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- #hdproswe
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00Il est quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:04A la une ce matin, le temps s'arrêtera une nouvelle fois en France à 15h,
00:09pays terrifié par la disparition de la petite Liana.
00:12Une nouvelle fois, les Français honnêtes et silencieux se réuniront,
00:16unis autour d'une famille au destin brisé.
00:18Il existe des tragédies que l'on ne peut éviter.
00:21Il existe aussi des drames qui vous remplissent de colère, de rage, de dégoût,
00:25car ils auraient pu, ils auraient dû être empêchés.
00:28La famille de Liana n'a pas souhaité que les politiques se mêlent à la marche blanche ce dimanche.
00:33Comment ne pas les comprendre ?
00:34Ces élus qui se déplacent pour la photo prétendent être au chevet des victimes
00:39et une fois la séquence passée, ont immédiatement oublié son prénom.
00:44Qu'est-ce qui a changé depuis le massacre de Lola, ou de Philippines, ou encore d'Elias ?
00:49Les Français n'ont que trop soupé des promesses non tenues,
00:52de ces échecs successifs sans que les révolutions promises ne soient suivies des faits.
00:57Le responsable politique n'a de responsable que le nom.
01:02Jamais la défiance des Français n'a semblé aussi grande envers ceux qui nous gouvernent.
01:06Les maires Courage prennent désormais la parole,
01:09sonnent le toxin d'une France accablée par un État régalien en faillite.
01:13Je pense à la maman d'Elias, à l'épouse du gendarme Comine.
01:17Jennifer Rossi, la maman de la petite Maëlys, assassinée en 2017,
01:21qui dans un message bouleversant se pose une question qui résonne dans tous les foyers de France.
01:27Combien faudra-t-il encore d'enfants assassinés pour que la justice française et l'État agissent ?
01:34Et nous en parlerons bien sûr ce matin.
01:36De points sur l'information avec Marine Sabourin. Bonjour Marine.
01:38Bonjour Elliot, bonjour à tous.
01:40Vous l'avez dit, plusieurs milliers de personnes sont attendues à Florence dans le Gers pour rendre hommage à Liana.
01:45Une marche blanchée est organisée à partir de 15h.
01:48Ses parents seront présents et demandent à ce qu'aucun politique n'y participe,
01:52excepté les élus locaux qui les ont accompagnés ces derniers jours.
01:56Les affrontements se poursuivent au Liban malgré les pourparlers à Washington.
01:59Une frappe dans le sud du pays a tué samedi trois soldats libanais.
02:03L'armée israélienne indique qu'un véhicule se dirigeait de manière suspecte en direction de ses soldats dans une zone
02:08de combat où le Hezbollah est très présent.
02:11Elle annonce par ailleurs la mort de deux de ses militaires.
02:14Et puis le pape Léon XIV célèbre aujourd'hui une messe en plein air dans le centre de Madrid.
02:18Plus d'un million de fidèles y sont attendus.
02:20Le roi Philippe VI et la reine Laetitia seront présents.
02:23Le souverain pontife est arrivé hier en Espagne pour une visite d'une semaine.
02:27Et puis ne ratez pas à 10h le grand rendez-vous.
02:30Pierre Devineau reçoit Louis Alliot, vice-président du RN et maire RN de Perpignan.
02:36Merci beaucoup Marine Sabourin pour le point sur l'information.
02:39On est avec maître Nathalie Tomassini, avocate spécialisée dans les violences conjugales et sexuelles.
02:44Merci d'être avec nous maître.
02:45Bonjour.
02:45Il est difficile pour nous journalistes de contenir notre colère, notre rage quand on voit ces drames qui se succèdent
02:52et ces échecs successifs également de la justice,
02:57des échecs politiques mais également un fiasco médiatique puisque si aujourd'hui toute la lumière est mise sur ce drame,
03:08et tant mieux d'ailleurs, combien de victimes ont été oubliées par les médias ?
03:13Il y a des médias qui ne voulaient pas parler de Lola, de Philippines ou encore d'Elias.
03:17Se poser toutes les questions qui sont en train de se poser pour Liana et tant mieux qu'il se
03:24réveille.
03:24Merci d'être avec nous.
03:25Éric Revelle est présent aussi, Judith Vintraube et Jean-Christophe Gallien.
03:30Des milliers de Français vont se retrouver sur place à Florence dans le Gers pour rendre hommage à la petite
03:36Liana en présence des parents.
03:37Des millions de Français seront en union avec la famille de Liana.
03:41Les politiques ne sont pas conviées à cette marche.
03:44Alors les maires qui ont participé aux recherches, eux bien sûr sont conviées puisque c'est à la demande de
03:52la famille,
03:53mais pas les politiques qui imaginaient peut-être venir pour la photo et repartir ensuite.
03:57Il y a peut-être un symbole là-dedans car dans ce drame, c'est aussi la responsabilité politique qui
04:04est engagée.
04:05Valentin Rouillaud est en direct avec nous.
04:08Cher Valentin, merci.
04:09Vous êtes sur place depuis plusieurs jours.
04:12Vous tendez le micro à ces Français meurtris.
04:15La marche blanche qui sera donc organisée à 15h.
04:18et les politiques sont persona non grata, Valentin.
04:24Oui absolument, Elliot.
04:25Au-delà de l'émotion, cette marche blanche, vous l'avez dit,
04:28elle est marquée par une volonté très claire de la famille,
04:31celle de préserver un moment de recueillement de toute récupération politique.
04:36Par la voix de leur avocat, les parents de Liana avaient indiqué
04:40qu'ils ne souhaitaient simplement la présence des élus locaux
04:45qui les accompagnent depuis le début de cette affaire,
04:48notamment les maires mobilisés lors des recherches,
04:51mais ils ne souhaitaient pas voir cette marche devenir un rendez-vous politique national.
04:56Un message entendu par plusieurs responsables politiques
04:59qui ne devraient pas faire le déplacement.
05:01L'objectif pour la famille est que l'hommage reste centré sur Liana,
05:04sur son souvenir et sur le soutien apporté à ses proches
05:07et c'est ce que nous confirmait un riverain ce matin.
05:09Alain, je vous propose de l'écouter,
05:11un témoignage recueilli avec Emma Loro.
05:15Je suis papi, papa, et ce qui s'est passé c'est quelque chose d'abominable.
05:20Donc ne pouvant pas être présents cet après-midi pour la marche blanche,
05:24on a décidé de déposer une fleur pour cette petite fille.
05:30Ça nous touche énormément, on habite à côté puisqu'on est un mauvaisin.
05:35Et donc si vous voulez, sur le Gers, c'est quelque chose de vraiment terrible.
05:42Alain qui rajoutait d'ailleurs que les politiques n'avaient rien à faire
05:47sur cette marche blanche aujourd'hui dans les rues de Florence.
05:50Ce sont donc avant tout des habitants, des proches, des anonymes et des élus du territoire
05:55qui défileront ensemble à partir de 15h.
05:57Une marche blanche placée sous le signe du recueillement,
05:59loin des débats, qui agite la sphère politique ces derniers jours, Elliot.
06:03Et c'est important d'avoir rappelé qu'Alain, que vous avez interrogé cher Valentin avec Emma Leroux,
06:09vous disait qu'effectivement les responsables politiques des grandes métropoles
06:15et notamment de la capitale qui pour certaines marches blanches sont en première ligne
06:20auprès des familles, qui une fois quittées cette marche,
06:24oublient pas tous, certains vont se battre pour des familles bien sûr,
06:30mais la plupart ont oublié le prénom une fois qu'ils sont dans le train
06:34et ont oublié les promesses non tenues.
06:38Comment vous décryptez cette symbolique-là ?
06:42Alors évidemment pour toute marche blanche, la famille ne veut pas de récupération politique,
06:46c'est une évidence et on ne peut être qu'en union avec la famille.
06:49Personne ne peut imaginer ce que vit la famille, sauf les précédentes familles
06:54qui ont vécu cet enfer.
06:56Judith Vintrault.
06:58J'ai le sentiment que cette affaire agit comme un révélateur,
07:04en révélant l'énormité des failles, vous l'avez dit,
07:10et du système judiciaire, et du système policier, et du système politique.
