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Chaque dimanche, Pierre de Vilno reçoit un invité politique dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.
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00:00Bonjour à tous et merci d'être fidèles au Grand Rendez-vous Europe 1 C News, les échos.
00:03Bonjour Louis Alliot et merci d'être là ce dimanche.
00:05Vous êtes le maire RN de Perpignan, mais c'est un peu court pour vous présenter Louis Alliot.
00:11Vous êtes surtout une figure historique du Front National devenu Rassemblement National.
00:16Vous êtes d'ailleurs de ceux qui ont participé à ce qu'on a appelé la dédiabolisation du parti aux
00:20côtés de Marine Le Pen.
00:21Vous êtes un mariniste de départ, vous aviez affronté Jordan Bardella lors de l'élection du RN il y a
00:27quatre ans
00:27et aujourd'hui, comme tous les membres du parti, vous vous retrouvez face à un dilemme.
00:32Quel candidat pour 2027 ? Une décision judiciaire le déterminera le 7 juillet prochain.
00:38Et dans les deux cas, il faut noter que le candidat RN est loin devant tous les autres dans les
00:43sondages, les intentions de vote pour le premier tour.
00:46Ces éléments de contexte sont importants pour commenter l'actualité de ce dimanche.
00:50Nous célébrons en Normandie, vous l'aurez remarqué, comme chaque année ce week-end l'anniversaire du débarquement
00:54et parfois on se demande si on n'a pas besoin d'un débarquement aujourd'hui à tout point de
00:58vue pour sauver la France en 2026,
01:00tandis qu'à l'autre bout de la France, dans le Gers, que vous connaissez bien, une marche blanche a
01:05lieu pour l'IANA
01:06dont le corps a été retrouvé et authentifié avec à la clé des failles judiciaires énormes et incompréhensibles
01:13que même le ministre de la Justice reconnaît.
01:16Pour vous interroger sur le régalien, l'économie, la vie des Français, Stéphane Dupont des Echos.
01:21Bonjour Stéphane.
01:22Bonjour.
01:22Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu.
01:24Bonjour.
01:25Mais commençons ce grand rendez-vous par une disparition.
01:28François-Olivier Gisbert, dans un livre, disait que Bernadette pour Jacques Chirac,
01:32c'était son point fixe, à l'instar de Joséphine pour l'empereur Napoléon.
01:36Bernadette Chirac est morte à l'âge de 93 ans.
01:38Elle s'était retirée, voilà, bien longtemps de la vie publique.
01:40Elle demeure un personnage truculent de la vie politique française.
01:44Que retenez-vous de cette grande dame, Louis Alliot ?
01:46Écoutez, je retiendrai qu'elle était une élue locale, d'abord, enracinée dans son terroir.
01:54Et qu'elle est, grâce à ça, elle a souvent dit des choses au président Chirac qu'il aurait dû
02:01l'écouter un certain nombre.
02:02Je pense à la dissolution, par exemple, en 97, qui était due à M. Villepin.
02:09Je pense qu'il aurait dû écouter, pour le coup, Mme Chirac et puis d'autres choses comme cela,
02:15comme l'arrivée d'ailleurs de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour en 2002,
02:18où elle avait prédit que Jean-Marie Le Pen serait au deuxième tour.
02:21Évidemment, personne ne l'écoutait, personne ne l'entendait.
02:23Pourtant, celles et ceux qui sont sur le terrain, même à l'époque, je m'en souviens,
02:26on voyait bien que ça relevait de la possibilité, mais il y a un système politique très parisien
02:32qui n'écoute pas beaucoup ce que veulent les élus de province.
02:37Mme Chirac et son mari ne vous ont pas beaucoup ménagé, vous, Front National et Jean-Marie Le Pen.
02:42Vous avez vu des affrontements, des fois très durs.
02:45Aujourd'hui, c'est du passé, c'est une vieille histoire ?
02:49Je crois que, moi, je m'incline devant, évidemment, la mort de Mme Chirac.
02:53Mais après, on pourrait faire le droit d'inventaire sur la politique de Jacques Chirac.
02:58Et là, je serais évidemment beaucoup plus sévère.
03:00Mais cela dit, je reviens quand même au jeu politique.
03:03On présente quelquefois le RN d'aujourd'hui comme l'héritier du RPR d'hier.
03:08Donc, l'RPR qui était le parti de Chirac.
03:10Est-ce que ça vous dit quelque chose ?
03:11Est-ce que, d'une certaine manière, il y a un peu de vérité pour vous là-dedans ?
03:14Êtes-vous l'héritier sans le savoir ?
03:15On disait même de Jordan Bardella, je ne sais plus quelle façon.
03:18Sa politique disait qu'il lui voyait du Chirac.
03:20Alors, c'est un peu vrai, mais c'était le RPR sans Chirac, finalement.
03:24Parce que dans le RPR, il y avait plusieurs familles.
03:27Et c'est vrai qu'une partie des RPR voulait, dès l'origine, une alliance avec le Front National de
03:33l'époque.
03:34Et d'ailleurs, ça a été vrai à Dreux, à l'élection municipale,
03:37où Jean-Pierre Chirbois avait bâti un accord avec le RPR.
03:40Et à ce moment-là, personne n'avait trop rien dit.
03:43Et c'est après que les choses se sont avenimées,
03:45sous, il faut bien le dire, la volonté de Jacques Chirac de nous écarter du système démocratique, en quelque sorte.
03:51Il y a Jean-Claude Godin, aussi, qui, à Marseille, avait bénéficié du voie de l'URN en 1984.
03:55Alors, il y a plus que Jean-Claude Godin, parce que Godin était UDF.
03:58Donc, à l'UDF, il y avait aussi une tendance qui était favorable au rapprochement avec nous.
04:03Et là, vous avez Alain Griotteret, qui a été un résistant de la première heure,
04:06et qui souhaitait des accords avec le Rassemblement national.
04:09Donc, il y avait une forme d'union des droites qui, aujourd'hui, est difficile à rebâtir.
04:13Oui, mais d'ailleurs, je crois que c'est Jacques Chirac qui a empêché cette union des droites pendant très
04:17longtemps.
04:17Quand je dis Jacques Chirac, c'est Alain Juppé, c'est tous ces gens-là.
04:21Vous diriez que c'est lui qui est à l'origine de ce qu'on appelle aujourd'hui l'arc
04:23républicain ?
04:25C'est lui qui est à l'origine du fameux cordon sanitaire.
04:28C'est ça.
04:28Quand on a mis au banc de la démocratie 14% des voix à l'époque.
04:32Ce qui a pénalisé la droite pendant 30 ans.
04:36Parce qu'après 1984 et les premiers déboires de M. Mitterrand à la présidence,
04:43si la droite joue le jeu en 1986 d'une alliance avec le Front National,
04:47d'abord, je pense que le Front National peut-être aurait disparu,
04:51un peu comme le Parti communiste avec le Parti socialiste.
04:54Et ensuite, la gauche ne serait jamais revenue au pouvoir.
04:57Et on aurait pu appliquer le code de la nationalité,
05:00une politique d'immigration plus ferme, etc.
05:03Mais c'est la droite qui a passé un accord avec la gauche
05:05en empêchant une partie du peuple français de s'exprimer,
05:08notamment sur la question migratoire.
05:10Ça va changer ça ?
05:11Vous pensez que c'est toujours le cas avec LR aujourd'hui ?
05:16Mais le peuple veut que ça change.
05:17Moi, je ne me préoccupe plus des histoires d'appareils.
05:20Je regarde ce que dit M. Retailleau, M. Bertrand, etc.
05:23Mais en fait, les gens sur le terrain, excusez-moi du terme, ça moque.
05:26Donc, les gens, ils veulent une autre politique,
05:29ils veulent une alternative, ils veulent, on disait tout à l'heure,
05:33un débarquement de cette classe politique.
05:35Donc, le débarquement, il se fera par de nouveaux politiques à la tête de l'État.
05:41Et très certainement, la vieille classe politique
05:43que représentent aujourd'hui les hiérarques des LR,
05:46n'y seront pas, tout simplement.
05:47Alors, ce dimanche, a lieu une marche blanche pour Liana.
05:51Jérôme Barrella, 41 ans, père de famille lui-même,
05:54est le principal suspect dans la cerquestration et le meurtre de cette petite fille.
