.
48:4013 jours par voie postale.
48:42Mais c'est tous les jours
48:42comme ça.
48:43C'est tous les jours
48:45comme ça
48:45dans la plupart des tribunaux
48:46et notamment
48:47un tribunal comme Hoche
48:48qui est un tribunal
48:49de taille modeste,
48:50de dimension modeste,
48:51de moyen modeste.
48:52C'est une dizaine
48:52de magistrats en tout.
48:54Ça ne fonctionne pas
48:55de manière numérisée
48:56ou avec de l'intelligence artificielle.
48:57Et quand on l'envoie
48:57par la poste
48:58on en garde une copie
48:59si le dossier se perdait ?
49:01Je l'espère.
49:02Il y a un exemplaire parquet
49:03qui est gardé
49:04au sein de l'archive.
49:05Il y a une archive.
49:06Alors si c'est systémique
49:07et si les responsabilités
49:08sont partagées,
49:09il faudra apprendre
49:09à réparer collectivement
49:11et cet après-midi
49:12à se rassembler aujourd'hui.
49:13Rappelons avec vous,
49:14c'est vous qui aurez
49:15le mot de la fin,
49:15Florian Gaterias,
49:16l'importance
49:17de cette marche blanche
49:18qui va démarrer dans une heure.
49:20Cette marche blanche
49:21n'est pas une fin.
49:23C'est justement
49:24un moment
49:25où chacun
49:25peut s'impliquer
49:26dans une démarche collective
49:28où les émotions
49:30de chacun
49:30sont partagées
49:31avec celles des autres.
49:32Ce qui permet
49:33d'étaler
49:35une part
49:35de ces émotions
49:36mais qui reste
49:37bien présente.
49:39Ensuite,
49:40il y a plein de choses
49:41à gérer
49:41et on voit bien
49:42à quel point
49:42cette affaire
49:43est loin d'être finie.
49:45Merci beaucoup.
49:46Merci à tous
49:46de nous avoir suivis.
49:47Merci à Jean-Wilfrid Forkès
49:49et à toutes les équipes
49:50de BFM TV sur le terrain.
49:52Merci Dominique
49:53de m'avoir accompagnée
49:54chaque dimanche
49:54un peu plus éclairé
49:55et un peu plus lumineux.
49:56Édition spéciale
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