07:16C'est vraiment une responsabilité collective énorme.
07:25Il est tout à fait frappant, vous avez raison de le souligner,
07:29que pour le drame, pour ce drame-là, non seulement chacun s'exprime,
07:36et y compris des médias qui avaient l'habitude de hurler
07:42dès qu'on parlait d'un assassinat commis par un étranger sous OQTF,
07:48pour prendre cet exemple, hélas trop fréquent,
07:51ces médias hurlaient à la récupération.
07:54Là, ils sont les premiers à parler de honte nationale.
07:58Ça veut dire que l'énormité des failles est impossible à nier,
08:06et on peut espérer qu'enfin, ça fasse bouger les choses.
08:10Éric Revelle.
08:12Vous voyez, moi j'ai souvent été très sévère avec les marches blanches,
08:15en disant qu'il y en a assez des oursons blancs, des roses blanches,
08:21pour commémorer la mémoire d'un enfant ou d'une personne assassinée.
08:26Et là, en écoutant les témoignages, notamment celui d'Alain,
08:29il y a quelques instants, Ayotte, je me dis combien, quand même,
08:32quand même, c'est important pour la famille, pour les amis,
08:35pour toute une région qui est traumatisée.
08:38On attend 5000 personnes, c'est vous dire l'émotion
08:42suscitée par l'assassinat de cette petite fille.
08:44Bon, il n'en demeure pas moins qu'évidemment une marche blanche
08:47ne résout rien sur le fond, mais elle permet finalement,
08:51et j'en prends conscience là, d'adoucir un peu les choses.
08:58Et ces marches blanches, en fait, je n'avais pas mesuré
09:01combien ça peut être important, notamment, vous voyez, localement.
09:04Et j'étais l'un des premiers à dire, il y en a marre de ces marches blanches,
09:07parce que ça ne résout rien sur le fond.
09:09Maintenant, je dis, tu as raison, la responsabilité de la justice,
09:14peut-être de la gendarmerie, peut-être des politiques,
09:20mais ce que je l'aurais dit...
09:20Pourquoi vous dites peut-être des politiques ?
09:22Pourquoi vous dites peut-être des politiques, Éric Revelle ?
09:25Pardonnez-moi, la responsabilité, elle n'incombe pas
09:27qu'individuellement à un procureur ou une procureure.
09:30Les politiques, je vais vous dire, ils sont peut-être les premiers responsables
09:33de ce qui se passe en France.
09:35Peut-être.
09:35Bah oui, dites-le rapidement, Éric.
09:37On a deux enquêtes administratives, mais quand je vois, par exemple,
09:41que la protection de l'enfance, dès janvier dernier,
09:44a fait l'objet d'une circulaire auprès des procureurs de France
09:47pour leur dire que c'était une priorité.
09:49Mais vous savez quoi ?
09:50Ces procureurs, ils ont reçu des dizaines de circulaires.
09:53Bah donc, alors, pourquoi vous dites peut-être, Éric ?
09:55Pourquoi je dis ça ?
09:56Parce que les mots ont un sens, c'est pas peut-être.
09:58Évidemment que la responsabilité politique, elle est engagée.
10:00C'est pas...
10:01Oui.
10:01La responsabilité de l'État, elle est engagée.
10:04Pour le réseau administratif.
10:05Bah donc, ça veut dire que...
10:06Tous ces hauts fonctionnaires, tous ces hauts fonctionnaires,
10:09qui, sur instruction ou pas, envoient des dizaines de circulaires
10:12à des procureurs, en leur expliquant que tout est une priorité.
10:16Voilà.
10:17Il y a eu trois circulaires qui ont été envoyés aux procureurs,
10:22s'il vous plaît, qui ont été envoyés depuis juillet dernier
10:25pour évoquer la priorité absolue pour les procureurs
10:31de gérer les dossiers de violences sur les enfants
10:33et les violences faites contre les femmes.
10:35Maître.
10:36Alors, M. Deval, vous exprimiez un sentiment de colère
10:42vis-à-vis de cette affaire dramatique.
10:46Eh bien, figurez-vous que je partage amplement votre colère
10:50en ma qualité d'avocate, de victime.
10:53Et je voudrais parler du premier homme politique de France,
10:57à savoir Emmanuel Macron.
10:59Qu'est-ce qu'il a exprimé lorsqu'on l'a interrogé sur cette affaire ?
11:04Ses premiers mots ont été
11:05« Il y a eu des dysfonctionnements. »
11:09Il a botté en touche.
11:10« Il a désigné des boucs émissaires, à savoir procureurs, peut-être gendarmes. »
11:16Il a dit « Surtout, n'évoquez pas le manque d'effectifs et le manque de budget,
11:20parce que ce dernier a été largement augmenté depuis des années, grâce à moi. »
11:27Alors, sur ces deux points, je m'élève en faux.
11:30Déjà, responsabilité, évidemment, collective.
11:36Dysfonctionnement systémique majeur depuis des années.
11:40Et j'en ai pour preuve, figurez-vous,
11:43qu'aujourd'hui même, je consultais mes mails sur mon cabinet.
11:49Il y a des dizaines de clientes qui m'ont écrit en me disant
11:54« Maître, l'affaire de l'IANA, c'est la mienne.
11:57Moi aussi, je n'ai pas de nouvelles.
11:59Ça fait des mois qu'on relance les policiers, les gendarmes,
12:04et qu'on n'a pas de nouvelles. »
12:06Donc ça, c'est un premier point.
12:07Moi, en qualité d'avocate, quand on a évoqué les délais,
12:11neuf mois, pas de convocation du présumé auteur,
12:15mais ça ne m'a pas étonnée.
12:16C'est dramatique à dire, mais dans toutes les affaires que je suis,
12:21on a ces lenteurs-là de la justice.
12:25Et puis, enfin, bien sûr que la marche blanche, elle est importante.
12:30Mais il y en a eu combien de marche blanche et rien n'a changé ?
12:36Je rappelle quand même qu'on avait un rapport du Sénat en 2025
12:40qui évoquait déjà des enquêtes bâclées, des contrôles insuffisants
12:47et des dysfonctionnements majeurs.
12:51Qu'est-ce qu'on a fait ? On n'a rien fait depuis.
12:54Et des commissions d'enquête, il y en a eu combien ?
12:57Rappelez-vous certains féminicides où les femmes avaient déposé
13:01plusieurs plaintes auparavant.
13:03Il y a eu des commissions d'enquête.
13:05Là, il y a des commissions d'enquête également.
13:07Mais la belle affaire, la réalité, c'est qu'il faut renverser la table.
13:12C'est-à-dire qu'il ne faut pas simplement modifier certaines choses.
13:16Il faut tout changer.
13:18Et je voudrais quand même proposer des solutions.
13:22Déjà, il y a un problème de délai, de suivi des plaintes.
13:28Aujourd'hui, on parle de délai raisonnable.
13:30Il faut un délai.
13:32Un délai d'un mois, un délai de trois mois minimum
13:35pour convoquer le présumé auteur dans des affaires de violence sexuelle
13:40contre des mineurs.
13:41C'est le minimum, les délais.
13:43Et puis un fichier centralisé pour les plaintes et les signalements
13:48de tous les gendarmeries ou les commissariats.
13:53Ça me paraît évident.
13:54On va continuer d'en parler, évidemment, quasiment tout au long de notre émission
14:01parce que la responsabilité du politique Éric Revelle, pardonnez-moi,
14:04lorsque dans l'entre-deux-tours, vous dites
14:06« Mon prochain quinquennat, il sera consacré à la protection de l'enfance.
14:11Je veux que les enfants français vivent dans un monde meilleur,
14:16que lorsque vous êtes élu et que vous avancez vers l'estrade,
14:20vous êtes accompagné de votre épouse et entouré d'enfants
14:23et que cinq ans plus tard, on en arrive à une situation
14:27où des enfants ne sont pas protégés et tout n'est pas fait pour mettre en œuvre...
14:33Vous parlez de la responsabilité d'un politique.