05:59S'il est présumé innocent, il est visé par six incriminations depuis 2017,
06:04deux affaires classées sans suite,
06:06une toujours en cours qui dure depuis bien longtemps,
06:08la plainte datant de l'été dernier.
06:10Qu'est-ce qu'elle dit, cette affaire, pour vous, Louis Allureux ?
06:14Elle dit qu'il y a au sommet de l'État un dysfonctionnement majeur
06:17qui touche la justice,
06:19mais là où je ne suis pas d'accord avec un certain nombre de choses que j'ai entendues,
06:22qui touche la politique.
06:24Car les dysfonctionnements judiciaires aujourd'hui
06:29sont le résultat de prises de décisions politiques.
06:33Si un certain nombre de procureurs en France,
06:35ou de services de gendarmerie ou de police,
06:38orientent leurs enquêtes vers des sujets bien précis,
06:43c'est que la plupart du temps,
06:44ils ont reçu une feuille de route du ministre de la Justice.
06:48Le ministre de la Justice a dit qu'il fallait prioriser les enfants,
06:51surtout la protection des enfants,
06:52depuis qu'il est arrivé à la chancellerie.
06:54Et qu'il a envoyé plein de circulaires et qui n'ont pas été suivis.
06:57Donc il faudrait s'intéresser à ce qu'ont fait les autres ministres de la Justice jusque-là,
07:01et de savoir ce qu'ils ont priorisé.
07:03Parce que c'est sûr que quand ils envoient leurs priorités,
07:07si dans la priorité il y a un catalogue de 20 priorités,
07:10c'est comme s'il n'y avait aucune priorité.
07:12– Mais est-ce que ces priorités sont automatiquement entendues, Louis Allure ?
07:14– J'espère que oui.
07:17– C'est la question.
07:18– Non mais il peut arriver qu'il y ait une faute professionnelle.
07:21Les magistrats n'échappent pas à des décisions d'erreur judiciaire
07:25ou de manquement judiciaire.
07:27Et là, on en est très certainement devant une.
07:29Mais il n'en demeure pas moins que partout.
07:31Si on veut savoir, c'est simple,
07:33demander ou demandons au ministre de la Justice
07:37combien d'affaires, de viols qui touchent les enfants
07:41sont en ce moment même dans les tiroirs des enquêteurs et du système judiciaire.
07:47– Il l'a dit l'autre jour, 1%.
07:49– Mais on cherche à comprendre quelque chose.
07:52J'ai l'impression, vous me corrigerez peut-être,
07:54que l'État au sens large est particulièrement efficace
07:57quand vient le temps, par exemple, de trouver tel agriculteur,
08:00telle organisation d'une conférence
08:02où le propos serait apparemment scandaleux.
08:03Mais quand vient le temps d'avoir des actions, des sujets comme celui-là,
08:07l'État est plus lent, plus procédurier, plus, je ne dirais pas paresseux,
08:10mais plus maladroit.
08:11Comprenez-vous ce paradoxe ?
08:13– Non mais voilà, pour le coup, la coordination rurale
08:15était beaucoup plus dans le viseur de la justice
08:19dans ce département et dans les départements voisins
08:21que ne l'était manifestement une affaire aussi grave
08:23que celle qu'a eu lieu.
08:25– Mais très efficace, la justice devant la coordination rurale.
08:26– Oui, très efficace, très rapide quelquefois,
08:28les condamnations tombent.
08:30Mais vous savez, moi, tous les jours à Perpignan
08:31et dans mon département, je vois des faits graves
08:35de gens qui sont pris pour violence,
08:39pour des squats, pour du narcotrafic, etc.
08:42et qui sont systématiquement remis en liberté
08:45malgré la sévérité du parquet,
08:48tout simplement parce que le système judiciaire,
08:50je vous le dis franchement,
08:51n'a pas les moyens d'assumer le degré de violence
08:54qui s'exerce dans notre pays.
08:55Ils sont noyés et ils sont noyés sur tous les sujets
08:58et malheureusement, dans tous ces sujets,
09:01eh bien, il y a ces sujets dramatiques.
09:02– Est-ce qu'il faut sanctionner les magistrats ?
09:05Et d'ailleurs, Bruno Retailleau propose
09:06une cour disciplinaire de la magistrature.
09:09– Oui, mais dès qu'il y a un problème,
09:10on va créer une cour.
09:12Voilà, je pense qu'effectivement,
09:13s'il y a un manquement,
09:14elle sera sanctionnée par son ministre
09:15ou par son syndicat.
09:17– Vous voulez dire, il n'y a pas besoin de cour
09:18parce qu'il y a un ministre, c'est ça ?
09:20– Mais le ministre ne donne que des recommandations
09:22au conseil de la magistrature.
09:26– On a bien créé un parquet national antiterroriste
09:29qui porte ses fruits.
09:30– Moi, j'aimerais surtout que les politiques
09:33qui arrivent aux responsabilités dans les ministères
09:35s'occupent des choses réellement
09:37et les fassent appliquer.
09:38Et que s'ils sont incapables de les faire appliquer,
09:41c'est valable pour la justice,
09:42c'est valable pour l'intérieur ou le reste,
09:44ils en démissionnent pour laisser la place à d'autres.
09:46C'est la seule chose que les Français attendent.
09:47– Oui, à lieu, vous dites qu'il y a un problème de moyens.
09:49– Bien, le président Macron, vendredi, dit non,
09:52dans l'affaire Liana, ce n'est pas un problème de moyens,
09:54c'est un problème de dysfonctionnement.
09:55Alors, est-ce qu'il y a un problème de moyens ou pas de la justice ?
09:57Est-ce qu'il y a un problème de moyens
09:58ou est-ce qu'on trouve l'argent ?
10:00– Il y a les deux.
10:01Il y a un problème de justice et un problème de moyens.
10:03Tous les magistrats vous le diront.
10:05Et encore, ils ont beaucoup rattrapé,
10:06pour être tout à fait honnête.
10:07Il y a eu beaucoup de postes de créés dans la magistrature.
10:10Mais il n'en demeure pas moins que le niveau,
10:12le niveau de violence dans notre pays est tel
10:15que finalement on ne peut pas absorber toutes ces affaires-là.
10:18et c'est bien le problème que nous avons.
10:20Donc, on est en faillite au niveau de l'État,
10:22un endettement colossal,
10:24et nous avons des problèmes d'insécurité majeurs,
10:26nous avons des problèmes de justice majeurs,
10:29et nous avons des problèmes dans notre pays
10:31sur tous les sujets qui dépassent l'entendement.
10:34Il n'y a qu'une solution à ça,
10:35c'est mettre ces gens-là dehors.
10:37Et quant à M. Macron, lui, quand il parle...
10:39– Vous êtes un affoiriste ?
10:40– Plus personne n'écoute M. Macron,
10:43il faut tout simplement renverser la table
10:45et remettre le système sur, j'allais dire,
10:48un ordre républicain un peu rigide,
10:52et je pense que nous y arriverons.
10:54Mais encore faut-il que le peuple ait le courage
10:57de voter pour les gens qui veulent renverser la table.
10:59– On va en parler dans un instant,
11:00Louis Alliot et l'invité du Grand Rendez-vous.
11:01A tout de suite sur CNews et sur Europe.
11:04– Suite du Grand Rendez-vous avec Louis Alliot sur CNews et sur Europe 1,
11:09on parlait de la magistrature des magistrats.
11:12Louis Alliot, juste avant la publicité,
11:13vous nous disiez qu'il fallait renverser la table.
11:16Et à ce propos, Stéphane Dupont, vous posez la question.
11:18– Vous disiez tout à l'heure que c'était un problème politique.
11:23Ce n'est pas qu'un dysfonctionnement de la justice,
11:25mais un problème plus large, politique.
11:28Donc la conséquence, c'est qu'il y ait des responsabilités politiques.
11:31Est-ce que vous appelez une démission, par exemple,
11:35de Gérald Darmanin,
11:36ou une démission des responsables politiques ?
11:38– Je crois que Gérald Darmanin, lui,
11:40s'est justifié en disant qu'il avait fait les orientations en question.
11:46– Et c'est suffisant pour vous ?
11:47– Sur la jeunesse.
11:47Au moins, il l'a fait.
11:48D'autres, peut-être, ne l'ont pas fait avant lui.