14:35Mais c'est le chef de l'État.
14:37Mais après, c'est aussi les députés, mais c'est l'ensemble de la classe politique.
14:40Et c'est l'ensemble des présidents de la République.
14:42Mais bien sûr, mais vous avez raison, Judith.
14:45Et c'est pour ça que je dis que c'est un fiasco politique aussi.
14:48Et quand ce n'est pas malheureusement une violence sexuelle,
14:51du moins un homme qui était finalement multisignalé,
14:54quand vous promettez 100% des OQTF,
14:57quand vous promettez 15 000 places de prison,
15:00à un moment, vous avez une responsabilité dans les promesses qui vous engagent.
15:04Évidemment que c'est...
15:05Et puis, vous savez, moi, je ne suis pas avocat,
15:09je ne suis pas journaliste,
15:10mais je suis le papa d'une petite fille de 11 ans.
15:14Et je me dis, est-ce que je suis assez vigilant ?
15:16Est-ce que je suis assez attentif ?
15:18Est-ce que je suis assez pugnace, d'ailleurs, aussi, quelque part ?
15:21Parce que ce que je vois en face de moi, c'est, vous l'avez dit,
15:24une irresponsabilité qui part, évidemment, du plus haut sommet de l'État,
15:27mais ce n'est pas un seul président, vous avez raison de le dire,
15:29ce n'est pas un seul garde des Sceaux,
15:31ce n'est pas un seul ministre de la Justice,
15:33ce ne sont pas que des hauts fonctionnaires,
15:35mais c'est tout cet ensemble-là,
15:36jusqu'aux fonctionnaires qui, gendarmes,
15:40voient clignoter viol et enfant.
15:43Viol et enfant.
15:44À partir du moment où ils voient clignoter ça,
15:45ils ne doivent pas attendre trois mois,
15:46ils ne doivent pas attendre deux mois.
15:48Vous voyez, je veux dire, c'est l'être humain
15:50qui est engagé dans cette affaire-là,
15:51qu'il soit...
15:52Quand on est dans ce coin-là,
15:53on n'a pas 40 affaires par semaine,
15:55Emmanuel Macron, quand il dit oui,
15:57ils ne sont pas surmenés, c'est une réalité.
15:58Donc, je crois que c'est des moyens, bien sûr,
16:00mais c'est aussi une attitude,
16:01une idéologie, même au niveau de la justice,
16:03et donc des magistrats.
16:04Et vous faites face à quoi ?
16:06C'est quoi la réalité de ce problème ?
16:07C'est que l'enfant n'est pas regardé,
16:10l'enfant n'est pas traité.
16:11Bien sûr, vous parlez des femmes
16:13et des violences faites aux femmes,
16:14mais pour moi, le premier combat d'un pays,
16:16vous vous rendez compte ce que c'est un enfant ?
16:17C'est une promesse pour un pays,
16:18c'est la vraie promesse d'un pays.
16:20Et donc, c'est une chance, bien sûr,
16:22mais c'est celui qu'on doit protéger.
16:23Et nulle part dans ce pays,
16:25nulle part, que ce soit dans ces affaires tristes à faire,
16:28que ce soit à l'aide sociale à l'enfance,
16:30que ce soit même aujourd'hui à l'école,
16:32si vous voulez, on prend en compte cet enfant.
16:33Je voudrais vous lire le message bouleversant de Jennifer.
16:38C'est la maman de la petite Maëlys
16:40qui a été assassinée en 2017
16:44par Jordan Lelandais.
16:47Ce message, vraiment, il vous prend aux tripes
16:50et vous avez juste envie de pleurer en le lisant.
16:52Elle interpelle Liana, elle dit
16:55« Tu avais la vie devant toi.
16:56Plein de choses à partager avec ta famille, tes amis.
16:59C'est inadmissible que dans ce pays,
17:01nos enfants ne soient pas écoutés ni protégés.
17:04Leurs bourreaux, eux, ont le droit au silence,
17:08à se reproduire en prison, au téléphone, à Internet,
17:11pendant que leurs victimes subissent.
17:12La perte d'un enfant, on ne s'en remet jamais.
17:15On vit pour les enfants qui nous restent,
17:17ils nous font tenir debout. »
17:19Et ensuite, cette formule,
17:20« Combien faudra-t-il d'enfants assassinés
17:23pour que la justice française et l'État agissent ? »
17:27Et elle publie ce message avec une photo de Liana,
17:30une photo de sa fille Maëlys
17:32et une photo de la petite Lola.
17:36Dans la vie, évidemment, le miracle de la vie,
17:39il y a aussi le drame, c'est-à-dire qu'il y a des fatalités,
17:41la maladie, des accidents, des choses qu'on ne peut pas éviter.
17:45Des choses, d'ailleurs, qui sont terribles, terriblement injustes.
17:49Mais il y a des drames qu'on doit éviter, qu'on peut éviter.
17:53Et c'est pour ça que l'ensemble des Français, aujourd'hui,
17:58a une colère immense, immense, en se disant,
18:00« Mais quand est-ce qu'on va se réveiller ? »
18:02Alors, quand on voit ces trois photos,
18:04et quand je parlais de responsabilité politique,
18:06puisqu'elle parle de la petite Lola,
18:09au moment de l'affaire Lola,
18:12certains politiques ont voulu se dire,
18:14« Mais comment ce drame a pu se produire ? »
18:17« Comment faut-il faire pour l'éviter ? »
18:19« Aurait-il pu ? » « Aurait-il dû être évité ? »
18:21Et les politiques n'ont pas fait de l'instrumentalisation.
18:24Ils ont récupéré un drame en se disant,
18:27« Demain, qu'est-ce qu'on doit faire pour l'éviter ? »
18:29Ça s'est passé à l'Assemblée nationale.
18:31L'échec, le fiasco politique,
18:33c'est aussi le climat dans lequel
18:35vous étiez incapables de poser les questions
18:37aux personnes qui étaient en responsabilité à ce moment-là.
18:40Regardez cet échange, c'est deux minutes.
18:42Vous allez entendre Éric Dupond-Moretti,
18:45Elisabeth Borne, un député des Républicains,
18:48mais également Marine Le Pen.
18:49Voilà le climat dans lequel on était.
18:51Fiasco aussi politique, alimenté par les médias,
18:55qui eux-mêmes parlaient de récupération.
18:58Monsieur le ministre,
18:59elle s'appelait Lola,
19:01elle avait 12 ans,
19:02et elle avait toute la vie devant elle.
19:04Mais par faiblesse de la République,
19:07elle a vécu la douleur,
19:09la torture, la barbarie en plein Paris.
19:12Par le laxisme de votre politique d'immigration,
19:16cet enfant a été martyrisé,
19:19violé,
19:20tué par une clandestine
19:22qui faisait pourtant l'objet d'une obligation
19:24de quitter le territoire français.
19:26Faire de la petite politique,
19:28de la petite poloche.
19:32Se servir du cercueil d'une gamine de 12 ans,
19:37comme on se sert d'un marchepied,
19:39c'est une honte, monsieur le député.
19:41Une fois de plus,
19:43la suspecte de cet acte barbare
19:45n'aurait pas dû se trouver sur notre territoire,
19:49et ce, depuis plus de trois ans.
19:53Une fois de trop.
19:55Et vous ne pourrez pas évacuer le sujet
19:57comme vous le faites en toutes circonstances
20:00et comme vient de le faire le ministre de l'Injustice
20:03en criant à la récupération
20:05et en attaquant par cet argument éculé
20:08ceux qui s'en scandalisent.
20:10Trop de crimes et de délits
20:13sont commis par des immigrés clandestins
20:15que l'on n'a pas voulu
20:17ou pas su renvoyer chez eux.
20:20Un peu de décence
20:21et respecter,
20:22respecter la douleur de la famille,
20:25madame la présidente.
20:27Face à un drame,
20:29d'abord,
20:29respectons la douleur de la famille
20:31et laissons la police et la justice
20:33faire son travail.
20:38Et la police fait son travail,
20:40elle le fait vite.
20:41Et la justice fait son travail
20:43et elle le fait vite.