11:50Il faudrait regarder ça.
11:51Et qui est au sein des magistrats même,
11:53un principe de responsabilité qui soit efficient.
11:57Mais moi, je regarde toutes les lois qu'on a votées.
12:00J'ai été député, donc c'est quelque chose.
12:02On s'aperçoit que derrière, elles sont appliquées par les magistrats.
12:05Mais ce sont les politiques qui les ont votées.
12:07Si ces lois sont mauvaises, il faut les changer, il faut les refaire.
12:11Et donc là, en général, les politiques, eux, votent des lois,
12:14mais ne veulent jamais reconnaître qu'ils ont eu tort ou imprécis.
12:18Et ils ne reviennent jamais sur ce qu'ils ont voté.
12:21Et on voit le résultat dans un certain nombre de domaines.
12:23– Sur le périscolaire, sur le scandale du périscolaire,
12:25idem, la justice est questionnée.
12:27Au-delà de l'affaire qui peut-être a été étouffée par la mairie de Paris,
12:30les deux premiers procès ont terriblement déçu les familles.
12:32Les peines requises contre les animateurs scolaires
12:34qui s'en sont prises à des enfants
12:35sont très en dessous des barèmes et de ce qu'on espérait.
12:39Agnès Sévren, qui est sénatrice LR,
12:41a demandé la mise en place d'une commission parlementaire sur le sujet.
12:44Elle a obtenu gain de cause puisque le Sénat va enquêter.
12:47Elle l'a dit.
12:48La maire de Paris, Anne Hidalgo, et l'ancienne maire,
12:51et le maire actuel, Emmanuel Grégoire, vont être entendus.
12:54Est-ce que les sénateurs RN vont suivre dans cette commission d'enquête parlementaire ?
12:58– J'espère qu'ils suivront en tout cas ce qui va se dire
13:00et qu'ils proposeront un système qui permettra d'être sévère avec ces choses-là.
13:05Mais encore une fois, je veux dire, dans l'échelle des peines,
13:08peut-être que sur ces sujets-là,
13:10il faut avoir, j'allais dire, une hauteur de vue
13:15qui soit, j'allais dire, en adéquation avec la gravité des faits.
13:20Et donc ne pas mégoter, ne pas donner au juge peut-être la liberté de choisir une peine.
13:24– Et vous, vous feriez quoi ? Parce que vous parlez en métaphore.
13:27– On peut remettre des peines planchées avec ces choses-là.
13:29J'allais dire, dès que ça touche un enfant
13:31et dès que ça touche ce genre d'abus aux pédophiles,
13:34eh bien avoir des sanctions très, très fortes
13:36et mettre évidemment hors d'état de nuire
13:38tous ces gens-là qui sont dans le parascolaire
13:41ou dans le périscolaire
13:42et qui sont, j'allais dire, au contact de jeunes, tout simplement.
13:45– Mais quand on parle des tensions entre la justice, la politique,
13:47est-ce que vous avez l'impression que certains juges
13:49mènent leur propre politique, finalement,
13:50sans passer par la case électorale,
13:52mais ont leur vision du monde et l'appliquent
13:54avec une forme d'indifférence à un droit des consignes données par la politique ?
13:57– Oui, ça paraît évident.
13:59Et ça, on le vit tous les jours, vous savez.
14:00Il y a des faits précis, moi, dans ma ville,
14:04où les gens sont arrêtés
14:05et ils sont remis en liberté
14:07contre l'avis du parquet lui-même.
14:10C'est donc qu'il y a des juges
14:11qui ont une vision beaucoup plus large,
14:13beaucoup plus laxiste, j'allais dire,
14:15des faits qu'ils jugent.
14:16Et là, ça pose le problème de la justice.
14:18– Mais au même moment, quand vous critiquez la justice comme ça,
14:20on dit, voire, vous critiquez la justice,
14:22vous n'expectez pas l'état de droit.
14:23– Oui, exactement.
14:24Et c'est un problème parce que la justice,
14:25c'est un des trois pouvoirs.
14:26Il ne peut être critiqué,
14:28il doit être critiqué quand il y a des manquements.
14:30Mais c'est vrai, il y a ce travers en France
14:32où on dit, d'abord, vous êtes obligés de dire,
14:34j'ai confiance à la justice de mon pays.
14:36Bon, je ne suis pas persuadé qu'aujourd'hui,
14:37on vient de faire comme ça.
14:38Tout le monde puisse le dire.
14:39– Vous le diriez, vous ?
14:40– Non, je ne le dirai plus.
14:42Je vous le dis franchement, je ne le dirai plus.
14:43– Donc, vous diriez, vous n'avez pas confiance
14:45à la justice de mon pays ?
14:46– Parce que dans beaucoup de faits
14:47que je vois, moi, sur le terrain,
14:49on s'aperçoit qu'il y a des décisions
14:51qui ne sont pas à la hauteur
14:52de ce que les citoyens attendent.
14:54Et là, ça pose le problème, effectivement,
14:55du rendu de la justice.
14:56Mais après, sur la justice elle-même
14:59est votre question, c'est vrai que tout de suite
15:01on est mis en accusation en disant
15:02vous êtes contre l'état de droit.
15:03Non, on n'est pas contre l'état de droit,
15:05mais on espère que la justice soit équitable
15:08et qu'elle soit égalitaire pour tous.
15:10Ce qui, à mon avis, aujourd'hui, dans le pays, n'est pas.
15:12– Y compris sur les casseurs, 890 interpellations,
15:16572 gardes à vue, et finalement,
15:18trois personnes qui écopent de peine de prison ferme,
15:21ça vous inspire quoi ?
15:22– Pareil, c'est le révélateur de ce que je vous dis,
15:24de ce que nous vivons,
15:25avec une explication sur ça.
15:29Les prisons sont pleines.
15:32Chaque mois ou chaque semaine,
15:35les magistrats reçoivent un état des écrous dans les prisons,
15:39et la plupart du temps, les prisons sont pleines.
15:41– Donc vous dites qu'ils font en fonction de ça ?
15:43– Oui, et d'ailleurs, avant l'été,
15:46si j'ai bien compris et si j'ai bien lu
15:48dans un certain nombre de journaux,
15:51les procureurs et les magistrats ont reçu comme consigne
15:55d'avoir une vigilance du ministre,
15:58du ministère, sur les prisons avant l'été.
16:02– Vous êtes en train de dire que Gérald Darmanin
16:04dit aux magistrats de ne pas mettre les gens en prison ?
16:06– Non, et de ne pas les mettre quand c'est des peines légères,
16:09et surtout de les vider avant l'été,
16:12comme ça a toujours été fait d'ailleurs.
16:14Et ça, c'est un vrai sujet.
16:15– Oui, c'est la question.
16:15– Et si vous étiez au pouvoir demain,
16:16qu'est-ce que vous feriez pour les prisons ?
16:18– On parle depuis des années de construction de nouvelles prisons.
16:21– Y compris Emmanuel Macron.
16:22– Il y a eu plein de plans qui ont été annoncés,
16:24et aujourd'hui, on se retrouve avec une surpopulation cassère à l'énorme.
16:29– Il faudrait, un, construire des prisons,
16:30et deux, renvoyer dans leur pays d'origine
16:32les étrangers qui surpeuplent nos prisons.
16:35Peut-être que déjà, si on commençait par ça,
16:37on libérerait des plans supplémentaires.
16:39– Donc vous, vous parlez là de l'immigration illégale,
16:42mais qu'est-ce que vous pensez de Gérald Darmanin
16:44qui lui veut un moratoire sur l'immigration légale ?
16:47– Pas seulement, vous avez dans notre pays
16:49des détenus européens
16:52qu'ils aillent purger leur peine
16:55dans leurs pays d'origine,
16:58à l'échelle de l'Europe,
16:59puisque manifestement,
17:01les autres pays européens
17:02n'ont pas les mêmes problèmes
17:05de surpopulation carcérale que nous avons.
17:07Si on a des Italiens, des Espagnols,
17:09des Allemands, des choses comme ça,
17:10renvoyons-les, purger leur peine dans leurs pays d'origine.
17:13Ça me paraît être une évidence, mais ce n'est pas fait.
17:15– On en revient à la question des moyens qu'on évoquait tout à l'heure.