20:44C'est ce qui a permis
20:45d'interpeller, d'identifier
20:47puis d'interpeller la prévenue
20:50et de déférer,
20:51et de déférer cette prévenue
20:53devant la justice.
20:55Et notre responsabilité à tous
20:58c'est de laisser la justice
21:00punir ce crime
21:01à la hauteur de ce qu'il mérite.
21:04Voilà le climat dans lequel on était.
21:05Ce fiasco politique.
21:07C'est-à-dire qu'on pose des questions
21:08et vous avez des porte-paroles
21:11de la belle morale
21:12qui vous dit un peu de décence.
21:14Et la police fait son travail,
21:16elle le fait vite.
21:16La justice fait son travail,
21:17elle le fait vite.
21:18Il faudrait qu'Elisabeth Borne...
21:19Rien à signaler.
21:20Rien à signaler.
21:22Irresponsable.
21:22Donc c'est normal que les Français
21:24disent écoutez maintenant,
21:24vous êtes très gentils,
21:26vous vous mettez très loin,
21:27très loin des marches.
21:28Le côté surjoué de cette colère,
21:30parce que c'est de la colère
21:30mise en scène,
21:31c'est de la colère entièrement politique.
21:33Il s'agit de répondre
21:35à une attaque politique
21:36sur le terrain politique
21:38et tout simplement indécente.
21:39Vous avez tout à fait raison,
21:41je voudrais rebondir là-dessus.
21:43Je plaide prochainement,
21:44en octobre prochain,
21:46une affaire d'un double féminicide.
21:49Il s'avare que l'auteur,
21:51qui a déjà été condamné
21:52en première instance,
21:53était sous double OQTF.
21:56Et je le plaiderai,
21:57parce qu'en réalité,
21:58s'il n'avait pas été
21:59sur le territoire français,
22:01eh bien ces deux femmes
22:02ne seraient pas mortes.
22:03Et je le plaiderai
22:04à la demande de la famille
22:05qui est elle-même
22:06de confession musulmane,
22:08parfaitement intégrée,
22:09et qui m'a demandé
22:10de plaider le fait
22:11que cet homme
22:12n'aurait pas dû être
22:14sur le territoire français.
22:15Est-ce que vous vous rappelez
22:16ce qu'avait dit
22:17Sandrine Rousseau
22:18à l'époque
22:20du meurtre de Lola ?
22:22Et quand bien même
22:24sa meurtrière
22:25aurait été expulsée,
22:27elle aurait fait
22:27la même chose ailleurs,
22:29donc ça n'aurait pas
22:29réglé le problème.
22:30Nous avons une partie
22:32des politiques français
22:33qui considèrent que
22:35protéger le peuple français
22:36ne fait pas partie
22:37de leur mission.
22:38Alors évidemment,
22:39ce n'est pas le seul critère
22:40dans des passages à l'acte
22:41de cette nature,
22:42mais il n'en demeure pas moins
22:44que ce sont des éléments
22:45qui sont fondamentaux
22:47et qu'il faut soulever.
22:48Mais la seule question
22:49qu'on se pose,
22:51c'est est-ce que ce drame
22:52peut ou aurait dû
22:54être évité ?
22:55Oui, tout à fait.
22:56C'est-à-dire que vous avez
22:57parfois des faits,
22:59je le disais,
22:59des catastrophes
23:02qui arrivent
23:03où c'est la fatalité
23:05de la vie, d'accord ?
23:06Mais vous avez aussi
23:06des drames
23:07qui peuvent être évités.
23:08C'est la promesse d'ailleurs
23:09d'un État
23:09de protéger ses citoyens.
23:11C'est la première promesse.
23:11C'est la première des promesses.
23:13Donc en fait,
23:14on a des responsables politiques
23:15qui sont irresponsables,
23:17qui n'ont de responsable
23:18que le nom.
23:19L'irresponsabilité,
23:20elle est politique,
23:21bien sûr,
23:21elle est aussi administrative,
23:22je suis tout à fait d'accord.
23:23Elle est parfois médiatique,
23:24vous avez raison de le citer.
23:25On a des sélections,
23:26on a des colères
23:27qui sont choisies.
23:29Comme d'ailleurs,
23:29parfois,
23:30certaines affaires
23:30sont traitées plus vite
23:31par la justice
23:32ou moins vite.
23:32Vous voyez,
23:33il y a des choix
23:33qui sont quand même faits
23:34qui sont quasiment des choix
23:35non pas éditoriaux
23:36mais idéologiques,
23:37je le crois très concrètement.
23:38Donc dans l'affaire,
23:39on voit bien
23:40qu'il y a quand même
23:41quelque chose
23:41qui s'est passé
23:42avec cette triste affaire
23:43dont nous parlons.
23:44C'est que malgré tout,
23:46au-delà,
23:47vous n'auriez plus
23:48aujourd'hui cet échange-là.
23:50Vous n'auriez plus.
23:50Parce que même ceux
23:51qui sont au pouvoir aujourd'hui
23:53disent
23:53on s'est trompé,
23:54c'est une erreur.
23:55Vous voyez ce que je veux dire ?
23:56Donc c'est au moins
23:56la petite progression
23:58si on peut dire
23:58qu'il y a quelque chose,
23:59c'est qu'on parle au moins
24:01de l'avant
24:01et pas seulement de l'après.
24:03Parce que ce qu'elle nous dit
24:04Borne,
24:04ce que nous dit
24:05Dupond-Moretti,
24:06c'est maintenant
24:07avec l'après,
24:08on va s'en occuper.
24:08Mais l'avant,
24:09c'est vraiment le sujet.
24:10La protection,
24:10c'est avant et pas après.
24:11Mais vous savez ce qu'il y a ?
24:12C'est que dans un an,
24:13il y a des élections.
24:13Et voilà.
24:14Et il y en a qui sont déjà
24:15en campagne.
24:15Il y a juste des élections.
24:17Donc le cynisme
24:19des politiques
24:20qui sont en échec
24:21depuis des années,
24:23les Français ne sont pas dupes.
24:26Donc ce cynisme-là,
24:28c'est dehors
24:29de ce moment d'union
24:31de millions de Français
24:33ou de milliers
24:33qui seront présents
24:34sur place à 15h.
24:36Il y a deux choses.
24:36En un mot,
24:37parce qu'après,
24:37c'est la vie.
24:37Il y a deux choses.
24:38Souvenez-vous
24:38comment certains agriculteurs
24:40dans le département du Gers
24:41ont été mis en examen,
24:43ont été mis en carte à vue
24:44pour avoir posté
24:45sur les réseaux sociaux
24:46quelque chose
24:46qui ne plaisait pas au pouvoir.
24:48Là,
24:48on a trouvé une justice rapide.
24:50Là,
24:50on a trouvé
24:51des interpellations rapides.
24:52Puis la deuxième chose,
24:53si on veut tirer
24:55des enseignements profonds,
24:57il faut que la justice
24:58rende des comptes.
24:59Voilà.
25:00Il faut que la justice
25:01rende des comptes.
25:02Alors,
25:02je ne sais pas
25:02si c'est la création
25:03d'un comité disciplinaire
25:05des magistrats
25:06comme le propose Bruno Retailleau.
25:07On va en parler
25:08dans un instant.
25:09On en parle justement
25:10des propositions
25:11qui sont faites
25:11et notamment
25:12sur la responsabilité
25:13des juges.
25:14On entendra aussi
25:15le témoignage de Gérald
25:16qui était chauffeur de bus
25:17qui tous les matins
25:18retrouvait Liana
25:20et qui a répondu
25:21aux questions
25:22de Pauline Trevzer
25:23et Noemi Hardy.
25:25C'est un témoignage
25:25là aussi
25:26qui est bouleversant.
25:27Vous entendrez aussi
25:28la population
25:29qui sur place
25:30demande à ce que
25:31les politiques soient dehors.
25:32Je ne parle pas
25:32des élus locaux
25:33bien évidemment.
25:34Il y a le témoignage
25:35d'un maire qui
25:35là aussi
25:36ça vous déchire le cœur.
25:38On se sent un peu responsable.
25:40Vous imaginez ?
25:41Alors à Paris
25:42ils sont bien tranquilles.
25:43À Paris
25:43ils font mine
25:44d'être...
25:45Gérald Darmanin
25:46a eu une réaction
25:47tout à fait à la hauteur.
25:48Ah oui
25:48mais je ne parle pas
25:49de Gérald Darmanin
25:49je ne parle pas
25:50de Gérald Darmanin.
25:51Je me dis d'ailleurs
25:52et c'est pour ça
25:52et je le dis depuis hier
25:53enfin un ministre courageux
25:54mais sauf qu'il ouvre
25:55la boîte de Pandore.
25:56C'est-à-dire que là maintenant
25:57je peux vous dire
25:58que si rien
25:59si une révolution
26:00n'est pas faite
26:01les excuses
26:02elles vont se multiplier.
26:03Mais c'est vrai
26:04qu'on passe d'un ministre
26:04de la justice
26:05qui parle de sentiments
26:06d'insécurité
26:07Eric Dupond-Moretti
26:08qui refuse au moment
26:09de l'affaire Lola
26:10de présenter ses excuses
26:11au nom de son institution
26:13et au nom de ce gouvernement
26:15à un ministre
26:16qui vient aux 20 heures
26:17de TF1
26:18et qui présente ses excuses
26:19au nom de l'institution française
26:20et à la famille
26:21et aux Français.
26:24Une courte pause
26:25et on revient dans un instant.
26:30Nous sommes toujours
26:31avec Judith Vintraud
26:32maître Nathalie Tomassini
26:33avocate spécialisée
26:35dans les violences conjugales
26:36et sexuelles
26:36Eric Revelle
26:37et Jean-Christophe Gallien.
26:39Il a emmené Liana
26:40pour la dernière fois
26:41au collège vendredi
26:42et depuis le drame
26:42Gérald, son chauffeur de bus
26:44tente de vivre
26:45avec cette absence.
26:46Vous voulez entendre
26:47ce témoignage
26:47absolument là aussi
26:48bouleversant
26:49où l'émotion
26:50se mêle désormais
26:51à une profonde colère
26:52contre ceux
26:53qu'il considère
26:54être des défaillances
26:55de l'Etat.
26:57Reportage
26:58Pauline Trevzer
26:59Noemi Hardy
26:59le récit
27:00il est signé
27:01de Sarah Fenzari
27:01et d'Anaïs Boucher.
27:04Chaque matin
27:05la petite Liana
27:06montait dans ce bus
27:07pour se rendre au collège.
27:08Le chauffeur Gérald
27:09l'a côtoyée
27:10au fil des trajets.
27:11Face au décès
27:12de la jeune adolescente
27:13son émotion
27:14est immense.
27:14Ça me pesait
27:15de ne pas être interviewé
27:17et de ne pas pouvoir dire
27:18ce que je pensais
27:19de cette gamine
27:20très sympathique
27:21très joviale
27:22et qui me manquera
27:24beaucoup.
27:31Je pensais à ses parents
27:33que je voyais tous les jours
27:34surtout son papa
27:35je lui faisais coucou
27:37tous les matins
27:37j'arrivais
27:38coucou papa
27:39et sa fille montait.
27:42C'est horrible.
27:43Depuis le drame
27:43son absence
27:44est insupportable
27:45pour le chauffeur.
27:46Le matin
27:47quand je fais ma tournée
27:48que j'ouvre la porte
27:49du bus à Goutts
27:50et qu'elle n'est pas là
27:51ça me
27:51ça me terrifie
27:54je quitterais ce monde
27:56en ayant
27:57l'image
28:01de Liana
28:02dans ma tête.
28:03Chaque arrêt
28:04chaque montée d'élèves
28:05réveille le souvenir
28:06de Liana
28:06pour Gérald.
28:07Elle se mettait
28:07assise comme ça
28:08s'attachait
28:09et on discutait
28:12de tout
28:13et de rien
28:15une fille éclatante
28:17intelligente
28:17gentille
28:18polie
28:21que c'est triste.
28:22J'aurais presque envie
28:23de prendre le siège
28:24et de le garder
28:24pour moi
28:25en souvenir.
28:26Mais derrière l'émotion
28:27il y a aussi la colère
28:28qui ne retombe pas.
28:30J'attends beaucoup de réponses
28:31surtout des fautifs
28:32de l'Etat
28:32ceux qui n'ont pas pris
28:33conscience que cet individu
28:35était très très dangereux
28:36il n'aurait jamais dû
28:37pouvoir se balader
28:39comme ça librement.
28:41Entre le chagrin
28:42et l'incompréhension
28:42les mots sont parfois
28:44difficiles à trouver
28:44mais une conviction
28:45demeure chez ceux
28:46qui l'ont connu.
28:47Liana aurait dû
28:48être protégée
28:48et pour beaucoup
28:49cette tragédie
28:50aurait pu être évitée.
28:55Qu'est-ce que vous dites
28:56après ça ?
28:56On a juste envie
28:58d'accompagner ce monsieur
29:00le papa et la maman
29:01de se dire
29:02je vous le redis
29:03moi cette affaire
29:05comme toutes les autres
29:05mais celle-ci vient
29:06comme une espèce
29:07de signal tellement puissant
29:10de nos incapacités
29:11et là où j'en veux
29:12aussi aux politiques
29:13et à toute cette chaîne
29:15parce que
29:16on le disait hors antenne
29:17le politique décide
29:18à un moment donné
29:18d'impulser aussi
29:19une dynamique
29:19de parquet
29:20donc d'enquête.
29:22Les gendarmes peuvent
29:22en tant qu'êtres humains
29:23et vivent dans ce territoire
29:25Eric avait raison
29:26tout à l'heure de le dire
29:26quand il s'agit d'agriculteurs
29:27qui ont commis
29:28quelques je ne sais quoi
29:29et bien à ce moment-là
29:30on ne trouve pas
29:31une semaine
29:32on le fait très vite
29:32dans la journée
29:33pour aller les chercher
29:34et leur dire ça ne va pas.
29:35Donc moi je me dis
29:36est-ce qu'on fait bien
29:37notre travail
29:37de papa et de maman aussi ?
29:39Est-ce qu'on est assez vigilants ?