17:18Est-ce qu'il y a des moyens aujourd'hui en France
17:19pour mener une politique de justice ambitieuse,
17:22pour mener une politique pour le pénitentiaire ambitieux ?
17:26Si vous arrivez au pouvoir dans un an,
17:28est-ce que vous dégagerez des moyens supplémentaires ?
17:30– Mais on n'a pas le choix.
17:32Et on ira chercher dans les économies
17:34que personne ne veut aller chercher,
17:36en l'occurrence sur l'immigration,
17:38qui est un sujet tabou,
17:40sur la fraude sociale.
17:41– Il n'est plus tabou au niveau européen.
17:42– Tabou, on en parle à long terme de journée,
17:44ce n'est pas tabou.
17:46– Si vous me parlez du fameux hub
17:48qu'ils viennent de voter, on en reparlera.
17:50– Parlons-en.
17:51– Parce que l'exemple italien a prouvé
17:53que finalement, il intéresse très peu
17:57de sujets et d'immigrés clandestins
18:00pour une raison simple,
18:01c'est que la législation européenne
18:02est tellement draconienne
18:03qu'elle trouve toujours un moyen
18:05de les libérer avant qu'ils entrent dans les hubs.
18:07Alors ça pose, là, pour le coup,
18:09il faut un changement de législation drastique
18:11et donner la priorité du droit français
18:14sur le droit européen en la matière.
18:15– Vous voulez dire que le règlement retour,
18:16ce n'est pas réglé ?
18:17– Mais non, mais ce ne sera jamais réglé.
18:19– Parce qu'il y a eu une alliance des droits,
18:21y compris du RN,
18:22pour faire voter ce règlement.
18:23– Oui, parce que c'est à minima.
18:25– Mais ce à minima…
18:26– Mieux vaut ça que rien,
18:27c'est ça que vous dites.
18:27– Exactement, mais il faut aller
18:28beaucoup plus loin,
18:29et notamment dans la législation elle-même,
18:31pour que les gens qui n'ont rien à faire
18:34chez nous soient expulsés, tout simplement.
18:36– Mathieu Beaucoté.
18:37– Permettez-moi de vous transformer
18:38en instant sociologue.
18:39Toujours plus de prison,
18:41toujours plus de vidéosurveillance,
18:42toujours plus de policiers,
18:43demain peut-être la reconnaissance faciale.
18:45Est-ce que, je comprends la réponse,
18:47mais est-ce que le vrai problème,
18:48ce n'est pas une société
18:49qui se désagrège comme possible ?
18:51C'est-à-dire qu'on cherche
18:52à une forme de réponse sécuritaire majeure,
18:55à une société où la violence devient la norme,
18:57où l'agression devient la norme,
18:59où les femmes, selon leur distance de chez elles,
19:01changent de tenue,
19:02ne prendront pas tel transport.
19:04Est-ce que le problème de base,
19:05ce n'est pas une société
19:05qui est objectivement beaucoup plus violente
19:08qu'elle ne l'a jamais été ?
19:09– Oui, mais première priorité de l'État,
19:11la sécurité.
19:12Donc il faut l'urgence de la sécurité.
19:14Donc il faut bien pallier à ces choses-là.
19:16Deuxième priorité,
19:17remettre les choses à leur place
19:19et remettre de l'ordre dans le pays.
19:20et plus nous remettrons de l'ordre dans le pays
19:23et moins nous aurons ces effets pervers
19:26et induits de l'insécurité généralisée
19:28et nous retrouverons, j'allais dire,
19:30un cercle vertueux,
19:32non seulement dans la gestion des affaires courantes,
19:34mais dans la vie en société.
19:36– Vous trouvez que c'est normal
19:37que dans un pays comme la France,
19:39on ait besoin de voir un policier près de soi
19:41pour se sentir en sécurité ?
19:42– C'est pour ça que je vous dis
19:43qu'il faut remettre les lois à leur place
19:45et un État qui maintient l'ordre républicain
19:49sur le terrain,
19:50parce qu'en maintenant cet ordre-là,
19:51nous retrouverons une qualité de vie
19:53que nous avons perdue.
19:54Ça, c'est une réalité.
19:55Et nous aurons à l'avenir,
19:57avec les lois que nous entendons prendre
19:59sur la sécurité,
20:00et bien très certainement,
20:02moins de voyous à incarcérer,
20:06etc.
20:07C'est une diminution,
20:08parce que l'insécurité,
20:09ce n'est pas que la police,
20:10ce n'est pas que la justice.
20:11Derrière, vous avez tout le problème
20:12des assurances et du coût.
20:14– Alors justement.
20:14– Ça, on n'en parle jamais,
20:15mais je peux vous dire qu'au fur et à mesure
20:17que l'insécurité progresse,
20:19les primes d'assurance elles-mêmes progressent
20:21et c'est systématiquement l'honnête citoyen
20:23qui paie pour les voyous et pour le système.
20:26– Et c'est le cas post-PSG, la finale,
20:28les casseurs, qu'est-ce que vous pensez
20:29de cette idée de Sébastien Lecornu
20:31de faire payer les casseurs
20:33quitte à aller chercher
20:34dans les allocations familiales
20:35en laissant un reste à vivre ?
20:36– Je ne sais pas,
20:36si on faisait payer le Qatar ?
20:38– Le Qatar ?
20:39– Oui, pourquoi on ne faudrait pas
20:40payer le club, après tout ?
20:42– Mais est-ce que vous croyez
20:43qu'il y a une majorité de supporters
20:45du PSG dans les casseurs ?
20:46– Non, mais enfin, il y en a.
20:48– Ah oui, mais enfin, on fait quoi ?
20:49On fait au doigt mouillé ?
20:50– Non, pas au doigt mouillé,
20:50on en arrête sur le terrain quand même.
20:52– Mais c'est meute, c'est la responsabilité.
20:53– Et comment ça se fait que ça se passe tout
20:54qu'avec ce club notamment ?
20:57Pourquoi l'Anse à la Coupe de France
20:58et il n'y a pas eu ce genre de chose ?
20:59– J'entends bien avec vous,
21:00mais c'est le Qatar qui est responsable
21:02des émeutes de l'Ordreau ?
21:03– Ce n'est pas le Qatar qui est responsable,
21:05mais peut-être, peut-être,
21:07que le Qatar, en tout cas le PSG,
21:08je ne veux pas dire le Qatar,
21:09aurait peut-être son mot à dire
21:11dans la pédagogie des clubs de football
21:14pour justement éviter ce chose-là.
21:16– La question, elle n'est pas là.
21:16La question, c'est est-ce qu'on prend
21:17dans les allocations sociales, oui ou non ?
21:20– Mais bien sûr, il faut tout faire
21:21pour éviter cela.
21:22Et évidemment, il faut prendre
21:23dans les allocations sociales,
21:25évidemment, il faut responsabiliser les parents.
21:27Mais tout ça, ça devrait être fait
21:29depuis longtemps.
21:30– Le ministre de l'Intérieur,
21:31M. Nunez, a dit l'autre jour,
21:34les gens qui ont cassé,
21:35ce n'est pas du supporter du PSG,
21:36ce sont des gens qui viennent s'agréger,
21:38qui viennent exprès pour casser,
21:39qui ne regardent pas le match.
21:40Et vous, vous dites, ce n'est pas ça.
21:42– M. Nunez, il a quand même un côté très,
21:45je pourrais dire, je ne vais pas dire laxiste,
21:48mais en tout cas très mesuré.
21:49Et on voit qu'au fur et à mesure
21:51que les ministres de l'Intérieur soient nommés,
21:53vous pouvez tomber sur un ministre de l'Intérieur,
21:56on va le dire, comme M. Retailleau,
21:57qui parle bien, même s'il n'agit pas,
22:00mais il le dit, il dit les choses,
22:01et un M. Nunez qui, lui,
22:03ni ne parle, ni ne fait finalement.
22:04– Il veut démissionner, Laurent Nunez ?
22:06– Voilà, je crois que c'est un très bon professionnel,
22:10mais qu'il n'ait pas sa place
22:11à la tête du ministère de l'Intérieur.
22:12– C'est dit, c'est fait, Louis Alliot est avec nous
22:14pour le grand rendez-vous, on se retrouve dans un instant.