29:40Ça nous impacte nous aussi
29:42parce que
29:42les soirées pyjamas
29:44le fait que vous laissez
29:45votre enfant monter dans un bus
29:46qui est un transport scolaire
29:47et c'est normal
29:48les parents ne sont pas responsables
29:49de ne pas avoir amené
29:50tous les jours
29:50leur enfant au collège
29:51c'est le système
29:52de fonctionnement là-bas
29:53et donc
29:54ceux qui vivent
29:55autour de là-bas
29:55les enfants
29:56les camarades
29:56se disaient aussi
29:57eux-mêmes responsables
29:59je veux dire
30:00la chaîne de
30:01réelle responsabilité scolaire
30:03peut se dire aussi
30:03on n'a pas assez regardé
30:04ce qui se passait tous les matins
30:05donc on est tous
30:06à cause des politiques
30:07à cause des responsables
30:08de la justice
30:09et ceux qui exercent
30:10ce métier-là
30:11parce que je voudrais
30:11revenir sur un truc
30:12c'est un métier
30:14et donc dans un métier
30:15quel qu'il soit
30:16on peut
30:17on doit se bouger
30:18et quelque part
30:19ça dit aussi
30:20que dans ce système-là
30:21les gens ne travaillent
30:22peut-être pas assez
30:23ou suffisamment
30:25Maître Pottomassini
30:26vous avez raison
30:27parce que dans un dossier
30:29je parle d'expérience
30:30récemment
30:31on appelle
30:32pour savoir
30:33où on est
30:33l'affaire
30:34qu'est-ce qu'on nous répond
30:36écoutez
30:37l'officier de police judiciaire
30:39qui est en charge
30:40est en formation
30:42très bien
30:43on rappelle
30:44une semaine après
30:45non il est toujours
30:46en formation
30:47très bien
30:47il n'y a pas
30:48quelqu'un d'autre
30:48qui peut nous aiguiller
30:50puisque j'imagine
30:51que quand quelqu'un
30:52est en formation
30:53ou en vacances
30:54ou malade
30:55il y a peut-être
30:56quelqu'un d'autre
30:56qui suit ses dossiers
30:57ce qui se fait
30:58habituellement
30:59par exemple
31:00nous dans nos cabinets
31:01non pas du tout
31:02c'est celui-ci
31:03qui est en charge
31:04il faut attendre
31:04qu'il revienne
31:05on rappelle
31:06une semaine après
31:08oui
31:08il est en vacances
31:11non mais vous avez envie
31:12au bout d'un moment
31:13vous avez envie
31:14de tout casser
31:14mais vous savez
31:16dans un instant
31:17on parlera
31:17de la responsabilité
31:18de la justice
31:19Bruno Rataillot
31:20après le drame
31:20de la petite Philippine
31:21d'accord
31:22avait accordé
31:23un entretien
31:24où il disait
31:24l'état de droit
31:25n'est pas intangible
31:26il n'est pas sacré
31:27il faut pouvoir
31:29l'état du droit
31:30il faut pouvoir
31:31renverser la table
31:32c'était ça
31:32mais il a été
31:35attaqué
31:36même au sein
31:36du gouvernement
31:37ça a été
31:38un scandale absolu
31:39c'était plus
31:40un scandale
31:40la déclaration
31:41de Bruno Rataillot
31:42pour le système
31:43médiatique
31:44et politique
31:45que le scandale
31:46de la mort
31:50atroce
31:50de la petite Philippine
31:51et rien ne s'est passé
31:53rien ne s'est passé
31:54donc je vous propose
31:55d'écouter
31:55un mot peut-être
31:56sur le témoignage
31:56quand même
31:57un mot sur le témoignage
31:59parce que
31:59pour moi
32:00c'est de l'émotion
32:03du traumatisme
32:04et de la colère
32:04et bien
32:05vous savez pourquoi
32:06ce témoignage restera
32:07parce qu'en fait
32:08il résume
32:08ce que 90%
32:09des français
32:12estiment aujourd'hui
32:13ressentir
32:14face à cet assassinat
32:17du traumatisme
32:18de l'émotion
32:19et de la colère
32:19et ce témoignage là
32:21du chauffeur de bus
32:22résume à mon sens
32:23ce que 90%
32:24des gens
32:24qui nous regardent
32:25ce matin
32:25Elliot
32:26ressentent
32:27face à ce qui s'est passé
32:28et ce qui est
32:30là aussi insupportable
32:31c'est que
32:32lorsque vous entendez
32:33le témoignage de Gérald
32:35qu'on embrasse
32:35bien évidemment
32:37c'est que
32:38on peut imaginer
32:40qu'il va se dire
32:40mais est-ce que
32:41j'aurais pu
32:41voir quelque chose
32:43c'est-à-dire que
32:44les honnêtes
32:46ceux qui n'ont
32:46rien à se reprocher
32:47sont en train
32:48d'engager
32:49une forme
32:49de responsabilité
32:50comme le maire
32:51alors que
32:52ceux qui sont
32:53au cœur du réacteur
32:55sont incapables
32:56d'avoir le courage
32:57de dire
32:58on est responsable
32:59on est pleinement responsable
33:01et on est tellement responsable
33:02qu'on va peut-être
33:03faire autre chose
33:03parce qu'on est nul
33:04en revanche
33:05en complément
33:05de ce que racontait
33:07de son quotidien
33:08maître Tomasini
33:09nos politiques
33:11sont très très forts
33:12pour spécialiser
33:13toujours plus
33:14la loi pénale
33:15on crée des sous-catégories
33:17avec quelle arme
33:18a-t-on attaqué
33:19là c'est
33:20dernièrement
33:20ce sont
33:21les mortiers d'artifice
33:23comme s'il fallait
33:25découper la loi
33:26et rajouter sans cesse
33:27on sait qu'il y a
33:28une inflation
33:29du code pénal
33:31absolument
33:33extraordinaire
33:33depuis des décennies
33:35ça ils savent
33:36très très bien faire
33:36perdre du temps
33:37pour spécialiser
33:38ce qui fait d'ailleurs
33:39que
33:39et les enquêteurs
33:41et les juges
33:42mais surtout
33:43les enquêteurs
33:44les policiers
33:44les gendarmes
33:45perdent un temps fou
33:46en paperasse
33:47en procédure
33:48ça aussi
33:48il y a tout
33:50à changer
33:50et d'ailleurs
33:51il ne faut pas oublier
33:53parce que le président
33:54de la république
33:54a dit ne parlez pas
33:55d'un manque de moyens
33:55bah si il faut en parler
33:57quand par habitant
33:58bah si la justice
33:59par exemple
33:59c'est 70
34:0075 euros
34:01par habitant
34:02c'est 130 euros
34:04en Allemagne
34:05c'est 130 euros
34:06en Allemagne
34:06c'est de l'excuse
34:07ça n'est pas que
34:08de la complainte
34:09des fonctionnaires
34:10de ce pays
34:10qui en permanence
34:12disent qu'il manque
34:12de moyens
34:12regardez le budget
34:14les collectivités territoriales
34:16mais qu'est-ce qu'on fait avec
34:17c'est du fonctionnement
34:17donc ça n'intervient plus
34:19dans l'investissement
34:20je dis que ça n'est pas
34:21qu'une question de moyens
34:21on en a un peu assez
34:22est-ce que vous êtes allés
34:23dans les commissariats
34:24je provoque volontairement
34:26mais madame
34:26vous avez raison
34:27en partie
34:27mais dans le cas précis
34:29est-ce que vous croyez
34:30que les gens étaient surmenés
34:31sur le terrain
34:32dans leur circonscription
34:33je vous le redis
34:34dans le cas de l'agriculteur
34:35ils l'ont fait en trois jours
34:36en trois jours
34:37regardez ce cas précis
34:39par la lorgnette
34:40mais pas du tout
34:41ils ne sont pas toujours
34:42surmenés
34:42il faut avoir un regard
34:44global
34:44le budget de la justice
34:47certes a été augmenté
34:48mais on part de très très loin
34:50on part de très très loin
34:51et aujourd'hui
34:53vous avez des êtres humains
34:54qui peuvent réagir
34:55pardon
34:55à totalement raison
34:57par rapport aux pays
34:59qui ont un PIB
35:00comparable à celui de la France
35:01nous sommes les derniers
35:03il n'empêche que dans le cas précis
35:05neuf mois
35:06ce sont des êtres humains
35:07qui n'ont pas fait leur travail
35:08ça n'est pas un manque de moyens
35:09c'est les gens qui ont décidé
35:10de laisser pourrir ce dossier
35:12dans un corridor
35:13dans un bac
35:13c'est pas possible
35:14ne dites pas ça
35:15le budget de la protection
35:16c'est comme dans la santé
35:17à l'enfance
35:17on avait 140 millions
35:19en 2024
35:20on est passé à 120
35:22120 millions
35:23en 2025
35:24ils sont passés où
35:25les 20 millions
35:25pourquoi on les a retirés
35:26pourquoi dans ce pays
35:27nous n'avons pas
35:28vous savez quand vous avez
35:29un problème de santé
35:29parce que la médecine de ville
35:31craque
35:31parce qu'elle ne travaille pas assez
35:32à 5h du soir
35:33je ne prends plus de patients
35:35les gens vont aux urgences
35:36pour l'essentiel
35:37pour la justice
35:38il n'y a pas de système
35:39des urgences
35:40pour cette affaire-là
35:41il fallait une urgence
35:41un système d'urgence
35:42où on crée
35:43les conditions
35:44de traiter rapidement
35:45une affaire
35:46qui ne peut pas attendre
35:476 mois
35:479 mois
35:48il n'y a pas d'excuse
35:50il n'y a pas d'excuse
35:51il n'y a pas d'excuse
35:52systématique
35:53à ce manque de moyens
35:55c'est une réalité
35:56j'ai justement
35:58souligné
35:58la problématique
35:59des dysfonctionnements
36:00Macron vous avez raison
36:01mais indépendamment
36:02de cela
36:03c'est multifactoriel
36:05on ne peut pas
36:06ne pas évoquer
36:07le manque d'effectifs
36:09et le manque de budget
36:10je vais vous donner
36:11un exemple tout simple
36:12dans mon cabinet
36:13j'ai 7 collaboratrices
36:14si j'en avais qu'une
36:15mes dossiers
36:16jamais
36:17ils ne sont traités
36:18en temps et en heure
36:19c'est très simple
36:20là où on va vous rejoindre
36:21tous les deux
36:21c'est que
36:22de ne parler
36:23que d'un problème
36:25de moyens
36:25est une erreur
36:26même
36:27il y a une forme
36:28d'indécence
36:28c'est indécent
36:30de ne parler
36:31que d'un problème
36:32de moyens
36:32mais d'évacuer
36:33les problèmes
36:34des moyens
36:35est là aussi
36:37une erreur
36:37et injuste
36:38pour des magistrats
36:40des greffiers
36:41des avocats
36:42qui se battent au quotidien
36:43et c'est la même chose
36:44pour les policiers
36:44et les gendarmes
36:45je vous propose
36:46d'écouter
36:46là aussi
36:47il faut donner la parole
36:48aux personnes
36:48qui sont sur le terrain
36:49aux français
36:50qui vont être présents
36:51lors de cette marche
36:52à 15h
36:52et qui considèrent
36:55que les politiques
36:56ont une responsabilité
36:57telle
36:57qu'ils n'ont rien à faire
36:59à cette marche
37:00cet après-midi
37:01ça ça va essayer
37:02disons qu'avec
37:03ce qui s'est passé
37:04et puis
37:06la catastrophe
37:08de la justice
37:09puisque bon
37:10il y a eu
37:11des signalements
37:12il a violé
37:13des enfants
37:15et je comprends
37:17tout à fait
37:18ce que
37:19la famille
37:20a demandé
37:21alors
37:22un soutien
37:22de la famille
37:23je pense
37:23qu'il ne vaut mieux pas
37:25parce que
37:25c'est un gros dysfonctionnement
37:27de notre justice
37:28donc voilà
37:29et
37:29il ne vaut mieux pas
37:32parce que
37:32je pense
37:33qu'ils vont se faire lyncher
37:35et puis voilà
37:36la place est
37:38au recueillement
37:39à la famille
37:41aux maires
37:41des communes
37:42environnantes
37:43qui ont soutenu
37:44le maire de Florence
37:45mais en aucun cas
37:47il doit y avoir
37:48de récupération politique
37:50quelle qu'elle soit
37:51de quelque partie
37:52que ce soit
37:53ils n'ont pas leur place
37:54ici
37:54c'est tout
37:56vous savez
37:57il y a souvent
37:57ce mot de récupération
37:58qui est utilisé
38:00instrumentaliser
38:01un drame
38:01est insupportable
38:02c'est-à-dire
38:03changer l'histoire
38:04changer l'échelle
38:05des responsabilités
38:07récupérer un drame
38:08pour un politique
38:09au sens noble du terme
38:10me paraît essentiel
38:11c'est-à-dire
38:12qu'il se passe quelque chose
38:13vous me prenez
38:14le dossier en main
38:15vous le regardez
38:17avec responsabilité
38:18et vous dites
38:18demain je vais proposer
38:20ça, ça, ça et ça
38:21pour que ce drame
38:22soit empêché
38:23dans les mois à venir
38:24ce qui est indécent
38:26c'est quand les politiques
38:26viennent en première ligne
38:28pour la photo
38:29et puis le lendemain
38:30ont oublié
38:31et le prénom
38:31de la victime
38:32ne recontactent plus
38:34les familles
38:34et ne vont pas
38:35jusqu'au bout
38:36de leur conviction
38:37je reprends le cas
38:38de la petite Philippine
38:40Bruno Retailleau
38:41ministre de l'Intérieur
38:42à l'époque
38:43avait dit
38:43je vais me battre
38:44pour Philippine
38:45je vais me battre
38:45jusqu'au bout
38:45et on va proposer
38:47un projet de loi
38:48qui va être
38:50permettre
38:50à ce que
38:51aujourd'hui
38:52on protège mieux
38:52la société française
38:54et ça a été repris
38:56ensuite par Olivier Marlex
38:57qui n'est plus de ce monde
38:59et c'est Charles Rodoel
39:00qui a pris en main
39:01ce sujet
39:02entre autres
39:03donc vous pouvez aussi
39:03avoir une question
39:05transpartise
39:06exactement
39:07des lois utiles
39:07et une idée
39:08transpartisane des choses
39:09puisqu'on parle de Bruno Retailleau
39:11il veut engager désormais
39:12une responsabilité
39:14dans la justice
39:15des magistrats
39:16en créant une cour
39:19pour mettre
39:20et balayer
39:21cet esprit corporatiste
39:23qu'il peut y avoir
39:24dans la justice
39:24c'est quand même
39:25le seul secteur
39:26où il y a une irresponsabilité
39:28permanente
39:29on pourrait rajouter
39:30aussi les politiques
39:32mais sauf que
39:33dans quel que soit
39:34le domaine
39:34vous êtes
39:36responsable
39:37d'une faute lourde
39:38d'une faute grave
39:38bien évidemment
39:40voyez le sujet
39:40de Bruno Retaille
39:41sur Bruno Retaille
39:42Retailleau
39:43exige des comptes
39:45aux magistrats
39:45dans un entretien
39:47pour le Parisien
39:48l'ancien ministre
39:48de l'Intérieur
39:49revient sur la disparition
39:51de Liana
39:51cet abominable
39:53naufrage judiciaire
39:54a condamné Liana à mort
39:55le président des républicains
39:57dénonce des fautes graves
39:58dans plusieurs affaires
40:00et un laxisme judiciaire
40:02ambiant
40:02il appelle l'état
40:04à remplir ses devoirs
40:05je considère
40:06que l'état
40:07doit rendre des comptes
40:08quand il a failli
40:08à ses devoirs élémentaires
40:10et le premier d'entre eux
40:11est la protection
40:12des français
40:12pour Bruno Retailleau
40:14l'une des causes
40:15de la mort de Liana
40:16c'est l'administration française
40:18beaucoup trop lourde
40:19selon le candidat
40:20à l'élection présidentielle
40:21il revient également
40:22sur la circulaire
40:23adressée en janvier 2025
40:25par Gérald Darmanin
40:26au magistrat
40:27concernant la priorisation
40:28des enfants victimes
40:29de violences
40:30et interpelle
40:31ceux qui mettent en avant
40:32l'indépendance
40:33de la justice française
40:34ce n'est pas
40:35d'indépendance
40:36du parquet
40:36dont nous avons besoin
40:37mais d'un parquet
40:38qui respecte
40:39les circulaires
40:39du ministre
40:40de la justice
40:40aujourd'hui
40:41les sanctions
40:42à l'égard des magistrats
40:43dépendent du conseil
40:44de la magistrature
40:46jugé trop corporatiste
40:48par Bruno Retailleau
40:49ce dernier souhaite créer
40:51une cour disciplinaire
40:52de la magistrature
40:53à la place
40:54avec en son sein
40:55un collège de citoyens
40:56tiré au sort
40:57aux côtés de magistrats
40:58et de personnalités qualifiées
41:00cette cour ne sera pas
41:01présidée par un magistrat
41:03mais par l'un des autres membres
41:04élus par ses pairs
41:05candidat à l'élection présidentielle
41:08Bruno Retailleau
41:09Bruno Retailleau souhaite