22:18– Notre invité sur CNews et sur Europe,
22:20Louis Alliot, vice-président du Rassemblement national
22:22et maire Rennes de Perpignan le 7 juillet,
22:24la justice décidera si Marine Le Pen
22:25peut concourir à la prochaine présidentielle,
22:28la cour d'appel statuera sur votre sort aussi.
22:30D'ailleurs, Louis Alliot,
22:32dans quel état d'esprit êtes-vous
22:34à un mois jour pour jour de cette échéance ?
22:36– Écoutez, quand on ne maîtrise pas la chose,
22:40on attend la décision.
22:42Je pense qu'on s'est défendu comme il le fallait,
22:44je pense qu'on a dit les choses à la cour d'appel
22:47telles qu'elles se sont passées,
22:49c'est maintenant à la cour de juger
22:52de la responsabilité ou pas, qui est la nôtre.
22:55Mais très honnêtement, pour une affaire
22:56d'assistants parlementaires qui ont fait de la politique
23:00et qui est partagée par l'ensemble des partis
23:03depuis des décennies et des décennies,
23:05je trouve que le jugement qui a frappé Marine Le Pen
23:08et qui nous a frappé en première instance
23:11est totalement démesuré par rapport aux faits, tout simplement.
23:17– Je vous reposerai la question dont on parlait juste avant,
23:19par rapport à ce procès,
23:21faites-vous confiance à la justice de votre pays ?
23:23– Je ne peux pas vous répondre à ça,
23:25je vous le dirai après le 7 juillet.
23:27– Vous ferez confiance à la justice
23:28en fonction de la décision du 7 juillet ?
23:30– J'espère que la décision du 7 juillet
23:33sera beaucoup plus équilibrée
23:34et même qu'elle tienne à compte des arguments majeurs
23:40que nos avocats ont défendus à cette cour d'appel.
23:44Et après, on verra bien comment les choses se passent.
23:47Mais moi, ce qui m'intéresse aussi,
23:48c'est de voir comment ce jugement de première instance
23:51a été validé en quelque sorte.
23:54Et là, même les magistrats, en tout cas le parquet
23:57à la cour d'appel, ont critiqué l'exécution provisoire.
24:00– Votre ligne de défense dans le procès en appel
24:03n'était pas du tout la même que celle en première instance
24:06où vous aviez parlé d'un procès politique.
24:07Là, ce n'était pas du tout la même chose.
24:09Vous avez changé aussi de discours.
24:10– Oui, mais les choses évoluent.
24:12Ce ne sont pas les mêmes magistrats.
24:14Nous sommes en cours d'appel.
24:15Et les choses, j'allais dire, sont beaucoup plus calibrées,
24:18j'allais presque vous dire, beaucoup plus sérieuses.
24:20Il n'en demeure pas moins qu'en première instance.
24:22C'est le jugement qui nous a frappés
24:24et d'une sévérité qui, j'allais presque vous dire, est suspecte.
24:27– Mais vous ne croyez pas qu'une partie des juges aujourd'hui,
24:29au-delà de l'orientation idéologique,
24:31veulent tout simplement se faire des politiques.
24:33C'est-à-dire, à certains égards, c'est un pouvoir nouveau qui s'affirme
24:35contre le politique qui est un pouvoir plus ancien.
24:38Et de ce point de vue, derrière la très grande rigueur,
24:40il y a l'ivresse de nouvelle justicité sur peu militante.
24:42– Je pense qu'il y a chez les magistrats cette volonté-là.
24:45Mais ce n'est pas tous les magistrats.
24:47– Bien sûr, bien sûr.
24:48– Et ce ne sont pas toutes les juridictions.
24:50Mais manifestement, il y a sur une partie de chez les magistrats-là,
24:53on va caricaturer, mais autour du syndicat de la magistrature en particulier,
24:58des juges qui ont une vision idéologique des affaires qu'elle traite.
25:03Et ça pose là un problème de fond concernant le rendu de la justice.
25:06– Pour le 7 juillet, si Marine Le Pen est invalidée,
25:10vous qui êtes un fidèle de Marine Le Pen,
25:12qui avez combattu Jordan Bardella pour la prise de la présidence du RN.
25:16– Ce qui est battu est un grand mot.
25:17– Vous étiez son adversaire, si vous préférez.
25:20Qu'est-ce qui se passe s'il est invalidé ?
25:22– Si elle est invalidée, Jordan Bardella sera candidat à l'élection présidentielle.
25:26Je crois que les choses sont chez nous actées.
25:29Le Congrès se tiendra, il désignera le candidat
25:32et nous entamerons l'élection présidentielle.
25:34– Et vous soutiendrez Jordan Bardella ?
25:35– Évidemment, vous savez.
25:36Moi, je me suis présenté à cette élection interne du Rassemblement national
25:39parce que je trouvais que sans compétition interne,
25:44le président qui allait succéder à Marine Le Pen manquerait de légitimité.
25:49Il fallait qu'il ait l'onction militante.
25:51Il l'a eue, je me suis rangé évidemment à la décision des militants
25:55et aujourd'hui je l'accompagne, je travaille avec lui sans aucun problème.
25:58– Entre Marine Le Pen et Jordan Bardella,
26:00il y a quand même, il semble-t-il, une différence de ligne ou de sensibilité.
26:05Elle est plus sociale, plus étatiste, lui plus libérale apparemment.
26:11Ça ne vous pose pas de problème ?
26:12– Non, parce que pour marcher, il faut deux jambes.
26:14Et pour avoir l'équilibre, on marche sur ses deux jambes.
26:18– Est-ce que vous n'allez pas marcher un peu en cas…
26:19– On a tous un pied un peu plus long, vous savez.
26:21– On a l'impression qu'on ne sait plus trop où ça va.
26:24– Non, c'est pas vrai.
26:26– Honnêtement, ce n'est pas vrai.
26:28Mais notre électorat, il faut quand même tenir compte aussi
26:30des gens qui votent pour nous, ont des préoccupations sociales
26:33et pas seulement au nord, comme je l'entends.
26:35Moi, je vis à Perpignan avec une extrême pauvreté
26:37de gens qui ne sont pas d'anciens socialistes.
26:39qui sont des gens qui ont voté à droite toute leur vie
26:42ou qui votent à droite.
26:43Et puis, il y a l'économie.
26:45Et là, sur l'économie, les petits commerçants,
26:48les artisans, les PME, qui parlent à ces gens-là ?
26:52On est toujours en train de parler du CAC 40 et des grandes sociétés.
26:55Mais moi, je m'intéresse surtout à ceux qui font l'économie locale.
26:58Et ceux-là, il faut s'intéresser à leur charge,
27:00il faut s'intéresser à leur marge,
27:02il faut s'intéresser à leur marché,
27:03à la concurrence des loyales.
27:05Et tout cela, nous le faisons ensemble.
27:07Une entreprise, c'est une entreprise.
27:08Vous faites la cédure entre les petites entreprises et les grands groupes ?
27:12Bien sûr, vous ne pouvez pas comparer Total au boucher du coin.
27:15Je veux dire, ce n'est pas pareil,
27:17ce ne sont pas les mêmes sujets qui se posent à eux.
27:21Il y a un problème aujourd'hui avec le petit commerce,
27:23l'artisanat et les marchés locaux
27:25qui sont dans une extrême difficulté.
27:27Les gens n'arrivent pas à payer leurs charges.
27:29Les gens sont en manque de clients, de carnets de commandes.
27:31Et face à cela, moi, je n'entends pas un politique,
27:34à part au Rassemblement National,
27:36qui parle de leur situation.
27:37Et en tant que maire de Perpignan,
27:39je peux vous dire, notamment au niveau du commerce,
27:41moi, j'ai été saisi il n'y a pas très longtemps
27:43par une association de commerçants et même plusieurs,
27:45ils sont dans une situation dramatique.
27:48Mais qui répond à cela ?
27:50Le ministre de l'Économie ?
27:51J'entends votre argument,
27:53mais que dites-vous aux grands capitales,
27:55comme vous l'appelez le CAC 40,
27:56les grands groupes qui portent la croissance de la France ?
27:59Vous avez quelque chose à rapprocher à M. Pouyanné,
28:01par exemple ?
28:02Je n'ai rien à rapprocher à M. Pouyanné,
28:04mais moi, j'aimerais qu'on s'intéresse à ceux qui...
28:06Alors, eux portent la croissance,
28:07mais qui porte l'emploi en France ?
28:09Ce n'est pas les grands groupes ?
28:10C'est les petits en bas ?
28:11Ils font travailler beaucoup de sous-traitants.
28:12Premier employeur.
28:14Mais monsieur, quand même,
28:15ils font travailler beaucoup l'entreprise.
28:17Premier employeur en France,
28:21artisanat, commerçant, TPE.
28:23Alors oui, il y a des sous-traitants, oui, c'est vrai.
28:24Mais il y a des grands groupes qui emploient...
28:27Qui vous a dit ça ?
28:29Je ne vous dis pas ça, je vous dis moi,
28:31qu'il faut s'intéresser aux grands groupes
28:32et maintenir les fleurons de l'industrie française
28:35à l'échelle internationale.
28:36En les surtaxant.
28:37Oui, parce que dans le dernier budget,
28:39vous les avez surtaxés.
28:40Vous avez voté la surtaxation des grands groupes.
28:42Non, ce n'est pas vrai.
28:42Pour des bénéfices qu'elles font
28:44sur la misère d'un certain nombre de gens aujourd'hui.
28:48Ça s'appelle surtaxer.
28:49Oui, mais d'accord.
28:50Mais pour une situation bien précise,
28:51comme ceux qui ont fait des super profits pendant le Covid.
28:54Le Covid, s'ils n'avaient pas été là,
28:56ils n'auraient pas fait ces super profits.
28:57Ils ont donc profité d'une situation de faiblesse...
28:59C'était l'année dernière.
29:00Ils ont profité d'une situation de faiblesse
29:04momentanée, alors qu'ils n'auraient pas dû.
29:05Et là, c'est l'histoire de la guerre
29:07et de l'augmentation de l'essence.
29:09Vous faites une forme de justice économique
29:10en prenant aux grands groupes et en redonnant aux petits.
29:13Oui, une forme de redistribution,
29:14en tout cas de péréquation.
29:16Vous n'étiez pas socialiste, M. Alliot.
29:18Mais ce n'est pas être socialiste.
29:21Je suis contre le fait de dire que c'est socialiste.
29:23Margaret Thatcher, c'est ce qu'elle disait.
29:25Elle disait, le socialisme, le problème du socialisme,
29:27c'est quand on a dépensé tout l'argent des autres.
29:29Si je revenais un peu dans l'histoire du socialisme,
29:31vous aviez aussi des catholiques sociaux
29:33qui étaient des patrons et qui avaient comme préoccupation
29:36le bien-être de leurs employés.
29:40Et je trouve qu'aujourd'hui,
29:41l'actualité est faite de l'actualité des grands groupes,
29:45mais qu'on ne va pas souvent voir,
29:47à l'échelle du terrain,
29:48les difficultés que rendent nos entreprises.
29:49Mais chez Total, vous avez un million de petits actionnaires.
29:51M. Alliot, justement, les petites entreprises,
29:54les petits commerçants, les artisans commerçants,
29:56comme on aurait dit autrefois,
29:57est-ce que leur premier souci,
29:59ce n'est pas l'écrasement réglementaire, les normes ?
30:01Et ça, de ce point de vue,
30:02vous appelez ça libéral ou non, j'en sais rien,
30:04mais est-ce que le soulagement du poids réglementaire
30:07des uns et des autres n'est pas la première tâche
30:09pour relancer l'activité économique ?
30:10Bien sûr. C'est pour ça que nous avons mandaté,
30:11d'ailleurs, avec Alexandre Loubet,
30:15qui est député à l'Assemblée nationale,
30:16une mission pour aller rencontrer les organisations patronales
30:20et leur demander quelles étaient les normes immédiates à abolir
30:25pour permettre de relancer un peu la croissance et la consommation.
30:30Et quand nous arriverons,
30:31nous ferons une loi pour mettre à plat tout de suite ces choses-là.
30:34Mais vous avez d'autres choses aujourd'hui.
30:36Vous avez le secteur du bâtiment,
30:38de l'immobilier, du logement qui est à plat
30:39parce qu'il y a des normes, notamment liées aux ânes,
30:42le zéro artificialisation des sols,
30:45les lois SRU,
30:47toutes ces choses-là qui empêchent aujourd'hui
30:50tout simplement les entreprises dans ce secteur d'activité
30:53de se développer, d'embaucher et d'avoir des marchés.
30:57Et ça, quand nous arriverons aux affaires,
30:59là aussi, nous accélérerons leur disparition.
31:03Vous étiez au Front National de Jean-Marie Le Pen, très libéral.
31:06Avec Marine Le Pen, on peut dire que la ligne est plus sociale.
31:08Est-ce que demain, quelle sera la prochaine ligne du RN sur ces questions ?
31:12La ligne, elle sera la défense de l'intérêt national
31:16et de l'économie française.
31:17C'est très vaste.
31:19Personne ne m'a vous compris.
31:20Vous avez deux heures pour rendre votre copie.
31:24Sous toutes ces formes, je viens de vous donner une priorité
31:26parce que nous la vivons au quotidien.
31:29Vous, vous êtes intéressé par les grands groupes.
31:31Il faut s'y intéresser.
31:32Moi, je suis intéressé par ce que je vois immédiatement
31:35quand j'ouvre la porte de chez moi.
31:36C'est les gens qui vous servent du pain, de la viande
31:39et un certain nombre d'autres commerçants
31:41et qui, aujourd'hui, sont dans un état désastreux.
31:44Voilà la priorité.
31:46Et ça, quand nous arriverons, nous nous occuperons de ces gens-là.
31:49Les grands groupes font travailler aussi des artisans.
31:51Monsieur Dupont travaille pour le groupe LVMH
31:54qui fait travailler aussi des petits artisans
31:56et qui emploie 200 000 personnes rien qu'en France.
31:59Donc, c'est aussi...
32:02Il faut composer avec ça.
32:03Mais qui vous dit le contraire ?
32:04Bon, alors, sur la retraite, quelle est la ligne de Louis Alliot ?
32:08Parce qu'il y a plusieurs lignes, j'ai l'impression, aussi...
32:10Il n'y a qu'une ligne, elle a été validée en 2022.
32:13C'est les 40 annuités ou les 42 annuités
32:17en fonction de l'âge d'entrée sur le marché du travail
32:21et un départ à proportion de ce que l'on a cotisé pour la suite.
32:25C'est-à-dire que si vous commencez votre activité...
32:27Et l'âge de départ.
32:28Si vous commencez à travailler à l'âge de 25 ans,
32:34eh bien, vous partirez avec 42 annuités à 67 ans.
32:38Si vous commencez avant 20 ans,
32:40parce qu'avant 20 ans, ça veut dire que vous êtes dans des travaux pénibles,
32:45eh bien, vous aurez 40 ans de cotisation
32:49et vous partirez à 60 ans.
32:51Moi, je n'imagine pas...
32:53Je suis fils d'artisan.
32:54Je n'imagine pas, aujourd'hui, sur des chantiers,
32:58des gens de 67 ans.
32:59Voilà, je ne l'imagine pas.
33:00Mais peut-être que certains sont d'accord avec ça.
33:02La suite, dans un instant, au Grand Rendez-vous.
33:04A tout de suite.
33:07Dernière partie du Grand Rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos
33:09avec Louis Alliot, vice-président du RN, maire RN de Perpignan.
33:13On en était au chapitre des retraites.
33:14Stéphane Dupont.
33:15Oui, vous nous avez rappelé quelle était la position
33:18du Rassemblement national, celle de la présidentielle de 2022,
33:21des législatives de 2024.
33:23Il y a un petit hic, c'est que le président de votre parti,
33:26Jordan Bardella, il y a quelques jours à la télévision,
33:29nous a expliqué que, ben non, lui, pour lui,
33:31ça serait plutôt la suppression de l'âge légal,
33:33la même proposition que Gabriel Attal,
33:36et qu'il fallait introduire une forme de capitalisation,
33:39ben, il n'est pas du tout sur la même ligne que vous, manifestement.
33:43Il a évoqué des hypothèses,
33:44mais il n'a pas parlé de cela d'une manière rigide.
33:48Ce qui est vrai, c'est ce que je viens de vous dire,
33:49plus vous rentrez tard sur le marché du travail,
33:51et plus vous partez tard à la retraite.
33:53Le président de votre parti, il a tort.