41:09une révision constitutionnelle
41:11avec entre autres
41:12la réhabilitation
41:13du référendum
41:14et je vous propose
41:15d'écouter également
41:16David Lysnard
41:17maire de Cannes
41:18candidat à l'élection
41:20présidentielle
41:20président de l'association
41:22des maires de France
41:23le maire aujourd'hui
41:25est le dernier édile
41:26qui garde un contact
41:27direct
41:27avec la population
41:29et qui a
41:30une sorte
41:31de confiance
41:31encore de la population
41:33mais
41:33aujourd'hui
41:34cette confiance
41:35elle est rompue
41:36entre le politique
41:37et les français
41:38quand vous promettez
41:38mille et mille choses
41:39et que rien ne se passe
41:41comment vous voulez-vous
41:42que les choses
41:43avancent normalement
41:44écoutons David Lysnard
41:46les parquets
41:47s'envoient des courriers
41:48postaux entre eux
41:50c'est-à-dire qu'il n'y a pas
41:52un dossier partagé
41:53numérique
41:54dans la justice française
41:55donc dès qu'on arrive
41:56au pouvoir
41:57dès que vous aurez fait
41:58comme aurait dit
41:59le président Giscard d'Estaing
42:00le bon choix
42:00avec nouvelle énergie
42:031
42:04toute plainte d'enfance
42:06sur un fait
42:07de violence
42:08et a fortiori sexuelle
42:11doit être obligatoirement
42:12traité avec vérification
42:14levée des doutes
42:14dans les 30 jours
42:15ça doit être une obligation
42:16qui engage
42:17la responsabilité
42:18personnelle des magistrats
42:192
42:21il est évident
42:22que le partage
42:24des données
42:25entre les magistrats
42:27et en particulier
42:27les magistrats du parquet
42:28doit se faire
42:29sur des plateformes sécurisées
42:30comme dans toutes les nations
42:32qui se respectent aujourd'hui
42:333
42:34et c'est valable
42:35pour toutes les victimes
42:36mais en particulier
42:37pour les victimes
42:37les plus fragiles
42:38et aussi
42:39les femmes victimes
42:40de violences
42:41qu'il y ait
42:42un dossier numérique
42:44unique par victime
42:45et sécurisé
42:47connecté
42:48à tous
42:48les magistrats
42:49qui peuvent instruire
42:50d'une affaire
42:51donc il faut qu'il y ait
42:52moins de bureaucratie
42:53donc il faut déréguler
42:53et moi j'ose le dire
42:56on entend David Lysnard
42:57on tombe de notre chaise
42:59on se dit
43:00mais on vit dans un monde
43:01c'est l'âge de pierre
43:01en France
43:02mais c'est exactement
43:02c'est un monde de fous
43:03les propositions
43:04mais les maboules
43:05en fait c'est ça
43:06on vit au pays des maboules
43:07mais je n'irai pas jusque là
43:09mais très clairement
43:10c'est la formule du président
43:11de la république
43:11c'est pour ça que je me permets
43:12de l'employer
43:13d'accord très bien
43:13mais il a parfaitement raison
43:15je suis en accord
43:16mais à 100%
43:17à ce qu'il vient de dire
43:18j'ai une fiche sous les yeux
43:19c'est exactement
43:20les préconisations
43:21que j'envisageais
43:22c'est-à-dire un délai légal
43:25maximum
43:26pour le traitement
43:27des plaintes
43:28on a parlé de 30 jours
43:30parfait
43:31aujourd'hui ce sont des
43:32délais d'irraisonnables
43:34c'est-à-dire des années
43:35d'accord
43:35donc ça
43:36un fichier centralisé
43:38par victime
43:39avec toutes les plaintes
43:41et les signalements
43:43il a parlé aussi
43:44mais c'est l'évidence
43:45moi quelque part
43:47je ne découvre pas
43:48je le sais
43:49mais en réalité
43:50c'est vrai que nous
43:51on travaille
43:52en numérique
43:52on appuie sur un bouton
43:54on envoie le dossier
43:55numérisé
43:56à notre contradicteur
43:57ou au parquet
43:58eux
43:59c'est des délais
44:00postaux
44:01et encore
44:02quand on ne perd pas
44:03les dossiers
44:03quand on ne les perd pas
44:04donc vous partagez
44:05ces propositions
44:06mais qui je pense
44:06sont partagées
44:07par 100% des français
44:08et c'est une responsabilité
44:09des magistrats
44:10avec une cour disciplinaire
44:11indépendante
44:12bien sûr
44:12l'émission s'achève
44:14on avait encore
44:15beaucoup de sujets
44:15à traiter
44:16mais c'est un tel
44:17traumatisme
44:18pour les français
44:19que priorité
44:20est accordé
44:21bien évidemment
44:22à la disparition
44:23de la petite Maëlys
44:24la marche blanche
44:25ce sera à 15h
44:27Liana
44:27pardon
44:28mais vous savez
44:28pourquoi je dis Maëlys
44:29parce que le message
44:31de la maman de Maëlys
44:32m'a bouleversé
44:33quand j'ai lu ça hier
44:34j'en avais les larmes aux yeux
44:34donc je repense à Maëlys
44:36et je me dis
44:37mais tous ces prénoms
44:38qui chaque année
44:39sont égrenés
44:40et sont oubliés
44:41donc la petite Liana
44:43et la marche
44:44est à 15h
44:45information quand même importante
44:46une commission d'enquête
44:47sur la protection des mineurs
44:49va être organisée
44:50au Sénat
44:51et on parlera
44:52du scandale
44:53du périscolaire
44:54notamment
44:54la promesse
44:55d'Agnès Évren
44:56c'est quoi ?
44:57c'est d'interroger
44:58tous les protagonistes
44:59donc le maire actuel
45:00de Paris
45:02M. Grégoire
45:03sera interrogé
45:03la maire
45:05Anne Hidalgo
45:06l'ancienne maire
45:07qui n'a pas dit
45:07un mot
45:08sur le périscolaire
45:09mais vous imaginez
45:10le scandale
45:11pas un mot
45:12pour expliquer
45:13ce qui s'est passé
45:13ces dernières semaines
45:14et qui va aux Etats-Unis
45:16faire des conférences
45:17mais on vit vraiment
45:19chez les fous
45:19et qui dans la confine
45:20disait
45:20vous remettez ce sujet
45:21de manière obsessionnelle
45:22mais je vous assure
45:24c'est fou
45:24et quand je vous parle
45:25du fiasco médiatique
45:27vous avez une gamine
45:28de 18 ans
45:28étudiante
45:29qui partait à Roland-Garros
45:31qui a été agressée
45:31sexuellement
45:32par un OQTF
45:33qu'est-ce qui a changé
45:34sur l'exécution
45:37des obligations
45:37qui étaient
45:38le territoire français
45:39et personne ne va en parler
45:40bien sûr
45:40personne
45:41à part Valeur Actuelle
45:42à part nos confrères
45:44de frontières
45:44Pierre de Villeneuve
45:45cher Pierre
45:46bonjour
45:47dans quelques instants
45:48c'est le grand rendez-vous
45:49et vous allez interroger
45:51Louis Alliot
45:52Louis Alliot
45:52qui est maire et reine
45:53de Perpignan
45:54mais c'est un peu court
45:54de le présenter comme ça
45:55c'est surtout une figure
45:56historique du Rassemblement
45:57National
45:58arrive une échéance
45:59bien sûr dans un mois
46:00jour pour jour
46:01importante pour le Rassemblement
46:03National
46:03on parlera de tous les sujets
46:05qui intéressent les français
46:06la présidentielle
46:07comment est-ce qu'on sort
46:08la France
46:09de ce bourbier
46:10que vous avez décrit
46:10au niveau judiciaire
46:11mais c'est aussi
46:12et également vrai
46:13au niveau économique
46:14régalien
46:14tous les sujets
46:15seront abordés
46:16avec Louis Alliot
46:17et quand vous parlez
46:17d'échéance importante
46:18c'est que le 7 juillet prochain
46:19on connaîtra la décision
46:20en appel
46:21donc du procès
46:22de Marine Le Pen
46:23c'est important
46:23pour le Rassemblement National
46:24mais c'est un tournant
46:25aussi pour la présidentielle
46:262027
46:27merci cher Pierre
46:28restez avec nous sur CNews
46:29pour la suite
46:31donc de nos émissions
46:32et le grand rendez-vous
46:33dans quelques instants
46:34merci à tous
46:34merci à Tania Tiolet
46:35qui a préparé cette émission
46:36merci à Tania Tiolet
46:39merci à Tania Tiolet
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