33:54Donc cet âge-là, cet âge-là fluctue en fonction de l'entrée sur le marché du travail.
34:02Quant à la capitalisation, elle est effective déjà pour un certain nombre de personnes,
34:07et notamment pour les fonctionnaires, et même les organismes privés,
34:11et ceux qui peuvent se faire une retraite par capitalisation.
34:14Parce que je doute que, aujourd'hui, les employés, les ouvriers,
34:18ont un certain nombre de retraites qui ont comme salaire 1 400, 1 500,
34:23puissent se constituer des retraites, même par capitalisation.
34:26Donc il vaut mieux quand même que l'État soit garant d'un système de retraite
34:30qui permet à ces gens-là, une fois la retraite, de pouvoir vivre.
34:33Ce qui n'est pas, à mon avis, avec le système de capitalisation, une assurance vie.
34:37Est-ce qu'il faut conserver un âge légal ou pas, de départ ?
34:41Il faut la double entrée.
34:44Il faut non seulement la durée de cotisation, mais il faut un âge de départ.
34:49Ce qui ne veut pas dire qu'une fois que vous êtes parti, vous ne pouvez pas travailler.
34:52Et vous pouvez continuer à travailler.
34:54Et à ce moment-là, ce sont d'autres mécanismes qui se mettent en place.
34:58Le cumul emploi à retraite que le gouvernement, semble-t-il, a décidé de raboter,
35:02parce qu'il y a des effets d'aubaine ?
35:03Oui, mais parce que vous avez beaucoup de gens qui partent aujourd'hui très tôt à la retraite,
35:07mais qui continuent à travailler ou qui veulent travailler
35:09et qui sont limités par les règles, quelquefois rigides, qui sont celles du marché français.
35:13Et donc sur ça, je pense qu'il faut effectivement évoluer.
35:15Mais justement, est-ce qu'il n'y a pas une forme de deux étapes à travers cela ?
35:18D'un côté, il faut sauver à court et moyen terme le système présent pour qu'il ne s'effondre
35:21pas.
35:22Mais à moyen terme et long terme,
35:24est-ce qu'il n'y a pas la nécessité de maximiser l'espace de liberté,
35:27la capitalisation, la possibilité pour les individus
35:29de construire eux-mêmes leur propre retraite,
35:32de durer plus longtemps sur le marché du travail ?
35:33Parce que vous êtes un libéral, vous dites ça.
35:36Et les nord-américains.
35:37Les nord-américains, c'est le marché.
35:38Ou plus largement, l'occidental mainstream.
35:40Je vous dis que ça arrive, ça petit à petit.
35:42En tout cas, pour cette catégorie, c'est le cas.
35:44Mais est-ce que ce n'est pas inévitable, surtout ?
35:45Non, parce que pourquoi le système de retraite est en faillite ?
35:48Parce qu'il n'y a pas assez de gens qui cotisent aujourd'hui ?
35:50Allons créer les conditions de la croissance et de l'emploi.
35:53Plus vous aurez des gens sur le marché du travail,
35:56plus vous aurez de la croissance,
35:57et moins il y aura de pression sur le système de retraite.
35:59À ce compte-là, dans votre système,
36:01ça exige une natalité significative ?
36:03Exactement.
36:04Ou alors, la réponse des immigrationnistes,
36:07c'est faire venir de l'extérieur les gens qui paieront les retraites de demain.
36:09C'est pour ça que nous nous prononçons, nous,
36:10sur des mesures qui favorisent la natalité,
36:12et pas sur l'importation d'immigrations,
36:14qui pèseront à coup sûr,
36:16à la fois sur le marché du travail,
36:18mais aussi sur les comptes de la nation.
36:20Mais vous ne croyez pas plus simple,
36:22à moyen terme,
36:23de réformer le système de retraite
36:25que de pousser les gens à faire des bébés,
36:27des bébés, des bébés pour sauver les retraites ?
36:28Les politiques natalistes fonctionnent comme ci, comme ça, en général.
36:30Oui, mais là, on tient compte finalement de la pénurie des choses.
36:34Si on se satisfait d'un marché du travail à tonnes
36:36et de gens qui travaillent de moins en moins avec peu de croissance,
36:39eh bien à ce moment-là, oui, le système va diminuer,
36:41et il sera même plus finançable,
36:43et on arrivera à des dérives.
36:45Mais si on s'occupe de l'économie,
36:47qu'on crée les conditions de la croissance et de l'emploi,
36:49à ce moment-là,
36:50le système des retraites par répartition à la française
36:54redeviendra un système équilibré et plutôt vertueux.
36:57Donc, pas de capitalisation.
36:59Mais un petit peu, mais ça existe déjà, je ne vais pas vous dire pas.
37:01Ça existe si on souhaite le faire.
37:04Dans la fonction publique.
37:05Mais ça s'appelle la liberté de le faire.
37:07C'est ça.
37:08Vous disiez que la réforme des retraites que vous proposez,
37:11vous reconnaissez qu'elle va coûter de l'argent.
37:13Au moment de la dernière campagne présidentielle,
37:15on parlait de 10 milliards ou plus de 10 milliards.
37:1710 milliards à peu près.
37:18La première année, non.
37:19La première année, 1,5 milliard,
37:21et ça monte crescendo jusqu'à 10 milliards.
37:23Vu l'évolution de la natalité,
37:24ça risque de coûter beaucoup plus cher.
37:26Où est-ce que vous allez trouver l'argent
37:27pour financer cette réforme ?
37:29On ne peut pas continuer à avoir comme réponse
37:32où allez-vous trouver l'argent.
37:34On vous pose quand même la question.
37:36L'État est en faillite.
37:37Vous nous proposez 10 milliards de plus.
37:39Mais l'État est en faillite
37:40parce qu'il ne veut pas aller chercher l'argent là où il est.
37:42Quand on vous dit que l'immigration coûte 40 milliards,
37:46on nous dit non, ce n'est pas possible.
37:48On verra quand nous serons aux enfers
37:49si on n'ira pas chercher de l'argent dans l'immigration.
37:51On ne va pas tout régler ?
37:53Non, pas tout.
37:54On ira sur la fraude sociale.
37:55C'est déjà le cas.
37:57Et le développement de l'économie
37:59fera que, précisément par les rentrées fiscales,
38:02on se désendettera
38:04et on aura le système
38:05qui redeviendra petit à petit équilibré.
38:08Mais si, c'est sûr,
38:09on regarde les choses assis sur sa chaise
38:11en disant
38:11« Mais où allez-vous trouver l'argent systématiquement ? »
38:14Ce sera une bonne question, effectivement.
38:16Mais dans un système, j'allais dire, dynamique
38:18où on entreprend d'aller chercher l'argent là où il est
38:20et notamment dans les dépenses
38:22qui sont celles que nous ne devrions pas avoir,
38:24nous y arriverons.
38:25Voilà.
38:26Moi, je suis plutôt optimiste
38:27sur notre capacité, à l'échelle de l'État,
38:30à aller chercher l'argent là où il est.
38:31Oui, sur les agences, sur les...
38:34Oui, tout ça fait partie, évidemment.
38:35Parce que vous ne trouverez pas
38:36que l'argent de l'immigration,
38:38ça ne suffira pas pour combler les décisions.
38:39Non, mais je dis...
38:40Je rappelle, 3 500 milliards de dettes.
38:42Je pointe...
38:42On est à 78 milliards chaque année
38:44de remordsement de la dette
38:45et ça va augmenter.
38:47Je pointe...
38:47Et les dépenses sociales, M. Alliou ?
38:49Parce que le gros, c'est quand même...
38:50On est 1 000 milliards de dépenses sociales
38:51sur les 1 700 de dépenses publiques.
38:53La dépense publique, c'est la dépense sociale.
38:54Je pointe sciemment l'immigration
38:57parce qu'il est en France,
38:59pour les autres partis politiques,
39:00un sujet tabou.
39:02Et sur les prestations sociales,
39:04eh bien déjà, réservons-les aux Français.
39:06Voilà.
39:06Une préférence nationale.
39:08C'est une préférence nationale.
39:09Évidemment.
39:10Il n'y a pas d'économie à faire
39:11sur les dépenses d'assurance maladie,
39:12sur les dépenses de retraite.
39:14Évidemment qu'il faut aller chercher partout.
39:16Mais vous croyez que c'est
39:17dans le déremboursement des médicaments
39:18que vous allez trouver les moyens
39:20de refinancer le reste ?
39:21Parce que si c'est ça, je peux vous dire,
39:23on risque d'avoir des surprises.
39:25Parce qu'aujourd'hui, déjà,
39:29nos compatriotes ne peuvent plus se soigner
39:31ou sont en très grande difficulté pour se soigner,
39:33que ce soit à l'hôpital
39:34ou par la médecine libérale.
39:36Alors si en plus, on leur demande
39:38de payer plus par les cotisations
39:40et d'être moins remboursé,
39:41je pense que ça n'ira pas très loin.
39:43Est-ce qu'il faut travailler plus ?
39:44Les Français travaillent 1664 heures par an.
39:46C'est loin des 1800 heures travaillées en Allemagne.
39:49Bruno Retailleau veut remettre les Français au travail.
39:51Oui.
39:52Il n'a pas été capable, déjà,
39:53de maintenir l'ordre en France.
39:54Il ne remettra rien au travail.
39:55J'en suis persuadé.
39:56Il y a des gens qui parlent
39:57et il y a des gens qui font.
39:58Les Français travaillent.
39:59Alors, travaillent-ils moins que les autres ?
40:01Ça, c'est les statistiques que l'on donne systématiquement.
40:04Moi, je vois surtout des gens qui travaillent
40:05dont le salaire, malheureusement, n'est pas assez élevé
40:08et qui n'arrivent pas à vivre.
40:09Ça, il le dit aussi.
40:09Peut-être que le jour où les salaires seront plus confortables,
40:13les gens auront plus de facilité
40:15et de volonté de travailler.
40:17Est-ce qu'on aide de trop ?
40:19Monsieur Dupont, pardonnez-moi.
40:20Ça dépend si vous baissez leurs charges
40:22ou si vous les aidez à augmenter les salaires,
40:24ce qui avait été notre projet en 2022.
40:25On est à 8% de chômage.
40:27On est à 8% de chômage.
40:28Certaines personnes se disent
40:29en fait, ça ne vaut pas le coup
40:30que j'aille chercher un travail.
40:318% officiel.
40:32Oui.
40:33On a modifié les critères.
40:34Oui, d'accord.
40:35C'est important.
40:358% officiel.
40:37Certaines personnes se disent
40:38si je travaille un petit peu au moins,
40:41ça ne couvrira pas l'allocation que j'ai.
40:42Est-ce que vous voulez agir
40:43sur les allocations chômage ?
40:45Est-ce qu'il faut les baisser ?
40:46Est-ce qu'il faut réduire les délais, par exemple ?
40:48Ce n'est même pas des allocations chômage.
40:49Certains, parce qu'ils vont travailler,
40:51perdent d'autres allocations qu'ils ont.
40:53C'est-à-dire qu'ils préfèrent rester sans travailler
40:55parce qu'ils bénéficient de tout un aéropage
40:57d'adolescence sociale
40:58plutôt que d'aller travailler.
41:00Mais il n'y a pas que l'allocation chômage.
41:01Il y a tout le reste.
41:02Oui, les aides, si vous préférez.
41:03Sur ça, effectivement,
41:04il faudra, j'allais dire,
41:06discerner les choses en fonction des situations.
41:07Mais il y a très certainement...
41:08Il faudra vous parler au futur.
41:10Vous ne l'avez pas encore fait ?
41:11Le gouvernement a voulu baisser...
41:12Excusez-moi, je ne suis pas aux affaires
41:14et nous ne sommes pas aux affaires.
41:14Vous avez un programme présidentiel pour 2027,
41:17je vous espérais.
41:18Le jour où nous y serons,
41:19ces mesures-là font partie du catalogue
41:21que nous avons mis en place
41:23pour aller chercher de l'argent
41:25là où il est,
41:27notamment sur la fraude sociale,
41:29sur des aides qui sont octroyées
41:32alors qu'elles ne devraient pas l'être.
41:33Et ça, ça s'appelle...
41:34Vous avez voté contre, monsieur.
41:35Et ça, ça s'appelle la préférence nationale.
41:37Quand le gouvernement a réduit
41:39les conditions d'indemnisation du chômage,
41:41vous avez voté contre...
41:42Mais non, mais c'est trop caricatural, ça.
41:44Et est-ce que ça a réglé le problème,
41:45le fait d'avoir voté cette loi ?
41:48Non.
41:49Non, les comptes sont toujours dans le rouge.
41:51Et même aujourd'hui,
41:52ils sont hors contrôle.
41:55Donc, plus on vote...
41:56Les comptes de l'assurance chômage ?
41:58Plus... Non, les comptes de la nation.
42:00Et plus on vote des lois,
42:02et plus on dérembourse,
42:04et on s'attaque toujours au même,
42:06et plus les comptes sont dans le rouge.
42:07Il faudra peut-être qu'un jour,
42:09on s'intéresse de savoir...
42:10Mais est-ce qu'il n'y a pas une dimension structurelle,
42:12surtout une forme de lien
42:13entre socialisme et immigrationnisme ?
42:14C'est-à-dire, globalement,
42:15il y a un État social auquel tous ont accès,
42:17il y a un effet de pompe aspirante.
42:19Vous regardez le logement social,
42:20ce n'est pas exactement les Français
42:21qui en profitent pour l'essentiel,
42:22les prestations qui se multiplient.
42:24Donc, dès lors,
42:24est-ce qu'on ne sous-estime pas structurellement...
42:27Le système de santé ?
42:27Bien sûr.
42:28Le poids de l'immigration
42:29dans les dépenses sociales,
42:34ne sous-estime pas ce facteur-là
42:35qui oriente l'ensemble de la société.
42:36Mais c'est pour ça que je le mets
42:37en haut de la pile,
42:38parce que le jour où on aura démontré
42:40qu'en matière de logement,
42:42de prestations sociales,
42:44de santé, d'éducation,
42:47l'immigration est un poids très important
42:49pour les comptes de la nation,
42:51eh bien, vous verrez que l'opinion...
42:53Le Français paye,
42:53le Français prend son épaule,
42:55ensuite, on finance le logement social
42:56qui va préférer à celui qui vient d'arriver.
42:58C'est évident.
42:58Il y a des choses de logique folle.
42:59De toute façon, c'est simple.
43:0015% des gens qui viennent sur notre territoire
43:02occupent un emploi.
43:04Donc, pour ces 15%,
43:05ils cotisent, ça ne pose pas de problème.
43:07Mais pour tous les autres,
43:08qui paie le fait qu'ils soient chez nous,
43:10qu'ils se soignent,
43:12qu'on éduque leurs enfants,
43:13qu'ils se logent, etc.,
43:15eh bien, c'est ceux qui travaillent.
43:16C'est ça.
43:16Oui, Allure, une dernière question.
43:18Le pape Léon XIV donne une messe
43:20aujourd'hui à Madrid.
43:21Plus d'un million de personnes
43:22sont dans les rues de Madrid
43:23pour assister à la venue du pape,
43:25alors que le pape est menacé
43:26par l'État islamique.
43:27Ça vous inspire quoi ?
43:29Ça veut dire que l'État islamique
43:31n'a pas des armées
43:32et qu'il est capable, en tout cas,
43:33aujourd'hui, de parler,
43:34mais quelquefois, d'agir.
43:35On le voit dans un certain nombre de pays.
43:37J'espère que le pape,
43:38mais je sais qu'il l'est,
43:39est ultra protégé.
43:42Est-ce que ça veut dire
43:43que c'est une forme de guerre
43:44de religion moderne ?
43:45Vous savez, l'État islamique,
43:48oui, il vise à imposer le califat
43:49partout, y compris en Europe.
43:51Ils ne sont pas les seuls, d'ailleurs.
43:52Les frères musulmans aussi.
43:54Mais eux, il y a une dimension violente
43:57et revendicative
43:58qui, malheureusement,
44:00peut créer quelquefois,
44:02fait des attentats et des morts.
44:03Donc, il faut faire attention
44:04à ne pas prendre ça à la légère.
44:05Merci beaucoup, Louis Alliot,
44:06d'avoir été l'invité du Grand Rendez-vous
44:08ce dimanche.
44:08Très bonne journée
44:09sur nos deux antennes.
44:11Merci beaucoup, Louis Alliot.
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